Ce huitième épisode du balado « Retranche la violence » porte sur la concertation et la collaboration au sein des tables de concertation en violence conjugale et dans les projets de recherche partenariaux. Maude Dionne reçoit Céline Lalande, professeure en travail social, Mara Odette, directrice de la table de concertation en violence conjugale de Montréal, et Geneviève Dionne, directrice de la table de concertation en violence conjugale et agression à caractère sexuel de Laval.
Les invitées expliquent que les tables de concertation réunissent des acteurs intersectoriels — communautaire, institutionnel, justice, santé, éducation — afin de favoriser le partenariat et les échanges. La table de Montréal compte environ 61 membres, tandis que celle de Laval se distingue par un double mandat incluant la violence sexuelle. Céline Lalande présente le chantier 6 du projet Retranche, qui observe et soutient le partenariat de l’intérieur, ainsi qu’un guide de collaboration visant à gérer les rapports de pouvoir entre experts scientifiques, praticiens et de vécu.
Les principaux défis identifiés sont la stabilité des tables, les asymétries d’engagement, l’équilibre entre autonomie et interdépendance, et la difficulté d’aller au-delà du simple partage d’information. Les tensions entre milieux communautaires, institutionnels et bailleurs de fonds sont réelles, mais la confiance et les liens créés en présentiel permettent de les naviguer. La collaboration avec la recherche est perçue comme enrichissante, réduisant la distance entre théorie et terrain et nourrissant les pratiques.
0:16
Participant(e) 2
Bienvenue au balado retranche la violence.
Un balado qui a pour but de vulgariser les nouvelles connaissances issues du projet de recherche partenarial qui est nommé aussi retranche la violence retranche la violence, c'est un titre abrégé du projet de recherche sortir des violences intimes, familiales et structurelles à l'ère Post pandémique, donc des pratiques et politiques ancrées dans les expériences des personnes concernées.
0:37
À chaque épisode, nous allons recevoir des chercheurs et chercheuses, des experts et experts du terrain ou de vécu qui vont partager leurs connaissances et discuter des enjeux avec moi.
Tant que je me présente rapidement, je suis Maude dionne, je suis agente de liaison pour le projet de recherche et je vais être l'animatrice.
0:54
Participant(e) 3
De la série de Balado.
0:57
Participant(e) 2
Pour ce 8e épisode du balado retranche, j'accueille 3 invités, Céline Lalande, qui est professeur au département de travail social à l'université du Québec en Outaouais, Mara Odette, qui est directrice de la table de concertation en violence conjugale de Montréal, et Geneviève Dionne, qui est directrice de la table de concertation en violence conjugale et agression à caractère sexuel de Laval.
1:20
Nous allons discuter aujourd'hui de la concertation et la collaboration au sein des tables de concertation violences conjugales, mais aussi de.
De la collaboration et concertation dans des projets de recherche dont le partenariat retranche.
Puis pour débuter.
1:35
Mais j'aimerais vous laisser la parole.
D'abord aux tables de concertation avec nous, donc Mara et Geneviève, pour vous introduire, parler un petit peu de vous, mais aussi expliquer c'est quoi des tables de concertation en violence conjugale.
1:49
Participant(e) 4
Donc merci de nous avoir invité moi pour ma petite introduction personnelle, donc je suis tout nouvellement dans le milieu de violence conjugal, donc depuis 2 ans et demi à la table de concertation avant d'arriver à Montréal et en violence conjugale, j'étais dans le milieu de défense de droit pour les groupes en en transport adapté, donc la directrice de l'association.
2:11
On va voir pour le transport adapté.
Et j'ai été aussi sur multiples tables de concertation diverses au sein d'administration, donc dans les conseils d'administration, table de concertation en conditions féminines, table de concertation pour les années de Laval et aussi ça, à la Corporation de développement communautaire de Laval, donc vraiment dans la concertation, dans les échanges, dans du partenariat multiple.
2:32
Donc j'ai baigné là-dedans depuis plus de 12, 13 ans maintenant, donc je pense que ça a été un bon plongeon aussi vers vers mes racines, car je suis quand même une.
Les montréalaises de naissance, donc Montréal m'a rappelé.
2:48
Ça m'a fait plaisir de revenir.
Oui, donc pour étape de concertation.
Donc là, j'ai fini ma petite portion personnelle.
Donc, qu'est-ce qu'une table de concertation?
La mission de la table de concertation alliance conjugale de Montréal, c'est favoriser le partenariat, la coopération, le la communication, les échanges entre les différentes milieux, donc de travail, qui travaillent de près ou de loin en violence conjugale, donc autant des acteurs du secteur institutionnel.
3:15
De la recherche, de l'éducation, des groupes communautaires, des groupes de femmes.
Donc à Montréal, on est à peu près là.
On est rendu à 61 membres au sein de la table, donc on est vraiment un peu le pont des échanges, des discussions entre nos différents partenaires, donc membres de la table.
3:35
Participant(e) 2
Merci, c'est super intéressant.
Puis quel genre de membre vous avez juste pour me donner un petit portrait.
Tu sais, c'est plus des gens des milieux communautaires ou c'est réparti.
Avez-vous des des personnes des ministères ou.
3:48
Participant(e) 4
On a peu près 11 secteurs différents.
Donc oui, l'institution, comme je l'ai mentionné, des groupes communautaires, des centres de femmes, mais il y a quand même une proportion quand même vraiment bien diversifiée.
J'ai les 5 suces, bien entendu, les centres du service santé sociaux.
4:03
Dans les 5 à Montréal, j'ai 2 éducations, donc l'université Uqam udm.
Par contre, on a énormément de de groupes de maisons d'hébergement pour femmes, donc c'est sûr que c'est notre proportion un petit peu plus grande là au niveau du secteur.
4:19
Je travaille avec les victimes d'ambulance conjugale, mais on a aussi le côté créé avec les auteurs de violence conjugale.
Donc à Montréal, on a quand même moins de de groupes travailleurs avec les auteurs, mais on a quand même 3 membres actifs là présentement.
4:34
Donc c'est sûr qu'on a le secteur justice, tout ce qui est services correctionnels, le spvm.
On a également l'aide juridique de Montréal et Laval.
On a aussi juripop, donc c'est vraiment diversifié.
Là, la liste.
4:50
Elle est longue, j'en ai une soixantaine, mais le pourcentage est quand même adéquat.
Table dans.
Mais mon majorité c'est des groupes communautaires.
Mais j'ai pas de ministère, non?
Sur le même, euh.
5:01
Participant(e) 2
Ok, merci.
Geneviève, à toi.
5:05
Participant(e) 5
Ben oui, Ben oui.
Ben moi aussi je tiens à vous remercier.
Merci Maude pour l'invitation et l'accueil.
Donc Ben moi je suis travailleuse sociale de profession, donc j'ai été attirée par le travail à la table de concertation parce que c'est vraiment l'aspect d'intervention collective, de transformation sociale, de justice sociale.
5:27
Là vraiment le CE regard très global macro dans le fond de la du travail social en fait, qui qui m'intéressait.
Donc c'était un c'était pas le hasard qui m'a amené là.
C'était vraiment un souhait pour moi de me retrouver dans 111 travail comme celui qui se fait en table de concertation.
5:42
Donc je suis à la TCVCASL depuis maintenant 3 ans, puis à peu près un an et demi à la direction générale.
