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TRAUMA & SOMATISATION : Je te dis toute la vérité sur tes symptômes - Une Parenthèse

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TRAUMA & SOMATISATION : Je te dis toute la vérité sur tes symptômes - Une Parenthèse

Ce podcast, animé par Vitman Pauline, spécialiste de l'anxiété et des traumatismes, introduit l'année 2026 et son nouveau "Studio Transformation". L'épisode explore le lien profond entre les symptômes physiques chroniques et le traumatisme. Il explique que le traumatisme est la réponse de survie (combat, fuite, figement) du système nerveux autonome à un événement écrasant. Lorsque l'énergie mobilisée pour survivre ne peut être déchargée, elle reste piégée dans le corps. Par la suite, un conflit interne s'installe : une partie du système tente de libérer cette énergie, tandis qu'une autre, marquée par le choc, active des états de protection pour éviter une nouvelle submersion. Les symptômes désagréables (vertiges, douleurs, anxiété, etc.) émergent alors comme une "soupape de sécurité" cruciale. Ils permettent une libération graduelle et contrôlée de l'énergie bloquée, protégeant ainsi l'individu de revivre l'intensité traumatique originelle. Comprendre que les symptômes sont un mécanisme de protection et non l'ennemi à étouffer est une étape clé. Cela ouvre la voie à des pratiques de régulation du système nerveux pour apaiser ces symptômes, les apprivoiser et retrouver progressivement un sentiment de sécurité corporelle.

