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Regards croisés - La créativité en Champagne par WAW

50m 51s

Regards croisés - La créativité en Champagne par WAW

Cette table ronde explore la créativité en Champagne, au-delà du produit. Les intervenants soulignent que la région a dû se réinventer historiquement, passant des vins rouges aux effervescents grâce aux Anglais après Louis XIV. Aujourd'hui, la Champagne domine le marché des effervescents avec 56% de la valeur mondiale, grâce à une marque forte et un cahier des charges strict. La créativité est stimulée par la concurrence, la résilience après les guerres et l'émulation entre maisons et vignerons. Les coteaux champenois (vins tranquilles) restent marginaux mais gagnent en intérêt, bien que leur cahier des charges soit trop large. Le changement climatique accélère les millésimes de qualité et permet aux vins rouges de gagner en puissance, ce qui pourrait redonner à la Champagne son statut de grande région de rouges. L'interprofession (CIVC) est un atout clé, favorisant la collaboration entre vignerons et maisons. Les défis incluent l'adaptation du cahier des charges face au réchauffement, avec des demandes pour plus de flexibilité sur les filets d'ombrage ou les systèmes de taille. La créativité reste au cœur de l'identité champenoise, alliant tradition et innovation pour préserver l'excellence.

Transcription

9624 Words, 55361 Characters

French
[Musique] Le vin, le jajat, le pinard, le pif. Il existe une ribembelle de terme pour désigner ce brevage que nous aimons tant, le jus de raisin fermenté. Et c'est parce que nous les mons plus que tout, que nous voulons mieux comprendre ce qui fait un bon vin. Ces pages, climats et terroirs, ils participent, mais avant tout, il y a la pâte des vignorones et des vignorones. Je suis Romain, je suis Florion, je suis Antoine. Nous sommes trois copains et nous nous en nomment à la rencontre de ces hommes et de ces femmes dans leur domaine pour les interroger sur la magie de leur métier et leur vie au milieu des raisins, des vignes et des bariques. Bienvenue à toutes et à tous dans le bon grain de livresse. [Musique] Regard croisé, première édition. Regard croisé, est une table ronde réunissant les acteurs clés d'une catégorie autour d'un sujet de réflexion. Le but est de faire gérer de nouveaux éclairages et nouvelles perspectives sur des sujets d'actualité de la filière vin. Ce format est créé et organisé par W, W, A, W. Le premier cabinet de conseil en stratégie, dédié exclusivement au vin inspiré tué de prestige, fondé par Anclair, Tisart, Nigargas et Louise Villepollet. Pour cette première édition que j'ai le plaisir de partager avec vous, Anclair et Louise ont décidé de vous dévoiler les coulisses champs noises avec un thème original, la créativité en champagne. Et pour en discuter, elles ont réunis trois personnalités au parcours divers. Charles-Arman de Belnet, directeur général de Boulanger, Jérémie Cucerman, Master of Wine et directeur communication et RSE d'artémistes domaines, dont fait partie la maison Jackson. Et enfin Raphaël Berèche vigneront aux domaines Bérerchéfices. Régalez-vous. Bonsoir à tous. On va commencer l'événement. Merci à tous d'être venus. Ce soir, on va parler Champagne, mais pas complètement comme d'habitude. Normalement, dans ce genre d'événement, on a l'habitude de parler du champagne par le produit. Donc plus à travers la bouteille, le goût, la technique et attention, c'est super intéressant. Mais ce qui nous a aimé ce soir, c'est de vous en dire un peu dans les coulisses et de voir comment la magie opère en parlant de créativité. Et alors, parler de créativité en réalité, c'est un peu le vélo-voile sur l'été secret, les grandes inspirations des maisons, les dilemmes, aussi qui j'allons la route et c'est ce qu'on veut faire avec vous ce soir et avec nos invités. C'est-à-dire explorer un peu derrière l'étiquette et comprendre un petit peu finalement comment les idées se créent, comment on ose, comment on doute et comment on crée le champagne de demain. Et donc ce soir, nous avons la chance d'avoir trois invités exceptionnelles