Nous, une belle différence avec la table de Montréal dont Mara nous parlait, c'est qu'à Laval, puis à ma connaissance à moins y a eu du changement récemment.
6:01
Là on est à peu près la seule table à Laval où on inclut 2 grandes problématiques, donc.
La violence conjugale et la violence sexuelle dans la plupart des régions, il y aura une table pour chacune de ces problématiques là. à Laval, la table a été fondée en 1987, donc bientôt 40 ans.
6:20
Puis ces quelques années, au départ, c'était vraiment une table de violence conjugale.
Puis quelques années plus tard, finalement, que c'est venu greffer la violence sexuelle.
Ce qui nous amène, certes.
Seulement détention des problématiques, oui, mais aussi ça nous amène beaucoup de de force parce qu'on a, en plus d'avoir cette vision intersectorielle autour de la table.
6:43
On a une vision aussi Inter problématique, je pourrais dire.
Puis on sait combien la violence sexuelle est sur représentée, par exemple dans des relations où il y aurait la violence conjugale.
Donc je pense que ça vient en fait nourrir nos réflexions, cette posture là.
7:02
Puis évidemment, quand je parle de violences sexuelles, on inclut aussi toute la notion d'exploitation sexuelle.
Donc encore là, tu sais, on sait que les personnes victimes d'exploitation sexuelle, souvent elles se considèrent comme étant en couple avec les hommes qui les exploitent, donc qui souvent qui vont quand il y a une prise de conscience qui a peut-être la violence dans cette relation intime partagée, Ben elles vont plutôt se se situer dans une posture de violence conjugale.
7:31
Alors que nous on va avoir une lunette d'exploitation sexuelle, fait qu'on voit combien tout ça est vraiment imbriqué, que je pense qu'à la table.
À Laval, c'est une de de nos forces en tout cas de de de pouvoir travailler sur les 2 plans là.
Non?
Ben nous aussi hein, on a des membres intersectoriels là, un peu à l'image de la table de Montréal, donc tu sais, autant les services de sécurité publique, la police judiciaire, le 6, puis des programmes aussi, ou des ou des, c'est-à-dire des directions aussi.
8:01
C'est comme la DPJ présente, mais non, on a aussi la santé mentale qui est présente.
Euh bon, beaucoup de communautaires, puis encore là, Ben c'est sûr que quand on travaille en concertation puis qu'on est en intersectoriel, tu sais, ça peut être appelé à à, à.
8:17
Né certaines tensions dans les visions, dans la réalité, dans les besoins, dans les les valeurs aussi.
Donc c'est un c'est un travail qui fait, qui est pas toujours simple, mais qui est certainement très important et très porteur de changement.
8:36
Participant(e) 2
Puis ce que le fait parce que tu dis, vous avez 2 thématiques, puis habituellement c'est 2 tables différentes, est ce que c'est la particularité parce que Laval est comme une ville et une région où il y a d'autres places au Québec, que c'est comme ça?
8:48
Participant(e) 5
Ben à ma connaissance y aurait pas d'autres places là, à moins qu'il y ait eu des changements récemment.
Mais oui effectivement Laval c'est c'est particulier parce que c'est une ville, 161 centre de services scolaires, un service de police, un palais de justice.
9:04
C'est un chat.
Tu sais fait que c'est sûr que cette particularité là vient certainement simplifier.
Ou pas, hein, tu sais?
Parce que finalement on est presque 500000 habitants là sur l'île à Laval.
Donc au départ peut-être que voilà 40 ans, c'est simple, mais finalement avec autant de monde, est-ce que 1 6, puis un centre de service, puis un service de police, assez oui non, comment on on gère?
9:30
Tout ça fait qu'en tout cas on on voit que le le le portrait se transforme avec le temps-là certainement.
9:36
Participant(e) 2
Ça va sûrement venir dans les défis et stratégies qu'on parlera tantôt.
Notre 3e invité, Céline, c'est une chercheuse qui est aussi dans le partenariat retranche comme chef du chantier 6, qui est justement sur l'analyse et le développement du partenariat.
9:56
J'aimerais ça te laisser parler justement de de ton expertise, ton intérêt vers ces projets là, puis de ton projet là d'en retranche.
10:04
Participant(e) 3
Oui, merci Maude, merci pour l'invitation.
Je suis bien contente d'être avec vous moi aussi.
Une quand j'ai réalisé ma thèse, en fait en 2015200016, lorsque j'ai fait ma collègue de données, je me suis rendue compte au moment où je faisais ma collègue de données, que les tables de concertation dans la région qui m'intéressaient étaient très peu actives.
10:22
Il y avait des raisons macro sociales pour ça, notamment l'importante réforme qui a eu en 2015 qu'on appelait à ce moment-là la réforme barrette.
Et moi, ça m'a soulevé vraiment des questionnements.
Puis, parce que dans les politiques sociales au Québec, depuis les années 80, on parle de concertation, c'est un élément qui est central.
10:44
On on a dit pendant plusieurs années que la collaboration, la concertation, la coordination des pratiques, ça faisait partie des éléments clés pour la réussite de nos actions en violence conjugale.
Donc c'est certain que ce constat là que la concertation était très peu active dans la région étudiée m'a comme.
11:05
Implanter une espèce de puce là ou un intérêt?
J'étais vraiment curieuse de voir comment ça se passait ailleurs, ce qui a fait en sorte que lorsque j'étais embauchée comme professeur, j'ai mes premiers projets ont porté là-dessus, mieux comprendre la concertation, voir faire un portrait dans toutes les régions du Québec, comment ça se fait, quelles étaient les tables qui étaient en place, comment elle fonctionnait, c'était quoi les mandats, et cetera, et cetera.
11:30
Puis ce qui m'a inspiré, c'était les travaux de Gilles Rondeau, qui avaient fait à peu près le même exercice à la fin des années 90.
Donc moi, j'ai.
Reproduit la recherche qu'il a faite.
Ce qui nous a, ce qui m'a permis aussi de comparer un peu l'état des lieux puis.
11:46
Je souriais tantôt Geneviève quand tu parlais du mandat, violence sexuelle et violence conjugale.
En fait, il y a beaucoup de tables au Québec dont c'est.
Ils ont ce double mandat pour une raison qu'on.
Ce qui est pas clair nécessairement depuis les 20 dernières années, quand des tables réapparaissent parce que ça arrive souvent, là pour des raisons de fonctionnement, y a des tables qui disparaissent, des nouvelles qui apparaissent.
12:10
Puis c'est une tendance depuis 20 ans que il y a de moins en moins de tables qui sont sur la violence familiale ou sur la violence contre les femmes, puis celles qui apparaissent vont avoir ce double mandat.
Là je m'égare un peu mais je trouvais ça intéressant de de le mentionner.
12:25
Puis c'est pas clair pourquoi hein exactement là on a cette tendance là là peut-être que c'est pour.
Parce que c'est des organismes similaires en fait là qui travaillent.
Tu sais de souvent en collaboration justement dans les questions de violence contre le genre là, mais ça c'est une hypothèse qui serait à vérifier.
12:41
Donc pour revenir à mon projet, ça c'est des travaux que je mène depuis quand même 2019200020 là toutes les travaux sur les tables de concertation qui sont encore en cours, mais j'ai aussi en depuis 2 ans joint le projet retranche en fait le depuis son début, puis en raison de mes intérêts sur la collaboration, Ben j'ai été effectivement invité à.
