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Tchernobyl, année zéro : le grand sacrifice (4/5)

17m 25s

Tchernobyl, année zéro : le grand sacrifice (4/5)

Le 26 avril 1986, l'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, a libéré des quantités massives de radioactivité, contaminant des centaines de milliers de kilomètres carrés et forçant l'évacuation de 115 000 habitants de la zone d'exclusion de 30 km. Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a finalement reconnu la catastrophe trois semaines plus tard, tout en minimisant les risques immédiats pour la santé. Pour contenir la radioactivité, Moscou a mobilisé plus d'un demi-million de "liquidateurs" – militaires, mineurs, ingénieurs et ouvriers – souvent contraints par leurs employeurs. Ils ont effectué des tâches périlleuses, comme nettoyer les débris de graphite sur les toits du réacteur, creuser un tunnel sous le cœur pour éviter une explosion de vapeur, et construire un sarcophage de béton et d'acier autour du réacteur détruit. Ce travail, effectué sous des radiations extrêmes, a causé des syndromes d'irradiation aiguë chez 134 personnes, principalement des pompiers, et des milliers de cancers, notamment de la thyroïde chez les enfants exposés à l'iode 131. Le sarcophage, conçu pour durer 30 ans, s'est dégradé, nécessitant une nouvelle arche de confinement achevée en 2016. Aujourd'hui, la zone reste contaminée, avec des effets sanitaires à long terme, comme des malformations congénitales, et des millions de personnes vivent encore dans des zones touchées. La catastrophe de Tchernobyl reste un héritage radioactif durable, rappelant les dangers du nucléaire hors de contrôle.

