Tous des moutons ? Affronter la peur d'être soi-même, avec l’académicien François Sureau
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"La vie intérieure - celle qu'on atteint par l'attention, le silence, la prière, la méditation - est le fait d'essayer d'atteindre celui que l'on est véritablement, au-delà de cette espèce d'idole peinte de soi-même que nous passons notre temps à enjoliver. C'est entrer en soi sans se laisser distraire par le bruit de soi." Écrivain, avocat et membre de l'Académie française, François Sureau est un des esprits les plus libres et les plus inclassables de notre époque. Sorti major de sa promo à l’ENA, il claque la porte du Conseil d'État, devient un a...
Transcription
8896 Words, 50588 Characters
Etlo! Il est 2h du mat. Très tôt le matin ou très tard le soir, c'est vous qui voyez.
Je m'appelle Jonathan et je suis très heureux de vous retrouver à l'écoute des lures,
le méga qui éclare votre vie intérieure.
Cette semaine, on a reçu un immortel, et qu'on incidence ou pas cet immortel est
venu nous parler de son anguasse de la mort, mais pas que je vous rassure l'Académie
si un François Suresaut nous a aussi parlé de l'inutilité de l'Académie française
dont il est pour ton membre, de l'œuvre actuellement, au caraport, de l'importance
de notre vie intérieure et de sa foi en Dieu.
L'ensemble de ces sujets donne un épisode savoureux que je vous propose tout de suite
de découvrir à l'écoute des lures.
Bonjour François Suresaut, bonjour, je suis très heureux de vous recevoir aujourd'hui
sur le plateau des lures, vous êtes écrivain à vos cas membres de l'Académie française
vous êtes quand même le premier immortel qu'on reçoit, on est très honoré, et vous
êtes un fin observateur de notre temps, vous avez eu 16 durant toute votre carrière d'explorer
un petit peu notre monde entre contraintes, conformismes, singularité, liberté, intérieure,
liberté extérieure, et vous publiez aujourd'hui un nouveau livre, un roman policier, aux
éditions galimaires, loin de Salonique, c'est les deuxième aventures de votre héros,
Thomas More, qui est un détective un peu particulier, puisqu'il est lui-même immortel,
mais où sans se propre, et j'aimerais à travers ce récit, mais aussi à travers votre
histoire peut être plus personnelle, qu'on creuse ensemble une question de deux heures
du mat, une question un peu existentielle qui me tarode, faut-il se couper du monde
pour se sentir existé, et il y a une question que j'aimerais qu'on aborde ensemble
ce matin, c'est la question du conformisme, de notre envie, de fuir la société, à même
tant de y rester, de réussir dans les yeux des autres, et en même temps de réussir sa vie,
entre la liberté que tout le monde clame partout et la vraie liberté, la liberté intérieure,
il y a tout un sujet qu'on va explorer ensemble, ça vous va qu'un programme?
Ça me va extrêmement bien, il n'y a pas plus qu'on froid, c'est que moi, c'est
trop que c'est ce sujet, c'est un de mes grands sujets de méditation, depuis une sacquante
année, vous soudain que, oui, une sacquantaine d'années maintenant, il y avait un livre de
cocteau qui est absolument extraordinaire, il s'appelait de la difficulté d'être, qui
se termine par, à la fin, je me reproche d'avoir dit trop de choses à dire et pas assez
de celle à ne pas dire, tout s'arrange, sauf le difficulté d'être qui ne s'arrange pas,
et c'est exactement ça, trop de choses à dire et pas assez de celle à ne pas dire.
Alors pour commencer ceux qui nous écoutent en nom d'habitude, il y a devant vous trois
cartes, je vous propose un peu des cartes pour faire connaissance, je vous propose de retourner
la première carte, vous allez découvrir une phrase, vous pouvez la lire et la compléter.
Ce que personne n'imagine sur l'académie française, c'est qu'elle ne sert vraiment
à rien.
Et ça, c'est vraiment pour moi quelque chose d'absurber extraordinaire, je trouve qu'on
vit dans un monde épouvantable, pour tout vous dire, amusant mais épouvantable, dans
lequel la compétitivité, le matérielisme, il faut servir à quelque chose, il faut accomplir
une fonction, il faut tenir sa place, il faut tenir son rang, il faut regarder ce que
font les autres, il faut dire bonjour à la dame, enfin tout ça est absolument épouvantable.
Et c'est démonable pour les personnes, mais c'est aussi épouvantable pour les institutions.
L'institution sert à quelque chose, j'aurais passé ma vie à fréquenter des institutions
qui devraient servir à quelque chose et qui ne font pas bien leur travail, le parlement,
le gouvernement, le conseiller d'étal, le conseiller de la côte de cassation.
Et à la fin de ma vie, je suis extrêmement content d'appartenir à une institution qui
ne fait rien, mais qui le fait extrêmement bien.
Et ça, c'est quelque chose d'extraordinaire.
Alors bon, elle fait indictionnaire, entre vous et moi, on s'en fout un peu.
Il y a des gens qui sont passionnés par ça à un parmi mes conseillers.
On tendra d'un académiciens qui me dit qu'indictionnaire, on s'en fout un peu, c'est
quand même paradoxal.
Oui, oui et non, c'est comme je pense qu'un quelqu'un qui, par exemple, est béniste,
ne passerait ce qu'il aime, c'est le mable qu'il va réaliser, c'est pas nécessairement
l'instrument dont il va servir pour tailler des copaux, vous voyez, donc il y a une passion
pour l'instrument qui sert à tailler des copaux, le mou, mais que certaine, mes confrères
partages, moi je trouve pas ça blamable du tout, mais en face, c'est pas ça, c'est
pas ça essentiel.
Ce qui a une merveilleux dans l'académie, c'est que c'est une réunion de gens extrêmement
variés, plus variés que tout ce que j'ai pu connaître au cours de ma vie, c'est-à-dire
il y a à la Calémie française, des Anglais, des Italiens, des Chinois, un russe. C'est pas que des Français? Bah non, pas des Français, non, non, non, je suis sûr
que la majorité des gens qui nous écoutent pense qu'il y a des Français.
Notre confrère Edouard, des Anglais, Andreye Makine et Rust, siberien, Monsieur Chang et
Chinois, il travaille la langue française? Bah oui, oui, la langue française est une langue
internationale, la langue française n'est pas la propriété des indigènes de l'Exagone.
Non, mais on pourrait penser que ceux qui sont à l'académie sont des positaires de
la protection de notre langue.
Mais les gens qui sont désétrangers ont écrit en français, c'est ça qui est assez
extraordinaire.
Et en fait, ce qui est assez amusant, c'est que dans un monde qui parle énormément
de diversité, c'est le fait de vieux machins, en fait, est beaucoup plus divers et beaucoup
plus variés.
