Smell Talks - Le voyage de l’encens, de l'Antiquité à la parfumerie fine
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Dominique Rock explore l'histoire fascinante de l'encens, un ingrédient olfactif millénaire aux origines mystérieuses. Issu des arbres Boswellia, il pousse exclusivement dans des zones limitées d'Afrique et de la péninsule arabique, résistant à toute transplantation. Son utilisation remonte à plusieurs millénaires, mais les textes anciens mêlent souvent l'encens à d'autres résines comme le térébinthe ou le styrax, compliquant la recherche historique. Le commerce a connu trois révolutions : d'abord par navigation côtière, puis par les caravanes de chameaux qui ont fait la fortune de cités comme Pétra, et enfin par la voie maritime avec les moussons, étendant sa diffusion jusqu'en Inde et en Chine. L'encens s'est imposé comme une matière précieuse et sacrée, notamment dans les rites égyptiens, conservant un statut unique dans l'histoire des parfums.
[Musique] Smeltox, un podcast bainé. [Musique] Les rencontres de la culture olfactive. [Musique] Par fumeur, hauteur, scientifique. N'ez-vous propos des conférences d'experts à travers le monde. [Musique] Aujourd'hui, Dominique Rock, consultant en sourcing de produits naturels, récits pour nous la route de l'ençant, qui s'étendait sur 2000 kilomètres et relié le sud de la péninsule arabique à la Méditerranée. [Musique] Une conférence présentée par Guillaume Tesson. [Musique] Et nous poursuivons notre cycle de table ronde et de conférence, et nous avons le grand plaisir de recevoir Dominique Rock pour un voyage de l'ençant, de l'antiquité à la parfume rifine, en quelques mots quand même Dominique Rock. Vous avez été sourceur d'extrénaturéles pendant plus de 30 ans pour l'industrie du parfum. Vous êtes aujourd'hui président de basalme consulting. Vous êtes l'auteur de cueillers d'essence et du parfum des forêts que vous dédicacerez après cette conférence dans notre espace libérie. Vous travaillez actuellement avec un mouage sur le projet Wadi Doca, un projet qui fait l'objet d'une exposition pendant cette Paris-Persium Week. Et aujourd'hui, nous embarquons avec vous pour un voyage de l'ençant, de l'antiquité à la parfumerie fine, Dominique, c'est à vous. Merci beaucoup Guillaume. Bonjour à tous. Merci infiniment de votre présence. Très précieuse. Alors, je vais pas y aller par quatre chemins. On va parler de l'ençant. L'ençant, c'est probablement l'ingrédient de parfumerie qui peut revendiquer, à temps à raison, le titre de premier parfum du monde. Qu'est-ce qu'on veut exprimer par là? C'est que son ancienne t est-elle que l'on sait pas très bien si on parle de 4 000 ans ou de 5 000 ans, mais c'est l'ordre de grandeur? Le fait que l'histoire de l'ençance perd dans la nuit des temps, elle est très intéressante, évidemment, pour tous ceux qui aime la parfumerie et qui sont comme la plupart d'entre nous subjugés par cette odeur très spéciale. Mais ce qui est très intéressant, c'est que aussi ancien et que plus cette c'est ingrédient, il y a énormément de choses qu'on ne sait pas et qu'on ne connaît pas sur l'ençant. Alors qu'on pourrait se dire, puisque c'est là depuis toujours, on sait tout, et c'est connu de toute éternité. Pas du tout. Alors, il y a des choses qu'on sait, mais il y a des choses qu'on ne sait pas. Je vais y revenir tout à l'heure dans l'histoire. Qu'est-ce que c'était vraiment que l'ençant, qu'il n'on qu'on lui donnait, quand on voit apparaître, qu'on pense être de l'ençant dans les écrits, dans les textes, des uns et des autres, est-ce que c'est vraiment l'ençant ou est-ce que c'est autre chose? Tout ça fait encore l'objet de recherche, parque logique assez pointue, assez fine, et évidemment très intéressante. Alors, on va commencer par ce qu'on sait. Donc je vais vous apprendre, rien du tout, l'ençant. C'est un arbre de la famille des bosses Velia. Il a une particularité qui est assez remarquable, c'est que effectivement, on trouve de l'ençant sur les deux rives du Golfe d'Aden, on trouve l'ençant Nétiopie, Somali, et puis, homane et Yemaine, bien entendu, et c'est tout. Et ça, depuis toujours, c'est-à-dire que, je sais pas si. C'est une comparaison qui a pas beaucoup de sens, mais quand même pour illustrer dans la parfumerie, la rose. La rose d'Amacena, elle est née à Chiraz, en Perce, à priori, elle aurait pu rester là, pour toujours, maintenant, il y a de la rose dans 30 pays, il y a de la rose absolument partout, donc elle a été transplantée, adaptée, etc. Et bien, l'ençant, non. L'ençant, il refuse d'aller ailleurs. Et ça, il y a quelque chose, je trouve, de très très fort. Alors, il est présent, donc, dans les zones que je vous indique, il y a combien d'ençants différents