Transcription

5674 Words, 34196 Characters

French
Bienvenue dans l'épisode clé de l'année 2026 Je te souhaite la Bienvenue dans le podcast, une parenthèse, un espace de transmission et d'intégration où l'on explore ensemble les fondements de la guérison somatique. Je suis vitman Pauline, ton hôte spécialisé dans l'anxiété, la régulation du système nerveux autonome et la renégociation des traumatismes. Mon intention pour chaque épisode, c'est que tu puisses comprendre ce que tu vis, remettre du sens sur tes ressentis et te reconnecter doucement à ta capacité de guérir. Alors simplement. Dépose toi dans un endroit où tu te sens en sécurité, respire et laisse toi guider. Je suis très heureuse de vous retrouver au sein du Podcast. Une parenthèse après cette courte pause hivernale. Mais surtout, je voulais commencer le podcast en vous souhaitant une très très belle année 2026. Je vous souhaite sincèrement qu'elle soit douce et que vous puissiez avoir du temps, du temps pour vous, du temps pour vous reconnecter à votre liberté, à votre authenticité. Posez vos limites, honorez vos besoins mais surtout du temps pour vous créer un monde où petit à petit, le traumatisme aura moins d'emprise et moins d'impact parce que, je le rappelle, personne n'est trop cassé, personne n'est trop brisé pour pouvoir guérir. Pour ma part, même si je commence l'année avec plus de 39 de fièvre et en étant complètement enrhumée, je suis aussi très heureuse de vous annoncer l'ouverture du studio transformation. Je sais que beaucoup d'entre vous attendiez avec impatience la sortie de ce support. Unique qui allie enseignement pratique, somatique, pratique, créative. rendez-vous individuel et espace de corégulation. Alors si toi aussi tu souhaites faire de ton année 2026 une année de guérison profonde, de régulation de ton système nerveux autonome et de renégociation de tes traumatismes. Tu retrouveras dans la description de cet épisode de podcast un lien qui va te permettre d'accéder à 4 jours de pratique gratuite pour que tu puisses explorer le studio de transformation en toute liberté. Tu verras que tout au long de cette année, nous allons aborder les sujets des croyances limitantes, des différents styles d'attachement, des relations toxiques, de la honte, de la colère, du chagrin. De la fatigue chronique, de l'anxiété, des angoisses, mais aussi et surtout des symptômes désagréables. Et C'est d'ailleurs le sujet que l'on va explorer ensemble aujourd'hui tout au long de cet épisode de podcast. Et je pense que ça sera l'un des épisodes de podcast les plus importants de l'année pour que tu puisses changer. Ta relation à ton corps, à ton activation et à tous ces symptômes parfois chroniques que tu vis dans ton quotidien et que pour l'instant tu cherches à éteindre ou à étouffer. Petit point de vigilance ici. Bien évidemment, si tu vis des symptômes persistants inhabituels ou inquiétants, il est important que tu les fasses évaluer en priorité par un ou une professionnelle de la santé. Tout simplement pour que tu puisses écarter toute cause médicale avant d'entamer ou de poursuivre un travail de régulation du système nerveux autonome et de renégociation des traumatismes. Le corps n'oublie rien : mon expérience des symptômes Et je vais introduire cet épisode de podcast par une citation de Bessel Vanderkülk dans son livre le corps n'oublie rien. Bessel vanderkülk nous dit que les personnes traumatisées se sentent chroniquement en insécurité dans leur propre corps. Le passé est encore vivant et prend la forme d'un malaise intérieur lancinant. Leur corps est constamment bombardé de signaux d'alerte viscéraux. Et j'ai pris cette citation parce qu'elle représente vraiment ce que j'ai vécu ces 20 dernières années. En réalité, je ne pourrais même pas vraiment te dire quand tout a commencé. Parce que j'ai toujours eu un petit peu cette sensation de vivre dans un corps que je n'habitais pas vraiment, mais surtout que je ne comprenais pas toutes. Ces dernières années, j'ai navigué au travers de vertiges, de nausées, de maux de tête, de fatigue chronique, de troubles digestifs, de syndromes prémenstruels, de palpitations d'extrasystoles d'oppressions. Qui finalement n'ont jamais été expliqués par le corps médical. Chaque jour, je ressentais de nouveaux symptômes qui s'installaient, qui disparaissaient puis qui revenaient autrement. Comme si vraiment mon corps il changeait sans cesse de langage, mais que je n'avais pas le bon traducteur pour comprendre ce qu'il essayait de me dire. Alors au début, comme tout le monde je pense, j'ai fait un petit peu ce marathon de la médecine. J'ai tenté de chercher des réponses, j'ai consulté encore et encore, j'ai fait une tonne d'examens et j'ai entendu dire que tout allait bien, que c'était seulement dû à l'anxiété, à mes traumatismes, alors qu'à l'intérieur, rien ne semblait vraiment aller avec le temps. Je crois qu'il y a même eu un moment où j'ai fini par me convaincre. Que ce chaos corporel faisait simplement partie de la normalité et qu'il fallait que j'apprenne à vivre avec. Mais toi comme moi, on le sait, c'est vraiment très difficile de faire avec. Lorsque ces symptômes deviennent submergeants, envahissants et invalidants au quotidien, c'est très difficile de pas vouloir les faire disparaître complètement, de les éteindre, de les étouffer lorsqu'ils nous empêchent de nous lever le matin, de prendre une douche. Ou même de prendre la voiture pour aller dans un magasin. Encore aujourd'hui, on nous dit qu'il faut accepter nos symptômes et je trouve que c'est vraiment difficile de rester dans cette posture d'acceptation et d'observation lorsqu'ils génèrent en nous une activation constante avec du stress, de l'angoisse, de l'anxiété. Mais au-delà de ça aussi, une culpabilité intense que ce soit par rapport à notre travail, parce qu'on peut parfois avoir