Un jour, Nathalie s'est fait un ami sur Internet [DIX ANS DE TRANSFERT]
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Squarespace provides comprehensive tools for website creation, including online store features. Sophie's favorite podcast episode delves into themes of online relationships and modern isolation. Her bond with Ulrich deepens through shared writing projects and emotional support. However, suspicions arise regarding Ulrich's true identity, eventually culminating in a revelation during a lunch meeting where it is discovered that Ulrich may not be who he claimed to be.
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5202 Words, 29324 Characters
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Comme on va bientôt fêter les 10 ans du podcast, on a voulu remettre certaines histoires à l'honneur. Elles vous ont témus, ferrires, pleurés, questionnés et toujours passionnés. Mais c'est quoi votre transfert préféré? On vous a demandé à vous de choisir votre épisode favori. Voici le choix de Sophie. Hello, je m'appelle Sophie. Et mon épisode préféré de transfert, c'est un jour, Natalie s'est fait un ami sur Internet, désormais elle nous fera plus confiance à personne. On va être à part d'une jeune femme qui va faire la connaissance sur Twitter d'un homme avec lequel elle va nourrir une relation très intense, une relation qui restera virtuelle. Et vraiment j'ai adoré parce qu'on est vraiment dans cette terre de l'ultra moderne solitude où on est submergé de messages en permanence, mais où finalement on se trouve assez seule. Et je trouve que cet épisode illustre assez ça finalement. Et aussi parce que moi je suis d'une énorme stocueuse. Effectivement Natalie aurait mieux fait de stocuer Ulrich, le personnage dont on parle. [Musique] Vous êtes dans transfert le podcast de Slate.fr et l'histoire de cette semaine est une histoire d'amitié et de trahison et une histoire sur la parole, ce qui tombe bien pour un podcast. Cette histoire raconte la façon dont les mots peuvent inventer un monde, à condition qu'il y ait quelqu'un pour les lire et pour les écouter. Elle raconte l'ambiguité du langage, sa puissance mensongère, sa force évoquatrice. Et puis je ne vous en dis pas plus cette fois parce que vous verrez bien. C'est l'histoire de Katnat, réalisée par Alexandre Mognole. [Musique] Moi, c'est une révélation, le blog. J'ai toujours adoré écrire. Vraiment, ça me fait un bien fou. C'est ce que j'appelle le processus d'élimination. Merci Robin Garry. Lir écrire, c'est l'imagination sur limite. Et quand j'étais petite, je lisais énormément. Mais vraiment, je étais d'accord. Et mon père avait l'habitude de dire à ma mère qui était prof de français, prof de latin. On va la perdre. Ce n'est pas bon de lire à ce point-là parce qu'elle est plus connectée au réel. C'était pas c'est moi exact, c'était ça. [Musique] Alors fin 2009, je me réinscris sur Twitter. J'avais commencé à écrire sur des blogs en 2007. Toutes petites blogues, j'écris sur des choses personnelles et puis sur la musique. Et je suis évidemment des blogueurs musiques. La musique c'est émotionnelle et j'ai une espèce de quête perpétuelle de l'émotion, l'ascenseur émotionnel. [Musique] Je m'ai pas de nuit complètement en écrivant, ça va devenir une manière de gérer mon rapport au monde. À ce moment-là fin 2009, je suis merci bataire de deux enfants, Charlotte a 10 ans, Alvan Primer, bâtiste à 4 ans. Et il va à l'école maternelle, c'est un peu la course tout le temps, quand même. Financièrement c'est compliqué, même si je n'avais pas un plan de bref. Je vais au boulot, je vais chercher mes enfants, je rentre, j'ai pas les moyens de prendre une bébisciteur. Pour chez des amis, je suis très entouré, je fais des choses, mais mon quotidien