dans la famille des bossveliais, de y avoir une dizaine au moins, mais il y en a quelques-uns qui ont une place plus importante que les autres. Alors, d'abord, en Ethiopie, il y a de l'ençant Papyrifera et Frérée Anast, important d'en parler, parce que ce sont les ençants qui font ce qu'on appelle les ençants d'église. On a tous beaucoup d'entre nous, ça a été évoqué, là, au fil des jours, en dé souvenir, très fort, de cet odeur, qui impregne les aiglises de accident quand on passe avec l'ençant soir. Donc, des ençants très spécifiques qui n'intéressent pas trop les parfumeurs. Ensuite, il y a un ençant qui est un cousin lointain, en Inde, qui est le bossvelia Serratat, les Indiens l'utilisent pas mal, en médicaments pourphères, en cosmétiques, etc. Même chose, en parfumerie, un intérêt prélimité. Et donc, quand on en vient à l'ensemble par fumerie, on parle de bossvelia Sacra et bossvelia Cartéry. Et quand je vous disais qu'on sait pas tout sur l'ensemble, ça peut paraître incroyable, mais en 2025, on est toujours à discuter de savoir si Sacra et Cartéry, c'est la même chose ou pas. Et tout le monde n'est pas d'accord. Alors, ils sont très proches, mais ils se trouvent que quand on distile la résine de Cartéry et la résine de Sacra, on obtient des résultats différents, et notamment, comme je pense beaucoup, notre voulsav, l'essence dans son Sacra, donc dans son domaine ou du Yemaine, est beaucoup plus riche en alphapinaine que sa copine de l'arrivée africaine, et donc, ça fait une vraie distinction. Donc, on attend, l'arbre continue à porter de non différent, même si il est extraordinairement proche. Donc voilà, une zone bien définie, juste une petite incident de pour dire qu'on, pressouvant, on associé ensemble et mis pour des tas de raisons, effectivement, la mine vient aussi des mêmes régions, sauf qu'il y a très peu de mine sur l'arrivée arabique, et que la mine va beaucoup plus loin en Afrique, notamment au Kenya, et il y a même de la mine jusqu'en Amibi, sur la côte occidentale du sud de l'Afrique. Donc, ce ne sont pas les mêmes territoires, même si en termes, on en parlera à la fin, sur le commerce actuel de l'ençant, l'ençant et la mine viennent souvent associés des mêmes régions qui sont les régions de Somali. Alors, maintenant, on va plonger un petit peu dans l'histoire, et ce que je vous disais, je fais allusion au fait qu'on ne sait pas tout, on voit apparaître dans les textes, alors les textes, ça ne remonte pas de toute éternité, mais on le voit notamment très fortement dans la Bible, et on le voit ensuite, alors encore plus fortement chez les auteurs, grèques et latins, on voit apparaître l'ençant. Problème, c'est qu'on le voit apparaître, à la fois, sous des noms qui viennent de la ramé un, de les breux ou encore d'autres langues avant de passer aux grèques, et je ne parle même pas du latin, et donc en général, des confusions, mais véritablement fondamentales, et des sources où en fait, on ne sait plus de quoi on parle. Donc ça, c'est assez à la fois fascinant, et en même temps très difficile de retracer à travers les textes, d'avoir des choses dont on serait assez sûr sur la provenance, sur l'arrivée de l'ençant, à quelle époque dans quelle pays par qu'elle circuit, etc. Et alors, pourquoi est-ce qu'il y a ce mélange, parce qu'il se trouve que évidemment, dans l'antiquité, les aromates, les résines, elles sont surtout consommées ici. L'ençant, il a l'énorme défaut de venir de très loin. Et donc, ce qui se passe, c'est que autour de la méditerranée, depuis très longtemps aussi, on valorise d'autres jèmes, d'autres arbres qui donnent des résines intéressantes. Et là dedans, il y a en particulier les. Je me perds les pistachiers. Voilà, le pistachier, il y a deux pistachiers très aromatiques. Le pistachier terrébainte et le pistachier l'antisc, le pistachier l'antisc, c'est assez intéressant parce qu'il vient aussi de très loin, et aujourd'hui, il est toujours cultivé et géré sur l'île de Kiosse pour donner ce qu'on appelle le "mastique", qui est donc une autre note de la Palette des Parfumeurs. Donc, deux pistachiers, il est le pistachier terrébainte. Il plaisait beaucoup à tout le monde et il est assez omniprésente dans toute l'antiquité, comme source d'encembre. Et puis, en plus de ça, il y a l'affaire de ce qu'on appelle les Styrax ou les Storax, qui viennent alors d'arves. Je par entrerais vos assommés sous des détails botaniques, mais intéressant aussi parce que ces Styrax et Storax, ils apparaissent très tôt, ils apparaissent aussi dans la Bible. Et ça est aujourd'hui une forme de prolongation, dans le fait qu'il existe encore un peu, pas beaucoup, de gémages de Styrax en Turquie, ou là, l'arbre qui donne ces bombes, c'est le liquide en bas, bien que tout ça soit beaucoup déplacé en Amérique centrale maintenant. Donc voilà, donc on a ça. Et puis on a un dernier ingrédient, absolument fascinant aussi, qui est mentionné dans les textes comme "Le bomb de Judée", ou "Le bomb de Galahad". Alors, ces formidats,