de la difficulté, hein, à accomplir toutes nos tâches. Mais aussi et surtout en lien avec notre famille et notre entourage. Vraiment, j'avais la sensation de me battre sans cesse contre quelque chose qui n'avait pas de forme, pas d'explication et tout simplement en fait qui pour moi n'avait pas de sens. Donc si toi aussi tu te reconnais dans mes mots, ce que je vais te partager aujourd'hui risque de changer profondément ta façon d'observer ton corps et de l'apprivoiser. Parce qu'une fois que l'on comprend ce qui se joue réellement dans notre système nerveux autonome après avoir vécu un traumatisme ou du stress chronique et que l'on met en place des pratiques adaptées, et Ben tout simplement, on offre aussi à nos symptômes la possibilité de s'apaiser et de se transformer. Parce que petit à petit, j'ai vu mes symptômes s'apaiser. Attention, ça ne veut pas dire que je ne ressens plus du tout d'inconfort, que je ne ressens plus de stress, que je ne ressens plus de douleur ou plus de tension. Mais les symptômes chroniques ont pu réellement se transformer sur la durée. Aujourd'hui, je sais pertinemment que lorsqu'un symptôme ou qu'une sensation désagréable réapparaît, c'est pour pouvoir me transmettre des messages précieux sur. Certains espaces, certaines blessures, certains manques qui demandent encore un petit peu de soin et d'accompagnement. Donc ensemble, aujourd'hui, on va déjà revenir sur les bancs de l'école, accéder à beaucoup d'enseignements pour que tu puisses mettre du sens sur ce qui se passe dans ton corps, avec toutes ces sensations et tous ces symptômes chroniques que tu peux ressentir au quotidien. Comprendre le traumatisme et les réponses de survie du corps Donc on va partir sur la base des bases. Qu'est ce que c'est un traumatisme ? Comme l'explique Gabor maté dans the meaf of normal, je m'excuse d'avance pour mon anglais, le traumatisme n'est pas ce qui nous arrive, mais ce que notre corps a dû mettre en place pour survivre à ce moment-là. Autrement dit, et si tu me suis depuis un petit moment normalement, tu as déjà acquis ces notions là. Ce n'est pas l'événement lui même qui crée la blessure, mais la manière dont notre système nerveux autonome réagit. Pour faire face à une situation qui dépasse momentanément nos capacités et nos ressources, et pour pouvoir t'aider à intégrer cette notion du traumatisme, je vais prendre un exemple concret. Imagine que tu te retrouves face à une personne qui adopte un ton ou une posture agressive. Je suis sûre que ça t'est déjà arrivé. Ton système nerveux autonome va d'abord activer sa branche sympathique qui est une branche de mobilisation, ainsi que ses 2 réponses de survie, donc soit la fuite, soit le combat pour tenter de faire face à la menace par l'action. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, physiologiquement dans ton corps, tu vas ressentir que ton cœur va s'accélérer, que tes muscles vont se tendre. Peut être que ta mâchoire aussi va se crisper. Potentiellement tu vas ressentir un petit peu d'agitation, d'anxiété, de stress, de colère aussi. Tout ça pour soit partir et te protéger, protéger ton intégrité, soit riposter et dire stop et poser tes limites. Maintenant qu'est ce qui se passe si l'événement réside dans le trop ? Donc sois trop lent, trop tôt, trop fort, trop rapide, trop intense où trop insuffisant. Et bah simplement ton système nerveux autonome va engager sa branche parasympathique, dorsale, qui elle est une branche d'immobilisation. Et tu vas te figer parce que ton corps n'a pas assez de ressources où d'issue pour faire face à la menace par l'action. Cette réponse de figement est une réponse de survie hybride. Qui allie de l'activation sympathique, donc l'activation de base que ton système nerveux autonome a mis en place pour faire face à la menace par l'action et de l'énergie dorsale qui vient emprisonner tout ce surplus d'énergie sympathique. C'est vraiment si je dois te donner une image. C'est comme si tu appuyais simultanément sur la pédale de frein et d'accélérateur de ta voiture d'un côté. Il y a une partie de toi qui voudrait agir. Tu ressens de l'anxiété, du stress, de l'agitation, des émotions et des sensations à l'intérieur de toi qui voudrait te pousser à l'action. Mais ton corps, il est comme paralysé. C'est vraiment l'adage du je veux, mais je ne peux pas. Et si toute cette énergie mobilisée par la branche sympathique ne peut pas être libérée pendant ou après l'événement traumatique. Elle reste alors coincée à l'intérieur de ton système qui en tire une conclusion simple, tant que cette énergie est présente, cela signifie que le danger n'est pas passé. Parce que je fais un petit aparté ici. Mais l'énergie, elle ne disparaît pas toute seule. C'est pas magique. Donc si elle n'est pas libérée par le mouvement des tremblements, des décharges émotionnelles, tout simplement, elle reste coincée à l'intérieur de notre système. Et à partir de là. La moindre activation, le moindre déclencheur peut faire basculer notre système nerveux autonome dans ses réponses de survie, de combat, de fuite, de figement, d'effondrement. Tout simplement pour tenter de compléter encore et encore le cycle et enfin décharger toute cette énergie bloquée. Donc cette première explication sur qu'est ce que c'est ? Le traumatisme te permet déjà de comprendre une chose essentielle. Lorsqu'on a vécu un événement qui a dépassé nos capacités, notre système nerveux autonome continue de rester dans un État d'hyper vigilance, d'alerte, de Figement, voire d'effondrement. Ces activations constantes de nos réponses de survie génèrent inévitablement des changements physiologiques hein ? Parfois extrêmes et donc des symptômes palpitations. Vertiges, troubles digestifs, tremblements, oppression, et cetera, et cetera. Et à la base, ces changements physiologiques, ils sont sains parce que ils nous