Thomas : Le poids d'une absence, l'alcool qui apaise la culpabilité
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Dans cet épisode de *Parole d’Addiction*, Thomas, 39 ans, abstinent depuis quatre ans, raconte son parcours de dépendance à l’alcool. Il grandit dans une famille où l’alcool est rare, mais découvre plus tard que son père était un ancien alcoolique abstinent. À l’adolescence, il commence à boire lors de fêtes entre amis, sans voir le danger. Parallèlement, son père replonge dans une forte alcoolisation, créant un climat familial tendu et un tabou autour du sujet. Thomas intègre ensuite une filière artistique à Paris, où les sorties et la consommation deviennent systématiques, mêlant alcool et stupéfiants. Un drame survient : son père décède après une dispute, laissant Thomas rongé par la culpabilité. Sa consommation s’amplifie, mais il reste dans le déni, cachant des bouteilles et mentant. Après une période de stabilité (mariage, travail), le stress d’un poste à responsabilités, combiné à de longs trajets, le pousse à nouveau vers l’alcool comme exutoire. Il perd son emploi, incapable de gérer. Ce n’est qu’à 33 ans qu’il prend conscience de son addiction et du lien avec sa blessure originelle. Thomas souligne l’importance de travailler sur les causes profondes, et non seulement sur la consommation, pour se libérer de l’emprise de l’addiction.
Bienvenue dans Parole d'Alicion, un podcast où vient témoigner des personnes qui ont un parcours de dépendance ou de co-dépendance. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous présenter Thomas, le petit dernier d'une fratrie de trois garçons. Enfin, il grandit dans une famille où on boit très peu, sa mère consomme occasionnellement, son père ne boit pas du tout. À la adolescence, Thomas commence à sortir et à boire un peu comme tout le monde de ta son trafestive. Et au même moment, son père qui était en fait un ancien alcoolique replonge. Thomas comprend alors pourquoi il ne l'avait jamais vu boire, il était abstinant depuis de 10 années. Puis, dans sa vie de jeune adulte, survient à un moment décisif, un épisode dont il parle avec pudeur, une absence, une culpabilité, quelque chose qui va s'inscrire en lui et qui jouera un rôle central dans son alcoolisme. Vous l'entendrez, c'est encore sensible aujourd'hui. Plonger dans les métiers de l'art avec des rythmes décalés, l'alcool prend de plus en plus de place. Jusqu'au jour, Thomas commence à faire le lien entre son addiction et cette blessure. Dans cette épisode, vous entendrez un chemin en mouvement, une plaie qui ne disparaît pas mais qui a apprend ainsi qu'à traiser. Aujourd'hui, Thomas partage sans parcours avec humilité et il nous rappelle une chose importante, sans tourner de professionnels peut tout changer. Ce récit, mais en lumière, combien il est essentiel de travailler les blessures à l'origine de la addiction et pas seulement la consommation elle-même. En conclusion, je vous reparle de Thomas et des liens dont il parle dans cet épisode. Et tout d'abord, je vous souhaite une bonne écoute. Bonjour Thomas. Bonjour, Marlene. Merci de venir parler de ton parcours sur le Parlement d'Addiction. D'abord, est-ce que tu pourrais te présenter si? Alors, je m'appelle Thomas. J'ai 39 ans. Je suis absolument depuis 4 ans après une taine d'années de consommation. Ok. Est-ce que tu pourrais nous dire ce qu'est pour toi l'addiction? L'addiction pour moi, c'est la perte de liberté, la perte de contrôle, l'emprise du produit sur le corps, sur l'esprit, sur les libertés, sur les décisions, sur une emprise, sur le quotidien. Ok. Et bien, tu peux commencer ton parcours soit dans l'enfance ou tu poses un peu le cadre de ton enfance ou alors à l'arrivée de l'addiction comme tu veux? Moi, l'addiction arrive à la première consommation. La première consommation arrive au vernis de 13, 14 ans. C'est un peu comme voilà dans une jeunesse, dans un petit village, entre potes. On s'ennuie un peu et c'est un peu le début, un peu pour faire comme les grands, un peu par ennui, on découvre. Voilà, ça c'est la première consaut, un vitaine au bord de l'eau avec des potes. Et oui, c'est plus pour faire comme les grands pour voilà. Ça a dur, c'est un petit peu, c'est des vitaines de temps en temps, on se retrouve. C'est sympa, il y a ce petit côté un peu festif, on découvre l'alcool et ses effets un peu joyeux, un peu. C'est plutôt sympa au début. Et ça devient vite assez rapidement, quelque chose qui devient récurrent, les vitaines, tout en restant festif, enfin ce qui se veut, festif, mais c'est vrai que les soirées s'organisent, comment ça s'organisait avec ça, systématiquement, ce qui n'était pas le cas avant. Oui, d'accord, d'accord. Du coup, ça veut dire que vous mettez forcément dans les soirées de l'alcool. Il y a pu des l'adolescence, vous vous organisez les soirées autour de l'alcool peut-être même même. Oui, c'est ça, eux, des l'adolescence, il y a de l'alcool, il y a, voilà, on preu de faire ça, ok, on passe à l'épisode du point, on est dans du coin, je t'es ce qu'il faut, et malgré qu'on n'était pas majeure, on est arrivés, c'est bien, à son procuré. Oui, ok, mais de toute façon, aujourd'hui encore, il y a 90% des points de vente d'alcool qui vendent quand même au mineur, et on est en 2006 maintenant, et donc à l'époque, je pense que c'était même plus effectivement. Ok, est-ce que tu penses que tu vois déjà la diction arriver à ce moment-là? Non, non, parce que c'est vraiment, ça reste vraiment dans un cadre festive, week-end. Alors, on se pose pas la question la semaine, je me pose pas la question la semaine, et pis si on a, si on n'a pas, ce n'est pas dramatique, non plus. Ok. Mais je pense qu'avec leur cul, oui, effectivement, ça s'est installé tout doucement, sans vraiment le voir arriver, sans vraiment se poser la question, parce que quelque part, c'était un peu, ben on fait la fête, c'est normal. Oui. Il y a aussi un peu, à cette époque, cette vision de la personnel collique, qui est pas du tout la même qu'aujourd'hui, mais qui reste quand même celui qui est, on va dire, au chômage, à 10h du mat, au PMU avec son vert d'orouges. Ouais, c'est vrai. Oui. Aujourd'hui, on a une autre image de la personne malade à le collique. Déjà, on dit plus s'au, une personne malade à le collique maintenant. Oui, c'est ça. Et c'est vrai qu'on sait que ça touche tout le monde, on sait que ça touche tout le secteur, c'est… Tout à fait. Ouais. Ok. Du coup, est-ce que tu pourrais nous dire un peu ce qui est ton environnement à ce moment-là dans ta vie, puisqu'on dit