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202: Se comparer : moteur ou poison ?

24m 53s

202: Se comparer : moteur ou poison ?

Dans cet épisode d'Easy French, les animateurs explorent la comparaison aux autres, un thème universel. Ils commencent par des débats "D'accord, pas d'accord" : se comparer n'est pas indispensable pour progresser, car cela dépend des personnalités et peut nuire à l'estime de soi. Les réseaux sociaux, notamment Instagram, sont pointés du doigt pour leur rôle à pousser à la comparaison en montrant des versions idéalisées de la vie des autres, souvent via des algorithmes qui ciblent des personnes similaires mais "améliorées". Ils notent que la comparaison est plus fréquente qu'avant, car nos destins sont moins tracés et les outils numériques multiplient les occasions de se mesurer aux autres. Le terme "meilleur" est jugé subjectif, car il est difficile de qualifier une personne de supérieure dans un domaine donné. La discussion couvre aussi les domaines où la comparaison est courante : l'école avec les notes, les fratries, le travail, les voisins, les amis, et la parentalité (grossesse, accouchements, acquisitions des enfants). Ils soulignent que cette comparaison peut être source de souffrance et même briser des relations, mais qu'elle peut aussi servir de motivation, comme pour essayer de nouvelles choses. Enfin, ils rappellent que même en sachant que les images partagées sont biaisées, on ne peut s'empêcher de se comparer inconsciemment. L'épisode encourage à se comparer à soi-même pour mesurer ses progrès, plutôt qu'aux autres.

