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Saison 1, épisode 1 : Mile End

23m 26s

Saison 1, épisode 1 : Mile End

Ce segment de l'émission "Histoire de quartiers" suit l'autrice Abla Farhoud dans son quartier montréalais du Mile-End/Outremont. Elle explique comment son roman "Le sourire de la petite juive" est né de son observation quotidienne et de son imagination concernant la vie de ses voisins, en particulier ceux de la communauté hassidique. Pour elle, le quartier est un spectacle perpétuel et une source d'inspiration majeure, un personnage à part entière où la diversité culturelle est mise en scène. L'émission met en lumière comment son processus d'écriture, nourri de recherches et de promenades, lui a permis d'apprivoiser son environnement et de briser des préjugés. Son statut d'immigrante libanaise ayant profondément pris racine au Québec influence sa perspective, créant un dialogue entre ses origines et son ancrage local. Un usager de la bibliothèque témoigne également de comment le livre lui a fait redécouvrir son quartier. L'émission se conclut en présentant le prochain projet de l'autrice, centré sur le lieu "Arbre-Simpière", confirmant que les territoires et la question de l'appartenance sont au cœur de son œuvre.

Transcription

3444 Words, 19630 Characters

French
♪ ♪ ♪ - Histoire de quartier. ♪ ♪ ♪ - On a tous déjà essayé d'imaginer la vie de nos voisins. Que font-ils lorsqu'ils ne sont pas en train de promener leur chien ou de faire leurs emplettes? - Qui sont-ils à l'abri des murs de leur appartement, condos ou maison? - C'est notre petit côté voyeur à toutes et à tous, mais c'est aussi une façon de se familiariser avec eux. En les observant, on essaie de découvrir qui ils sont. Et si on est chanceux, nous trouverons peut-être même des points en commun qui nous permettront d'engager la conversation la prochaine fois que nous les croiseraons dans la rue. ♪ ♪ ♪ - Je m'appelle Claudia La Rochelle et je vous invite à la rencontre d'autres et ses d'auteurs qui ont écrit sur les quartiers de la ville Les usagers et usagers qu'ils les lisent à travers le réseau des bibliothèques de Montréal. L'autrice d'origine y bânaise à Blaffaroude, abèle le même quartier depuis une trentaine d'années. Entouré de voisins et voisins nos divers origines à agir communautés, elle est bien placée pour observer le spectacle de la diversité. D'autant plus que sa rue, Otschessun, est s'indé entre deux quartiers. Le Myland, son côté et autrement, l'autre côté. En 2011, épuisé par l'écriture de son dernier livre, Abla s'est laissé aller à imaginer les vies de ses voisins voisines. Qu'ils sont-ils vraiment? Que vives-ils? Que penses-ils? A des fautes, les connaître intimement, cet exercice lui a permis de se familiariser avec ceux qu'elle côtoyait chaque jour, mais qu'elle connaissait au fond si peu. L'imagination au service du vivre ensemble? Pourquoi pas? Abla, on est en ce moment chez vous, en rue Otschessun, et je suis très heureuse d'être avec vous parce que j'ai déjà habité à autrement sur la rue de l'épée. Et quand je suis débarquée ici enceinte, j'avais été vraiment fascinée parce qu'il y avait beaucoup de jeux fascinés, que c'était mes voisins. J'avais du mal en train de communication avec eux, et je me disais, bon, pour parfaire ma culture, pour comprendre qui sont ces voisins-là, pour comprendre d'où ils viennent leurs parcours. Ben, je me disais que c'est vous qui avez contribué à faire ma culture générale, parce que je t'ai allé me chercher vos livres, notamment le sourire de la petite juive qui est au coeur de cette entretenée-là. Le sourire de la petite juive, c'est un truc comment abla dans votre parcours d'écrivaine? J'avais écrit plusieurs pièces de théâtre, et après ça, des romans. J'avais écrit trois romans, puis le dernier que j'ai écrit, le fou d'omans, ma complètement. tu es. tu es créé un romant pour vivre, mais ça. C'était trop dur de continuer. Je suis récité plusieurs années sans écrire, et petit à petit, au moins 5 ans sans écrire, et c'est les chansons que j'ai fait avec ma fille. Ils m'ont réveillé à l'écriture, c'est tout le monde. Et je sais pas si c'est arrivé, c'est par un rêve. Exactement, comme c'était écrit dans le livre, mais peut-être que je l'ai réécrit, là, mais c'est un rêve que j'ai eu de celui où j'habite. Et puis, à partir de ce