Transcription

2651 Words, 16255 Characters

French
[Musique] Explosion dans une centrale nucléaire de Chernobyl en Ukraine, à une centaine de kilomètres de Kiev. - Double-y-v-y. - Bonsoir, Camarade, vous le savez tous. Un malheur nous a récemment frappé. - Nous avons tous mal à la tête, à l'estomah ou à la gorge. Certains sont morts dès les premiers jours. - L'augmentation de radioactivité actuelle et tout à fait relative, nous présentent aucun, absolument aucun problème de santé. - Pripsiat, une ville fantôme et encore aujourd'hui, le niveau de radiation est extrêmement élevé. - L'arche de protection de la centrale n'est plus en mesure d'assurer ces fonctions, notamment sa capacité de confinement. - On est à une heure 23 minutes et 4 secondes, à une heure 23 minutes et 6 secondes, tout est dans le rouge. - À Chernobyl, trois semaines après l'explosion, le feu du réacteur est enfin maîtrisé. Mais un autre chantier d'ampleur va débuter. Et une autre réalité va très vite s'imposer. Celle du sacrifice. Des centaines de milliers d'hommes et de femmes envoyent dans une zone d'exclusion à la radioactivité astronomique. Je suis Thomas Pierre et vous écoutez Chernobyl, 1986-2016, une bombe à retardement, un podcast tertel en 5 épisodes. 4ème épisode, Chernobyl, à Nésero, le grand sacrifice. - Bonsoir, Camarade. Vous le savez tous, un malheur nous a récemment frappé. L'accident survenu à la centrale nucléaire de Chernobyl. Il a profondément touché le peuple soviétique et a aimu l'opinion publique internationale. C'est la première fois que nous avons été confrontée à une force aussi redoutable que celle de l'énergie nucléaire hors de contrôle. - Nous sommes le 14e même 1986. Il aura fallu trois semaines, trois semaines pour que Miral Gorbachev, le président de l'Union soviétique, prenne la parole et, de l'enfant, une explication à la catastrophe de Chernobyl. Que c'est-il donc passé? Selon les experts, lors de la mise à la réprogrammée du 4ème réacteur, la puissance a soudainement augmenté. Un dégagement important de vapeur et la réaction qui s'en est suivie ont entraîné la formation d'hydrogène, son explosion, la destruction du réacteur, et le regéradioactif qui en a résulté. Il est encore trop tôt pour se prononcer définitivement sur les causes de l'accident. La Commission gouvernementale examine de près tous les aspects et problèmes, conception, projet, aspect technique et exploitation. Bien entendu, une fois les causes de l'accident et l'ucidée, toutes les conclusions nécessaires seront tirées et des mesures seront prises pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise. Galia Akharman est historienne, spécialiste de l'Union soviétique et hauteur du CAGB HATCHINNOBIL. Les éléments de langage utilisent Gorbachev et le reconnaît la gravité de la situation et dit que tout sera fait pour vite remettre en marche la centrale et surmonter les conséquences. Et ensuite la moitié de cet arrang est consacrée à glamer les occidentaux pour mettre l'accent sur cette accident d'une cléaire civile, alors quand même, s'occupe du développement du nucléaire militaire dans une course aux armements. Grâce aux mesures efficaces qui ont été prises, on peut aujourd'hui affirmer que le pire est derrière nous. Les conséquences les plus graves ont pu être évité. Bien sûr, il est trop tôt pour tirer un trait sur ce qu'il n'est pas passé, il ne faut pas baisser la garde. Un travail considérable et de longue à l'aide nous attend encore le niveau de radiations dans la zone de la centrale et sur le territoire qui lui est immédiatement agissant reste encore dangereux pour la santé humaine. C'est pourquoi la tâche prioritaire à l'heure actuelle consiste à éliminer les conséquences de l'accident, un vaste programme de décontamination du territoire de la centrale L-MEM, du village, des bâtiments et des installations de mise en oeuvre. Les ressources humaines et matériels nécessaires sont mobilisés à cette fin. Aujourd'hui encore, le bilan exact de ses premiers jours de catastrophes de meurtres difficile à établir avec certitude. Selon l'autorité de surténu cléaires et de radio protection, deux employés de la centrale meurtent dès les premières heures. Et 28 décèderont des suites de leur surexposition radiation, mais la liste des sacrifices de Chernobyl va encore considérablement s'allonger, tant à la tâche qui attend les soviétiques et lourdes. Le temps du déni est révolu pour le crème-lin. Il y a désormais urgence à décontaminer et à endiguer la radioactivité émanent du site. La zone d'exclusion de 10 km est agrandie. Elle passe à 30 km autour de la centrale. Au total, 115 000 habitants sont déplacés à partir du 36 km. Il faut absolument empêcher une nouvelle catastrophe. Et pour cela, Moscou mobilise une armée. Les centaines de milliers de personnes venus de toute une nion soviétique. Les hommes et des femmes que l'histoire retiendra sous le nom de liquideateur, des militaires, des mineurs, des ingénieurs et des ouvriers. Puis malgré le danger, n'ont pas d'autres choix que de baire aux ordres du parti. Galia Kermann. Là, plus par des gens, on était missionnés par leurs usines, leurs ministères, etc. Parce qu'il y a 30 ministères qui ont participé à la liquidation. 