dans ton adolescence, c'est ça, à peu près. Là, on est dans mon adolescence. Alors mon environnement, c'est un environnement qui est assez… Alors, c'est assez par exemple que ça, parce que moi, je ne m'ai pas rendu, je ne vais pas d'alcool. Donc, on perd pas du tout. Mais en fait, j'ai appris plus tard que mon père avait eu un gros souci d'alcool qu'il avait arrêté avant ma naissance. Donc, une, blu, blu, blu. Ok. Et ma mère, c'est deux verts par an, un oeil nouvel, voilà. C'est vraiment… Donc, il n'y avait pas accès à ça, à pas accès à l'alcool. Il n'y avait pas d'alcool dans les repas. Alors, il y en avait parce que forcément, il y a la famille qui vient. Mais en tout cas, c'était pas quelque chose de quotidien chez moi en dehors d'événement spécifique. Ok. Mais, voilà, en fait, c'est vrai que dans nos cinq de ma famille, c'était pas non plus de grande communication de ce côté-là d'autres sujets également. Donc, c'est vrai que… Voilà, il y a même un peu une sorte de tension que j'ai compris beaucoup plus tard entre mes parents parce que c'est, en fait, mon père a eu un gros problème d'alcool. Et voilà, c'est confictuel, en fait, lui, il n'avait pas… avait arrêté sans se faire aider. Mais il n'avait jamais réglé la dépression qui allait avec. Donc du coup, il était toujours dépressif, suivi traité pour ça. Donc, voilà, c'était pas un grand communiquant, c'était pas… Et l'autre côté, ma mère qui tenait un peu le foyer, c'était peu que c'était encore comme ça. Donc voilà, donc c'est vrai que du coup, il y a une tension permanente, mais sans jamais vraiment ce qui était pour moi normal, puisque j'avais toujours connu ça, de manessant jusqu'à un adressant, jusqu'à ces jours-là. Et que… On n'avait jamais expliqué et je n'avais jamais non plus essayé de comprendre, parce que la discussion, les change, c'était pas une norme au sein de ma famille. On ne peut pas deviner la problématique. Ok, donc tu es dans un environnement un peu tendu comme ça, ou c'est étonnant, parce que comme on sait de quoi, on va parler un peu ensemble, on a l'impression que tu révelles un peu un nom dit, du coup. Alors, à ce moment-là, oui, à ce moment-là, oui, ce nom dit à durer quelques années, parce que moi, il faut savoir que je suis dernier d'une fraterie avec un grand frère aidé à 15 ans, de plus que moi, le deuxième à 12 ans de plus. Donc ils sont tous les deux partis à 17 ans, là pour l'armée et l'autre pour objecteur de conscience. Donc je me suis retrouvé très tôt jeune, enfin, tout seul, eux avaient vécu cette problématique, l'on vécu de l'infouer. Ah! Et je pense que par souci de vouloir protéger un peu, et de ne pas… oui oui, de protéger en fait. Voilà, c'était un tabou, on peut le dire.
Ok. Ta boue qui finalement se révèle, se révèle vers mes 15, 16 ans, parce qu'en fait, mon père reprend la boisson et du coup, là pour moi c'est total incompréhension, alors que je ne l'avais jamais vu boire et je ne comprends pas pourquoi. Voilà donc avec toute la tension que ça peut ramener encore plus que ça va bien. Ok. Du coup, 15 ans pour toi, c'est un moment où toi tu ne t'es pas dans la problématique, mais tu commences à être dans le festif avec les copains et comment tu t'aperçois que lui ça devient un problème là, mais puisqu'il ne bouvait pas, pardon. Oui oui, avec ce que ça a appli, donc d'une forte alcoolisation, on ne parle pas de boire, de reprendre de boire en soirée, non non, c'est une forte alcoolisation que tu es très forte. Donc c'est vrai que du coup, il y a un climat de tension qui se crée encore plus au sein de la famille, au sein du coup que de mes parents. C'est vrai que moi, je n'ai pas compris ce qui se passait encore une fois, j'avais pas le bagage, j'avais pas le peu de pour toujours avec cette méconnissance, parce que c'est à dire que même quand il y a eu reprise, le sujet n'est pas venu sur la table, en fait le sujet est mieux beaucoup plus tard, par beaucoup plus tard, quelques années après sur la table, donc du coup, d'un compréhension. Et à cet âge-là, c'est compliqué d'avoir les clés pour des amorcés. Donc, et en parallèlement à ça, moi, mais vers mes 15 ans, je découvre, je rentre l'issée, donc il y a un peu plus de autonomie. Il se trouve que je lisais dans les enviérons du lycée, et à cette époque-là, des barques qui s'étaient installés là avec une des gos spécifiques qui touchent les ados avec des jeux, des bâtifies. Et des prix cassés pour consommer de l'alcool, quoi, sur des. Voilà, je ne sais pas comment ça décharave des cruches ou des maîtres de vodka, des prix des risoirs qu'on pouvait s'offrir. Donc voilà, ce rapport à ce moment-là était compliqué, c'est-à-dire que moi, je pense que je glissais dans la diction, et par les lements-assages, je découvrais la diction la problématique de mon père en fait, en même temps. Ok, et après, tu fais tu en lisais un peu dans ce climat, si je comprends bien, qu'est-ce qu'il fait que tu glisses ou qu'est-ce qu'il fait que tu comprends que tu glisses? Alors, je ne suis pas accompli tout de suite, j'avais 33 ans, quand j'ai compris que c'était ok, c'était vraiment problématique. Donc, maintenant, ça continue à glisser, ça continue à glisser parce qu'en même temps, je découvre les rêves partis dans le même temps. Donc, il y a quand même un lieu de concentration de consommation, de rouges et alcool. Donc là, vient se rajouter en plus de la consommation d'alcool, de consommation, de produits stupéfiants. Voilà, donc alors, on se trouve toujours l'excuse, de dire célébiquènes, c'est festif. Oui, célébiquènes, c'est festif, mais c'est tous les huitquènes. C'est systématique. Donc, la diction est déjà installée, en fait, déjà. C'est le vrai que ce parcours, il continue jusqu'à 17 ans, 17, 18 ans. Voilà, donc c'est installé, c'est tous les huitquènes, c'est régulier, c'est presque même même une routine quelque part. Et voilà, et en même temps, il y a toujours cette addiction chez mon père qui n'est pas résolu, qui a pris de l'ampleur. Et voilà, et du coup, c'est vrai que le moment entre temps, je parlais faire mes études à Paris. Donc du coup, je suis moins à la maison, mais pas en ceci est pareil. Donc, tout est en parallèle. Ok, du coup, est-ce que ça déborde sur les semaines? Oui, donc, ça commence à déborder un peu sur les semaines, de Wobi. Ça commence à déborder sur les semaines, parce que c'est vrai que je suis à Paris, je suis en plus, je suis dans une. j'ai choisi une filière artistique pour le coup. Donc, qui est général, une bonne filière, et pour destinée à aller travailler dans le spectacle, parce