rêve-là, j'ai commencé à voir ces personnages-là et à développer surtout la petite juive. Oui! Qui était dans mon rêve, sans doute. Sans doute, c'est vu, tout ça, la vraie. C'est parce que, d'acte quand même, ce roman-là, le sourire de la petite juive, mais il a eu un succès rotantissant. C'est un de vos romans qui a connu le plus grand succès. Oui, du point de vue public, c'est vrai, ça s'est bien vendu, très bien vendu, c'est un c'est l'air, là. Mais j'étais content, quand même, de ce nombre de personnages, c'est très invention de la rue où. Il y avait de plus en plus d'acidie, et donc c'est pas pour rien que les personnages acidiques sont importants. Mais pour les faire, pour les écrire, en cher, j'ai dû lire, lire, lire, regarder. Parce qu'on n'arrive pas à entrer en communication, même avec mon personnage principal, j'ai tout inventé, là. Je l'ai imaginé comme en face de chez moi. Je suis chez sonne, mais du côté, Maïlande, elle, mon personnage a inventé, mais quelque part qui vient de la réalité, était juste en face de moi, avec toute sa famille. Je suis chez sonne, mais côté autrement, on met, tu sais que c'est paré en deux. Ça, je savais pas ça, à peu près. Je me l'as appris, là, je me rappelais pas de ces détails. Donc vous me dites, c'est vraiment la rue, chez sonne qui délimite, c'est absolument. J'ai dû faire beaucoup de recherche pour arriver à ça, là. Pour moi, qui est émigrant aussi, il n'y a pas juste les juifs, là. Maintenant. Mais maintenant. Mais aussi, je te ressais intéressant d'être comme divisé en deux aussi, moi-même, dans le roman. C'est ça parce que vous êtes originaire du Liban, vous êtes arrivés ici, vous êtes égènes quand même. Oui, quand même, six ans, peu près. Ça, donc votre culture est très québécoise aussi en même temps. Oui, mais oui, c'est sûr. Je vais pouvoir être presque j'ai écrit, très québécoise, mais on a beau dire ce qu'on voudra, les gens nous rappellent s'ultans. Nous rappellent ce qu'on est. Nous nous renvoie à nos origines tout le temps, tout le temps. Donc, c'est bien rare, je me fais dire. Oh, là, la petite québécoise. Ça, j'ai eu ça bien que je suis québécoise, puis québécoise que beaucoup de monde. Et puis je suis très politisé, puis etc. Mais souvent, c'est comme le rappel que je viens d'ailleurs. Au début, ça me choquait beaucoup. Ça me choquait beaucoup. Oh, puis petit à petit, je l'ai accepté comme une évidence. Pourquoi aller compte? Oui, je viens d'ailleurs. Là, on est chez vous dans notre appartement très coquée. Luminue, il y a du vécu, c'est en sang aussi l'inspiration de l'ibarnèse qui a abité. Là, il y a du vécu. Je savais 44 ans que je suis là. Wow. J'ai vu le quartier changer. Les russes sont, pareil, mais c'est ce qui habite. Ça a tellement changé. Le sourire de la petite juive a été écrit ici où nous sommes présentement. Absolument. On regarde beaucoup le quartier. Je suis beaucoup inspiré. Je quartierais. Le quartier est un personnage. Oui, mais j'ai beaucoup marché dans le quartier. J'ai beaucoup vécu dans le quartier. Donc tous ces personnages-là, comme la juive, la va-damme juive, qui est à sa fenêtre, qui est à 100 ans, peu près. C'est sûr, il a fallu que je l'ai inventé une histoire, mais j'ai les vues. C'est ça. C'est la vie. Et comme la petite juive en face, on ne sait jamais parler, bon, ne sait jamais sourire, mais je peux inventer tant que je veux. Quoi de plus attendre et s'en que de se promener, Réartific son le samedi, est de voir des familles entières de Acidim, tout en chabattaient. Tous, du plus petit ou plus grand, dans leur plus beau atout, le spectacleur, je suis très malie compris. Cela rappelle pour ceux qui les ont connu, les grandes mèves du dimanche autour des péronts déglises dans le Québec des années 1950, et même au début des années 60, quand François allait encore à la main save, paire, mère, sœur et frère, tout en dimanche chez, de pied en cap. Le pire, c'est qu'il fallait rester propre et sage toute la journée. François avait le droit de lire, la maîtresse du permettez d'emporter pour la fin de semaine, que l'il vaut qu'elle devraient, lui une fois qu'elle les avait terminée, elle l'aise à sa soeur. La famille qu'elle croise, compte 10 personnes, par en compris, de bébés dans un carose double, de fillet de 4, 6 ans vétus alli d'antique, avec chacune une capine neuve et le