qui représentent chacun à leur manière les différentes facettes de cette créativité champenoise. Donc d'abord, Charles Armand de Bélonege, Charles Armand et le directeur général de l'amblématique maison-bolingé. Bollingé, c'est aussi une des premières maisons à avoir pris des initiatives durables. Et sur l'impulsion de Charles Armand, il y a eu aussi des développements digitaux pour des expériences immersives aux services de leurs consommateurs. Aujourd'hui, à l'ob du bicentenaire de la maison, Charles Armand pose les jalons des deux prochains siècles avec d'autres initiatives, notamment autour de l'hôneautourisme, mais aussi avec la création d'un nouveau chez Raphaël Bérezch. Raphaël est la cinquième génération de Vignorond, de la montagne de Rince, de chez Bérezch et Fils. Raphaël est un Vignorond indépendant qui a mis en place avec tout le reste de sa famille des pratiques respectueux de la Terre et a développé des micro-cuvés, entre prenaurs infatigables Raphaël aussi contribué au rayonnement de la champagne avec l'encement des 2009 des printemps de la champagne, un festival qui permet aux professionnels de rencontrer les Vignorond, mais aussi d'une vérité dédiée, vérité que vous allez découvrir tout à l'heure lors de la dégustation. Ensuite, Jérémie Cucarmane, Jérémie et Master of Wine, mais aussi directeur de la communication RSE de chez Toutefois Vagnonde, pas de uniquement de Jurepán Jackson, mais de tout le groupe Artemis Domaine. Donc Artemis Domaine, c'est 8 domaines qui appartiennent à la famille Pinot qui sont très prestigieux dont notamment le clôt de tarte, mais aussi Château-Letour. Jérémie est tauteur spécialiste des questions, des changements climatiques, en vitique culture, et a été aussi professeur à la catch-wind school et s'entraite donc évidemment beaucoup à l'éducation sur le produit. Et enfin, il y a nous Louis E. Enclare, fondatrice de Wall, où c'est le premier cabinet de conseils stratégiques spécialisés dans les 20 espéatules prestiges. Alors on est souvent agitatrice d'idée, toujours curieuse. Assurez mon grand symétrice de Champagne et définitivement très heureuse de vous avoir ici ce soir, bienvenue à tous. [Applaudissements] Alors on va commencer nos petites questions par une question qui est un peu bête, mais qui est un peu. pourquoi ils tombent ici? En fait, on aurait vu si on avait cette table ronde il y a 30 ans, probablement qu'elle aurait pas eu le titre qu'on lui a donné aujourd'hui. Et ça aurait probablement été héritage en Champagne. Aujourd'hui c'est vrai que la créativité occupe une énorme place, dans notamment la communication des maisons de Champagne. Et on aimerait savoir un peu ce que vous en pensez et l'explication vous donnez, en fait, à cette force de la créativité. Bon, pour démarrer, puis après vous compléteraient, pour la créativité, elle est au coeur de la Champagne pour plein de raisons. C'est que déjà la Champagne a dû se réinventer plusieurs fois. La première fois c'est finalement au moment de Louis XIV, quand malheureusement son médecin lui a demandé d'arrêter de boire du vent de Champagne pour passer au vent de Bourgogne, puisqu'à l'époque la Champagne produisait essentiellement du arouges. Et essentiellement du varouges, des grands vannes rouges, d'ailleurs on continue cette tradition, on continue d'élaborer des vannes rouges, mais en fait le médecin de Louis XIV a dit un moment à Louis XIV pour la goutte en particulier, il faut arrêter de boire des vins à sid, et il faut passer sur des vins plus généreux, plus rond, et donc à ce moment là il est passé sur les vannes Bourgogne, et la Champagne a arrêté de boire des vins rouges, et enfin pardon, la cour a arrêté de boire des vins rouges, et donc la Champagne a dû se réinventer, et c'est grâce à nos amis anglais, et que la Champagne finalement s'est mis à faire des vins petits, donc il y a des Champs Pagnes, et trouver cette recette, et de passer de vingt tranquilles rouges à des vins de Champagne. Donc c'est voilà, la région a été obligée de se réinventer, et c'est probablement pour 5 ans permanence, on recherche au niveau de la Champagne à se réinventer, à