13:04
Être chef de chantier, je pense, c'est comme ça qu'on s'appelle du chantier qui vise à observer notre partenariat de l'Intérieur, le soutenir lorsque c'est possible, en faire une évaluation en continu pour que lorsqu'il y a des enjeux, Ben qu'on s'en rende compte, puis qu'on puisse réorienter nos pratiques, puis aussi surtout pour faire circuler les bonnes pratiques des membres.
13:29
Parce que la, beaucoup d'entre nous avons déjà d'autres projets en partenariat, donc on a plein de belles pratiques qu'on a.
À partager en fait là.
Donc l'idée du chantier, c'est un peu ça aussi, c'est de d'observer ces belles et bonnes pratiques là pour les partager en fait, les faire connaître entre les chantiers qui sont actifs, puis entre nous, puis évidemment peut-être plus largement aussi là pour inspirer d'autres projets partenariaux.
13:56
Participant(e) 2
Merci pour le le topo.
Puis je sais aussi que dans retranche, vous avez lancé dernièrement un guide de collaboration.
Je sais pas si tu veux nous en glisser un mot sur comment vous l'avez construit, puis à quoi qui sert exactement?
14:11
Participant(e) 3
L'objectif du guide de collaboration, c'était, en tant que groupe, de d'identifier c'est quoi nos valeurs communes, puis quelles sont nos règles internes en fait, qui vont nous orienter.
14:26
C'est des des règles larges.
C'est plus des orientations en fait là qui qui sont importantes pour l'ensemble des membres.
Parce que on a à l'intérieur de Retranches 3 grands groupes d'experts.
Il y a des experts.
Scientifique, il y a des experts praticiens, il y a des experts de vécu et chacun de ces groupes là ont quelque chose à apporter évidemment, mais.
14:54
Il peut-il pourrait y avoir des enjeux en fait là d'arrimage de de rapports de pouvoir, de de, de reconnaissance, et cetera, et cetera.
Puis on voulait se doter d'orientation pour faire en sorte que ces ces enjeux là soient minimisés ou à tout le moins que si jamais il se présente, on a des mécanismes aussi pour les gérer.
15:15
Donc l'idée c'était un peu ça, c'est d'identifier comme groupe qu'est-ce qu'ils sont, qu'est-ce qu'elles sont.
Les règles sont importantes pour prendre soin un peu chacun des uns des autres.
Pour être sensible à l'expérience, puis à la à l'importance de reconnaître ce que chacun peut et chacune peut apporter, surtout chacune en fait.
15:34
Et si jamais pour une raison XY qui aurait des enjeux, Ben c'est ça, qu'est ce qu'on ce qu'on peut faire en fait là pour gérer ces enjeux là à l'interne, pour s'assurer que Ben c'est ça on les malaises ne sont pas persistants, puis qu'on a des moyens en fait, des mécanismes là pour faire en sorte là que ça c'est ça que ça, ça reste pas en fait.
15:57
Ouais.
16:11
Participant(e) 2
Puis c'est ça dans retranche y a aussi justement beaucoup de de partenaires qui comme tu dis on a les tables qui sont des exemples que vous avez déjà de la concertation, de la collaboration avec plein de gens.
Puis après ça on essaie d'arrimer ça avec un autre partenariat qui se concerte et collabore aussi, puisque comme un engrenage de choses qui doivent toutes rouler ensemble.
16:30
Puis.
Ça m'amène peut-être à mon autre question, euh, pour vous, partenaire des milieux de pratique, c'est quoi qui vous a incité à venir justement cogner à la porte de soit du rêve qui le regroupement stratégique ou encore du partenariat retranche, ça a été quoi votre intérêt à travailler avec des milieux de la recherche?
16:54
Participant(e) 5
Ben en tout cas, je peux parler pour peut-être la table de concertation, la TVASL nous de notre côté, ça fait partie de notre notre.
Vision, ou en tout cas notre mandat ou certainement notre dynamique.
Je pourrais dire d'essayer de, de toujours être à l'avant, de de, de s'inspirer des meilleures pratiques, d'être en justement en collaboration avec autant la recherche que ce qui se passe dans le communautaire ou sur le terrain, ou bon fait que tu sais nous-mêmes.
17:27
Par exemple, on met sur pied des activités de transfert de connaissances en une journée colloque, ça fait que ça fait partie de notre identité.
Fait que quand il y a des occasions comme celle-là, qui.
Ça se passe.
Je voulais surtout, on s'entend que ça c'est un méga projet en plus, un méga chantier avec plusieurs petits chantiers à l'intérieur.
17:46
C'est sûr que c'est une.
C'est important pour nous d'être présent parce que on veut être là pour parler de nous, c'est de dire que ce qui se fait chez nous, mais aussi surtout apprendre ce qui se fait ailleurs, puis ramener puis essayer le le plus possible de de se nourrir de tout ça.
Puis tu sais, on on croit quand on travaille en en concertation, il faut y croire à ce cette espèce de synergie là là.
18:09
Je me rappelle pas puis là on pourra peut-être le le la ranger au montage là, mais tu sais qu'on dit que la somme est plus grande donc que le comment on dit que le la somme est plus grande que la somme de ses parties.
Comment le tout oui c'est ça, le tout est plus grand que la somme de ses parties fait quand qu'on travaille comme ça en concertation, il faut y croire à ça, puis fait que en fait c'est ça.
18:31
Je pense que c'était cohérent pour nous, ça résonnait avec notre posture, nos souhaits, notre vision de toujours être meilleure finalement tu sais, puis de de se parler.
De briser les silos.
Et tu sais, c'est surtout que on a tendance beaucoup à travailler de manière régionale.
18:49
Puis mon hypothèse, c'est peut-être parce que justement le financement, tu sais décent par région, fait que là on travaille dans notre région.
Mais finalement, des enjeux aussi grands que la violence conjugale, par exemple, c'est, on s'entend que c'est des enjeux de santé publique.
Là qu'on soit à Laval, à Montréal, à Québec, c'est c'est transposable d'une région à l'autre.
19:06
Fait que oui, il y a des réalités locales qui nous appartiennent, mais y a certainement plusieurs pratiques qui peuvent être nationales.
Puis c'est là que ça devient intéressant d'embarquer dans des gros projets comme ça là.
Puis faire des rencontres qu'on fait pas nécessairement régulièrement là.
19:20
Participant(e) 4
Pour pas répéter un peu ce que dit Geneviève, mais m'inspirer aussi de ce qu'elle vient de nommer, Ben, ça fait partie de notre identité, oui, puis de notre mission, tu sais, de de salir avec des différents acteurs aussi importants que les centres de recherche, les chercheurs, les études.
Souvent dans le l'histoire, un petit peu de la table de la TCVCM, on était un petit peu pas en arrière, mais ils viennent nous chercher, on saute sur le le sur un peu le le, le momentum au moment.
19:46
Donc ça je trouvais que aussi ce joindre à un centre de recherche comme le rêve.
Donc des projets tels que retranche, c'est c'est afin d'être déjà préparés, d'être déjà en amont sur ces travaux là, sur déjà avoir des des connaissances puis des des contacts avec ces ces partenaires diverses là pour être prêt quand ça arrive aussi.
20:05
Donc je pense que disons, on on dit que la concertation, la collaboration, ça évolue dans nos pratiques, on est innovant.
S'allier de gros acteurs aussi, puis de de partenaires aussi important et ça enrichit notre influence également.
