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Toute une partie de moi

44m 15s

Toute une partie de moi

Dans cet épisode de Transfert, Pascal, agriculteur savoyard, partage son histoire empreinte d’amour pour ses vaches et de résilience face aux épreuves. Grandi dans une ferme familiale, il reprend l’exploitation dans les années 1980, développant une relation unique avec ses animaux, notamment Danube, une vache à lunettes, et Rasterenteuse, qu’il décrit comme magnifique. Son troupeau, calme et confiant, illustre selon lui la qualité de l’éleveur. En 2020, la vie bascule : son père décède, sa femme Evelyn est diagnostiquée d’un cancer rare de l’intestin grêle, avec métastases. Malgré les pronostics sombres, elle lutte avec force, et Pascal trouve du réconfort dans le travail à la ferme. En 2021, une nouvelle menace surgit : la dermatose nodulaire contagieuse, maladie africaine jamais vue en France, frappe une ferme voisine. Pascal doit confiner ses animaux, surveiller les symptômes et affronter l’incertitude. Entre soins à sa femme, gestion de la ferme et craintes pour son troupeau, il incarne une résistance silencieuse, soutenu par sa passion pour ses bêtes et la nature. Ce témoignage poignant mêle traditions rurales, modernisation et combat contre l’adversité, soulignant la force des liens entre humains et animaux.