que, sortez de cette formation, je deviens qu'à un moment du spectacle, donc, il roue un repère, personne névrosée et un consommation problématique. Ce que je comprends aussi, c'est que dans ces écoles, forcément, comme tu dis, c'est un peu un vivier, c'est une image, mais ce qui est réel, où il y a beaucoup de consommation. Est-ce que, du coup, pendant ces années-là, est-ce que ça prend de plus en plus d'empleur? La diction n'arrête pas dans ma conscience, non, pas ce moment-là, parce qu'encore une fois, c'est encore que cette vision qui est tronquée de "bon, non, tout va bien, je me lève le matin, ça m'arrive à travailler un peu parallèlement à certains moments, donc il n'y a pas tout ce qui se travaille, je me lève le matin, je vais à l'école, j'ai dit, en plus, pour une fois, dans ma scolarité, j'ai des bonnes notes, je suis un parcours qui me plaît, on y en vit, donc, tout va bien, finalement, on s'arrête quelque chose dans la vie, qui est normal à des moments, mais qui n'empêche pas de vivre, d'accepter, voilà, ça, c'est encore une fois, c'est des croyances, effectivement, qui sont, qui sont dit à ça, mais en fait, en réalité, c'est que oui, ça glisse, ça glisse, ça glisse, ça glisse la semaine, ça glisse les huitains, c'est bon, donc. Ok, ok, tout d'abord, tu nous disais que tu en prends conscience à 33 ans à peu près, du coup, de ces années, là, de 20 ans, est-ce que vraiment ça augmente, quelle consommation on arrive, tu arrive quand tu as justement la 30 ans, avant de prendre conscience, réellement. Alors, il faut. Donc, excusez-moi, c'est vrai que moi, je travaille dans le spectacle, dans le spectacle, il a quand même. on fait la fête tout le temps, on est en décalier, parce qu'on travaille des huitains, on travaille des huitains. Donc, il y a toujours un jour, il y a toujours. en plus de sages, je travaille dans une grosse structure qui propose des concerts, qui propose des spectacles, qui propose donc y a le côté aussi festive de participer aux concerts, de faire la fête, parce qu'on est toute une équipe, on est nombreux. Et donc, ça devient. n'importe quand, ça peut être un lundi soir, un mardi soir, un mercredi après-midi, un dimanche, tout. C'est vrai qu'on a l'impression d'être dans un environnement festive permanent, on prend plus de distance avec ça quoi. Oui, il n'y a pas de cadre vraiment horaire où ça se passe que le soir, n'est pas de cadre de huitains quoi, genre. Non, c'est ça, il n'y a plus de cadre. Quand on est dans quelque chose d'un peu réglé, je vais dire horaire de bureau, on rentre chez soi, on sait qu'on rentre, on sait qu'on est en huitains, mais là, en fait, c'est vrai que le travail, il se fait souvent de nuit, de jouer en huitains, donc les huitains effectivement, pendant que certains sortent mon travail, donc du coup, quelque part, notre huitains se retrouvent en semaine, donc du coup, c'est un peu. donc en plus, on est complètement décalé par rapport au reste un peu, au reste des travailleurs de la société, donc c'est vrai qu'en plus, c'est. c'est autant plus compliqué quoi. Ok, du coup, à quel moment ou comment tu te rends compte que, justement, c'est problématique, qu'est-ce qui fait que tu ouvres les yeux là-dessus ou qu'est-ce qui te fait pointer du doigt, la problématique addictive? Alors, la problématique addictive, parce que, en fait, ce parcours, là, voilà, c'est un être en temps, c'est qu'un parcours comme ça, ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'on fait, à 17 ans, 18 ans, voilà, on perd les tours, cette problématique, en fait, il est décédé, il est décédé suite à cette problématique, voilà, mais en fait, ce qui a été très compliqué, c'est qu'on devait passer une soirée ensemble, il était sous, j'ai perdu, j'ai perdu la patience, j'ai claqué la porte en partant, et voilà, et en fait, je suis parti, je n'ai pas de m'occuper de faire la fin.
et lui, à l'idée de aller se balader au bord de l'eau, on était à l'ébrilleté. Donc, ça a été brutal, forcément. Et en plus, je reviens la dessus parce qu'en fait, si je m'en suis rendu compte, quand j'ai pris conscience de ma problématique, pour moi, ça a été traumatique, parce qu'en fait, c'est. et si j'étais resté et si j'étais pas parti, si j'avais pas été en colère, si. Voilà, donc. Mais ça, je me dis tant, en fait. Donc, c'est pour ça que plus, c'est les années, entre entre mes 18 ans et mes 38 ans, la consommation s'enplifie de plus en plus. Je n'ai pas conscience de ça. Je n'ai pas conscience de ça à ce moment-là, mais ça s'enplifie. La culpabilité, voilà. L'autoflégélation, dit à ça. Et du coup, pour répondre à ta question, c'est vrai que voilà, 33 ans. Je prends conscience de ça parce que la problématique. Alors, il faut savoir qu'entre temps, je m'étais quand même mis en couple. On a pu acheter une maison, on s'est marié. Donc, il y a un énorme moment d'économie. Voilà, dans ma consommation. Alors, il y a toujours consommation. OK. Donc, en consommation, un peu. Régler, sans être réglé, puisque toujours dans ce spectacle, toujours en décalable, tout ça. Mais. Plus de drogues déjà, parce que ça va être que ça continue. Et quand même, dans ce spectacle, c'est pour tout le monde, c'est bien la cul. Comme c'est super froid. Et. Beaucoup, quand même, beaucoup moins. Ce n'était avant. Donc, ça reste problématique. D'accord. Et on redevient sur quelque chose de plus acceptable et encore une fois. Pas de prise de conscience, parce que pour moi, tout à l'aé bien, je me levais le matin, j'allais faire mon travail. Je prendsais de plus en plus de responsabilités. Je trouvais donc tout à l'aé vraiment très bien. Enfin, voilà, c'est le pour. Oui. de ne pas prendre conscience des choses. Et d'ailleurs, quand les sujets pouvaient tomber, en disant, maintenant, il n'y a pas de ceci. Voilà, je me l'ai aimé le matin, je vais travailler. Tout va bien. Je peux passer d'un jour sans boire, il n'y a pas de souci. Mais c'est vrai que. Comme c'est régulier, il n'y a pas vraiment d'arrêt, il n'y a pas vraiment. Il n'y a pas vraiment prise de conscience. Ouais. Ok. Ok. Du coup, je viens à ce moment-là de ta vie où tu. Du coup, tu es installé dans ta vie de couple de travail. Qu'est-ce qui fait que ça change? Alors, je prends une place de responsable technique dans un théâtre qui m'est proposé. Après plusieurs années, en tant qu'intermétant dans ce même lieu. Et. Voilà, c'est une place qu'un de votre direction, avec beaucoup de travail, beaucoup de pression, aussi. Et j'ai la bonne idée, comme vous venez d'acheter une maison de faire quand même presque deux heures de