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Toujours carnivores demain ? EP 02

32m 48s

Toujours carnivores demain ? EP 02

Le podcast débute par une fiction humoristique où Elon Musk envoie des poules dans l’espace, avant de revenir à la réalité pour aborder un débat sociétal majeur : la consommation de produits d’origine animale. Les invités, Gilles Salva (vétérinaire) et Geneviève Casvalette (anthropologue), analysent les tendances actuelles. Seulement 2 % des Français sont végétariens ou végans, un chiffre stable malgré les discours médiatiques. Les motivations pour réduire la viande sont la santé, l’environnement et le bien-être animal. Ce dernier est défini comme un état mental et physique positif, incluant les besoins comportementaux. L’élevage évolue : les cages aménagées pour poules ont été rejetées par la société au profit du plein air. L’abattage à la ferme, bien que permettant de limiter le transport et de boucler le cycle d’élevage, pose des défis sanitaires et techniques, comme la nécessaire maturation de la viande (plusieurs heures pour les volailles, jusqu’à trois semaines pour les bovins). Les consommateurs perçoivent le risque sanitaire comme faible, mais s’inquiètent davantage des impacts écologiques et éthiques. Le dialogue souligne la complexité de concilier bien-être animal, demandes sociétales et réalité économique de l’élevage.