30 ministères. Et chacun avait des quotas d'ouvriers d'ingénieurs de spécialistes de ce site. Cela envoie. Je les découvre avec les documents du Cajabé. Il y avait pas mal de gens qui apparemment ont essayé d'esquerrer. Il y avait des gens qui essayaient d'obtenir des certificats de faux certificats médicaux. Il y avait des gens qui étaient simplement refusés d'y aller et qui ont été licenciés, mais qui ont probablement sauvé leur paume. Au total, plus d'un demi-million de liquideateurs sont envoyés à Chernobyl. L'ormision ne manque pas. Il faut décontaminer chaque maison, chaque bois, chaque fossée de la zone d'exclusion, à battre des milliers d'animaux. L'une des obsessions des autorités soviétiques est aussi d'éviter une catastrophe encore pire, car le combustible fondu progresse aussi vers les fondations. Des centaines de mineurs sont alors envoyés sous le réacteur numéro 4 pour creuser un tunnel. L'ormision installait un système de refroidissement destiné à empêcher le Corium, ce magma radioactif, d'atteindre la nape réatique, et de provoquer une autre explosion de vapeur majeur. Dans une chaleur étouffante, souvent presque nue, ils avant jour et nuit dans des conditions extrêmes et suppression politiques. Lourdement exposé aux radiations, ils ne sont pas les seuls à travailler en contact direct avec le réacteur accidenté. Ensuite, ce qui ont essayé de nettoyer pripètes, ce qui était employé à nettoyer le territoire de la centrale, et en particulier ce qui ont travaillé pour remettre en marche. Le troisième réacteur, qui était le jumon du 4ème, qui avait une salle de machines communes, donc il fallait partager toutes les communications et surtout enlever du toit les débris de graphite hautement contaminés. Pour ça, c'était quand même essentiellement des militaires. Pour les militaires, bon, vous avez à vos êtres sous les drapeaux, vous n'y pouvez rien. En effet, sur les toits du réacteur numéro 3, les radiations sont si fortes que les robots tombent tout de suite en panne. Patrice François est expérant sur tes nucléaires à l'ASNR, l'autorité de sur tes nucléaires et de radio protection. Les premières opérations, ça a été d'abord de remettre dans le cœur tout ce qu'avaient été projetés à l'extérieur. C'est là que les liquidateurs, comme on les appelle, sont intervenus pour remettre à l'appel, les bouts de graphite, les bouts de combustible à l'intérieur du cœur, ils ont essayé effectivement de déployer les robots. Il y a eu une tentative de cette nature là, mais ça n'a pas été effectif les robots n'ont pas tenu. Cette tentative a échoué, donc la plus simple, c'était d'envoyer les opérateurs en temps extrêmement limités, mais fallait-il encore qu'ils soient capables d'identifier exactement ce qui manipulait et être prudent quand ils s'approchaient de transson de l'aliment combustible, à distinguer avec des éléments de béton ou de graphite. Chaque sortie sur les toits de la centrale expose ces liquidateurs à de telle niveau de radiation qu'elles ne peuvent durer contre 60 et 90 secondes, le temps d'identifier les débris de graphite et de l'éroche t'avec une pêle dans le cœur du acteur numéro 4. Ce travail aucon bien perilleux, mais nécessaire, et valorisé par la propagande du régime, qui fait des liquidateurs des héros soviétiques, même même si pour Galia Kermann, la réalité est bien moins glorieuse. Je pense que oui, ces gens ont fait un travail héroique, en même temps, faut quand même signaler l'élément de la contrainte. En plus, comme maintenant pour les gens qui vont faire la guerre contre le crème, les liquidateurs ont été très bien payés. Ils ont été payés peut-être, ça dépendait de qualification, la aussi, on a des documents, peut-être 3 à 10 fois plus que le salaire normal. Maintenant, dans les documents du KGB, il y a une lettre à 100, au Crayable, qui est interceptée par le KGB, qui est le récit dans l'équidateur du Québec. et qui raconte que le travail n'est pas trop difficile, c'est pas les premiers mois, c'est un peu plus tard. Mais tous les chefs se soule du matin au soir, alors que normalement, l'alcool a été bagni sur le site. Et ils partagent leur beurre-vri avec leur maîtresse, avec leur soufifre. L'atmosphère était souvent assez délétère, pas toujours agréable. Il y a aussi des dénoncéations, ça aussi a été signalé. Et après, il signe votre entelle et entre guillemets et re-de-chernobyl. En 2006, une équipe de M6 avait rencontré à Kiev, Vladimir ou Satenko, un ancien liquidateur. Tout a commencé par une annonce à la radio. Le gouvernement a dit qu'il y avait eu un accident à la centrale de Chernobyl, mais que cela n'était pas grave et que le réacteur était intact. Nous avions tous mal à la tête, à l'estomah ou à la gorge. Je me souviens qu'un pilote d'élicoptère s'était venu, et qu'il a perdu le contrôle de son appareil. Malgré cela, on a continué à travailler. On n'avait pas le choix. C'était un ordre. J'avais trois amis, liquidateur comme moi. Deux sont déjà morts et le troisième a été empuété des deux jambes. Mais à chaque fois, la version officielle a été la même, cela n'était pas une conséquence de Chernobyl. On a remis cette décoration sans doute pour que je parle moins. Je donne beaucoup d'interview. Je pense que cela dérange. Tous ces héros de Chernobyl peront en effet très cher leur participation au nettoyage du site. Et nous racclarons et tépidémiologiste à la chance de surter du nucléaire et la radio-protection. En fait, on considère deux types d'effets sanitaires. En général, on distingue ce qu'on appelle les réactions tissu-l'air et les effets stochastiques. Dans la réaction tissu-l'air, il y a différents types de réactions tissu-l'air. Le principal, c'est ce qu'on appelle le syndrome égui des radiations et qui se représente par des symptômes comme du vomissement, des brûlurs, une parte de cheveux. Pour meiller les effets stochastiques, c'est essentiellement les cancers. Et là, il y a à la fois ce qui est en travaillé sur le site de la centrale du coup de Chernobyl. Mais il y a également la population qui est également concernée par ces effets-là. Dans un premier temps, suite à l'accident de Chernobyl, on a observé parmi les travailleurs, qu'on appelle les liquidateurs, ce qui sont intervenus en urgence sur le site des syndromes éguides et radiations. Et environ 134, exactement, syndromes éguides et radiations qui ont été observées chez des pompiers essentiellement. Les 