est très répétitif. Ce sentiment d'étouffer petit à petit, même si j'adore mes enfants. D'arriver à un point de ma vie où ça va être tout en comme ça. [Musique] Et puis au bout d'un moment, mon attention est attirée parce qu'il y a un groupe comme ça, qui s'est auto surnommé ou condamné. Je ne m'en rappelle plus les meupêtes. Alors les meupêtes, ça fait référence au petit vieux, très désagréable dans le meupad chaud qui sont toujours en train de critiquer ou de ne pas être content. Et ils sont 4 ou 5 comme ça. Ils sont très pointus en musique, très compétent, très intolerant, tout est de la merde ou quasi. Et je me fais un malin plaisir de les emmerder sur Twitter toute la semaine journée. Mais on rigole beaucoup et puis j'apprends beaucoup parce que les mecs sont bons et les mecs sont pointus. On se parle sur Twitter, on se parle sur maissage privé, c'est marcher comme un flipper. Comme si on était chacun, le truc qui renvoie la balle, et ça partait dans tous les sens, on se lit les uns les autres. Il y a une espèce d'émulation comme ça sur l'écriture qui est assez intéressante. Il y a G.S., il y a Benjamin, il y a Olivier, il y en a peut-être un autre et il y a Ulrich. Ulrich est carismatique parce qu'il est clivant, déjà. Je suis fasciné parce que très vite je le persoie comme un personnage plus grand clavier. On comprend la conversation sur G.S., on rigole, j'apprends plus de détails sur sa vie privée. Il n'en apprend plus sur moi, il me parle de sa femme, je lui parle de mon compagnon, de mes enfants. Il me parle beaucoup des liottes, il y a Mathis qui est plus petit. Olivier, Benjamin, plutôt très pote avec Ulrich. Benjamin, c'est devenu une blague parce qu'il fait des recherches sur Ulrich tout le temps. Il est très curieux. Olivier, il ne lui fait pas confiance pleinement. C'est vrai que sa personnage ont en couleur, donc il suscite des questions. C'est un type qui est plus âgé que nous, donc je pense qu'il a 40 ans. Il est marié, sa femme est pédiatre, il vive en Irlande. Il est franco-irlandé, son père est décédé, ancien prof de filo. Il a un caractère impossible, peut s'énerver, peut être très désagréable, mais il est incontestablement carismatique, qu'on l'aime ou qu'on n'aime pas. Il a quelque chose, il est ultra cultivé, mais vraiment très cultivé sur plein en termes politiques. C'est un ancien Red Skin. Il m'en parle un bon moment, c'est très intéressant. Il m'avait donné plein de références de documentaire d'articles à lire sur le sujet. Il est super calmé en musique. Oui, c'est un puits de science. J'ai l'impression que même c'est un puits sans fond de science. Donc je suis fasciné. On se parle comme ça au début et puis au fur et à mesure, je ne saurais pas trop expliquer comment ça va devenir quotidien. Comme quelqu'un qu'on trouve quand on rentre à la maison, qu'on se pose et à qui on raconte sa journée. On ne se voit pas. C'est exclusivement sur partchat, mais parce qu'il vit par en France et qu'il est très clair, il ne reviendra pas en France, il ne supporte pas ce pays. Il est enteriné que je ne le verrai jamais. Au final, il se résume à une photo, son avatar et il n'y en a aucune autre. Il a l'air d'être grand, d'avoir une espèce de coupe. On s'en lance un punk dans la coupe, mais le punk genre 2010, c'est un peu assagit. Il a l'air d'avoir le visage longé ligne, une porte une chemise. Après, je me rappelle plus trop, il sourit, je crois, sur la photo. Et ça se résume à ça. Et après, il n'y a que les mots. Et je crois que je suis suffisamment amoureuse des mots pour que cela suffise. On est dans les mots, on est dans l'écriture, on est dans la littérature. [Musique] Je connais de l'entourage du rique des personnages ou en couleur aussi. C'est sa femme qui en dit, ses enfants. La