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SABCS 2023 Breast Cancer Highlights – NATALEE, MONARCH-3, INAVO120, TROPION-Breast01

23m 25s

SABCS 2023 Breast Cancer Highlights – NATALEE, MONARCH-3, INAVO120, TROPION-Breast01

Ce podcast explore le rôle de la France dans la guerre d’indépendance américaine, en répondant à la question : la France a-t-elle fait gagner les États-Unis ? L’historienne invitée explique que l’aide française a commencé dès 1775, de façon secrète, via des sociétés écrans comme celle de Beaumarchais, fournissant armes, poudre et équipements. Cette aide clandestine visait à affaiblir la Grande-Bretagne sans risquer une guerre ouverte, car la France, affaiblie après la guerre de Sept Ans, devait reconstruire sa marine. La victoire américaine à Saratoga en 1777 a convaincu Louis XVI d’officialiser l’alliance par le traité du 6 février 1778, un accord d’amitié et de commerce négocié d’égal à égal, où les Américains ont défendu leurs intérêts sans céder de monopole. Militairement, des figures comme Rochambeau et de Grasse ont joué un rôle clé, notamment à Yorktown, où la collaboration stratégique et navale française a été décisive, transformant le conflit en guerre mondiale. Cependant, l’engagement français a coûté des sommes colossales, aggravant la crise financière de la monarchie et préparant le terrain pour la Révolution française. L’historienne conclut que sans l’aide française, les insurgés auraient probablement perdu, mais que la guerre a aussi enrichi temporairement certains marchands français, sans bénéfice durable pour le royaume.