Transcription

5402 Words, 32287 Characters

French
Bienvenue si vous nous rejoignez, nous sommes le lundi 15 avril 2031. Il est tout juste 9h, tout de suite un point sur l'information. Toujours plus loin, mais avec des poules, Elon Musk vient tout juste d'annoncer que des volais accompagneront l'équipage de la fusée Starship SW-12. 8 poules issus d'Ellevage prendront part à cette mission sans s'épreparer l'arrivée de l'homme sur Mars en 2036. Nous étudierons ainsi la viabilité de l'animal en condition spatiale, cela permettra également d'assurer la production de, afin de varier l'animentation des astronautes, à déclarer le PDG de SpaceX. Décolage prévu, le 12 mars prochain. Et puis, plus près de chez nous, c'est désormais officiel. L'ancienne ferme au mille vache va devenir une usine de fabrication de l'Ellevage Sintes. Le chantier débutera dans quelques mois. Il s'agissait d'une promesse du gouvernement dans le cadre du projet de réduction de la consommation de produits issus de l'animal. Cette initiative intervient tout juste un mois, après le lancement du concept de vache partagé, testé dans la plupart des quartiers de la région Lionais. Enfin, une infoculture pour terminer, après 5 ans d'absence, l'artiste Joule fait son grand retour. Il sort un nouvel album qu'il présente comme celui de la maturité, un album intitulé « Je te zappe sur snap ». Vous écoutez autopique. Un podcast imaginé par l'ANCECE en collaboration avec The Conversation. Animé par Benoîton Sond. Nous sommes bien en 2021 et aucune poule n'est dans une navette spatiale en direction de Mars et à ma connaissance, il n'existe pas encore de projets d'usines de l'air artificielle. Mais s'il y a bien un débat qui agit notre société, c'est la consommation de produits d'origine animale. Alors, le bien-être animal est-il compatible avec l'Ellevage? Est-ce que l'on se dirige vers une société végétarienne, voire vegan? L'avenir de l'avion est-il dans l'artificiel? Pour répondre à toutes ces questions, j'ai le plaisir de recevoir Gilles Salva. Vous êtes docteur vétérinaire, docteur en microbiologie et directeur de la santé et du bien-être animal à l'ANCECE. Bonjour. Et avec nous, Geneviève Casvalette, vous êtes anthropologue spécialiste de la consommation de viande et professeur et méritent à la Toulouse Business School. Bonjour. Alors Geneviève Casvalette, je vais commencer avec vous. On vient de faire ce petit bon dans le futur, mais finalement, pour imaginer ce futur, il faut quand même connaître un petit peu le passé et le présent. Où est-ce qu'on est aujourd'hui de la consommation de viande chez les Français? Quelle est le pourcentage de végétarien, de végétalien, de vegan? Vous avez fait beaucoup de recherches là-dessus? Alors oui, j'ai fait des études au début de 2000 et surtout récemment 2015, 2017, 2019. Donc j'ai des données relativement récentes. Commençons par régler le problème des définitions, donc le végétarien est quelqu'un qui ne mange pas de produits animaux ayant nécessité la mort animale, donc il va accepter de manger des œufs, par exemple ou du miel sans problème. Certains végétariennes vont même jusqu'à manger du poisson, donc il considère pas comme probablement aussi à tendre ici avec les animaux terrestres, gens serien. Les végétaliennes eux ne veulent pas entendre parler de produits d'origine animale qui se sont oubliés, nécessité la mort de l'animal, donc ils ne vont pas manger de l'eine, ils ne vont pas manger de miel, ils ne vont pas manger de. Et enfin les véganes dans la vie en général, et du coup ils ne porteront pas non plus de vêtements de l'eine ou de soins, de chaussures en cuire, pas de ça quand même bien sûr, évidemment pas de mentaux de fourrure etc. Donc là on banni toute consommation de produits qui ont pu nécessiter l'exploitation animale. Tout ce monde-là finalement est très très actif dans les médias, mais dans la réalité, moi dans mes études, je n'en compte que 2%. 2% tout compris? Tout compris. Oui c'est rien, mais j'étais alliègue végane, et 2% stable sur les trois périodes que j'ai évoquées, sur 4 ans mais pendant ce période on a pas mal parlé de consommation de viande, comme vous l'a rappelé au départ, et finalement ça n'a pas des faits sur ces choix relativement radicaux. Et quel serait justement les causes de la bandoronde d'un régime carnet dans vos études? Il y a 3 grandes causes qui sont identifiées assez clairement, le souci de santé, l'avion des parfois, pas toutes les viandes, mais certaines viandes sont remisant causes par le corps médical. Ça peut être aussi le souci de l'environnement, puisque les levages et misant cause dans l'émission de gaz à effet de serre, pendant la déforestation lorsqu'il s'agit de faire consommer aux animaux du soja importé du brésil, et plus récemment et de manière plus marquée à présent, le souci du bien-être animal, la peur de contribuer à la souffrance animal. Justement, J'y le salvo à quel serait votre définition du bien-être animal? C'est la définition qui a été donnée par le groupe d'expertise collectif de l'AN16, qui regroupe des spécialistes du comportement animal et du bien-être des animaux. Le bien-être animal est définie comme un étamental et physique positif, lié à la satisfaction des besoins de l'animal, de ces besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ces attentes. Et c'est sur cette dernière proposition sur ces attentes