Go back

Tchernobyl, le jour d'avant : une catastrophe annoncée (1/5)

19m 59s

Tchernobyl, le jour d'avant : une catastrophe annoncée (1/5)

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, explose, provoquant la pire catastrophe nucléaire de l'histoire. Ce drame, survenu en pleine guerre froide, trouve ses racines bien avant l'accident. La centrale, construite à partir des années 1970 dans une zone isolée près de la rivière Pripiat, devait être un symbole de la puissance soviétique. La ville nouvelle de Pripiat, vitrine du socialisme, attirait une population jeune et qualifiée, mais souffrait déjà de pénuries et de dysfonctionnements, tandis que le KGB surveillait étroitement les habitants. Les réacteurs de type RBMK, choisis pour leur puissance et leur faible coût, présentaient des fragilités connues : instabilité à basse puissance, absence d'enceinte de confinement et problèmes de modération au graphite. Malgré des incidents antérieurs (Kyshtym en 1957, Leningrad en 1975, et un accident en 1982 à Tchernobyl même), la culture du secret et le contrôle du KGB ont empêché la circulation des informations et la correction des défauts. Le régime privilégiait l'idéologie et la compétition technologique avec les États-Unis au détriment de la sécurité. Le 25 avril 1986, les ingénieurs entament un test de sécurité dangereux sur le réacteur n°4, combinant erreurs humaines et failles techniques. Ce test, mené dans un contexte de manque de procédures écrites et de retour d'expérience, déclenchera l'explosion fatale le lendemain, marquant le début d'une catastrophe aux conséquences mondiales.