Il y a le origine national, et puis également les options religieuses sont extrêmement
différentes où les options entières religieuses, d'ailleurs, qui existent aussi les options
politiques qui vont globalement pratiquement de l'extrême droite, à l'extrême
gauche.
Je vous laisse prendre la deuxième carte.
C'est une grande introduction, après on va progresser sur les thèmes.
Oui, oui.
J'ai appelé mon héros Thomas Morgh parce que j'ai toujours aimé Thomas Morgh.
Voilà.
Mais c'est qui Thomas Morgh?
Alors Thomas Morgh est un personnage extraordinaire qui est un ministre, un ministre anglais
qui est le ministre de Henri VIII qui était son chancelier préféré, juriste, et qui
s'est opposé au divorce, au remarriage de Henri VIII, mais son problème, c'était
un catholique et un son problème n'était pas qui était opposé au divorce au remarriage.
C'est simplement que pour que le roi puisse se remerier, il fallait que le roi se proclame
chef de l'Église Angleterre.
Thomas Morgh est le premier à avoir dit, ça c'est pas possible.
On ne peut pas, à la fois, avoir un pouvoir temporel et un pouvoir spirituel.
Il est pas possible que le roi soit chef de l'Église Angleterre.
Alors, on s'en fout maintenant que le roi Charles soit chef de l'Église Angleterre
ou que la réinélise à bête les tétés, on s'en fout.
Et sur le plan philosophique, Thomas Morgh avait raison parce que ce qu'il voulait critiquer,
c'est la combinaison dans une seule personne du pouvoir spirituel et du pouvoir de coercition
pratique, du pouvoir véritable de l'État.
Et qu'est-ce que le totalitarisme, si ce n'est la fusion entre les deux, Stalin, Maos,
on t'a la foi, un dieu et un chef d'État.
Mais est-ce que ce qui vous fait l'aimer, ce n'est pas aussi son côté anti-conformiste,
son flagme anglaise?
C'est ça.
Je crois que vous aime, pardon, c'est un mec à beaucoup du mur Thomas Morgh.
Il est très drôle quand il monte sur les chafaux, il dit au bourreau, il dit
de moi pour monter, parce que ça lui fallait monter des marches, et de moi pour monter
pour descendre.
Je pense que je m'arrangerai tout seul.
Un type qui va se faire couper la tête et qui dit ça est comme un type absolument
phénoménal.
Non, c'était un mélange de réserve, du mur, de flagme, et puis d'une vie intérieure.
Et en particulier d'une vie mystique, absolument magistrale, façais écrite, prison, son
extrêmement impressionnant.
Je vous laisse prendre la troisième carte.
Aujourd'hui, tout le monde veut être anti-conformiste, mais tout le monde a bien d'or.
Tout monateur.
Tout monateur, mais bien sûr.
Vous voulez être anti-conformiste?
Bien sûr.
Bien sûr, il y a une très grande, je me suis là de ce que disait le vieux barresse, la
revête tombe au préjugé, il nous tient une chaude, le conformisme anti-conformisme,
enfin c'est une banalité.
Faut le choix, c'est Muré qui parlait des mutantes panures.
Je trouve ça extrêmement drôle.
Mais ce que je veux dire pas là, c'est qu'aujourd'hui, on est dans un monde extrêmement
conformiste dans le sens où on est sous des injonctions énormes et on essaie de
pas se faire engueuler par le voisins ou de se faire réchauffer par ceux qui pensent
comme nous.
Et en même temps tout le monde dit, j'ai ma vérité, j'ai mon truc, je pense comme ça,
tu peux pas me comprendre.
Et donc on veut être différent et singulier de tout et on n'a jamais été dans une époque
qui tirait autant dans les extrêmes.
D'accord, c'est d'ailleurs quelque chose d'assez surprenant, c'est-à-dire que quand même
dans les relations de travail, ça se réponde plus en plus, de quelques natures que ce
soit, vous dites à quelqu'un avec qui vous travaillez.
Vous êtes complètement déconné, la temps de deuxième chapitre et pas le bon, le troisième
pas à grave n'est pas fait connaître.
Et la première réponse de la personne va être, ah si tu le penses, il n'y a pas d'autres
vérités que subjectives, non de fonds qu'à autres, il y a d'autres vérités que
les vérités subjectives.
Donc on vit un moment assez paradoxal sur lequel, étant assez peu doué pour les idées
générales, je la vougais, c'est s'est de m'interroger, mais on vient voir assez paradoxal
où il y a une espèce de gigantesque chape de conformisme qui se fabrique à partir
d'une multiplicité d'identité individuelle, un questionnable.
Chacun est en convaincu, chacun est en convaincu, au fond, ça veut dire, en fait le résultat
de tout ça, à une candidité de solitude, également absolument gigantesque de intervue
ou justement.
Puisque la vérité de, voilà, puisque c'est un ensemble de vérités inconmuniquables
en réalité équiforme, cette espèce de chape de conformisme, c'est un peu une
sens de connecté et pourtant si seul, en fait, très seul, très seul, c'est juste.
Alors on va rembobiner, on va repartir François Sûr parce que j'ai marqué à
des fois de parcours, c'est un parcours d'excellence et donc qui dit parcours d'excellence, dit
reconnaissance par les pères, reconnaissance par les institutions et donc assez conforme
à ce qu'on peut percevoir comme une vie réussie.
Et pourtant à chaque fois, vous avez eu envie de vous échapper de votre parcours d'excellence.
L'école, vous avez envie de vous évader, Léna, vous y avez été malheureux, le conseil
d'État, vous avez démissionné, donc il n'y a que l'académie qui échappe pour l'instant
à la règle.
Dans la milieu où elle ne sert à rien, c'est ça.
Dans la milieu où elle ne sert à rien, donc en fait, vous êtes OK, dans un endroit
qui ne sert à rien pour le reste.
Vous avez préféré, entre que vous avez voulu prendre la poudre des scampettes.
Comment vous avez tenu cette tension entre conformismes et emancipation dans votre parcours?
- Je sais pas si on la tient de manière consciente. En tout cas, je voudrais protester
hautement et pousser un cri de bête, une sorte de rugissement face aux parcours d'excellence.
En réalité, le parcours d'excellence est une apparence sur le fond. Je suis un raté.
J'ai fait l'école des gouvernants, les nages, j'en suis sorti dans les premiers.
Je suis allé au Conseil d'Etat. En général, un type qui fait ça,
il vient directeur du cabinet, ministre, Président de la SNCF.
J'ai rien fait tel. J'étais devenu un des avocats les plus éminents de France.
J'étais complètement inadapté à la fonction publique, donc j'ai dû m'en aller.