que beaucoup de débats ont porté, cette état y varie en fonction de la perception de la situation par l'animal. C'est-à-dire que, avec cette définition, on est plus dans la notion de bien-trétence, c'est-à-dire tout ce que l'homme peut apporter pour satisfaire le bien-être des animaux, mais on est dans une posture où on va essayer de se mettre à la place de l'animal, ce qui reste encore très anthropomorphique, mais en fait on va essayer de mettre les lunettes de l'animal en quelque sorte pour essayer de comprendre qu'elles sont ces attentes. Et donc très concrètement comment je sais si une vache est en situation de bien-être? On le sait par l'observation, par un certain nombre de comportements de l'espèce. Alors déjà il faut que l'animal soit un bon senté, mais très longtemps on a confondu l'état de bon senté et l'état bien-être. Et on ne s'assuffit pas la bonne santé. Et alors on a même confondu le fait que l'animal produise un rendement correct qui correspond à celui de son espèce ou de la suche pour une vache ou de la race. Il apparaît que la production en fait est un des derniers indices qui vont chuter quand les animaux sont maltraitées. Donc on ne peut pas se contenter de ça et donc on va regarder son type de comportement social, par exemple, ça relation à l'environnement. Evidemment le fait qu'elle ne boite pas. Si on prend un autre exemple, l'exemple d'une poule ou d'un poulet, des comportements de grattage du sol, de bain de poussière pour une poule pondeuse qui sont des comportements de l'espèce. - Naturelle, ça. - Naturelle. - Alors y compris certains comportements de peur quand vous mettez une poule sur parcours par exemple. Si le parcours est une immense poule, vous remarquez que les animaux ne vont pas vers cet étendu d'herbe. Il leur faut des arbres des A et pourquoi? Parce que le prédateur naturel des poules, il vient d'en haut, ce sont les rapaces. Et donc en fait les animaux vont l'onger la lait et aller plutôt sous un arbre. Tous ces comportements en fait en adaptant leur environnement, on se rend compte que les animaux sont dans un état de bien-être ou pas. - D'ailleurs, Geneviève Casvalette restons sur le bien-être. Est-ce que si on arrivait à maintenir un bien-être vraiment parfait dans les alloages, ça pourrait faire revenir certains végétariens à la viande ou c'est vraiment le fait de tuer l'animal qui va les rebuter? - D'y facile à dire. Ce que je peux dire, c'est que j'ai observé pour le coup que certains anciens végétariens expliquaient qu'ils étaient revenus à la consommation de viande, après avoir rencontré des éleveurs, des petits éleveurs et l'euvre extensif en montagne, qui leur avait expliqué que dans les montagnes, on ne peut pas faire grand chose d'autre que de l'éleveur, c'est en des questions de cultivés des céréales ou de faire du maré-châge, et qu'ils ont besoin de ça pour vivre, et que finalement les animaux sont heureux à vivre en montagne, en parcours extérieur, avec des abris pour l'hiver ou un petit peu. Donc certains végétariens arrêtaient le végétarisme, à la fois parce qu'ils ont réalisé que les animaux n'étaient pas mal heureux et qu'ils ont réalisé aussi que finalement, c'était peut-être pas aussi négatif pour l'environnement. - J'y le salvoi donc toujours sur ce côté de bien-être animal, est-ce qu'on pourrait avoir quelques exemples peut-être de choses qui ont été faites récemment dans les élevages pour l'améliorer? - Du point de vue purement conceptuel, pour le moment, on est en train de passer d'une notion de santé pour le bien-être, et on a dit que la santé était pas le seul facteur de bien-être à une notion de bien-être pour la santé. C'est-à-dire qu'on essaye de développer des techniques d'élevage, qui vont promouvoir le bien-être des animaux, en souhaitant que ce bien-être des animaux entraîne un bon état de santé, une bonne production, etc. Pour faire ça, on va deux plus en plus essayer d'adapter les bâtiments d'élevage, les conditions d'élevage au besoin de l'espèce. Il y a des premiers pas qui ont été faits. qui ont été un petit peu un échec par rapport à la vision que la société en a renvoyée. Dans les années 90 2000 jusqu'à 2012, on éleveait les poules pondeuses, par exemple, en majorité en cage, dans les cages où elles étaient six par cage. Et on a essayé pour continuer à produire en cage de promouvoir ce qu'on appelle les cages aménagées, d'ailleurs des cages de beaucoup plus grandes tailles avec des groupes de 60 à une centaine d'animaux, ce qui correspond aux groupes sociales en fait d'une poule de la poule de jungle, avec ses copines. En fait, voilà, ce sont des animaux qu'ont un comportement social et qui vivent par groupes quand vous mettez des milliers d'animaux dans un élevage, ils vivent par groupes de 60 à cent animaux à peu près organisés autour d'un abrovoir, d'une mangeoir, etc. Donc on a essayé de recréer ce groupe social à l'intérieur de cage avec des blindes poussières comme je le disais tout à l'heure, des arts de gratte, des ponts doires, des perçoires, etc. Et ça fonctionne du point de vue du bien-être de l'animal, mais par contre par rapport à l'image que ça renvoie à la société, ça fonctionne pas. Les gens ne veulent pas majoritairement, la demande des distributeurs, la demande des fabricantes pattes de quatre cas, etc. Tous ceux qui consomment des œufs, en fait, pour la fabrication d'aliment, ont rejeté ce