Transcription

3152 Words, 19076 Characters

French
. -Chers, heu huit heures. Bonjour à toutes et à tous et merci pour votre fidélité à Story A Votre Chêche. -Elle chaque semaine nos podcasts sont gratuites afin de préserver cette gratuité n'hésitez pas à nous soutenir. -En soutenant notre association, vous recevrez selon la valeur de votre don et bien un abonnement aux magazines Histoires et Civillations, un abonnement de 3 mois, de 6 mois ou d'un an et même de 2 ans pour les plus gros dons. -Naisitez pas à cliquer sur le lien juste en dessous de la description de ce podcast. -Merci d'être revenu à notre micro. Vous êtes historienne, agrégé, d'anglais. Vous venez de publier des Américains en France 1776, 1792. Nous avons entamé une nouvelle série de nos cours d'histoire. -La première volet était consacrée à ce n'est dernière aux origines de la Révolution américaine et aux regards croisés, Franco-Américains. -Je recevrais la semaine prochaine Eric Schneck und Boog, co-hoteur avec Bertrand van Runebec, qui est carré une l'unici de la Révolution américaine et la naissance des Etats-Unis paru chez Armancolin et cette semaine. -Nous allons nous poser cette question. Ma fonds un peu chauvines, la France a tel fait gagner la guerre d'indépendance américaine. Et Minimitrand, la France apparaît souvent comme l'allié, des insurgents américains, à quel moment précis et surtout pour quelle raison la monarchie de Louis XVI décitait de s'engager officiellement aux côtés des traces colonies. -C'est une question qui semble simple mais qui est plus compliqué à répondre qu'elle n'en a l'air. -La monarchie de Louis XVI est déjà disons tenter de financer les colonies très toi en réalité dès 1775. -On ne parle pas d'intervention militaire officielle, on parle d'intervention. -Par intervention, on peut également entendre un financement de cette guerre ouverte en 1975, avec par le biais d'individus privés, de sociétés écran, je pense notamment à celle qui monte 40 bon marchés et à son réseau, ensuite d'armateurs et de marchands qu'ils dépêchent le long des côtes françaises, notamment à Nantes ou à l'Orient. -La monarchie est très très tôt par le mécontentement américain, même avant Louis XVI avec le ministre Choisole, sous le XV, on a un intérêt pour le désordre qui commence à s'agiter dans les années 1760, en rébellion modérée, mais en rébellion tout de même. Donc on a un intérêt certain pour aller à l'encontre de la Grande-Bretagne, s'aboter l'empire britannique, et disons l'officialisation de cette alliance se fera bien sûr avec la signature du traité, le 6 février, pardon 1778. -On va y revenir. -Avec disons le point de pivot étant une victoire enfin majeure du côté américain qui, depuis 1775 jusqu'à 1717, n'en a pas de véritable, c'est il y a des victoires, bien sûr, mais celle de Saratoga marque un tournant dans cette observation. -Je vous en discipez mes questions, je voudrais revenir avant l'alliance de 1778. -La France aide donc les insurgents de manière clandestine à quoi ressemble concrètement cette aide discrète, ce sont des armes, des munitions, des réseaux commerciaux qui sont les acteurs, et est-ce que ces acteurs sont mandatés par la force politique pour développer justement cette aide? -Oui et non, certains acteurs vont le faire tout à fait indépendante parce qu'ils ont déjà des réseaux qui vont en Amérique du Nord et donc ils continuent leurs commerces, mais disons ils ne sont pas embêtés ou empêchés par les autorités françaises qui, je le rappelle, ont un devoir de neutralité dans ce conflit qui ne les concerne pas, et qui cette neutralité est censée préserver la paix entre la Grande-Botagne et la France. Si les Britanniques remarquent que la France, tout l'air, une tout l'air, ça me suis peu trop élevé pour disons des connievances entre ces marchands et les marchands américains, la Grande-Botagne déclarera la guerre à la France, et c'est une catastrophe pour la France qui n'a plus de marines après la guerre de 7 ans. Il faut absolument tout rénover, tout reconstruire, ça va mettre à peu près 15 ans, justement le temps d'observer ce qui se passe dans l'écolonie américaine. Pour revenir à la question, Virgin, sous Louis XVI va en effet auctroyer avec l'accord de Louis XVI, à peu marcher. Donc encore une fois par le biais d'une société écran et vos marchés va utiliser cet argent, bien sûr je ne rentre pas dans le débat parce que je pourrais répondre encore sur comment il utilise cet argent, est-ce que c'est un crédit? Est-ce que c'est un crédit? Est-ce que c'est un don de la monarchie? Parce qu'il y a un débat historique historique historéographique. Néanmoins, cet argent est envoyé et aide à financer artillerie lourde, fusil, munition, toile de tente, vêtement, salpètre pour la poudre. Donc on envoie tout, on leur fournie tout ce qui est possible, tout ce qui est en notre pouvoir, on leur envoie. Donc on aide la révolution américaine mais on ne le fait pas ouvertement et c'est la victoire de Sarah Togat