permettent en fait de garder un équilibre, de nous maintenir dans un espace de sécurité, surtout lorsqu'on est face à des agents stresseurs, à des dangers ou à des menaces. Mais lorsque c'est tout le temps, lorsque c'est quotidien, c'est vraiment le signe qu'il y a dérégulation. Et que le système reste prêt à réagir parce que lui, il a intégré que le danger n'était pas totalement passé. La lutte interne : libérer ou protéger l'énergie bloquée Maintenant, ça ne s'arrête pas là. Vous me connaissez un petit peu. Vous savez que j'aime aller dans les profondeurs de l'enseignement et de l'éducation pour qu'on puisse vraiment comprendre ce qui se passe à l'intérieur de notre système et de notre corps. Lorsqu'on a vécu un traumatisme, quelque chose de beaucoup plus subtil se joue à l'intérieur de nous. Puisqu'un conflit intérieur invisible s'installe. Et là je t'invite vraiment à prendre une feuille de papier avec un stylo pour dessiner ou noter ce que je vais te dire pour que ça puisse faire sens. Ce conflit intérieur, il est très simple. D'un côté, il y a toute une partie de notre système nerveux autonome qui cherche à compléter les boucles de survie pour enfin retrouver le chemin de la sécurité. Autrement dit, il y a toute une partie de ton système qui va chercher à libérer, décharger et intégrer. Ces activations peuvent être déclenchées par des sons, des odeurs, des postures ou même des situations qui rappellent de près ou de loin le choc originel. Si tu veux à chaque fois que ton système nerveux autonome va identifier un signal de danger qui a des spécificités. Similaire avec ton traumatisme originel, il va en même temps en profiter pour remettre en mouvement, pour faire circuler toute l'énergie de survie qui est bloquée au sein de ton système nerveux autonome. Pourquoi ? Pour que cette énergie puisse être traversée, ressentie et trouver une voie de sortie et de libération. L'objectif est toujours le même, permettre à l'énergie de survie de circuler. Et créer une expérience correctrice pour qu'enfin le système puisse se stabiliser. Donc si je récapitule, tu as une première partie de ton système qui veut réguler, libérer l'énergie bloquée et ramener équilibre et homéostasie dans ton corps ? Mais de l'autre côté de ce conflit intérieur, on retrouve aussi une autre partie de notre système qui, elle, a été profondément marquée par le traumatisme. Et qui cherche à tout prix à nous protéger d'une nouvelle submersion ou d'une nouvelle potentielle re traumatisation. Ce qu'il faut que tu comprennes, c'est que lorsque tu as vécu le choc originel, tu as aussi ressenti de nombreuses sensations et émotions que tu as intégrées comme étant trop intenses, trop effrayantes ou trop submergentes à traverser. Alors ça, pour le coup, c'est tout à fait possible que tu ne t'en souviennes pas. Parce que le corps, le système nerveux autonome sont très bien faits. Et quand une expérience a été trop douloureuse, et Ben tout simplement, ils viennent inhiber certains détails de cette expérience. Mais ce n'est pas parce que tu ne te souviens pas d'avoir vécu des sensations ou des émotions très intenses au moment du choc qu'il n'existe pas. Donc ici, c'est assez simple à comprendre. Mais à chaque fois que tu revis une sensation, une émotion, une douleur, un inconfort, une tension qui rappelle de près ou de loin l'événement traumatisant, tu as cette 2e partie du système nerveux autonome qui va déclencher automatiquement un État de protection pour éviter une nouvelle submersion. Donc là tu vois déjà clairement qu'il y a 2 parties de ton système. Qui s'oppose et qui tire dans des directions opposées ? Une partie de ton système qui est dans la mobilisation, l'action et une autre qui au contraire est dans l'immobilisation. À cela on va rajouter en plus une complexité supplémentaire. Cette complexité est en lien avec toutes les croyances que nous avons intégrées tout au long de notre développement. Je ne veux pas faire de généralités ici, mais on va pas se mentir, dans la majorité des foyers, on ne nous a pas forcément appris à nous sentir en sécurité. On n'a pas forcément eu une personne de confiance, une figure d'attachement qui a accompagné grâce à la co régulation, notre système nerveux autonome pour intégrer qu'on pouvait ressentir une sensation, ressentir une émotion. La traverser en s'appuyant sur nos ressources et nos capacités pour enfin retrouver le chemin de la sécurité. Globalement, ce que je vois au sein du studio transformation, c'est plus des personnes, et j'en fais partie hein, qui ont profondément intégré qu'il fallait toujours rester fort, forte, qu'il ne fallait jamais pleurer parce que pleurer c'est pour les faibles que se mettre en colère pouvait être dangereux. Ou au contraire, hein, que la colère est associée à un signal de sécurité, de normalité. Qu'il ne devait pas se plaindre, qu'il devait tout le temps être parfait ou parfaite ? Toutes ces croyances viennent finalement ramener de l'embûche à notre capacité de régulation, à traverser nos activations, ce qui vient inévitablement réduire encore plus notre fenêtre de tolérance. Les symptômes : la partie visible de l'iceberg traumatique Donc, si je dois résumer, c'est un petit peu comme si tu avais 2 personnes qui tiraient sur une même corde ces 2 dynamiques opposées. Donc une partie de ton système qui veut libérer l'énergie de survie et une autre qui continue de te protéger génère une nouvelle boucle de figement. Ton corps se retrouve à nouveau coincé dans cette entre 2 et tu es replongé dans l'impuissance du je veux mais je ne peux pas. L'énergie elle est là, elle veut circuler, mais le système ne peut pas la libérer en toute sécurité. Parce que tu n'as pas retrouvé assez de capacité et de sécurité. Sauf qu'encore une fois, cette énergie de survie ne peut pas disparaître toute seule. Donc le système nerveux autonome