robe longue s'attinée. Elle vire volte, se trouve joli, se montre leur nouveau solien cuirverni. Acidimaut pas, une nouvelle paire de chaussures, c'est toujours un événement pour un enfant. Deux garçons de huit dix ans, des hommes en minature portent fièrement costume et cravate, chemise blanche fréquemment repassée et qui pas de faite. Il court devant. Un peu derrière, les parents et leurs deux adolescents, elles aussi habillent pareil, seuls leurs bouche veut brillant et propre, sont croifées avec une légère différence. Qui est la petite juive de votre main? C'est la petite vie que j'ai été, moi, je parle de moi quand je parle d'elle, c'est moi à 12 ans. Parce que j'ai l'impression que vous abitez le quartier avec des yeux des créaimes. Et c'est pas tout le monde qui habite son quartier avec des yeux de créateur ou de créatrice, c'est-à-dire que vous regardez le quartier avec beaucoup de sensibilité pour pouvoir vous en inspirer pour écrire ensuite. Je dis, je dis, personnelle qu'il y en avait une d'hommes, je ne sais pas si. - Ça me fait bien, c'est que je l'avouiller devant le genre de "Je m'en écoute" - Mais, semaine après semaine, on est venu un personnage. Il y a beaucoup de beaux personnages quand même. - Ah, tellement, je peux en écrire un autre. Mais sinon, je vis comme tout le monde ici, je veux dire, "Mais y'a de quoi regarder?" - On ne peut pas s'ennuyer dans le coin ici, je veux dire, on a juste regardé. Moi, je me suis regardé, mais je ne regarde pas de danse, comme pour y créer quelque chose, si jamais dans ce sens, c'est juste pour moi, j'aime regarder les gens. - À quelques misons de la Rue Bernard, côté Maélane, dans un désémétage avec escalier en tir boucheon, il y avait en appartement qu'on appelait "la partement des actrices". Une actrice arrivait, habité la quelques années, puis disparaissait. Une autre ménagé, hivé pendant un temps, il s'évalorait à son tour pour laisser la place à la suivante, jamais d'acteurs ou de gens ordinaire, toujours des actrices. Jamais des critos appartement à l'ouet, et pourtant, la partement ne restait jamais vide. On aurait pu penser que ce logement appartenait à l'union des artistes et qu'il était au revoir par concours comédienne seulement, puisqu'il aurait été étonnant qu'aucun comédien n'est gagné le concours en 40 ans. Beaucoup d'acteurs venaient faire leur tour comme ami ou amoureux ou un texte à la main pour répéter, mais jamais en tant que locataire. Certaines étaient connus grâce à la télévision d'autres inconnus du grand public, joué au théâtre. Aller voir, discrétés et facées, faisant leurs emplettes sur l'avenue du parc, leur entraînement au AMC, ou courant en vêtement de "Diogeing" en toutes ces zones, on les aurait parcoulé capables d'affronter la foule des plus grandes éatres de Montréal, où ils avaient pourtant toutes jouées des rôles importants à un autre, que ce soit au théâtre à la télévision et au cinéma ou souvent les trois. Toutes celles qui se succédèrent dans cet appartement avaient eu de belles carrières. Certaines continuent à jouer d'autres à abandonner le métier ou peut-être être une étatie de métier qui les avait laissés tomber. Celle qui avait habité ici dans les années 1970 et 1980 avait aujourd'hui 50 ans et même 60 et plus. Très peu de rôles pour notre âge, le plus difficile dans le métier, c'est le duré. C'est ce qu'elle dise tout à peu près dans ses mots, en telles en l'occasion de s'exprimer publicement. Mais une chose est sur à bla, c'est que le maelain des outrements, mais sont des quartiers en représentation involontaire. C'est-à-dire que c'est un spectacle perpétuel à regarder. On ne sait jamais la surprise va arriver par quel bord. C'est vrai. Moi, autant j'ai beaucoup d'affinités avec les Asseis-Dix, je les aime beaucoup. D'avoir écrit sur eux, ça m'a fait aussi les aimer plus. Mais je trouve dommage qui prennent complètement le quartier par exemple. Oui, j'aime la différence. Si c'est homogène, je me sens un peu plus mal à l'aise. Et c'est ce qui va arriver. C'est ça qui me fait de la peine. C'est tellement hardu. Ça peut le faire. On peut. Comment, par exemple, la petite fille? Elle est rousse. Ce qui fait que les juifs, les petites juifs, et il la pense, il est là où il joue avec elle sans problème. Non, c'est pas vrai. Il a toujours des larres. Ça, c'est trop cool. Ça fait