Vers la laïcité, histoire d'un principe : 1905, loi sur la séparation des Églises et de l'État. Histoire d'un débat
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Le débat sur la séparation des églises et de l'État en France est le résultat d'un long cheminement historique. Les notions de laïcité et de séparation ont été discutées à travers divers événements, tels que le concordat de 1801, les lois organiques, et les réformes progressives menées par les républicains opportunistes. Ces réformes ont abouti à la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905. Ce processus reflète la volonté de la République de maintenir son existence tout en respectant la liberté de conscience des citoyens. Les débats riches et complexes entre les partisans de la séparation brutale et ceux prônant une approche progressive ont marqué cette période. Finalement, la loi de 1905 symbolise l'aboutissement de différentes étapes de la laïcisation de l'État français, marquant une autonomisation de l'État vis-à-vis de la puissance religieuse et la consolidation des valeurs républicaines.
Transcription
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Le cours de l'histoire Xavier Mauduit 1905, loi sur la séparation des églises et de l'Etat, histoire d'un débat car cette loi est bien souvent citée sans référence et lace à tout ce qu'il apporte. Il y a la pleine conscience de s'apporter, mais bien souvent émite côté le long cheminement qui a conduit à la séparation de la société civile et de la société religieuse de trop. Il y a des églises et de l'Etat avec un mot qui s'impose pour l'occasion laïcité, une histoire qui oblige à regarder vers le passé et à jeter un œil ainsi que le plus tôt avec l'empereur Napoléon, le pape Pissette et le concordat de 1801, comme le fait Aristide-Briand devant l'été puté en 1905. Nous nous trouvons devant une situation inextricable, toutes les cauches de conflits persistes. Pour la République, les principaux avantages du concordat, je devrais dire, tout le concordat, sont dans les articles des organiques. Or, ces articles, Rome ne les a jamais reconnus. Toujours à toutes les époques, elle a déclaré l'étenir pour nulle et non-invite. D'ailleurs, la doctrine fondamentale de l'Église oppose formellement, parce qu'elle l'a reconnaise jamais. C'est la taire originale de cette convention interlope, né dans la contrainte et dans la ruisse. Un extrait du téléphone, la séparation avec, on l'a reconnu, la voix de Pierre-Arditti. Pierre-Arditti, qui est Aristide-Dabriand, est la volonté dans le cours de l'histoire de réfléchir en plusieurs épisodes à la notion de laïcité. Ce principe complexe qui nous oblige à réfléchir à la tolérance, aux galicanismes, quand le roi et le pape se regardent face à face, à ce que signifie le divorce révolutionnaire et aujourd'hui, donc, à la loi. Celle de 1905, la séparation des Églises et de l'Etat, avec vous, Valentin du Verbe, bonjour. Vous êtes historien de directrice d'études à l'école pratique et d'autres études et vous avez réfléchi à cette notion de laïcité avec les droits humains. Mais qu'est-ce que ça change? La laïcité en débat, au-delà des idées reçues, parce que c'est vraiment l'obligation de l'Historien, de l'Historien, de revenir sans cesse sur ce qui fait le coeur de l'actualité pour en parler aujourd'hui. Christophe Bélomb, bonjour. Vous êtes professeur d'histoire contemporaine à l'université catholique de Lille, vous vous êtes intéressé à Val d'Ecrousseau, un personnage que nous allons beaucoup croiser aujourd'hui, dans l'émission. La volonté de définir le mot laïcité nous permet peut-être de passer par juste son étymologie à partir de quel moment commence-t-il à être utilisé de manière évidente? Alors les positions sont contrastées là-dessus, enfin c'est toute toute toute façon en 19e siècle. Il a été utilisé par Ferdinand Vuisson en particulier, mais il est apparu dans des débats parlementaires auprès à l'able. C'est un néologisme, c'est une construction et ce qui est intéressant c'est qu'il n'est pas du tout utilisé dans le texte lui-même de la loi de séparation des églises et de l'état de 1905. Après il faut trouver des définitions et ces définitions elles dépendent beaucoup de la position politique des personnes qui la donnent. On peut approcher de sa définition qui serait là définition à travers la jurisprédence, les lois bien sûr et aussi les positions politiques. Oui parce que ce mot-là est difficile à manière, c'est bien sinon il n'y aurait pas autant de débats dans la société autour de la laïcité, mais il est intéressant de voir qu'il apparaît afin du 19e siècle, c'est-à-dire au moment où l'on réfléchit la question, même si cette histoire de la relation entre l'état et les églises nous ramène plus loin, on l'a évoqué. Ici Aristide-Briand le fait à l'achembre en 1905, c'est le concordat de 1800, c'est simplement comprendre où on en est en France avant la séparation des églises et de l'état. Mais il y a aussi une histoire encore plus ancienne que je crois que vous avez exploré qui est la l'histoire révolutionnaire qui fait les premières étapes de la laïcitation de l'état à travers la mise en place de l'état civile, du divorce civile et de l'égalité des citoyens, quelque soit leur religion ou leur conviction. Un épisode à écouter sur France Culture.fr est l'appeler Radio France parce que oui c'est cela, c'est l'épisode révolutionnaire avec ses tensions et la volonté de Napoléon. Alors au premier consul, d'apaiser les choses avec le concordat, on peut l'imaginer ainsi. Oui c'est un peu comme ça que ça a été prévu puisque Portalis qui conseillait Bonaparte, le védit que pour batir son état, il ne pourrait le faire sans envisager les religions comme l'apaisement des religions comme un ciment social. Et donc le concordat, en tout cas la partie de 181 est prévue comme une forme d'apaisement religieux qui permet d'une part de reconnaître quatre cultes, le culte catholique, les deux cultes protestants et puis le culte israelite comme on disait à l'époque. Et dans un deuxième temps, à récibriant vient de leur appeler de manière unilatérale, il décide dans quelque sorte de mettre en place des articles organiques qui eux vont être au fondement du fonctionnement des relations entre les religions. Parce qu'en 188, donc ce sont pour les catholiques et les protestants, l'idée que quelque chose se règle et puis pour les justes c'est un peu plus tard, c'est 188 mais les articles organiques que disent-ils, c'est la mise en place concrète de la relation entre les écultes. Ce sont finalement ce qu'on appelle la police d'éculte, c'est-à-dire la manière dont les tas envisagent les relations avec les différentes institutions religieuses. Donc il y a des droits, des interdictions, des principes qui sont exposés, qui sont imposés aux églises. En particulier, on a parlé de l'église catholique qui n'a jamais reconnu ces articles organiques parce que ça la contraint et pour elle la liberté de l'église et quelque chose qui est bien supérieure à toutes les lois humaines. Mais ça contraint aussi les autres cultes qui ne peuvent pas exercer leur culture et que les géologiques, leur culture théologique comme il le voudrait. Par exemple, pour les protestants, il leur était