Transcription

4653 Words, 25365 Characters

French
♪ ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ Vous êtes sur Easy French. ♪ ♪ ♪ Bonjour les amis et bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Easy French. Bonjour Elaine. Salut tout le monde, salut j'ai dit comment ça va aujourd'hui. Ça va, ça va, les températures en fin bc, c'est une excellente nouvelle, et toi? Ça va bien, toujours content d'être à Paris, toujours content de te voir au studio. Alors qu'est-ce que tu nous as préparé pour aujourd'hui? Un sujet universelle qui parle à tout le monde, la comparaison. Wow, aux autres notamment. Super! Alors on y va? C'est parti. ♪ ♪ ♪ D'accord? Pas d'accord. On commence avec cette section qu'on aime bien, qu'on aime beaucoup et qui n'est pas très nuancé, pas très subtile, mais honnête. Alors on commence par un d'accord, pas d'accord sur la comparaison aux autres. Elaine, d'accord, pas d'accord. Ce comparer aux autres est indispensable pour progresser. Pas d'accord. Ah ouais? Ok. Ouais, non, je pense pas que ce soit indispensable. Je pense que ça dépend des personnalités. Il y a des gens pour qui la comparaison est un moteur, une source de motivation, et il y a des personnes pour qui se comparer, c'est toujours se comparer à son propre désavantage. Donc quand c'est le cas, je pense que la comparaison est plutôt à éviter et que ça ne permet pas de progresser, mais seulement de se déniguer et d'avoir des pensées négatives. Donc dans ce cas-là, c'est pas vraiment utile. Ok, j'entends. Et toi? Tu penses que c'est indispensable? Le mot indispensable est volontairement un peu fort. Je dirais pas indispensable, donc effectivement pas d'accord, comme toi. Mais on aura l'occasion d'en reparler parfois. J'ai l'impression qu'on se met un peu des limites tout seul et le fait de se comparer aux autres et de voir ce que les autres sont capables de faire, ça peut être transparent. C'est vrai. Alors, pas d'accord, les réseaux sociaux nous poussent forcément à nous comparer. Je suis d'accord. Ok? Je pense que ça fait partie des stratégies mises en place par les réseaux sociaux, notamment par Instagram, et le fait de voir, d'avoir sous les yeux d'autres personnes qui nous ressemblent très souvent parce que c'est aussi ce que les algorithmes font et nous montrent des personnes qui nous ressemblent mais qui sont toujours un peu mieux. Un peu comme des versions améliorées de nous-mêmes. Et quand on voit ça, forcément on ne peut pas s'empêcher de se comparer. Est-ce que tu es d'accord aussi? Je suis d'accord avec ça. J'allais te dire qu'il y a quand même une part des réseaux sociaux qui fait parfois du bien, qui fait parfois prendre conscience de certaines choses. Mais tu as raison, je pense que 95% des réseaux sociaux a été fabriqués pour qu'on se compare et qu'on veille toujours plus et qu'on se dise qu'est-ce que je peux bien acheter qui me ferait ressembler à cette personne? Non, ouais. Exactement. Ok, d'accord. Je suis d'accord avec toi. D'accord ou pas d'accord, on se compare plus qu'avant. Oui, je suis d'accord. Je pense que plus dans le passé, nos destin étaient plus tracés. Oui. Quand on avait des parents boulanger, on devenait boulanger. Quand on avait des parents agriculteurs, on devenait agriculteurs. Et donc on se posait peut-être moins de questions. Et aujourd'hui, on a l'illusion qu'on peut faire plein de choses et qu'on peut faire un peu tout ce qu'on veut. Et cette illusion nous fait nous comparer en fait. Parce qu'on suppose que peut-être à la vie de quelqu'un d'autre, nous est accessible et donc on se compare. Alors que peut-être dans le passé, les gens ne voyaient simplement pas ce que faisait les autres comme une possibilité. Et donc peut-être se comparer moins. Je suppose que c'est une supposition. Je suis d'accord avec ce que tu dis. Oui. Mais je ne suis pas d'accord avec la phrase "on se compare plus qu'avant". Je pense que c'est profondément humain de se comparer. Oui. Et qu'on a juste beaucoup plus d'outils pour le faire. Peut-être on se compare à des personnes à plus de gens. À plus de gens. Oui, à plus de gens et avec plus de façon possible. Mais le laissant est même de la comparaison. Peut-être si t'étais boulanger, tu te comparais à tous les boulanger. Mais ce que tu dis, c'est très vrai. Surtout sur cette idée d'illusion. Oui. Parce qu'on le voit sur les réseaux sociaux. Ça nous paraît si