Une fois qu'on s'en va, le seul truc qu'on sait faire, c'est du droit,
parce que je n'étais pas mauvais dans mon truc. Donc je me dis qu'est-ce qu'on peut se faire,
qu'est-ce qu'on peut faire. Et je suis devenu avocat, mais je n'avais aucun cas d'adresse.
Je n'avais pas été revien mystérielle, je connaissais personne.
Je ne savais pas qu'elle était le monde de l'entreprise. Je ne savais pas comment ça marchait. J'avais pas de clients.
Je suis allé voir des cabinet d'avocats et des grands cabinet d'avocats.
J'ai des clients sur eux sur la place. Et je voudrais dire, en gager moi, je suis bon en droit.
Ils m'ont dit, "Moi, tu veux rire, je ne veux pas venir pas d'être bon en droit."
C'est devant de desserre là d'un des clients contre des honoraires.
Mais tiens, dans le côté commercial, le couple a voté du temps.
Tu veux être récapable de faire ça? Non, quand on aura des clients, viens de nous voir.
Et donc j'ai commencé à travailler dans un cabinet de deuxième ordre, comme grouillot de base.
Et puis j'ai progressé et puis j'ai fait des trucs intéressants et puis ça s'est fait comme ça.
Mais alors, qu'est-ce qui vous a intéressé? Dans l'exercice d'un métier, si tout va être parcours, vous a désintéressé?
Alors, ce qui m'intéressait dans l'exercice d'un métier, c'est que dans le métier d'avocats, ce qui m'intéressait, c'est d'abord, j'aime le droit.
J'aime le droit comme d'autres, aimer les échecs ou d'elles, c'est un mode, ou les mathématiques, c'est un mode de résonnement.
C'est quelque chose de. J'aurais pas été un grand fonctionnaire. J'aurais certainement pas fait de politique.
J'aurais pas été un grand avocat. J'ai fait mon métier, j'essaie de faire mon métier de publiciste, spécialisé aux droits publics, du mieux que je pouvais, parce que les questions sur le rôle de l'étal,
l'égalité de l'action de l'étal était des questions qui m'intéressaient. Mais, il y en a des centaines comme moi, qu'il n'y en avait pas fait l'énat avant, ou tout ça.
Alors, pourquoi avoir fait ce parcours qui quand même, je m'en excuse, mais est perçu par le français classique, c'est difficile.
C'est un parcours d'excellence, comme l'énat, c'est pas. Non, non, faut pas c'est des concours, faut travailler comme une bête.
Et donc, si vous avez fait ça, je sais pas, c'est pour réussir dans les yeux de vos parents, parce que, parfois, on essaie en se met dans des chemins, pas pour être heureux et le meilleur, mais pour valider le historque familial, pour valider dans les yeux de notre père, notre mère.
Alors, non, c'est à dire que pour moi, en fait, ça fait un peu curieux de dire ça, mais pour moi, le fait de devenir au fonctionnaire, pour beaucoup de gens, le fait de devenir au fonctionnaire, représente comme une sorte de progrès dans l'échelle sociale, pour moi, au contraire, ça a été un déclin, enfin, une. - Le fait de devenir au fonctionnaire, pour vous, ça a été un déclin. - Oui, oui, oui, je suis d'une famille de professeur de médecine.
Je veux dire, les professeurs hospitalaux universitaires, titulaire de chers, membre de l'académie de médecine, parfois de l'académie des sciences, président de l'académie de médecine, ça, c'est quelque chose, c'est fou, ça déclin. - C'est vraiment les lunettes qu'on met, parce que. - Parce que pour le grand public, c'est quand même un parcours excellent, et pour vous, ça a été un déclin.
- Pour moi, ça a été un déclin quand j'ai dit à ma grand-mère qui était la veuve d'un professeur de médecine, quand je lui ai demandé. - Elle me demandait qu'est-ce que tu vas faire, et j'ai dit écoutez, je pense que je vais passer le concours de Lénin pour devenir au fonctionnaire, elle m'a regardé, mais il y a l'air, tu vas devenir rédacteur de ministère, et pour elle, c'était quelque chose de grotesque.
- Le truc qui comptait, c'était Godard Alène, créateur de la chirurgie cardiaque contemporaine, Maurice Dobreux, parce qu'il avait le prix Nobel de physique, ce qui comptait, c'était le monde. - Le monde universitaire, scientifique, et puis le monde hospitalo universitaire, mais pourquoi vous avez percéveré?
- Moi, j'ai toujours adoré l'histoire, même l'histoire romanesque, Lucien Levenne, même le Dissraeli de Bonroir, voyez, les trois bouscotaires, et pour moi, au fond, faire les nâtres, travailler dans l'administration, c'est être. être en prise avec l'histoire, c'est être dans l'histoire d'une certaine manière, et c'était une manière de participer à la vie de mon temps,
pas de dérobé à l'histoire de mon temps, d'être en prise direct avec ça, évidemment, cette expérience s'est révélé désvente, parce qu'on pense être en prise avec l'histoire de son temps, et on se retrouve à porteur à la Commission spéciale de cassation des pensions, à mesurer les pertes directions des soldats de l'infanterie coloniales, mesurer en degré d'angle.
- Vous aurez aimé faire carrière à la hauteur de ce que vous voulez dire la réussite dans votre famille?
- Bien, c'est-à-dire que ce que vous voulez, j'en étais incapable, parce que vous voulez dire la réussite dans ma famille était comme ce que ce qu'a fait mon père qui était d'un des grands réformateurs de l'hostétrique contemporaine, l'inventeur de la surveillance électronique de l'accouchement, par exemple, je précise ce qu'il était, je crois, président de la Calémie de médecine.
- Oui, ça veut dire consacrer toute sa vie à son hôpital, à ses malades, etc., et j'étais probablement trop dilettante, peut-être, ou pour avoir cette. - C'est pas quand même jusqu'à vous sentir raté quand on va vous être parcours, parce que quand je vous entend, j'ai presque l'impression que c'est un parcours de voix de garage alors que c'est quand même un parcours rééque.
- Exactement. - Ce que j'ai toujours voulu faire et j'ai réussi à le faire, donc je suis assez contente de le voir fait, c'était d'écrire des livres, c'est-à-dire de. c'était la littérature.
- C'est la littérature, c'est-à-dire de passer au travers d'une multiplicité d'expérience et d'essayer de transformer, comme disait Malrose, cette expérience en conscience, et ça, c'était ma voix dont je ne regrette pas de la voir choisi.
- C'est ma voix dont c'était pas celle de mon père, qui était beaucoup plus monorianté, c'était cette voix-là, je ne voulais pas de la voir choisi.
- C'est marrant parce que je connais évidemment pas vos parents, mais souvent c'est des parcours assez élitistes, et vous venez de le dire, d'ailleurs, des parcours de recherche, et dans la littérature, en ce cas, c'est l'image que j'en ai,
c'est souvent des personnes qui sont assez tourmentées, intérieurement, qu'on défaille et qu'ils font de leur faille une recherche, une réflexion.