grand-mère Irlandaise, un personnage hors-norme, matriarche, toute puissante, qui est un personnage assez fascinant, je dois bien dire. Il y a son ami Valérie avec qui je discute de temps en temps. La seule avec qui j'échange, qui connaît vraiment une rique dans la vraie vie. [Musique] Quand la relation devient plus quotidienne, ça va être surtout le soir. Je rends du boulot, il rique boss chez lui. Il est frileance. Du coup, c'est salut, ça va, t'as passé une bonne journée. Un peu une échange que je pourrais avoir si je vivais avec mon mec à ce moment-là. Quand à moi, je me débat toujours un peu avec le fait que je suis mer célibataire et que c'est jamais évident d'élever des enfants seuls. Bonne amalant, il devient un confidant sur ma vie quotidienne. Il y a quelque chose de cette ordre-là. Par exemple, quand les enfants m'agassent, je suis très encolaire. J'ai peut-être des foulets sur le chat parce que je suis énervé et il va me calmer, puis on discute et je trouve une solution. Parce que parfois, je me sens débordée par les enfants. Et élever des enfants seuls, c'est écrasant, tout est de votre faute. Du coup, ça laisse place à des questions. Effectivement, il rique, il me rassure beaucoup. Il me dit que je suis une bonne mère que j'élève bien mes enfants. Parfois, il se permet de donner un conseil. C'est comme si on était une zone tampon, l'un pour l'autre. Quelque chose qui fait que, à la maison, on revient plus calme. Je peux lui confier aussi mes difficultés au boulot. Parfois, c'est compliqué comme partout. C'est quelqu'un qui m'écoute et c'est quelqu'un pour qui j'ai toujours raison. Il essaye toujours, alors qu'il est loin, et qu'il n'est physiquement pas présent dans ma vie, clairement, de me soutenir. C'est inconditionnel. Et ça, ça me fait vachement bien, parce que effectivement, je suis à ses seuls. Je suis à la tête d'un bateau avec deux enfants à bord. Personne quasiment pour me soulager en termes de garde. Du coup, d'avoir quelqu'un que je peux contacter quand je veux, quasiment, quand je veux, comme ça, pour dire qu'en ça va, parce qu'il y a des partages de joie aussi, et puis des moments où ça ne va vraiment pas, c'est précieux. Il me donne de la force et une donne de l'énergie, incontestablement. Il me porte. Il réquit mon allié, quoi qu'il arrive. C'est un soutien inconditionnel et je souhaite vraiment à tout le monde de connaître ça. J'aurais peut-être porté à ce point-là, c'est pas rien. C'est au-delà du sentiment amoureux. L'inconditionnalité, je sais pas, je sais pas trop comment mettre deux mots. J'ai pas trop réfléchi à ce point-là. Évidemment qu'il y a la séduction. Ce serait hypocrite de ma part de me dire qu'il n'y a pas de séduction. Bien sûr qu'il y en a. Mais il n'a jamais été question d'une relation amoureuse comme ça qui perdure. Non, c'est une espèce de doumélange entre eux, amitié et séduction. Quoi que vous fassiez, quoi qu'il arrive, cette personne sera là. C'est extra, ordinaire. Par exemple, Charlotte a fait sa crise d'adôme beaucoup plus tôt que prévu. J'ai été vraiment prise de vitesse sur ce coup-là. Elle rentre en 6e et elle va faire une énorme connerie. Là, je rentrerai pas dans les détails parce que c'est la vie privée de ma fille. Ça s'éniette. Mais elle fait une énorme connerie à tel point qu'elle remet en cause. Tout ce que j'ai cru qu'elle était. Vraiment, c'est un choc. Ah, ma fille est comme ça. La première fois que ça vous arrive, c'est violent. Et je suis complètement désemparée. Parce que je ne sais pas par quel bout prend de trucs parce qu'il faut que je traite cette connerie. Alors, j'ai eu des réflexes. Mais je dois bien dire que les discussions avec Ulrich, qui est un ancien prof de filo, donc qui a priori maîtrise la pédagogie, mon