impossible d'avoir une assemblée au niveau national, un synode national, comme c'était prévu dans le fonctionnement des protestants. Quand au juif, évidemment, la reconnaissance a été un petit peu plus tardive, mais on a été jusqu'à salariés les rabbins à travers une institution qui a été créée pour cela, le consistoir. Et là, c'est vraiment quelque chose d'exceptionnel dans l'Europe du temps. Avec ici l'idée que, bien sûr, Rabin, prêtre, peuvent être payés par l'État, c'est quelque chose qui est un élément à prendre en compte dans toute notre révolution. Ils ont une mission de service public, en fait. Ce sont presque des fonctionnaires, ils ont une mission de service public. Oui, parce que nous sommes dans des sociétés baignés complètement de religions, faut aussi le rappeler. Et là, c'est l'existence concrète des gens dans leur existence au grand moment de la vie, puis même presque dans leur quotidien au moment où les cloches sonnent, avec l'idée d'aller à l'église, le dimanche. La religion est très présente. Un monsieur le curé, c'est quelqu'un au village. Oui, et il y a aussi un aspect contrôle social qui est bien envisagé par les autorités au moment de l'organisation du système des cultes reconnus. Avec ici des personnes qui portent ces idées, notamment Valdécrousseau, sauvés la République, c'est votre ouvrage Christophe Bellon, publié aux éditions du CNRS avec Valdécrousseau. On a un homme qui est né en 1846, donc il a 20 ans sous le second empire en 1866. Il est déjà républicain, à ce moment-là. Il est déjà dans l'idée que la séparation des églises d'État serait possible. Je pose la question pour lui, mais c'est pour vous demander, est-ce que c'est quelque chose déjà qui est envisagé de la part des républicains sous le second empire? La première fois que la séparation de l'État est inscrite dans un programme politique, c'est en 1869, c'est le programme de Belleville, de Gambetta. Mais l'idée de séparation est en terre, et est portée, effectivement, par plusieurs cultures qui critiquent le concordat, on vient de le dire parce que le cadre concordataires est parfois trop contraignant. Et cette idée de séparation fait son chemin tout au long du 19e siècle, donc pendant le second empire, elle est très présente, elle est presque mure pour être mis en place politiquement. Sauf que, on va le voir, et c'est là tout le rôle de Val d'Écrousseau et des républicains qu'on appelle opportuniste, pour que la République s'installe la troisième puisse durer pour qu'elle puisse être définitive, c'est le terme qu'il emploie. Et bien, il faut que les réformes soient progressives au moment opportun, d'où le terme de républicain opportuniste. Et donc, on va progrès, enfin, momentanément, s'éloigner de la mise en place de la séparation pour en faire des petites séparations, on y reviendra certainement avant, en 1905, d'envisager la grande. Oui, il faut se rappeler que c'est une idée qui était courante finalement, puisqu'il y a eu une première séparation en 1795, un sous la révolution française, et puis il y a eu une séparation, évidemment, extrêmement brev, sous la commune. Donc, il y a un souvenir de ces séparations. Et par ailleurs, parmi les églises qui n'ont pas été reconnues, les cultes qui n'ont pas été reconnues, il y a le développement d'une pensée théologique de la séparation, c'est-à-dire qu'on vit à l'écart de l'Etat et libre face à l'Etat. Et ça, c'est, par exemple, un théologien vaudoir Alexandre Viné va développer cette conception de la séparation qui va être reprise dans les milieux libéraux. Donc, c'est quelque chose qui est tout à fait envisagé, moi, mon hypothèse, c'est que son application a été retardée, alors peut-être par ce qu'ils étaient opportunistes, mais aussi à cause du choc de la commune. Et que le fait que la commune l'est fait, c'était quelque chose qui était impensable à faire par la suite de manière trop rapide. En septembre 1870, le second empire s'effondre. C'est la proclamation de la troisième République. Quelques mois plus tard, la commune insurrectionnelle de Paris, pas seulement de Paris, un à d'autres. Avec la séparation, ici, qui reste d'autromatisme qui drainent les débuts de la troisième République, la défaite face à la prusse, c'est la perte de l'Alsace Lorraine, l'Alsace Moselle, et puis la commune, ces traumatismes-là vont expliquer aussi la volonté, peut-être de pacifier les premiers temps de la République, pacifier aussi, parce que la République n'est pas solide dans les premières années. L'idée d'une séparation n'est pas pensable du tout. Alors chez les républicains, donc Gambetta, Ferrie, Val d'Ecrousseau, donc ces fameuses opportunistes, encore une fois ce qui est très présent à l'esprit, ce qui était présent d'ailleurs à l'esprit des républicains de 1848, Val d'Ecrousseau, son père était représentant de la constituante, il était très marquée parce qu'il pensait les idées qu'il avait véhiculées, c'était de dire que la République était à installer, mais surtout à faire durer. Il était vraiment omnubilé, si je puis dire, par le caractère absolument durable qu'on devait donner à la République, et la raison pour laquelle il fallait envisager, donc c'est réforme de manière progressive. Alors bien évidemment, la République est anti-cléricole, on se souvient des mots de Gambetta en 1717, lorsqu'elle attribue de la chambre, il dit le clérico-lisme, voilà l'ennemi, elle est cléricole, mais elle n'est pas pour autant, certes séparatiste dans l'âme, elle n'est pas pour autant. Prête à mettre l'ordre, la séparation à l'ordre du jour. Alors, Féry va néanmoins proposer la petite séparation, celle de l'école et de l'église, ce sont les lois fériques l'on connaît, à partir des années 1880. Il a également d'autres petites séparations, notamment de l'église et de la société, la l'aïcisation, notamment par exemple des funérailles, etc. Mais disons que l'asséparation n'est pas encore à l'ordre du jour. Il y a un argument qui est un argument contractuel, les républicains opportunistes disent que le système juridique qui fait fonctionner les relations entre l'église et l'État, qui permet à l'État de contrôler les églises, c'est le concordat. Il n'y a pas donc de raison immédiat à le suspendre, voilà broger. Mais il y a aussi un argument politique, c'est que les républicains opportunistes disent à ceux qui veulent absolument mettre à l'ordre du jour la séparation. Il n'y a pas de majorité politique. Quand on prend les uns après les autres, les gouvernements lors desquels sont déposés, des projets de lois sur la séparation, donc 88, 89, 90, ces années-là, on s'aperçoit que les majorités tournent autour de 170, 175 voix pour la séparation. Il faudrait le double pour qu'elles soient adoptées. Donc il n'y a pas de majorité politique et enfin, il y a un argument qui porte aussi, c'est de dire que avant de faire la séparation, il faut faire une loi qui clarifie le statut des congregations. C'est ce que porte, ce que d'hiver le décrousseau, car estime-t-il si vous ne procédez pas ainsi, vous n'aurez pas une séparation complète, stable, durable, applicable. C'est la raison pour laquelle il n'en passera d'abord par la loi 1901 avant d'arriver à celle de 1905. Oui, parce que c'est une histoire électorale, l'histoire