route par un jour pour aller travailler. Donc il rajoute de la fatigue. Ok. Oui, beaucoup de stress, beaucoup de pression. Du coup, la consommation a commencé à revenir petit à petit, comme moyen, comme ex-utoire. Ouais. On va parler la sable avec les difficultés que ça crée dans un couple justement de manques de communication, on se refaîme sur soi, on est sûr de soi. Et on ne laisse pas la porte ouverte à l'éducution à l'échange. Enfin, à un moment donné, il n'y a plus de clairvoyance sur le fait que la consommation n'apprelle pas qu'il y a une forme de perneroute qui s'installe également. Je sens aussi d'un autre côté que mon couple, à ce moment-là, est très fragile, et même déjà. Voilà. Donc j'ai pu vraiment. J'essaie de m'arrêter juger dans mon travail, mais je ne peux pas, je sais, donne me réfugier chez moi, mais je ne suis pas très à l'aise non plus, donc je me réfugie dans l'alcool. Et là, les consommations de stupéfi reviennent en plus. Donc à ce moment-là, j'ai oui, 30 ans, 30 ans, ça tient un peu près deux ans à ce rythme-là, mais avec extrêmement compliqué, vraiment compliqué. Et je suis fini par perdre mon emploi, parce que j'étais plus capable de gérer de gérer, ça commence à se voir sur mon travail, parce que là, pour le coup, je rentrais dans quelque chose qui est de l'extrêmement compliqué, déjà le mensonge, le déni qui fait partie, et aussi le fait de cacher des bouteilles, de cacher des bouteilles dans ma voiture chez moi, sans moins de travail. Et de créer tout d'un parcours tous les jours pour consommer quoi, et pour tout faire, pour consommer. Et voilà, là, il y a une perte de contrôle totale. Et à ce moment-là, il y a une prise de conscience. À ce moment-là, il y a une prise de conscience. Et à ce moment-là, il y a une prise de conscience que je ne vais pas y arriver tout seul, que j'ai besoin d'aide, qui est effectivement, il y a une problématique et un jour où j'explose vraiment, voilà, on larme chez moi, parce que incapable de trouver une solution, parce que pendant toutes ces années, je ne parlerai pas de mon père, je ne parlerai pas de ce qui s'était passé, je n'exprime pas de ce qui s'était passé. Et là, j'exprime le fait de l'écultabilité, du remord, d'être parti, de l'avoir l'essai, de l'avoir, et en fait, de le verbaliser à vote, en bas, déjà de le verbaliser, et en plus à vote, dans un moment vraiment, de détresse, intense. C'est là où ça me fait prendre conscience que il y a un premier, mais ça me fait prendre conscience que il faut que je me fasse cD. Du coup, tu prends tout de suite conscience d'avoir besoin de quelqu'un pour ta compagnie là-dedans, et si déjà chouette, parce que de façon générale, les gens, et c'est seul d'abord de s'en sortir. Oui, parce qu'en fait, à ce moment-là, il y a quand même eu des tentatives de s'en sortir seul, en fait, je le verbaliser, c'est quelque chose qui est sorti, qui avait besoin de sortir, mais sur les quelques mois avant, il y avait des gens de prise de conscience, et j'ai essayé, effectivement, ça tient 15 jours, voilà, 15 jours c'était mon maximum, ça repas, et ça retient 15 jours, ça repas, et donc, ça s'est fatigué, vraiment très, très fatigué, physiquement, et psychologiquement, parce qu'en plus, je n'ai jamais eu de ma vie, et qui apparaît, j'ai une poussée de psoriasis sur le corps, donc voilà, c'est un avérité, technologiquement physique, une grande fatigue psychologique, donc là, oui, il y a vraiment dire, ok, 15 jours c'est mon maximum, j'ai rapport de là, donc il faut que je fasse quelque chose, il faut que je trouve de l'aide, il faut, et trouver de l'aide, oui, parce qu'il faut que je trouve de l'aide, c'est toujours, voilà, oui, ok, donc là, tu te retrouves un peu dans une impasse quoi, est-ce que tu peux nous dire, est-ce que tu prenais comme produit psychotrop quoi, comme droit? Alors là, pour mon adolescence, c'était un peu tout ce qui passait essentiellement des enfants, parce que ce n'est pas cher, c'est accessible, la défense est vraiment très forte, donc voilà, après plus tard, parce que c'est aussi parce que j'ai vigné moyen financier, donc on est plus sur un bas à des produits comme Echo Kain, par exemple, c'est essentiellement d'ailleurs Al-Khol et Kokain qui sont que j'utilise comme palliatif. Ok, est-ce que tu sais à l'époque, est-ce que tu recherches avec ces produits, ou est-ce que tu le sais que après-cou quand tu commences à te soigner? J'ai en fait, moi j'ai vraiment pris conscience de tout ça quand je commence à me soigner, parce qu'en fait, je finis par perdre mon travail, donc là, c'est un déclencheur assez fort, je me dis là, ça va trop loin, ça va beaucoup
loin. Du coup je fais tout de suite une demande en poste au cuir. Je s'apprenais la cuir parce qu'en fait à ce moment-là, j'ai récompagné par exemple, mais c'est vrai que moi, à ce moment-là, j'étais un peu dans un petit coin reculé, donc c'était déjà une antenne du antenne, parce que c'était un relais, d'un relais. Donc on vous propose un rendez-vous une fois par moi, c'est au mieux, ça peut être juste une fois tous les deux mois, et à aucun moment, dit mon vêtement c'est un traitant qui je pense n'était pas du tout compétente pour cette problématique, compétente pour d'autres choses, mais en plus car pas pour cette problématique, de m'apparmer, de aller voir un addictologue. Alors c'est vrai que c'est quelque chose de nouveau, mais en tout cas ça existait à l'époque où d'aller vous faire des groupes de soutien. Oui, ni de cuir, donc c'est vrai que du coup, moi j'ai entendu de parler de poste de cuir, parce que, parce qu'en fait, je ne sais pas, seul dans la famille avoir cette problématique, vous pouvez vous réiner, qui est aussi, avec lui, avec une plein fouée, l'arcolysm, donc, je me paye à cette problématique, sortez de cuir à ce moment-là. Donc, je prends l'ancienne demande, je me dis, je vais aller cette problématique, parce qu'il était très bien, un beau discours, on n'a plus discuté, on n'a plus changé, on n'a pu. Voilà, c'était vraiment quelqu'un d'autre homme que je connaissais pas, son histoire elle s'est fait en parler, et en plus elle s'est fait en guillade, donc c'est vrai que je l'ai pas beaucoup vu, en fait, je n'ai pas beaucoup vu, moi mes frères, jusqu'à mes 30 ans, jusqu'à mes 35 ans, c'est pas vraiment côtoyé, qui a fait un peu sa vie de son côté, donc, voilà, donc je parle directement, je parle directement sur cette poste de cuir, mais parce que je dirais complètement le processus, en fait, voilà, je ne connaissais pas, je n'avais pas connaissance des structures, et