Transcription

2948 Words, 18156 Characters

French
[Musique] Explosion dans une centrale nucléaire de Chernobyl en Ukraine, à une centaine de kilomètres de Kiev. - Double-a-douard. - Bonsoir, Camarade, vous le savez tous. Un malheur nous a récemment frappé. - Nous avions tous mal à la tête, à l'estomah ou à la gorge. Certains sont morts dès les premiers jours. - L'augmentation de radioactivité actuelle et tout à fait relative, nous ne présente aucun, absolument aucun problème de santé. - Pripsiat, une ville fantôme et encore aujourd'hui, le niveau de radiation est extrêmement élevé. - L'arche de protection de la centrale n'est plus en mesure d'assurer ses fonctions, notamment sa capacité de confinement. [Musique] - C'est la catastrophe nucléaire, la plus importante que le monde est connu. Son nom résumé 40 ans après, comme un traumatisme. Chien nobile. Une nom de choc, dont la déflagration, se fait encore ressentir aujourd'hui. Nous sommes le 26 avril 1986. Dans une centrale nucléaire soviétique, située à 130 km au nord de Kiev, quand un réacteur exlose. Il est une heure 23 du matin et c'est le début d'une course contre la montre qui va bouleversez durablement l'histoire du XXe siècle. - On est à une heure 23 minutes et 4 secondes à une heure 23 minutes et 6 secondes, tout est dans le rouge. - Cette accident ne va pas se cantonner à l'Union soviétique de l'époque, celle de la guerre froide avec l'Occident, celle de la culture du secret, du mensonge d'État et dévis sacrifié. Car le nuage de Chien nobile lui ne connaît pas de frontières. Que s'est-il passé dans les heures précédents la catastrophe? Pourquoi personne n'a-t-il arrêté la machine à temps? Comment la crise a-t-elle été gérée à l'époque? Quelles ans sont les conséquences encore aujourd'hui? Et surtout, en quoi cet accident était en réalité presque écrit d'avance? Je suis Thomas Pierre et vous écoutez Chien nobile, 1986-20026, une bombe à retardement, un podcast RTL en 5 épisodes. Premier épisode, Chien nobile le jour d'avant, une catastrophe annonce. D'une certaine façon, la catastrophe nucléaire de Chien nobile a commencé bien avant ce 26 avril 1986. Pour le comprendre, il faut remonter dès le début des années 70, en Ukraine, à 130 km au nord de Kiev dans une zone peu habité très boisée, le long de l'arriver Pripyat, un affluant d'une niebre. C'est donc là, près du village de Chien nobile, que le régime soviétique a choisi d'implanter une centrale nucléaire d'envergure. Galia Carman est historienne, spécialiste de la rue si soviétique. Elle a consacré plusieurs livres à Chien nobile dont son dernier, le KGB à Chien nobile. Pourquoi cet emplacement, pour plusieurs raisons? D'une part, c'était une. région très peuplée, ce qui était important pour garder le secret. Parce que il y avait un autre objet, on peut dire, sur le territoire, qui s'appelait Chien nobile 2, qui était un nom de code, pour une énorme installation d'un radar, afin de capté, éventuellement, intercepter la proche de missiles intercontinantes. Et ça, c'était un truc top secret. Donc, il fallait trouver un endroit boisé. On ne voyait pas ce Chien nobile 2. Il y avait encore une raison supplémentaire. Il y avait bien sûr le fait que. il y avait une rivière, parce que il fallait créer un étend de reproduissement, donc une grande surface remplie d'eau. Et troisième raison, c'était des seuls qu'on ne regrette pas de sacrifier, parce que, de toute façon, l'agriculture, à part, il cultue des patates, il n'y avait rien attiré. Un projet sans séun carnet leur rêve soviétique est présenté tel qu'elle, à l'époque, par la propagande du régime. Au début du mois de mes 1967, une équipe composée de monteurs, de constructeurs, de régler et de personnels d'exploitation de la centrale nucléaire de Chien nobile a entamé les travaux de mise en service de la première tranche. Le premier acteur de Chien nobile est en effet inauguré en mai 1977, cette ans après le début de la construction de la centrale. Puis vont une deuxième tranche, en 1978, une troisième en 1981, et enfin, un quatrième réacteur entraura en fonctionnement en 1983, trois en seulement, avant la catastrophe. Pour accompagner cette installation de la centrale, les seuls vétiques ont fait sortir de terre une ville nouvelle, pripiate, une ville spécialement pensée pour accueillir le personnel de la centrale de Chien nobile. Pripiate, se veut une vitrine, une cité modelle, sans s'érefléter l'image idéalisée du socialisme moderne. Ici, les immeuble sont récents, on y trouve des cafés, des équipements culturels, esportifs, et des écoles, et surtout, une population triée sur le volet, jeune et qualifiée. Beaucoup de soviétiques rêvent d'ailleurs de venir habiter ici. Ça faisait envie, parce que, en fait, on leur proposait de très bonne