20:21
Donc tu parlais Geneviève de.
Du le local, le régional oui, mais quand on veut aller au national, au au aux politiques qui débarquent.
Donc comment s'allier avec tout ce qu'on dit là de façon tu sais cohérent aussi.
Ouais, malgré nos nos différends qui peut arriver aussi dans nos mêmes partenaires au sein de nos tables, il y a des différences, mais je pense que en s'alliant avec justement ces partenaires là, ça nous outille pour comment embarquer dans dans ces probables problématiques là et rester aussi dans ces enjeux positifs, donc tout à fait essentiel.
20:53
Penser le, c'est le terme.
20:57
Participant(e) 2
Puis Ben c'est ça a comme des finalement, c'est comme une force ou c'est quelque chose qui vient vous aider de d'être avec les centres de recherche?
Ça m'amène peut-être justement à venir discuter de comment, comment qu'on en fait de la collaboration et de la concertation.
Parce que c'est pas toujours évident, il y a des défis, mais peut-être que justement la, travailler avec la recherche, ça vient comme une stratégie pour venir vous influencer ou ou briser comme tu dis, ce qui est plus régional, Ben j'aimerais vous entendre un peu là-dessus.
21:24
C'est quoi les défis que vous vivez en collaboration, en concertation?
C'est quoi les stratégies que vous pouvez mettre en place?
Puis elle est comme ça.
Puis je sais que Céline, toi t'as fait beaucoup de projets de recherche, te rencontrer les tables des différentes régions que t'auras peut-être justement cette espèce de regard là un petit peu plus macro.
21:41
Là je suis curieuse de de vous entendre.
21:45
Participant(e) 5
Ben un peu comme je le nommais d'entrée de jeu tantôt, tu sais, c'est sûr que.
On peut pas.
C'est pas vrai qu'on peut faire de la concertation sans tension.
Si y a jamais de tension, ça veut dire qu'on est trop en surface.
C'est à un moment donné quand on rentre dans les vrais sujets.
Puis on commence à parler de de posture, de revendications, de souhait, de vision.
22:07
C'est c'est il va toujours avoir des clashs petits, moyens, grands dépendamment mais tu sais juste par exemple si on on on on y va très concrètement.
Tu sais autour de la table j'ai des des membres qui sont du communautaire, Tu sais action communautaire autonome puis assis juste en face.
22:27
J'ai par exemple quelqu'un qui provient du 6.
Ben c'est sûr qu'il va avoir des clashs tu sais déjà souvent le 6 c'est le bailleur de fonds du communautaire fait que y a cet enjeu de pouvoir.
Et Céline parlait tantôt.
Il y a toujours une espèce de, de, de d'enjeux de pouvoir qui s'installe, veut pas, même si autour de la table on se positionne, on se dit qu'on est neutre, y a pas de hiérarchie, mais y en a peut-être quand même un peu en dessous là tu sais, intrinsèquement après ça, Ben il y a des vivions, tu sais.
22:57
C'est sûr que le communautaire, on est toujours dans la revendication de plus de ressources, plus de finances fait que ça, des fois ça vient, puis les sur les orteils, tu sais de certains membres, puis après tu sais par exemple.
La sécurité publique est là pour faire du contrôle de la répression.
23:16
De l'autre côté, j'ai un organisme peut être qui est pour le travail du sexe, c'est fait qu'on on s'entend que au niveau des visions, là on passe d'un pôle à l'autre et l'important nous comme table de concertation, ce qu'on essaie de faire le plus possible, c'est de de de ramener au centre.
23:32
Finalement, pourquoi on est là, puis pour qui on travaille?
Tu sais, on on met la personne, les personnes victimes au centre de ça, puis on essaie de de construire.
Finalement tu sais de bâtir des ponts là finalement.
C'est pour être capable de de mieux faire, puis mieux répondre, puis.
23:50
C'est ça, on vise finalement à à construire des ponts, vraiment?
23:53
Participant(e) 4
Je peux répondre aussi avec mon petit grain de sel.
Je pense que tu sais si on t'a bien nommé nos nos différentes tensions problématiques de parler d'agression sexuelle, de de la caractère sexuel, mais en même temps l'ambiance conjugale ou multiple c'est du fait c'est la même chose et je pense entre le le, la recherche et la concertation, méthode de concertation, je peux essayer d'aller plus presser.
24:17
C'est où qui peut avoir des tensions peut-être c'est parfois les milieux de pratique travaillent.
C'est 1 1.
L'urgence, c'est maintenant que les groupes veulent les actions alors que certains projets de recherche peuvent être sur sur le long terme.
Donc c'est sûr que considérant le le temps et les financements de certains projets versus la pérennité, je pense que il y a toujours ce ce chapeau là aussi.
24:41
Puis de ramener ça en table de concertation, tu l'as bien nommé les objectifs communs de bien ramener, tu sais le le le pourquoi qu'on est là dans les échanges.
Et puis je pense que souvent ça aide lorsque.
Mais les personnes en place c'est des mobilisatrices, des gens qui sont neutres, puis ils ont on a le.
24:59
On développe des liens de confiance avec nos partenaires, donc comment les aborder?
On sait aussi dans quel milieu travailler avec eux, à quel moment parler de certains enjeux.
Mais comme t'as dit Geneviève, il y a certains enjeux que c'est nécessaire d'aller en profondeur, puis parfois c'est c'est dossiers-là sont sont plus ardus, plus difficiles, ils créent des tensions, créent des émotions, mais je pense que en en les discutant puis en allant vraiment dans cet objectif là dans le.
25:24
De rappeler le le pourquoi on est là, les gens sont là, puis ils croient la concertation, même si, mais c'est pas toujours facile.
Donc je pense que c'est aussi de réparer ces chercheurs là, puis ces étudiants là qui développent ces savoir dans quel milieu arrivent.
25:40
Donc c'est peut-être les chercheurs, vous le savez, ça fait longtemps que vous êtes là.
Je comme Céline je pense, ça fait.
Tu parlais de de 2 mai 87 aussi, Geneviève, ta fondation de Tatane 86, donc on est là depuis longtemps aussi, on en vous en avez vu plusieurs, donc 6 je sais pas.
25:56
Il y a le les différences de culture, le partenariat aussi je pense, la collaboration, le.
Le financement est toujours un enjeu.
Mais toi dans dans ce que t'as vécu Céline, c'est qu'elle qui était un peu les les difficultés partagées là dans avec nos tables ou pas les nôtres, mais les autres.
26:15
On est parfait.
26:16
Participant(e) 5
Non, non, non pas.
26:18
Participant(e) 3
Du tout, pas du tout une.
26:19
Participant(e) 4
Blague?
26:22
Participant(e) 3
Ce qui ressort le plus comme enjeu commun, je vous dirais.
Il y a de ne part toute la question de la stabilité des tables et les asymétries d'engagement qu'on note qui peuvent créer des frustrations qui peuvent créer de la surcharge.
26:42
Ça, c'est quelque chose qu'on voit là dans toutes les tables qui ont été étudiées.
Là, des enjeux de stabilité.
Les membres souvent vont changer pour des raisons un peu plus grosse, organisationnel, roulement de personnel, difficulté à avoir des ressources.
26:58
Là ça c'est quelque chose là.
Qui commun?
Ce qui fait en sorte que que il y a comme du mouvement continu là, puis le faire avec ce mouvement là en continu.
Que ça, je pense qu'on retrouve ça toujours.