vraiment idé. Mi de mi-midi, si je me demande d'écrire pour son blog. Je trouve qu'il écrit tellement bien que j'ai très peur d'écrire pour son blog. J'ai l'impression que je ne vais pas être à la hauteur. Je suis une bosseuse, moi, je suis une scolaire. Donc je bosse beaucoup, beaucoup. Et je lui envoie mon texte et il le publie. Là, c'est un basculement parce que c'est une preuve de confiance. Et ça veut dire que quelqu'un que j'admire aime ce que j'ai créé. Et ça, c'est hyper important. On est en 2011 et il y a une émulation d'écriture absolument géniale. C'est-à-dire que j'ai écrit sur mon blog, il est écrit sur le Sien. On est écrit sur playlist Society, puisqu'on a tous rejoint Benjamin, qui avait son blog et qui l'a ouvert à d'autres blogueurs. Donc, on est comme ça, une bande de joyeux dris, comme ça. Mais cette collaboration des écritures, je n'ai qu'avec Ulrich. Il me corrige, il m'apprend plein de trucs. Encore une fois, il m'apprend à profondir, m'a pensé. Tous les jours, on écrit, tous les jours, on parle d'écriture, de littérature, ou parbote littéralement dans les mots. Au bout d'un an et demi, Ulrich m'annonce qu'il déménage. Sa femme qui est pédiatre a demandé à un visat de travail aux États-Unis. Il se trouve que la famille Ulrich, en tout cas le père Ulrich a une maison assis à teules. Le père Ulrich est décédé et il en a hérité avec sa soeur. Du coup, il y a une occasion absolument énorme de s'installer à Seattle. Je suis super contente pour lui. C'est une opportunité. Avoir une maison d'enfants à Seattle, c'est encore une fois, ça fait partie du personnage qui est plus grand-clavie. Personne n'a de maison de vacances à Seattle quand on est français. Je trouve ça super chouette. Le projet se goûit bien, comme il travaille sur Internet, qui est directeur artistique, ou je ne sais pas quoi, encore une appellation barbare de ce milieu. Il va pouvoir continuer à travailler, trouver de nouveaux clients. Il est super content. C'est une période assez fast. C'est cool. Ça va influer sur la relation parce que le décalage a horaire. Il n'est plus disponible à nuit, donc il va y avoir un décalage qui va influencer la relation puisque ça reste quotidien. Mais forcément, par manque de temps, on échange moins, donc la relation évolue. Mais même ça, ça me va assez parce que le chat est assez charme. Mais au bout d'un moment, j'ai raconté ça aurait pu devenir pesant et grâce à ce déménagement, finalement, on échappe. Donc c'est bien pour tout le monde. Ça fait un changement dans la relation. Juste avant son déménagement aux États-Unis, mid-2010, les Jumonesse, et il me raconte la naissance des Jumos. Sa femme voulait absolument un troisième enfant. Ulrich est un peu. c'est ce qu'il me raconte. Un peu tangant, mais les Jumos arrivent, il annonce sur Twitter. Il m'en parle. C'est un garçon, une fille. Owen est Isabelle de mémoire. Il est super content d'avoir une grande famille. Il est foutre de joie d'avoir une fille. Et il annonce un grand pont, pas tout le monde. Il raconte les nuits compliqués. C'est un événement dans sa vie, c'est très important. La naissance des Jumos, général, c'est assez important. Je suis ravie pour lui. Je suis très admiratif parce que quatre enfants, je ne sais même pas comment on peut signer quelque part. Là, je suis estomacée. Mais je suis pas content de pour lui. J'apprends les prénoms des enfants. Et c'est marrant parce que je me dis, ça ne cadre pas avec les deux autres. Il y a quelque chose qui n'est pas cohérent. Je ne sais pas pourquoi je me dis ça. Mais Eliott, Mathis, Owen et Isabelle, il y a quelque chose qui me chiffonne. En général, quand les gens ont des enfants, les prénoms sont relativement cohérents. Enfin, on comprend le cheminement qu'il y a eu. Ça s'appelle