condition et surtout, ce qu'on appelle maintenant les villes fermées, c'est-à-dire les villes où l'accès a été restrant, il fallait demander une autorisation pour inviter quelqu'un, etc. Les conditions matériels étaient meilleures non seulement en termes de salaire, mais aussi en termes d'approvisionnement, parce que, déjà, vers la fin des années 70, il y a des pénuries, d'à peu près tout, et la ville a été assez bien encholandée. Les rues étaient largees, les appartements étaient plutôt spacieux, y avait une maison de culture, y avait une piscine, un cinéma, un restaurant, un hôtel, et surtout, ce que les habitants apprécient beaucoup, c'est que l'arrivière était juste à côté, et tout autour, c'était des forêts. Et donc, on était, on pouvait pécher, bronzer, nager, se baigner, et en hiver, on pouvait chausser les skis en sortant de la maison, directe. Et ça, les habitants, qui étaient très jeunes, la ville, à une ou deux ans de la catastrophe, comptait déjà un 50 000 habitants, et l'âge moyen était de 26 ans, c'était des gens jeunes, avec beaucoup d'enfants. Mais vivre à Tiennebile, est loin de n'avoir que des avantages pour les nouveaux venus, scruter de près, par le KGB. Mais maintenant, dans même dans ça, il y a des bémoles, même cette vitrine, du socialisme, d'après les documents du KGB, il y avait des troubles, même des tentatives de grève, des protestations, alors on jusqu'au comité centrale, parce qu'il y avait des périodes, ou par exemple, le pan était d'une très mauvaise qualité. Et ou par exemple, l'eau potable était de très mauvaise qualité. Vous voyez, parce que le système solitique, même quand il veut faire une vitrine, il est quand même confronté à ses propres défaits. À apri piates, tout est donc pensé pour donner l'illusion d'un système qui fonctionne. Mais derrière cette facade, les mêmes dysfonctionnements que dans le reste de l'Union Soviétique persiste. À l'époque, le nucléaire est une fierté nationale. L'Union Soviétique veut prouver au monde qu'elle maîtrise la technologie du futur, la tombe civile. En pleine guerre froide, lui RSS lance donc un programme nucléaire que le sal. Le nucléaire est très important depuis les recherches qui ont mené à la construction de la bombe. Maintenant, le nucléaire militaire, c'était évident et fallait une parité avec les États-Unis, surtout pendant la guerre froide, mais à ce jour. Pour le nucléaire civile, je pense que c'était d'une part le désir qui s'est exprimé mais surtout à l'époque de Crochev, qui voulait attendre le niveau et même le dépasser des États-Unis. C'était la compétition entre deux systèmes. Et donc, les détaillent qu'on peut construire plusieurs centrales couvrir l'Union Soviétique de centrales et montrer au monde entier qu'on est les premiers. Et d'ailleurs, je vous rappelle que la centrale de Chernobyl a été censée devenir probablement la plus grande centrale au monde avec 12 réacteurs construits. En fait, seule catastrophe a arrêté cet objectif. D'ailleurs, Chernobyl, se cache donc une ambition gigantesque, portée par un système où l'idéologie prie sur la prudence, une course à la tombe qui va rapidement connaître une application civile. Serge Marguet est ingénieur et l'un des plus grands spécialistes en signé son nucléaire, une thématique à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages. - J'ai à l'entrée du nucléaire de l'Union Soviétique. C'est le réacteur qui s'appelait F1. C'est un réacteur qui a divergé. C'est-à-dire qu'il a commencé à fonctionner en 1946. Donc avant les Français, et juste après les Américains, la divergence en termes scientifiques, c'est ce qui enclanche la fission nucléaire, enclaire, ce qui lance la réaction en chaîne. - Vous avez dû lire dans la presse qui a eu beaucoup, beaucoup de fuite côté américain, avec une panoplie d'espion qui en transférait énormément de technologie liée à la bombe atomique, au profit des sociétiques. Donc ils font diverger leur premier réacteur en 1946. Ensuite, ils s'intéressent tout de suite à la possibilité de faire du nucléaire civile, et ils font diverger le premier réacteur qui va produire, disons, une quantité significative d'énergie, 5 MW électrique, c'est le réacteur d'obnixx. Et ça, ça a divergé en 1953. -Côté militaires en 1949, ils font exploser leur première bomba atomique qui s'appelle "Primer Rectin-Felge", je crois en russe. Ça se passe en 1949. -Désjà, avant d'aller plus loin, petit rappel. Comment fonctionne un réacteur nucléaire? Patrice François est expérant sur tes nucléaires à l'ASNR, le tourité de sur tes nucléaires et de radio protection. -Les réacteurs de nucléaire, d'une manière générale, c'est ce qu'on appelle grossièrement des chaudies nucléaires. Ça permet de chauffer de l'eau, de la transformer en vapeur et d'utiliser cette vapeur