- Est-ce que vous, à un moment où vous avez commencé à vous passionner par la littérature, que vous avez commencé à écrire, je sais pas quand est-ce que c'est dans votre vie,
est-ce que c'est en claquant la porte du conseil d'État avant après, mais est-ce que vous êtes aussi rentré dans cette réflexion peut-être plus subjective, plus intérieure, et c'est là où a commencé à naître le talent, l'écriture?
- On ne sait pas, c'est ce que vous dites, et facez vraiment le mystère, c'est vraiment le mystère de la littérature, c'est-à-dire, je crois que c'est un retour qu'il faisait qu'on écrivait pour exercer la vie. Moi, j'ai écrit parce que je pense que si je n'avais pas écrit, la vie me aurait été insupportable.
- Comment n'est-ce pas toi?
- Peut-être oui, un n'est-ce pas toi, parce que c'est agréable et distrayant, les gens disent, c'est terrible, la vie d'écriture floubeur a été passé maître dans ce genre de truc.
C'est terrible, la vie d'écritre est affreuse, pas du tout, c'est la chose la plus délicieuse qu'il soit, d'un beau coffre, le dit très bien, c'est fantastique, donc qu'on puisse avoir une existence sociale, et même une existence qui ne rapporte un peu d'argent, pas des sommes monstrueuses, mais qui rapporte un peu d'argent, une existence sociale, en faisant quelque chose qui est absolument délicieux, et quelque chose de fantastique.
C'est aussi pour certaines personnes dont moi, pas une béquise, c'est pas exact, mais le fait d'écrire est la seule manière d'être au monde, parce qu'il y a des tempéraments qui sont comme ça, j'imagine, depuis tout petit, je suis là, je ne suis pas là.
- Je peux creuser ça parce que non pas pour avoir une révélation de votre part, mais parce que je pense que ça parle à beaucoup de personnes qui nous regardent et nous écoutent, c'est quoi?
Cette impression, cette sensation n'a-t-elle à la fois là et pas là? - C'est une impression que tout le monde a, en réalité, d'une manière ou d'une autre, et qui est plus ou moins égueux, qu'on essaye de approfondir ou qu'on essaye de fuir, qu'on essaye de fuir dans les relations humaines, ou de la approfondir, d'ailleurs, c'est de trouver une issue à ce sentiment dans le travail et dans la réussite, même, je parle pas de réussite sociale, je parle de la réussite, faire bien ce qu'on fait, mais néanmoins, j'ai toujours eu cette impression d'être là, d'être pas là.
D'être à côté de moi-même, je l'ai eu depuis, je suis tout petit, j'avais le sentiment d'appartenir à mon milieu social et d'une pas lui appartenir, j'avais le sentiment d'appartenir à mon pays que j'aime profondément, mais d'une pas lui appartenir entièrement.
- En quoi vous lui appartenez, à votre milieu, à votre pays, et en quoi vous ne lui appartenez pas?
- Je suis appartient parce que j'ai pris de mon pays un amour extrêmement profond, presque violent. Alors en quoi est-ce que je m'en échappe d'un côté bas, je m'en échappe pour des tas de raisons, on s'agissant du milieu social, j'ai la chance, j'ai eu la chance d'appartenir à une famille qui touche à tous les bouts de l'univers social, pour des raisons tout à fait étrange, d'ailleurs.
Mais il y a touché nous, y compris, ça va des eaux bros de province, jusqu'aux artisans gantiers de Belleville en passant par les instituteurs et les professeurs de médecine et quelques militaires.
Donc il y a tout, il y a absolument tout dans ce, il y a également tout sur l'en religieux, c'est-à-dire il y a dans ma famille des juifs, des protestants, des catholiques.
Et d'une certaine manière, je dois à bon milieu autre chose, de se retenir des couverts à poissons, qui est d'être détaché de la du privier social.
D'étaché du jugement, et c'est quelque chose qui s'est renforcé d'ailleurs chez moi avec mon service militaire, quand j'ai fait mon service militaire, que j'ai découvert que c'était pas simplement une question d'égalité de droit entre les personnes, c'était aussi une question d'égalité de fête que les gens étaient les mêmes, avec les mêmes qualités, les mêmes défauts,
qu'il n'y avait pas des gens d'utsu et des gens dutsu. C'est aussi ça qui m'a rendu un peu entre guillemets anarchisants, c'est ce qui fait que j'ai du mal avec les ministres, que je ne suis pas les cortèges officiels, que j'aime pas les types qui font pimpons, pimpons avec des vitros bleus, des motards, dans ce sens de corbière monstrueux, qui traverse le boulevard Saint-Germain à toute heure du jour et de la nuit, genre de ça, genre de ça, parce que. Pourquoi vous aimez pas les ministres, par exemple, parce qu'il y en a besoin?
Mais bien sûr, je veux dire ce que je veux dire, c'est pas l'épisode.
de personnelle que je n'ai pas. C'est la fonction, c'est cette idée qu'il y a des types qui
se sont dit à matin en se réveillant, tiens je suis capable de gouverner d'un homme qui se dit en
se réveillant, je suis capable de gouverner d'autres hommes, c'est penser me le faire regarder comme un
demi-maboule et qui se barricade autour d'un cortège ou qui se protège et qui se croit légitime à
gouverner d'autres amis, il en faut, je ne sais pas, bon je ne pousse à nous. Vous en avez fréquenté,
j'en ai présenté, et il y en a que j'ai beaucoup d'ailleurs, mais au départ de tout ça il y a quelque chose
d'assez étonnant. Comment vous gériez ce vacarme du monde? Vous parlez des pommes, pommes, pommes,
il y a deux secondes, c'est c'est comment vous gériez ce rapport au bruit, à l'instantanéité, à la,
oui, parce que je perds pas le fil rouge de l'interlude qui était autour de ce, ce rapport qu'on a
au monde, et on parlera tout à l'heure du retrait, du silence parce que d'ailleurs vos héros,
dans vos livres, dans vos deux derniers romans, terminent toujours à la grande chartreuse, et donc on
besoin de retrait, on besoin de silence, on en parlera, et là je suis vraiment dans cette,
dans cette manière dont vous, à la fois fin observateur de notre société, et puis en même temps
premier concerné, parce que vous vivez dedans, comment on vit dans ce vacarme, en ce bruit permanent?