type d'élevage de poules en cage et de plus en plus, on va s'orienter vers des élevages de poules au sol, la plupart en plénère, qui correspondent mieux à ce que demande de la société. Donc, en fait, dans l'amélioration des techniques d'élevage qu'on va amener maintenant, il va falloir contient de compte du bien-être de l'animal, évidemment, c'est même la porte d'entrée, mais aussi de la demande de la société. Ça veut dire qu'il faudrait concilier nos citoyens avec l'élevage qu'il faut sortir de l'image des pénales et que les gens découvrent ce que c'est, en vrai, l'élevage, ce que c'est notre interlocutrice. Je viens de dire que quand les gens vont voir des animaux en montagne en plénère, ça peut les ramener vers la consommation de produits animaux, c'est particulièrement important. D'accord, on va continuer notre discussion autour des poules d'élevage, bien sûr, des humains, juste après un petit retour vers le futur. Sur les routes de la sarte, impossible de ne pas les croiser. Avec leurs couleurs blu et rouges, les imme en sabatre, que d'abadomes parcours plusieurs milliers de kilomètres chaque semaine. Mais j'arrête pas, je reçois des nouvelles demandes toutes les heures. Jean-Christier en messier est abateur à domicile. Chaque jour, il se rend dans les élevages de la région pour abattre, découpé et congelait l'avion. Je vais directement dans les champs, j'utilise un système de piston pour tuer les vaches. Il n'y a pas de souffrance pour l'animal. La mort est instantanée, les autres vaches, elles vont avoir un du tout et voc du feu. Après la grue de la battreue, là, me permet de transférer la carcasse dans la mortque, où je la découpe et je la congèle dans la foulée. Après, il n'y a plus que à livrer. Fini, donc les transports traumatisants pour les bêtes, une technique qui permet également de répondre à la demande croissante de produits locaux étrassables. Depuis 5 ans, Abadome connaît une croissance exponentielle. La société Bourguignon entrera en bourse la semaine prochaine, et projette de racheter le géomérique un "Tyzone Foot" d'ici la fin de l'année. Et de retour en 2021, toujours avec Gilles Salva, on vient de l'entendre dans l'évocaution de succès de la battage à la ferme. Mais ça existe déjà, non? Ça existe déjà, ça a existé par le passé. Alors, pourquoi d'abord, on a abandonné la battage à la ferme? On a abandonné la battage à la ferme pour des raisons sanitaires. Parce que les conditions de la battage à la ferme ne permettaient pas une inspection des animaux vis-à-vis un certain nombre de maladies réglementées, des animaux mais aussi transmissibles à l'homme, par exemple, comme la tuberculose. Et les radications de la tuberculose bovine en France a été possible uniquement parce qu'on a centralisé la battage et que ça a permis à des vétérinaires inspecteurs, à des techniciens des services vétérinaires, de détecter des animaux contaminés, des troupeaux contaminés et déliminer ensuite des troupeaux contaminés. Donc, au départ, la battage centralisée avait, avant tout, une vocation sanitaire. Alors, après, il y a aussi des notions de rentabilité, de cadences, de la battage, etc. Ils font que c'est une rationalisation d'envoyer les animaux à la batoire. On pourrait revenir vers, dans certaines conditions sanitaires, vers de la battage à la ferme. L'avantage de la battage à la ferme, c'est que certains sociologues, vous dirons que ça termine le cycle de l'élevage avec un éleveur qui va en quelque sorte mettre à mort l'animal. Et c'est le dernier geste de respect de l'éleveur vis-à-vis de l'animal. C'est un cycle qui se boucle. Au-delà de ces considérations sociologiques qui ont du sens, on a un moindre transport des animaux. Et ça, on s'èque le transport d'animaux, en particulier des jeunes, mais également des adultes, sur de très longues distances, peut être extrêmement traumatisants. Il y a des pratiques qui existent encore, qui consistent à produire des vôts de un jour, de quelques jours en Irlande, par exemple, pour aller les ingressés, pour faire du vôtre boucherie en Italie. Vous voyez que ces vôts vont traverser l'ensemble de l'Europe avec. Ça, c'est un camion, c'est une séance de camion, en bateau, et enfin, camion sur des bateaux, puis ensuite par voie terrestre. On voit que transporter des animaux sur tout jeune, surtout non-se vrai, puisque c'est des vôts, sur des décisions aussi longues, évidemment, ça constitue une souffrance pour l'animal. Après, entre la battage à la ferme, mais la battage, c'est le compte pratique actuellement, il y a certainement un maillage territorial à trouver pour transporter les animaux sur de moins longues distances. Mais, c'est jamais aussi simple que ça, parce que qui d'immaillage territorial dit une multitude de petits abattoirs et un certain nombre de dérives par rapport à la protection animale, on parle plus de bien-être animal en abattoir, en parle de protection animal, contre la souffrance en particulier. Un certain nombre de dérives a les ont été constatés beaucoup plus dans de petits abattoirs communos, qui n'ont pas les moyens de s'équiper correctement, d'avoir des personnels parfois formés, ou quand le personnel est bien formé, il n'a pas forcément l'équipement qu'il faut pour abattre tout un tas d'espèces animales différentes. Il y a toujours ce paradoxe de la relocalisation et du risque de faire souffrir les animaux parce que