pour alimenter une turbine qui va fournir de l'électricité. Ça, c'est un principe général qui s'applique à tous les types de réacteurs. Ensuite, il y a des technologies différentes. Les réacteurs à haut précurisés qui ont été implontés en Europe et en particulier en France. Mais on a eu des réacteurs de première génération qui fonctionnaient au graphite gaz. Et puis des réacteurs d'autres types de réacteurs qui sont des réacteurs de conception différentes, qui fonctionnent avec du graphite comme ce qu'on a eu en première génération chez nous, mais qui sont refroidis à l'eau. -Donc pour créer un réacteur civil, deux options se feraient russi. La première, qui moderne la réaction avec de l'eau, qu'on appelle de l'eau légère dans la terminologie nucléaire, la seconde avec du carbone. Que l'on appelle aussi graphite. Attention, ce point est un peu technique mais essentiel pour comprendre la suite. Serge Marghe. Le problème des réacteurs à haut légère, c'est qu'on ne peut pas faire diverger un réacteur avec de l'uranien naturel si on utilise comme modérateur de l'eau légère. Donc ça veut dire quoi, ça veut dire que les russes vont d'abord priviléger une filière basée sur du graphite. Et le réacteur d'obnix, ce qui est un réacteur qui est modéré au graphite. Et donc, il y a toute une technologie qui va se développer autour de ces réacteurs au graphite qui peuvent fonctionner avec de l'uranien naturel sans avoir besoin du ragnien m'enrichit. La centrale le Chernobyl va se voir équipé d'un type de réacteur particulier, ce que l'on va appeler, un réacteur RBMK, un modèle qui présente deux avantages majeurs. D'une part, ça puissant, c'est important, mais aussi un coup de fabrication plus faible. Donc c'est pour ça qu'il va y avoir énormément de scientifiques soviétiques qui vont travailler sur ce concept RBMK, qui veut dire, alors c'est un acronyme russe, bien sûr, ça veut dire réacteur, bolchoïr, Mochnosti, Calini, ce qui veut dire traduire en français réacteur de grandes puissances à Cano et quels types de Cano, c'est ce qu'on appelle des tubes de force, ces fameux tubes qui comportent de l'eau. Mais voilà, ces réacteurs RBMK comportent également des fragilités dans leurs conceptions, pour ne pas dire des failles, pas très français. Pour les réacteurs de type RBMK, ils avaient deux parts leurs conceptions, à certains noms de faiblesse, notamment une instabilité à faible puissance. Il y avait une culture un peu du secret sur ces types de réacteurs qui étaient donc de conception soviétiques, qui étaient utilisées à l'époque pour produire du plutonium militaire et ils étaient réputés sur et ont communiqué assez peu en fait sur les défauts de conception ou sur les difficultés techniques liées à l'exploitation de ces réacteurs. C'était connu, il y avait eu notamment sur une centrale qui se situe en Lithuania et Nialina des tests similaires à ceux qui avaient été faits sur Chernobyl où il avait été notamment noté le phénomène d'empoisonnement aux Xénon. L'empoisonnement aux Xénon, c'est une notion importante pour comprendre l'explosion de Chernobyl. On y a rien à faire dans le deuxième épisode. Mais ça n'avait pas été communiqué, ça n'avait pas été bien répandu à cette époque-là, la culture du retour d'expérience était pas formalisée, les procédures étaient pas tout écrites. L'approche du côté soviétique était plus basée sur l'expérience des opérateurs à quise au quotidien, plutôt que sur des procédures écrites et détaillés comme c'est le cas chez nous. Une autre particularité notable de ces réacteurs R&MK, c'est qu'ils n'ont pas d'enceintes de confinement, c'est-à-dire d'une coque de protection qui sert à isoler le réacteur nucléaire de son environnement extérieur. Serge Marguerre. Et pour des problèmes de coup, principalement des problèmes de coup, finalement les enceintes de R&MK sont des bâtiments conventionnels. C'est des grands rôles avec du béton, mais finalement pas vraiment du béton renforcé, c'est couvert par des toits relativement conventionnels. C'est une ingénieurini de génie civil qui est tout à fait classique, un petit peu renforcé quand même, faut pas exagérer, mais surtout d'ailleurs renforcer sur les côtés paradoxalement, pas tellement en dessus. Et le pire, c'est que cette différente fragilité du système était bien connue des autorités et du KGB. Mais pas assez souci lance, comme le précise, Galia Kermann. Le KGB s'enquette quand même de ce type de réacteur, donc il y a des documents qui retranscrivent les conversations avec deux chercheurs qui sont comme toujours sub-sodos, donc on sait pas qu'ils s'étaient, qu'ils leur expliquent que oui, R&MK, peu devenir instable sous certaines conditions, mais on ne savait pas lesquelles. Mais en fait, il est très simple, on exploitation. Il a, à nos défauts