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Trop coincée, trop exigeante, trop prude

27m 58s

Trop coincée, trop exigeante, trop prude

Aline Laurent Malat raconte son parcours personnel et intellectuel autour de la sexualité, en partant d’une série appelée « Frifle des ailleurs » qui a suscité un vaste débat sur la place du sexe dans la société et les relations amoureuses. Elle explique que, malgré une évolution des mentalités, la sexualité reste mal comprise, avec des stéréotypes persistants sur l’attraction, le désir et le rapport sexuel. Elle souligne que le terme d’asexuel est souvent mal défini et que les médias ignorent les violences et discriminations vécues par ces personnes. Aline a pris des initiatives pour préserver et diffuser sa série sur son propre podcast, en dénonçant la perte de son écosystème numérique. Son histoire personnelle, marquée par une absence de désir sexuel ou romantique, montre que l’amour peut exister sans sexe, et que la valeur humaine ne dépend pas de la conformité aux normes patriarcales. Elle critique la pression sociale qui pousse les individus à s’engager dans des relations sexuelles, et souligne que la sexualité est un droit de passage, mais pas une exigence. Enfin, elle défend la diversité des expériences sexuelles et émotionnelles, en affirmant que chaque forme de sexualité est valide, libre et belle, et que l’humain peut trouver du sens sans se conformer aux modèles traditionnels.