qui constitue le tournant, qui convainc en quelque sorte versaille de franchir le pas. Tout à fait c'est l'élément qu'attendait la monarchie française pour officialiser ce pari qui est très risqué, c'est-à-dire se lancer au côté de sujets britanniques. En rébellion vis-à-vis de l'ormonarche, encore une fois c'est un conflit intérêt impérial, la France a tout à perdre. Alors à la beaucoup pas gagné, sinon elle n'y répand, elle a gagné 13 nouveaux potentiels partenaires économiques. Mais Sarah Togat est un déclencheur. Il fallait l'indépendance, Jonathan Sledis, si on veut c'est une alliance avec la France et la France est bien sûr la liée parfait dans leur objectif, dans leur quête d'indépendance et d'autonomie au-delà d'indépendance d'autonomie de stabilité politique, de prospérité, bien sûr, il faut déclarer l'indépendance. On ne peut pas continuer à repousser sa tchéance et à continuer de se battre au sein de l'empire. Il faut se déclarer indépendant pour obtenir l'aide officielle française. Mais malgré l'indépendance, même si l'indépendance est déjà une belle avancée et que Louis XVI et ses ministres notes ce pas qui est franchi, si la bataille est perdu d'avance sur le plan militaire, la France, encore une fois, ne va pas investir des millions, sa flotte rénovée, à grand-frait, pour un combat qui est perdu d'avance. Donc, la victoire de Sarah Togat fait bouger clairement les lignes et dans les semaines qui suivent l'arrivée d'écoute de cette nouvelle, Virgin va proposer des négociations autour du modèle de traiter que les Américains ont amené à Paris. Alors, quelle est le contenu et l'importance de ces traités du 6 février 1778 entre la France et les États-Unis? C'est une nouvelle étape, un moment fondateur dans l'histoire des relations franco-américaines? Oui, tout à fait. Alors ces traités sont intéressantes puisque Adam se les a rédigés les articles qui ont bien sûr été validés par le congrès continental. Mais ce qui est frappant, c'est à quel point les futures États-Unis sont déjà dans la défense de leurs intérêts. Ils ne sèdent pas de territoire majeur à la France, ils ne leur font pas cadeau d'un monopole économique. Donc on est vraiment sur une négociation des gâles à égales qui frustrent un petit peu Virgin et d'ailleurs il sera malmené par les commissaires américains dans leur négociation parce qu'ils vont le laisser un petit peu lui laisser croire que peut-être pour être concilé avec les Britanniques. Pour le forcer, plus ou moins, à accepter les conditions d'un traité qui encore une fois sont presque celles d'une nation qui discute des gâles à gâles avec la monarchie française et donc l'empire français. Ce traité néanmoins est quelque chose de fondateur dans cette alliance puisqu'elle signe une amitié et c'est un traité d'amitié qui n'a juste une amitié militaire et commerciale. L'indétrété, c'est un traité d'amitié donc on instore au niveau diplomatique institutionnel presque une sentiment d'amitié qui n'existait pas au pain de la mort. avant puisque encore une fois les Français et les ex-sugées britanniques américains n'ont jamais été amis. Alors vous avez évoqué la semaine dernière et à nouveau cette semaine vergènes, tout le monde connaît la faillette, mais il y a d'autres noms qui, d'autres personnages, qui, du côté français, qui jouent un rôle à la fois diplomatique, militaire, navale. Bien sûr, on peut penser au nom les plus connus comme Rochambot, de Grasse, Destin, des personnalités qui vont véritablement renverser la donne. Alors peut-être un petit peu moins pour le camp d'estin qui enchaîne les défaite en réalité quand ils s'engageent sur le front américain, mais en tout cas, on passe un cap. On passe un cap avec l'envoi de nos grands généraux pour aider les américains à avancer dans ce bourbier, la guerre est loin d'être gagnée, elle est même en très mauvaise foi, en très mauvaise voix du côté du commandement de Washington quand on lis ses lettres désespérés. Il n'y a jamais de bonnes nouvelles, qui se demandent. Les hivers sont rudes, la famine, le score but, la disantrie, les hiversions, c'est un état de l'armée continentale et des astreux. Lorsque les Français arrivent sur place, ils sont choqués de voir à quel point, à quel point le soldat américain n'est pas informé, n'est pas discipliné, ne peut mener une guerre. Les Français, on peut, alors ce qu'ils aient, ils ne se passent pas possible, donc on s'engage. On ne nous aille pas d'ici ça, on l'aura vendu autre chose bien évidemment. Donc on a des soldats des militaires très expérimentés qui vont aider Washington, qui lui a l'expérience du terrain, dès dans ton jus. Mais seul, il ne peut pas structurer toute l'armée. Et avec le soutien des troupes françaises, on a une bascule qui va se créer. Alors encore une fois, ça va pas se mettre en place tout de suite, il va falloir un petit peu de temps, quelques années, deux ans, on verrait tablement avant que ça se met en route. Mais la défaite qui est infligée au Britannique