il dînerait un peu le cheminement classique. Est-ce que tu pourrais nous dire pour ceux qui justement sont comme toi et ne connaissent pas, est-ce que tu pourrais nous dire ce que c'est la cuir et la poste de cuir, ou que la poste de cuir si tu veux? Moi oui, poste de cuir, poste de cuir, un soin, un soin, celle-ci, c'était une poste de cuir, c'est une poste de cuir qui est basée essentiellement sur le sport, elles font tout un peu l'activité physique, mais celle-ci, c'est le propre du programme. Donc, voilà, on a un soin, donc là, c'était cette semaine, dans un centre, plus un centre qu'un hôpital, où justement, il y a tout un réapprend, à reprendre confiance en soi, là, par une activité physique adaptée, avec des petites challenges, c'est réussi à atteindre des petits objectifs, petits d'aptives, marches après marche, avec un travail, avec un travail pédagogique aussi, qui est très présent, avec psychologue et un travail avec, bon, là, pour le coup, c'était saufrologie et méditation en plus, mais on regarde aussi à s'alimenter correctement, à manger correctement aussi, parce que c'est vrai quand on parle. On mange quand on a faim et on mange plutôt des trucs très sucrés, très salés, très préparés, très industriellement, parce que ça va vite. Donc, il faut réapprendre complètement, en tout cas, c'est, ouais, réapprendre complètement à ravant une visaine et ces poste-curs sont un peu principes, quoi, de ça. Ok, donc, tu fais ta poste curin et ensuite. Et ensuite, je sors, je sors, donc la poste curse passe très très bien, j'ai pas d'envie, donc c'est ça qui est assez, je n'ai pas connu de ça, de rômes, de s'ouvrage, parce que j'arrête quand même du jour au lendemain, n'étant pas qu'idée correctement, comme il faut. Ok. J'arrête du jour au lendemain, j'ai la chance de partir très très vite à cette poste cure après la perte de mon travail, c'est deux mois après, ce qui est assez, ce qui est bien, quand on voit les dirées qu'il peut y avoir aujourd'hui, mais c'est vrai que, enfin, c'est deux mois, il y a toujours une consommation, j'essaye de la maîtriser, voilà, sans plus, donc voilà, j'arrête du jour au lendemain, je pars à cette poste curre, et ça se passe très très bien. Et quand je sors, pour moi, je me dis, alors j'ai pris conscience, effectivement, j'avais pris conscience du traumatisme, lié au décès de mon père, il y a mon travail aussi, un surmonage, surmonage Bern-Aout. Voilà, et c'est vrai que, moi, je suis rentré chez moi, on me disons, ça y est, c'est fini, je vais pouvoir reprendre une vie, je vais pouvoir, oui, reprendre une vie, de vite couper le normal, de vivre, voilà, rechercher un travail, et, bon alors, à mon retour, c'est vrai que, je pense que j'avais minimisé le comportement, la difficulté que ça a pu avoir dans mon entourage, et particulièrement dans mon couple, auprès de mon ex-femme, donc ce ne se sépare un retour. Donc, c'est vrai que ça a été un choc, je comprends pas, je m'ai dit, je parti me soigner, je trouve bien tout le monde mieux, mais voilà, c'est, c'est 10 ans, 12 ans, pour elle, de, voilà, tu as vu qu'une personne avec une problématique, et trois ou quatre années, c'est l'enfer, en fait, c'est l'enfer, parce que, moi de mon côté, je ne souviens pas de tout, non plus, donc, je m'ai dit mis aussi, on disait, on va se passer terrible non plus, voilà, mais en fait, si, c'est, les personnes qui sont codépandantes, c'est très très compétible, pour elle, c'est vrai qu'on commence à en parler de plus en plus, mais c'est, c'est super, bien même des groupes qui sont spécifiques, on s'en spécialement dédiés, des groupes de soutien, des groupes de paroles, mais c'est, c'est, c'est, tout ça fait, très très compliqué, donc, c'est vrai qu'on s'épargne, et là, c'est un peu un coup de masseux, pour moi, donc, ça, ça a été compliqué, c'était très très compliqué, j'ai réussi à tenir le cap parce que, parce que je voulais pas revenir en arrière, parce que malgré tout, malgré tout, j'étais quand même beaucoup mieux, mieux dans mon corps, mieux dans ma tête, j'avais quand même, enfin, à l'époque, je faisais 120 kilos, j'ai dû en perdre 10, un peu près, 10 aides, pendant les postes de cuillent, un peu plus, donc, on voit les bienfaits physiquement, et on les ressent aussi dans le quotidien, donc c'est vrai que, ça a été très très très compliqué, très compliqué de ne pas, à plusieurs moments, je me suis retrouvé face à Rion, à Rion d'Alcool, la bouteille en main, à la rousier, à revivre deux heures après, et puis, ça a été un jeu que ça pendant plusieurs jours, et voilà, donc, mais la vie a continué, on s'est effectivement séparé, on a divorcé, on a vôtre la maison, moi, j'étais au chômage à ce moment-là, donc je me voyais par partir dans le même milieu, en tout cas, dans le même poste, que j'avais avant, et dans le spectacle, tout en plus, parce que c'est vrai que, voilà, le spectacle c'est compliqué, c'est beaucoup de pression, c'est beaucoup de. bon, on des seuls, constamment sollicité, il y a un enjeu, enfin, il y a un enjeu qui est pas juste, en nous sens, mais il y a un enjeu, qui est impression qui se met, et c'est ce que je finissais par dire, en fait, est ce que je dis aussi maintenant, c'est pas une apparation à qui rouver, c'est du spectacle, si on joue 10 minutes en retard, c'est pas grave, il y a des situations, des secteurs qui sont beaucoup plus tendues, donc, particulièrement, parce qu'on a passé la période du Covid, donc ça a été très compliqué dans le spectacle, parce qu'on pouvait faire enjeu, enjeu pas, donc on a continué à garder une activité, comme si on jouait, alors que non, voilà, j'ai fait une formation, j'ai fait une formation en férant de vidard, je voulais rester dans quelque chose d'artistique, voilà, j'ai trouvé une génère, j'ai changé de région, donc les formations d'un dans. C'est un peu une reconversion pour adultes. Et j'ai suite à ça, j'ai trouvé un travail tout de suite. J'ai fini ma formation, je suis parti travailler, je me suis installé dans la drôme, là où je suis actuellement. Et là, ça a été, j'ai tenu deux ans, en fait, dans cette entreprise, parce que pareil, beaucoup de pression, beaucoup de. C'est un peu le monde du travail aujourd'hui, mais avec une très mauvaigestion salaria et patronale, voilà, enfin, il n'a pas de monde ancien patron, donc ça a été très compliqué. Je l'ai conscientisé, mais j'avais besoin d'un cas. Je sortais de cette poste curde, et j'avais besoin d'un cas de faire en prendre quelque chose de permette de savoir quand je suis avancée, quand je suis finissé, de continuer