Transcription

7827 Words, 43071 Characters

French
[Musique] Salut, c'est Aurélie la Voix de Transfer. Je sais pas si vous le savez, mais Transfer s'invite au triânon à Paris, le 8 septembre, 26 pour fêter ces 10 ans. On vous donne rendez-vous sur scène pour la toute première fois. Ce serait une soirée unique avec des témoignages inédits, des invités surprices et des voix que vous reconnaîtrez peut-être. Réservez vos places dès maintenant sur le site le triânon.fr et dans tous les points de ventes habituelles. On a vraiment hâte de passer cette soirée avec vous. À très vite. [Musique] Cette épisode de Transfer est sponsorisée par Batter Elp. Le mois d'août est souvent un moment un peu à part. Que l'on part en vacances ou que l'on reste chez soi, le rythme change. On a parfois plus de temps pour prendre du recul, faire le point ou simplement se demander comment on va vraiment. Pas forcément de grandes résolutions mais peut-être l'envie d'y voir plus clair. Et pour ça, le mieux c'est d'être accompagné par un professionnel. Si vous souhaitez commencer une thérapie, Batter Elp vous met en relation avec des psychologues clignissiens et des psychothérapodes qualifiées selon vos besoins et vos préférences. Les séances peuvent se faire en visio, par téléphone ou par message selon ce qui vous convient le mieux. Vous pourrez bénéficier de 10% de réduction sur votre premier mois sur Batter Elp.com/transfer C'est BE2TERHELp.com/transfer Si vous êtes en danger immédiat ou si vous avez des pensées suicidaires, veuillez appeler le 15, le 112 ou le 31/14. Batter Elp n'est pas un service d'urgence. Dans l'imaginaire, on pense souvent au loup ou au renaire. Mais les prédateurs sont parfois microscopiques, des bactéries ou des virus. Les agriculteurs sont régulièrement confrontés à ces ennemis invisibles. Pascal aime ses vaches. Tout de sa vie tourne autour de ses animaux. Une relation s'écrée depuis de nombreuses années, un lien indéfectible que rien ne pourrait briser. Mais quand cette ennemie invisible s'invite dans son étable, Pascal se retrouve des munis. Et pourtant, rien ne l'empêchera de se battre pour ses animaux. Vous écoutez transfert. Ce témoignage a été recueillis par Audrey Largoet. Je grandis en haute sa voix. Dans un petit village situé à la frontière entre les deux départements. Entre la sa voix et la haute sa voix, c'est juste une rivière qui nous sépare des deux départements. Là, on est au flan de Colline. En face de nous, deux montagnes qui culminent à 1000 mètres d'altitude. Le col du Sapnès est le monclergent, en devine le mon blanc. Elle a l'acte d'Anci un peu plus loin. Les montagnes en face de nous, c'est très boisé. C'est un peu limites à le page, style vogue, rien. C'est pas très haut. C'est un peu comme les monts du Jura. Et puis, c'est des préris avec des corps de fermes, principalement, des fermes de laitière. Et puis beaucoup d'animaux, beaucoup de vaches. Donc, un paysage compagnéard, très rural. Le chemin qui mène à la ferme, c'est une impasse. Donc, celui qui vient à la ferme, c'est où il s'est perdu, où il vient nous rencontrer. Il y avait trois familles qui vivaient dans ces corps de fermes. Trois familles qui n'avaient aucun lien de parenté. Et on fura à mesure des années, c'est de deux autres familles, il n'avait pas de descendant. Donc, c'est les grands parents arrière et grands parents qui ont racheté les bâtiments pour qu'aujourd'hui. Et plus que nous, sur ces bâtiments. Le corps de ferme en lui-même, il a trois étables, deux divaches. Et puis, une grande au milieu. Dans les années 60, c'est une enfance. On est avec les animaux, on est avec les petits vaux, parce qu'on est petits. On s'attache tout de suite au-vant. À ceux qui sont un peu à notre taille, on voit tout de suite derrière le pied de la vache. Ma grand-mère, elle me dit que je suis un bétulis. Alors, le bétulis, c'est du pâteau, c'est de l'argot Savoyard. Ça veut dire amoureux des bêtes. Bien, forcément, elle me voit toujours avec les animaux. Elle me voit toujours les carréciés par là. Donc, elle me dit tout attache beaucoup aux animaux. Mais les animaux, ils sont pas écarnelles. Et elle arrive un moment où l'animal est plus là, derrière, en estriste. Première souvenir qui me vient, c'est une vache qui s'appelle Danube. C'est une vache qui est particulière, parce que c'est la douillaine du troupeau. Elle est âgée, donc elle est calme. C'est une vache à bon d'ense. Donc, elle a une robe à cajou, très rouge. Elle a une tête blanche, mais elle a une particularité. C'est qu'on dit, elle a des lunettes. C'est des grosses taches marrons sur chaque œil, qui fait qu'on s'ensemble un peu à des lunettes. des lunettes et la deux petites moustaches et les deux petites taches marrons aussi sur le museau au niveau du museau. C'est elle qui a les caresses et elle est assez autonome et elle a son caractère et puis elle a une particularité c'est qu'elle a les cornomba, c'est une vache qui est très très sociable et c'est un peu la chouchoute de l'époque. Je rentre à l'école à cinq ans il y a pas de maternelle, c'est directement le CP, le C1, C2, C1, C2. Donc on est une vingtaine d'élèves sur le tous les cours. C'est pratiquement tous des élèves d'agriculteurs en grande majorité. Je m'attends, je me lève, je vais voir les parents qui sont en qualétables et après je pars, je gravis la colline, c'est trois kilomètres à pied jusqu'à l'école. J'ai récupéré mes deux voisins qui sont juste sur la colline et après d'autres voisins me rejoignent et on finit à l'école avec une douzaine de copains et copines quand on récupère sur la route et puis c'est comme ça tous les jours. C'est une enfant joyeuse, on est, on est libre un peu, c'est la campagne, on fait un peu ce qu'on veut. Il y a beaucoup de choses à avoir avec la nature, on est au milieu des insectes, chaque saison, à ces particularités, les verts, c'est les bêtes sont les tables, il y a de la neige, donc c'est plutôt les travaux intérieurs, principalement c'est l'alimentation des animaux, c'est la traite, c'est tout ce qui s'en suit, c'est un peu plus calme. Après quand il arrive au printemps, là c'est les travaux dans les champs qui commencent, c'est une entrette qui se fait avec tous les gens du village, tous les gens du amour, quand j'ai huit de disants, il y a 7 ou 8 fermes dans le amour, donc chacun avec des vaches les terre, donc il fait les fois ensemble, une fois que le fond essai, quand il fait des botes, quand on dit de moyenne densité, c'est des botes qui font 15 kilos, qu'on charge à la main ou au trident, et puis qu'après quand il vient d'échager à la ferme, donc tout ça ça rentrait une entrette, entre voisins ou une entrette familiale, essaie une volonté de ma part de reprendre l'exploitation, parce que la reprise de la ferme après mes parents, mes grands parents, mes arrières grands parents, s'imposerait pour moi et puis le relational que je peux avoir avec les animaux à faire restre. Je décide de m'orienter vers des études agricoles d'une première année de bac général, et après deux années du orienté agricole, donc c'est un diplôme de chef d'exploitation, grosso modo, c'est un peu ça, que je passe en début des années 80. L'année 2021, d'une pierre de coup, moi je reprends la ferme et mon papa prend la retraite. J'ai