Si vous voulez, je dois dire pour être tout à fait franc, que je vide manière assez retirée, c'est-à-dire que quand je fais
du droit, je fais du droit, parce qu'on me demande de faire des consultations que je les fais seul dans
mon petit bureau avec un collaborateur, et quand j'écris des livres, je suis seul au milieu de ma bibliothèque,
donc en fait, je ne travaille pas dans une entreprise, je ne travaille pas dans une administration, je travaille pas dans
un cabinet d'avocat, je dois voir au maximum deux personnes par jour, donc je vis dans une situation de
retraite que j'ai voulu, parce qu'il pourvaut une manière de traverser la vie de manière supportable,
de manière supportable, et puis nous permettent de faire des choses, de créer, d'écrire, etc, mais je
me suis organisé pour ça, et je sais que quand je sors ma tête un peu trop en dehors de
ma tour d'y voir, c'est-à-dire que j'ai prouvé un sentiment de fatigue, de la situation, de dispersion, il y a une
phrase de saint Augustin, que j'aime beaucoup, qui est aux amis du monde, il n'est pire l'abeur, au sens de la
beurre, de souffrance, que de demeurer sans l'abeur, c'est-à-dire sans travail, aux amis du monde, il n'est
pire l'abeur, que de demeurer sans l'abeur, j'adore cette formule, et bien je m'efforce de demeurer sans l'abeur,
c'est-à-dire sans travail, sans injonction de produire, sans injonction, de. et plusieurs heures par jour.
Et comment font les gens qui n'organent et nous écoutent et qui ont besoin du labeur pour gagner leur pain?
J'en ai besoin, je le fais, mais ce que je veux dire, c'est qu'il suffit de 5 minutes, il suffit de 10 minutes, il suffit de. Ce que vous créez des minimements de retraite dans votre quotidien, sinon, d'y fois par jour, mais qui dure,
parfois une minute, deux minutes, trois minutes, par exemple, je vais, quand je vais d'un point à d'autre,
je vais d'un point à d'autre en marchand, et on me récitant de la poésie, c'est le secret de la vie intérieure.
Il suffit de 5 minutes par jour pour en se rappelant cette phrase.
La prise de conscience du fait que la vie intérieure était quelque chose d'important, c'est venu quand dans votre vie?
D'abord, ça va voir avec, je pense que chaque, je crois que chacun est très différent là-dessus, mais ça va voir avec ce sentiment
que, quand je vous parlais d'être là et de ne pas être là, ça veut dire ce sentiment d'avoir une vie intérieure
qui existe, qui est là, comme une donnée de fête, jusqu'à comment vous la définissez la vie intérieure?
Excuse-moi, je vous coupe, mais c'est intéressant de voir que quand on dit "vi intérieure", vous, François Suraux, c'est quoi la vie intérieure?
Pour moi, la vie intérieure, elle est de deux nature entièrement différentes.
Il y a une première nature, qui est d'ailleurs souvent relevé par les écrits spirituels,
il y a une première nature qui est la vie intérieure simple, la vie intérieure nirique, la vie intérieure révueuse,
vous marchez dans la rue, et vous souvenez, des gens que vous avez connu, des livres que vous avez aimés,
vous vous représentez vous-même en train de, je sais pas quoi, moi d'entrer le premier d'envienne en 1945,
que vous pouvez ce que je veux, vous montez le brichon, on n'a pas les mêmes représentations
en marchant.
- Non, mais chaque année, chaque année, chaque année, chaque année, chaque année, chaque
année, chaque année, chaque année, chaque année, chaque année, chaque année, chaque année,
que vous êtes entrés dans Vienne, dans Vienne, dans Vienne, dans Vienne, où je ne sais pas où je joue du violon comme ils regardent les Isles, c'est-à-dire pour le brichon, on se fait plaisir, on imagine qu'on est quelqu'un de plus grand dieu, ce qu'on est en réalité,
où quand on est un écrivain, on révolif suivant, où on révolif qu'on a aimé, où on se demande ce qu'on dirait à Graham Green, si on le rencontrait,
et qu'est-ce qui se passe si comme dans la rose pour produquer, on arrivait enfin rentré dans le troisième moment, pas la la la la la la la la la la,
et qu'est-ce qu'on dirait, ou voilà, qu'est-ce qu'on dirait, au type qu'on rencontrait de l'autre côté de l'écran, donc ça c'est cette espèce de courant, de grand courant de la vie intérieure confuse, un peu incésisable, parfois gay et parfois triste, qui est une part non négligeable de la vie intérieure.
Et puis, il y a l'autre part, celle qu'on atteint par l'attention, le silence, la prière, la méditation,
et qui est le fait d'essayer d'atteindre celui que l'on est véritablement, au-delà de cette espèce d'idôle, peinte, de soi-même, que nous passons notre temps à en geliver, parce qu'on passe notre temps à l'en geliver.
C'est comme entrer en soi sans sens geliver, c'est entrer en soi sans se laisser distraire par le bruit de soi. Voilà, c'est un exercice évidemment extrêmement difficile, ça demande de s'affronter et donc de ne pas se fuir.
Et donc, c'est un exercice difficile, mais c'est un exercice extrêmement extrêmement intéressant. Par rapport à ça, plus on réfléchit aux choses dans ce sens-là, plus le monde extérieur, vous apparaît comme quelque chose de plus compliqué et de plus désirable.
Il est à la fois plus compliqué parce qu'ils comportent à ce temps d'obstacle, à la réalisation de ce dont on vient de parler, mais en même temps, il comportait également un très grand nombre d'occasion de réaliser ce dont on vient de parler.
Est-ce que vous pourriez nous lister quelques obstacles et quelques occasions de progresser justement dans cette vie intérieure de vous parler?
Je creuse ce sujet parce que les lures, c'est le milieu qui éclaire votre vie intérieure. J'ai ramené l'occasion d'avoir un invité avec qui je pouvais réfléchir sur la notion même de ce média et donc j'aimerais que vous puissiez nous emmer un petit peu la suite.
Les obstacles, c'est assez simple, c'est le divertissement Pascalien, c'est-à-dire que je crois que dans la théologie, un auteur, tout à fait considérable qui est maximum le confesseur, qui a vu comme étant à l'origine de la plupart de nos passions mauvaises, cette passion mère qui est la peur de la mort.
Nous sommes tous finis, un jour on doit y passer, quand on y pense c'est une perspective bissale, inquiétante et assez terrible et c'est cette passion qui nous amène à nous oublier d'où le divertissement Pascalien.
Le monde extérieur nous offre sans cesse des occasions de l'hiver.
Et ça c'est parce que le temps, c'est pas depuis qu'il y a Netflix, c'est de tout temps.
Pardon mais je fais partie des gens qui pensent qu'il y a rien de nouveau.
On dit qu'aujourd'hui, il y a du bruit, il y a du divertissement, il y a de la sollitation, mais il y a toujours eu du bruit, il y a du divertissement, il n'y a pas le même.
Donc rien de nouveau sous le savant.