qui nous intéresse ici des républicains qui portent l'idée de séparation. Si ils ne sont pas majoritaires à la chambre, rien n'aboutira dès lors, il faut gagner les élections. Le double est l'un, entendez-vous tous ces infames, croissez leurs stupides chauds, ils voudraient encore les brillants, salé nos enfants et nos femmes. Aujourd'hui, notre citoyen, contre les cléériaux, fortaux, fortaux, et que nos voix dispersent les corbots. Que veux cet homme m'audit d'engeance, cette canade, ah je suis pour noir, elle veut être oufé la France sous la calate et l'éthénoire, sous la calate et l'éthénoire. Mais de nos bules tins de vote, nous s'accablons ces gradins et les voies de tous les scrutins leur créant à pas la calate aux urnes citoyens, contre les cléériaux, fortaux, fortaux. Et que nos voix dispersent les corbots. La marseillaise anti-clérico par Marco Gerät, l'interprétation, c'est Marco Gerät parce que la chanson, c'est l'éothaxie en 1880, je ne suis pas trop besoin de dire que l'éothaxie est un tentiné anti-clérico dans franchement anti-clérico. Valentin Zuber, vous devez quand même pas avoir une lecture éronée de cette société-là avec des gens anti-clérico qui souhaiteraient la séparation et d'autres qui voudraient toujours conserver le concordat de 1880. Ce sont des débats riches et fécons avec des subtilités aussi. Oui, c'est effectivement plus compliqué que ça parce qu'en plus il faut le se rappeler et c'est absolument fondamental, on est en pleine à faire de refuse. Donc les parties s'exacerbes, les confrontations s'exacerbes et il y a plusieurs parties, dans chaque partie, si je peux dire du côté des catholiques, vous avez les plus intransigeants, les ceux qui portent un discours type "silabuse" de condamnation, de la démocratie moderne et des libertés. Et puis vous avez ceux qui, plutôt fidèles à l'idée de ralliement de les 11 13, 1893, se disent qu'il faut composer avec le régime qui est en place et qui est en train de se consolider. Côté républicain, vous avez le même clivage entre ceux qui sont pour une séparation brutale, pour une séparation définitive, mais il y a aussi ceux qui sont un peu peur que cette séparation libère les forces cléricolles, justement, libère les forces du catholicisme et donc rendre les choses incontrolables et encore parmi les partisans de la séparation. Vous avez plusieurs philosophies de la séparation, vous avez des philosophies assez anticléricales et surtout de contrôles comme celles portées par Emil Combe et vous avez des philosophies plus libérales qui insistent sur la nécessité de ne pas froidcer les citoyens, parce que c'est bien que les citoyens votent, mais pour qu'ils votent républicains, il ne faut pas non plus les choquer dans leur conviction les plus profondes. Donc il y a toutes ces conceptions de vie et de politique qui se font jour et qui s'exacerbent dans ces années du tout début du XXe siècle. Parce que vous avez évoqué le cilabus, c'est le papa Pinoff qui en 1864 avait condamné tout ce qui était lié à trop de modernité et ce qui déplaisait. Mais parce que nous avons ici à faire des catholiques qui le dimanche, écoutent ce que dit monsieur le curé, qui lui-même peut transmettre l'information qui lui vient du Vatican et les gens doivent faire leur choix. C'est aussi une des forces de la République. Christophe Belon, c'est ce que vous avez expliqué cette l'aïsisation douce, c'est aussi donné aux gens des éléments de réflexion. L'école, c'est pour ça, l'école, c'est pas juste pour le plaisir que les gens s'achlire et compter, c'est aussi pour réfléchir et pouvoir voter. En effet, c'est pour avoir une réflexion personnelle sans entremise forcément de la religion, l'occurrence. Il faut rappeler que pendant tout le XIXe siècle, on prospérait à côté du concordat, les congations religieuses. Si bien qu'elles ont réussi en quelque sorte à coordonner l'enseignement primaire en France et on arrive à un moment où l'État républicain veut faire sortir Dieu des écoles comme il dit et les lois ferries et vise à cela. Il y a également Valentines Ubert, vient de le dire, une nécessité chez les républicains de veiller à la liberté de conscience, c'est-à-dire que, naturellement, on a le droit de croire ou de ne pas croire. On a le droit de croire, c'est-à-dire qu'on peut être républicain et être républicain fidèle d'une religion. La fiertréfu, c'est passé par là, en effet, et à la polariser la société, arrivent à la suite de la loi de 1901 et ces élections de 1902 qui vont en quelque sorte accélérer cette laïcisation que vous évoquiez à l'instant et qui va plus de 30 ans après sa présence dans les programmes républicains provoquer la mise à l'ordre du jour de la séparation des églises et de l'État. Parce que c'est quelque chose qui se fait progressivement cette séparation-là, nous l'associons bien souvent à la loi célèbre loi de décembre 1905, c'est-à-dire le moment où elle est promulguée mais elle est le fruit de ces longs débats, de ces longues réflexions. Tout ça se construit étape par étape, mais pour la République, dans sa volonté, de se maintenir le plus longtemps possible, parce qu'il y a l'exemple de la deuxième République, là, en 1848, ça n'avait pas du rêvien longtemps. C'est-à-dire qu'il faut se maintenir, il faut pas froidcer les catholiques non plus. C'est un jeu extrêmement subtil, il n'est pas possible d'imposer comme ça une séparation quand on évoque cette loi de 1901. On sent ici qu'on est dans une étape, on peut la concevoir comme ça, Valentines Uber, cette loi de séparation des églises et de l'État, en fait, ce sont plusieurs étapes qui aboutissent en 1905. Oui, on l'a déjà évoqué l'ongement, vous avez parlé de petites séparations, Christophe Belon, moi, je parle le moment laïque et le moment où l'État s'autonomise par rapport à la puissance religieuse, où l'on fait une grande séparation déjà des institutions publiques et des institutions religieuses. On crée un hôpital public, on crée des prisons qui sont des prisons publiques, si je peux dire, on crée une école publique, on forme des citoyens et donc on est là déjà dans les premiers, si vous voulez, de la séparation. Oui, c'est ça, c'est ici ces éléments-là, mais qui sont censés repérer par les clérico, et j'utilise un vocabulaire qui pourrait être un petit peu partisan, mais c'est extrêmement observé, tout ça, à la presse, par exemple, ce divise, il y a la faire de réfuse, mais il n'y a pas que la faire de réfuse dans les schémats de division de ce moment-là. Parce que, en fait, comme on l'a dit, la République est en clérico, mais elle n'est pas anti-religious, sauf à certains moments où elle emploie des forces plus grandes, comme, par exemple, l'expulsion des jésuites. En 1880, bon, qui n'a servi à rien, ils se revenus l'année d'après, mais il y a une affirmation forte de la lutte anti- Congreganiste, et puis cette fameuse loi 194 qui, alors qu'on exigeait des demandes d'autorisation de la part des congregations pour pouvoir exister et faire leur job. Et bien, on leur refuse tout. Et donc, il y a un exil massif de ces congregations sur les frontières françaises et donc une sorte de persécution religieuse. Et en fait, la loi 1905, la loi de séparation, elle va essayer d'apaiser ce climat de