Dans ce chapitre 4 d'« Une chambre à soi », Virginia Woolf explore les obstacles historiques et matériels qui ont empêché les femmes d'écrire. Partant de monuments funéraires et de maisons étroites du 16e siècle, elle montre qu'une femme n'aurait pu écrire de poésie dans ces conditions. Elle examine ensuite des figures comme l'édie Winshelsi et la duchesse de Newcastle, toutes deux aristocrates sans enfant, mais exposées aux sarcasmes masculins. Leur talent fut étouffé par la colère et la marginalisation. Aphra Behn marque un tournant : première femme à vivre de sa plume, elle ouvre la voie à des centaines d'écrivaines au 18e siècle. Au 19e siècle, les romancières comme Jane Austen et Charlotte Brontë écrivent dans des salons familiaux, subissant interruptions et regards. Austen parvient à une écriture sans colère, tandis que Brontë laisse transparaître une rage qui altère l'harmonie de ses textes. Woolf souligne que l'absence de tradition féminine et la pression patriarcale déforment l'intégrité des œuvres. Le roman devient le genre le plus accessible, car il supporte le bruit et les interruptions. Enfin, elle interroge le lien entre condition féminine et vérité romanesque, concluant que les écrivaines doivent surmonter des obstacles matériels et symboliques pour créer librement.
Bonjour, la Gazette littéraire a le plaisir de vous retrouver pour la lecture du chépitre 4 d'un lieu à soin de Virginia Woolf. Nous nous trouvons toujours dans la bibliothèque de la naratrice que nous avions laissé au chapitre précédent. Cette fois-ci, elle cherche à combler les lacunes laissés par l'histoire en essayant de reconstituer l'état d'esprit d'une femme au 16e siècle. Elle part d'indices très concrets, les monuments funéraires de l'époque qui montrent une forte mortalité infantile et les maisons anciennes avec page 98 leur petite pièce sombre et exigue. Une conclusion sympause dans de tel conditions, une femme n'auraient guère pu écrire de la poésie page 98. Ce qui étonne surtout, la naratrice, c'est qu'une femme de haute condition disposant en théorie de davantage de confort et de liberté n'est pas davantage laissé d'œuvre signée de son nom, même au risque d'être considéré comme un monstre terme déjà rencontré au chapitre 3 souvenez-vous. Elle s'appuie ensuite sur l'exemple de l'édie Winshelsi, Aristocrate et Poétès du XVIIe siècle et féministe à manleur. Ne y en pas du d'enfant, elle a disposé de plus de temps pour écrire. La naratrice prend alors le temps de faire entendre le ton polémique de la poétès page 99. RBC comme nous sommes rBC, le poète oppose clairement les femmes aux hommes, ces derniers étant désignés comme la partie adverse. Pourquoi une telle violence? Parce que cette poétès leur reproche de lui barrer l'accès à l'écriture page 99. Une femme qui s'essaye à la plume et l'asse voyait dans quel estime on tient la prison tueuse, il n'est pas de vertu pour racheter sa faute. Le poème se poursuit en montrant aussi pour qui elle écrit page 100. Pour quelques bons amis et pour tes propens peines, la littérature apparaît dès lors comme un refuge. La naratrice souligne qu'un tel talent inspire presque de l'appiquier tant il demeure empêché et obligé d'exprimer page 101 la colère et la mertume. Pour l'édie Winshelsi, le simple fait d'écrire n'est pas tout l'éré page 101, mais vert, décrier et mon occupation jugé inutile, folie ou prison de tueuse faute. On voit ici toute la lutte qu'elle doit mener pour écrire. Une femme qui se pique de littérature passe vite pour un ba bleu page 102. Autrement dit, pour une femme prétentieuse. La critique de son temps là donc reléguée dans l'ongue. Page 102, la naratrice dit son talent fut envahi de mauvaises herbes et barré de ronces. On retrouve la métaphore de la nature. La naratrice prend ensuite un autre livre de sa bibliothèque et s'intéresse à une seconde figure, la du chaise de Newcastle, qu'elle rapproche de l'édie Winshelsi. Dans les deux cas, il s'agit d'Aristocrates, sans enfants, passionnés par l'écriture, et malheureusement exposés aux sarcasme masculins. On retrouve aussi chez la du chaise une critique féministe très vive, page 103. Les femmes vivent comme des chauffe-souris et des chouettes. Elle travaille comme des bêtes, émeurs, comme des verres. Son tour devient parfois si virulant qu'il lui a tir des ennuis à la cour. Dépiter, la du chaise se retire du monde pour plonger de plus en plus dans l'obscurité et la folie page 103. Ce qu'il y a de tragique ici, c'est que son sort et l'image du crock-mitène page 103 qu'on a attaché à son nom, ont probablement décoragé bien d'autres