Avant, on portait des boulets, maintenant on portait des baskets, mais enfin voilà, c'était mieux, ni pire, ni différent.
Avant, ni pire, ni différent, et ça a toujours été la même chose, c'est-à-dire. Je ne pense pas par exemple que ce dont par les Bernanos, la conspiration pour nous privé par le bruit de toute vie intérieure, que cette conspiration date d'hier, de l'invention de la TSF, de la radio, de Netflix ou. Donc ce qui se cache derrière l'idée que de toute façon ça a devenu trop dur aujourd'hui d'accéder à une forme de vie intérieure?
C'est une tentation, c'est simplement l'attentation de laisser tomber la recherche sur la vie intérieure, mais c'est tout parce que ça à mon avis ça n'a jamais été.
Donc vous avez plein de. Si vous voulez, le monde est certain, ne cessent de vous proposer des occasions de divertissement qu'on peut saisir d'ailleurs.
Enfin, je veux dire, c'est comme une espèce de tentation, en même temps, en même temps, de temps en temps.
Quand vous essayez de vous connecter, si je peux dire à votre vie intérieure, et bien vous êtes frappé pour ositer des liens existants entre la vie intérieure et la vie extérieure.
C'est une chose que vous commandez beaucoup de mystiques, mais c'est une chose qu'une expérience que chacun peut faire, vous posez une question fondamentale.
Doigts, j'ai orienté dans la prière, par exemple, vous posez une question fondamentale. Doigts, j'ai orienté ma vie de telle manière ou d'où j'ai orienté ma vie de telle autre manière et que dois je faire.
Pour ressembler plus à moi-même, c'est-à-dire si on grandit à ce que Dieu veut que je sois, et un peu moins à cette espèce de chose bizarre que je me suis fabriqué par trouille.
Afin de paie aux autres, afin de s'installer à l'image que j'aide de la réussite pour moi.
Pour moi, et à vous, vous réfléchissez à ça, et puis vous posez une question. Doigts, j'quittais mon travail et poussaient cette femme.
Mais ça, c'est tout ce qu'il y a à ce loy, il y en a appelé le discernement et que les essais spirituelles visent.
Mais combien de fois quand vous êtes attentif au monde, combien de fois la réponse vous est donnée dans la journée?
C'est-à-dire tout d'un coup vous vous dites, je sais pas moi, c'est en merdant que j'ai un découvert bancaire, comment je vais arriver à le combler, etc.
Et puis tout d'un coup vous rencontrez un pauvre type qui, dans la rue, vous t'enlamez à vous de me dire, parce qu'il n'y a pas de quoi vous fait.
Et tout d'un coup vous savez que c'est ça la réponse.
Mais les gens pourraient vous dire qu'il n'y a pas besoin d'être croyant, il faut juste augmenter son attention au monde.
Oui, mon propos n'est pas si vous voulez d'une certaine manière, c'est un peu paradoxal, ce que je veux dire.
Si on a la fois, ça n'est pas la peine d'insister sur le fait qu'il y a une différence absolument majeur entre ceux qui l'ont et ceux qui ne l'ont pas.
Si on a la fois, ça veut dire que. que Dieu est partout, si Dieu est partout, on n'a pas besoin d'assister sur lui et en permanence.
Je me souviens que quand j'étais jeune, je veux une grande crise, comme ça, je veux
voir à des perges huit, de nos collèges dans quel j'étais, j'y m'en perds, et je pense
quelque chose d'appel humain horrible, j'ai totalement cessé de croire en Dieu, et le
péric, je m'attendais à ce qui poussent un cri de vêtres en disant "Vas des retros
Satanas" ou "abjure ta foi en belles ébutes" et tu m'auras pardonné, mais pas du tout,
il dit pas ça, il dit "Ah, il est glad de derrer, il dit "Ah, ça c'est, c'est, c'est,
sans doute, c'est de votre âge, mais ceux qui m'inquiètent très bien plus, c'est que
lui et c'est de croire en vous, c'est, c'est exactement, c'est, c'est, c'est, c'est
exactement ça le, c'est exactement ça le, le système, il y a énormément d'occasion
de, mais j'entends pour vous que la foi a fait partie beaucoup de votre vie dans tout votre
travail de la vie intérieure parce qu'on relie pas forcément directement, foi et vie intérieure,
vous vous le reliez c'est naturellement. La foi est un exercice par lequel on essaye
d'une certaine manière, d'atteindre une vérité de soi-même que le monde est, et votre
propre monde d'ailleurs, et votre propre pensez même tant à vous dérober. Donc ça, c'est,
ça suppose cette idée que j'ai toujours eu, mais d'un stint, vous voyez, peut-être que
d'autres gens l'ont comme moi, qui est qu'il y a un autre monde, il y a un monde
caché sous l'autre, il y a un monde invisible, il y a un monde invisible, il y a quelque
chose, alors que des gens peuvent, peuvent, comment dire, voir selon chacun, selon cellulonnettes
théologiques particulières, j'utilise musulmans, méchants, méchants qui a un monde caché
sous l'autre et que, dès lors qu'il y a un monde caché sous l'autre, ça n'est pas
besoin de voir le découvert, on a assez naturellement l'envie de le découvrir, l'envie
de le connaître, dans cet espèce de jeu de cache cache avec Dieu, soit le Dieu qui
fait que de temps en temps, on a l'impression qu'il vous révèle quelque chose, et est-ce
que vous avez joué donc avec Dieu pendant votre vie? Et si oui, comment? C'est
serait un peu irrespectueux de dire ça, mais évidemment, sans sortir ce que vous avez
dit avant de son contexte, mais dans le sens de le chercher, de jouer à cache cache
cache, bien sûr, de lui demander pourquoi il n'est pas la plus souvent, et puis un
jour je me suis rendu compte de la vérité de ces choses, qui est que nous reprochons
à Dieu de ne pas être là, alors que c'est nous qui ne sommes pas là, c'est nous qui ne
ne sommes pas présents au monde, c'est nous qui ne ne sommes pas présents à nous-mêmes,
si tu as toujours été frappé de cet espèce d'inversion par lequel nous rendons Dieu
ou pas le de nos propres faute, mais quand les gens disent, il y a une telle quantité
de mal sur la terre, comment ça se fait que quand on peut t'on croire au Dieu tout
puissant par quel mystère fait ton de Dieu le responsable du mal et donc pas de nous-mêmes.