Transcription

4577 Words, 25755 Characters

French
♪ ♪ ♪ - Bonjour, c'est Aline Laurent Malat. ♪ ♪ ♪ ♪ - Fin 2021, j'ai sorti avec paradisomedia, la série "Frifle des ailleurs". Comment la sexualité m'a libéré? Et ça a été un véritable tourbillon. ♪ ♪ ♪ - Vous avez été très nombreux et nombreuses à écouter cette série. J'ai reçu remerciement de personnes de 15 à 65 ans. Les médias s'en sont parés et ça a même ouvert une discussion sur la place du sexe dans notre société et dans le couple. "Frifle des ailleurs" a même fait la couve de télé-raman. Et j'étais invité à jouer mon propre rôle dans une série que j'adore, scame. Je vous recommande vraiment la saison des diala sexualité. Bref, c'était complètement donne. Trois ans plus tard, les mentalités ont changé. Les sondages montrent que de moins ou moins de personnes se force à avoir des rapports sexuels que de plus en plus savent que le sexe n'est pas le ciment du couple. Et qu'un en grandissant de personnes se reconnaissent dans la définition de la sexualité. Le fait de ressentir peut ou pas d'attraction sexuelle. Selon l'effort, c'est même 10% des moins de 50 ans. ♪ ♪ ♪ Mais la réalité, c'est que la sexualité et la sexualité sont toujours mal compris par l'écrasant de majorité de la population. Que les gens mélangent toujours désire attraction et pratique sexuelle. Que le terme asexuel a été ajouté à de nombreux dictionnaires mais avec des définitions incorrectes. Quant au média, ils refusent toujours mes propositions d'enquête sur les violences et discriminations vécues par les personnes asexuelles. Pourtant, j'en ai des choses à dire. Et ça ne risque pas de s'arranger, vu que nous vivons une sacrée période de backlash. Trois ans après ça sorti, je crois donc qu'on a toujours autant besoin de friframes des ailleurs pour développer une meilleure compréhension de la sexualité et du couple des sentiments et d'énormes. Et rappeler que chaque sexualité est différente, valide et belle. Et que notre valeur en tant que personne ne dépend absolument pas de notre conformité aux modèles patriaricales. ♪ ♪ ♪ Alors cet hiver, quand j'ai appris que friframes des ailleurs allait probablement disparaître, suite à la faillie du studio avec qui je l'avais développé, j'ai tout fait pour en récupérer les droits, la diffuser sur mon propre podcast et m'assurer qu'elle reste en ligne aussi longtemps que nécessaire. Aujourd'hui, c'est chose faite, vous écoutez actuellement friframes des ailleurs sur un podcast dédié indépendant. D'ailleurs, puisque j'y pense, en changeant de podcast, friframes des ailleurs a perdu toutes ces belles étoiles et commentaires. Donc si vous trouvez cette série importante, filer l'umette des étoiles sur vos appels de podcast ça aide vraiment. Bon, ça y est, je crois que je vous étou dis place à l'épisode. ♪ ♪ ♪ J'ai imaginé mille fois me conner contre un garçon dans la rue et vivre une histoire d'amour magnifique. À chaque départ de vacances, j'ai rêvé de rencontrer quelqu'un dans le train. ♪ ♪ ♪ ♪ Je voulais vivre sur la route comme Bonnie et Clyde, être dans un ménage à trois à la juillet gym. J'avais envie d'une vie de hippie, une vie des familles libérées, avec des partenaires sexuelles quatre coins du monde et des aventures intensées unique. Mais vraiment hors de question de voir petit, je me disais que c'était pas faite pour un amour banal. ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, j'ai 34 ans et j'ai jamais été amoureuse. Pas une seule fois, même pas quelques jours. Ma vie a été sans romance. Et je m'en porte très bien. Plus tôt qu'un ou une partenaire romantique. J'ai de super amis, une famille d'enfer et bientôt lui. ♪ ♪ ♪ Ça, c'est mon futur bébé. En septembre, trace à une banque de sperme d'anoisse, je serai plus une célibataire, mais un parent célibataire. ♪ ♪ ♪ À moi, les couches, les couleurs, la caffes, et surtout les petits pieds de bébé tout mignon. Bonjour et bienvenue à la question familiale. De votre don d'attente est estimée à plus de 10 minutes. ♪ ♪ ♪ ♪ Je sais pas toujours être aussi panneux dans mon célibat. Pendant une grosse décennie, je me suis demandé pourquoi personne me plaisait. Je me suis dit que j'étais normal que quelque chose était cassé en moi. Et surtout, j'ai eu peur de finir ça les malheureuses. ♪ ♪ ♪ Et puis j'ai découvert la sexualité. ♪ ♪ ♪ ♪ A sexualité, orientation sexuelle, des personnes qui ne ressemblent pas ou peuvent attirer en sexuel pour retruire. ♪ ♪ ♪ Progrès sivant, j'ai commencé à poser un autre regard sur ma vie. ♪ ♪ ♪ Je me suis demandé ce que t'es