talents féminins. La naratrice poursuit ensuite son examen de ses rayonnages et ouvre un recueil de lettre de Dorotios Born, connu pour sa correspondance avec son mari, William Temple. Son jugement sur la du chaise de Newcastle n'est guerre bien veillant, page 104. Assurément, la pauvre femme est un peu folle, sinon elle ne pousserait pas le ridicule à s'adventurer à l'écriture de livre et en verre qui plusait. Du sége ne pas dormir les 15 prochains jours, je n'en viendrai pas là. On voit ici combien la solidarité entre femmes reste fragile. Mais ce qui intéresse surtout la naratrice, c'est le cas d'une femme qui n'est pas officiellement écrivaine et qui ne cherche pas à le devenir. En effet, pour Dorotios Born, page 104, les lettres ne comptaient pas. Ce n'était pour elle pas de la littérature. Pourtant, si ces lettres ont été conservés, c'est bien qu'elle possède une vraie qualité d'écriture. Et la naratrice, admire leur style, la finesse des tournures, la manière de faire exister une scène. Tout cela laisse appenser que Dorotios Born aurait très bien pu devenir écrivaine si elle avait voulu. Un autre volime a tiré la tension de la naratrice, c'est celui qu'on s'accrète à Mrs Ben, souvent considéré comme la première écrivaine anglaise. Pourquoi cette place est-elle si importante? Parce que, à la différence des autres, elle écrit pour un public et malgré la critique. Cette dramatur du 17ème siècle n'est pas une aristocrate, mais une femme issue de la classe moyenne. Après la mort de saumari, elle est contrainte de gagner sa vie grâce à son esprit. Et c'est précisément ce qui fait d'elle un modèle décisif pour les autres femmes. Des armées, elle peuvent tout dire à leurs parents, pas chancatres, "vous n'avez pas besoin de me donner de l'argent". Je peux vivre de ma plume. Reste pourtant l'emprise du patriarca qui a longtemps fait la chasteté une règle centrale de l'éducation féminine. Pour l'illustrer, la naratrice évoque l'édit d'odlée, à la fin du 19ème siècle et au début du XXe. Sans Marie la couvre du bijoux, mais les cartes de toute responsabilité de la gestion de leur fortune. Pas chancette, il lui a accordé tout, sauf, le moindre brin de responsabilité. Et ce n'est qu'à sa mort qu'elle peut en fin reprendre son destin en main. Cette agression s'interrompe avec une formule que nous français nous connaissions bien, c'est celle tirée de la force de mettre pas de l'un, choisi par la tarductrice, mais revenons à nos moutons, pas chancettes. La naratrice revient alors à Mrs. Ben et à ce tournant décisif que représente une plume rémunérée. Au siècle suivant, donc au 18ème siècle, les femmes entre véritablement en littérature. Pas chancette, des centaines de femmes se mirent au long du 18ème siècle à faire grossir leur petit pécule ou à entretenir leur famille en faisant des traductions ou en écrivant les innombrables mauvais romans qu'on ne recense plus, même dans les manuels. Bien sûr, le nombre ne garantit pas la qualité. Mais c'est déjà une étape essentielle de l'émancipation féminine dans un monde où elle nous accès finalement qu'à très peu de métiers. Pas chancette, la naratrice parle même d'une extrême activité intellectuelle. Le lien, avec l'argent devient l'or très clair, l'argent confère de l'adinité à ce qui n'ont rémunéré et frivol. C'est là le changement de la fin du 17ème siècle, le fait que la femme de la classe moyenne se met à écrire. Et pour la naratrice, cet événement compte davantage que les croisades ou la guerre des deux roses pas chancuite. Sans ces pionnières, il n'y aurait donc pas eu au 19ème siècle Jane Oostine les sorgontés ou George Eliott. Car pas chancuite, les chédeuves ne n'est pas isolés et solitaires. Ils sont le fruit de nombreuses années à penser en commun. Le rôle de Mrs Ben est donc décisif dans l'histoire du rapport des femmes à la littérature. Ce parcours nous mène ensuite au 19ème siècle. À partir de là, la naratrice retire de sa bibliothèque presque uniquement des romans écrits par des femmes. Cela l'étonne. Après les deux lédits poétès étudiers plutôt, voilà que les femmes de la classe moyenne deviennent surtout romantiaires. Elle remarque aussi que ces écrivaines, bien que très différentes les unes des autres, en souvent en commun de ne pas avoir eu d'enfants. Pas chancneuf, on ne peut pas imaginer quatre personnes plus différentes se rencontrant dans une pièce. La question qui se posait pourquoi ont-elle toutes écrits des romans? La naratrice avance une explication. La classe moyenne ne disposez souvent que d'une seule pièce commune pour toute la famille. Et dans un tel