mes soins à côté. Parce que sortir, c'est bien, mais si on continue pas, ça peut être compliqué. Donc, continuer mes soins, de rendez-vous avec ma psychologue et intégrer un groupe de soutiens. J'avais un tégal, un groupe de soutiens en vision, ce qui est plutôt bien, parce que ça permettait d'être n'importe quand. Mais voilà, même ça, c'était même pas, j'arrive même pas à le faire, en fait. Et je sentais que j'avais tendance à revenir en arrière sur mes comportements et sur ma façon de voir les choses et. J'avais repris du poids du Ostrès. Donc, deux j'en vies, 2025. À l'arbre, j'ai démissionné, j'ai dit, je vais se souassas, soit je vais craquer de nouveau. J'avais besoin de ce temps, en fait, ce temps que je n'ai pas lu, finalement, à la sortie de la cuire, la poste curde, pour vraiment faire un travail sur moi, et pour moi, continue à faire un travail sur moi. Donc, j'ai pu remettre en place le sport. Je me suis inscrit à l'escalade, qui est un très bon sport pour le dépassement de soi, sauf que c'est des objectifs, prendre de la hauteur, c'est levé. Et donc, j'ai perdu 25 kg aussi, parce que j'avais repris beaucoup de kg du Ostrès. Donc. - Ok. - En fait, ces 10 mois, c'est vraiment les 10 mois où j'ai pris conscience de tout mon parcours, des problématiques qui se sont posées à quel moment, effectivement, les choses, plus glissées que d'autres. Donc, ça faisait déjà à trois ans, ouais, des 3 ans, que j'étais sortie de soi, donc il m'a fallu, il m'a fallu beaucoup de temps pour conscientiser les choses et réussir à comprendre le parcours et mettre des mots justement sur les problématiques et mettre aussi des mots pour me respecter, pour me respecter aussi, pour dire là, je ne peux pas accepter ça, j'ai besoin de ça, j'ai besoin de moi. - Ça fait donc 4 ans que tu es soignée, mais un an que tu. Du coup, que tu te sens plus solide, c'est ça que j'entends? - Plus solide, ouais, c'est ça, c'est exactement ça. Plus solide, plus solide, plus sorreux aussi. Et on est en mieux préconcients du parcours. - Oui, ok, donc t'as conscientisé tout ça, réellement, quoi. Du coup, tu nous as parlé des groupes de parole codépendant, j'en reparlerai en conclusion et je mettrai certainement des liens pour arriver sur des groupes de codépendants, sous en tout cas, j'en reparlerai. Du coup, tu as parlé de groupes de parole? Est-ce que tu peux nous indir un petit peu plus ça, des groupes de parole, or post-cure si j'ai bien compris? - Or post-cure, oui, c'est. Voilà, il y a le plus connu de tout ce qui sont les alcooliques anonymes qui sont quand même relativement présent et en présentiel et en vision de ces règles depuis le COVID, la vision c'est beaucoup démocratisé. Et pour les groupes de parole, ça permet des personnes qui sont un peu isolées, qui sont plus isolées de pouvoir accéder. Donc ça, c'est une très bonne chose. Moi, c'est ce que j'ai fait, j'ai un tel à un premier d'avoir en vision, comme ça, ça me permet être pouvoir le faire n'importe où, un peu, voilà. Et donc, ça permet aussi de se rendre compte qu'on n'est pas tout seul de partager notre histoire, d'entendre l'histoire des autres aussi, qui font des fois écouts, des fois pas, mais de se rendre compte que c'est de problématique et quand même très présente. Et que le partager, ça fait du bien de pouvoir le partager, ça fait du bien de voir qu'on n'est pas tout seul, donc plus, c'est vrai qu'on a tendance à se refermer sur soi-même, à se dire non, mais à ne pas savoir quoi faire, ce que je disais ce soir, c'est vrai que des fois, il y a vraiment une méconnecence des structures. Et là, depuis peu, c'est-à-dire, ne puit-il pas, j'ai intégré une autre structure, une autre antenne qui est dans la drôme, parce que j'avais envie de m'investir, j'avais envie de m'investir plus de pouvoir effectivement partager mon parcours et aider ceux qui ont besoin et qui ont des proches l'objoint avec mon histoire et aussi avec les clés que j'ai commas donné et que j'ai réussi à développer aussi, aux faire me zooms de ces années. Ok, est-ce que tu veux nous dire le nom de cette structure ou pas forcément? Si, c'est alors moi, je suis dans la drôme, du coup, c'est en tradicte, en train d'indicts 26, qui est du côté de Valence. En train d'indicte, qui est un peu dans tous les départements. D'accord. Donc, t'as intégré, il y a 6 mois? Oui, c'est ça. Et je continue par l'ailement, l'autre qui s'appelle OnSaid, en vidéo, auxquels je participe juste. Je n'adie pas, je n'ai pas de formation pour ça. Ok, OnSaid, c'est un groupe qu'on retrouve sur Facebook? C'est un groupe sur Facebook, à l'origine, c'est un forum. C'est un forum sur la diction. Et je dis pas de bêtises, qu'il y a ouvert une vision, il y a eu un peu des décidants qui n'étaient pas trop d'accord qui ont ouvert une deuxième vision. Et qui a eu aussi sur Facebook. Il y a aussi créé un groupe sur Facebook, qui sont relativement actifs. J'ai découvert ça parce que je cherchais, en cherchant simplement sur Internet, je suis tombé là dessus et c'est la première que j'ai trouvé avant de. Ok, aujourd'hui, t'as situation, parce que du coup on arrive aujourd'hui, t'as situation globalement, c'est quoi? J'ai retrouvé une activité professionnelle depuis peu, quelques mois. Ok. Et comme je suis un peu mazo, je suis retourné dans le spectacle. Parce que c'est un point de univers qui me plaît, qui m'intéresse et j'avais vraiment un manque vis à vis ça. Mais je suis retourné dans le spectacle avec beaucoup plus de retenus, c'est-à-dire que bon, déjà, j'ai trop. En tant qu'un termi ton aspect acte, donc ce qui me permet d'avoir un des moments plus calme, ce n'est pas toujours être sollicité par une activité. Et en fait, j'ai dit moi, je ne prends plus de responsabilité, je ne prends plus, je suis tout en bas de l'échelle et je suis travaillé dans un atelier de construction de décors pour des opérats et de chobies. Donc, ça me va très bien pour le moment. J'ai des sessions de travail, j'ai des sessions qui me permettent d'avoir du temps à côté. J'ai du temps à côté. Je travaille plus évutuel, je travaille plus et soir. Et il a le cas les mots moins présents. Il faut quand même le dire aussi, même si il reste quand même présent, il est quand même beaucoup moins présent. Présents au sein du. Je veux dire pas pour moi, mais du coup, la colle est toujours présent enceint de la structure, bien sûr, dans le monde du spectacle ou même, on va dire, de façon générale. Est-ce que t'as des sollicitations par rapport à l'alcool ou par rapport à des consommations autres de produits psychologiques?