26 et 27 avril 1986, des centaines d'enfants ont défiler sur ce pont pour assister au spectacle fascinant de l'incendie du réacteur numéro 4. Ces enfants habitaient prix piates. Il était évacué que 48 heures après la catastrophe. Ce n'est que plusieurs jours plus tard que l'on a su qu'ils avaient été exposés à de forte 12,000 radiations. On estime aujourd'hui à 17,000. Le nombre des enfants qui ont été fortement contaminés, notamment par l'Otse 131 et chaper de la centrale, qui provoque des troubles de la glande tiroïde. On craint aussi pour les années à venir une augmentation des cancers et des lecemi. À Chernobyl, la catastrophe ne touche pas seulement ceux qui interviennent, elle fera aussi les populations. En 10 jours après le drame, 12 milliards de bécrèles partent dans l'environnement. Ces 30 000 fois l'ensemble des regères radioactifs est mis habituellement en une année par toutes les installations nucléaires dans le monde. Dans les années qui suivent, ce sont près de 220 000 personnes au total qui seront déplacées à travers l'Ukraine, la Bielorucie et la Russie. Mais au-delà des évacuations, le nuestime que plusieurs millions personnes ont vécu dans des zones contaminées. Une exposition souvent invisible, difficile à mesurer, mais qui transforment durablement des territoires entiers et la vie de ceux qui y habitent. Prépiates, une ville fantôme, elle est située à 2 km de la centrale de Chernobyl et encore aujourd'hui, le niveau de radiation est extrêmement élevé, 20 fois le maximum tolérable. Prépiates fait partie de la zone interdite, un périmètre de 30 km autour de la centrale, inhabitable depuis l'explosion. Mais l'on estime que plus de 200 000 km carréont été pollués par les retombées radioactives, que 5 à 7 millions de personnes sont concernées, quand on est perdue sur la santé, il faudra encore plusieurs générations pour les connaître réellement. Selon un rapport de l'ONU, 9 000 décès sont directement imputable aux radiations, 1er victime, les liquidateurs, ces agents, qui sont intervenus sur la centrale. Il faut donc ajouter toutes les victimes indirects, le taux de cancer de la tiroïde, est normalement élevé chez les enfants exposés, beaucoup de le semi et de malformation congénita, également. En cause, la contamination des éléments locaux comme le lédevage ou encore les légumes. En 25 ans, le niveau de pollution a baissé mais les champignons, les baies et les jibiers sont toujours interdits à la consommation. Certaines matières radioactives ne disparaîtront pas définitivement avant plusieurs dizaines d'années. En ce qui concerne la population du couvivant autour de la centrale, là, il y a beaucoup de maladies qui ont été étudiées. Bien sûr, les malformations congénitales ont été une des questions qui se sont posées. Ce qu'on observe au niveau de ces malformations congénitales, c'est une augmentation ponctuelle de 13h21, qui a été observée, donc en Biel et Russie, en janvier 1997, ce qui correspond à 9 mois environ après l'accident de Ternobyl. Est-ce qu'on peut le lier à l'exposition au rayonnement ionisant ou pas? C'est une question qui reste en suspens. Et moi qui suivent la catastrophe, une autre entreprise d'envergure va aussi occuper ses intervenants. Pour contenir le réacteur éventré, les autorités soviétiques l'enceintient hors normes, la construction d'un sarcophage autour du bloc numéro 4. Entre l'été et le tonne 96, des dizaines de milliers de liquidateurs sont mobilisés pour ériger une structure de béton et d'acier au dessus du cœur détruit. Plus de 400 millimètres cubes de béton et des milliers tonnes de métal sont assemblés en quelques mois, sous une radioactivité extrême. Une énorme structure construit d'enurgence. L'amie se emplace d'un sarcophage, peut dire de fortune, puisqu'il a fallu mettre en place ses structures sur un réacteur accidenté. Mais ce sarcophage, il est un stade par nature, il n'est pas étanche par conception, il y a des autres infiltrations plus viales qui continuent à pénétrer dans le réacteur. Il a été construit, il a été estimé que c'était une solution satisfaisante pour une certaine durée, et là on a dit 30 ans. Ça a donné un délai jusqu'en 2016 à peu près pour dire il fallait faire quelque chose d'autre pour avoir une solution pérenne au confinement du cœur accidenté. Le sarcophage de Ternobyl est terminé en novembre 1986, près de 8 mois auront été nécessaires pour confiner le réacteur mais les conséquences du pire accident nucléaire de l'histoire vont continuer de se faire ressentir et dessermer après la catastrophe. Ternobyl, 40 ans après, un héritage radioactif, c'est l'objet du 5ème et dernier épisode de Sotokas.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'explosion du réacteur n°4 de Tchernobyl en 1986 a provoqué une catastrophe nucléaire majeure, entraînant la contamination de vastes territoires et le déplacement de centaines de milliers de personnes.
  2. Les autorités soviétiques, sous Gorbatchev, ont d'abord minimisé l'accident avant de reconnaître sa gravité, mobilisant plus d'un demi-million de "liquidateurs" pour décontaminer la zone et construire un sarcophage de fortune autour du réacteur.
  3. Les liquidateurs, souvent contraints ou mal payés, ont travaillé dans des conditions extrêmes, exposés à des radiations mortelles, avec des conséquences sanitaires graves : syndrome d'irradiation aiguë, cancers, malformations congénitales.
  4. La catastrophe a eu des effets durables sur la santé publique, notamment une augmentation des cancers de la thyroïde chez les enfants, et la zone d'exclusion de 30 km reste inhabitable, avec des niveaux de radiation toujours élevés.
  5. Le sarcophage construit en urgence n'était pas étanche et a nécessité une nouvelle structure de confinement, achevée en 2016, pour sécuriser le site à long terme.