cadre, que peut-on écrire puisqu'on n'est jamais vraiment seul. Un roman plutôt qu'une œuvre demandant un silence absolu. Elle sits, Florence Nightingale, pas chancneuf. Les femmes n'ont jamais une demi-heure qu'elle puisse déclarer à soi. Les femmes du XIXe siècle vivent encore sous leur regard constant de la famille. Et le roman devient alors le genre le plus pratiquable parce qu'ils supportent mieux le bruit, les interruptions et la vie commune. C'est ce qu'on voit chez Jane Oostine qui est écrivée dans le salon familial. Elle veillait même à ce que son activité d'écriture ne soit pas remarquée par les domestiques ou les visiteurs, pas chandises. La narratrice montre ainsi combien ses conditions matériels contraireaient profondamment le talent certain de femmes qui n'auraient pas nécessairement choisi le roman. Pour elle et mes débrontés au récent doute étaient plus proches du théâtre tandis que Giorgéliot de l'histoire ou de la biographie. Et pourtant, toutes ces femmes au XIXe siècle n'ont écrits que des roman. Et des bons roman, pas chants onze. La narratrice s'interroge alors sur Jane Oostine. Pourquoi cachait-elle son travail? En avait-elle honte, elle rapproche aussi Jane Oostine de Shakespeare, envoyant chez l'un comme chez l'autre une écriture sans colère, sans crisse passion et entièrement disponible au talent. Ce qui existe un Jane Oostine, c'est qu'elle vivait dans les trois thèses de la vie qui lui était imposée, pas chants onze. Elle ne dispose d'aucune liberté de mouvement en dehors du code familial. La narratrice pense que cette étroitesse convenait finalement à Jane Oostine, mais certainement moins un charlotte bronté. En ouvrant le roman de charlotte bronté, Jane heirlent, elle tombe sur cette formule du chapitre 12, me blâme qui voudra, pas chants 12. Avant le passage au Jane, monte seul sur le toit pour contempler l'horizon. La narratrice cite "Longment cet extrait au pas chants 12 et centraise, parce qu'il dénonce le puritanisme et le sort réservé aux femmes". Mais elle observe aussi, à la fin du passage, une rupture qu'elle juge maladroite, comme si une tension intérieure venait casser l'harmonie du texte. C'est ce qu'elle a menauposé Brian Pogetis de Oostine à Jane Eyre de Bronté. D'un côté, on a une forme d'acceptation du monde, tel qu'il est, chez donc Oostine, et de l'autre côté, du côté de charlotte bronté, on a une rage plus visible, pas chants 13. En pensant d'est-ce qu'il est difficile de cet écrivaine, la narratrice revient une fois encore à la question de l'argent. Elle formule même une critique sévère à l'égard de charlotte bronté. Mais la sotte vendit les droits de ces romans d'un seul coup pour 1500 livres. Si elle avait été plus familière du monde du travail et des villes et des régions pleines de vie,
s'il avait eu plus d'expériences pratiques, dialoguées avec ses pères et connus toutes sortes de caractère, pas chancatorses, elle n'aurait certainement pas commis cette erreur. Cela rappelle que toutes les femmes ont écrit dans des conditions matériels limitées, dans une relative pauvreté, sans pouvoir vraiment défendre leurs propres intérêts financiers. Une seule, selon Wolf, a partiellement échappé au locomain des romancières nous 19e siècle, c'est George Léiotte, qui a pu s'isoler pour écrire, mais, auprès d'une vie en marge, des conventions sociales, car cette dernière vivait avec un homme hors mariage. La narratrice rapproche ce choix de réclusions et son motif, à celui effectué par Tollestoy, pas chancinze. Le 19e siècle a paré comme un siècle où il fallait pour créer librement, se couper du monde. A partir de là, s'ouvre une nouvelle digression sur le roman lui-même et sur le rapport à la réalité. Un roman dit la narratrice, ressemble à la vie, comme un miroir d'éformes. Nous avons toujours, souvenez-vous, cette comparaison d'ordre physique avec l'optique et il en reprend quelque chose avec des simplifications et des distorsions. Elle mobilise, alors, cette fois une métaphore acheteurale, en comparant la fiction à deux grandes constructions comme Saint-Sophie à Istanbul. Le roman pour elle suscite des émotions complexes parce que, pas chancéz, la vie entre en conflit avec quelque chose qui n'est pas la vie, doux la difficulté de se mettre d'accord sur les romans et l'immense emprise con sur nous nos préjugés intimes. La force d'un roman tient alors à son intégrité, c'est-à-dire, à sa capacité de résister autant et aux différences culturelles. La narratrice le formulae si, pas chancéz, ce qu'on veut dire par intégrité, dans le cas du romancier, c'est la conviction qu'il nous donne