à Yorktown, elle est décisive. Parce que même si sur le long cours, les Britanniques ne perdent pas du tout la guerre, politiquement avec Yorktown, elle est perdu, puisque les Français infligent une humiliation au Britannique, en coalition avec les Américains. Et voilà, le gouvernement de Londres se rend compte que la bataille politique est perdu. Vous anticipez toutes mes questions et mis justement la bataille de Yorktown. C'est souvent décrite comme une victoire autant française qu'Américaine, elle est plus française qu'Américaine. Je ne dirais pas cela, même si sur la question globale, est-ce que la France fait gagner les Américains, je répondrai oui, mais Yorktown c'est vraiment une collaboration. Tout d'abord stratégiquement parlant, on a la grande influence de Rochambot sur comment tromper l'ennemi britannique en simulant une attaque sur New York et en réalité en ramener les troupes au Sud à Yorktown. Donc l'idée, bien sûr, validaire encore une fois par Washington, l'idée stratégique vient du français, mais elle est tout à fait reprise et acceptée par Washington. Ensuite, en termes logistiques, les Américains ne sont pas en reste, ils vont creuser des tranchées, ils vont s'impliquer dans les campements, toutes aux ans que les Français ont réalité. Bien sûr, en mer, on retrouve le compte de Grasse, la Myral pardon de Grasse, mais évidemment, l'armée continentale n'a pas de marine, donc on ne pouvait pas l'air trouver en mer. Pour Rochambot, Yorktown, on est vraiment sur une collaboration qui marche très bien contrairement à d'autres moments, dans la collaboration franco-américaine militaire, où on a eu de gros problèmes entre soldats français et américains, les sans parfois des morts, entre eux, parce qu'ils ne le sont pas. Alors, la participation française va transformer le conflit colonial en guerre mondiale, je mets le terme entre guillemets, avec l'entrée de l'Espagne et des provinces unies. Précidément, est-ce qu'on peut parler d'une mondialisation du conflit, est-ce que la dynamique militaire, la dynamique diplomatique de la révolution américaine, change en conséquence? Alors, on peut parler d'un conflit mondial et mondialisé à nouveau pour cette guerre de la révolution américaine. La première guerre mondiale véritablement, c'est celle de 7 ans, parce qu'elle se joue sur plusieurs fronts américains, africains, asiatiques. On retrouve ces mêmes fronts à nouveau pour la révolution américaine. Est-ce que cela change la dynamique? Oui, dans le sens où les forces britanniques se concentrent en Amérique du Nord, et donc sur les autres fronts, c'est plus difficile à soutenir. C'est ce qui était arrivé au français, l'en de la guerre de 7 ans, cette espèce de détirment des forces militaires qui fait qu'on peut vraiment palier la menace nulle part, être partout pour finalement être nulle part. Donc oui, c'est apprendre en conséquence, même si véritablement le plus fort du conflit, c'est bien en mer, au large des côtes américaines, que tout se joue et que la France se la différence avec sa marine rénovée. Donc en fait, si l'on compare la contribution française à celle d'autres puissants s'engager, c'est précisément ce qui fait sa spécificité. Oui, et surtout c'est la France, la France envole, c'est elle qui envole plus de ressources que ce soit matériel ou humaine. Oui, est-ce que la guerre d'Amérique contribue à aggraver la crise financière de la monarchie française et évidemment par voie de conséquence? Vous doutez de ma question suivante, à dire que l'aide à la révolution américaine a préparé d'une certaine façon, la révolution française elle-même? Oui, sans y faire une histoire à Robours, sans y voir non plus un réci à Robours, on ne peut que valider cet at-fait, c'est-à-dire les sommes colossales, qui sont engagés pour aider les Américains que ce soit dans le financement matériel d'armement ou autre, que dans la rénovation de cette marine un peu, alors pas dans l'urgence, mais avec ce but là, cet objectif là en tête, c'est-à-dire la mobilisée pour porter un coup, alors, dur, certes, au pourétanique, mais aussi un coup au finance française, on ne peut pas voir l'aggravation de l'Etat, de la faillite, dans lesquels se trouvent la monarchie française, le Turgau qui fait partie du cabinet du roi, d'ailleurs ne cesse d'alarmer, d'alarter le roi sur le fait que ce n'est pas une bonne chose, ce n'est pas un investissement, disons, prioritaire, au moment de s'effet, et que ce n'est pas très judicieux, il sera renvoyé du cabinet du roi, parce que voilà, l'idée dominante, c'est de prendre une revanche sur la Grande-Bretagne, quel que soit le coup. Mais est-ce que sur le point économique, on en tire aussi des avantages, parce que nous évoquions la semaine dernière, le fait qu'il y avait des diplomates aussi, mais beaucoup de personnes qui sont toujours des marchands notamment, et d'ailleurs, quand on parle du rôle de la France, on pense surtout à Versailles à Paris, mais il y a des ports, il y a des villes