Summary:

Le 26 avril 1986, l'explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, a libéré des quantités massives de radioactivité, contaminant des centaines de milliers de kilomètres carrés et forçant l'évacuation de 115 000 habitants de la zone d'exclusion de 30 km. Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev a finalement reconnu la catastrophe trois semaines plus tard, tout en minimisant les risques immédiats pour la santé. Pour contenir la radioactivité, Moscou a mobilisé plus d'un demi-million de "liquidateurs" – militaires, mineurs, ingénieurs et ouvriers – souvent contraints par leurs employeurs.

Ils ont effectué des tâches périlleuses, comme nettoyer les débris de graphite sur les toits du réacteur, creuser un tunnel sous le cœur pour éviter une explosion de vapeur, et construire un sarcophage de béton et d'acier autour du réacteur détruit. Ce travail, effectué sous des radiations extrêmes, a causé des syndromes d'irradiation aiguë chez 134 personnes, principalement des pompiers, et des milliers de cancers, notamment de la thyroïde chez les enfants exposés à l'iode 131. Le sarcophage, conçu pour durer 30 ans, s'est dégradé, nécessitant une nouvelle arche de confinement achevée en 2016.

Aujourd'hui, la zone reste contaminée, avec des effets sanitaires à long terme, comme des malformations congénitales, et des millions de personnes vivent encore dans des zones touchées. La catastrophe de Tchernobyl reste un héritage radioactif durable, rappelant les dangers du nucléaire hors de contrôle.

FAQs

L'explosion a eu lieu à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, à environ une centaine de kilomètres de Kiev.

Les premiers symptômes incluaient des maux de tête, des maux d'estomac ou de gorge, et certains sont morts dès les premiers jours.

Les liquidateurs étaient des militaires, mineurs, ingénieurs et ouvriers venus de toute l'Union soviétique, souvent missionnés par leurs usines ou ministères, pour nettoyer la zone et contenir la radioactivité.

Chaque sortie sur les toits ne pouvait durer qu'entre 60 et 90 secondes en raison des niveaux extrêmement élevés de radiation.

Les effets incluent le syndrome aigu des radiations, des cancers, des malformations congénitales et une augmentation des cancers de la thyroïde chez les enfants.

Le sarcophage est une structure de béton et d'acier construite en urgence pour confiner le réacteur accidenté, mais il n'était pas étanche et a nécessité une solution plus pérenne après 30 ans.

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