parce que quand on lit tout ça, il y a ces extrêmement poétiques. Et tout ça se mélange. On n'est pas sûr qu'il n'y ait pas de l'ensemble, aussi, qui soit là, du vrai. Mais on est sûr de rien, en fait. Et on en discuter encore récemment avec des gens qui travaillent vraiment sur ces sujets, c'est-à-dire que plus on fou, plus on trouve, plus on trouve, plus on trouve des brûlurs à parfums, des choses qu'on ne connaissait pas avant. On analyse ça extrêmement finement. Et on se rend compte qu'on a encore des surprises, c'est-à-dire que là où on pensait trouver de l'ensemble, on va plutôt trouver du bombes de judé. Et alors ce qui est génial avec le bombes de judé, c'est qu'il a une présence dans l'histoire qui est colossale, mais il a complètement disparu. C'est-à-dire que plus personne ne connaît le bombes de judé, on ne connaît même pas l'arbre. On pense qu'il n'y en a plus. Le bombes de gala, de gala, de gala, c'est une région de la montagneuse, de la Jordanie. Et bien, il n'y a plus d'arbres de judé. Donc, c'est quand même. Pardonne-vous, de vous transmettement ressenti, mais c'est tout à fait fascinant de penser que dans les grandes matières qui étaient brûlées dans l'antiquité, et bien, il y en a qui ont complètement disparu. Tout cela, certainement au profit de l'ensemble, qui lui n'a jamais disparu, la question est en plus tôt de savoir depuis quand réellement on source et on utilise de l'ensemble. Alors, si on essaie de prendre des points de repère, il y a dans la fère du commerce de l'ensemble, on va s'en entraîner dans trop de détails, on va distinguer trois grandes époques. Donc, l'époque la plus ancienne, c'est très simple. On sait que, avéré, trou, avec des trouets, il y avait des. commerce de navigation entre les deux rives du Golvedadène. Autrement dit, on a retrouvé des traces de rado, qui était. qui flottait grâce à des outres, et qui étaient chargés dans son, et qui passait d'une rive à l'autre. Quand on va commencer à arriver à l'époque des chameaux, en fait, l'ensemble va surtout venir vers le Yemaine et Homan, dans l'époque la plus ancienne, qui est l'époque des premiers commerces sur la mer rouge, probablement que c'était l'inverse. Et alors, la chose la plus connue et la plus avérée, dans ce deuxième millénaire, avant notre ère, c'est la fameuse histoire de la reine Hatchepsout, pardon, pour ceux qui la connaissent par cœur, mais je la raconte, donc reine Hatchepsout, reine Egypt, - 1500. La reine Hatchepsout, elle aime tellement l'ensemble, et on sent bien à travers elle, qui a déjà un tel engouement, une telle importance pour cette matière dans l'ensemble des parfums d'Egypte, et on va revenir au Kifi et, etc., qu'elle décide qu'il faut monter une expédition pour aller chercher non seulement la résine mais les arbres. Et donc la fameuse expédition de la reine Hatchepsout, on dit qu'elle a embarqué 60 bateaux, qui sont descendus et qui sont descendus où, au Pune. Alors, là, on retrouve notre aspect l'enchant mystérieux, parce que le Pune, c'est un peu comme quartéerie et sacra, personne ne sait où c'est. Et on est quand même très longtemps après la faire. Alors les recherches et dernières recherches disent, probablement, le Pune, c'est plutôt les ritrémes ici. Ce qui serait pas illogique, les Egyptiens descendent, qui cabotent sur la mer rouge, et c'est vraiment beaucoup plus facile d'aller chercher de l'enchant en héritrique, d'aller chercher de l'enchant au Wadi Doqa. Bon, alors, c'est pas une certitude absolue, mais on pense ça, et c'est d'autant plus compliqué que, comme vous le savez peut-être, la dernière province de Somali, la Pune, de la Conde de la France, il l'appelle Pune-Clanda. Bon, alors, la Réna Chépseoud fait son expédition formidable. Il y a des barreliefs gravés sur les temples en Egypte qui documentent très bien cette expédition, tout est magnifique, sauf que ça n'a pas marché. C'est-à-dire que les arbres, ça a été un échec. Et ça nous dit beaucoup. Ça revient à ce que je vous disais en introduction. L'arbre un enchant veut qu'on lui fout de la paix et il veut rester à son origine la Weepus. Donc, ça, c'est le grand témoignage de la première, de la première âge du commerce. Donc, on est quand même un deuxième millénaire très ancien. Et tout ça alimentent l'Egypte, qui très vite sélectionne l'enchant, comme quelque chose d'assez particulier. Bon, l'Egypte, comme vous le savez, elle fait des tas de parfums depuis toujours les quiffies sur lesquelles