doit trouver des soupapes de sécurité pour libérer des fragments d'énergie de survie, pour qu'on puisse garder un équilibre sans nous replonger dans l'impuissance, le figement, l'effondrement qu'on a vécu lors du choc originel. Et dans ces moments-là, la plus grande soupape de sécurité dont dispose notre système nerveux autonome, spoiler Alert, c'est les symptômes. Les symptômes deviennent la seule possibilité pour notre système de décharger l'énergie bloquée tout en nous protégeant d'une potentielle re traumatisation. Si tu m'as suivi jusqu'ici. Parce que je le sais que tout le monde n'a pas encore l'espace, la sécurité et la capacité nécessaires à entendre ce que j'ai à dire sur le sujet du symptôme. Tu as normalement eu ce petit déclic qui te dit, OK, peut être que mes symptômes ne sont pas mes ennemis, mais un mécanisme de survie et de protection de mon système nerveux autonome pour me maintenir dans un état de sécurité. Formuler autrement. On peut vraiment imaginer les symptômes comme la partie visible d'un iceberg, ce que tu vois et ce que tu ressens à la surface. Donc tes palpitations, tes vertiges, tes tensions, tes douleurs, tes nausées, tes tremblements, ta fatigue, peu importe, n'est que la manifestation externe d'un processus beaucoup plus profond. En dessous de l'iceberg, sous ses symptômes se trouvent des sensations. Des émotions, des souvenirs, des blessures et même des croyances que ton système nerveux autonome n'a pas pu traverser au moment du choc. Faute de ressources et faute de capacité, ton système nerveux autonome n'a pas pu ressentir et traverser ses sensations. Pourquoi ? D'une part, parce qu'au moment du choc originel, ta mémoire implicite les a intégré comme étant trop intense parce qu'ils t'ont submergé, et d'autre part, parce qu'aujourd'hui. Tu n'as pas encore récupéré assez de sécurité pour pouvoir les ressentir et les intégrer. Autrement dit, le symptôme est une soupape de sécurité brillante. Un moyen en fait, hein, de décharger une partie de l'énergie de survie accumulée de manière graduelle, sans que tu n'aies à revivre l'intensité, toute la globalité du traumatisme originel. Parce que pour ton système, le symptôme est moins dangereux. Que ce qu'il cache, même si c'est extrêmement désagréable et inconfortable à vivre au quotidien pour ton système nerveux autonome, le symptôme est toujours plus safe que l'émotion de tristesse, de chagrin, de colère ou d'autres sensations primaires que tu as vécues et ressenties lors du choc originel et qui t'ont menée à l'effondrement. Et je vais te dire quelque chose d'extrêmement important. Sans le symptôme, ton corps ne pourrait pas survivre, ton corps serait saturé par l'activation traumatique, par les hormones de stress, le stress serait incontrôlable et tout simplement, tu ne pourrais pas maintenir l'homéostasie soit un équilibre dans ton système et dans ton corps. Ce que j'aimerais vraiment que tu comprennes, c'est que chaque symptôme a sa raison d'être. Il ne se manifeste pas au hasard. Il signale qu'une partie de ton système nerveux autonome est encore bloquée dans ces résidus d'activation traumatique qui ne trouvent pas de voie de décharge. Il montre que ton système est encore en alerte et qu'une boucle de survie ne trouve pas d'achèvement, ou encore qu'une émotion ou qu'une sensation n'a pas pu être complètement traversée faute de sécurité. Pourquoi les symptômes sont une brillante soupape de sécurité En conclusion, aussi désagréable soit il éteindre, le symptôme n'est pas. Et ne sera jamais la solution pour qu'il puisse s'apaiser. Tout simplement parce que tant que tu ne pourras pas intégrer l'information qui se cache derrière le symptôme en toute sécurité, ton inconfort continuera à se déplacer, à s'amplifier et à s'intensifier. Et ça, c'est vraiment quelque chose que moi j'ai pu expérimenter tout au long de mon parcours de guérison. Il y a certains symptômes comme les vertiges qui ont été pour le coup assez chroniques que je vivais tous les jours. Quotidiennement. Mais il y en a d'autres comme les palpitations, les extrasystoles, les nausées qui venaient, qui repartaient, qui se déplaçaient, qui s'intensifiaient lors de certaines réactivations traumatiques et qui finalement finissaient par disparaître. En fait, ton corps, il va tester différents symptômes jusqu'à que tu t'arrêtes et que tu l'écoutes. Donc s'il y a bien une chose que tu dois retenir, c'est que l'apaisement des symptômes n'est pas un objectif à atteindre. Mais la conséquence naturelle d'un travail beaucoup plus profond, un travail de sécurité, de régulation du système nerveux autonome et de renégociation des traumatismes. Je vois trop de personnes et attention, c'est sans aucun jugement, parce que moi même je l'ai fait pendant plusieurs années. Qui dirigent toute leur énergie et tous leurs efforts au mauvais endroit. Elles cherchent à faire disparaître leurs symptômes, à les contrôler, à les calmer, à les éviter. Alors qu'en réalité, le véritable levier de guérison se situe ailleurs, dans la capacité du système nerveux autonome à se sentir en sécurité, à élargir sa fenêtre de tolérance pour qu'enfin l'énergie de survie puisse aller à son terme sans submersion. Trop de personnes cherchent les outils, les formations, les pratiques pour éteindre les symptômes. Et on voit bien que ça ne marche pas. En tout cas, ça ne tient pas sur la durée. Alors que si tu viens travailler sur ta régulation de ton système nerveux autonome et je sais que c'est contre intuitif et c'est pas ce qu'on nous a appris à faire. Et Ben finalement tu vas élargir ta fenêtre de tolérance à ressentir ce qui se passe dans ton corps et tu vas pouvoir accéder à ce qui se passe sous le symptôme. Et si tu arrives à accéder à l'information, à l'émotion, à la croyance, à la blessure, au manque et que tu arrives à la renégocier, le symptôme tout