qui étaient un défaut majeur à savoir, il n'avait pas de coque de confinement. Mais il disait que c'est spécialiste tous les deux, que l'industrie soviétique est dans l'encapacité de produire ses coqes. Ensuite, ils ont appris, mais de toute façon, c'était extrêmement cher et compliqué. La grande partie des réacteurs était directeur R&MK, et donc les deux spécialistes concluent qu'on a fait des défauts, mais si on maîtrise bien, ça permet quand même l'exploitation immédiate. Pour le dire autrement, les experts soviétiques avaient déjà identifié par le passé plusieurs points d'inquiétudes provenant des réacteurs R&MK. Il y avait même eu plusieurs alertes, des incidents, notamment à Maillac dans l'Oural, qui resteraient aussi longtemps reconnus et compris de la communauté scientifique. Tout ce qui concerne même le nucléaire civile est frappé de secrets en 1957 et a eu un grand accident nucléaire. C'était le site nucléaire qui s'appelait Maillac, qui se trouvait dans l'Oural, où les matières fisciles ont été déversées ou se sont déversées dans la rue hier des environs, c'était encore plus isolé que la région de Chernobyl. En fait, elle a été contaminée et elle même est habitante de quelques villages qui se trouvaient à côté de cette rivière. Cette accident est devenue un objet d'étude scientifique, biologique, etc., des conséquences sur les humains, sur la faune, sur la flore, etc. Éma, imaginez-vous que ces résultats n'ont pas été communiqués dans les autres centrales parce que tout était frappé du saut secret et il y avait plusieurs incidents assez important à la centrale de Chernobyl, donc en 1982 qu'on peut considérer déjà comme précursure de cette grande catastrophe. L'accident de Maillac est loin d'être le seul à être passé sous silence. En 1982, à Chernobyl même, sur le réacteur numéro 1, un incident grave survient. Lors d'une remise en service, après maintenant, une défaillance du système de refroidissement provoque une surchauffe. Une partie du cœur est endommagée. Des éléments radioactifs sont rejetés dans l'environnement, la contamination est limitée mais officiellement, il ne sert rien passer. Le KGB bloque la circulation de l'information. Autre précédent, c'est en plus tôt, en 1975, à Leningrad, dans une centrale équipée du même type de réacteur en RBMK. Le réacteur était devenu instable lors d'un fonctionnement à basse puissance, une information capitale qui là encore ne circulera pas avant l'accident de Chernobyl. On peut dire que le système soviétique avec sa culture de secret contribue à la catastrophe tout simplement parce que les informations, même entre les centrales, même entre les instituts de recherche, ne circuleraient pas étant donné que tout a été frappé du saut secret. Vous savez, dans chaque entreprise soviétique, sans parler déjà des entreprises sensibles, il y avait une antenne importante du KGB et aucun document ne pouvait sortir. Il ne va pas circuler sans l'autorisation du KGB. Au printemps 86, tout est donc en place pour qu'un nouvel accident puisse se produire. L'absence de correction des failles du réacteur, les informations capitales passent et s'occile par Moscou et une population de pripiat, soigneusement, scrutée par le KGB. Mais c'est un autre concours de circonstance, une série d'erreur humaine cette fois, qui va conduire à la catastrophe de Chernobyl. Au moment où les ingénieurs de la centrale décident de réaliser un test de sécurité, un test crucial, sans sé vérifier la bonne tenue directeur en cas de concours électrique. Le 25 avril 1986, la veille du pire accident nucléaire de l'histoire, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Chernobyl est donc préparé pour l'expérience. Personne ne le sait encore, mais la catastrophe est déjà en marche. Le 26 avril 1986, récide un contardeau fatal, c'est l'objet du deuxième épisode de sa podcast.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 reste la plus grande catastrophe nucléaire de l'histoire, avec des conséquences sanitaires et environnementales durables.
  2. La ville de Pripiat, construite pour accueillir les employés, était une vitrine du socialisme mais souffrait de dysfonctionnements (pénuries, eau de mauvaise qualité), et la centrale RBMK présentait des défauts de conception majeurs (instabilité à faible puissance, absence d'enceinte de confinement).
  3. La culture du secret du régime soviétique, le contrôle du KGB et l'absence de retour d'expérience ont empêché la correction des failles techniques, malgré des incidents antérieurs (Kyshtym 1957, Leningrad 1975, Tchernobyl 1982).
  4. La catastrophe a été déclenchée par un test de sécurité mal préparé sur le réacteur n°4, combinant erreurs humaines et défauts de conception, dans un contexte de compétition technologique avec l'Occident.