une trentaine de vaches, répartis dans trois étables, trois étables de 10, donc on a un troupeau de une trentaine de laitière, principalement de la race à bondance. On a des terrain qui sont assez pantues, il faut des animaux qui sont assez agiles pour pouvoir être performant dans ces zones là et puis produire du lait de qualité, en quantité suffisante pour se venir à nos besoins. La rasterenteuse aussi qui a magnifique aussi, on dit qu'elle a une robe un peu plus jaune et puis on dit qu'elle a les yeux maquillés tellement, elle est magnifique, c'est ce qu'on aime bien dans ces races là, c'est la rusticité, parce qu'elle passe partout, c'est là de la rusticité qu'elle peut avoir, c'est aussi de la longévité qu'elle peut avoir dans mon système, la longévité est très importante quand on sait qu'en moyenne on peut avoir une vache du rélivie de cinq ans dans certaines styles de travail, nous, enfin moi, les animaux peuvent aller jusqu'à 14, 15 ans et c'est ce qui fait aussi toute la particularité, parce qu'ils content à des animaux pendant 10, 12, 15 ans devant les yeux, c'est quand même une partie de nos vie qu'on passe avec elle, un fort son les conner par terre parce qu'ils ont les voies nettes, on les voie grandir, et sur 10, 12 ans il peut passer beaucoup de choses à sa crée énorme et on liera. Tous les jours il faut leur donner une parcelle d'herbe à paturer, faut les emmener au parc, faut les ramener les, il faut les ramener pour la traite, faut les ressortir après ainsi de suite. À l'automne comme on fait paturer les parcelles qui sont dédiées principalement la fauche le reste de l'année, à l'automne souvent au mois de septembre octobre, on va paturer ces parcelles là qui situent elle à un kilomètre et de mid-lafaire, c'est quand même un petit bail de marche pour elle, il y a deux solutions pour y aller, il y a la route, il prend certains temps, les vaches la route ils aiment pas tellement ça parce que c'est dur, pour leur sabot c'est pas simple, c'est dur, puis quand il fait très chaud, le goût de roncho c'est pas top, et puis à la partie on y va à travers champ, puis après on prend un chemin pédeste, et alors du coup à l'automne elle traverse un champ, après elle prenne le chemin pédeste, et elle s'attérise à la parcelle qu'on veut faire manger, il y a quoi il y a 200 mètres de route à faire, donc que je les lâche, elle partent, les meneuses prennent le devant, les autres filles et elles y vont toute seule et moi je prends la voiture et je passe pas la route et je les attend et qu'il a maître et de 1000 du loin je attend qu'ils arrivent et ça surprend énormément de monde parce que c'est un chemin pédeste donc il y a beaucoup de gens qui passent, il y a des cavaliers qui passent et qui sont équestes et la plupart du temps ils se trouvent née année avec le troupeau alors qu'il y a personne devant, il y a personne derrière, quelquefois j'aime même prenez d'autres des gens qui m'appellent en disant mais ils t'évachent elles sont partis parce qu'ils ont à croiser, il y a personne devant, il y a personne derrière, je dis non elles vont juste pas durer et en fait je les attend, combien de fois mes voisins m'ont dit mais t'as un troupeau c'est fait énoménal parce que elles auraient pu aller à droite à gauche mais non elles rentrent, elles vont les mener sans devant, elles ont tout à le suivre, je suis fier de ça parce que c'est le troupeau et les calmes, on a l'habitude de dire alors c'est un peu présenteux mais on a l'habitude de dire que le troupeau est à la hauteur de celui qu'ils élèvent. Donc vous avez un troupeau calme, ça veut dire que le bonhomme il est calme mais quand il me dit ça je me dis que quelque part on a bien réussi non tout. Le milieu des années 1995, la modernisation s'accélère, le troupeau s'agrandit, il y a maintenant 38 vaches dans les tables, le système de traite ce modernisme aussi, l'exploitation qui est au tout début pouvait avoir une 30, 35 hectares, passe à 65 hectares en superficie, si il me permet de nourrir le plus de mon troupeau que j'ai maintenant, ça c'est une grosse modernisation qui va me permettre de poursuivre mon activité un peu plus serrénement. La période hivernale, donc la plupart du temps les animaux sont à l'intérieur parce que le climat ne le permet pas. Malgré tout, on a des hiver qui peuvent être un peu plus doux donc si on peut les sortir, on n'hésite pas et puis un plein milieu d'après midi je suis dans la cour. Le parc est autour de la maison donc je vois cette vache, les autres vaches ou pas tu rèches se promènent dans le parc et elle vient jusqu'au vers moi. Elle repart, elle revient, je la sens un peu affolée donc je me dis y a quelque chose qui ne va pas. Donc je décide de la surveiller et puis elle va plus loin dans le parc, elle retourne dans le parc et du coup je la suis. Je la suis jusqu'à une lisière de bois, cette lisière de bois à côté y a un ravin très pantu et je vois qu'elle est là et puis je devine qu'elle s'est débattue à ce niveau là parce que la terre est brassée et en fait, c'est de la façon de la faire son petit vaut en bordure de cette lisière et son petit vaut quand il n'aille il essaye forcément de se lever et quand il s'est levé, il va basculer dans la pente et puis, ben en fait elle est venue me chercher pour me dire, bien voilà, viens me donner un coup de main parce que mon petit il est mal en point en bas donc il y a fallu que je descendre dans le ravin pour le ramener à la maison et puis le remettre avec sa maman dans la maternité. Là, je connais que moi je pouvais lui donner un coup de main que je pouvais faire le nécessaire donc c'est assez symbolique de la nationale qu'elle peut avoir, la confiance qu'elle peut avoir en nous. Qui autour de moi, ben la famille s'est agrandie, les neveux en des enfants, donc qui ont dit "Bah ouais, eux ils avons, mais toi t'en es où quoi?" À partir de 2014, je me focalise sur la ferme et puis sur moi pour essayer de trouver l'amseur et là dessus, c'est internet puis c'est mythique. C'est là que je rencontre l'amseur mais également je ne viens pas pas, quelque part parce qu'elle n'arrive pas toute seule, la deux enfants. Jaménage, l'étage, pour notre vie, notre vie de famille avec les enfants et à côté de ça elle est être soignante et en dehors de ça, elle se passionne aussi pour mon métier d'agriculteur qu'elle ne connaissait strictement pas, puisque c'est une fille de la ville mais qu'elle a précie au fur et à mesure et à l'envage jusqu'à me donner un coup de main notamment dans les grandes périodes de travail, les fenaisons où moi je suis dans les parcs, dans les champs et elle prend les règles de l'exploitation et s'occupe de la traite alors qu'à la base elle ne connaissait même pas la vie. L'une vache, elle fait ça avec passion et c'est très réconfortant pour moi. En 2016, je décide de passer en bio et donc à partir de 2018, je suis en bio officiellement en production les tiers, mon lait est transformé à ce moment-là en raclette bio et en tombe de sa voix bio. Elle arrive l'année 2020 et on voit que février celle-de-saine mon papa, Moine Mars, le décès de la maman des Vlignes et la originère d'Alzaz donc en Montacolmar, 2020 c'est le début du Covid. En des premiers cluster en France et cluster de Milos, c'est à côté de Colmar et