colectif et si ça arrive, comment tu réagis, comment tu pourrais conseiller aux personnes de réagir? Alors moi je dois vous écrire que je ne reste pas un contraire. En appuyer le soir, tout ça, moi je m'en vais. Il faut savoir effectivement que je prendre de la distance avec ça parce qu'effectivement je se vécue que j'ai et là où ça m'a amené. Je me garde toujours en tête en fait, je garde toujours en tête tout ce qui s'est passé aussi le mal-être que je pouvais avoir la dépression et c'est vrai qu'aujourd'hui c'est complètement différent. On est beaucoup plus à même à prendre des décisions, à gérer des choses, la procrastination qui ne se fait plus, ou moins, c'est pas vrai, mais beaucoup moins au lendemain, ce que j'ai à faire, les tâches que j'ai à faire. Je pense que le fait de continuer dans ces groupes d'entraie d'effectivement ça permet justement d'aider les autres, mais de s'aider soi-même aussi, donc pas perdre le fil, le contact avec la maladie et ça me permet aussi d'être toujours en hypervigilance en fait. C'est ça qui est important, ça d'être vigilant de savoir que il y a des secteurs d'activité, il y a des situations parce qu'en France il y aura toujours des décès pas de sorpeiller sur soi et de ne plus sortir, de ne plus voir personne parce que c'est la problématique, elle vient de moi et elle vient pas forcément des autres. Et du coup c'est voilà, c'est garder cette vigilance et de faire attention en permanence vis-à-vis de ça, parce qu'il fonctionne plutôt bien, après c'est aussi tous les petits trucs que j'ai mis en place, le fait de pouvoir, je continuez dans même mon sport parce que ça fait un bien fou, ça permet d'évacuer les tensions, d'évacuer le stress, d'évacuer ce qu'il y a besoin d'être évacuée. Oui, et je vois aussi que du coup tu dis aussi que tu ne veux plus de responsabilité et que j'ai l'impression que tu as aussi appris à te connaître le fait aussi d'être comme ça autonome, en fait tu mets plein de petites choses en place pour rester solides. Oui, c'est ça, alors c'est vrai que pour pouvoir être un peu solides dans le terme et juste dans son abstinence, c'est effectivement se connaître, savoir quels sont les choses qui sont plus compliquées à Géréc d'autres. On est tous différents bien évidemment, mais c'est vrai que la l'impression, le stress, c'est un facteur qui retrouve souvent chez beaucoup et dans des moments un peu de stress de panique, on sait pas quoi faire et on dit faut se calmer, on prend quelque chose pour se calmer, en général on va dire ce qu'on a l'habitude. Donc voilà, donc c'est effectivement se connaître, savoir, je sais qu'un moment donné la pression qui metait, voilà, que j'avais, lui, du amant pose, du amant fonction, du aussi au secteur, je ne peux pas envie de retrouver ça parce que je pense que ça a contribué, même si ce n'est pas le facteur principal, c'est un accumule de petites choses qui fait qu'un moment donné on est pris en éto et les chapatoires, voilà, pas la bonne, donc c'est très bien, mais qui est vraiment, c'est la solution qu'on connaît, c'est la solution vers laquelle on aura toujours tendance, je pense, à aller en premier. Donc c'est vraiment apprendre à se connaître et à s'écouter aussi, dire là, non, je veux pas ça parce que ça ne me convient pas. Est-ce que aujourd'hui tu as encore des moments où tu peux ressentir de la pression et si toutefois tu as ressent comment tu le gères sur le moment, parce que donc j'ai bien entendu que tu faisais du sport pour des compressés, mais est-ce que sur le moment t'as appris à le gérer? Oui, oui, voilà, de relativiser un peu plus les choses, et c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est vrai que un petit exemple, voilà, en date, il y a quelques mois, c'est vrai que voilà, beaucoup de choses à sortir en même temps, un peu à la bourre, donc forcément il faut aller vite, et j'ai repris cette, donc à un moment donné, voilà, j'étais un peu contraint, je me suis un peu crisper et effectivement, et je me suis dit, mais encore une fois, c'est une opération à cuire au vert, et tu n'es pas responsable de ce retard, de ce manque, de ce, voilà, donc, et te mettre en danger, te mettre en stress, ça ne fera que rajouter encore plus, donc voilà, donc c'est aussi à prendre, voilà, effectivement c'est à prendre la sconnette, et à dire dans la respire, prendre bircle et ça va aller, ça s'est très bien passé, mais c'est vrai qu'il y a des moments qui peuvent, voilà, comme je reprends aussi une activité, qui est une activité que je connais, mais au sein d'une structure que je connais pas, il faut le temps un peu que ça se met en place, et des fois, c'est vrai que ça, comme je dis, ça gratte un peu, mais le fait de me connaître, le fait de savoir où prend le vircle, on prend de la distance, il y a des choses auxquelles, c'est tout en fait d'autres qui ne sont pas de ton fait, ce qui n'est pas de ton fait faut le laisser, c'est important, parce que des fois, en attendant, ça t'a un peu de bougeau aussi à prendre, et puis, et en ce rendant qu'il y a des choses qu'on a, c'est pas à nous en fait. - C'est hyper intéressant ce que tu dis, parce que je travaille en ce moment beaucoup sur les compétences psychosociales, où le développement des compétences psychosociales, c'est des choses qu'on a tous à l'intérieur de nous, et qu'il faut apprendre à développer, et il y a une partie non-égligeable sur la connaissance de soi, de nos émotions, comme elle se traduit, comme elle arrive, comment on peut apprendre à les vivre, à les traverser, et c'est exactement ce que tu dis là, c'est respirer, prendre de la hauteur, replacer les problèmes où il doivent être, et c'est très très chouette, c'est très très chouette, ce que tu dis là de remettre, en fait, le problème, là où il doit être, c'est-à-dire qu'est-ce qu'il m'incombat moi, et qu'est-ce qu'il m'incombat, parce qu'effectivement il y a des fois beaucoup de choses qui ne nous accomprent pas quoi. - Oui, c'est ça, c'est vrai, et tout ce qui est émotionnel, c'est une personne indiquante, c'est compliqué, on met des personnes, on est en fait à fler de peau, on peut être vraiment avec une beaucoup d'entre nous, avec une très grande sensibilité, et apprendre à faire la part des choses, et je pense que c'est aussi ça, le recul, que je peux avoir maintenant, c'est aussi de me pas réagir à chaud, c'est aussi souvent des fois, mais ça c'est propre, c'est aussi très humain, c'est propre à tout le monde, on peut, et de l'air dans la, dans le monde, il y a des choses qui, émotionnellement, ça ne me convient pas, ça me met dans une instabilité, et qu'est-ce que je garde, et qu'est-ce que je garde pas pour rester dans cette instabilité, et c'est vrai que particulièrement, face au monde du travail, qui est compliqué, qui est de plus, et ce n'est pas d'impression qu'il va s'arranger tout de suite, donc effectivement, c'est, et c'est pas une manière de dire, je ne veux pas en faire plus, laissez-moi tranquille, c'est déjà de dire, j'ai déjà quelque chose sur la table, je le fais, et après on verra, pour le reste quoi, donc, le un jour après l'autre, un pas après l'autre, ça marche, ça marche pour tout, en fait, ça marche aussi pour le travail, ça marche aussi pour les relations, Amique, à l'amour heureuse, pour voilà, c'est, dire, on avance petit