Donc il y a cette question là de la stabilité des instances qui est un enjeu en continu, puis qui est inhérent à la collaboration compte tenu du fait que la collaboration c'est un processus qui est toujours à refaire, à retravailler là donc nécessairement il y a cet aspect-là qui qui est inhérent.
27:28
Puis je pense qu'un autre enjeu qui est plus implicite, mais c'est le le défi de trouver l'équilibre entre l'autonomie de chacun qui participe à cette collaboration là.
Parce que.
Nous, nos organismes impliqués en violence conjugale, comme il était mentionné, il y a beaucoup qui y sont issus, des organismes communautaires autonomes, qui pour qui cette autonomie là est hyper importante.
27:54
Puis je pense que on doit nourrir ça, cette autonomie là aussi là et l'interdépendance qui est nécessaire dans certaines situations, puis de trouver l'équilibre.
C'est difficile parce que c'est en mouvement selon les situations, selon les projets, selon le niveau quand on est en intervention, selon le niveau de risque hein.
28:14
Parfois, ça demande plus d'interdépendance à d'autres moments, plus d'autonomie, puis de naviguer là-dedans avec tous les les enjeux de pouvoir et politiques sous-jacent.
C'est un défi en continu.
Donc moi c'est ce que j'ai observé là comme étant les 2 plus grands.
28:30
Mais puisqu'ils sont plus larges, plus macro, là les enjeux qui vont.
Mettre un en péril parfois, mais mettre en péril, je pense que c'est exagéré là, mais qui vont potentiellement diminuer les capacités de collaboration.
C'est ça?
C'est la question des ressources, de la stabilité, de l'attention entre l'autonomie et l'interdépendance.
28:50
Mais ça, ça se gère en continu.
Puis une chose qui est remarquable.
C'est que moi, quand, quand je fais des recherches dans les questionnaires ou les entrevues qu'on fait, puis on demande aux gens, est ce que pour vous la collaboration c'est important, puis ce que vous appréciez votre table?
Tout le monde dit oui, les gens, vraiment?
29:05
au Québec, de ce que j'ai pu observer assez unanimement, trouve que c'est important de se concerter.
Par contre, quand on observe concrètement le type de collaboration qui a sur le terrain, puis même ou sur le plan de la gouvernance, le niveau d'interdépendance est pas toujours si important que ça.
29:25
Il y a cette grande volonté de travailler de concert.
Mais il y a cette grande défi de laisser aller son autonomie en fait, parce que nécessairement, si on veut travailler de concert, Ben il faut laisser aller son agenda organisationnel d'une certaine façon.
29:43
Puis ça c'est pas c'est pas simple à gérer.
Tu sais de trouver la marge professionnelle tout en faisant en sorte que il y a une certaine formalisation des pratiques.
C'est ça?
C'est un défi.
29:56
Participant(e) 5
Je me sens très interpellée parce que tu dis Céline parce que oui c'est tu sais, c'est la la, la base même de comment ça fonctionne là qui?
Qui est comme on se sent toujours sur 1 1 fil en équilibre-là comme tu dis, c'est fragile tu sais.
D'un côté oui, l'action communautaire autonome, cette volonté là d'être autonome, la volonté de se concerter.
30:16
Mais je sais-je sais même pas si finalement c'est vraiment de la concertation qu'on fait réellement.
Dans les les tables de concertation, il y a beaucoup de communication qui se fait.
Tu sais, on parle beaucoup, c'est comme des grandes séances d'information.
Tu sais, tout le monde veut dire des choses, tout le monde est content d'apprendre ce qui se fait ailleurs.
30:34
Mais à quel point?
Là on est vraiment dans de la vraie concertation pure.
Là tu sais dans la définition de dire que là vraiment, on rentre dans les enjeux profonds, c'est pas, c'est pas aussi.
C'est je pense que comme tu dis, tu sais, les gens aiment le fait de se rassembler, aiment le fait de croire qu'ils font de la concertation, mais c'est pas si profond qu'on aspire ou qu'on pourrait.
31:01
Tu sais, on tirerait profit d'aller plus profond, mais c'est tellement risqué.
Puis c'est c'est identitaire là, ça, c'est profond.
Là quand on commence à à parler de ce que je laisse aller un peu mon autorité.
Puis je commence à me concerter avec le bailleur de fonds, tu sais qui me permet moi de de.
31:21
De faire mes activités.
Tu sais, il y a des gros enjeux là que c'est, c'est vraiment dans la structure de notre système là qui s'est.
C'est en tout cas peut-être que je vais trop loin dans mon analyse.
Mais tu sais-je pense qu'il y a vraiment quelque chose qui se joue là, de de très puissant et de très fondamental par rapport à ça là.
31:38
Participant(e) 3
De façon positive.
Par contre, là où je vois que les gens arrivent à vraiment se concerter, c'est quand?
Sur les tables, à tout le moins.
Là, c'est quand ils se réunissent autour de de projets concrets.
Là, la prévention, notamment les projets de prévention.
Vont vont vraiment susciter une assez grande adhésion des gens.
31:58
Puis justement les gens arrivent à à le laisser de côté un petit peu leur leur mandat plus organisationnel pour se se s'arrimer autour d'un mandat commun.
Ça je je le note.
Puis la formation aussi c'est 2 des thématiques là sur lesquelles on voit vraiment que ça va fonctionner.
32:17
Il y a des thématiques pour lesquelles ça fonctionne moins bien, mais c'est 2 là.
Puis la gestion du risque.
32:22
Participant(e) 5
3 j'allais aussi c'est là, j'allais aussi, tu sais, quand on est dans l'urgence.
Tout d'un coup, c'est vraiment ça.
Tantôt quand je disais on ramène ça sur la personne victime au centre, mais quand on est dans l'urgence, on dirait que là, finalement, c'est plus facile de laisser tomber.
Tu sais, son espèce de d'armure ou de sac à dos organisationnel, on le dépose, on s'assit, on travaille vraiment, là on est aligné, là, c'est vrai, y a quelque chose qui se passe, tu sais, puis ça sauve des vies là, carrément là, ouais.
32:52
Participant(e) 4
Oui Ben c'est j'allais vraiment dans le même sens et puis c'est vraiment tu sais, on parlait tantôt, on crée des ponts de discussion hein, dans nos, avec nos partenaires, avec nos membres.
Tu sais la la la concertation c'est de la co construction de réflexion, de d'échange de afin de mettre en place des projets, mettre en place un changement réel, c'est ça, souvent on le nomme pas toujours ainsi.
33:14
Puis si contente de te l'entendre dire Geneviève, puis Céline également que c'est on va souvent trop en surface parce que cette confiance là, ce partenariat là qu'on essaie d'établir puis qu'on.
On doit remettre sur pied, parfois avec le les ressources humaines qui changent, donc c'est du c'est sûr, du travail à des fois à à à à nourrir.
33:34
Donc on on on voit un peu pas assez en profondeur de ce qu'on aimerait alors que, mais je pense que c'est justement on le nomme aujourd'hui.
Puis en s'alliant avec des différents partenaires et des chercheurs, des étudiants, des collaborateurs, je pense qu'on peut aller dans dans dans des sujets qui sont parfois plus difficiles, qui peuvent briser ces ces tickets là, mais.
33:59
On va quand même les nourrir puis le le faire dans un contexte un peu plus favorable.
Et oui, toutes les ce que vous avez nommé dans dans les projets spécifiques et en au niveau de risque élevé.