Charlotte et Baptiste. Ce sont deux prénoms avec trois syllabes, avec des thé à la fin. Il y a quelque chose de pas fluide dans le choix de ses prénoms. Je ne sais pas, quelque chose qui me dérange. Des tours d'une conversation. Je lui envoie des photos de mes enfants et je lui dis, je lui dis, je lui demande de m'en envoyer. Ça prend quelques jours parce qu'apparemment, il n'a pas de photo sur son ordinateur de ses enfants. Et il finit par m'envoyer une photo de Eliott et une photo de Mathis. En tout cas, je me souviens. Et j'ai un sentiment bizarre quand je vois les photos. Alors encore une fois, ça va apparaître complètement dingue, mais Mathis ne ressent pas Mathis. Quand on vous parle de gens comme on ne rencontreraient jamais, dans votre cerveau, il finit par s'incarner l'imagination, elle travaille à pleine régime. Et la photo de Eliott était cohérente avec ce qu'il me dit, des liottes, et Mathis ne marche pas. Mathis ne ressent pas à Mathis. Et je serai incapable d'expliquer pourquoi je ressens ça, mais il y a quelque chose qui me. Je ne sais pas. Qui bizarre, c'est peut-être les photos qui sont pas prises au même moment, par par la même personne. Même personne, c'est indiceible, mais il y a quelque chose qui me chiffre à nous. Mais la relation continue sans remise en question. [Musique] Avec une rique les années passent. Le déménagement à Seattle avait déjà paramétré la relation autrement. Le temps passe et on s'essouffle. Je le trouve parfois envaïsant, les chats de quotidien, ça commence à me gonfler. Surtout, je m'affranchis de lui au niveau de l'écriture. C'est que je l'admire plus comme avant. Donc du coup, le fait qu'il me rassure a probablement moins de valeur. C'est horrible que je suis en train de dire. Ulrich le vit plutôt mal. Je commence à le trouver en comprends. Et comme toutes les personnes qui sentent qu'elles deviennent en comprends, elles paniques et elles commencent à faire n'importe quoi au lieu de lâcher prise et de laisser l'autre respirer. On met des coups de pression supplémentaire et je suis totalement réfractaire. Soupression, je ruite en ébrancard. Donc on s'engueule de plus en plus. Mais ça se résoute de moins en moins. Il y a des nondis, des choses qu'on laisse pour y rire comme ça. J'y suis plus. [Musique] A l'automne 2013, ça fait trois ans qu'on a cette relation avec Ulrich, Plévis Society, le blog collaboratif sur lequel on est tous, et victime d'attaque, c'est des spam, etc. Donc celui qui gère la maintenance technique du site installent un tracker pour essayer de comprendre d'où viennent les attaques. Je comprends pas très bien comment ça marche. Techniquement, on va t'interviter mes limites. Mais bref, l'installent un tracker pour essayer de comprendre d'où viennent ces attaques et il remarque quelque chose qui ne va pas avec l'IP. L'adresse internet qu'on a tous. Partie au moment où on a un ordinateur ou on se connecte avec un appareil. On a une adresse et ça s'appelle un IP. Et l'IP du Ulrich ne va pas du tout parce qu'il ne se situe pas aux États-Unis. Et ce situe en France. En banlieue parisienne. Je vais déjeuner avec Benjamin, qui est le propriétaire du site en question et un ami Olivier. Et je vois bien qu'il n'y a quelque chose qui ne va pas quand j'arrive. Benjamin me dit qu'il a quelque chose à me dire. Et je sais tout de suite de quoi il s'agit. Je le regarde et je lui dis, tu vas me dire que Ulrich n'existe pas. D'ailleurs, je remonte dans le temps. En 2009, quand on s'en rencontre tous, Ulrich Benjamin Olivier, moi et des autres. La grande blague surtout chez Benjamin et chez Ulrich, c'est de dire que Ulrich n'existe pas. Ulrich n'est pas ce qu'il estime que ce gars est trop plus grand que la vie. Et qu'il achète pas. Comme il me dirait, il