on sait quand même la beaucoup de choses. On a beaucoup d'analysés, on a reconstitué, etc. Alors, il y a l'aspect parfum. Ensuite, il y avait la mine. La mine, la mine, évite les Egyptiens l'ont incorporés dans les formules d'embaumement des mommies. Donc, importance capitale. Et puis reste l'enchant. Et l'enchant, finalement, les Egyptiens sont les premiers à lui reconnaître. Les relations ultérieures vont faire, c'est-à-dire reconnaître que l'enchant, c'est particulier. Ça n'est pas comme le reste. L'enchant sent infiniment meilleur que tous les autres bombes ou résines et que donc, il faut le relier au divin. Et ce sont les Egyptiens qui les premiers, en tout cas, de façon documentée, incorporent le fait de brûler de l'enchant dans leur rythme religieux. Et beaucoup d'autres civilisations vont suivre. Et là aussi, on a encore une marque de ce caractère absolument extraordinaire de cet ingrédient, parce qu'ils sont pas très nombreux à pouvoir revendiquer un tel statut. Deuxième âge des routes de l'enchant, c'est la domestication du chumbo. -1 000. Donc, tout le premier millénaire avant notre ère, c'est une révolution absolue au Moyen-Orient et en Arabie évidemment, c'est-à-dire qu'on est désormais capable de former des caravans. Donc, les premières caravans, c'est ce que je voudrais vous retenir, c'est-à-dire qu'on va former les premières caravans qui vont révolutionner ce commerce de l'enchant. L'enchant, il est déjà en Egypte depuis au moins 1 000 ans. Ça donne le vertige quand même. Donc, les caravans de chameau. Alors, les caravans de chameau, extraordinaire, on forme des routes et les chameaux font 30 à 40 km/l, c'est ce qui va tout le long des routes donner la naissance des caravans c'est raide et qu'on leur trouvait après partout, le long de la route de la souhaite. Et donc, tout d'un coup, ce commerce prend une ampleur, absolument nouvelle et inédite, et l'enchant va, si j'ose dire, déferlé sur le monde, bien au-delà de l'Egypte. Donc, les grandes routes, des caravans de chameau, c'est quoi? Alors, effectivement, on part du Yemen, principalement, qui drainent les résines domaines, qui drainent des résines qui traversent, et la grande route, c'est partir du Yemen, montée par Medine, et arrivée à Petra, puis à Gaza, pour que l'enchant remonte la côte, effectivement, on a fait allusion tout à l'heure au finitien et que les finitien, notamment, pas que, mais c'est leur millénaire de gloire aussi, vont distribuer ça absolument dans tout le monde civilisé. Donc, révolution de ces caravans de chameau, propagation, diffusion de l'enchant, et au passage, on a, et encore une fois, sont des recherches qui sont pas science-cienne que ça. On a retrouvé suffisamment dans les fouilles, de chauds d'éléments, qui permettent d'affirmer que c'est le commerce de l'enchant, qui a fait la fortune de Petra. Petra, c'était là une des capitales des Nabatéens, donc des peuplades arabes du Nord de la rabie, et qui ont, à cette époque, du premier millénaire, été véritablement dans une civilisation d'un luxe et d'une splendure. Alors évidemment, nous, on a tous l'image de la grande facette de Petra, mais c'est pas que ça, je sais pas si vous avez suivi, on a fait des recherches, on sait perçoit qu'ils maîtrisaient, les hydrauliques et toutes les réigations de façon absolument extraordinaire, qui avaient des villes partout. C'est l'enchant, le responsable de cette richesse, c'est l'enchant. Ça a été mentionné tout à l'heure, parce que c'est loin, c'est compliqué, l'enchant coûte très cher. Ça, c'est attesté partout tout le temps. L'enchant est trop cher, ça vaut une fortune, mais quand on a le pouvoir et quand on a la fortune, il n'y a pas beaucoup d'autres matières avec lesquelles on peut se glorifier autant. Et ça nous amène, alors à l'épisode de l'Antiquité, peut-être le plus connu autour de l'histoire de l'enchant. Je crois en avoir déjà parlé, donc encore une fois, pardon, pour ceux qui en ont entendu l'histoire, c'est la faire du roi Salomon et de la Raine de Sabah. Donc, on est en moins 900, donc 100 ans après l'annéeissance des premières caravans, et le roi Salomon a appris le parti de reconstruire, agérusalem, un palais que son père, le roi, n'a pas eu le temps de construire. Donc, il s'attait là-ça pour faire ça. Il envoie 10 000 bujrons sur le mon Liban pour couper les sèdes et avoir le bois qui va lui permettre de construire son palais. Et il reçoit un certain nombre de visites. Et la légende, alors les gens d'histoire, alors la chacun décidera pour lui-même, dit que l'une de ses plus grandes visites a été la visite de la Raine de Sabah. Alors, qui était la Raine de Sabah? Et bien, c'est comme tout le reste, on sait pas, mais on pense que c'était une Raine voile.