la vérité. Pas chandisette, elle rapproche cette vérité romanesque de la vérité que l'on éprouve parfois dans la vie. Une phrase d'un livre peut réveiller en nous quelque chose d'en fouille, comme si elle disait enfin ce que nous avions toujours ressenti. Elle cite cette réaction intime pas chandisette, mais c'est ce que j'ai toujours senti et connu et désiré. Voilà ce qui fait la puissance de la fiction. Mais cette intégrité n'est pas donnée à tous les romans. Elle le dit, pas chandisette, les romans font long feu et les œuvres moyennes ne produisent pas cette illumination. La narratrice envient alors à une question décisive, le sexe de l'auteur interfertile avec cette vérité romanesque, en quoi le fait qu'elle soit femme, interfère d'aucune façon avec l'intégrité d'une romancière, pas chandisuite. En revenant à la colère perceptible de Charlotte Brontet dans janère, elle répond que oui, il existe un lien entre la condition de l'écrivaine et la vérité de son œuvre. Une romancière est contrainte par le patriarcat, par une autorité extérieure qui déville légèrement sa vision. Ainsi, pas chandisneuf, la structure globale du roman du début du XXe siècle est édifiée quand on était femme par un esprit légèrement déviant dont la clair vision était alterée par « soumission » à une autorité extérieure. Et dans beaucoup de livres, on retrouve encore les préjugés que les femmes ont intériorisé. Elle n'était qu'une femme peut-on lire ou alors. Elle était aussi bonne qu'un homme, pas chandisneuf. Ces ouvrages portent alors un défi en leur centre, parce que l'autrice a alteré ses valeurs par « soumission » à l'opinion des autres, pas chandins. La narratrice fait ce pendant des exceptions pour certaines grandes figures, comme « émilibronté » ou « d'enossteine ». Capables d'écrire selon une nécessité qu'il aurait été propre. Elle rappelle en même temps combien les femmes ont été exhortées à rester dans la limite de la bien séance. Pas chandinté. Les femmes romancières ne devraient pas aspirer à l'excellence quand reconnaissant. Courageusement, les limitations de leur sexe, c'est donc une critique très nette de la misogynie de son temps. Elle rend au mage en retour au femme du XIXe, qui ont eu le courage d'écrire « malgré » ses obstacles. Et elle relise là au souvenir du chapitre 1er, de la pelouse interdite et de la bibliothèque inaccessible souvenez-vous. Les obstacles matériels et symboliques n'ont pas disparu. Mais la difficulté principale des romancières du XIXe siècle tient aussi à l'absence de tradition féminine. Pas chandinté. Elle n'avait aucune tradition à laquelle se référer. On touche ici un à l'un des thèmes « majeurs de laissés », car nous pensons à travers nos mères si nous sommes des femmes pas chandinté. La littérature masculine ne peut pas servir de modèles aux romancières. Les hommes écrivent en homme les femmes écrivent en femmes, et Wolf prend l'exemple du style masculin, ample et solanelle, d'un grand auteur, pour montrer qu'une femme ne peut pas simplement limiter. En un sens, l'absence de tradition est aussi une chance pour elle. Cela ouvre un espace de liberté pour les écrivaines. Mais par ailleurs, cela constitue surtout un poids énorme. Pas chandintro à car une telle absence de tradition, une telle rare haute. Et l'inélicoation des outils ont dû peser énormément sur l'écriture des femmes. La narratrice reprend ici sa métaphore architectural en disant qu'un livre est fait d'arcades et de d'hommes. Pourquoi, dès lors, les femmes ont-elles choisi le roman? La narratrice avance une troisième raison. C'est un genre encore relativement jeune, donc plus disponible et plus ouvert, pas chandintro. Mais elle laisse la question ouverte pour l'avenir de la fiction. Et en même temps, elle attire notre attention sur le rôle du corps dans l'écriture. Un livre dit-elle doit d'une certaine manière s'adapter au condition physique de la personne qui l'écrit. D'où c'est hypothèse? Pas chandintro. Le livre doit être d'une façon ou d'une autre, adaptée au corps. Et on pourrait s'aventurer à dire que les livres de femmes devaient être plus court, plus concentrés que ce désorme, est structuré de façon à ne pas nécessiter de longs heures d'un travail fixe et ininterrompu. La narratrice restitit très concrète, elle sait que les femmes demeurent sans cesse interrompu par les soins de leur famille. Le chapitre s'achève ainsi, toujours à proximité de la bibliothèque, sur une question "Laissez en suspens". Trouverâtons enfin un jour une étude sur la psychologie des femmes, écrite par une femme. Merci pour votre attention et votre écoute.