ne suspend pas sa crédurité. C'est ce que j'avais expliqué un peu tout à l'heure, c'est tout. Benjamin a cherché partout sur internet. Ulrich pour Ulrich n'existe pas, c'est quelqu'un d'autre. Et au fur et à mesure des années, c'est devenu un running gag. Et ça nous est beaucoup rire. Vous exagerez les meigmes. C'était n'importe quoi. C'était débile ce que vous racontez, ça ne tient pas la route. J'en ai parlé à Ulrich un jour, on a beaucoup réglé là-dessus. Benjamin est Olivier, parce que tu n'existe pas. Les connes, on en a parlé. Et là, c'est déjeuner. Il y a eu quelque chose dans le regard Olivier, dans la tête de Benjamin, où j'ai compris que la pésentrie s'arrêtait. Benjamin explique qu'il a demandé à son frère qui est responsable de mettre un traceur, et qu'il s'est aperçu que l'IP du Ulrich n'est pas du tout américain, mais banlieuse arde parisienne. Et j'entends ce qu'il me dit, que c'est étrange. Et du coup, on échange. Et je peux pas laisser comme l'être mortin. Donc, je propose de contacter Ulrich et de lui demander son numéro de téléphone. Souza un prétexte quelconque. Et que j'ai vraiment besoin de lui parler. Donc, je rentre chez moi pour demander numéro de téléphone du Ulrich. Et je crois vraiment qu'il va me donner un numéro de téléphone. Je pense que je bascule d'un état à un autre. Et je me connecte sur chat, il est là. Bonjour, bonjour, ça va, machin. J'ai besoin de te parler par téléphone, c'est urgent, filme-moi ton numéro. Et la réponse, c'est un nom catégorique. Et il me précise même que même Valérie ne la part. Et là, j'ai dit, enfin j'ai écrit, quelque chose qui disait, là, je crois que c'est mort. Enfin, quelque chose, des mots avec fin dedans. F-I-N. Mais il y a encore, en moins, un doute. C'est-à-dire que ça devient plausible que le Ulrich n'existe pas, mais toujours pas certain. Certains. J'explicoz aux autres qui n'y aura pas de numéro de téléphone. La chose est enterrignée pour eux. M'injamais un prompt contact avec Ulrich. Et je reçois un mail de Valérie. Il me dit que Ulrich n'existe pas, et que c'était là. Valérie est la fameuse amie du Ulrich avec qui je suis allé boire un verre quelque temps par avant. Valérie le connait depuis très longtemps, elle a connu à sa période de punk. Elle connait sa femme. Ils ont écrit ensemble, ils ont eu des blogs ensemble. C'est une amie chère à son cœur et bon amalent en 2012. Avec Valérie, on commençait à échanger sur les réseaux sociaux, les marrantes. On se reconnait mutuellement comme amie du Ulrich, donc je crois que ça fait le pont entre nous. Elle le connait très très bien. Parfois, comme on échange sur les réseaux sociaux, parfois ça déborde un peu sur chat. Du coup, je me rappelle que certaines fois quand je m'en gueule avec Ulrich, je me disais qu'il lui prend, je comprends. Il y a quand même 2-3 trucs qui commencent à m'agacer. Pourquoi il va pas chez le psy? Pourquoi il a cette espèce de colère en permanence? Parce que je pensais qu'il s'apaiserait et il ne s'apaisait pas. Pourtant, il a quatre gosses, il est dans la maison qui veut qu'il se passe. Pourquoi il est encore en colère? Je pense que Valérie, je rentre à l'interaction aussi avec elle, parce qu'il y a des choses que je ne comprends pas. Ça se fait comme ça, parce qu'elle, au moins, elle a écrit, elle le connait. Elle a vu évoluer, elle l'a connu, avant son mariage. Elle me dit, il est comme ça, il a toujours été comme ça. Et puis, ce ne sont pas des échanges très poussés. Je pose quelques questions, mais très rapidement, je me rends compte qu'elle ne va pas pouvoir me donner les clips que je veux. Ça reste très superficiel, mais elle est sympa. Donc, en juillet 2012, quelque chose comme ça, il fait beau. On décide d'aller boire un verre. Je suis très curieuse