le matériel n'est pas adapté. On peut faire de la battage à la ferme avec du matériel adapté, ça demande des grosses infrastructures quand même, et on n'est pas complètement prêt à produire l'ensemble de notre production de viande dans ces conditions. Oui, je ne vais pas se valer, je voulais réagir. Je voulais réagir par rapport à votre petit reportage, parce que vous faites dire à votre bonhomme qu'il abales les animaux, puis les tranches et les congèles dans la foulée, d'un point de vue veterinaire et d'un point de vue boucher, c'est une parfaite réside. Pourquoi c'est une réside? J'ai faulessé refroidir l'animal. Il faut le laisser maturer. Vous voyez bien que dans certains restaurants, on se tarte de vous faire manger la viande qui est maturée trois semaines ou un mois. Peut-être pas nécessaire, vous ne savez même pas vraiment pas nécessaire d'aller à trois semaines ou un mois, mais découper la viande de chaud de pantalente et la congélée dans la foulée, non, d'un point de vue boucher, pas possible. Du coup, vous venez de dire, pour les entrepreneurs d'aujourd'hui, qui vous restent lancés, attention. C'est un élément très important parce qu'un animal qui vient d'être abattu, c'est du muscle. Ce n'est pas encore de la viande. Et la transformation du muscle en viande, comme je viens d'explicer, c'est un processus assez long. Alors, à ces cours chez les volais, par exemple, c'est quelques heures, 5-6 heures pour transformer le muscle en viande. Pourquoi le muscle en viande? En fait, c'est que le glycojen, qui est la source de sucre du muscle, va se transformer petit à petit en acide l'actique. On va avoir une acidification du muscle. Il ne faut pas que ça se fasse trop vite, ni trop lentement. Alors, ça se fait vite chez les volais. Un peu moins vite chez les port, quelques heures à quelques jours. chez les bovins, il faut deux à trois semaines pour que le muscle se transforme en viande. Et il est important que le muscle reste attaché à l'os pour le faire. C'est pour ça que le désossage à chaud est moins bien que, après avoir offrodi la carcasse, et avoir attendu la maturation. Parce que ça va rendre la viande beaucoup plus tendre cette maturation l'actique. Et si vous désossez un muscle de bovins à chaud, juste après la batage, et que vous le congler, vous aurez un rose bif très dur. Quoi qu'il arrive? Et quelle que soit la durée pendant laquelle vous allez continuer la maturation, parce qu'il n'aura pas été à sa chaleuse. Chez le boucher traditionnel, chez qui vous allez acheter un rose bif, généralement, il va stocker sa carcasse de trois semaines pour justement obtenir cette tendre de la viande. Et c'est aussi un élément de saveur qui est très important. Oui, c'est finalement pas si simple. Geneviève Casvalette, je le salveur en parler, la durée ce que sanitaire, qui pourrait y avoir sur les tout petits abattoirs, comment ce risque est perçu par les consommateurs, alors on peut parler de crise majeure comme la crise de la vache-folle, ou alors des événements plus sporadiques, en comme quand un supermarché rappelle certains l'audvient de contaminer. Comment le consommateur se place-t-il vis-à-vis de ce risque-là? - Ecoutez, il n'est pas tellement voici. Moi, j'ai été tenu, et j'ai effectivement posé des questions sur risque sanitaire, donc risque de contamination d'empoisonnement, risque pour la santé avec le risque que l'on prend à manger des produits gras, etc. Et d'autres types de risques et le risque sanitaire est considéré comme relativement faible, et sur les trois périodes d'enquête, il n'a pas augmenté, il est à une moyenne de 3,3 sur 5, donc à peine au-dessus de la moyenne, les gens considèrent ce risque bien moindre que le risque écologique ou que le risque éthique, et ces deux risques écologiques et risques éthiques, eux sont en augmentation, ils sont perçus comme de plus en plus important. - Oui, on reviendra sur ces aspects environnementaux. Bien sûr, Gilles Salva, est-ce qu'on n'est pas des fois aller un peu trop loin dans les élevages à force de vouloir des animaux en parfait de santé, à donner pas trop d'antibiotiques, trop de médicaments? C'est important qu'on ait des antibiotiques pour soigner les animaux quand ils sont malades. On a été beaucoup trop loin, notamment à partir des années 60, quand la découverte des antibiotiques a commencé à se démocratiser, on va dire, jusqu'au mid temps des années 2000, c'est un peu prêt, puisque les premières interdictions d'aditifs antibiotiques facteurs de croissance, c'est 99, et les derniers autorisés en Europe étaient interdits en 2006. On a utilisé les antibiotiques comme Bécquilles, en quelque sorte, pour maintenir un état de santé des animaux, en rééquitibrant leur fleur digestif, à priori, systématiquement, pour compenser des méthodes d'élevage qui n'étaient pas adéquates. On a interdit ces additifs antibiotiques en Europe, c'est pas le cas dans la plupart du reste du monde. Dans un premier temps, paradoxalement, on a eu une augmentation de la consommation d'antibiotiques pendant les 4, 5 premières années de suivance cette interdiction, parce qu'on a eu beaucoup plus d'animaux malades, parce qu'on avait interdit sans adapter les méthodes. On a, depuis, adapté les méthodes d'élevage, notamment l'alimentation, notamment les conditions de logement des animaux, ce qui fait que depuis 2010, maintenant, on a une baisse très régulière