le désir sexuel. Et si c'était vraiment grave que j'en ressente pour personne. Je me suis demandé si je pouvais être en coupe sans désirer ma ou mon partenaire. Et puis, pourquoi je vous l'as tout pris être en couple? C'est là que j'ai commencé à m'intéresser à la romantisme. ♪ ♪ ♪ ♪ A romantisme, orientation romantique, des personnes qui ne ressemblent pas ou peuvent attirer en se romantique pour retruire. ♪ ♪ ♪ ♪ Et là, je me suis posé de nouvelles questions. Comment on tombe amoureuses? C'est quoi le sentiment romantique? ♪ ♪ ♪ ♪ J'ai posé des questions à mes amis. J'ai écouté des témoignages, j'ai lu des études. Et j'ai essayé de mettre des mots sur ce que je vivais. ♪ ♪ ♪ ♪ Je suis allé voir des sociologues, des militants, des historiennes, des sexologues, des linguistes et j'en passe. ♪ ♪ ♪ ♪ Dans ce podcast, je vais vous raconter mon parcours et mes découvertes. Comment j'ai réalisé que malgré tous mes efforts, j'arriverai pas être attiré par quelqu'un, sexuellement ou romantiquement. Que j'ai ni refouler un traumatisme ni des problèmes normaux. Que la pétit vient pas toujours en mangeant. Et surtout, j'ai pas à me forcer. Que je peux éteindre Tinder, OKCupid et Bumble, et remplacer la rencontre fourrie par des soirées ciné. ♪ ♪ ♪ ♪ Je vais vous raconter à quel point c'était difficile de réaliser et comprendre que j'étais à sexual et à romantique. Surtout dans une société qui ne parle que de ça. Et comment ça a remis en question ma vision du bonheur, de la métier et de la famille? ♪ ♪ ♪ Ce podcast, il est bien sûr pour les personnes à sexual et à romantique, pour pas qu'elle souffre comme moi j'ai souffert. Mais il aussi pour les autres. Parce que oui. Mon histoire est très spécifique. Mais elle aussi a bien des égards universales. C'est celle de l'argentction aux couples, aux coïtes et à la libération sexuelle. Celle l'a rapport sexuelle pour faire plaisir et des compromis au sein du couple. Celle des relations sans romance et des romances sans sexe. ♪ ♪ ♪ Je n'ai pas trouvé la réponse à toutes mes questions. Mais le simple fait de me l'ai posé m'a permis d'imaginer un monde nouveau. Un monde dans lequel on pourrait vivre avec mon invention et plus de liberté. ♪ ♪ ♪ Je suis Aline Mayard et vous écoutez "Free from desire". ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ *musique* Pour moi ce au collège que tout a changé. En septembre 98, j'entends en sixième. Je suis à la fois excité et un peu effrayé. Tout est différent de la primaire. Le pré haut immense, le collège ressemble à une salle de bain avec ses murs recouvertes de carlages. Les profs fondaires sévères et connaissent même pas nos prénoms. Je connais pas un dixième des élèves de ma classe. Il y a des grands partout. Heureusement, même si on n'est pas dans la même classe, je retrouve mes copines de primaire. Celle avait qui j'avais l'habitude de faire décorer sur les Spice Gears, d'échanger des tâmes de collection ou de gagner aux compêtes délastiques. Mais même ça, ça a changé pendant été. *musique* À la récré maintenant, mes amis des brits font loin en larges de sonnes. Une nouvelle série américaine sur des ados qui passent leur temps à se déclarer leur amour et à sangler. Elle vaut un culte à l'hôneur de DiCaprio, la star de Titanic, et elle parle des garçons de la classe qui leur plaisent. Elle s'écrit leur nom dans leur cahier en tourée de cœur. Elle fasse des heures à chujotter des stratégies pour se rapprocher de eux. Et des quartiers que le moindre geste qui dirait leur intérêt poil. C'est comme si tout a cool et à l'agre l'avait changé sans qu'on prévienne. Quand j'ai commencé ce podcast, je suis allé rencontrer Gabriel Richard, une sociologue du genre qui a écrit le livre Étero L'école. J'avais envie de comprendre pourquoi déconrente au collège. Les histoires d'amoureux et d'amoureuses deviennent si importantes. A un certain âge, il devient important de faire la démonstration aux yeux de ses paire, qu'on est capable de vivre des attirances qui soient romantiques et plus tard, qu'ils soient d'ordre sexuel. Donc on est dans un jeu de pratiquement de la prétention, c'est-à-dire que pour être considéré comme plus vieux, comme étant un adot, comme étant mature, comme ayant fait ses preuves, on va faire des démonstrations auprès d'autres rues. Ça peut être tout ce qui est Rumeur à l'école élémentaire au collège, même où l'ici c'est-à-dire que personne trouve, elle trouve personne beau, belle, etc. Il paraît que souvent entre groupes de pares, on va être fascinés par des personnels publics, des