de savoir à quoi elle ressemble. Aodéon, c'est l'été, il fait beau. Valérie ne ressemble pas à ce que je pensais. Elle est plutôt calconque. Elle est petite, brune, échocourt. Elle ne dégâche pas, elle n'a pas le carisme du Lyric. Mais évidemment, le sujet principal de notre conversation sera Lyric puisque c'est notre dénominateur commun. Je pose plein de questions sur sa jeunesse. Elle me parle de sa rencontre avec Candice. Comment il était jeune et difficulté qu'il a rencontré, puisque c'est un ancien toxico, et c'est sa femme qu'il en a sorti. Candice est sa femme. La relation qu'il a avec sa femme est extrêmement forte, puisqu'elle est restée, malgré toutes ses conneries. En tout cas, Valérie, on parle très très bien. Et c'est un mariage qui est fondé. Il faut forcément, quand on construit un couple sur ces bases-là, ça donne un tampo particulier, puisqu'elle le sauve. Valérie a toujours été très importante pour lui, c'est son ami, elle l'a aidé, elle connaît plein de détails, elle connaît sa famille française, elle connaît sa mère, elle connaît sa soeur. Et on échange comme ça, 12 mières d'anecdote. On se fout beaucoup de la gueule du Lyric aussi. On prend quelques fourrires. Son caractère de cochon, sa façon de réagir, par moment, son côté soupolé. Si peut grimper dans les tours à une vitesse absolument stupéfiante, ça nous fait beaucoup rire. C'est une complicité de personnes qui ont un ami en commun, mais pas plus. Parce que Valérie aussi gentil et agréable qu'elle soit, ne m'intéresse pas beaucoup. Je la trouve sympa, mais bon, j'ai pas ce coup de cœur que je peux avoir vers les gens, quelque soit leur sexe, il n'y a pas d'élan. Pour Valérie, c'est pas simple. Elle a retrouvé du boulot il n'y a pas longtemps. Elle est un peu payée au lance-piaire et elle vit dans un petit studio. Elle a le même âge que nous. Donc bon, normalement, elle s'approche dangereusement de la quarantaine. Elle est seule, c'est libétaire, sans enfants. Ça n'a pas l'air d'être la joie. Enfin, ça n'a pas l'air d'être facile pour elle tous les jours. Il y a un fond de tristesse, dans tout ça. Il y a une mélancolie. On doit rester deux heures ensemble et vers 20 heures, on se sépare en se promettant de rebouir un verre. J'ai pas spécialement envie de l'arvoir. En fait, je m'en fout quoi. Quelque chose de vide et quelque chose de gris chez cette personne. C'est un cipi d'elle manque de caractère. C'est le jour à la nuit entre Valérie Ulrich. Elle a rien à voir avec Ulrich et elle a rien à voir avec moi. Ulrich n'existe pas parce que c'est Valérie. Je crois que je me suis glacée tellement c'était horrible. Je crois pas que j'ai pleuré, parce que là, maintenant 3 ans après, j'arriverai à pleurer, peut-être. Oui, je me suis au bord de pleurer en fait. Je sais pas, j'ai eu un ami imaginaire à 40 ans passés. Je sais pas si on. Oui, j'ai eu un genre d' ami imaginaire pendant 3 ans. J'ai parlé quotidiennement avec quelqu'un qui n'existe pas. Une créature, une création totale. Une création littéraire qui a été inventée bien avant mon arrivée, puisqu'en fait, on est en 2013. Je pense que les premiers blocs du Ulrich, c'est 2003, 2004, ça fait 10 ans que ce personnage se balade dans la blogosphere music et sur Internet. 