de la consommation d'antibiotiques dans les élevages qui plait atteintes pour certains antibiotiques, moins 90%, mais en moyenne, à peu près, moins 40%. C'était quoi ces mauvaises conditions d'élevage? C'était trop prêt. Alors, c'était des conditions de densité. L'entretien, par exemple, de la littère, quand vous remettez pas une littière fraîche à des animaux qui vivent sur une littère, comme les poulets, par exemple, vous allez avoir des emanations d'amoniaques qui vont alterer les voies respiratoires, qui vont rendre les animaux plus sensibles aux infections respiratoires. Vous pouvez avoir aussi, il y a eu en même temps l'interdiction des farines animales, qui n'est rien à voir avec les antibiotiques, qui étaient utilisés pas mal en volay et en port, qui ont fait qu'on a utilisé plus de soja. Le soja est une protéine qui va entraîner beaucoup plus d'eau dans le tube digestif, donc vers ramollir les fiantes. Donc, si on n'adapte pas derrière la mise en oeuvre de littère, on va avoir des littières très môles avec beaucoup d'amoniaques qui se dégagent et encore une fois une sensibilisation à des infections par exemple respiratoires, mais aussi digestives. Et bien écoutez, on va poursuivre cette discussion juste après une pub 2021, c'est à vous. De l'avion de? Oui! Mais des animaux mort! Macdonule France est très fier de vous présenter le Maclabe, un savoureux burger avec de l'avion cultivé en laboratoire dedans. Bleu, à point où c'est n'yant, rien ne change sauf le valeur des animaux. Goutter la différence Maclabe, ou plutôt l'absence de différence. Hmm, merci Macdonule. Et de retour en 2021 avec Geneviève Casvalette, bon, et si la solution Mirac, c'était cette viande artificielle. Alors plus de souffrance, pas d'abattage en Goutsimilaire, formule gagnante? Oui, alors déjà le Goutsimilaire, je suis pas tout à fait sûr qu'on a bouti ça à la même chose que avec toute la diversité des pièces de viande et des animaux que l'on peut manger. Mais bon, admettons. Mais je pense que, d'un point de vue anthropologique, nous ne sommes pas faits pour manger ces produits de laboratoire et la plupart des gens à qui on en parle ont une grimace de Gout à l'idée de consommer ce type de produit. Le concept est pas nouveau. Si vous réalisez ravage le roman de Bargeavel 1943, on était déjà dans un monde où il avait inventé le TGV aussi. Et il avait aussi inventé les usines avions où on produisait du musque et du beeftack à partir de cellules animales en culture. Ce sont des cellules animales concultives. Le prélèvement d'animaux au départ pour cultiver ces cellules est d'être moins drévidement. Le développement éventuel de ce type de viande de synthèse, de culture plutôt que de synthèse d'ailleurs, est assez paradoxal. Si ça devait se développer, ce serait effectivement que la besoin de naturelité, qui évoque les consommateurs, et comme les voquets, votre interlocutrice, on est aux antipodes de la naturelité puisqu'on va produire en laboratoire une viande de synthèse à partir de culture. À partir de culture cellulaire. C'est faisable, on s'est le faire. - Pas grand des celles, comme on l'entend. - Ah, c'est grand des chels après avec beaucoup d'argent. - Est-ce que ça coûte encore très cher? Il y a un pays qui est un peu pionnié dans le domaine, c'est Singapour, alors c'est un tout petit pays. - D'accord. - Qui a commencé à commercialiser des viandres de culture dans les fasses Fouds. En nous sommes nous-mêmes en relation étroite avec les autorités sanitaires de Singapour, on vient de signer un accord cadre. Il y a quelques semaines avec notre équivalent de l'Ontcess à Singapour, la SFA. Et ça fait partie des sujets sur lequel on va échanger parce que dans la mesure où les produits risquent d'exister ou doivent exister, je ne sais pas si on doit des risques ou doivent, sur notre marché, on aura forcément des evaluations de risques à faire, il y a forcément des risques microbiologiques. On a l'habitude de nous, quand on fait de la virologie ou de la bactériologie, notamment les virus sur des cultures cellulaires. On sait que c'est extrêmement fragile et que une bactériie vient contaminer une culture cellulaire, ça peut aussi les contaminer sans l'étuer et on peut avoir des contaminations comme on en a avec les animaux qu'on élève de façon beaucoup plus naturelle. Oui, justement, en gardant ce mot naturel, Geneviève Casvalette, est-ce que ça, c'est quelque chose que vous voyez dans vos enquêtes, c'est ce besoin de naturalité. On en parle beaucoup dans les médias, circuit, cou, agriculture biologique, c'est quelque chose de vérifier. Du moins dans le discours, parce qu'après dans la réalité, le marché quand même assez trois, lorsqu'on demande aux gens ce qu'il est rassure quand à la qualité de la viande qu'il peut acheter, ils évoquent le label rouge et les produits issus de la agriculture biologique. Il y a clairement un imaginaire de qualité qui passe par la naturalité, qui passe par l'extensif et pas les levages intensifs, ce qui évoquait votre enderlocuteur. Les levages en cage, c'est inconcevable pour les gens. Encore une fois, c'est un problème d'entropomanrophisme. Est-ce que vous avez envie vivre dans une cage non? Donc vous pensez que les poules n'aiment pas la cage. Après, on peut essayer de mettre les lunettes de la poule, mais c'est quand même assez difficile de se mettre à la place de la lumière