acteurs, des actrices. On va découper des photos. On va se remonter parfois des fanfiction, on va se dire. Qui tu m'arrirais entre tel acteur et tel acteur, etc. Donc on est dans l'ordre de la population heterosexuelle, - Qui a coûté? - Qui a coûté? une grande place dans les échanges et qui participent de la cohésion du groupe. Comme j'arrive pas à jouer ce jeu, je suis vite relégué au rendez-pas-cool. C'est la qui on parle en classe, mais jamais dans les couloirs. Mes copines à l'advienne populaire, elles plaisent quoi. J'imagine que c'est parce qu'elles font plein de trucs de femmes. Elles se mettent à porter des soutiens gorge, à s'éplier des jambes et à porter du vernis. Et puis elles agissent différemment aussi. Elles essayent d'attirer la tension des garçons en les regardant jouer au foot et en rigolant à leur blague. Les personnes qui sont les plus populaires, en haut de la pyramide adolescentes, ce sont des personnes qui sont les mieux à même d'être de démontrer leur intérêt pour l'étéro-sexualité. J'arrive pas à comprendre ce qu'il y a d'intéressants à regarder les garçons. Je préfère dessiner des vêtements dans mon carnet et lire Harry Potter. C'est une super saga qui vient de sortir. Sur un garçon de pas comme les autres qui trouvent sa place nulle part. On vivait dans sa placard. En tout cas, Harry avait toujours été petit et maigre pour son âge. Il paraissait d'autant plus petit et maigre qu'elle était obligée de porter les vieux vêtements de teudler qui étaient à peu près quatre fois plus gros que lui. Harry avait un visage mince. On fait des remarques parce que je ne porte pas de soutien gorge. Alors que j'aime même pas de ça. Du coup pour avoir la pêche me met à emporter. Pour le reste, l'épilation et tout ça, je suis pas prête. Pourtant, moi aussi, j'en viais qu'on me trouve coulé minienne. Dans les films américains, on a fait croire qu'il suffit d'en laisser l'unite, de mettre du maquillage et de s'habiller avec des vêtements moulants pour devenir du jour au lendemain sexy et populaire, ou pour en d'attirer le regard du garçon de sa rêve. Mais en vrai, ça se passe pas comme ça. Quand j'en levais mes bagues et eu un sac harvé chapellier, je suis pas devenu la star du collège. Je suis restée une film églichée à mes plate qui s'intéressent aux éoliennes et à Simon Nebauer. Pour m'intégrer et être plus cool, je suis fini par changer un peu mon attitude et par m'intéresser au garçon. Je me mets à venter la beauté du princeail, trop sexy avec ses cheveux roues, à commenter les amoureux des filles de ma classe, et à me plaindre qu'aucun garçon me s'intéresse à moi. Je pense que je le faisais surtout pour faire comme tout le monde, pour avoir des choses à raconter aux filles populaires de la classe. C'est pas que je les aimez énormément, mais ça faisait du bien de plus être isolé, d'être intégré au conversation. Dans mon agenda, maintenant, quand on a un permanence, elle me laisse des mots. Elle s'écrive que ça va bientôt m'arriver, que je suis une fille super, que moi aussi je sortirai avec un garçon plus tard. Moi, je suis pas sûr d'en avoir envie. J'imagine pas vraiment en bras, c'est quelqu'un. Alors, sortir avec. J'ai l'impression d'être la seule à pas y penser. Tout le monde s'est mis à parler de roulage de palettes sexes. Quand on arrive le premier samedi du mois, il y a toujours un groupe qui essaye de voir le film de Canal Plus. Celui qui est diffusé en crypté très tard ce soir-là. Le lendit, toute la classe a droit au détail. Mais le vrai sujet préféré des garçons et des filles. C'est américain de paie. Cette comédie sur quatre potes prêts à tout pour perdre leur virginité avant d'entrer à la faque. Je l'ai vu avec des copines de classe. C'était la sortie de groupe à ne pas rater. Comme tout le monde, je connais les répliques par cœur. Je comprends pas pourquoi les personnages ont obsédé par le sexe, mais le film me fait vraiment rien. On est sûr que réussir. Ah, nous les parlons! Le fait d'on, notre plus tard, la chape! C'est bizarre de dire que moi aussi, un jour, j'aurai envie de perdre ma virginité. J'ai du mal à l'imaginer. Mais j'ai la certitude que ça va m'arriver. C'est un passage obligatoire. Le sexe, c'est un truc hyper important pour les adultes. La universe s'en tourne autour de ça. Des années plus tard, j'ai eu envie de comprendre pourquoi le sexe était omniprésent dans les programmes pour à d'autres l'époque. Je suis allé rencontrer Celia Sauvage. C'est une enseignant chercheuse et co-autrice du livre "Létine Moubise", qui est de la même