simple. Suifiez-vous juste de faire ça. Et en fait, il y a plus de freins que ça. D'accord ou pas d'accord. Il y aura toujours quelqu'un de meilleur que nous. Pas d'accord. Parce que le mot meilleur. Je pense que c'est un peu difficile de l'appliquer à ça. Il y aura toujours quelqu'un qui gagne plus d'argent que nous. Il y aura toujours quelqu'un qui a une plus belle peau que nous. Il y aura toujours quelqu'un qui voyage plus que nous. Il y a plusieurs. Oui, mais meilleur. Plus drôle. Oui. Je pense que c'est difficile d'utiliser le mot meilleur parce que c'est trop subjectif, parce que ça veut dire meilleur. Ok. Je pense qu'on ne peut pas vraiment dire qu'une personne est meilleur qu'une autre. En tout cas, dans un domaine spécifique. Oui. Il y aura toujours. Et qu'on peut étant dans un domaine certainement. Ok. La parenthesseige d'une langue. C'est un domaine dans lequel on a très vite tendance à se comparer. À celui qui parle déjà couramment. À celle qui a un meilleur accent. Ou à celui qui apprend tout simplement plus vite. Mais chaque personne avance à son propre rythme. Avec sa propre histoire, avec le temps dont elle dispose et avec ses propres objectifs. Et chez Easy French, on espère vous aider à faire une chose. Vous comparez un peu moins aux autres et un peu plus à la personne que vous étiez. Il y a quelques mois. Si aujourd'hui, vous comprenez une vidéo ou un épisode de podcast que vous n'auriez pas compris il y a quelques mois. Si vous oser parler un peu plus, alors, vous êtes déjà en train de progresser. Et si vous voulez nous soutenir, soutenir notre travail ou accéder à des ressources supplémentaires en rapport avec nos vidéos et notre podcast des exercices, des listes de vocabulaire, des transcriptions et traduction de nos épisodes de podcast, vous pouvez devenir membres de Easy French en passant par le lien qui est dans la description de ce podcast. Et vous pourrez même tester tout ce qu'on propose gratuitement pendant cette fois. Le sujet de la semaine. On le disait, ce comparer, c'est humain, on le fait tout le temps et on le fait depuis qu'on est tout petit. On entre très vite en compétition avec les autres, que ce soit à l'école, avec les notes. Les parents participent aussi à cet esprit de comparaison et de compétition. Ils demandent à leurs enfants qu'elles n'ont-ils ont eu et qu'elles n'ont a eu leur amie, qu'elles n'ont a eu le premier ou la première de la classe. On est déjà classé des enfants. Et puis même dans les fratries avec des frères et des sœurs, on se compare aussi, qui a réussi à apprendre à lire en premier, qui a réussi à apprendre à faire du vélo en premier. Toi tu sais ça? Oui. Wow. Parce que vous étiez rapproché aussi. On était assez rapproché en âge et donc c'est vrai que c'était assez facile de dire qu'il y avait su faire quoi en premier. Oui, c'est vrai qu'à l'école on se compare tout le temps, il y a des classements. Je crois que ça se fait plus trop. Mais à notre époque, il y avait des classements, on savait qu'il y avait la meilleure note, qu'il y avait la moins bonne note. Je crois que ça dépendait aussi un peu des enfants de leur tempérumont et des parents. Il y en a pour qui c'était très important et il y en a qui s'en foutait complètement. Ouais, mais je pense quand même que ça fait quelque chose. Ouais, c'est quand même généralement assez important. Même si peut-être les enfants ne le montrent pas, je pense que ça les affecte quand même. Oui, ils ont une moins bonne note que les autres. La question c'est de savoir est-ce qu'on se dit "Je suis moins beau en maths ou est-ce qu'on se dit, je suis une moins bonne personne". Oui, c'est ça. Et puis même le fait de se dire qu'on est moins bons en maths que quelqu'un à cause d'une note, en fait, c'est un petit peu arbitraire, c'est juste une fois. Et ça ne définit pas et je pense que beaucoup d'enfants peuvent le ressentir comme quelque chose de définitif et l'intégrer complètement. Ouais, c'est vrai. Et puis même au travail, c'est vrai avec les collègues qui gagnent le plus, qui gagnent moins, qui fait quoi, qui est le plus de diplôme. Ouais, qui est le plus efficace, qui réussit à travailler plus vite, à voir les meilleures idées. Oui, c'est vrai qu'on va avoir tendance à voir ce que les autres font mieux. Ouais, on a souvent ce filtre positif sur les autres, négatif sur nous-mêmes. Alors je ne sais pas si tout le monde est