venu du sud, une reine à la peau sombre et à donc deux hypothèses où c'était une reine étuopienne où c'était une reine yéménite. La reine de Sabah est l'arribe avec, je sais plus, plusieurs centaines de chamois et la Bible nous dit qu'il n'est jamais venu à Gérusalem une telle quantité d'Aromate. C'était donc venu du sud et pour elle qui venait visiter le Roi Salomon le plus belle hommage et le plus beau cadeau qu'elle pouvait lui offrir au delà de l'ivouar de l'or, des peaux de phélin qui était le tribu et les autres sources du commerce du sud au nord. C'est donc ça, c'est le deuxième âge, c'est l'âge des caravans de chamois. Tout à l'aé bien, jusqu'à ce que premier siècle de l'air moderne, premier siècle après Jésus-Christ, il y a des marins grecs qui ont trouvé malins de comprendre, de dominer et d'adapter leurs bateaux au régime des mousson à l'Est, vers l'Inde. Révolution totale, fracassante, absolue, une révolution telle que l'ouverture de la navigation vers l'Est à partir de la péninsule arabique va mettre un terme au caravane de chamois, en tout cas au route dont je vous ai parlé. Va tout simplement les supprimer parce que le commerce maritime est infiniment plus sur, plus rapide et moins coûteux que l'autre et surtout, et surtout, ça va assurer quelque chose qui n'était pas le cas jusqu'à présent, c'est-à-dire la diffusion de l'ensemble vers l'Inde et qui divère l'Inde, divère la Chine. Et très tôt, il est attesté que dès que les chinois reçoivent du vrai ensemble, c'est l'extase. C'est l'extase, eux aussi, ni échappent pas, ils se mettent à brûler de l'ensemble et ils en veulent toujours plus. Alors, ils se mettent en place un commerce qui va dans lequel Homan va jouer un rôle considérable et devenir une plaque tournante, c'est-à-dire que des ports de manne deviennent l'endroit ou à coste les bateaux qui viennent de l'est et qui repartent vers l'ouest. Donc, en revenant de l'est, ils amènent des tas de produits qu'on n'avait pas jusqu'à présent pour se lènent chinoise, aromat, des canels, de tout ce qu'on peut imaginer. Et du point de vue du parfum, des choses très importantes, le ben joie, par exemple, qui venaient de l'époque de Java et un peu du laus. Donc, tout ça, c'est des nouveautés, tout ça va se télescoper et va être un phénomène qui va véritablement être très important pour la naissance de la parfumerie moderne. Donc, une extension du commerce de l'ensemble qui est absolument considérable. Et encore une fois avec cette conséquence que ça met un terme au caravane de chamot qui en revanche continueront, bien entendu, à se développer par la voix terrestre beaucoup plus honore sur la route, ben, l'ai, parce qu'il y en a évidemment beaucoup, les routes de la soie vers la chine. Alors, un petit point sur, on va faire un grand saut dans l'histoire, on va sauter de 2000 ans. Dans la vente sautée de 2000 ans, donc dire que dans ce développement du commerce, il va se produire une chose intéressante. L'ençant qui arrive sur les rivages méditerranéens, il est connu, il est apprécié, mais il est de plus en plus par les religions chrétiennes. Et notamment les Byzantins adorent l'ençant et ça n'a pas changé puisque l'ençant reste un constituant super important dans la religion orthodoxe et il se passe un phénomène aussi, tout à fait particulier en occident, encore un peu plus à l'ouest, dans l'empire d'Occident. On rentre dans le Moyen-Âge, le Moyen-Âge en occident les Églises catholiques n'aiment pas le parfum, comme vous le savez. Le parfum, c'est un truc de séduction, c'est un truc de plaisir, donc c'est pas bien. Le parfum, ça doit être au mieux un médicament, ça doit pas être autre chose. Pourtant, l'ençant va traverser ça et ne va jamais être rejeté par l'Eglise bien au contraire, probablement influencé par les orthodoxes de licence, les Églises occidentales adoptent l'ençant, c'est-à-dire qu'on reconnaît à l'ençant ce lien avec le divin qui, quelque part, le fait échapper à sa condition d'ingrédients potentiellement séducteurs. Et puis, qu'est-ce qui traduit ça? La faire de la visite des roi-mages, même phénoménale. Il faut savoir que la faire des roi-mages, c'est quelque chose qui date pas de l'en-0, c'est très tard, si sous cette siècle