plus en plus conflictuel entre les églises et l'État. Si une inverse est raison que le rappeler, c'est une loi qui vise à pacifier et on ne comprend pas cette loi si on ne saisit pas les tensions qui existaient par le passé, les lois ferries, les lois scolaires, vous les avez évoquées. Mais bien sûr, ces lois, ce sont l'honneur de la République, nous le savons bien, mais lui, au même moment, par d'autres, elles sont perçues comme une attaque contre la religion. Le maître a commencé sa classe sans invoquer le nom de Dieu que les païens eux-mêmes priaient. Et si quelques colliers a fait par habitude le signe de la croix, il a été repris aussitôt et peut-être puni comme d'une faute. Pour le début, un commentaire sur la déclaration des droits de l'homme, un éloge du régime républicain a remplacé la leçon de catégisme et la lecture d'Histoire Sainte. Le lendemain est les jours suivants, on étudira suivant le programme, la anatomie et la géologie sans qu'il soit jamais question du créateur. Au nom de la raison et du bon sens, au nom de la religion, au nom du patriotisme, il faut modire ce jour d'innovation funeste, qui livre nos écoles, nos enfants, à l'expérience d'un enseignement contraire à la tradition française. Contraire à la religion nationale, contraire à la sagesse politique, au catholique de se liguer et d'agir pour qu'ils ne produisent pas tout le mal qu'ils doivent en résulter. C'est notre dernier ressource, jusqu'à ce que le mépris ou le bon sens ou la force des choses ou le chatiment divin nous délivre de la République. Il est certain que si nous lisons le journal universe, le journal catholique en 1882, les lois scolaires ne seraient pas bien perçus. Ici, il y a toujours l'idée de la positionnement des catholiques et donc pourquoi pas du Vatican par rapport à la République et là aussi, cela évolue. Il y a des condamnations dans un premier temps, mais les papes changent et les positions changent aussi. Oui, effectivement, les papes changent, la doctrine, l'intransigentisme catholique reste quand même extrêmement fort et va durer jusqu'à l'eau concile Vatican II. C'est quand même une doctrine assez permanente, mais il faut imaginer, parce qu'on a parlé du Sylabus, les catholiques français n'étaient pas censés participer aux jeux politiques, puisque cela leur était proprement déconseillé, voire interdit par les autorités catholiques. Mais il va y avoir cet épisode très important du ralliement, donc les onpresse qui va finalement permettre tout l'aérer que les catholiques participent du jeu politique. Et du coup, ces catholiques vont être élus à l'assembler la chambre des députés et vont participer du débat. Ce qui est intéressant, c'est que parmi ces catholiques, il y a des catholiques qui sont plutôt favorables à la loi de séparation. Et pendant, on aurait pu imaginer que finalement cette loi de séparation, puisqu'elle était extrêmement libérale et attentive à ne pas brusquer les choses, et bien, il y aurait eu un ralliement des catholiques et cela serait passé tranquillement avec probablement des ajustements parce que le système d'association culturelle ne pouvait de toute façon pas leur convenir complètement. Et en fait, une puissance étrangère, c'est le pape qui va dramatiser les choses, puisqu'il va opposer un refus absolu à travers des encycliques qui apparaissent très rapidement. Avec, dans notre histoire, bien sûr, c'est républicain au pouvoir qui mène cette politique, c'est le cas de Val d'Ecrousseau, pour Val d'Ecrousseau. ministre de l'Intérieur est déculte en même dans ces années-là, le travail n'est pas simple. ministre de l'Intérieur, ce n'est déjà pas simple parce qu'on est dans une période troublée, les anarchistes, il y a plein de mouvements. Et puis, pour les cultes, il y a l'affaire de refuse qui surgit alors il est ministre de l'Intérieur d'Ecrousseau avant, qui éclate la faire de refuse. Oui, absolument. Alors, Val d'Ecrousseau est peut-être l'exemple le plus intéressant des propos que nous avons là, c'est un républicain. Libéral est modéré mais pas modérément républicain, comme dit le lui-même, mais il est issu d'une famille catholique, son père était un républicain catholique de 48. Et sa mère lui a transmis une culture jancéniste en quelque sorte. Il refuse le ministère d'Éculte quand Gran Bétal lui propose le ministère de l'Intérieur parce qu'il estime qu'il ne peut pas, en son fort intérieur, en quelque sorte, développer une politique publique d'Éculte comme ces collègues républicains le voudrait, il se contente de l'Intérieur. Deux ans plus tard lorsque Féri lui propose le même ministère, il accepte parce qu'il estime que désormais il faut en raciner durablement à la République et donc devrait en matière culturelle. Et lorsque après la fairedréfue, s'il est appelé au pouvoir comme président du Conseil, il le redevient pour la troisième fois. Ministre de l'Intérieur est prend en charge l'Éculte pour essayer de trouver ce qu'il appelle un compromis laïque qui, dans son esprit, sera celui de la loi 1901 pour commencer. Oui, la loi 1901, c'est une loi importante et nous la connaissons. C'est toute cette loi de 1901. On le dit, les associations, l'Oing 1901. On le voit bien qu'elle est la volonté ici de Valdez Crousseau et il faut toujours la rappeler. Ce ne sont pas des gens seuls qui ouvrent avec tous les gens qui sont autour de lui qui réfléchissent avec cette loi 1901. Alors c'est un vieux projet, c'est-à-dire que Valdezque et d'autres, vous voulez mettre en place une politique associative dès le départ, dès le début des années 80. Il ne le peuvent pas politiquement, pour les mêmes raisons, parce qu'il s'agirait si on le faisait des 80, délargir aux corrigations religieuses. On vient d'expliquer qu'elles sont en conflit avec les républices et on se contente donc au milieu de ces années 80, en 1984, de faire une politique associative limitée aux associations professionnelles. C'est la loi sur les syndicats que porte Valdez Crousseau qui autorise les syndicats en France. Il faut attendre donc 15 ans et justement la faire des fous ces conséquences pour que l'État via le gouvernement de Valdez Crousseau propose une grande loi associative, cette fois-ci, dans son ensemble, qui répond philosophiquement d'abord à une chose simple, c'est que pour que la République soit définitive, il faut la faire aimer aux citoyens. Et pour la faire aimer aux citoyens, il faut que les citoyens s'engage. Alors, il n'y a pas encore les parties politiques, cette loi va entraîner la création de ces parties qui n'est quasiment au même moment. Mais il faut que sans forcément l'engagement partisan, le citoyen puisse s'engager quand même dans la République. La France est un pays qui est participationniste, les Français adorent voter. Le taux d'absence sur elle est très très bas, les élections législatives municipales, bien entendu, sont un moment vraiment de passion politique. Et la manière qu'elle sorte le pense, Valdez Crousseau, de faire aimer cette République, c'est de jouer sur ce côté participationniste et donc créer cette possibilité aux citoyens de se rassembler sans demander d'autorisation. Ça, c'est la partie associative. Il y a aussi le titre 3 sur les congregations qui est un petit peu différent. Si