chaud quand même. Il m'a pas petite fille. Et elle rousse. Mais il joue avec les juifs. Les juifs. C'est très bon. Oui. C'est sûr que vos livres à Blac contribuent beaucoup à briser des préjugés. Puis quand l'Ili, on est en veille d'ouverture. Moi, ça a cassé des préjugés que j'avais. Puis c'est l'hiver là. Mon ami a regardé ce voisinage avec un autre regard, avec une ouverture, une curiosité insatiable. Et ce ne se rejambait à sa vie parce que. J'ai l'impression de pas avoir toutes les clés pour comprendre le mystère. Oui, c'est un gros mystère. En tout cas, moi, j'ai eu tellement de livres pour pouvoir. Juste faire quelques personnages, pouvoir pas dire des bêtises non plus, là-dessus. Claudine Bertrand, j'habite le quartier, Maïlin, notre monde, depuis 33 ans. Je suis également au temps de livres de Poisi. Je fréquente la bibliothèque Mande-Écaille, Réchelaire. Bon, d'abord, l'architecture, je pense qu'on tombe en amour avec l'architecture. On est devant des vitros, c'est un ancien église angliquane, mais rénové et reconstruite presque à zéro. Et c'est très, très, très accueillant. Évidemment, vous avez des livres de Côte-Anglophone, Côte-Francafone, évidemment. Il y a plusieurs collections qui sont là dont les bandes dessinées, parce que cette bibliothèque-là, en fait, a pour particularité d'encourager les libraires locaux. Donc, il y a vraiment de proximité et presque chaque livre. Il est représenté et on trouve une belle variété. Et moi, je vais aussi pour la tranquillité, parce que j'ai un livre à écrire. Et j'ai tombé sur le livre de Ablan Faroude. Et donc, ce livre là m'a tiré le sourire de la petite juille. Je me suis rire, tu sais, ça. On est dans le quartier. Et effectivement, elle plonge dans ce quartier, avec beaucoup de doigtées de justice et d'imaginaire. C'est Côte-Dibule, parle des voisins, des voisins, mais aussi elle veut apprévoiser le milieu acidique. Mais comme c'est un ordre univers, sans dire que ce soit fermé, millions leur rythme, leur rythme aussi leurs habitudes. Donc, elle regardait, c'est comme ça sur la pointe des pieds. Elle a apprévoisé un jeune, 12 ans. Il y avait 12 impélevés, presque évolués. Il était là, assez un petit peu solitaire. Et puis, elle est entrée un peu dans la peau du personnage. J'ai le levue pendant, peut-être, une vétaine d'années. Moi, ce qui me fascinait, travers tout le personnage qu'elle décrit, c'est comme si elle transpose sa propre expérience dans un personnage qui est écrivain. Alors, là, évidemment, on se retrouve, parce que c'est exactement ça, comment on arrive à écrire, comment on approche le sujet, à la fois, on regarde non de loin. C'est comme un peintre qui va faire un portrait. Mais elle dit, au fond, à travers ça, ou le écriture ou la peinture, on se projette un peu, c'est un peu de soie que l'on met. Et elle parle de l'écriture de différents moments aussi de rencontres, de lancements des moments de forits, des fois des moments de vie, de vie, de questionnement, ce moment, ça, on va pas continuer. En lisant un bluff à rôtre, justement, j'ai retrouvé le quartier. Mais dans tout ce qui l'est de vivant et de fascinant, autant la blancherie et la maison du bégeux, évidemment, on y va. Ça fait de 50 ans. Donc, il y a ça aussi la libérerie, les cum des jours que l'on fréquentait, parce qu'il y avait beaucoup de lancements de rencontres descrivains, mais ils ont dû fermer forcément. Mais donc, on retrouve de tout et puis, ensuite, elle nomme aussi le café à l'Empicot, parce que sur Saint-Viattas, c'est plein, plein, plein de café. Il y a tout un milieu social qui, justement, multiculturel, qui se rencontre, et puis c'est là que les projets vont gérer. C'est très, très convivial et très, très accueillant aussi. [Musique] - Chesky, Patti, Boulangerie, Horde-Comme, est sur Avenue du Parc, - Perna. - Oui, c'est ça. - Chau-Bernard, pas oui. - C'est ça, tu prêts de. - Qui est l'endroit mythique? C'est un des rares endroits à Blas, Chesky, où il y a une mixtité entre les populations. Ça par autant français, il y est dit, anglais, des anglophones du quartier, comme les francs coulent, les québécois, les jeux faciliers. Tout le monde se ramasse chez Chess. Qui est-ce qui s'est rare? - J'ai un frère qui est "Inner", c'est lui qui a fait tout le décorbe de Chess-Ky. Pis, pis mon frère qui habité pas le coin, mais qui