forcément le jour de ces cultures de la maman des Vlignes y avait des gens qui étaient sur Milos qui sont venus à ces cultures. Du coup, Evelyn a été atteinte du Covid. Elle vaut mis beaucoup les gastronatérologues, les examines et puis finit par dire qu'il est dépassé et il ne voit pas trop ce qui peut être d'autre chose. Le chirurgien l'osculte, il fait boire une potion et il s'aperçoit qu'elle a une occlusion. Donc, il dit vous retournez pas au de sa voix. D'on a matin je vous opère d'urgence, sauf que c'est une tumeur de 400 cm de diamètre qui obstruit l'intestin grelle. Tu meurs qui est extrêmement rare l'intestin grelle et encore plus rare chez une femme jeune, mais c'est ton bessurérelle. La tumeur est enlevé derrière et bien ensuite des séances de chimieautérapie assez longue. La tumeur est en step 4 donc avec mes tasthas. Quand ils ont fait la première intervention, ils ont enlevé aussi des tumeurs au niveau des oeuvres donc ils ont enlevé les oeuvres. Puisqu'est-ce que ça s'est propagé après derrière au poumon, ça s'est propagé aussi au niveau cerebral. Donc, elle a eu une opération en la tête puis beaucoup de chimieautérapie et de radioterapie. Forcément que quand ça nous arrive on se prend un bon coup de masseur parce qu'on entend parler cancer. On n'est jamais trop racuré, je suis un peu le pilier de la tumeur donc j'ai positif les choses à chaque fois. Je fais en sorte d'être au près d'elle de manière à ce qu'elles ne sentent pas qu'elles qu'on qu'inquiétude de ma part ou qu'on se soit, de façon à ce qu'elles soient, elles a déjà assez à combattre à malédie d'elles même, ce que physiquement c'est énorme. Et puis, le refuge que je peux avoir, c'est, bah c'est mes animaux, c'est la ferme, c'est le travail à côté parce que ça me permet de basculer dans un autre monde et de sortir un peu tout ça, même si ça reste forcément dans un coin de la tête mais au moins on se focalise après sur les animaux et puis il nous aide un peu à passer le cap. Je pense que l'animal il est aussi conscient de l'état de la personne qui en phase, je pense qu'ils ressentent beaucoup de choses des animaux. En 2025, 50 de combat pour ma femme, elle déjoue un peu toutes les attentes de ce que les oncologues peuvent dire parce que je pense qu'ils l'ont condamné à plusieurs repérises et elle est toujours dans la force de la combattivité. Une dernière hospitalisation par rapport à Satumeur Cérébral, des dernières chimieaux, elle revient à la maison, moi de juin, là elle est suivie par l'hôpital de missile. Donc avec des soins infirmiers à la maison, des états soignants qui viennent pour la de la toilette, et des kinés qui viennent régulièrement pour la faire marcher pour toute une rééducation physique. On est dans une période très chaude, canicule à la deuxième quinzaine de juin, les fenaisons sont terminés, les dernières botes sont en train de se rentrer. Le 30 juin en matin, mon associé s'apprête à récupérer des botes qu'on a fait durant le week-end. Moi, je finis la traite d'évaches et de les mettre au parc. Et là, on reçoit un message d'alerte, chacun sur nos portables, message d'alerte de la chambre de réculture. Et on voit une maladie, la dermatose, nos du lers contagieuses, est arrivée dans le département de la savoie sur le commun d'entre l'ac. Surveillez vos troupots, maladie transmises par les vecteurs, que sont la mouche l'étan, je vais sur internet. Et je regarde à quoi correspond cette maladie, vous ne connaissez pas du tout. Donc c'est une maladie qui touche uniquement les boeuvins, puis qui part des mouches par des tans. Transmise par les animaux entre eux également, qui n'est en l'occunement atteint l'homme. Si tu dis une maladie d'Afrique, qui n'est jamais connu en France encore moins en sa voix, c'est une maladie qui est classée en catégorie A, c'est-à-dire qu'on y vaut de l'échelle européenne, c'est des maladies les plus graves. Donc c'est surprenant et puis assez inquiétant parce qu'on sort d'une période de canicule ou des mouches et des tans en un pagaille. La ferme en question, elle est à 1 km à voile d'oiseau de chez nous, donc on commence à paniquer un peu. Je appelle le vétérinaire pour avoir de plus en plus réponse à toutes mes questions. Donc il m'explique surtout ce qu'il faut faire, c'est-à-dire qu'on est gardé les animaux à l'étable et surtout de ne pas bouger les animaux qui sont dans les parcs à l'extérieur. Près, on a un peu le dérouler de ce qui s'est passé chez le premier cas sur la commune voisine. Donc une vache a été atteinte par la maladie, en fait elle a monté en température la première fois que le vétérinaire l'a vu. Donc ce qui peut correspondre à un importe qu'elle maladie, le lendemain, l'autre vétérinaire est venu, c'était toujours pareil, malgré un traitement. Antibiotique au départ, donc l'autre vétérinaire est venu. La vache a été toujours couché avec de la température, donc il a changé le traitement et la mienne anti-flamatoire. Et puis le troisième vétérinaire est venu de jour après parce que ça ne l'a toujours pas. Et voilà donc c'est. nodules gros comme le bout du petit doigt. Donc ces boutons qui apparaissent sur le cuir de la vache qui n'était pas là les jours d'avant. Et donc en regardant sur internet il s'aperçoit que nodules et ça peut être la dermatose nodileur contagieuse. Ça l'interpelle un petit peu qu'est-ce que ça vient faire ici. Comment ça a pu venir ici? Donc c'est un peu un point de interrogation. Ils ont rajouté de faire des examens par rapport à cette maladie là. Trois jours après malheureusement, malheureusement chez Stelver là, il s'est avéré positif. C'était bien la dermatose. Et ça a mis en place vraiment un branle bas de combat au niveau national parce que c'est une maladie hyper contagieuse et c'est vraiment très grave. Du coup ça a surpris un peu tout le monde. Là ce mets en place tout un protocole avec donc la déd dpp, c'est à dire la direction départementale la protection de la population qui gère toute la partie vétérinaire également de la partie agricole qui se déplace sur l'exploitation concernée. Le protocole il est simple, c'est qu'un animal malade, c'est l'ensemble du troupeau qui est avec l'animal qui est abattu. Et chez Stelver là, au départ il y avait une vache, malade, qu'à de jour après il y en avait trois, qui était vraiment malade. Ça allait très vite dans son étable. En une semaine il y a 15 bêtes qui étaient malade couché par terre. Quand la bataille j'ai eu lieu il y en avait une quinzaine, 60 bêtes. J'ai eu beaucoup de peine pour lui, puis j'ai beaucoup de peine pour ses animaux, parce que je me dis ce n'est pas possible qu'aujourd'hui c'est lui, demain ça peut être nous, ça peut être le voisin. Et là c'est une grosse psychose qui se met en place. Concretement derrière quand on soit le SMS, mais voilà, les animaux ne bougent plus, donc c'est interdiction de tout mouvement d'animaux. Mon les vaches qui sont dans l'étable, ou les nourrissies dans l'étable, c'est pas un souci. Les animaux qui sont dehors tant qu'il y a de l'herbe, tant mieux. Si il y a plus d'herbe, il faut leur ennée du fond, vous allez pas les changer de park. On a 31 vaches qui sont allées tables, 7 qui sont dans le parc à 300 mètres de l'exploitation, qui elles sont dehors en plein air. Du coup, voilà, il