dans le question. C'est une réelle attente de naturalité. Pour aller un peu plus loin, on peut aussi parler. Vous l'avez déjà évoqué. Je me dis à F. Casvalette le point de vue environnemental. Ça fait partie des trois grandes choses qui ont poussé les gens à arrêter la viande au moins moins consommer. À moins consommer. Faites l'entourage. Je voulais dire tout à l'heure très peu de gens qui arrêtent carrément. En revanche, beaucoup disent moins consommer, consommer moins souvent, moins consommer. Et en partie, effectivement, pour des raisons de protection de l'environnement. Mais encore une fois, c'est très différent selon le type d'élevage. Si vous parlez d'élevage de montagne, dont je vous parlais tout à l'heure, qui a réussi à convaincre des végétariennes d'arrêter le végétarisme pour une consommation moderée de viande, écologiquement, c'est positif les levages. Il sert à capturer le carbone, il maintienne des espaces qui ne s'en sauvèrent pas. La fumeur naturelle, c'est mieux que les engrais artificiels. Il y a plein de bonnes choses qui peuvent être faites. Avec un élevage exensif qui suppose, effectivement, probablement une baisse de la consommation de viande parce qu'avec un élevage exensif, on est moins efficace sur la productivité. Quand on préparez ce podcast, vous me disiez quelque chose de vraiment présenter. C'est-à-dire que dans vos questionnaires, vous voyez que les gens disent, "C'est plus moins de viande", et pourtant, on ne le retrouve pas dans les chiffres. C'est ce que je vous disais tout à l'heure. C'est pour ça que quelquefois, je prends la précaution de dire ce que disent les gens. J'ai su encore aller voir les travaux de France agrimer sur la consommation de viande, en kiloparabitant, parce que, bien sûr, la consommation globale augmente probablement parce que la population augmente, mais la consommation en kiloparabitant est en légère, mais très légère, baisse. La baisse est de 9 % entre 1998 et maintenant, sur 20 ans, moins 9 % de 2015 à 2019, elle est même assez légère, on va dire stabilisation pour être plus clair. Les gens disent qu'ils consomment moins, qu'ils consomment souvent, mais les statistiques d'abattage, etc. De vente, prouve que y a pas de baisse ou très peu de baisse. Donc, il faut être prudent aussi. Je pense qu'il y a un effet effectivement médiatique, qui fait qu'il est solide. socialement correcte de dire qu'on se soucie de l'environnement du bien-être animal, en fait, on s'en soucie assez mollement. Et on arrive bientôt au terme de ce podcast. J'y le salvoi, on a essayé de se projeter en peu en 2021. Et en finalement dans 10 ans, tous végétariens. Certainement pas, par contre, on consommera certainement moins leviant que cette tendance à la baisse, qui est prélégère pour le moment, ça accélérée parce qu'il y a un certain nombre de recommandations en termes de santé, notamment qui sont émises par l'ANCES, qui montrent qu'on consomme trop de viande. Les recommandations de l'ANCES, c'est à peu près 500 grammes de viande par semaine. En revolaye, et voilà, y a un petit peu à part, y en moins de gra, moins d'effets néfastes sur la santé. La viande a des effets positifs, sur la santé. La viande a même du faire, par exemple, ou de la vitamine B12, qu'on ne va pas retrouver dans la plupart des aliments végétaux, en particulier à vitamine B12. Par contre, au-delà de 500 grammes par semaine, on est dans des zones potentiellement à risque, alors on augmente les risques de cancer, des équilibres nutritionnels, parce qu'on amène aussi du gras avec la viande, 150 grammes de charcuterie. Et actuellement, il y a 40 % des hommes et 25 % des femmes, qui consomment plus de 500 grammes de viande par semaine et plus de 150 grammes de charcuterie. - C'est finalement une évitaire, c'est un charcuterie. - On y est très vite. 150 grammes de charcuterie, c'est trois tranches de jambon par semaine. C'est pas énorme. On consomme trop de viande au lecère, dans l'équilibre nutritionnelle de la ration moyenne des Français. On se fait un certain nombre d'enquêtes régulièrement en ce qui nous concerne, qui montre qu'on consomme un peu trop de viande en France. Probablement que pour des raisons de santé, on va aller vers une diminution de la consommation de viande, mais peut-être en s'orientant, justement, c'est aussi un avantage dans la reconversion des filières d'un élevage plus d'animaux standards, on va dire destiné à la transformation, vers des filières de plus grande qualité, où on va mettre un petit peu plus d'argent pour acheter de la viande, mais moins souvent. Ça peut être aussi, alors, c'est ce que c'est à la fois un bénéfice santé, mais également un bénéfice pour les éleveurs qui pourrait obtenir une meilleure valeur à ajouter de leur produit. - Il me reste plus qu'à vous remercier tous les deux. Je deviens qu'assevaler, je rappelle que vous êtes anthropologue et spécialisé de la consommation de viande à la touche, de la touche, de business school. Merci beaucoup. Au revoir. - Au revoir. - Et, J'y le salvo, en grand merci. Je rappelle, Dr. Vetterinert, Dr. Microbiologie, directeur de la santé et du bien-être animal à l'ANCES. Merci beaucoup au revoir. - Merci également. Et pour les auditrices et auditeurs, je vous invite à les découvrir les autres épisodes de zôtopique disponibles sur toutes les bonnes plateformes de streaming. Abonnez-vous, partagez, par les ans.