Je pense que quand on dit objectif commun, mais parfois quand les objectifs on on sont les 2 côtés de de un peu du.
34:22
La problématique parfois, ça peut être difficile, on n'arrive pas toujours à arriver au centre.
Donc comment aller à l'extérieur justement de ces sentiers là quand c'est nécessaire, quand c'est des enjeux?
Ben je pense que on l'a un peu nommé là.
Donc en s'alliant, je pense que c'est déjà une base.
En discutant, puis après en en faisant un peu.
34:41
Des balados de ce nom pour essayer de de parler.
34:45
Participant(e) 3
De ce qui est plus difficile.
Puis pour vous rassurer aussi, dans le cadre des entretiens que que j'ai réalisés sur la collaboration, sur la concertation, il y avait des gens aussi qui disaient juste de se rencontrer.
35:01
En soi, ça a une valeur au sens où on n'est pas toujours.
Tu sais, oui, c'est vrai qu'il y a des rencontres où on est beaucoup dans le partage de l'information.
Puis on peut se questionner sur est-ce qu'on est vraiment en train de collaborer?
Mais ce que les certains certains représentants d'organisations disaient, c'est que quand on se rend compte comme ça, on crée de la confiance.
35:21
On crée des liens, ce qui fait en sorte que lorsqu'une situation problématique d'intervention, moi c'est même plus facile pour moi d'appeler la maison d'hébergement.
C'est beaucoup plus facile pour moi d'appeler la représentante de la dpj que je connais parce que je la connais.
35:38
J'ai déjà travaillé autour de projets communs justement et je me sens en confiance qu'il y avait cette.
Cependant, là aussi, là où on c'est ça, c'est il y a une valeur aussi à juste être ensemble.
Ça, c'est difficile à justifier parfois là, parce que être être ensemble.
35:55
Ça prend du temps dans un contexte de ressources limité.
Puis si on fait pas des projets, des fois on a l'impression qu'on justement là on est juste en train d'être de parler beaucoup, puis de se dire des choses, puis on se demande où ça amène.
Mais je pense que ça aussi ça a une valeur.
Puis c'est c'est ça.
36:12
Pour revenir à la retranche, c'est retranche de la la grande qualité de faire une journée annuelle en en présentiel, puis c'est quand même immense là j'imagine et en en termes de ressources, mais certaine qu'à chaque année ça donne un espèce de de d'allant.
36:28
Tu sais de on le sait pas nécessairement que ce qui sort de là à à à court terme, mais ça donne un espèce de on crée des liens, on on ça, ça donne un c'est ça une vie au projet qui est importante, puis c'est un c'est ça ça.
36:44
J'imagine que pour l'équipe ça va être immense le travail, puis Ben c'est important c'est puis c'est pour ça que je je fais, je m'éloigne un peu là de ce qu'on disait mais c'est malgré tout c'est important.
Puis le encore là c'est le défi de trouver l'équilibre je pense entre les rencontres ou on échange, on crée du lien, on crée de la relation et les les les les moments où on on fait avancer des projets qui qui nous, qui nous nourrissent, qui sont communs là mais c'est pas c'est pas simple non plus encore là on est toujours dans cette espèce de de de fil, un peu comme comme tu mentionnais Geneviève là ouais.
37:16
Participant(e) 2
Ouais mais tu sais, pour parler justement de de du Rassemblement annuel de retranche, mais c'est vrai tu sais.
Puis on vit dans un monde où que c'est ça, ça va vite, puis on est beaucoup en virtuel puis c'est c'est pas la même, tu développes pas le même lien avec une personne, si tu fais un zoom tu sais tu tu jases pas de de que ce que ton enfant a fait en fin de semaine nécessairement parce que t'appelleras pas quelqu'un sur zoom pour y demander ça, mais tu sais ça peut se porter quand t'es en train de dîner dans une assemblée générale de tu sais créer ces liens là un peu plus personnels je pense, c'est
37:48
peut être une une plus-value.
Justement parce que vos rencontres j'imagine sont tu sais parfois en présentiel sur les tables peut-être cet aspect-là humain comme tu dis.
Même si c'est juste une fois par année, j'ai l'impression qu'il y a une plus-value à ces contacts humains là qui se passe.
38:04
Sur les tables ou ou dans des projets de recherche?
38:09
Participant(e) 3
D'ailleurs, je suis curieuse Geneviève et marais que vos tables se rencontrent en présentiel maintenant.
38:15
Participant(e) 5
Oui, oui oui, nous on se rend compte en présentiel le plus souvent possible.
Tu sais les raisons pourquoi on aurait une concertation à distance, ça serait vraiment à cause d'une intempérie.
Là il y a une tempête de neige, quelque chose comme ça, mais sinon vraiment tu sais, autant dans les concertations régulières, là on a des des dates dans le calendrier auquel on se rend compte, mais aussi il y a plein d'activités qu'on qu'on fait en personne.
38:35
Là justement, des colloques, des demi-journées de formation, ça peut être des des moments de réseautage larga, on en profite.
Vraiment pour se rencontrer puis t'es je veux.
J'avais peut-être l'air un peu, je veux pas dire défaitiste mais un peu dur tu sais tantôt en parlant de la qualité ou pas la qualité parce que la qualité est là, mais la profondeur de la concertation, tu sais qui se produit sur les tables, mais ça c'est c'est c'est tout à fait vrai.
39:00
Tu sais que le le lien, le lien de confiance, c'est probablement le meilleur ingrédient pour faire de la concertation.
Puis la table finalement je pense qu'on vient jouer un peu, peut-être cet agent liant là tu sais des fois si on n'arrive pas à faire une concertation.
39:16
Euh assez profonde autour de notre table quand on est 304060, mais y a certainement du du lien qui se fait.
Tu sais si on a un membre qui nous appelle pour dire Euh, j'ai tel besoin d'être quelqu'un en tête?
Ben oui, je sais qui a appelé, puis là on attache tout ça ensemble fait que finalement peut-être que la concertation elle se produit en dehors des séances de concertation, mais elle se produit quand même.
39:36
Tu sais que oui, oui la, cette richesse là.
Et elle est présente.
Et puis elle existe là, ouais.
39:46
Participant(e) 4
Oui, Ben c'est la même chose, la seule, le seul moment qu'on était en virtuel 100%, c'est en pandémie.
Je pense que c'est pour tout le monde la même chose, mais dès que la table on a pu reprendre aux activités en présentiel, toutes nos rencontres, c'est comme Geneviève, c'est en présence, sauf c'est en février, en février a toujours les intempéries, il y a toujours quelque chose.
40:05
Nos membres sont très contents, celles-là, c'est la seule qu'on maintient en virtuel, mais la plupart du temps, même toutes les autres sont très contents de se déplacer, même si parce qu'on fait des rencontres au centre-ville.
Il y a des petites activités. 12h00, conférence c'est sûr que ça c'est du virtuel bien entendu, mais le réseautage c'est tellement plus humain, c'est tellement différent de comme tu l'as nommé mode, c'est de de parler du personnel, puis par la suite quand il y a une urgence, mais automatiquement on a cette cette ce lien là il est créé donc c'est ça fait partie je pense de notre identité de de groupe communautaire, de table de concertation, donc je pense que ça faut pas le perdre malgré des fois
40:46
les difficultés des dirigions de se déplacer, de de.
Et les pannes de de la grève de de métro, on en parlera plus.