après qu'on met en scène, de la visite des trois roi-mages à l'enfant de Jésus et comme vous le savez, les roi-mages amènent de l'or, de la mires et de l'ençant. Alors, on dit la mi, c'est pour penser à l'embaumement du corps du Christ, l'or, c'est le symbole de la gloire, la gloire du Seigneur, et l'ençant, c'est ce qui va relier le Christ au ciel. Donc extraordinaire, quand on prend un peu de recul et qu'on regarde tout ça, comment c'est ingrédient qui encore une fois n'est qu'un bomb par mille eaux, si j'ose dire, une résine par mille eaux, la place qu'il a réussi à prendre, ça donne un petit peu le vertige. Alors donc l'ençant reste, il est partout, une petite incidente, je crois que je l'ai dit tout à l'heure, mais que ce soit les églises d'Occident ou d'Orient, l'ençant, l'or ençant, c'est du papyriférin, c'est l'ençant d'étiopie, c'est pas de l'ençant celui qui nous intéresse, pourquoi? Parce qu'il est l'use à bondant et moins chère, tout simplement. Donc quelle est la situation de l'ençant aujourd'hui? On a, je vous ai dit, que les territoires n'ont pas bougé. Donc les gémeurs d'ençant, on les trouve au Somali-Land, en Somali, en étiopie pour les qualités différentes dont on a parlé, au Yemaine et à Homan. C'est tout. Le gémage, si vous avez visité l'exposition, je ne vous apprend rien, là aussi extraordinaire, le couteau, mangaf, que les gémeurs ont à la main pour délicatement poler les corps superficiels des arbres pour faire sortir la résine. C'est le même qu'il y a 5 000 ans, rien à changer. Je raconte dans mon livre parce que ça a été une expérience personnelle assez bouleversante. Quand je suis montée pour la première fois en haut des fallaises du Somali-Land pour découvrir les arbres ensemble et que j'ai vu ce jeune garçon, ce jeune Somali-Land, comment on a commencé à faire tout son travail, tout ça. J'ai réalisé que j'avais un truc de 5 000 ans d'âge devant moi, parce que les arbres sont les mêmes, l'endroit où les arbres poussent, elles le même, et l'outil, et le mode de vie des gens qui font ça, elles le même, et le même parce que je peux vous dire que le petit gémeur Somali-Land, il roule pas en 4/4 et il descend pas à la ville. Donc ça, c'est le premier élément qu'il faut retenir. Est-ce que je raconte du Somali-Land? Je l'ai vécu encore plus récemment à Homan, où c'est exactement la même chose parce que là aussi, il y a des millions d'arbres, et il y a des gémeurs qui font le travail exactement de la même façon. Ça, c'est le premier élément. Deuxième élément, est-ce que c'est un business important? Alors, en parfumerie, d'abord, je vais rappeler un peu la confusion sur les noms, parce que c'est toujours assez amusant. En français, donc nous, on parle d'ençans, je pense que pour la plupart des gens qui sont pas dans le milieu de la parfumerie, quand on leur dit "ençant", ils pensent "batons d'ençans", puisqu'on utilise le même mot, alors bien entendu, les "batons d'ençans", ça n'a rien à voir. Il coûterait beaucoup trop cher de mettre de l'ensemble dans les "batons d'ençans", dans les agarbati. Donc, donc, déjà, il y a un truc pas très clair autour du nom. Les anglais, ils sont tout petit peu plus prudents et disent "Franking Sense", c'est-à-dire "l'ensemble franc", comme si justement, il y en a qui étaient pas francs, ils ont pas tort. Donc "Franking Sense". Et puis, quand on arrive au niveau des gens qui se penchent sur ces sujets qui se passionnent là-dessus, qui font des recherches, alors le mot en sang est complètement proscrit, ils ne l'utilisent pas, ils utilisent "olibans". Et alors, c'est d'ailleurs assez amusant, parce que dans des conférences d'archéologues, etc. Le Liban, le Liban, quand on n'est pas au courant, dit "elle nous parle du Liban". Évidemment, oui, puisque les racines sont les mêmes, c'est-à-dire que tout ça vient du mois arabe, l'ouban. Et l'ouban, ça a donné "olibans, olibans, olibans" de la même façon que ça a donné le nom du pays "libans". Donc, déjà, une fois qu'on a clarifié ce vocabulaire, le business de l'ensemble par fumerie, on estime que c'est autour de 2000 tonnes de résines qui sont gérées vendues chaque année. La grosse majorité de cette résine vient de l'arrivée africaine avec des comers, Merci.