de province, il y a des réseaux marchands français, qui jouent un rôle dans la conduite de la guerre, mais aussi de la type le maïsi. Oui, on a des marchands qui vont s'enrichir temporairement. Alors, je pense aussi à beau marché, qui ne s'enrichit pas exactement, on peut discuter de sa façon de gérer son fortune, puisqu'il finit ruiner, demandant réclamant des comptes, des paiements au Congrès américain, pendant très longtemps, et même après sa mort, ces hérities vont le faire. Maintenant, qu'une maigre compensation de ce qu'il demande, il y a un enrichissement certain pour des individus, pour disons le Royum français en tant que tel, la dépense est plus importante que le retour sur l'investissement malgré les promesses de. Enfin, les promesses. Les ambitions de Virgines, d'avoir un commerce avec 13 nouveaux partenaires, ou en tout cas une nation puissante en devenir, les États-Unis veulent un libre échange, donc ils veulent des concessions fortes de la France, et être considérées comme une nation qui n'opérée pas de taxe à l'import, de leur produit. Ils veulent pouvoir vendre leur tabac à d'autres intermédiaires que le seul, que la France leur propose, c'est-à-dire la ferme générale, qui a le monopole du tabac, mais ce monopole crée un prefix. Donc ça ne les intéresse pas. Ils veulent pouvoir jouer avec les partenaires, jouer encore une fois sur ce tableau, qui vient après le mercantisme pour son haut de là de ça. Ils veulent pouvoir commercer librement. Et ce n'est pas, disons, les pratiques françaises à ce moment-là. Donc l'enrichissement ne vient pas. Alors pour comprendre les événements historiques souvent sur Storia-Votier, on fait un peu du chroni, l'histoire avec des sites, avec le recul de l'Historienne, il y a des moments précis où la France aurait pu basculer vers une non-intervention. Et s'il n'était pas intervenu, est-ce que l'histoire a été différente? Alors, une question difficile en réalité, qui demande de l'imagination. Je ne sais pas à quel moment la France aurait pu décider de ne pas intervenir, peut-être avec un peu de sagesse et Virgin aurait pu se dire, c'est trop risqué et le coup est trop important. Le jeu n'en vaut pas la chandelle, je refuse de m'engager. Alors, à ce moment-là, le combat était perdu pour l'écolonie, sans peu le certifier. Si Virgin n'avait pas continué de financer l'exportation de munitions et d'armes, comme on l'a parlé précédemment, même sans intervenir militairement, juste l'arrêt de ces export aux réans, aux réantins, les négles de la bataille et la guerre. Une dernière question, et minimitrant, si vous deviez résumer, en une image forte, le rôle de la France, dans la victoire américaine, que ce soit une bataille ou bien un personnage, un fait particulier, une médiation, laquelle choisiriez-vous? Alors, peut-être la bataille des capes en Virginie. J'en parle dans mon livre, bien sûr. Donc je ne vais pas spoiler l'histoire, même si on peut la connaître déjà. Mais voilà, c'est pour le côté, disons, et Roy, qui est un petit peu épique de ce qui se passe, à ce moment-là, en mer et sur terre. Donc moi, j'aime beaucoup cet épisode, je pense. La bataille des de capes, donc, à découvrir dans votre livre des Américains en France, 1776, 1792, un ouvrage coïdité par le ministère des armées et les éditions du nouveau monde. Merci beaucoup, et minis. Merci, que ce soit. Merci d'être venu des États-Unis, nous rendre visites. Je rappelle que nous avons enregistré une première émission consacrée, donc aux origines de la révolution américaine, un regard croisé franco-américain sur les échanges d'idées, les échanges marchands, etc., les échanges diplomatiques, et nous enregistrerons la semaine prochaine. Le sujet n'est pas encore défini, donc avec Eric Schneckenberg, co-hoteur avec Bertrand Van Ruinbeck et Karine Luneci du livre, par UCH et Armand Collin, la révolution américaine et la naissance des États-Unis, 1773, 1800. Merci beaucoup pour votre fidéité. N'hésitez pas à parler de nous autour de vous et nous nous retrouvons la semaine prochaine pour le troisième volet de ce cours d'histoire consacrée à la naissance des États-Unis. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. La France a soutenu les insurgés américains dès 1775, de manière clandestine, via des financements et des fournitures d'armes, de munitions et de matériel.
  2. La victoire américaine à Saratoga en 1777 a été un tournant décisif, poussant la monarchie de Louis XVI à officialiser son alliance avec les États-Unis.
  3. Le traité d’amitié et de commerce du 6 février 1778 a marqué une étape fondatrice dans les relations franco-américaines, bien que les négociations aient été tendues.
  4. La collaboration militaire franco-américaine, notamment à Yorktown en 1781, a été cruciale, avec des apports stratégiques, logistiques et navals français.
  5. L’engagement français a aggravé la crise financière de la monarchie, contribuant indirectement aux tensions qui ont mené à la Révolution française.