trouver de nouvelles idées, d'un point de vue etnologique, d'un point de vue consommateur, d'un point de vue simple, d'un point de vue expérience. Donc voilà, je pense que c'est peut-être un point de départ qu'on a en Champagne. Oui, c'est assez intéressant parce que c'est quand même 1700, donc c'est quand même pas vieux, il y a eu 300 ans de valorisation, de savoir faire, d'études de travaux, de la part des négoces, des vignes auront, tout le monde pour vraiment tenter essayer de faire le meilleur référaissant du monde. Donc ça, c'est quand même quelque chose de formidable, et là on peut dire qu'en 2025, on est quand même nous représentons la Champagne seulement 7% des effervescents au monde, avec tout de même 56% de la valeur. C'est quand même quelque chose d'assez formidable, et on est refière. Moi, je suis pas sûr que si on avait posé cette question il y a 30 ans, on n'aurait pas déjà, par l'éthreativité, d'invention. Je pense qu'il y en a eu beaucoup, il y en a eu dans la maison bolanger, par exemple avec Ili, il y en a eu avec la VEF Kiko, il y en a eu Chejacson avec mes mises-axons qui a inventé le muselet. Je pense que le procédé de fabrication du Champagne est quand même beaucoup plus complexe que beaucoup de vins. Après ce qui est différent aujourd'hui, c'est déjà il y a beaucoup plus d'acteurs. La Champagne a été pendant longtemps dominée par les maisons, et il y a eu la révolution vignoronne. Raphaël, en est un des exemples, je pense tirer probablement par un ennemi-sello, ce qui a été le premier, et qui ont doit effectivement cette embélie. Et je pense que ça a été une émulation positive pour tout le monde, puisque finalement ça a obligé aussi les maisons à se remettre en question, à être toujours dans cette quête d'excellence et pas se reposer que sur la marque. Et donc ça c'était effectivement très positif pour tout le monde, et c'est ce qui fait aujourd'hui qu'on doit être particulièrement créatif en Champagne. Et puis il y a aussi, il faut pas s'en cacher, même si la Champagne reste une référence internationale, aujourd'hui une concurrence internationale de plus en plus forte, c'est vrai pour la Champagne comme pour le reste. Donc évidemment, qui dit concurrence, dit créativité, capacité à se réinventer, à se remettre en cause, et ça c'est très important. Et peut-être à dernier point aussi, si on regarde uniquement la Champagne, c'est une terre de résilience. C'est une terre qui a été ravagée pendant la première guerre mondiale, qui a été de nouveau fortement affectée pendant la deuxième guerre mondiale, et qui a dû se réinventer en permanence. Les villes ont été détruites, ça a été détruit à 90%. Il a fallu s'arrêter, retrouver une énergie avant c'était quand même la Champagne. C'était un lieu finalement où on venait pour aller voir les tomes de saison 7, qui était à lieu de pêlerinage. Et la Champagne a dû s'arrêter complètement, et c'est maintenant très intéressant de voir toute l'énergie qui existe. Et la Champagne qui est en train de se réouvrir avec en particulier le classement de l'UNESCO qui a apporté un grand coup de lumière sur la région. Et la région est en train de formiller d'idée pour accueillir à nouveau et s'arrêter à une nouvelle fois. Effectivement, il y a plein de choses qui se passent et on va tout à fait y revenir. Et j'aimerais bien rembiendir sur ce qu'a dit Jérémie, sur la Pélation Champagne avec un cahier des charges qui est très précis, assez contraignant. Et comment on arrive à trouver. un espace de créativité dans le produit au sein d'un cahier d'écharges qui est si contraignant parce que dans beaucoup d'Aussée en France on voit que des vignorons de la nouvelle génération décident de laisser tomber leur appellation pour pouvoir être plus libre de créer, de avoir des nouvelles pratiques de nouveaux sépages et c'est assez pour le cas. C'est un très très polka en champagne, selon vous pourquoi et comment on a un espace de créativité avec cet Aussée, est-ce qu'on a un très simple? Il y a beaucoup de régions dans lesquelles la marque n'est pas très forte. La marque champagne est une des formes marques les plus fortes