Ce n'est pas absolument transparent et translucent, mais en fait, en bref. Et puis, il y a aussi beaucoup de gémages aux yémines. Il y a beaucoup de gémages aux mannes. Ce qui se passe, c'est que, à aux mannes, la grosse majorité de l'ençant qui est gémée à leur actuel, reste aux mannes sur les marchés. Les homanes sont incroyablement liées à tout ce qui concerne l'ençant. Donc, ils embrouent dans leur maison quotidiennement. Et donc, tout ce business se fait à partir des marchés, reste situé dans le pays. En Somali, c'est très différent. Ils sont beaucoup plus pauvres. Et donc, ils ont absolument besoin de le vendre. Donc, ils l'exportent. Et donc, les ençants aujourd'hui, l'industrie de la parfumerie reçoit, sont des ençants qui, pour la plupart, viennent de Somali ou du Somali-Land. Ce qui ne savent pas, je vous dis, juste en deux mots que ce sont deux pays différents. Somali-Land, le Somali-Land, ils ont fait une guerre dans les années 90, terrible. Parce que le Somali-Land, c'est l'ex, ce Somali britannique. La Somali-Sélecte Somali-Italienne, ils se supportent pas. Ce n'est pas les mêmes gens. Ce n'est pas les mêmes clanses, pas les mêmes tribus. Et donc, le Somali-Land a gagné cette guerre, a gagné une forme d'indépendance, mais que pour des raisons, que je ne connais pas, l'ONU n'a toujours parconnue le Somali-Land comme intégralement comme un pays. Donc, c'est très compliqué pour eux. Mais si vous avez un passeport, il y a un tampon du Somali-Land, c'est pas le même qu'un tampon de la Somali. Voilà. Alors, 2000 tonnes, c'est pas mal. Quand on prend de la résine pour en faire de l'essence, le meilleur rendement, c'est 10%, 8 à 10%. Donc, ça vous donne 200 tonnes. Et là, il faut parler d'un phénomène qui a été très important. C'est l'histoire de la relation entre l'ensemble et la Romain-Térapie. Comme vous le savez, probablement, au milieu, à partir des années 2000, c'est créé aux États-Unis, une industrie de la Romain-Térapie, qui a été un véritable explosion, notamment de deux prêts grandes sociétés qui, en moins de 10 ans, sont passés de 0 à 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Chacune. Et qu'est-ce que c'était que l'idée de la Romain-Térapie, c'est-à-dire, ben, les gens aiment beaucoup le parfum, ils sont ravis, mais nous, on pense que la ménagera américaine, elle veut plus que ça, elle veut qu'on lui offre des huiles essentielles, qu'elle va acheter, comme des huiles essentielles unique, et dans lequel on va lui expliquer tout ce que ça va lui faire du bien. La résine le respirer, s'en mettre sur la peau, en mettre dans le bain, non, non, non, non, non. Suxter foudreillon. Et, et, quand on a commencé à faire les comptes de ce qu'étaient les odeurs préférés des ménagers, je dis ménagerre sans aucune, aucun sentiment négatif des ménagers américaines, parce que, semble-t-il, c'était elle, les grandes clients. Et bien, l'ensemble arrive dans le top 3, avec le citron, ça, je me souviens, je ne sais plus qu'elle est troisième. Je ne suis pas sûr que personne aurait disa, si on l'avait demandé de, de finir avant. Alors, qu'est-ce qui s'est passé? Quand en 10 ans, vous avez une société qui passe de 0 à 2 milliards de dollars, que l'ancien, elle deuxième ou le troisième produit le plus demandé, et bien, qu'est-ce qui s'est passé? On s'est retrouvé avec des équipes d'américains, débarquant en Somali, en disant, je veux de l'ancien, je veux de l'ancien, je ne veux pas la semaine prochaine, je le veux demain matin, débrouiller vous, on veut de l'ancien. Est-à-river ce qui devait arriver, comme toujours, dans ce type de situation, c'est-à-dire que les Somaliens, pour faire plaisir à leurs clients, ben ils ont bousillé les arbres. C'est-à-dire qu'on a fait le fameux "overtapping". Alors, on n'a pas. C'est pas l'objet de cette conférence de parler ce que sont les bonnes pratiques de tapping, mais si vous visitez l'exposition, vous aurez encore une idée, on peut demander à l'arbre, depuis 5 000 ans, de nous d'indé de la résine, à condition de respecter un certain nombre de choses, d'ailleurs, de respecter l'arbre. Il ne faut pas faire prôtes blessures, il ne faut pas clébler sur soi. Trop profonde, il faut probablement laisser l'arbre surposer une année sur trois, etc. Donc il faut éviter l'overtapping. Là, on n'a pas évité. Alors, il y a eu des conséquences assez nombreuses de ça et notamment que, bien entendu, les journalistes se sont en parés du phénomène, et on est allés faire des reportages. Et moi, je me souviens très bien avoir entendu des émissions radio, de télévision, disant, on vous annonce que l'ençon va disparaître. Ben, toujours avec la prudence et la moderation de type de commentaires. L'ençon va disparaître. Et je dois dire que là, j'ai un souvenir personnel, à nouveau, quand j'étais au Somal-Ilande, on est montés en haut d'une montagne. Et alors, je discusquétais avec mes partenaires, alors qu'est-ce que vous pensez de cette histoire? C'est vrai que l'arbre est en danger, et tout. Et je me dis, regarde, là, on s'est tourné, et j'ai vu une mer d'arbre dansant, à l'infini. Vraiment une mer. Alors, ce n'est pas une forêt. Les arbres dansant, ils poussent à 10, 20 m, 30 m, les uns des autres. Mais enfin, il y en avait des centaines de milliers, des ouverts des millions. Et c'est la même chose à humane dans le doffard. C'est-à-dire que, en fait, ce n'est pas du tout l'arbre, n'est pas du tout en danger d'extinction. Ce qui est absolument terrible, c'est quand l'homme se met à faire n'importe quoi, parce