10 ans. Est-ce qu'on se rend compte de l'endurance qu'il faut avoir pour tenir un personnage comme ça d'une main ferme? Enfin, je n'ai rien. Biographie, enfance, grand-mère, femme, enfant, métier, déménagement, inclut. Elle a été allée chercher des jumos dans la biographie. Elle racontait l'ennemi difficile avec les jumos. Le truc, en fait, c'est que quand je lis ce mail, c'est très cinématographique. Je repars en arrière. Et je fais des espèces de flèches. Ça, c'est pas vrai. Je suis littéralement à bout de souffle. Je remonte la toute la biographie. Il n'y a pas de preuve de filo. Il n'y a pas de grand-mère irlandaise. Il n'y a pas de toxicoménie. Il n'y a ni eliote. Ni matisse, ni Owen, ni Isabel. Il n'y a pas de maison à Seattle. Et en fait, là où c'est très, très fort. C'est que Ulrich a habité en Irlande tant qu'elle était au chômage. Et elle a démfait le déménagement à Seattle. Parce qu'elle ne pouvait plus être trop disponible dans la journée et pour cause à la vertrouille du travail. Et donc, le déménagement expliquait la non-disponibilité en journée du Ulrich. C'était parfait. C'était maquavélique. Rien à dire. Vraiment. [Musique] Elle me répond qu'elle respectera ma décision évidemment. Ulrich était un jeu au départ. En tout cas, c'est ce qu'elle me dit. En avatars, elle se mariait. Et puis le temps a passé. Puis cette créature de fun et devenue en vaïcente, monstrueuse. Je pense que le problème, c'est que Ulrich a eu plus de succès qu'elle. C'est laissé complètement dépasser. Et que c'est devenu effectivement une forme de drogue. J'imagine que sa vie était pas simple. Quand on est au chômage, je n'ai jamais simple. Elle a laissé continuer. Elle s'est laissée complètement dévorée par sa propre créature. C'est peut-être pour ça que je l'ai trouvé vite. Finalement, elle remplissait tellement Ulrich de détails, de choses super intéressantes, de cultures. Que forcément Valérie, son auteur, semblait fadat à sa côté. Je crois que je lui ai dit qu'elle était plus à pleindre. Il y avait de la compassion, je crois. Mais que c'était une malade et que je ne voulais plus jamais la revoir. Je crois que ça m'a traumatisé en fait le mot c'est ça. Parce que derrière, j'ai pu laisser entre personnes. Et puis surtout, ce que ça te dit de moi, ma capacité d'ennuie, la honte. Comment une adulte d'industinant responsable, qui s'estime intelligente, a pu tomber dans un panneau pareil et que ça dure aussi longtemps. Parce que vraiment, ce qui est fou dans ce soir, c'est le temps. C'est un nombre d'années. J'ai été capable de laisser courir, de ne pas écouter les autres. Parce que si Ulrich a duré aussi longtemps, c'est ma foi en lui qui lui a permis de survivre aussi longtemps, je pense. Il aurait disparoie avant si j'avais pas été là. Et je crois vraiment que j'ai une imagination débordante, j'ai une capacité à rêver absolue et que ça m'allait assez bien cette histoire littéraire, où tout était mot. Et quand il n'y avait pas de mot, il n'y avait que l'imagination. J'ai adoré ce truc-là. [Musique] Cette histoire était signée Alexandre Manuel et Mercia Cride, qui nous l'a fait parvenir. La musique était de Paulin Tomson et le tout mixé par Jean-Baptiste Bonnet. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Squarespace offers tools for creating a visually appealing and user-friendly website with features like online stores.
Sophie's favorite episode of the podcast "Transfert" revolves around a story of online friendship and modern loneliness.
The relationship between Sophie and Ulrich develops through online interactions, writing collaborations, and personal support.
Over time, signs emerge that Ulrich's identity may not be as he presented it, leading to a revelation during a lunch meeting.
Summary:
Squarespace provides comprehensive tools for website creation, including online store features. Sophie's favorite podcast episode delves into themes of online relationships and modern isolation. Her bond with Ulrich deepens through shared writing projects and emotional support.
However, suspicions arise regarding Ulrich's true identity, eventually culminating in a revelation during a lunch meeting where it is discovered that Ulrich may not be who he claimed to be.
FAQs
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