Podcast Summary

Key Points:

  1. - Annonce fictive d’Elon Musk sur l’envoi de poules dans l’espace avec Starship pour préparer Mars en 203
  2. - Projet d’usine de production de viande artificielle dans une ancienne ferme, lié à la réduction de la consommation animale. - Retour de l’artiste Joule avec un album intitulé « Je te zappe sur snap ». - Débat réel sur la consommation de produits animaux : végétariens, végétaliens et végans ne représentent que 2 % des Français. - Causes de réduction de la viande : santé, environnement, bien-être animal. - Définition du bien-être animal : état mental et physique positif, incluant les attentes de l’animal. - Évolution des élevages : passage des cages aménagées aux élevages en plein air, sous pression sociétale. - Abattage à la ferme : avantages (moins de transport, cycle respectueux) et inconvénients (risques sanitaires, manque d’infrastructures). - Importance de la maturation de la viande : transformation du muscle en viande, processus variable selon les espèces. - Perception des risques par les consommateurs : risque sanitaire jugé faible (3,3/5), risques écologique et éthique en hausse.

Summary:

Le podcast débute par une fiction humoristique où Elon Musk envoie des poules dans l’espace, avant de revenir à la réalité pour aborder un débat sociétal majeur : la consommation de produits d’origine animale. Les invités, Gilles Salva (vétérinaire) et Geneviève Casvalette (anthropologue), analysent les tendances actuelles. Seulement 2 % des Français sont végétariens ou végans, un chiffre stable malgré les discours médiatiques.

Les motivations pour réduire la viande sont la santé, l’environnement et le bien-être animal. Ce dernier est défini comme un état mental et physique positif, incluant les besoins comportementaux. L’élevage évolue : les cages aménagées pour poules ont été rejetées par la société au profit du plein air.

L’abattage à la ferme, bien que permettant de limiter le transport et de boucler le cycle d’élevage, pose des défis sanitaires et techniques, comme la nécessaire maturation de la viande (plusieurs heures pour les volailles, jusqu’à trois semaines pour les bovins). Les consommateurs perçoivent le risque sanitaire comme faible, mais s’inquiètent davantage des impacts écologiques et éthiques. Le dialogue souligne la complexité de concilier bien-être animal, demandes sociétales et réalité économique de l’élevage.

FAQs

Selon les études de Geneviève Casvalette, ce pourcentage est de 2% tout compris, et il est resté stable sur les trois périodes d'étude entre 2015 et 2019.

Les trois causes principales sont le souci de santé, le souci de l'environnement (comme les émissions de gaz à effet de serre et la déforestation), et le souci du bien-être animal.

Le bien-être animal est défini comme un état mental et physique positif, lié à la satisfaction des besoins physiologiques et comportementaux de l'animal, ainsi que de ses attentes.

Elles ont été rejetées à cause de l'image négative renvoyée à la société, car les consommateurs et les distributeurs préfèrent des élevages en plein air ou au sol.

L'abattage à la ferme réduit le transport des animaux et peut être perçu comme un geste de respect de l'éleveur, mais il pose des problèmes sanitaires et nécessite des équipements adaptés, souvent coûteux.

Le muscle doit se transformer en viande par un processus de maturation (acidification lactique) qui prend deux à trois semaines pour les bovins, sinon la viande sera dure.

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