je puis dire, Valdez Crousseau veut faire entrer ces congregations dans le droit commun. Et à faire en sorte que, elle souhaite contrôler en quelque sorte par l'Etat. Il veut cette loi vis-à-vis des congregations comme une loi de contrôle, pas comme une loi de persécution, comme une loi de contrôle. Et soit très comme président du Conseil que ces autorisations, ces interdictions, donner aux congregations le soient par le décret. Manières soupes de pouvoir, en quelque sorte, sans le dire, accepter un grand nombre encore et n'éliminer qu'une partie qui sont les plus anti-republicaines. Mais voilà que la majorité parlementaire est un peu plus à gauche que ce positionnement-là et dans les commissions à la chambre comme Ossena, ce sont des radicaux qui mènent la danse. Valdez Crousseau, son objectif, c'est qu'il y ait une loi, même si elle est un peu différente de ce qu'il imaginait, même si finalement ces autorisations, ces interdictions sont données par la loi et non pas par le décret. Et bien, il accepte la loi existera quand même. Sauf que, après Valdez Crousseau, ce qu'il faut en utilisation de la loi de 19a, notamment le titre 3, je pensais émile qu'en bleu, fera non pas sous une forme de contrôle, mais sous une forme plutôt de totale interdiction et mènera la loi de 1904, sur la suppression de l'enseignement congreganiste. C'est vrai qu'au tout début du 20e siècle, on pourrait même dire à la fin du 19e, puisque nous sommes en 1900, il y a vraiment le sujet de l'idée d'associations, ça apparaît dans la presse, ça apparaît partout témoignage, toujours trop blanc sur ces périodes-là. Joseph, Paul Boncourt, qui, à ce moment-là, a une vingtaine d'années et qui, bien plus tard raconte ces années liés à la loi de l'association. Ah, l'atmosphère de l'époque 1900, c'était le ministère de défense républicaine, Valdez, qui avait formé, et la fameuse loi des associations qui t'invent le devant de la scène pendant près de nom. Et à ce point-de-vu-là, alors là, de faire une conférence, on s'est étonné que Valdez Crousseau, qui avait fait la loi des associations, qui avait fait les élections 1902 à une énorme majorité, remonte-à au scénat à la tribune du scénat, deux ans après, on a peu près un an après, et ramasse-à. On se point, voilà, cinq ou six voix, Paul, c'est qu'il y avait un malentendu. Valdez Crousseau avait fait la loi des associations. En concordateur, ne voulant pas que toute une partie du clervier, même la plus active, et la plus riche, soit en dehors du contrôle de l'État. Mais ceci dit, il était disposé, lui, à donner la liberté en la réglementant, toutes les congregations utiles, etc. Joseph Paul Boncourt, qui s'exprimait en 1964 à propos de ce qu'il se passait 64 ans plus tôt, ici avec cet homme politique, se regardent porté sur ce moment très particulier et la volonté de Valdez Crousseau de contrôler, en fait, à travers la loi des associations, les associations et donc les congregations. Mais avec l'arrivée des milcombes, changement politique, cette même loi est transformée. On voit bien, Valentin Zuber, c'est une question politique, ici, qui s'inscrit dans des questions de société et le décalage est toujours fascinant entre ce mouvement lent et progressif, à ce temps long que vous nous avez rappelé, qui nous manne au concordat avec toutes ces états, et puis le temps beaucoup plus court du politique. Et les deux se confrontent, c'est ça aussi, qui conduit doucement à la loi de 1905. Doucement et de manière hortée aussi à la fois, parce qu'avec toutes ces conceptions que j'évoquais tout à l'heure, les conceptions républicaines, de ce que devait être la loi de séparation et ce qui a rappelé mon collègue sur les différences d'interprétation entre Valdez Crousseau et un émile comb, et finalement, la loi de séparation, ça a été un véritable combat pour celle qui a été votée et l'acharnement d'un homme comme Aristide Briand, épaulé par d'autres membres qui pensaient qu'il fallait en finir avec ces conflits politico-religieux, comme Changerais, ou faire d'inambuçons et tant d'autres. Cette loi de séparation, il aurait pu être tout à fait différente. Si on avait suivi le projet Combiste, le projet des mille combos, on aurait été là, dans une séparation de type extrêmement autoritaire, qui aurait même rappelé un certain galicanie, c'est-à-dire le contrôle par l'état du désinstitution et de la vie religieuse. Alors, c'est pas ce qui est arrivé. On est arrivé à une loi extrêmement libérale, qui est finalement dans le prolongement de la loi de 1901, dans sa manière libérale, d'envisager la possibilité pour les citoyens de croire, de ne pas croire, d'exercer à la fois de leur liberté de conscience, mais aussi leur liberté qu'elle soit individuelle ou collective, de manifester leur croyance dans l'espace public. On est un petit peu, mais comme beaucoup de ces grands textes, il y a une fenêtre de tire qui a été très étroite et, finalement, on bénit cette époque d'avoir réussi à réaliser une séparation aussi juste. Et d'ailleurs, le résultat, c'est que ça fait 120 ans. C'est une loi comme la loi des associations, de la liberté des associations. Ce sont des lois qui durent, et dans notre époque, des lois qui durent, ça n'existe pas beaucoup. Donc, ça veut bien dire qu'elles ont répondu à un besoin et qu'elles sont intrinsèquement utiles et importantes pour notre vie de citoyen aujourd'hui. D'ailleurs, on peut se permettre à un moment d'histoire comparée parce que, au moment où les Républicains réfléchissent à une possible séparation des églises et de l'État, il y a peut-être d'autres modèles à l'étranger qui pourraient servir de points de comparaison ou alors de repoussoir. Est-ce qu'il y a ce souci là en regard d'ailleurs ce qui se passe? Absolument, dans le rapport d'Arresty de Briand, il y a de longues pages qui sont consacrées à des modèles. On a envoyé des personnes pour aller étudier ces modèles politiques de relation entre les églises et de l'État et ressortent de modèles possibles le modèle américain qui depuis le premier amendement la Constitution américaine de 1791 et commence à ériger un mur de séparation entre les églises et l'État et interdit à l'État de reconnaître quelques églises que ce soit de manière privilégée. Et puis, il y a le modèle plus cathodique mexicain qui procède à travers les lois de la réforme de Benito-Royres qui procède à la première séparation de l'État mexicain fédéral et de l'Église catholique pour qu'ils ronnent avec le patronage, ce qu'on appelait le patronage colonial, qui était jusque-là cette fusion entre les églises catholiques et le gouvernement. Donc, on étudie avec beaucoup de sérieux ces exemples et on essaye de réfléchir à l'adapter aux systèmes français. Oui, c'est bien qu'il y a toujours des spécificités, des particularités qui les difficiles d'adapter à un modèle étranger. Et puis, il y a un changement politique parce que Val d'Ecrousseau, la loi 1901, le contrôle qui, avec le gouvernement suivant, enfin, Emil Combe devient quelque chose de beaucoup plus dure. D'ailleurs, il y a une rupture avec le pape et la République à ce moment-là. La rupture intervient en 1904, mais ce que je voudrais rappeler aussi, c'est que cette loi de séparation, dès la victoire des mille