génération que moi. À la fin des années 70, aux États-Unis, l'arrivée de la pandémie du CIDA, va totalement reconfigurer la représentation de la sexualité au cinéma. Ça va être une menace qui va très clairement planer et qui va expliquer toute la vague un peu répressive dans les années 80. La sexualité va progressément plus de tout être un enjeu des films pour Ado. Parce qu'il faut attendre très longtemps pour que aussi tout ça disparaisse la tête des gens et du coup, certainement aussi, des créateurs. Pour qu'on ait des nouvelles générations comme nous, pour qui on n'a pas vécu ça directement. Dans les années 90, la sexualité elle peut être repensée de façon moins menacente. Du coup, on peut se repermettre de relancer ce type de production qui, expécitement, vont parler de sexualité à l'écran. Avec American Pie, on retrouve une sorte de joie ou de façon totalement déconplexée de découvrir le sexe, la sexualité. Et finalement, plutôt une source de plaisir ou, en tout cas, de positivité pour les personnages, ça fait partie de l'archnatif des personnages pour le répanouissement presque. Et à même temps, la plupart du temps, le passage à l'acte, il est très tardif, il est très invisible. On ne voit jamais grand-chose. Et donc, finalement, c'est aussi un peu paradoxe. C'est vrai que même si les films et séries nous passentine avec le sexe, on ne voit jamais rien. Les personnages se tournent autour, sans bras, se carès, se déshabillent, et c'est tout. Fin de la scène, on passe au lendemain. Concretement, on est censés faire quoi. Je fais quoi avec ma langue, c'est quelqu'un m'embrasse. Les bags, ça va poser un problème. Ça va venir naturellement au lit. Le soir, parfois, pour comprendre un peu mieux de quoi on parle, j'écoute la radio. Dix-foules et ses potes répondent aux questions des auditeurs sur leur vie sexuelle. Je me pose une question, c'est à la fin de l'acte, au moment désaccueillé. Où est-ce que je peux lui accueillé? J'ai envie d'avoir des réponses pour être préparés au caout. Mais j'ai même pas de garçons en vue, c'est quand même la première étape. Et puis, il était entre ma quatrième et ma troisième. En colosses, ne bordent. Je vous jure que ça existe. Je rencontre enfin un garçon qui me plaît. Il s'appelle Édouard. Il est beau et on a plein de choses en commun. Il aime le snowboard, il va au musée, et il regarde la fume français. J'ai envie de me rapprocher de lui, qu'on passe du temps ensemble. C'est la première fois que je ressens ça. Mais je ne sais pas. Une copine est déjà amoureuse de lui. Il faut respecter le code d'honneur. Le soir de la boume, le monome demande pourquoi je pense pas. Alors, je vais parler d'Édouard et du code d'honneur. Et quelques minutes plus tard, je le vois parler de moi à Édouard. J'ai tellement envie qu'il m'invite à danser, mais il ne le fait pas. Je vais dans mon dort-toi. Je vais me cacher dans mon lit. Et pour la première fois de ma vie, je pleure à cause un garçon. J'ai le cœur brisé. Mais je suis heureuse. J'ai eu un coup de cœur. Dans ma tête, c'est le début de nouvelle époque, où j'aurai des amoureux et une vie pleine de rebondissements. En arrivant en lycée, je suis pleine d'espoir. Si j'en crois à peu près tout le monde, je vais vivre les plus belles années de ma vie. Ma première histoire d'amour, mes premières sorties en boîte, mes premiers concerts symparants, et bien sûr, ma première folie. J'ai un groupe d'amie que j'adore. Les filles populaires trouvent que je m'habillais bien. Et je feriais les gens de ma classe. Faut dire que j'adore faire des blagues de cul. Je trouve le rapport des gens avec la sexualité fascinant. J'ai envie de comprendre pourquoi ils font ci et ça. Pourquoi ils cachent certaines choses et se vendent d'autres. Pour une grande curiosca, moi, c'est un mystère à résoudre. Mais dès qu'on dépasse la sexualité comme fait sociale, dès qu'on rentre dans la pratique les positions et tout le cheminubliques, j'décroche. Souvent pendant les conversations entre filles, je me mets à penser à autre chose. Et j'ai boli à les magazines féminins et regardé sexènes de citi. J'arrive pas à me rappeler ce que sont accueillés l'ingueuse ou une levrette. 