simplement, il n'a plus besoin d'être là. Et si je pousse encore plus loin parce que je vais pas te raconter de de mensonges, ça veut pas dire que tu vas plus jamais ressentir de symptômes, de sensations désagréables dans ton corps. Mais à terme, ça va pouvoir aussi devenir un indice précieux qui va te générer une petite alarme et va te dire attention, là il y a quelque chose à aller regarder. Là, il y a quelque chose de nouveau à aller renégocier. Là, il y a une partie de toi blessé, qui a besoin de soins, d'attention et d'accompagnement. Et c'est ça qui permet un apaisement durable. C'est ça qui permet de reconnecter à sa liberté et à son authenticité. Ça ne veut pas dire que ce n'est plus inconfortable, mais ça veut dire que tu as la capacité de traverser l'inconfort sans t'y engouffrer, sans t'effondrer, sans tomber dans le figement pour écouter ce qui se passe derrière et pour soigner la blessure originelle. Le problème n'est pas le symptôme, c'est notre incapacité. À ressentir et à contenir les activations quotidiennes. Et on est tous logés à la même enseigne. Aujourd'hui, on fonctionne au sein d'une société qui est saturée d'agents stresseurs. Si tu cherches des pratiques, des formations pour ne plus rien ressentir, Il n'empêche que, physiologiquement, l'énergie de survie, elle reste bloquée dans ton système. Et que oui, potentiellement, ça va te générer un apaisement immédiat. Mais ça ne va pas tenir sur la durée et tu vas continuer ces cycles où tu vas t'effondrer encore, encore et encore. Et je sais que ce que je te propose aujourd'hui, c'est pas sexy. On préfère tous instinctivement trouver une solution qui va nous permettre de ne plus souffrir, de ne plus ressentir. Mais la réalité, c'est qu'on est des êtres humains et que nous serons traversés par le ressenti tout au long de notre vie. Alors peut être qu'il est temps pour toi de te poser la question, où est ce que tu souhaites réellement mettre ton énergie aujourd'hui dans ton quotidien et dans ta guérison ? Retrouver la sécurité et l'équilibre par la co-régulation Maintenant que ça s'est dit, même si c'est pas forcément très agréable à entendre, j'ai pas trop aimé hein. Quand on me l'a dit moi aussi. Mais je vois et je note ce qui a fonctionné pour moi et ce qui marche aujourd'hui au quotidien puisque je ne suis plus envahie de vertiges chroniques et d'autres sensations qui m'empêchaient de fonctionner au quotidien. On va parler un petit peu de la mise en action. Comment est ce que toi déjà en toute autonomie, tu vas pouvoir récupérer un petit peu de capacité de régulation dans ton système nerveux autonome pour pouvoir contenir et ressentir tes agents. Stresseurs tes déclencheurs et tes activations. Le premier pas que tu vas pouvoir poser c'est de récupérer de la sécurité parce que je le rappelle, si aujourd'hui tu ressens. Autant d'inconfort dans ton corps, c'est déjà parce que ton système ne retrouve plus le chemin de la sécurité puisque pour lui le danger n'est pas passé. Donc l'enjeu ici, et c'est juste une étape fondamentale de la régulation, c'est de montrer somatiquement à ton corps qu'aujourd'hui tu es en sécurité. Peu importe si tu es en train de ressentir une émotion, une sensation. Alors ici, je te parle vraiment d'inconfort qui est tolérable, hein ? Je te parle pas. De l'inconfort qui te submerge complètement et qui te plonge dans tes réponses de survie, où tu as la sensation que quelque chose de grave va se dérouler. Mais lorsque tu ressens un inconfort tolérable pour toi, c'est de te ramener des ressources de sécurité pour montrer à ton corps qu'aujourd'hui le danger, il est passé. Simplement penser, je suis en sécurité dans ces moments-là où tu es déclenché. Ne changera strictement rien à l'expérience que tu vis dans le corps parce que 80% des signaux vont du corps vers le cerveau et seulement 20% des signaux vont du cerveau vers le corps. Donc il va falloir vraiment travailler sur ta neuroception et sur l'aspect physiologique. Donc pour ça tu vas pouvoir mettre en place des ressources de sécurité dans ton quotidien. Quelles sont les ressources, les catégories de ressources ? Peu importe si elles sont corporelles, relationnelles, environnementales, sensorielles, cognitives, symboliques ou créatives qui permettent à ton système nerveux autonome et à ton corps de ressentir la sécurité. Et ça, pour le coup, on est tous et toutes très différents, donc je t'invite vraiment à faire la liste de toutes ces petites choses du quotidien qui te permettent de t'apaiser, qui te permettent de te soutenir dans ce que tu traverses. Et bien sûr de les mettre en place quotidiennement parce que le système ne peut intégrer des expériences correctrices qu'au travers de la répétition. La sécurité, c'est une base fondamentale de tout processus de guérison et de transformation. Sans elle, on va pouvoir mettre plein de choses en place, mais au bout d'un moment, ça va s'écrouler. Maintenant, c'est aussi mon rôle de te rappeler que la régulation profonde ne peut pas se faire seul. Pourquoi ? Et je pense que tu l'as déjà remarqué hein, dans ton quotidien. Mais lorsque l'activation augmente dès que l'on s'approche de quelque chose de plus sensible, inconfortable ou douloureux, le réflexe automatique du système est de vouloir éteindre, contrôler ou fuir ce qui est ressenti. Donc là c'est vraiment la 2e partie du système Nergo autonome qui va prendre le dessus. Et qui va vouloir te protéger ? C'est tout à fait normal. Le rôle du système nerveux autonome à la base et avant tout de nous protéger et de nous maintenir dans un espace de sécurité. Donc pour pouvoir progressivement élargir notre fenêtre de tolérance et nos capacités pour pouvoir rester présent, présente à l'activation sans replonger dans le figement, l'effondrement ou la submersion, il est nécessaire d'avoir à la fois un espace sécurisant