combs, enfin dès la rivée aux pouvoirs des mille combs, n'est pas mise à l'ordre du jour pour autant. Emil Combe, il suit du même de ce qu'on appelle à l'époque l'extrême gauche, déclare à cette même exprême gauche qui le pousse à mettre à l'ordre du jour à la réforme, vous n'effacerait pas d'un trait de plume, 14 siècles d'histoire religieuse. C'est pourtant lui qui l'avait souhaité et il faut attendre 1903 pour que la commission de séparation se met en place. Mais cette commission de séparation rencontre des normes problèmes et on ne comprendrait pas forcément le caractère libéral de la loi aujourd'hui, car c'est une véritable loi libérale, si on ne mesurait pas toutes les difficultés que la commission avait rencontrée, tout l'ampleur des débats parlementaires qui se sont développés. Exemple, la commission de séparation est nommée, les membres de la commission sont nommés en partie par le tirage au sort. Si bien que arrive dans cette commission, des gens qu'on attendait absolument pas, Aristide Briand n'était pas attendu. C'est pourtant celui qui aujourd'hui a juste titre, je crois, reste la référence à la matière de fabrication de la loi. Quelqu'un comme Francis de Présensé, qu'on attendait, parce qu'il avait préparé les textes nié pas par le tirage au sort. Donc il y a une forme de hasard déjà sur la composition. Cette commission, qui va enfin oeuvrer après 30 ans de mise à l'ordre du jour, elle est séparatiste à une voie de majorité. C'est-à-dire qu'il y a 17 séparatistes, 16 concordataires, les discussions en commission vont nécessairement lier les options des deux bords. Et c'est là que Aristide Briand, réellement comme rapporteur, va être l'artiste en quelque sorte de la séparation. Et rallier un à un tous ses collègues de la commission pour que, en 1904, l'année de toutes les tensions, et bien ce rappel se pré rapport, c'est accepté partout. Si bien que la conception séparatiste initiale de congne n'est absolument pas suivi, et qu'on en arrive à un travail parlementaire à lui-close, donc les 500 autres députés ne savent pas du tout ce qu'il entraîne se préparer, et on en arrive à un texte qui va discuter en séance et qui est un texte extrêmement équilibré juridiquement et politiquement, juridiquement parce que d'une part, la républication, la liberté de conscience, on a le droit de croire ou de ne pas croire, mais en même temps, dans la même phrase, et dans le même article, donc la républication assure le libre exercice des cultes. Et donc, cette poès sans quelque sorte juridique, l'éclair dans le même article, et bien ça sort du travaux de la commission qu'un jeune député, tout juste élu, à Récid Briand, élu en 1902, issu du Parti socialiste de Jean-Jourès, et bien à proposer la commission que laquelle l'accepter vont commencer donc les débats. Il faut quand même remarquer que ce c'est cet article premier qui est fondamental, qui est vraiment un article de principe, est une traduction finalement assez fidèle de l'article d'ici de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui dit que Nulne doit être inquiétée pour ses opinions même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas lors d'un public établi par la loi. Donc cette liberté et la deux jambes, c'est la liberté du fort intérieur, bien entendu, mais c'est aussi la liberté de témoigner de sa conviction dans l'espace public. Avec l'article premier de la loi de 1905, la républication, la liberté de conscience, elle garantit le libre exercice des cultes sous les sols restrictions édictées dans leur public. Mais c'est vraiment un bon rappel que vous nous faites Valentines Ubert de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, c'est le 2789, parce que ces filitations sont évidentes, ce ne sont pas des gens qui, en 1905 se disent bien, c'est le produit de temps et temps de réflexion, de temps et temps de débats aussi, exemple, en avril 1905. Chambres députés, 11 avril 1905. Monsieur le Mire, le Parlement n'a aucun intérêt à laisser soulever dans l'avenir cette question des édifices du culte, que j'appellerai une question de justice sociale, monsieur Oganyeur, et dont vous avez mesuré la portée, une question de haute convenance, de bon goût et d'esthétique nationale. Pour que nous puissions avoir foi dans la liberté, il faut aussi régler la question des associations culturelles, de façon que les catholiques puissent les constituer sans ombrage, sans restriction, sans sous-entendu, avec le prêtre dedans et l'évec derrière. Monsieur le Président de la Commission, l'évec devant en tête et non derrière, monsieur le Mire. Pour le reste, monsieur, vous comprendrez que nous sommes d'accord, avec nos corelisionnaires et avec nous-mêmes, nous les catholiques, en envisagant la situation qui nous est préparée, sans préoccupation et sans erreur. Sur France Culture, 1982, les catholiques dans le débat au moment de discuter la loi de 1996. Oui, c'est très important parce que la personne qu'on vient d'entendre, c'est la Béle Mire et qui est justement l'un de ces catholiques qui accepteraient et qui comprend tout l'intérêt que les glis catholiques auraient à prouver cette loi de séparation. Mais aussi dans cet extrait, il y a ce fameux problème des propriétés et des lieux de culte et des patiments culturels. Et là, évidemment, la République va faire un choix qui est de conserver ces biens qu'elle avait spolier ou, en tout cas, nationaliser sous la Révolution française, de conserver ces biens. Et toute la question sera de régler la Dévolution de ces biens, comment les groupes religieux vont pouvoir investir ces lieux et comment on va les choisir, comment on va arbitrer entre les différents groupes catholiques et qui pourraient éventuellement revendiquer tel ou tel église. Et c'est là où le bas blesse et où les choses achètent, on voit bien dans ce débat que la Béle Mire appelle des associations cultuelles qui soient respectueuses du fonctionnement de l'église catholique. Et c'est justement là dessus que le pape va réagir et interdire la mise en place de ces associations cultuelles parce qu'elles ont un fonctionnement un peu comme les associations ordinaires de loi 1901, un fonctionnement démocratique, c'est-à-dire avec un président élu, un bureau, etc. Et qu'évidemment ça ne matche pas du tout avec le fonctionnement catholique vous entendez d'ailleurs dans l'extrait lapelle de l'évec, l'évec derrière. Donc l'évec devant et évidemment les choses ne seront résolules avec l'église catholique que lorsque la République acceptera un système d'associations cultuelles spécifiques avec l'évec devant, avec l'évec en tête de cette association. Parce qu'il y a quelque chose de très concret dans cette histoire là, séparer les églises et les tarbes on dit c'est une chose mais après c'est ce que vous évoquiez les rémunérations de tout le clergé des rabbins qui va s'occuper des églises. C'est très concret aussi c'est à dire que ce bas simplement dit on sépare les églises et les tarbes après faut régler un tas de problèmes d'où ce travail préparatoire si important. Oui oui absolument mais en fait dans les débats tous les toutes ces différentes domaines que différentes domaines que vous venez d'évoquer sont naturement largement discutés mais transparente quand même