C'est extraordinaire, quand c'est défaut, c'est bon, comme inversion. Et donc ça c'est
ce sentiment là, c'est un sentiment que j'ai toujours eu, mais qui est toujours rejeté
dans le futur, je pense qu'un jour je saurais. Je pense que ça va être héros d'ailleurs
la Thomas Mord dans le Loin de Salonique, dans le deuxième Thome que vous écrivez, c'est
un détective. Donc il est confronté pour résoudre des énigmes. Il a toutes les composantes
aussi de votre de votre de votre personnalité. Je pense que vous l'avez aussi un petit peu
projeté par rapport à ce que vous nous dites, c'est-à-dire qu'il y a la fois je n'ai vieux,
conformes et libres, omnisciants et à la recherche quand même de la vérité. Donc on
progresse avec lui dans les enquêtes, mais il a ce point commun avec notre discussion que
vous allez voir où je vais en venir, c'est qu'il essaye de, il est confronté à la mort.
Il est confronté à résoudre la fois le mal des hommes et puis le fait que y a une mort.
Et ça me permet de faire la suite de la conversation. Est-ce qu'il faut être confronté à la
mort pour prendre conscience de sa vie intérieure et de la question de Dieu? Parce que en écrivant
là-dessus, en écrivant et en cherchant la question de la mort, je ne pense pas que pour
un écrivant comme vous, vous, vous, vous soyez passé à côté.
Non, je pense que votre question est extrêmement profonde et qu'il est en même temps très difficile
d'y répondre. La première chose, c'est que, en réalité, tout dans notre vie, procède du fait
que nous sommes confrontés à la mort. Alors, on peut essayer de l'oublier. Mais entre la
mort de ce qu'on a aimé, la mort de nos proches, le risque de la mort, notre propre mort qui
s'avance à la vitesse de X battement de cœur par minute, que nous le sachions ou pas,
nous sommes tous confrontés à ça et nous trouvons tous une manière différente de nous en arranger.
Et c'est la raison pour laquelle le roman policier offre une assez bonne manière de rentrer
dans cette problématique de la mort, parce que la mort est au centre du roman policier.
C'est vraiment le lien que je faisais, parce que vraiment, je me suis dit tiens, on ne peut pas ne plus habillement être confrontés au sujet profond.
Exactement, donc on le met là. C'est vrai que, on peut avoir, il y a des auteurs qui font du. Moi, ça me fait toujours beaucoup moins intéresser. Il y a des auteurs qui font des romans policiers
ou qui utilisent leurs détectifs. Pour résoudre, autre chose que des crimes. Par exemple, vous aurez
un marqué que Charles O. Colmes a résout énormément de disparition. Par exemple, ça, c'est très,
très étonnant. Mais ça veut dire que le monde victorien était tellement pénible que les gens essaient
de s'en évader. Donc, vous avez plein de types de la citique qui viennent m'endir, etc. C'est très intéressant
les disparitions dans Charles O. Colmes. À l'inverse, un roman policier qui se contentrait des lucides.
Je sais pas quoi. Moi, le campurilage d'une banque ou même un rap, c'est beaucoup moins intéressant.
En fait, le roman policier nous intéresse parce qu'il nous met face à la perspective de la mort,
soit que nous soyons là, ça sain, que nous ayons envie de tuer, soit que nous soyons la victime.
C'est-à-dire que nous soyons susceptibles et très victimes. Et d'une certaine manière, nous sommes tous
susceptibles et très victimes puisque nous allons tous mourir à mon. Donc ce que fait le détective,
en réalité, c'est non pas simplement de trouver le coupable, mais c'est de faire le portrait de notre
condition. Et spécialement, le mien, parce que ce qui l'intéresse lui n'est pas que les gens soient punis,
mais c'est de révéler la vérité d'un ensemble de choses cachées mais que la mort révèle. Alors,
vous qui avez creusé ce sujet de la mort à travers vos écrits et qui avez aussi dévoré des
romans sur le sujet, qu'est-ce que la réflexion autour de la mort peut nourrir dans notre vie
intérieure? Comment réfléchir sur la mort peut nous rendre plus vivant?
- Je crois, c'est assez. C'est ce qu'on appelle ce que les mois n'appellent le mémain tomori,
c'est-à-dire le soutien de la mort, qui est le fait d'avoir compris et assumé notre finitude à
plusieurs conséquences, il me semble, d'abord de nous rendre plus sensible au caractère absolument
vin d'universissement et puis d'une certaine manière de nous rendre plus présent à outrui. D'abord,
parce que outrui va mourir comme nous et que je pense que le sentiment de la fraternité a quelque
chose à voir avec le soutien de la mort. - Oui, je pense que le soutien de. En tout cas pas dans la
mort, parce qu'on va parler du vous-ni-moi, espérons le claquer dans les dix minutes, mais on est tous frères dans
le sentiment de notre finitude. Et si on n'a pas le soutien de la mort en réalité, bien nous n'y prouve
pas le sentiment de la fraternité. Il m'est arrivé de m'approcher près de la mort à une
odeur prise et vous allez dire à l'observer, ou à titre personnel. Et ce qui m'a beaucoup frappé, c'est que ça m'a
donné un sentiment que je ne connaissais absolument pas avant de l'unité de la nature humaine, c'est-à-dire. - On est vraiment précisément pour de la fraternité, mes amis me sont devenus infiniment plus proches,
des gens que je ne faisais que côtoyer me sont devenus infiniment plus proches, sans que je leur dis,
je ne me suis pas précipité en disant, j'ai failli claquer, je vous ai beaucoup. - Vous êtes senti
comme appartenir à l'espèce humaine, alors que avant, comme je vous ai dit, j'avais ce sentiment
d'être ici et là, d'être toujours un peu à côté, d'être. - Il a fallu s'approcher de la mort,
donc il a fallu s'approcher de la mort pour une cette manière comprendre ce que nous avions véritablement
en commun. C'est là où je pense que l'attention à la vie intérieure, les exercices différentes,
la vie intérieure, d'une certaine manière, sont un excellent substitut à l'expérience de la
mort possible, c'est ça que ça doit. ça doit être créé, c'est. et puis. et puis ce sentiment assez
curiosement, le voisin, je le la morde, d'un sentiment d'optimisme radical, enfin du moins,
en tant qu'on ne meurt pas, c'est la phrase de Julien de Norwich, à la fin, tout va bien finir,
oh le sol be well, là-dessus, vous avez dit quelque chose, quelques années dans une intérie,
vous avez dit, le monde est invivable à chaque époque, rien ne peut nous délivrer du mal,
le saluer dans la fuite. Et en même temps, là, vous nous dites, non, non, le saluer n'est pas dans
la fuite, il est justement dans quelque chose de plus grand, et dans ce roman, il y a aussi une phrase,
vous vous parlez plutôt de l'amour, il y a des moments dans l'amour où les vérités sont
dites avec tant d'indulgence légère que le monde paraît perdre ses angles ou se blessent.
Ouais, puis ça, je suis convaincu de ça, et puis vieille, puis puis qu'on m'inquiut de ça.
C'est comme si vous étiez passé de courage-fuyant à courage et mon août.