faut surveiller qu'il n'y ait pas de nodule, faut surveiller qu'elles soient pas montées en température, faut faire en sorte de lutter plus facilement contre les insectes. On nous dit qu'il y a une incubation qui peut aller jusqu'à 28 jours. C'est pas simple. On pense surtout à Noah, je suis éssais, on croise les doigts pour pas que ça leur arrive dessus. Les jours passent, mais la maladie est cantonnée autour de la première ferme. On garde espoir. On se dit, voilà, pour l'instant ça reste là bas. On surveille. Le si juié au soir, bon, et tout se passe bien, les bêtes vont bien. On s'accroche. Elle s'est au matin, je fais le tour de mes raches. Et puis là, Nen, une jeune tarine, la 5-6 ans, très énergique, qui fait partie un peu démonneuse, qui est assez fier d'habitude, qui est là un peu nonchalante, et puis qui a une jambe qui est enflée, de l'épaule jusqu'au bout du pied, très enflée. C'est la première chose que je vois. Ça a parlé de la gêner beaucoup, mais bon, voilà. Et puis je vois une varicelle de nodules sur elle, la douche froide. Parce que ces nodules, ils étaient pas là, là, veillons au soir. Ça c'est sûr. Première réflexe, on appelle le vétérinaire. Elle va être éner qui vient, c'est lui qui a géré le cas le premier cas. Donc il voit la vache, il voit les nodules, et puis il se retourne vers moi, et puis il me dit, tu sais pas ce qu'elle, ça sent pas bon. La seule confirmation qu'on peut avoir, ce sera l'analyse des nodules. Ça prend trois jours avant d'avoir le résultat. On s'accroche un peu au branche parce que tout autour de nous, il y a d'autres cas qui sortent, mais qui reviennent négatifs. Il y en a quand même eu pas mal au départ, parce qu'il y a des gens qui voient y des nodules. Donc forcément ils appellent. Et puis finalement c'était une piqueur de vache qui s'est blessée ou un truc comme ça. Ça revient négatifs, ça revient négatifs. Donc on s'accroche un peu au branche les jours qui suivent. Le mardi, on se dit, bon, la vache, ça n'arrive plus que ça. Il y a pas d'autre vache qui sont malades. Elle mange. Elle a pas de température. Et puis le mercredi matin, donc le 9hau matin, les nodules se développent à la mamelle. Là, on commence à se dire, c'est pas top. Ça évolue sur la mamelle. Et quand on voyait les photos sur internet, on en voyait beaucoup d'animaux qui étaient atteints, ce n'est pas au niveau de la mamelle. Donc elle est vraiment pas bien. Amidie, ben écoute téléphone du directeur de la DDPP, qui me dit, on voudrait faire une réunion, c'est après midi chez vous. C'est pas pour vous annoncer une bonne nouvelle. Bon voilà, le ciel nous tombe sur la tête. Vous ne pouvez pas oublier que ma femme elle vient de rentrer le pital. Elle est très fatiguée, qu'elle est par bien du tout et que ça, bien forcément, je lui annonce ce skill en elle. Donc ça, la main dans un état pas possible. Et derrière, je prends le téléphone et je appelle tout mes voisins. Avec qui il pourrait avoir suscits de possibilité de contact avec les animaux. Donc, si on est 7 ou 8, que j'appelle, je vous laie qu'il l'apprenne de ma voix et pas qu'il l'apprenne par d'autres. Du coup, on se refait le film et on se dit, mais c'est pas possible. Les vaches elles étaient où à ce moment-là, alors on se remet dans la tête, on sait qu'il y a un minimum 15 jours jusqu'à 28 jours d'incubation. Donc on se refait le film et on se dit, bah aussi qu'elles étaient. Alors forcément, on était en pleine canicule. En pleine canicule, nous, on a des parcels qui situent près du russot, qui séparent avec la sa voix. Et ben là, bah il y a de l'herbe fraîche, il y a de la fraîcheur. Mais qui dit fraîcheur, qui dit humidité, bah forcément, vous parlez émouche, vous parlez temps. C'est vrai que quand elle revenait à l'étable, elle était garnie de mouches et de temps. Après réflexion, on se dit que c'était peut-être pas là, oui, il fallait les mettre à ce moment-là. Donc, le rendez-vous à lieu le mercredi après midi et là, arrive une voiture dedans, à l'intérieur, le directeur de la DDPP, le Vétériné, une personne de la MSA, MSA à la mutualité sociale agricole. Le président des jeunes agriculteurs, une personne de la cellule psychologique, tous entassés, parce que c'est le mot dans une voiture avec des surbottes, avec des charlots, et là, je comprends qu'en fait, chacun est venu avec sa voiture, mais qu'ils avaient laissé la voiture sur un parking bien plus loin. Pour éviter toute propagation de virus, j'imagine, ils sont venus tous entassés dans la même voiture, et là, je comprends que la gravité un peu de cette maladie et sa propagation, j'imagine qu'ils ont dû désinsectiser leur voiture avant de partir. L'ambiance est assez pesante, mais que je lis sur leur visage aussi toute la détresse qu'il peut avoir, tous les autres, ils comprient le directeur de la DDPP, parce qu'ils m'expliquent que je suis le premier cas de Dermatose, un odulaire contagieuse en haute savoir. Elle le deuxième cas en France, donc il est assez dépitté lui-même de ce qu'il me tente, et là, la rété préfectoral, je le lis. Il faut, bon, c'est un acte administratif, mais qui stipule bien que l'ensemble des animaux et qui toi la va, je suis contaminé, doivent être battus, et il faut valider ce protocole-là. C'est-à-dire toutes les bêtes qui sont dans les tables, que le troupeau qui lui est à 300 m de la ferme était parmi, parce qu'il n'a pas été en contact avec les animaux depuis un certain temps. Donc ça c'est déjà un soulagement pour ces bêtes-là. Je signe la rété préfectoral et la condamnation amore de nos vaches. Donc ça c'est violent, c'est toujours dans ma tête. C'est à nous de décider un peu le plus rapidement possible. Donc avec mon associé, on décide que ça se face le lendemain matin, donc le 10 au matin. Voilà, ou donc on est pris en charge un peu par l'MSA, par l'acélieux psychologique qui discute un peu avec nous. Donc il nous dise qu'il peuvent mettre des personnes pour venir nous aider, que c'est par notre rôle de suivre tout ça. Pour moi, c'est leur de question de laisser partir mes vaches comme ça. Donc je leur dis que je serais avec elle jusqu'au bout, que ce serait présent. Le protocole est signé, ils s'en vont. On reste tout seul avec notre famille avec Evelyn pour un tombe soutené. C'est. voilà le pache qui se tourne, on sait que le lendemain ne s'en peut là. On l'a demandé quand même au niveau de la DDPP quelques faveurs. La première chose c'est que les vaches soient sédatées avant d'être en Asie. C'est à dire endormi. Chose qui a été acceptée. La deuxième requête c'est à être de nous laisser sortir des animaux une dernière fois à la nuit afin qu'elle puisse profiter un peu d'espace et d'avoir un dernier repas dehors une dernière fois. Donc derrière il faut. il faut resurer la traite du soir, ce qui est pas simple, et puis après, voilà où savez-que le lendemain, ce qui va se passer, et puis la nuit se passe, on se lève le matin, je ne vais pas dire, on se réveille parce qu'on n'a pas dormi. On se lève le matin et on sait que c'est la dernière fois qu'on va les voir, donc c'est pas simple, je les ai toutes prises en photo, les unes après les autres, et puis 8 heures la traite se termine, et puis là, je sort de la lettre, et là dans la cour, je me suis une mère et là, le service d'ordre