comme ça. Non, je crois pas. Mais je sais que toi et moi, on est un peu comme ça. C'est une question de confiance en soi de savoir d'être très lucide sur ses points forts et ses points fables. Ouais, c'est ça. Une question de confiance en soi et de. Je ne sais pas si on peut dire que c'est de la maturité aussi, d'être un peu plus neutre envers soi-même, de pas forcément voir que les choses négatives sur soi et d'essayer d'être. Bon, la neutralité, c'est peut-être un peu utopique, mais peut-être d'essayer de se percevoir comme on percevrait une autre personne. Ouais, de se dire ça, effectivement, c'est pas mon point fort. Mais il y a d'autres choses que je fais bien que les autres ne font pas forcément bien ou pas aussi bien. Ou même sans se comparer aux autres, de dire ça, je sais que je ne fais pas très bien, mais ça je le fais bien. Mais c'est vrai qu'il s'est très très difficile de ne pas se comparer aux autres au travail. Nous, d'ailleurs, on se compare tout le temps aux autres. Aisy German, Aisy Italian, et ça fait vraiment partie de, peut-être pas, de notre quotidien. mais on le fait très souvent. - Oui, c'est vrai. - Et même entre nous, parce qu'on est très différentes, donc on n'a clairement pas les mêmes points forts et les mêmes points faibles. Et du coup, c'est vrai que, parfois, c'est difficile de pas se comparer. - Ouais. - Et en arrivant dans la parentalité, on arrive aussi dans un nouveau domaine de comparaison dès la grossesse pour les femmes. - Oui. - On compare notre grossesse, celle de quelqu'un d'autre. Et si on ne le fait pas, les autres le font pour nous. - Oui, mais qui a des nos édénosés, qui en a pas, qui a pris du poids, qui n'en a pas pris. - Qui arrive encore à courir et à soulever des poids à la salle de sport. - Qui arrive à travailler, qui est profatique pour travailler. - Ouais, c'est ça. Et après, quand l'enfant est là, - Avant l'enfant, l'accouchement, on compare les accouchements. - Bien sûr. - Ceux qui ont accouché naturellement sans péri du ral, c'est le qui ont une cesarienne qui considère que l'accouchement est raté. - Ouais, quelle horreur. - Quelles ont-elles pas accouchées ou quelles ont mal accouchées? - D'ailleurs, dans le discours médical, c'est déjà un peu une forme de comparaison, on parle d'accouchement normal et d'accouchement pathologique. Et après, quand l'enfant est là, alors là, c'est le festival de la comparaison. Quelle bébé a commencé à. - Rampé avant l'autre, qu'elle bébé a commencé à s'asseoir avant l'autre. - Ouais, et c'est vrai qu'il y a une comparaison sur les acquisitions. Mais je trouve qu'il y a une comparaison encore plus grande sur les tempéraments. - Oui, donc sur des choses sur laquelle on a aucune prise. - Oui. - Et sur les acquisitions, on n'a pas vraiment de prise non plus. - Un peu plus ou moins l'est stimulé. Mais sur le tempérament d'un enfant, est-ce qu'un enfant a un gros dormeur ou pas? Est-ce qu'il est très calme ou très sensible à la moindre frustration, stimulation? Est-ce qu'il est tout sourire avec tout le monde ou est-ce qu'il est un peu plus sauvage, un peu plus réservé? Tout ça, c'est des choses où on découvre avec tout le monde, un peu le paquet cadeau qu'on a reçu à la naissance. - On le débat avec tout le monde et on regarde. On apprend à connaître un être humain. Et ça, ça peut être dur pour certaines personnes. Et encore pour peu que. Il n'y a pas de vraie maladie, bien sûr, mais c'est vrai qu'on nous donne aussi à penser qu'il y a une bonne manière d'être. Parce qu'il y a effectivement un type, même chez les adultes, de personnalité qui est plus valorisée dans la société. Parce que c'est simplement plus facile d'évoluer dans la société quand on est à la fois sociable mais calme. Quand on fait pas trop de vague, ça commence dès l'enfance. - Il y a, en France, en tout cas, encore un objectif d'avoir des enfants sages. - Oui, c'est le gras. Il faut qu'un enfant soit sage. - Alors que le message, en fait, on utilise de manière complètement inappropriée. - Oui. - Parce que la sagesse, ça veut dire une forme d'intelligence, de serénité, de calme. Mais quand on l'applique aux enfants, être sage, ça veut dire ne pas faire de bruit. - Être d'ocile. - D'ocile. - Obey sans. - Obey sans. C'est obey sans plus que sage. Il faut que ce soit obey sans fait. - D'ocile est soumis. Et donc c'est parfois un peu compliqué quand on est confronté aux