des points de conflit que le rapporteur va régler les uns après les autres. On rentre vraiment dans la builté politique mais au-delà dans la rétorique et dans les locances la plus grande si je puis dire puisque avec sa voix de violoncelle 21 mois en commission mais surtout trois mois et demi en séance publique. Il faut bien savoir que le règlement de la chambre des députés ne peut révoyer qu'une semaine, qu'une par donc qu'une journée, qu'une séance même par semaine de discussion de la loi. Il en faudra trois par jour pendant trois mois et demi donc trois sans séance sur la séparation on n'oublie donc tous les autres sujets à l'ordre du jour et trois cent vingt amendements adoptés. Il était énorme pour l'époque il faut savoir qu'une grande saga parlementaire fait adopté en moyenne une centaine amendement pas plus on est à trois fois plus. Et que va-t-il se passer pour pouvoir porter les arguments que vienne nous présentait Valentin Zuber une habilité politique dans la fabrication de la majorité parlementaire. C'est à dire que la récit brillant décide de tenir à l'écart du débat même si les amendements sont discutés les extrêmes dans les missiles à l'extrême gauche qui voudrait non pas faire la séparation de l'Église et l'État mais la suppression de l'Église par l'État il dit il y a décuré dans l'Église il y a des évêques il y a même un pape que voulez vous ça peut coucher l'élève de certains entre vous mais ça correspond à des réalités il faut les réaliter les prendre en compte. Et vis-à-vis donc de la droite la plus conservatrice nationaliste les certains ralliers qui sont quand même très très combattifs il le reproche je vouloir faire une loi d'apostasie nationale. Alors ces extrêmes sont tenus à l'écart mais dans le grand espace qui reste il au milieu il faut bâtir cette majorité et c'est là son astuce sur les articles les plus importants notamment ce fameux article 4 chargé donc de la d'évolution pardon pas de la l'évolution mais donc de la constitution d'association culturelle et bien il réunit cette grande majorité qui part des socialistes de Jean Goress jusqu'au centre droit concordataires. Il réunit cette majorité qui s'était toujours divisée sur cette question là sur une question fondamentale c'est à dire l'exercice du culte le fonctionnement du culte et enfin au fond la capacité que la République va avoir à reconnaître officieusement la hiérarchie de l'Église pour que le culte puisse fonctionner c'est la grande astuce politique et parlementaire celle qui va permettre d'aboutir au vote solenelle de la loi. Avec ici ce cheminement législatif il y a la chambre des députés puis elle s'en a aussi ça explique aussi cette temporalité large pour le temps de la loi le temps de la discussion en commission 1904 assez tal discussion à la chambre des députés ça dure et donc faut attendre le mois de décembre c'est bien ça pour que la loi soit définitivement adoptée et promulguée par le président de la République. Oui elle est adoptée le 9 décembre donc de 1905 et promulgué le 11 donc de manière extrêmement rapide. Avec cette loi de 1905 si souvent cité qui mériterait d'être revisité d'être lu d'être mis en perspective mais ça c'est ce que vous nous offrez qui sauvait non évalentines uber lecture de la loi de 1905. L'OI du 9 décembre 1905 concernant la séparation des églises et de l'État, titre premier principe, article premier. La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seuls restrictions édictées si après dans l'intérêt de l'ordre public, article 2. La République ne reconnaît ne salari ni ne subventionne aucun culte. En conséquence à partir du premier janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimés des budgets de l'État, des départements et des communes, toutes dépenses relative à l'exercice des cultes. Pourront, toutefois, être inscrit au début de jets, les dépenses relative à des services d'aumonnerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics, telles que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prison. Cette petite Marseilleuse, à l'orgoualharmonium, ça marche très très bien pour cette loi vidéo sans 5, maloncine du verdict nous. Parce que là aussi, de manière extrêmement concrète, des questions se posent, nous avons entendu tout à l'heure une chanson anticléricale qui dénonce la calotte, la sultane, la sultane, c'est corbeau, noir. Ça veut dire quoi, la loi de 1905, c'est cette liberté de culte, c'est la liberté de se balader en sultane. Il n'y a pas de soucis dans l'espace public. Alors, il y a des édils qui se sont émus et qui se sont dit, effectivement, c'est une bonne occasion de peut-être interdire le vêtement religieux dans l'espace public. Alors, ça raisonne encore aujourd'hui, mais Aristide Briand était très clair, je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais il a dit que la République se couvrirait de ridicule si elle faisait une législation contre le vêtement religieux et qu'il faisait confiance à l'ingéniosité des curés et des tailleurs pour trouver d'autres signes, enfin d'autres vêtements qui auraient une signification religieuse et continués à se produire dans l'espace public. C'est effectivement une question importante et une question encore débattue aujourd'hui et qui à l'époque faisait déjà des bars. Mais si vous voulez, vous avez bien entendu l'article premier et on l'a répété plusieurs fois, le rôle de l'Etat, c'est d'assurer et de garantir la liberté des citoyens. Et d'ailleurs, dans l'article 2, vous voyez sur les dispositions en faveur des homonries dans les lieux fermés, c'est-à-dire que la République ne solari personne, ne subventionne aucun culte, sauf dans les cas où les citoyens sont dans des lieux fermés à savoir les prisons, l'armée, les internais et les hôpitaux. Donc parce que l'article premier prévaut sur tous les autres. Donc ici, le moment majeur qui est la loi de 1905 et ses effets, notre intérêt dans le cours de l'histoire et de réfléchir à cette notion de laïcité. On voulait regarder le plus loin possible à réfléchir sur les idées de tolérance qui nous conduisent même au Moyen-Âge. Le galicanisme, tout ça, sont des épisodes écoutés sur France Culture.fr et l'appli Radiophrance et la loi de 1905. C'est au Belon, vous êtes l'auteur d'une biographie de Val d'Écrousseau, aux éditions du CNRS, il est un personnage de cette histoire, il meurt en 1904. Donc, le dire, il meurt avant tout cela, mais 1905, c'est aussi le début de quelque chose. On le sent bien cette loi de pacification, mais c'est comme la loi de 1901 avec un autre regard politique ou des maladresses politiques, devient une loi qui est une loi de tension, vous nous avez dit, à Val d'Ottin Dubert, que même le pape commence à faire des grosses yeux, la scène passe plus après. Il y a une filiation, même, entre Val d'Écrousseau et Aristide Briand. Je pourrais résumer en disant que Val d'Écrousseau a un peu préparé le terrain avec la modération qu'on lui a connu. Même s'il est resté concordataires quasiment jusqu'au bout, il meurt en 1904. Vous l'avez rappelé, il meurt trois jours après, ou quatre jours après, la suppression de l'ambassade et relation diplomatique avec le saint siège. La philosophie que Val d'Écrousseau avait essayé d'introduire est reprise