et là, le majeur de la gendarmerie de Rumiya avec son adjoin, la chef de gendarmerie départementale, puis je me persois qu'il y a une voiture qui bloque la route au niveau du premier amour, une deuxième voiture pareil, il y a des filtrations qui sont organisées. Il y a même le psych qui est présent sur le chemin de randonnée, alors là, ça commence à prendre un de vraiment de l'envergure quand je suis quand même assez surpris. Après, à 9 heures, la DDPP arrive et c'est tout ce qui se met en place, et puis, devant la maison d'habitation, il est adressé, c'est des contaminations, donc il y a une rube à l'île qui est mis en place devant la porte d'entrée, chaque personne qui est entre, et qui descendre dans la cour pour aller pratiquer, la batache doit mettre des surbots, de mettre une combinaison jetable, une charlotte, et des insectisés de haut-temps bas. Et là, à partir de ce moment-là, ça, vous prenez conscience que la gravité un peu de la chose, ça, assez imposant, ce serait cru dans une cellule de fil, en fait. Donc, les vétérinaires sont arrivés, et puis là, les camions des carissages arrivent également. Je leur demande de rester en amont de la ferme, parce que je veux pas que les animaux se. Ce doute de quoi que ce soit, je veux pas qu'ils se mettent en place dans la cour, ou quoi que ce soit, c'est où ce qu'ils acceptent bien gentiment, il n'y a pas de souci, on y enera quand ce tout sera terminé. La priorité pour moi, c'est qu'elles se rendent compte de rien, fin de rien. On ne peut pas dire de rien, mais de faire en sorte qu'il s'asse passe comme d'habitude. Et puis après, malade des DPP arrivent, et ça, tout se met en place. Le vétérinaire procède à la sedation, c'est-à-dire que c'est une. en fait, une injection de sedactifs sous la queue de la vache. Bon, elles ont l'habitude. Quand on fait des prises de sang, enfin la même chose, donc moi, je suis devant chaque vache, et puis je la compagne, je la caresse, de façon à ce que, voilà, tout se passe du mieux possible, dans tout cas, dans le calme, la plus grande sérénité. Et puis au bout de 5 minutes, elles se mettent à son complètement dans les choux, et on a qui se couche, on a qui reste de bous, ça dépend. Et puis, une fois qu'elles sont toutes sédatées, mais après, le tanasi commence, le citot que le produit est injecté, le citot la vache et les partères. Elle est morte. Moi, j'assiste à la bataille du premier jusqu'à la fin. La dernière quittombe, c'est. c'est ma douillaine, c'est marquise. Elle est terrestée de bout. C'est la plus âgée, elle est la 13e. C'est la dernière quittombe. Et voilà, après, les bêtes sont dans les tables, donc il faut les sortir. Les camions se mettent en place, et puis là, que ce soit mes neveux, que ce soit les jeunes agriculteurs, ils nous disent "stop", vous en avez assez fait. Vous n'avez pas besoin de voir ça. Vous en avez pas besoin de voir ça. Donc, on sort de les ont sort de l'étable, on s'en va. On va retourner à la maison. On rentre même pas dans les maisons, ça soit sur le trottoir, et puis on attend que ça se passe. Le protocole, il fait que les bêtes sont désinsectisées à l'intérieur du bâtiment. Ils sont désinsectisées une fois qu'elles sont sur le parvides devant l'étable. Une fois qu'elles sont dans la baine, ils sont encore désinsectisées de façon. Il n'y a aucun risque de contamination. Donc, 31 bêtes tombées se judit 10 juillet. Et puis, en reste-là, on reste un peu tout seul. On mange même pas à midi. On n'a pas la pétit. Après, derrière, on a l'espoir. Il nous reste cette vache qui est partenée pour l'instant. Donc, voilà, le langage, le lendemain, 5-10 000, on se lève pour faire quoi? Parce qu'il n'y a plus rien. Donc, c'est toujours comme ça. On se réveille toujours à la même heure, mais bon, on en rond. Et puis, il en reste sept, donc on les surveille. Comme la prunelle de nos yeux, on y va voir tous les jours. Mais bon, pour l'instant, ça tient. Autour de nous, il n'y a pas d'autres cas qui sont déclarés. Et puis, le dimanche, on a l'envoi à notre lot de vache taris. Et bien, il y en a une carneau d'huile. Du coup, on rentre ces sept vaches à l'étable. Il était énervien, fonction. Et puis, il y est de jour après, confirmation. Encore une fois. Donc, le dimanche soir, elle a rebeux lotes des DPPs à la maison, le protocole, la même chose. Le mercredi, la bataille, décée cette vache est organisée, sauf que le mercredi, et bien, sur les sept vaches qu'on avait rentré, il y avait six de malades. Donc, le maladee, en trois jours, elle avait vraiment évolué. Six de malades, et puis, quitte, comme même bien atteinte. Donc, voilà, le mercredi matin, et bien, on rebeurre. On recommence la même chose, le même dérouler, le même cinéma. Les sept dernières qui nous restaient sont abattus, le mercredi d'après. Mais là, du coup, on va partir deux jours là. Ces juillets, bon, on n'a plus rien. Il n'y a plus de bête. Il n'y a plus rien du tout. Ce grand vide, ça a été très compliqué à gérer. Moi, quand je rentre pour aller à la ferme, forcément, quand j'arrive sur la colline, il y a la tonne à haut qui est dans le parc, où elle peut s'abrever. Je vois cette tonne à haut, et forcément, je vois mon troupe au tour. Du coup, je le supporterai plus. Du coup, j'ai décidé d'enlever la tonne à haut et la ramener à la ferme pour plus avoir cette vision-là. C'était trop difficile à supporter. Et après, derrière, donc, la vaccination qui va être mis en place, les vaccins qui étaient en Afrique du Sud à la base, puisqu'il n'y avait pas en Europe, on était à Patrielle, plus rapidement possible. Et qu'un jour, ça était très rapide. Le heureusement, c'est quand même dommage, on n'est pas eu en Europe. Là, derrière, il y a un carrément, une armée qui se met en place. Ils ont vacciné 8000 vaches. 8000 vaches, toutes les bêtes qui étaient à l'intérieur, ont été vaccinés en deux jours, de sept heures du matin, jusqu'à 22 heures du soir. À côté de ça, voilà, il y a la cellule psychologique de la chambre qui touche son rôle, qui nous accompagne, qui nous appelle, et puis, il y a tous ces gens autour. Il y a un élan de soutien, un descriptif, il y a plein de gens qui m'ont appelés. Des gens que je ne connaissais pas forcément. J'ai eu des courriers de gens que je ne connaissais pas, des gens du centréquès qui m'ont yaient des messages en disant que c'était, si nous arrivais, c'était terrible, que pour eux, depuis avoir de vaches, c'était triste. Ça, c'était un soutien énorme. Moi, j'ai répondu à tous les appels. Ici, je pouvais pas répondre tout de suite, je rappelais derrière tous les messages. Ça a été une sorte de thérapie un peu pour moi, parce que tous les messages, tous les SMS, tous les courriers, j'ai répondu à tout le monde. Parce que je devais besoin de ça sorte. Et puis, bon, là, c'est l'upsychologique. Et la mise en place des rendez-vous avec des psyches. Moi, si on m'avait dit que j'allais rencontrer un psych, ça m'aurait bien fait se rire. Mais je l'ai vécu quatre fois. Il y en a trois qui étaient pas simples. La culpabilité est là. On joue en celles cartes collectives. On a condamné notre troupeau et on a signé un protocole qui est des gondes à morts. Je me suis beaucoup posé la question, savoir si je mérite d'avoir encore des ennemis dans la ferme par rapport