Podcast Summary
Key Points:
La narratrice tente de reconstituer l'état d'esprit des femmes du 16e siècle à partir d'indices matériels (monuments funéraires, maisons exigües) pour expliquer leur absence en littérature.
Elle étudie trois figures féminines
Aphra Behn est présentée comme la première écrivaine anglaise professionnelle, issue de la classe moyenne, ayant vécu de sa plume.
Au 19e siècle, les femmes écrivent surtout des romans en raison de contraintes matérielles (pièce commune, interruptions constantes).
Jane Austen et Charlotte Brontë sont comparées
L'absence de tradition féminine et les préjugés patriarcaux déforment l'intégrité des œuvres féminines.
Le roman est choisi car c'est un genre jeune, adaptable aux conditions physiques et sociales des femmes.
Summary:
Dans ce chapitre 4 d'« Une chambre à soi », Virginia Woolf explore les obstacles historiques et matériels qui ont empêché les femmes d'écrire. Partant de monuments funéraires et de maisons étroites du 16e siècle, elle montre qu'une femme n'aurait pu écrire de poésie dans ces conditions. Elle examine ensuite des figures comme l'édie Winshelsi et la duchesse de Newcastle, toutes deux aristocrates sans enfant, mais exposées aux sarcasmes masculins.
Leur talent fut étouffé par la colère et la marginalisation. Aphra Behn marque un tournant : première femme à vivre de sa plume, elle ouvre la voie à des centaines d'écrivaines au 18e siècle. Au 19e siècle, les romancières comme Jane Austen et Charlotte Brontë écrivent dans des salons familiaux, subissant interruptions et regards.
Austen parvient à une écriture sans colère, tandis que Brontë laisse transparaître une rage qui altère l'harmonie de ses textes. Woolf souligne que l'absence de tradition féminine et la pression patriarcale déforment l'intégrité des œuvres. Le roman devient le genre le plus accessible, car il supporte le bruit et les interruptions.
Enfin, elle interroge le lien entre condition féminine et vérité romanesque, concluant que les écrivaines doivent surmonter des obstacles matériels et symboliques pour créer librement.
FAQs
La narratrice cherche à reconstituer l'état d'esprit d'une femme au 16e siècle à partir d'indices concrets comme les monuments funéraires et les maisons anciennes.
Il s'agit de l'édie Winshelsi et de la duchesse de Newcastle, toutes deux sans enfants et confrontées aux sarcasmes masculins.
Mrs. Ben est la première écrivaine anglaise à écrire pour un public et à vivre de sa plume, issue de la classe moyenne, ce qui ouvre la voie à d'autres femmes.
Elles disposaient souvent d'une seule pièce commune et étaient sans cesse interrompues ; le roman supporte mieux le bruit et les interruptions que d'autres genres.
Jane Austen écrit sans colère ni passion, acceptant le monde tel qu'il est, tandis que Charlotte Brontë montre une rage plus visible dans son œuvre.
Elles manquaient d'une tradition féminine à laquelle se référer, ce qui a pesé lourdement sur leur écriture.
Chat with AI
Loading...
Pro features
Go deeper with this episode
Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.