par Aristide Briand. Il y a un grand discours de Briand là-dessus. En 1910, qui explique cette tradition, qui est continuée. La séparation, 1905, vous l'avez dit, on en parle comme un acte de commémoration. Mais la séparation, en tout cas pour les cathodiques, ne serait-tu pas à la loi de 1905. Parce que dès lors qu'elle est adoptée, promulguée publiée, on va commencer le temps de son application. Et en raison de cette qu'elle des inventaires en 1906, qui bloquent la séparation, qui fait réagir le pape, telle point que par deux encycliques, il condamne et les associations culturelles et la loi de 1905, il va falloir ce même Briand devenue ministre des cultes, et bien appliquer la loi, et en faire voter trois nouvelles. Pour que, en 1908, et bien l'Église, en quelque sorte, soit dans la légalité malgré elle. C'est ça la difficulté parce que les inventaires, mais vraiment au lendemain de la loi, c'est l'idée de faire l'inventaire des biens. C'est comme dans un bail normal, entre propriétaire et locataire, vous faites un état des lieux, c'est exactement ce, à quoi l'état doit procéder. Mais c'est comme ça, ça oblige finalement un certain nombre de représentants de l'état de rentrer dans les églises, de s'approcher d'objets plus ou moins sacrés, ou très sacrés comme les tabernacles, ou sont, évidemment, c'est une excellente occasion. Je dirais, de communication catholique pour montrer son opposition au républicain. Avec le regard porté sur cette loi par la suite, il y a le lendemain de la loi, et on l'entend bien qu'on d'a nation par le pape, les inventaires, et la société française qui se divise, et puis des regards portés à des moments différents sur cette loi. Parce que ça aussi, ça a une histoire, ce n'est pas celle que nous allons aujourd'hui développer. Mais la loi de 1905 est perçue différemment à différents moments en 1905. C'est la volonté de passification, quelque temps plus tard, il y a de la division, elle est brandie régulièrement. Il y a toujours ce besoin d'histoire, pour la recontextualisée et liée à des enjeux beaucoup plus contemporains. Oui, puis aussi peut-être appelé que l'église catholique, à travers ses représentants français, liés à cette loi de séparation, après de nombreuses efforts diplomatiques de poste première guerre mondiale, qui ont réglé la situation légale, finalement des associations catholiques, qui ont permis l'acceptation plaine et entière de ce système juridique par l'église catholique. Et donc la division même de l'église catholique à la République laïque, qui est déterminée au lendemain de la seconde guerre mondiale. Oui, parce que ça se termine bien cette histoire-là. En effet, donc rétablissement de l'ambassade en 1921, accords sur les diocesse d'être un statut que le papillon se reconnaît aux associations en 1923-24 et encyclique du pape qui suit pour carmi l'ensemble. En 1945, qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale, à l'Assemblée des Archevets, des évêques, les catholiques disent reconnaissent une juste et scène laïcité. 40 ans, donc après, le vote de la loi est sourd, une deuxième partie du XXe siècle où la question religieuse se déplace vers la question scolaire. Avec ici des éléments de compréhension de tous les débats contemporains, merci vivement d'être venu dans le cours de l'histoire, qui s'envoie l'on va le décrousseau, sauver la République, c'est aux éditions du CNRS et Valentin Zuber, des droits humains. Qu'est-ce que ça change? Là aussi, c'est la même réflexion, la volonté de mettre sur le temps long ces idées-là et puis la laïcité en débat, au-delà des idées reçues, c'est été publié par le cavalier bleu, la série du cours de l'histoire consacrée à la laïcité. Cette histoire d'un principe est art trouvée sur France Culture.fr et l'appeler Radio-France avec la volonté en quatre épisodes de mettre tout cela sur le temps long, savoir ce que signifie l'atolérance, savoir du roi et du pape, et c'est qu'il patrouait, et ça, c'était une question importante, tout comme le moment révolutionnaire, et grâce à vous, la loi de 1905 dernier mot, au président Chérac, discours de 2003. La laïcité est inscrite dans notre tradition. Elle est au cœur de notre identité républicaine. Il s'agit de la faire vivre, en restant fidèle aux équilibres que nous avons su inventer et aux valeurs de la République. Depuis des origines de la monarchie, jusqu'au tragédie du siècle dernier, de l'élidonnante, au loi de séparation des églises et de l'Etat, à liberté religieuse et d'atolérance, ce sont fraillés un chemin au travers des guerres de religion et des persecutions. Le cours de l'histoire sur France Culture et une émission réalisée par Cassandre Puell, école un recincruel, à la technique Grégory-Wallon, émission préparée par Raphaël Aloum-Jane de Le Croix-Argène, copère Solène Roi et Maywen-Gisieu, émission à Écoutapot, caster sur France Culture.fr, et l'applier à Diofranç.
Podcast Summary
Key Points:
Le débat sur la séparation des églises et de l'État en France est complexe et s'étend sur plusieurs périodes historiques.
Les notions de laïcité et de séparation entre l'Église et l'État ont été débattues au cours du 19e et du début du 20e siècle.
Les républicains opportunistes ont progressivement mené des réformes avant d'aboutir à la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905.
Summary:
Le débat sur la séparation des églises et de l'État en France est le résultat d'un long cheminement historique. Les notions de laïcité et de séparation ont été discutées à travers divers événements, tels que le concordat de 1801, les lois organiques, et les réformes progressives menées par les républicains opportunistes. Ces réformes ont abouti à la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905.
Ce processus reflète la volonté de la République de maintenir son existence tout en respectant la liberté de conscience des citoyens. Les débats riches et complexes entre les partisans de la séparation brutale et ceux prônant une approche progressive ont marqué cette période. Finalement, la loi de 1905 symbolise l'aboutissement de différentes étapes de la laïcisation de l'État français, marquant une autonomisation de l'État vis-à-vis de la puissance religieuse et la consolidation des valeurs républicaines.
FAQs
La loi de 1905 vise à séparer les institutions publiques des institutions religieuses en France.
Les principaux avantages du concordat résident dans ses articles organiques, bien que Rome ne les ait jamais reconnus.
Les arguments incluent l'absence de majorité politique favorable, la nécessité de clarifier le statut des congrégations et le maintien du concordat pour contrôler les églises.
Certains républicains critiquaient le concordat et envisageaient la séparation des églises et de l'État, mais sa mise en place a été retardée par des considérations politiques.
La séparation des églises et de l'État en France a été le résultat de plusieurs étapes progressives, marquées par des petites séparations avant la promulgation de la loi de 1905.
Les républicains opportunistes ont favorisé des réformes progressives et ont retardé la mise en place de la séparation totale jusqu'à ce que le contexte politique soit favorable.
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