et contenant qui va permettre l'intégration. Mais aussi d'être en lien avec d'autres personnes, d'autres systèmes nerveux autonomes, plus régulés que le nôtre afin que notre corps puisse intégrer qu'il n'y a pas de danger à ressentir et qu'il possède en fait tout simplement la capacité de retrouver sa stabilité grâce à la corégulation tous les outils. Toutes les pratiques de régulation que tu vas pouvoir trouver sont très intéressantes pour faire une partie du travail, mais le plus gros de la transformation et de la guérison se fait en connexion avec d'autres systèmes plus régulés. Je fais un petit aparté ici, mais C'est d'ailleurs comme ça que l'enfant a la possibilité de se créer une carte du monde remplie de sécurité. Lorsqu'il a la possibilité d'avoir un adulte, une figure d'attachement qui est assez régulée pour lui montrer qu'il a la capacité de traverser et d'intégrer ces activations, on lui offre aussi la possibilité de traverser les agences tresseurs les défis de la vie avec beaucoup plus de flexibilité et d'adaptabilité. Aujourd'hui, toi tu n'as peut être pas cette possibilité justement parce qu'on ne t'a pas assez accompagné tout au long de ton développement. Donc le principe, il est le même quand on est adulte et qu'on souhaite guérir. On a besoin de système nerveux autonome, plus régulé pour nous montrer que le danger il est passé et qu'on a la possibilité d'étirer progressivement notre fenêtre de tolérance et nos capacités. Donc c'est vraiment pour toutes ces raisons que j'ai créé le studio de transformation. Le studio de transformation, c'est le tremplin dont j'aurais eu besoin en toute honnêteté et dont tu as besoin toi aussi pour. Réguler ton système nerveux autonome, récupérer de la capacité, augmenter ta fenêtre de tolérance sans te brusquer, aller à la rencontre de tes symptômes sans être submergé, retrouver du choix, de la liberté et de l'authenticité, et surtout renégocier en douceur tout ce qui est resté bloqué dans ton corps et qui t'empêche aujourd'hui de vivre pleinement. C'est pour ça que le studio est un support unique, parce qu'il a lié à la fois une formation continue où tu vas accéder à beaucoup d'enseignements, de supports créatifs et somatiques, mais aussi des rendez-vous individuels où je vais te prêter momentanément mon système nerveux autonome régulé pour que tu puisses renégocier en profondeur tes blessures, un espace collectif de corégulation où tu vas pouvoir pleinement te déposer. Et une section beaucoup plus hybride où chaque semaine, chaque vendredi, nous allons explorer de nouveaux thèmes de la guérison en lien avec les émotions, les pensées, les sensations, les relations toxiques, les croyances limitantes, et cetera, et cetera. Le Studio Transformation : un tremplin pour votre guérison durable Tout a été pensé pour que tu puisses petit à petit retrouver de l'autonomie dans ta guérison et accompagner ton système nerveux autonome dans le respect de ton histoire, de tes manques et de tes blessures. Alors si tu sens que c'est le bon moment pour toi pour approfondir ta guérison, tu retrouveras le lien du studio au sein de la description de l'épisode du podcast. Et si tu as encore des doutes, n'hésite pas à bénéficier de mes 4 jours de pratique gratuites. Je vais pas vous mentir, j'ai vraiment adoré faire cet épisode de podcast parce que les symptômes ont été un sujet extrêmement sensible, submergeant et déroutant tout au long de mon parcours de guérison. J'avais vraiment perdu toute ma capacité à ressentir et j'ai passé tellement de temps à chercher les bonnes pratiques, les outils miracles qui me permettraient de ne plus rien ressentir du tout. Sauf que ne plus rien ressentir du tout, c'est aussi ne plus être en vie. Alors j'espère sincèrement que cet épisode de Podcast t'aura parlé, et que la prochaine fois que tu verras un symptôme, une sensation désagréable apparaître juste que tu puisses te dire OK. Potentiellement là c'est pas forcément mon corps qui se retourne contre moi, mais c'est mon système qui a besoin de décharger un fragment d'énergie, de survie et qu'aujourd'hui je n'ai pas encore assez de sécurité pour pouvoir le traverser pleinement. Ça ne veut pas dire que tu les acceptes. Ça ne veut pas dire que c'est pas inconfortable, douloureux, ou que c'est pas frustrant. Parce que la réalité c'est que c'est extrêmement frustrant de voir réapparaître ou se déplacer où s'intensifier certains de nos symptômes. Mais cette compréhension va déjà te permettre de laisser un petit peu d'espace et de légitimer cette manifestation corporelle qui, je te le répète, n'est là que pour une seule chose, te maintenir en sécurité comme d'habitude. Si tu as des questions, n'hésite pas à me laisser un petit commentaire ou un petit message sur Instagram. Je prends toujours beaucoup de plaisir à vous lire et à vous répondre pour vous accompagner dans votre guérison. Prenez bien soin de vous et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode de podcast.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le traumatisme n'est pas l'événement lui-même, mais la réponse de survie (combat, fuite, figement) du système nerveux autonome face à une situation dépassant nos capacités.
  2. Après un choc, l'énergie de survie non libérée reste piégée, créant un conflit interne entre une partie du système cherchant à la décharger et une autre cherchant à éviter une retraumatisation.
  3. Les symptômes chroniques (palpitations, vertiges, fatigue, etc.) sont des "soupapes de sécurité" permettant de libérer graduellement cette énergie bloquée tout en protégeant la personne de la reviviscence totale du traumatisme.
  4. Comprendre ce mécanisme permet de changer sa relation aux symptômes, de les voir non comme des ennemis, mais comme des messages du corps et des mécanismes de protection à apprivoiser par des pratiques de régulation.