On va dire que là la nouvelle mer on j'espère qu'elle aurait réglé ça pour de bon.
On sait pas si c'est elle mais bref ça avait l'air de de mettre son petit grain de sel.
41:04
Mais oui donc très très contente.
On est des êtres sociaux et je pense qu'on se nourrit des gens.
On peut pas se nourrir de la même façon dans un écran que quand on a la personne devant nous.
41:18
Participant(e) 3
En fait, je posais la question parce que quand?
J'ai commencé un projet de recherche ou qui visait à étudier 5 tables dont certaines sont en région éloignée.
J'ai noté que pour les 5 tables, il y avait cette discussion là, c'était tout de suite après la pandémie, ça a commencé en 20202, puis y avait cette discussion là de est-ce qu'on reste en présentiel, est ce qu'on est ce qu'on va, on reste?
41:40
Non, est-ce qu'on va en présentiel, est-ce qu'on reste en ligne?
Puis ça a pris un certain temps-là.
Puis dans les régions très vastes, plusieurs ont fait le choix du.
Du en ligne.
Mais on voit que ça a un incidence en fait.
41:57
Là que ça c'est que ça nuit à la à la rencontre des besoins.
Il y a une espèce de tension entre.
Favoriser des choses qui pragmatiquement, des manières de faire, des modalités qui sont plus pragmatiques.
Ils sont plus favorables en termes de temps, de ressources, tout ça.
42:14
Mais il faut qu'il y ait un minimum, c'est ça, je pense qu'il faut qu'il y ait un minimum.
Puis ça, c'est présentement une des raisons, probablement pour pour pour laquelle certaines tables ont disparu ou sans envoie disparaître là plus en région éloignée, c'est cette espèce de de transition qui à qui à cause de la pandémie, n'est pas, ne s'est pas refaite vers le présentiel, là.
42:38
Ouais, mais c'est intéressant de voir là comment ça s'est géré d'une table à l'autre, là, puis comment les besoins des uns justement, ça c'est un, c'est un une controverse, une certaine façon là comment les gens négociaient ça, puis c'est ça, comment certaines personnes qui peut-être avaient plus de de prennent plus de place sur les tables, leurs besoins étaient peut être parfois mis de l'avant, et cetera, et cetera.
43:00
Ça a été intéressant à observer, mais tant mieux si vous vous êtes quand même des régions plus concentrées, mais.
43:07
Participant(e) 5
Oui, c'est ça, on est 2 petites îles là, tu sais.
Laval, Montréal, c'est facile.
Là c'est sûr que tu sais, on se compare avec la Gaspésie, la Côte-Nord, l'Abitibi, c'est peut-être moins évident, tu sais, de trouver un lieu physique puis rassembler tout le même monde, mais comme tu dis Céline, c'est peut-être qu'à ce moment-là, c'est bien de faire une activité au moins dans l'année où les gens se voient physiquement.
43:28
Puis 3, 4 rencontres, peu importe.
C'est quoi le calendrier régulier en présence, mais en tout cas, on a l'air Ben bonne là.
Mais notre territoire, il est vraiment plus petit que plein d'autres places au Québec là.
43:42
Participant(e) 3
Puis avec retranche parce que je vais faire le.
43:44
Participant(e) 5
Lien Ben oui, c'est.
43:45
Participant(e) 3
Ce c'est ça, on est des chercheurs qui sont un peu partout comme des partenaires de la pratique un peu partout fait que c'est quand même un petit défi.
Tu sais-je pense que les chantiers ont fonctionne pas nécessairement tous de la même façon.
Nous, on est un chantier permanent, le chantier 6 qui est en cours tout au long du projet.
44:04
Donc pendant les 7 années qu'on a l'espèce de défi de de maintenir l'intérêt sans essouffler les gens non plus parce que c'est un projet supplémentaire là pour les gens qui s'y impliquent.
Et puis.
On a choisi de d'avoir un calendrier de rencontres quelques fois par année permanent, donc pour avoir un espèce de de de de façon de faire qui qui maintient l'engagement.
44:30
Mais.
Mais je sais qu'il y a certains chantiers qui se rencontrent seulement aléatoirement lorsqu'il y a des besoins.
Puis ça c'est une autre façon de gérer.
En fait, tu sais, c'est c'est ça, il y a plein de façons de faire, puis c'est toujours négocié.
Selon les les besoins des membres, selon la la, les toutes sortes de de d'éléments macro sociaux qui sont présents aussi là à prendre en considération.
44:52
Mais c'est un beau défi, c'est pas simple, mais c'est un beau défi, oui.
45:10
Participant(e) 2
J'aimerais ça vous laisser le mot de la fin à chacune.
Euh qu'est-ce que vous aimeriez dire comme synthèse de ce qu'on a discuté ou projet ou vision que vous avez là pour le futur, pour vos tables et pour vos projets de recherche?
45:28
Participant(e) 5
Mais je peux être mentionner que.
Comme je vais parler moi là, en tant que que que professionnel ou travailleuse, je pourrais dire que c'est vraiment très enrichissant.
Tu sais, d'avoir des milieux de concertation comme celui qui est proposé dans le le.
45:46
Le projet retranche, tu sais entre, je l'ai déjà mentionné avant là aux chercheurs, mais il y a cette proximité là entre le terrain, les praticiens et les académiciens, tu sais finalement que on se retrouve, puis on est vraiment autour de la même table, on se parle, tu sais comme d'habitude, moi je suis en, j'ai l'habitude de lire les rapports, tu sais les livres, j'ai okay puis là comment je pourrais appliquer ça dans ma pratique, mais là on est vraiment face à face, puis on se parle, puis mais
46:12
on contribue l'une et l'autre, tu sais fait quelque chose de très.
Il y a quelque chose qui se matérialise là qui existe pour vrai fait que ça c'est très très riche.
C'est puis en tant qu'individu, ça me nourrit vraiment beaucoup, puis ça vient donner un peu un sens.
46:28
Finalement, tu sais YAYAYA comme une distance entre la recherche puis le terrain qui est vraiment plus petite qu'on s'imagine.
Tu sais fait que ça c'est c'est c'est c'est très cool comme expérience à vivre là.
46:43
Participant(e) 2
Merci, c'est super intéressant.
Oui Mara je te laisse aller.
46:48
Participant(e) 4
Oui Ben En conclusion que tout ce qui a été nommé tellement régissant, puis comme tu viennes de nommer un petit peu Céline tout à l'heure, c'est énormément de gestionnaires dans les tables de concertation.
On a des liens, oui, avec le politique, avec des gros enjeux.
Puis je pense que faire des liens avec les centres de recherche, avec les différents projets de recherche, c'est de se rapprocher de ce terrain là peut-être le plus.
47:09
Tu sais, nos membres sont le terrain, on est proche de nos membres, mais en s'alliant avec ses projets de recherche, là on est nous-mêmes prenant du changement.
De de toutes ces ces ces beaux projets qui se mettent en place.
Donc c'est c'est stimulant, c'est mobilisant pour des gestionnaires comme nous, des directrices de table, que de de se sentir aussi autant impliquer.
47:33
Puis je pense que Ben ça ça résume un petit peu là ce qui a été tout petit.
Merci vraiment.
47:40
Participant(e) 3
Merci Ben je pense.
En tout cas je vais parler pour moi mais je pense c'est la même chose pour les collègues chercheurs aussi.