avait eu cette cesse contre elle-là, ils venait y voir. Ils tenaient chez Chess-Ky, il était extraordinaire, c'était un sol. J'ai eu facilié. J'en parle dans mon roman, il allait un lien avec les autres, et mon frère là beaucoup aimait, puis moi du coup, j'ai tellement aimé ce que mon frère a dit que j'ai fait cette partie-là, que ça plaît code. Pour moi, c'était une découverte aussi. Grâce à mon frère, bon, bon, parce que moi, toute seule, je répète pas sur qui était si gentil ce monsieur-là. Tu sais, je veux dire, mais depuis ce temps-là, c'est sûr que je vais acheter du bain chez lui, je vais acheter les gâteaux, puis surtout le gâteau frommage. Ce gâteau frommage de Chess-Ky là. [Musique] ♪ ♪ ♪ - Votre prochain livre par le Ratil encore des Acidiques. - Non, mon prochain livre, ça s'appelle "Arbre-Simpière". - Oh, on est allière! - On est vraiment allière parce que oublie pas que moi, je viens d'une famille d'immigrants. Et que les premiers premiers premiers immigrants dans les années 30, ils sont allés vivre ou à harbre-Simpière. - Mais c'est frête? - Non, mais quand j'ai entendu cette histoire-là de mon père, j'ai quand j'étais petite, je suis flu, payé là. J'ai dit, "Quoi? Arbre-Simpière?" Puis là, ça restait tellement une bonne interrogation que autant que les juifs acidiques dans le fond, comment c'est, comment ma grand-mère avec ses deux enfants vont aller vivre à harbre-Simpière et gagner leur vie. Et donc, comme ça, là, je me suis décidé à l'Europe, je l'écris, je l'écris avec quoi ça, la même chose. Je fais des recherches, puis, tu sais. C'est juste le goût de voir comment ils pouvaient vivre. - Donc, vous, les lieux, les territoires à blanc, c'est vraiment au coeur de ce que vous faites. - Euh, moi, quand j'ai crivé des pièces de théâtre, la première chose qu'il fallait que soit clair, c'était le lieu. Mais je suis une immigrant! - C'est vrai. - Donc, le lieu s'attacher au lieu, moi, quand j'ai trouvé cette maison-là, je savais que c'était fini, je ne suis partidaire et plus de l'agir tellement des ménagés de foi, que j'en en fendre, que c'est ici que je vis, je m'implante parce que je suis déplanté. - Je suis plus francophone que les francophones. C'est comme ça aussi que je me m'en tiens, que j'ai pris racine dans la langue. - Je ne suis pas seulement pris racine, soit je ne suis pas une femme, mais c'est mal, c'est malangue, c'est la langue que j'en proche à jour et que j'ai crié. - Merci beaucoup à Blatharoud pour ce beau moment avec vous, dans votre lieu de vie, votre ancrage. - Ça fait plaisir, vraiment. Merci. ♪ ♪ ♪ - La prochaine fois que vous y rire dans le quartier Maïlène à Montréal, allez faire un tour sur la rue Otschessune, côté Maïlène, ou autrement. Vous allez peut-être y apercevoir un des voisins qui a inspiré à Blatharoud pour son livre, "Le sourire de la petite juive". Vous pouvez emprunter votre copie du livre dans l'une des bibliothèques de la ville de Montréal. Demandez en même temps à votre bibliothèque à re-de-vous faire écouter les autres épisodes de la série "Histoire de quartiers" ou "écouter l'et sur le site de la ville de Montréal", au Montréal.ca. En se croise à la bibliothèque du quartier. Merci à Abla Faroud de nous avoir fait visiter le quartier du Maïlène. Et merci à l'usageur de la bibliothèque "Mordécaille Richler", "Claudine Bertrand", pour nous avoir parlé du livre. La série "Balado Histoire de quartiers" est une production du réseau des bibliothèques de Montréal et une réalisation du studio de "Balado récréation". [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'émission explore la vie de quartier à travers le regard de l'autrice Abla Farhoud, qui s'inspire de son environnement pour écrire.
  2. Son roman "Le sourire de la petite juive" est né de l'observation de ses voisins et de son désir de comprendre leur vie, fusionnant réalité et imagination.
  3. Le quartier (Mile-End/Outremont à Montréal) est présenté comme un personnage à part entière, un spectacle multiculturel et une source d'inspiration constante.
  4. L'importance des lieux (comme la pâtisserie Cheskie) et des bibliothèques locales dans la construction de la vie communautaire et de l'identité est soulignée.
  5. L'expérience d'immigration de l'autrice influence profondément son écriture et son rapport au territoire, entre enracinement et déracinement.