à petit, d'abord, ça, et ensuite on voit, voilà, à vouloir tout faire en même temps, tout traiter, tout ça fonctionne pas, mais c'est soeur, ce que tu dis, parce qu'effectivement, je pense qu'on peut l'adapter à tout, une marche après l'autre, un jour après l'autre, un travail après l'autre, oui, effectivement, c'est ok, ok, ok, ok, j'ai l'impression qu'on arrive à la fin de ton parcours, oui, est-ce qu'il y a un message que tu aimerais faire passer aux personnes qui ont traversé la diction comme toi, tu as pu la traverser? Oui, de pas hésiter à pousser les portes des institutions, pour celles portes des cas pas, pour celles portes des groupes de soutien, parce que c'est vrai que c'est même si, même si des fois, ça peut être compliqué d'avoir des rendez-vous, des fois, si il y a des délais, des détentes, de pas hésiter à y aller, parce que voilà, c'est un soutien qui n'est absolument pas néglisable, prendre conscience que c'est une maladie, comme toute maladie, ce soit avec des professionnels, et vraiment de pousser les portes de pas hésiter à y aller, de pas rester seul, il y a toujours, il y aura toujours des exemples de personnes qui arrivent en seul, oui, et c'est super, mais c'est vrai que. Ouais, on
le pourcentage est quand même beaucoup plus faible que ceux qui arrivent à accompagner. Donc voilà et donne pas minimiser non plus sa consommation. Parce que je pense qu'on a tous tendance à minimiser la consommation et que la vision, ce que je peux parler en début, c'est que la vision d'une personne alcoolique, d'une personne malade alcoolique, ça n'est plus celle qui reste chez lui chez elle qui va au PMU du coin, voir son verre de rouge dans ça touche tout le monde maintenant. Malheureusement c'est voilà un des calmes, un faim de ménage, des refoillés, des ouvriers, des. -L'insuruf. -Mais même dans le milieu médical donc donc de ne pas hésiter. Et si à le moins de redoutes c'est que si déjà il y a un doute, c'est que déjà il y a une problématique donc voilà et donne pas hésiter à pousser les bâques portes. -OK, ok, en tout cas merci vraiment d'avoir pris le temps de partager avec nous. Dans ton histoire je pense qu'il y a encore des personnes qui peuvent se retrouver et notamment parce que c'est pas simple en fait de repenser le traumatisme quoi. C'est pas simple de se remettre dedans et de le vivre et de l'exorciser si on peut dire ça comme ça donc il y a le fait que tu souhaites aller en poste curscent bassez par la cure. Il y a vraiment ton témoignage et très très riche alors merci beaucoup de ta participation. -Merci à toi, merci à toi pour le travail que tu fais parce que c'est super aussi parce que c'est vrai qu'on a parlé des structures à des institutions mais c'est vrai que le podcast aussi, ça aide aussi, ça permet d'écouter des histoires qui sont différentes de pouvoir s'identifier ou non mais en tout cas de voir que ma voilà on n'est pas seul et de pouvoir le partager. -Oui, c'est vrai que l'idée du podcast en plus c'est vraiment écouter sans se montrer, sans se mouiller dans un premier temps donc c'est effectivement pouvoir commencer quelque chose sans se montrer quoi, on va dire. -Oui, c'est vrai que ceux qui veulent un peu plus d'anonymables, c'est pas toujours simple, c'est pas toujours simple, des fois la ronde avec une mobilité, ça voilà donc mais mais c'est une chose que ça existe et merci de le faire exister. -Avec plaisir, avec plaisir, merci beaucoup Thomas, je te souhaite une bonne fin de journée et à bientôt. -A bientôt, merci. Merci d'être arrivé à la fin de cet épisode, vous pouvez retrouver Thomas sur Facebook avec son compte Totalion. Sur Facebook et d'autres réseaux sociaux vous pouvez trouver plusieurs groupes d'entraides comme "Entraides Addict 26" dont parle Thomas. Je vous mets ces liens en description et critiques de cet épisode. N'hésitez pas à lui donner de la force et à lui faire des retours sur son épisode. Si vous souhaitez participer à ce podcast, vous pouvez me contacter sur les réseaux sociaux, ligne-cudine à mon nom, l'Orient charrier, sur un star, Facebook et TikTok au nom du podcast, par le dediction, par mail, l'Orient Addiction à robasjameil.com et maintenant sur mon site internet ASP Addiction puisque je propose d'effortation et d'essence de prévention, sensibilisation, en addictologie et en compétence psychosocial. À bientôt. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Thomas a grandi dans une famille où l’alcool était peu présent, mais son père, ancien alcoolique abstinent, a replongé pendant son adolescence.
Il a commencé à boire lors de fêtes adolescentes, puis sa consommation s’est intensifiée dans le milieu festif et artistique, sans prise de conscience immédiate.
Un événement traumatique – le décès de son père lié à l’alcool, après une dispute – a nourri sa culpabilité et aggravé son addiction.
Malgré une période de stabilité (couple, travail), le stress et la pression ont fait resurgir une consommation excessive, menant à la perte de son emploi.
Il a pris conscience de son addiction à 33 ans, réalisant l’importance de soigner les blessures sous-jacentes et non seulement la consommation.
Summary:
Dans cet épisode de *Parole d’Addiction*, Thomas, 39 ans, abstinent depuis quatre ans, raconte son parcours de dépendance à l’alcool. Il grandit dans une famille où l’alcool est rare, mais découvre plus tard que son père était un ancien alcoolique abstinent. À l’adolescence, il commence à boire lors de fêtes entre amis, sans voir le danger.
Parallèlement, son père replonge dans une forte alcoolisation, créant un climat familial tendu et un tabou autour du sujet. Thomas intègre ensuite une filière artistique à Paris, où les sorties et la consommation deviennent systématiques, mêlant alcool et stupéfiants. Un drame survient : son père décède après une dispute, laissant Thomas rongé par la culpabilité.
Sa consommation s’amplifie, mais il reste dans le déni, cachant des bouteilles et mentant. Après une période de stabilité (mariage, travail), le stress d’un poste à responsabilités, combiné à de longs trajets, le pousse à nouveau vers l’alcool comme exutoire. Il perd son emploi, incapable de gérer.
Ce n’est qu’à 33 ans qu’il prend conscience de son addiction et du lien avec sa blessure originelle. Thomas souligne l’importance de travailler sur les causes profondes, et non seulement sur la consommation, pour se libérer de l’emprise de l’addiction.
FAQs
Pour Thomas, l'addiction est la perte de liberté et de contrôle, une emprise du produit sur le corps, l'esprit et le quotidien.
Il a commencé à 13-14 ans, lors d'un vernissage entre amis, par ennui et pour faire comme les grands.
Son père était un ancien alcoolique abstinent depuis 10 ans, qui a replongé, créant un climat de tension et de tabou autour de l'alcool.
Il en a pris conscience à 33 ans, après avoir perdu son emploi et avoir vécu un épisode traumatique lié au décès de son père.
Travaillant dans le spectacle, il était entouré d'un environnement festif permanent, avec des horaires décalés, ce qui a normalisé et amplifié sa consommation.
Le stress et la pression d'un poste de responsable technique, combinés à un couple fragile et à de longs trajets, l'ont poussé à se réfugier dans l'alcool et les stupéfiants.
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