qu'effectivement, c'est beaucoup plus coûteux, plus long, plus difficile d'aller très loin. Et parfois, il faut aller très loin, que de se servir juste au bord de la route. Voilà. Je crois que j'en ai terminé avec ce que je voulais vous dire. Oui, le n'aument le marché, le sens. Alors, voilà. En plouade l'ensemble, en parfumerie aujourd'hui. Je crois qu'on peut dire, sans le renche-suit. Pas du tout un parfumeur, mais que l'ensemble garde un statut particulier. Gardne un statut particulier parce que c'est un ingrédient, même une fois que la résine est devenue essence, à qui le parfumeur peut faire dire des choses très différentes. C'est-à-dire que l'ensemble est tellement riche, à tellement de facettes, que, en l'associant, à d'autres ingrédients, naturels-hauts ou synthétiques, on peut privilégier ces notes, presque si trusse, ces notes aériennes, ces notes fusantes, ou au contraire, jouer son aspect sombre, son aspect presque cave, son aspect église. J'ai très souvent dans les commentaires de travail, des parfumeurs et dis-moi, j'ai envie de retrouver une note église, je vais utiliser de l'ensemble avec ça, etc. Il n'y a pas énormément d'ingrédients de parfumerie qui se laisse autant travailler avec un spectre aussi large. Et donc, c'est pas du tout une surprise de voir que mes amis d'un morage, dans les créations, depuis quelques années, exploite absolument avec les parfumeurs à qui font confiance, cette richesse de facettes pourra la fin proposer des parfums, et vous en avez les à eux-bas, dans lequel on peut, à chaque fois, sentir qu'il y a une vraie présence de l'ensemble, mais qu'elle est vraiment très différente. Donc, la conclusion, elle est très simple. C'était un ingrédient fabuleux, c'est le premier parfum du monde. Il va rester dans la palette des parfumeurs, et il faut vraiment que vous ayez en tête que l'on ait, et on est face à un ingrédient absolument magique et à qui il faut vraiment reindre un hommage appuyé. Voilà, j'enmerci. (Applaudissements) (Musique) Retrouvez cette émission sur podcast.biné.com et sur les plateformes habituelles.
Podcast Summary
Key Points:
L'encens est considéré comme l'un des premiers parfums du monde, utilisé depuis 4000 à 5000 ans, mais de nombreuses incertitudes persistent sur son histoire et son identification dans les textes anciens.
Il provient exclusivement de certaines régions d'Afrique (Éthiopie, Somalie) et de la péninsule arabique (Oman, Yémen), refusant de s'adapter ailleurs, contrairement à d'autres plantes comme la rose.
Son commerce a évolué en trois grandes phases
L'encens a acquis une dimension sacrée, notamment en Égypte antique où il fut associé au divin, et a généré d'immenses richesses, finançant par exemple la splendeur de la cité nabatéenne de Pétra.
Summary:
Dominique Rock explore l'histoire fascinante de l'encens, un ingrédient olfactif millénaire aux origines mystérieuses. Issu des arbres Boswellia, il pousse exclusivement dans des zones limitées d'Afrique et de la péninsule arabique, résistant à toute transplantation. Son utilisation remonte à plusieurs millénaires, mais les textes anciens mêlent souvent l'encens à d'autres résines comme le térébinthe ou le styrax, compliquant la recherche historique.
Le commerce a connu trois révolutions : d'abord par navigation côtière, puis par les caravanes de chameaux qui ont fait la fortune de cités comme Pétra, et enfin par la voie maritime avec les moussons, étendant sa diffusion jusqu'en Inde et en Chine. L'encens s'est imposé comme une matière précieuse et sacrée, notamment dans les rites égyptiens, conservant un statut unique dans l'histoire des parfums.
FAQs
L'encens est une résine aromatique issue d'arbres de la famille des Burseraceae, principalement les espèces Boswellia sacra et Boswellia carterii. Il provient exclusivement de régions spécifiques comme l'Éthiopie, la Somalie, Oman et le Yémen, refusant de pousser ailleurs malgré des tentatives historiques de transplantation.
L'encens est souvent qualifié de 'premier parfum du monde' en raison de son ancienneté remontant à 4 000 ou 5 000 ans. Il a été l'un des premiers aromates à être associé au divin, notamment par les Égyptiens qui l'ont intégré dans leurs rituels religieux, lui conférant un statut exceptionnel.
Historiquement, l'encens a été transporté via trois grandes routes : d'abord par navigation entre les rives du golfe d'Aden, puis par caravanes de chameaux à partir du Yémen vers Pétra et Gaza, et enfin par voie maritime grâce aux moussons, permettant son exportation vers l'Inde et la Chine.
L'encens a été un moteur économique majeur, contribuant à la richesse de cités comme Pétra grâce au commerce des caravanes. Son coût élevé et sa rareté en faisaient un symbole de pouvoir et de luxe, souvent offert en cadeau diplomatique, comme dans la légende de la reine de Saba et du roi Salomon.
Dans les textes anciens, l'encens était souvent confondu avec d'autres résines comme celles du pistachier térébinthe, du styrax, ou du baume de Judée. Ces mélanges rendent difficile la traçabilité exacte de l'encens, d'autant que certaines matières, comme le baume de Judée, ont aujourd'hui disparu.
En parfumerie moderne, l'encens est principalement issu des espèces Boswellia sacra et Boswellia carterii, valorisé pour ses notes riches et profondes. Il reste une matière noble, utilisée dans des créations olfactives fines et des projets artistiques, comme l'exposition Wadi Doqa lors de la Paris Perfumery Week.
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