générations précédentes, d'affirmer un peu ces principes d'éducation, quand on en a, quand on a assez de bonnes passantes pour en avoir. Mais oui, un enfant peut vite être décrit comme un disciplinez, malpoli, - Ture du lent. - Ture du lent. Et oui, on peut avoir vite fait de se comparer sur ce sujet. Et alors, avec tes voisins, est-ce que tu te compare? - On compare le prix de nos loyers. Ce qui est vite là depuis plus longtemps, on déloille mon cher. - Ah oui, oui. - Pour la même surface. - C'est vrai. Et donc on est les grands perdants de cette confaraison. - Merde. - C'est un. - Oui, oui. Et puis on compare aussi les appartements. - Oui, je pense que c'est plus à ça, les décorations. - Les décorations, les aménagements. Et puis même la modernité de l'appartement. Parce que dans un même immeuble, j'ai vu des appartements plus modernes que le autre. - Rénauver plus récemment. - Et t'as pu aller voir. J'ai vu quelques appartements, pas beaucoup. J'en ai vu quelques uns et effectivement, je me suis comparé. L'attaque de l'appartement, mais aussi, est-ce qu'il est mieux éclairé, est-ce qu'il est mieux agencé, est-ce que la salle de bain a été rénauvée plus récemment, etc. - Oui, honnêtement énormément. Pas que je sois à l'air garder dans les appartements des voisins, pas du tout, mais tu vois, c'est un truc tout bête éleine. Dans mon immeuble, c'est un joli immeuble avec un escalier central et qui distribue plein d'appartements sur chaque palier. Et sur chaque palier, la disposition des appartements est toujours la même. Et il y a certains appartements dans lesquels on entre avec deux portes. - Ah! - Et je trouve que ça fait très chic. - Une porte double, c'est ça? - Oui, c'est ça, il y a deux portes. Une sur la gauche, une sur la droite, et ça s'ouvre. C'est pas courant. - Ouais. - Non, on a une porte, et comme c'est un immeuble en peu ancien, il y a des gens qui ont une double porte. - Et j'avoue à chaque fois, je me dis "Wow". - C'est chic. De portes pour rentrer chez soi, des idons, qu'est-ce ou? - Oui, je pense que parfois, on peut un peu idealiser aussi la vie de ces voisins. - Oui, parce qu'on les voit de temps en temps, on les voit pas forcément chez eux. On a impression qu'ils ont un meilleur appartement ou quand on rentre vite chez eux, on regarde pas dans les coins. - Oui, oui. - Et ça va bien mieux entretenue, mieux enger. - Oui, oui. - Certains voisins, quand je monte, parce que je prends les escaliers. Quand je les vois rentrer chez eux, je vois un peu la décoration de l'entrée. Et je vois des tableaux qui ont l'air un peu. - Qu'on recherche. - Qu'on recherche ou des photos de souvenirs de vacances. Mais forcément, c'est des gens plus âgés qui ont eu l'ultim de se construire plein de souvenirs d'accumuler des choses. Mais je me dis, "ouah, c'est chique". Je pense que j'ai toujours ce truc un peu de. - Oui. - Qu'est-ce qui fait un peu ordinaire ou un peu intellectuel, tu vois? - Oui. Donc, tu veux dire que toi, tu vois ces choses qui ne sont pas ordinaire. - Oui, c'est ça. C'est des petites choses qui disent, "Oh, ils ont du goût". Alors que ça veut rien dire. Et puis, tant mieux, ils ont du goût. - Oui. - Ça nous en aver rien. - Oui, c'est ça. Et puis, la comparaison entre amis aussi. - Ça, c'est vraiment. - Une évitable, je pense. - Oui. - Et je pense que ça peut faire beaucoup souffrir. Ça peut même mettre fin à des relations, je pense. - Je pense aussi. - Bon, ça, c'est les comparaisons un peu directs avec les gens de notre entourage. Et puis, comme on le disait dans la section précédente, il y a toutes ces comparaisons avec les gens qu'on ne voit même pas vraiment, en vrai, dans la vie de tous les jours. Mais tous ces gens qu'on voit sur les réseaux sociaux, et donc, parfois, on y dîdé à ni se la vie. - Ouais, très souvent, hein. - Oui. - Même les sens, même dans Instagram, je crois aussi. - Oui, je crois aussi. - Ça a été inventé pour ça. - Ouais, c'est ça. Et même ce qui est très pervert, même les gens qui se montrent soit disant sans filtre, sans maquillage, qui montrent leurs vraies visites. C'est toujours un petit peu esthétisé quand même. Et donc, parfois, c'est encore plus brutal, parce qu'on se dit, "Wow, si ça, c'est. - Si ça, c'est la vie de cette personne, sans filtre, sans aucune amélioration. Alors, ma vie est vraiment mauvaise. - [Rires] - Est-ce qu'il faut, c'est qu'on a très conscience