Summary:

Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, explose, provoquant la pire catastrophe nucléaire de l'histoire. Ce drame, survenu en pleine guerre froide, trouve ses racines bien avant l'accident. La centrale, construite à partir des années 1970 dans une zone isolée près de la rivière Pripiat, devait être un symbole de la puissance soviétique. La ville nouvelle de Pripiat, vitrine du socialisme, attirait une population jeune et qualifiée, mais souffrait déjà de pénuries et de dysfonctionnements, tandis que le KGB surveillait étroitement les habitants.

Les réacteurs de type RBMK, choisis pour leur puissance et leur faible coût, présentaient des fragilités connues : instabilité à basse puissance, absence d'enceinte de confinement et problèmes de modération au graphite. Malgré des incidents antérieurs (Kyshtym en 1957, Leningrad en 1975, et un accident en 1982 à Tchernobyl même), la culture du secret et le contrôle du KGB ont empêché la circulation des informations et la correction des défauts. Le régime privilégiait l'idéologie et la compétition technologique avec les États-Unis au détriment de la sécurité.

Le 25 avril 1986, les ingénieurs entament un test de sécurité dangereux sur le réacteur n°4, combinant erreurs humaines et failles techniques. Ce test, mené dans un contexte de manque de procédures écrites et de retour d'expérience, déclenchera l'explosion fatale le lendemain, marquant le début d'une catastrophe aux conséquences mondiales.

FAQs

La centrale nucléaire de Tchernobyl est située en Ukraine, à environ 130 km au nord de Kiev, près du village de Tchernobyl et de la rivière Pripyat.

La centrale était équipée de réacteurs de type RBMK, un modèle soviétique modéré au graphite et refroidi à l'eau, conçu pour produire à la fois de l'électricité et du plutonium militaire.

Les réacteurs RBMK présentaient une instabilité à faible puissance, un manque d'enceinte de confinement (coque de protection), et une sensibilité à l'empoisonnement au xénon, ce qui les rendait dangereux dans certaines conditions.

Pripyat a été construite comme une ville modèle pour accueillir le personnel de la centrale de Tchernobyl, offrant de meilleures conditions de vie que le reste de l'Union soviétique, avec des logements spacieux et des équipements culturels.

En 1957, un accident nucléaire grave s'est produit à Maïak, dans l'Oural, où des matières fissiles ont contaminé l'environnement, mais les résultats des études ont été tenus secrets par le KGB.

Le secret imposé par le KGB a empêché la circulation d'informations cruciales sur les incidents précédents et les défauts des réacteurs RBMK, ce qui a empêché les corrections nécessaires et a favorisé l'accident.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.