Summary:

Ce segment de l'émission "Histoire de quartiers" suit l'autrice Abla Farhoud dans son quartier montréalais du Mile-End/Outremont. Elle explique comment son roman "Le sourire de la petite juive" est né de son observation quotidienne et de son imagination concernant la vie de ses voisins, en particulier ceux de la communauté hassidique. Pour elle, le quartier est un spectacle perpétuel et une source d'inspiration majeure, un personnage à part entière où la diversité culturelle est mise en scène.

L'émission met en lumière comment son processus d'écriture, nourri de recherches et de promenades, lui a permis d'apprivoiser son environnement et de briser des préjugés. Son statut d'immigrante libanaise ayant profondément pris racine au Québec influence sa perspective, créant un dialogue entre ses origines et son ancrage local. Un usager de la bibliothèque témoigne également de comment le livre lui a fait redécouvrir son quartier.

L'émission se conclut en présentant le prochain projet de l'autrice, centré sur le lieu "Arbre-Simpière", confirmant que les territoires et la question de l'appartenance sont au cœur de son œuvre.

FAQs

Abla Faroud est une autrice d'origine libanaise qui habite le quartier depuis une trentaine d'années. Elle s'inspire de son environnement pour écrire, notamment dans son roman 'Le sourire de la petite juive'.

Le roman explore la vie des voisins et la diversité culturelle dans le quartier, en particulier à travers les yeux d'une jeune fille juive. Il aborde l'observation, l'imagination et le vivre-ensemble.

Elle observe attentivement ses voisins et leur quotidien, puis utilise son imagination pour créer des personnages et des histoires. Le quartier devient ainsi un personnage à part entière dans ses écrits.

Les bibliothèques, comme la bibliothèque Mordecai-Richler, permettent aux usagers de découvrir des livres locaux et d'explorer leur quartier à travers la littérature. Elles organisent aussi des séries comme 'Histoire de quartiers'.

Le café Chesky est un lieu mythique où se mélangent différentes populations du quartier. C'est un endroit convivial qui symbolise la mixité et les rencontres multiculturelles.

Elle se décrit comme à la fois québécoise et issue d'ailleurs, affirmant avoir pris racine dans la langue française. Son expérience d'immigrante influence profondément son écriture et son attachement aux lieux.

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