Là ce qui ce qui est motivant dans ce type de partenariat, là c'est la même chose.
Là c'est de voir comment.
Notre travail qui est parfois tu sais de de notre point de vue assez théorique et on a, on se demande parfois, tu sais ce que je suis trop déconnectée en fait.
48:07
Là, quand on a la chance de d'échanger avec des praticiens, puis de de de voir que des choses auxquelles on réfléchit en fait là sont sont sont prêts de la réalité, puis ils se nourrissent de la réalité, puis comment elles elles contribuent aussi à faire en sorte là que les pratiques.
48:27
Se développe, c'est super stimulant.
Là, moi j'ai j'étais une bébé intervenante quand j'ai c'est ça, au début de la trentaine, dans un calvaire à Montréal.
Tu sais, moi, c'est comme ça que je me suis introduite à l'intervention féministe, aux pratiques en matière de violence envers les femmes.
48:45
Ça, tu sais, j'ai de garder le contact toujours avec le terrain, de garder toujours le contact avec les intervenants.
Pour moi, c'est c'est comme de c'est ça, c'est c'est être dans ma, dans ma source en fait là, de me sentir, tu sais.
Lié à à ce qui m'animait, ce qui m'a amené à à développer mes connaissances sur le travail social.
49:03
Donc c'est vraiment c'est ça.
Il y a aussi tout 1 1 code en fait de la pratique qui qui est vivant, qui est beaucoup plus vivant que la recherche.
Là il y a beaucoup de remplissage de formulaires, on va se le dire dans le domaine de la recherche, là ça fait du bien de déconnecter, puis d'être avec des gens, puis de se d'avoir de sentir qu'on est plus dans des choses concrètes là.
49:27
Donc oui, oui.
Puis même si, parce que moi je le vois pas tant, j'ai pas, j'ai la chance là, quand je.
J'ai la chance quand je travaille avec les praticiens de pas avoir d'enjeux intersectoriels ou très peu là de pas sentir qu'on a des agendas différents.
49:43
Là peut-être parce que c'est ça.
Comme je dis, je me sens grandie dans ma dans ma source comme bébé intervenante que j'étais, mais c'est ça pour moi, c'est juste dû plus là, travailler avec des projets, partenariats avec les le milieu de pratique c'est c'est ça, c'est c'est juste nourrissant, c'est juste valorisant.
50:02
Puis c'est juste sentir que ce qu'on fait ça, ça a une valeur en fait là donc.
Ouais.
50:08
Participant(e) 2
Merci, merci à vous 3 pour les échanges qui étaient riches, pour votre belle énergie, pour votre ouverture aussi à discuter justement des défis qui sont votre quotidien, mais aussi des stratégies que vous mettez en place.
Je vais mettre dans la description de l'épisode les liens vers les sites web de vos organisations si les gens veulent suivre vos activités des fois que vous rendez public là comme vos médias conférences.
50:33
Puis je vais mettre aussi les liens vers les travaux à Céline pour ceux qui seraient intéressés d'aller en lire plus.
Donc merci encore pour votre votre belle participation aujourd'hui au balado.
50:44
Participant(e) 5
Merci.
50:46
Participant(e) 4
Merci.
50:47
Participant(e) 3
Merci.
Podcast Summary
Key Points:
Le balado « Retranche la violence » vulgarise les connaissances issues d’un projet de recherche partenarial post-pandémique sur les violences intimes, familiales et structurelles.
Les tables de concertation en violence conjugale réunissent des acteurs intersectoriels pour favoriser le partenariat, la coopération et les échanges.
La table de Montréal compte environ 61 membres issus de secteurs variés, tandis que celle de Laval intègre à la fois la violence conjugale et la violence sexuelle.
Céline Lalande est chef du chantier 6 du projet Retranche, qui observe et soutient le partenariat de l’intérieur.
Un guide de collaboration a été élaboré pour identifier les valeurs communes et gérer les rapports de pouvoir entre experts scientifiques, praticiens et de vécu.
Les principaux défis de la concertation sont la stabilité des tables, les asymétries d’engagement et l’équilibre entre autonomie et interdépendance.
La confiance et les liens personnels créés en présentiel sont essentiels pour une concertation en profondeur, même si celle-ci reste souvent en surface.
La collaboration entre recherche et milieu pratique est jugée enrichissante et permet de réduire la distance entre la théorie et le terrain.
Summary:
Ce huitième épisode du balado « Retranche la violence » porte sur la concertation et la collaboration au sein des tables de concertation en violence conjugale et dans les projets de recherche partenariaux. Maude Dionne reçoit Céline Lalande, professeure en travail social, Mara Odette, directrice de la table de concertation en violence conjugale de Montréal, et Geneviève Dionne, directrice de la table de concertation en violence conjugale et agression à caractère sexuel de Laval.
Les invitées expliquent que les tables de concertation réunissent des acteurs intersectoriels — communautaire, institutionnel, justice, santé, éducation — afin de favoriser le partenariat et les échanges. La table de Montréal compte environ 61 membres, tandis que celle de Laval se distingue par un double mandat incluant la violence sexuelle. Céline Lalande présente le chantier 6 du projet Retranche, qui observe et soutient le partenariat de l’intérieur, ainsi qu’un guide de collaboration visant à gérer les rapports de pouvoir entre experts scientifiques, praticiens et de vécu.
Les principaux défis identifiés sont la stabilité des tables, les asymétries d’engagement, l’équilibre entre autonomie et interdépendance, et la difficulté d’aller au-delà du simple partage d’information. Les tensions entre milieux communautaires, institutionnels et bailleurs de fonds sont réelles, mais la confiance et les liens créés en présentiel permettent de les naviguer. La collaboration avec la recherche est perçue comme enrichissante, réduisant la distance entre théorie et terrain et nourrissant les pratiques.
FAQs
C'est un document qui identifie les valeurs communes et les règles internes orientant les rapports entre experts scientifiques, praticiens et de vécu. Il vise à minimiser les enjeux de pouvoir et de reconnaissance, et prévoit des mécanismes pour gérer les malaises s'ils surviennent.
C'est une tendance observée depuis 20 ans : les nouvelles tables qui apparaissent couvrent souvent les deux problématiques, tandis que les tables sur la violence familiale ou contre les femmes diminuent. L'hypothèse avancée est que ces organismes travaillent déjà en collaboration sur les questions de violence de genre, mais cela reste à vérifier.
Parce qu'elle exige de laisser tomber son agenda organisationnel et de composer avec des enjeux de pouvoir, des visions divergentes et des rapports identitaires profonds. Les gens aiment se rassembler, mais beaucoup de rencontres restent en surface, comme des séances d'information.
Elle se produit surtout autour de projets concrets comme la prévention, la formation et la gestion du risque, ainsi que dans les situations d'urgence. Dans ces moments, les acteurs déposent leur « sac à dos organisationnel » et s'alignent vraiment sur un objectif commun.
Après la pandémie, certaines régions éloignées ont choisi de rester en ligne pour des raisons pratiques, mais cela nuit à la qualité des échanges et à la pérennité des tables. Céline Lalande observe que cette transition non refaite vers le présentiel est probablement une raison pour laquelle certaines tables ont disparu en région éloignée.
Parce qu'elles créent des liens de confiance et une véritable concertation que le virtuel ne permet pas de la même façon. Comme le dit Mara, on ne se nourrit pas de la même façon d'un écran que d'une personne devant soi.
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