de tout ça, on a beau savoir que finalement, on part notre quotidien, au moment un peu exceptionnel de la vie d'autres personnes, parce qu'on se doute bien que quelqu'un qui. ont qu'une photo d'un voyage, qu'il fait à l'autre bout du monde, c'est pas sa vie de tous les jours. Mais on a beau savoir tout ça. Je pense que c'est complètement inconscient. Il y a une part de nous qui se compare. - Oui, on le sait, parce qu'en plus, on fait la même chose. Moi, par exemple, quand je partage pas beaucoup de photos sur les réseaux sociaux, mais je partage beaucoup de photos de mon enfant, par exemple, avec ma famille. Et les photos que j'envoie, c'est toujours les plus belles, les plus rigolotes. Et si j'envoie une photo où on allère de vraiment beaucoup s'amuser au parc, en fait, c'était une minute de ce moment au parc. Il y a eu plein d'autres minutes où l'enfant a râler, où il s'est débattu, où il n'était pas content, moi, j'étais pas content. Et je le sais que je fais ça et que tout le monde fait la même chose. Quand même, on a ce petit pincement de. Ah, sa vie est mieux. - Les ondes joyeuses. - On avait un peu évoqué le sujet dans la première section, mais je crois que parfois les comparaisons peuvent être utiles. - Oui, elles peuvent être utiles. Par exemple, c'est vrai, comme tu l'avais un peu mentionnés, se comparer, ça peut être parfois une manière de se donner un peu de motivation, se donner un peu d'espoir. L'impression qu'il y a des choses qui sont possibles, si quelqu'un qui n'a pas l'air d'être un super héros ou un dieu arrive à faire des choses qui nous semblent inspirantes. Alors, peut-être que nous aussi, on pourrait. - Complètement. Je pense qu'on n'utilise pas assez ça. Je veux dire, ah, tel personnel à fait ça, je n'avais pas pensé, bah je vais essayer moi aussi. - Ouais, je pense qu'on a tendance à s'arrêter à cette personne à faire ça et moi non. Alors qu'on pourrait dire si elle l'a fait, peut-être que moi aussi, je peux. - Est-ce qu'il y a une fois où ça a été arrivé de te dire ça? - Ça nous arrive assez régulièrement. - Oui, ça arrive régulièrement. Par exemple, des recettes qui ont l'air sympa, ça a l'air très beau et très appétissant. Et je me suis déjà dit, ah bah, ça a pas l'air si compliqué. Je pourrais aussi essayer, et effectivement, c'est faisable. - Oui, il est fait son peut-être plus challenge comme tu disais où on se compare à d'autres chaînes et parfois d'autres chaînes font des vidéos un peu plus complexes, qui ne manquent plus de temps de travail, plus d'investissement. Et on se dit, "Sus ils l'ont fait, peut-être le faire aussi." - Ouais, ouais, complètement. - Oui, ils dévoyaient, je sais, peut-être, voyager seul, de voir des gens voyager seul, on se dit, ouais, pourquoi pas. Je peux le faire aussi. - Non, et dans la vie de tous les jours, on a aussi besoin de voir ce que font des gens qui nous ressemblent pour se dire, "Ah, elle me ressemble et pourtant elle arrive à faire ça." Je devrais pouvoir y arriver. mais aussi. Mais je trouve que parfois ça permet aussi de se remettre en question et de se dire "Ah je faisais tel chose comme ça, ça fonctionne pas mais je continue de le faire" et telle personne elle fait ça comme ça, ça marche, je peux changer aussi. Ouais, que ce soit peut-être des questions d'organisation au quotidien. Dans la manière de faire du sport, j'ai pu voir des vidéos de femmes qui faisaient du sport à la maison, en quelques minutes, sans forcément avoir une tenue de sport ou des accessoires et des femmes qui ont l'air normal et donc j'ai pu me dire "atient elle fait ça, c'est simple, il n'y a pas besoin d'avoir du matériel" et après j'ai effectivement gelé fait et c'était tout à fait possible. Ah je trouve que c'est un super exemple sport, typiquement. C'est un truc tout le monde peut progresser ou on peut trouver des sources d'inspiration dans plein d'endroits. J'y aura l'altitude, tu auras l'eau. Alors il y a un type de comparaison dont on n'a pas parlé et que je trouve extrêmement vieux. C'est quand on se compare à des gens qui ont moins de chance que nous pour se rassurer. Ah ouais, c'est vraiment. Comme tu as dit c'est évicieux, c'est un peu mauvais, c'est un peu mal fin. Et en fait c'est difficile de ne pas le faire. Moi en tout cas, personnellement c'est quelque chose sur lequel je travaille et que je l'essaye de ne pas faire mais c'est très difficile parce