8 positions sexuelles et ce qu'elles révèlent va être pratiques sexuelles et qui va pimenter vos parties de lendemain. Ça fait rire tout le monde, mais moi, ça m'énerve. Ce n'est pas que ça me gêne ou que ça me dégoute. C'est comme si mon cerveau voyait les infos et l'air tenait pas. Et c'est la même chose avec les garçons. Je fais des efforts. Je essaye de parler à des mecs en vacances, de danser avec lui en boîte de nuit, mais décarrives le moment du baiser, je gêle. Le pire s'est été avec David. J'étais en première et David était un garçon de terminal avec qui je m'entendais bien, de terminal. Depuis des mois, je faisais exprès de rester éveillés pour parler de rock et de film sur la mécenne de soire avec lui. J'espérais bien qu'il se passe quelque chose. Un soir, après un ciné entre potes, il me raconte à une chez moi. Et comme dans les films américains, il m'embrasse. Je ne sais plus trop ce que je pensais de se baiser, mais je me rappelle que j'étais hyper fier qu'un mec et vu envie de m'embrasser. Nous en plus que j'avais du ketchup plein de t-shirts. Le lendemain, on se revoit, et il me prépare un déjeuner au chandel en s'accuséne. Menu, corps d'on bleu. Malgré toutes ces attentions, je me sens mal à l'aise. Pas à cause de lui, c'est juste. Je ne sais pas quoi faire de mon corps. Je me dis que je dois faire des trucs de couple. Oui, tenir la main, l'embrasser, mais rien vient naturellement. Je suis tout droite comme. comme un piquet. On se revoit le lendemain et le sur le lendemain. Et je trouve ça toujours aussi étrange. Après ça, plus nouvelle. Quelques semaines plus tard, une amie me dit qu'il m'a plaqué. Parce que je savais pas m'y prendre. J'ai peur d'être entré dans un cercle vicieux du retard que chaque année, mon manque d'expérience devienne de plus en plus repoussant. Ah non, mais attends, je t'ai pas dit! Tu vois, Aline? Elle a jamais eu de mecs. Tu décades. Elle a jamais embrassé de mecs. Et ou quoi que ce soit. T'as rien dû te voir! Pourtant, je suis pas la seule. Plein de copines n'ont jamais embrassé personne. Pourquoi je me mets une telle pression? Bon, souvent, elles sont des amoureux, ou au moins des coups de cœur. Et moi? Mais à depuis, il doit c'est le calme plat. On ne peut pas vraiment dire que j'étais amoureuse de David. Et puis je crois que c'est aussi parce que j'ai pas l'habitude d'être dans les dernières. Depuis toujours, j'étais en avance sur mon âge. Et maintenant, mon seulement, je suis la dernière, à connaître un sujet. Mais en plus, les autres se moquent de moi à cause de ça. C'est en discutant avec Angela Chen, l'autrice du livre. Ace, what a sexuality reverse about desire society and the meaning of sex? Que j'ai compris pourquoi ça me dérangeait autant. Sexuality is a right of passage in so many movies and books. La sexualité est un rythme de passage en tellement de films et de livres, etc. On est considéré comme un enfant tant qu'on n'est pas capable de comprendre, de faire l'expérience de la sexualité. Et c'est par la sexualité que l'on devient adulte. Je pense aussi que c'est pour ça que tant de gens au-delà de se sentir aligné peuvent se sentir infantilisé, avoir l'impression de ne pas être un adulte à part entière, de pas être une vraie personne. Parce que les gens pensent qu'ils ne peuvent pas comprendre ce que, entre guillemets, les vraies adultes font. Quand je quitte le lycée, alors que j'ente dans l'âge adulte, ce sentiment d'être pris pour une gamine empire. Quand les gens découvrent que je suis vierge, j'ai plus le droit à de gentil taïkinaï, madre la cédération presque. Surtout en écoles le commerce. Quand j'arrive à l'édèque, c'est comme si j'entrais dans un quiz sexo grandeur nature. À ce moment-là, on est plus à la période de l'apprentissage sexuel. Les gens ne demandent plus, est-ce que tu l'as fait? Mais à quelle fréquence, avec qui? Ou comment, quelle position, à combien? Je me sens plus en retard, je suis en retard. Quand je réponds que je l'ai jamais fait, on regarde comme une bête de foire. Parfois après ça, les gens arrêtent de me parler. Me disent que finalement, il n'y a plus de place dans leur groupe de travail ou qu'il n'y a plus de place dans leur aso. Pour enger la chaîne, il y a dans nos sociétés occidentales une contrainte à la sexualité. La contrainte à la sexualité, c'est l'idée selon laquelle toutes les personnes normales et en bonne santé et prouvent de la tirant sexuelle. Et ça s'appuie sur l'idée de la contrainte à l'éthérosexualité. Un concept théorisé par Adrian Rich. Ces deux idées montrent qu'on nous apprend que l'éthérosexualité ou la sexualité, tout pour son naturel est normal. C'est comme ça que nous sommes censés être. Nous devrions tous et toutes être comme ça. Si on ne l'est pas, alors il y a un problème. Il y a quelque chose qui a besoin d'être réparé. Alors que si vous disiez, je n'aime pas les films. Je ne sais pas, je n'aime pas les livres. Je n'aime