Ouais, c'est ça. En fait, ça va passer complètement de neux, hein, mais. Bah comme quoi, moi, ça me rassure, parce que si un académiciin arrive à la fin à une définition
un peu, neux, comme vous dites, c'est quand même qu'il y a uneiversalité dans notre condition
humaine et qu'on doit, peut-être, s'en en parler.
Ah bah, je le pense, oui, je pense qu'il n'y a que. il n'y a que l'amour en réalité.
Je le pense à la fin des fins. Oui, c'est tout à fait neux. Pourquoi c'est si neux neux?
Vous n'avez pas envie d'écrire un lit sur l'amour pour le rendre moins nono?
Il y a très beau, très bonne chose qu'on était, très bonne chose qu'on était écrite à ce sujet.
Et très bon film aussi, des choses, mais pendant d'une banalité,
il y a un film que j'adore, enfin ça paraît complètement, je dis, je ne résiste pas
un vide pas totalement tard dans votre émission. Vous avez eu ce film, ça peut-être l'auve actuelé?
Bien sûr. Parlez l'auve actuelé avec vous, François Sures-Rossard, un aboutissement.
Vous le sachiez. Je vois que celui est un chef d'oeuvre. C'est un chef d'oeuvre.
Le début d'abord, quand la voix off dit au moment des tours du 11 septembre,
en fait, les messages qu'on était échangés sur les phones étaient messages d'amour.
Et puis ensuite, les différentes variétés de l'amour, c'est l'ubitien, enfin c'est du capra,
les différentes variétés d'amour présentés à l'intérieur du film avec l'une de celles que je préfère,
pas avec deux que je préfère, qui motire des larmes. La déclération d'un fort, Colline Furt,
parlant dans un portugais, parce qu'il y a un vrai semblable dans un bistro à Barçaille,
je sais pas si vous vous voulez de ça. Je ne l'ai pas eu depuis longtemps, mais je ne l'en souviens.
Et puis l'autre, avec Bill Naï, qui joue le rôle d'un recueur complètement déjanté,
et qui finalement décide de ne pas passer, ça soit Richelton John, mais avec son manager,
tout ce de gros chubby gars comme ça, et qu'il lui dit, tu vois, j'aurais pu en penser à l'amour,
j'aurais pu penser à autre chose, mais ce Big Fat Chubby Manage of Mine is the love of my life.
Et ce truc, à chaque fois que j'y pense, ça me réjouille absolument profondément.
On arrive petit à petit, François Suraux, au terme de notre émission, et je reprend notre question
du début. Faut-il se couper du monde pour se sentir existé? J'aimerais qu'on termine,
comme à chaque fois, avec une lueur, comme un petit éclairage, comme une invitation à l'honne de
votre expérience sur cette question, sur ce sujet. Comment trouver l'équilibre entre l'engagement
à corpère du dans ce monde et la fuite? Comment peut-on habiter ce monde en étant vivant sans
être complètement désincarné, avec quelle lueur, vous nous laissez-y aujourd'hui? Ah bah écoutez,
je crois qu'on va y aller carrément, je pense que vous et moi, on va s'associer, puis on va
informer une recrée d'oeil religion. Alors, c'est parti, c'est parti! Qu'est-ce qu'on lui croit
autour de cette religion? En fait, je vais vous dire, profondément, je crois que c'est pas la peine
de trop y penser. Je crois, mais alors, je vais vous paraître complètement déviseur d'en pouls et
mystiques, mais je crois que Dieu nous aide à faire ça. Que l'on croit à lui ou pas, il nous aide à
faire ça, du mieux possible, toute la foutue journée. Il faut être le cherché un petit peu,
ou il le fait? Non, il faut simplement lui demander tous les matins de réveil, ça prend en 30
secondes, et puis ensuite, il vive sa vie. Et toi, elle s'il t'aidera. Et dans cette espèce de
disponibilité, et puis de s'insériter, il y a une histoire d'acidique aussi que j'aime beaucoup,
c'est le rabbe de Berndi de cheve qui croise un jour du sabac, qui croise un s'éco-religionnaire,
qui est en train de faire, voilà, qui nous ont besoin de grandeur, comme ça, très bien d'habiller,
tout, et qui fume l'appipe, le jour du sabac, et le rabbe de Berndi de cheve, d'un personnage
extraordinaire lui dit, enfin quand même, c'est le jour du sabac, tu pourrais peut-être éviter de
fumer l'appipe et de tabiller comme un dandie dans l'espoir fou de laisser duir les filles. Est-ce que
tu ne sais pas lui dit le rabbe que nous commandement nous l'interdisent? Et le jeune homme répond,
et je n'en ai rien à foutre de vos commandants, à peu le chose près. Alors le rabbe de Berndi de cheve,
se tourne vers Dieu, et lui dit, ça n'est pas le plus observant de tes fils, mais du moins,
c'est celui qui a le moins peur de la vérité. Voilà, c'est magnifique, c'est ça qu'on doit faire,
voilà, c'est ça qu'on doit faire. Un petit peu chaque jour pour se sentir concerné par le sujet,
et en même temps vivons quoi. Et en même temps vivons, ça n'est pas, c'est pas, on se
regarde en me l'embrouillent spirituel, mais c'est en laissant venir à soi, le mystère de la vie,
en réalité, qu'on trouve quelque chose. C'est ce que j'ai fini par comprendre après des années,
au bout d'un moment, on ressent comme une grâce, une bénédiction, une occasion de joie absolument
extraordinaire d'être conduit vers quoi je n'en sais rien, vers où je n'en sais rien non plus,
mais je suis sûr qu'à la fin, tout ça finirait très bien. Merci beaucoup, François-sur-Raud,
d'être venu nous voir aujourd'hui sur le plateau des lures. Je rappelle la sortie du deuxième
tomme loin de Salonique aux éditions galimards qui nous permet de progresser dans une aventure avec
le détective Thomas Mortel qui résoudre les énigmes que vous lui proposez dans ce deuxième tomme,
il y avait le premier tomme qui est encore disponible toujours chez Galimard. On vous met les liens pour
acheter le livre et pour aussi retrouver les références de tous les livres qu'on a cités aujourd'hui
avec François-sur-Raud, il y en a beaucoup. Moi, je vous remercie infiniment pour votre fidélité et je vous donne
rendez vous dédimanche prochain pour un nouvel épisode. Merci les amis d'être toujours plus nombreux à nous
écouter chez l'hueur. Si vous êtes déshabitué et pas encore abonné, il est temps de le faire sur
votre plateforme d'écoute préférée. C'est grâce à vous qu'on peut faire grandir notre communauté et
avoir des invités toujours plus éclairant dimanche après dimanche. Alors je compte sur vous et je vous
donne rendez vous dédimanche prochain pour un nouvel épisode. À très vite.
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