Summary:

Ce podcast explore le rôle de la France dans la guerre d’indépendance américaine, en répondant à la question : la France a-t-elle fait gagner les États-Unis ? L’historienne invitée explique que l’aide française a commencé dès 1775, de façon secrète, via des sociétés écrans comme celle de Beaumarchais, fournissant armes, poudre et équipements. Cette aide clandestine visait à affaiblir la Grande-Bretagne sans risquer une guerre ouverte, car la France, affaiblie après la guerre de Sept Ans, devait reconstruire sa marine.

La victoire américaine à Saratoga en 1777 a convaincu Louis XVI d’officialiser l’alliance par le traité du 6 février 1778, un accord d’amitié et de commerce négocié d’égal à égal, où les Américains ont défendu leurs intérêts sans céder de monopole. Militairement, des figures comme Rochambeau et de Grasse ont joué un rôle clé, notamment à Yorktown, où la collaboration stratégique et navale française a été décisive, transformant le conflit en guerre mondiale. Cependant, l’engagement français a coûté des sommes colossales, aggravant la crise financière de la monarchie et préparant le terrain pour la Révolution française.

L’historienne conclut que sans l’aide française, les insurgés auraient probablement perdu, mais que la guerre a aussi enrichi temporairement certains marchands français, sans bénéfice durable pour le royaume.

FAQs

La France a soutenu les colonies dès 1775 par des financements clandestins via des sociétés écrans. L'engagement officiel a eu lieu avec le traité du 6 février 1778, après la victoire américaine à Saratoga, qui a convaincu Versailles de franchir le pas.

Cette aide comprenait des armes, des munitions, des toiles de tente, des vêtements et du salpêtre pour la poudre, financés via des réseaux comme celui de Beaumarchais. Elle était discrète pour préserver la neutralité française et éviter une guerre prématurée avec la Grande-Bretagne.

Saratoga a été un tournant décisif : cette victoire américaine a montré que la cause n'était pas perdue, poussant la France à officialiser son soutien par le traité d'amitié et de commerce de 1778.

Ces traités étaient des accords d'amitié, militaire et commerciale, mais les États-Unis ont négocié d'égal à égal, ne cédant aucun territoire ni monopole économique à la France.

Rochambeau, de Grasse et d'Estaing sont des figures majeures. Rochambeau a notamment contribué à la stratégie de Yorktown, tandis que la marine française, rénovée, a été cruciale.

C'était une collaboration : la stratégie de Rochambeau pour tromper les Britanniques, l'effort logistique américain et la marine française ont tous été essentiels. La France a fourni la flotte, mais l'armée continentale a participé activement.

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