pas lire. Il y a tellement d'autres choses qui peuvent ne pas vous intéresser. Les gens diraient juste que c'est votre préférence. C'est qui vous êtes, c'est moralement neutre. Il n'y a aucun problème. À l'époque, en stage ou pendant mes petits boulots. Quand les gens apprennent que je suis célibataire ou vierge, et qu'ils ne m'esclut pas, ils me proposent des conseils que j'ai jamais demandé. Ils arrivent à être très exégiants. Mais on va essayer et tu vas voir. C'est comme l'alcool, faut se forcer un peu au début. Tu t'es un fou d'être amoureuse pour ta première fois. T'as quel faire avec quelqu'un que tu connais pas? Vraiment, j'imagine pas vivre sans sexe. On me conseille à la fois de me masturber, de prendre le premier avenu, ou de trouver un mec gentil. Mais pourquoi être tant de gens, mon envie que j'ai une vie sexuelle? Il speaks to how much I can carry you in security. People of every orientation. Ça montre à quel point les gens sont mal à l'aise. Ce sont vulnérables quand il s'agit de leur sexualité. Quelque soit leur orientation. Parce que si vous vous sentez bien dans votre sexualité, ce que quelqu'un d'autre décide de faire, ça n'a pas vraiment d'importance. Je suis sûr que ces gens qui me donnaient des conseils avaient de bonnes intentions. D'ailleurs, Angela Chen pense que pour beaucoup, surtout quand il s'agit de femmes, c'est une sorte de solidarité d'entraide. On fait beaucoup de sentir d'honte aux gens au sujet de leur sexualité. Particulièrement pour les femmes. On est montré du doigt. Et nos sexualités sont contrôlées. Du coup, on peut avoir besoin de temps, des forts, de travail pour être vraiment en phase avec nos sexualités. Par exemple, quand quelqu'un dit, je ne suis pas attiré sexuellement par les gens. Ça peut être facile de dire, c'était aussi le cas pour moi. Mais j'ai fait X, Y et Z. Et maintenant, je ne suis plus comme ça. Donc parfois, je pense que ça peut partir d'une bonne intention. Mais c'est pas parce que c'est ton expérience que c'est valable pour tout le monde. À l'époque, je me dis que ces personnes doivent avoir raison. Que je peux pas passer à côté du sexe, que je vais m'ouvrer aux autres, baisser mes exigences. Si ça a marché pour elles, ça marchera pour moi. Et comme tout le monde, je prendrai mon pied. C'est comme ça qu'en juin 2010, je décide de passer à l'action. Dans un an, je vais devoir trouver un glow. D'ici là, j'ai envie de m'éclater. Mon plan. Trois mois de voyage en solo, de Montréal à Cuba. À moi, le sexe est les grandes histoires d'amour. La suite dans le prochain épisode. En attendant, si vous aimez fri de promes 10 ailleurs, filez l'humette 5 étoiles. Avec un commentaire élogueux, c'est encore mieux. Ça aide vraiment. Vous pouvez même partager cette série en anglais. Une version anglophone multiplimée aux États-Unis est disponible sur ce même podcast. Et pour continuer la réflexion sur le groupe, l'attraction et l'amour, je vous recommande aussi mon essai post-romantique comme en moins de romances pour sauver l'amour, aux éditions, la test. À tout de suite pour le prochain épisode.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Aline Laurent Malat a créé la série « Frifle des ailleurs » qui a suscité un élan de discussion sur la sexualité, la diversité des orientations et la place du sexe dans les couples.
  2. Elle observe que, malgré une évolution des mentalités, la sexualité reste mal comprise par la majorité, avec des confusions entre désir, attraction et pratique sexuelle.
  3. Le terme d’asexuel est souvent mal défini dans les dictionnaires et les médias refusent d’aborder les violences et discriminations vécues par les personnes asexuelles.
  4. Aline a réussi à sauver et diffuser indépendamment la série « Frifle des ailleurs » après la faillite de son studio, en la plaçant sur son podcast.
  5. Son parcours personnel montre qu’elle n’a jamais été attirée sexuellement ou romantiquement, ce qui a permis de réfléchir à la liberté de choix et au sens de l’amour sans sexe ou désir.
  6. Elle souligne que la sexualité est un droit de passage social, mais que ce modèle patriarcal suppose que tout le monde doit avoir des rapports sexuels.
  7. L’absence de représentations authentiques dans les médias et l’insécurité autour de la sexualité ont contribué à l’isolement et à la pression sociale chez les personnes non désirantes.
  8. Elle défend la validité de toutes les formes de sexualité, en insistant sur la diversité des expériences et la dignité de chaque personne, sans dépendance aux normes traditionnelles.