que contrôler ça a pensé. C'est particulièrement difficile. Mais en tout cas, j'essaye d'en prendre conscience quand je le fais et je me dis "oui je suis en train de me rassurer, de me dire des choses positives sur moi-même en me comparant à quelqu'un qui est en train de souffrir ou en tout cas d'avoir une période difficile" ou qu'il n'y a pas une chance. Oui c'est ça, ça c'est vraiment, vraiment mal ça. J'ai vu sur Instagram il n'y a pas très longtemps une femme qui aveugle et qui parle pas beaucoup de ça mais il se trouve qu'elle est aveugle. Elle expliquait que souvent elle entendait les gens dire "Ah mais si elle arrive à faire tout ça alors qu'elle est aveugle je peux bien y arriver mou aussi" Oui ça doit être très dur de entendre ça. Oui, oui mais non. Parce qu'en plus ça réduit la personne à ce handicap, c'est ça, quelque chose qui ne l'a définit pas entièrement et ça doit être vraiment violent. Donc ça ça. Et donc ça m'a fait penser à ça et donc bref en regardant, en fait il y a deux sortes de comparaison. La comparaison ascendante quand on se compare à entre guillem et mieux que soir et la comparaison descendante quand on se compare à des gens moins bien. Je prends des pancettes pour se rassurer. Ouais et c'est vrai que c'est un mécanisme assez vicieux et un plus ce sentiment de réassurance il est très effémère. Oui oui complètement il est très effémère et en plus il n'où fait pas vraiment du bien parce qu'on a complètement conscience que c'est mal ça. Et donc on a aussi un peu de culpabilité en même temps que ce sentiment de supériorité et c'est à pas un cocktail très valorisant. Oui et en fait on le sait tout ce qui est sentiment de supériorité ou sentiment d'infériorité. C'est exactement la même chose c'est justement que de confiance en soi et en fait c'est le même mécanisme de ce dénigré. Ou de dénigré quelqu'un. Mais moi je plaide complètement coupable je fais ça très souvent et j'ai un énorme sentiment de culpabilité à chaque fois. Parfois je la voue à des gens pour me sentir mieux parfois je la voue à des gens j'ai fait ça expié ton péché. Exactement c'est vrai que c'est un comportement vraiment nosifs en fait aussi bien oui nosifs pour soi les autres ne le savent pas bien sûr parce qu'on leur dit pas en face généralement c'est vraiment un comportement que j'essaye de contrôler. Oui moi ça m'arrive pas dans beaucoup de domaines mais c'est vrai qu'on en a déjà beaucoup parlé. Comme par exemple on apprend que l'enfant de quelqu'un n'aura pas ça nous rassure beaucoup. Alors qu'on devrait être en empatie parce que c'est difficile etc mais on se dit ok c'est bon on n'est pas celle ou alors qu'un enfant n'a encore moins que le nôtre et on se dit bon je suis pas à pleindre il y a pure que moi alors que bon ça nous rajoute pas des heures de sommeil de sa manteur. On est sûr que cet épisode vous a parlé ou à raisonner. Je suppose qu'il y a plein d'annégats que vous pourriez nous raconter sur des comparaisons fructueuses ou non fructueuses que vous avez fait alors partagez nous toutes vos expériences à la fois sur discord si vous êtes membres on peut en discuter dans la section de notre podcast et vous pouvez aussi nous envoyer des messages voco on pourra diffuser dans le podcast. sur easyfrench.fm et puis pour ceux qui sont membres de la communauté easy french on se donne rendez vous dans les bonus pour continuer à discuter de ce sujet et pour les autres on vous dit à la semaine prochaine. Au revoir à bientôt.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La comparaison aux autres est un sujet universel, discuté à travers des sections "D'accord, pas d'accord".
  2. Se comparer n'est pas indispensable pour progresser ; cela dépend des personnalités et peut mener à l'autodérision.
  3. Les réseaux sociaux, surtout Instagram, poussent à la comparaison en montrant des versions améliorées de nous-mêmes.
  4. On se compare plus qu'avant en raison d'une illusion de choix et d'outils numériques, bien que la comparaison soit humaine.
  5. Le mot "meilleur" est subjectif ; il y aura toujours quelqu'un de plus riche, plus drôle, etc., mais pas nécessairement "meilleur".
  6. La comparaison commence dès l'enfance (école, fratries) et continue au travail, entre voisins, amis, et en parentalité.
  7. Les comparaisons peuvent être utiles comme source de motivation, mais sont souvent biaisées par des images idéalisées.