à ça. C'est toute cette psychologie qui m'a aidé à prendre un peu le dessus. Aujourd'hui, on se retrouve avec plus aucune bête dans l'écurie. Les tables évident. C'est une grosse incertitude. Du jour au lendemain, il n'y a plus d'argent qu'est rentre. C'est vraiment 0, des 0, 0. On nous parle d'indémnisations. On nous parle de repueplement. C'est le retour des animaux dans la ferme. Heureusement qu'on nous en parle, parce que nous n'a pas du tout la tête à ça. On a touché un raconte début ou tout. Sans c'est nous aider à racheter des vaches. Mais il faut nous cet argent-là et la servie à subvenir à nos besoins. Ce qui est pas rien. Et donc, voilà, on se servit de cet argent-là et qui n'a pas servi au repueplement. Comme c'était prévu au départ. On parle de repueplement. Mais pour nous, c'est quand même une grosse incertitude. Parce que les nouvelles vaches, et la question qu'on se pose, c'est quand elles viennent de différents horizons, de différentes fermes. Comment elles vont s'adapter déjà les uns autres et comment elles vont s'adapter à notre élevage, à notre bâtiment. On va peut-être en récupérer une quarantaine. Mais sur une quarantaine, il y a une dizaine qui ne vont pas se plaire. Ça, c'est une grosse incertitude pour nous. La décision de repartir, de repeler, elle a été prise avec ma femme, forcément, parce qu'elle m'a fortement encouragé, en tout au long de tout ça, elle me voyait triste sans animaux et sans le malêtre et qui s'installer en moi. Elle m'a beaucoup encouragé. En sachant que la reprise d'un troupeau, elle est automatiquement entraînée Je suis très né. pour moi, d'être un peu moins présent au prédel, mais elle voulait malgré tout préserver justement Stéquilibre, parce qu'elle savait que même si j'étais moins présent, j'allais être malgré tout mieux dans ma tête. Donc, j'ai contacté les organismes de race, c'est-à-dire la race Montbeyer, race à Bondance et Rasterine, l'organisme de la race à Bondance qui m'appelle, et qui me dit, "Mais voilà, j'en ai un éleveur qui est. qui est en âge de prendre la retraite et qui malheureusement est atteinte de la maladie de l'aïne, mais qui décide de se séparer de son troupeau, parce qu'il ne peut plus, suite à la maladie, continuer son réénement sans élevage, et il voudrait que son troupeau soit maintenu en totalité et soit ne soit pas séparé, il souhaitait préviler gêle un éleveur qui était touché par la maladie de la DNC. Donc, je l'appelle, la premier dit, je suis chez lui, ça m'a tué très bien entre nous, il est très fortement attaché à son troupeau, il a une génétique qui est hors-père, et il connaît ses animaux comme sur le bout des doigts, du coup, je récupère la totalité de son troupeau, 28 vaches, du coup, je sais que ses animaux-là vont venir chez moi. Le protocole, après la bataille, est stipul que la possibilité de remettre des animaux dans les étables, elle doit se faire 45 jours, après le dernier abattage. Donc, il je sais que maintenant que le 24 octobre, on ressort, je peux remplir l'étable, on a récupéré encore neuf autres animaux dans la semaine qui suit. Ben, le 24 à 17h, l'étable est pleine. Toutes les vaches sont dans l'étable, et voilà, c'est la première traite. C'est un peu le bonheur de retrouver la traite. Les animaux sont bien s'intégrent bien, et puis, le lendemain, on les met au pâturage, parce que le temps s'y prête, et voilà, il mélange des troupeaux qui se fait, ça se passe plutôt bien. Il y a une nouvelle hiérarchie qui se met en place. Le contraste fait bien, et ça m'aché bien avec elle, donc on est content de ça, et d'ailleurs, le soir du repueplement, j'ai eu une de ces vaches à lui, qui, à Mibah, le soir même, le 24 au soir, et d'une petite Amazon, qui est la première femelle, de la nouvelle histoire. Tous les éleveurs qui nous en vendent du dévache, ils l'ont tous fait par solidarité, les éleveurs qui montrent en smis leurs animaux, et je les ai appelés pour les remercipes, parce que des gens que je ne connaissais pas, et ils m'ont tous dit, après, le sacrifice que vous avez fait pour nous, c'était la moindre des choses qu'on puisse faire pour vous. Ça explique bien la solidarité qui a pu avoir, dans les savoirs par rapport à cette maladie. Ma femme a eu l'idée de symboliser un peu tout ça, et de en s'adresser à une potière, qui habite pas loin de chez nous. En fait, elle nous a fait une poterie, c'est un cadre, où elle nous a dessiné une vache, et d'un essai de vache, elle correspond à nos nouvelles vaches, et qu'elle pense, et qu'elle pensera toujours à celle qui sont partis, et il y a une boule. Et dans cette boule, il y a tous les noms de l'Italie, aux Iris, il y a Sarah, il y a Naine, et puis la dernière qui est notée, c'est Caramel, en fait, elle symbolise pour moi toute celle que je n'ai pas pu mettre, parce que Caramel, c'est une vache qui c'est un peu la. comme moi, quand j'étais jeune, d'un nuble, c'est une vache qui était hyper. hyper sensible, et qui est très attachante, et du coup, moi, pour moi, le symbolisme de celle où je n'ai pas pu mettre sur le reste de la poterie. L'appage ne se tombera jamais, pour moi, ce sera jamais tourné, on a marqué à vie par ça. C'est une nouvelle l'histoire qui commence. On a maintenant un nouveau troupeau, mais la cicatrice, ça sera toujours baieante, et on n'oblira jamais les vaches qui sont partis. Aujourd'hui, on doit s'occuper de mieux possible de celles qui sont là, en pensant très fort à celle qui sont partis, parce qu'il nous a motivé, et qu'il fallait repartir pour elle, et l'histoire pour elle n'est pas terminée comme ça. [Musique] Vous venez d'écouter transfert, ce témoignage a été recueilli par Audrey Largoet. Transfer est un podcast produit par sleight. Direction et production editorial, Sarah Koskiewik est Benjamin Septemhours. Chargé de production, Astrid Verdun, chargé de post-production, Mona de laie. Prise de son, Joana La Londe. Musique originale, Nicolas Mollet. L'introduction a été écrite par Sarah Koskiewik et Benjamin Septemhours, elle est lue par Aurélie Rodriguez. Retrouvez transfert tous les jeux dits sur sleight.fr et sur votre application des coups de préféré. Découvrez aussi transfert club l'offre premium de transfert. Trois fois par mois, transfert d'un accès à du contenu exclusif, des histoires inédites et les coulisses de vos épisodes préférées. Pour vous abonner ces simples, rendez-vous sur sleight.fr/transferclub. Vous pouvez aussi vous abonner à notre newsletter, notre compte Instagram et rejoindre le Discord de transfert. Toutes les informations nécessaires sont disponibles dans la description de l'épisode. Pour proposer une histoire, vous pouvez nous envoyer un mail à l'adresse transfert à sleight.fr.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Transfert fête ses 10 ans au Triânon à Paris le 8 septembre 2026 avec une soirée unique.
  2. Pascal, agriculteur en Haute-Savoie, raconte son lien profond avec ses vaches, notamment une relation de confiance et de soin quotidien.
  3. La maladie de sa femme (cancer de stade 4) et l’arrivée de la dermatose nodulaire contagieuse (maladie bovine grave) bouleversent sa vie en 2020-202
  4. Pascal modernise son exploitation, passe au bio, et fait face à des défis sanitaires et émotionnels, trouvant refuge dans son troupeau.