Summary:

Aline Laurent Malat raconte son parcours personnel et intellectuel autour de la sexualité, en partant d’une série appelée « Frifle des ailleurs » qui a suscité un vaste débat sur la place du sexe dans la société et les relations amoureuses. Elle explique que, malgré une évolution des mentalités, la sexualité reste mal comprise, avec des stéréotypes persistants sur l’attraction, le désir et le rapport sexuel. Elle souligne que le terme d’asexuel est souvent mal défini et que les médias ignorent les violences et discriminations vécues par ces personnes.

Aline a pris des initiatives pour préserver et diffuser sa série sur son propre podcast, en dénonçant la perte de son écosystème numérique. Son histoire personnelle, marquée par une absence de désir sexuel ou romantique, montre que l’amour peut exister sans sexe, et que la valeur humaine ne dépend pas de la conformité aux normes patriarcales. Elle critique la pression sociale qui pousse les individus à s’engager dans des relations sexuelles, et souligne que la sexualité est un droit de passage, mais pas une exigence.

Enfin, elle défend la diversité des expériences sexuelles et émotionnelles, en affirmant que chaque forme de sexualité est valide, libre et belle, et que l’humain peut trouver du sens sans se conformer aux modèles traditionnels.

FAQs

Ce podcast raconte l'histoire d'Aline qui, après des années de célibat, explore ses sentiments de désir et de romanticité, et découvre que la sexualité et l'amour peuvent exister sans être obligatoires.

Elle pense que la majorité de la population confond désire, attraction et pratique sexuelle, et que les termes comme "asexe" sont souvent mal définis dans les dictionnaires.

La sexualité est souvent mal comprise et stéréotypée, avec une pression sociale forte pour que tout le monde soit attiré sexuellement, ce qui peut entraîner de la honte et de l'isolement.

Elle a voulu préserver ce contenu essentiel sur la diversité des sexualités, et l'a déplacé sur son propre podcast pour qu'il reste accessible et vivant.

Son parcours reflète une réflexion sur la pression sociale, les stéréotypes de genre et l'impact de la sexualité sur la perception de l'âge, de la maturité et de la valeur humaine.

Elle explique que ces deux choses sont distinctes : on peut être attiré romantiquement sans avoir de désir sexuel, et vice versa.

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