Summary:

Dans cet épisode d'Easy French, les animateurs explorent la comparaison aux autres, un thème universel. Ils commencent par des débats "D'accord, pas d'accord" : se comparer n'est pas indispensable pour progresser, car cela dépend des personnalités et peut nuire à l'estime de soi. Les réseaux sociaux, notamment Instagram, sont pointés du doigt pour leur rôle à pousser à la comparaison en montrant des versions idéalisées de la vie des autres, souvent via des algorithmes qui ciblent des personnes similaires mais "améliorées".

Ils notent que la comparaison est plus fréquente qu'avant, car nos destins sont moins tracés et les outils numériques multiplient les occasions de se mesurer aux autres. Le terme "meilleur" est jugé subjectif, car il est difficile de qualifier une personne de supérieure dans un domaine donné. La discussion couvre aussi les domaines où la comparaison est courante : l'école avec les notes, les fratries, le travail, les voisins, les amis, et la parentalité (grossesse, accouchements, acquisitions des enfants).

Ils soulignent que cette comparaison peut être source de souffrance et même briser des relations, mais qu'elle peut aussi servir de motivation, comme pour essayer de nouvelles choses. Enfin, ils rappellent que même en sachant que les images partagées sont biaisées, on ne peut s'empêcher de se comparer inconsciemment. L'épisode encourage à se comparer à soi-même pour mesurer ses progrès, plutôt qu'aux autres.

FAQs

Le sujet de cet épisode est la comparaison aux autres, un thème universel qui parle à tout le monde.

Non, Elaine n'est pas d'accord. Elle pense que cela dépend des personnalités et que pour certaines personnes, la comparaison mène à se dénigrer et à avoir des pensées négatives.

Les réseaux sociaux, comme Instagram, utilisent des algorithmes qui montrent des personnes qui nous ressemblent mais qui sont toujours un peu mieux, comme des versions améliorées de nous-mêmes, ce qui rend la comparaison inévitable.

On se compare plus qu'avant parce qu'on a l'illusion de pouvoir faire tout ce qu'on veut, et on voit plus de gens grâce aux outils modernes, même si le réflexe de comparaison est profondément humain.

Easy French conseille de se comparer moins aux autres et plus à la personne que vous étiez il y a quelques mois, en notant vos progrès comme comprendre un épisode ou oser parler davantage.

Dans la parentalité, la comparaison commence dès la grossesse et l'accouchement, puis continue avec les acquisitions des bébés comme ramper ou s'asseoir, et même sur les tempéraments des enfants.

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