Summary:

Ce podcast, animé par Vitman Pauline, spécialiste de l'anxiété et des traumatismes, introduit l'année 2026 et son nouveau "Studio Transformation". L'épisode explore le lien profond entre les symptômes physiques chroniques et le traumatisme. Il explique que le traumatisme est la réponse de survie (combat, fuite, figement) du système nerveux autonome à un événement écrasant.

Lorsque l'énergie mobilisée pour survivre ne peut être déchargée, elle reste piégée dans le corps. Par la suite, un conflit interne s'installe : une partie du système tente de libérer cette énergie, tandis qu'une autre, marquée par le choc, active des états de protection pour éviter une nouvelle submersion. ) émergent alors comme une "soupape de sécurité" cruciale.

Ils permettent une libération graduelle et contrôlée de l'énergie bloquée, protégeant ainsi l'individu de revivre l'intensité traumatique originelle. Comprendre que les symptômes sont un mécanisme de protection et non l'ennemi à étouffer est une étape clé. Cela ouvre la voie à des pratiques de régulation du système nerveux pour apaiser ces symptômes, les apprivoiser et retrouver progressivement un sentiment de sécurité corporelle.

FAQs

La guérison somatique explore les fondements de la guérison par le corps, en aidant à comprendre ses ressentis et à se reconnecter à sa capacité de guérir. Elle se concentre sur la régulation du système nerveux autonome et la renégociation des traumatismes.

Le traumatisme n'est pas l'événement lui-même, mais ce que le corps a dû mettre en place pour y survivre. Il s'agit de la manière dont le système nerveux autonome réit à une situation dépassant momentanément nos capacités et ressources.

Face à une menace, le système nerveux autonome active d'abord la branche sympathique (fuite ou combat) pour faire face par l'action. Si l'événement est trop intense, il engage la branche parasympathique dorsale, menant au figement, une réponse de survie hybride.

Les symptômes persistent car l'énergie de survie mobilisée lors du traumatisme reste coincée dans le système si elle n'est pas libérée. Le système nerveux reste en état d'alerte, générant des symptômes comme des palpitations, vertiges ou troubles digestifs.

Les symptômes agissent comme une soupape de sécurité pour décharger l'énergie bloquée tout en évitant une re-traumatisation. Ils sont la manifestation visible de sensations, émotions ou souvenirs que le système n'a pas pu traverser au moment du choc.

Il est important de faire évaluer en priorité tout symptôme persistant ou inquiétant par un professionnel de santé. Cela permet d'écarter toute cause médicale avant d'entamer un travail de régulation du système nerveux et de renégociation des traumatismes.

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