Summary:

Dans cet épisode de Transfert, Pascal, agriculteur savoyard, partage son histoire empreinte d’amour pour ses vaches et de résilience face aux épreuves. Grandi dans une ferme familiale, il reprend l’exploitation dans les années 1980, développant une relation unique avec ses animaux, notamment Danube, une vache à lunettes, et Rasterenteuse, qu’il décrit comme magnifique. Son troupeau, calme et confiant, illustre selon lui la qualité de l’éleveur.

En 2020, la vie bascule : son père décède, sa femme Evelyn est diagnostiquée d’un cancer rare de l’intestin grêle, avec métastases. Malgré les pronostics sombres, elle lutte avec force, et Pascal trouve du réconfort dans le travail à la ferme. En 2021, une nouvelle menace surgit : la dermatose nodulaire contagieuse, maladie africaine jamais vue en France, frappe une ferme voisine.

Pascal doit confiner ses animaux, surveiller les symptômes et affronter l’incertitude. Entre soins à sa femme, gestion de la ferme et craintes pour son troupeau, il incarne une résistance silencieuse, soutenu par sa passion pour ses bêtes et la nature. Ce témoignage poignant mêle traditions rurales, modernisation et combat contre l’adversité, soulignant la force des liens entre humains et animaux.

FAQs

Transfer célèbre ses 10 ans au triânon à Paris, avec une soirée unique sur scène, des témoignages inédits et des invités surprises.

Les places sont disponibles sur le site le triânon.fr et dans tous les points de vente habituels.

Batter Elp met en relation avec des psychologues et psychothérapeutes qualifiés, avec des séances en visio, par téléphone ou par message. Vous obtenez 10% de réduction sur le premier mois via Batter Elp.com/transfer.

Appelez le 15, le 112 ou le 31/14. Batter Elp n'est pas un service d'urgence.

Danube a une robe rouge, une tête blanche avec des taches marrons en forme de lunettes autour des yeux, et elle est très sociable et calme.

Pascal est resté un pilier positif, soutenant sa femme tout en trouvant refuge dans le travail avec ses animaux pour gérer ses émotions.

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