du monde du vin. Je pense qu'avec la bourgoyne, peut-être, ce sont les deux marques les plus fortes. Abandonner la marque champagne c'est une érezy et je pense que personne n'y pense. Après il y a d'autres types de vingt qui commencent à être produits. Je pense notamment au coton champénois qui sont à retour vers le passé. Donc on a effectivement beaucoup de bruits autour des cotos champénois, donc les vingt tranquilles en champagne. Après il faut aussi rappeler que ça représente 0,01% de la production. Donc une goutte d'eau que moi je pense que l'avenir de la champagne dans les cotos champénois est intéressant, qui a certainement à grand terror, que soit niveau géologique et que le changement climatique apporte aussi des nouveaux défis. Après il faut aussi être conscient que le jour où on fera beaucoup de cotos champénois et qui seront bons tous les ans, ça voudra peut-être dire que ce sera un défi de faire du champagne bon tous les ans. Donc je ne sais pas si ce sera nécessairement une bonne nouvelle. Le champagne est quand même né d'un vin qui était sur cette corde red. Voilà, on est un peu sur une ligne de crête au niveau de la maturité. Et donc c'est avec un dosage, avec cette énovation sur l'île, etc. On fait n'être cette magie champénoise si on bascule sur un vin qui est naturellement muire, voire très muire. On aura d'autres équilibres. Alors je ne dis pas que c'est pas possible de faire de grands champagnes dans le futur, mais il faut aussi faire attention à cette promotion de 20 tranquilles au détriment du champagne. Parce qu'aujourd'hui la marque cotos champénois, elle est pas aussi forte que la marque champagne et la marque champagne, il faut la préserver. La marque champagne est une référence internationale. Tout le monde envie le champagne et le prend comme référence. Le cotos champénois va devenir une comparaise d'autres choses. Exactement, je trouve que les cotos champs nois, pour ma part, j'en produis depuis 2010 la maison de Boulanger depuis plus longtemps. Nous produisons des blancs et des rouges, mais c'est vrai qu'il y a un effet de mode. C'est intéressant parce qu'il y a une lecture directe par rapport à la lecture de la bulle qui parfois pose un petit difficulté pour bien comprendre le terroir. Le cotos champénois va donner un petit coup d'accélérateur à cette lecture. Mais encore une fois, c'est une exception. Il y a que quelques par celles par domaine apte à produire des cotos champs nois. Ça demande une taille particulière, rendement différent. Et même si on envoie beaucoup, il y a très peu de cotos champs nois. Malheureusement, le caillet des charges cotos champs nois est très large et n'est pas assez précis pour le moment. Oui, peut-être le caillet des charges pour ceux qui connaissent pas pour la océan. En fait, c'est avant tout un symbole de qualité. En fait, c'est une recherche de qualité. C'est la règle pour faire des très grands vins en champagne. Et en fait, si le champagne c'est le 20 d'éroi ou le roi des vins, c'est pas à hasard. Parce qu'il y a une qualité qui est nettement supérieure, qu'il y a au terroir, qui est exceptionnel, qu'il y a au savoir-faire, qu'il y a au climat et qu'il y a aux hommes qui ont permis ça. Ce caillet des charges, finalement, nous permet tous d'avancer et d'avancer collectivement puisque le niveau aujourd'hui des vins en champagne ne cesse de progresser et c'est grâce à ces caillets des charges qu'on y arrive aujourd'hui. Est-ce que juste un point sur ce que vous dites, c'est quand même un acteur qui est quand même assez exceptionnel en champagne, c'est la force de l'interprofessionnel. Et typiquement, en ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus, peut-être sur le travail de cet interprofessionnel pour faire évoluer ce qui est des charges et qui fait comme Anne-Claire le disait si bien que dans d'autres régions, ou parfois en effet, certains vignorons, décidient si à moi de sortir de la haussée, qui t'en fait à perdre le prestige comme tu le disais très bien, j'ai rémis en fait du naussé, ben ça vous arrive pas aujourd'hui. Donc on leur donne un bon point pour ça. Oui, je pense que c'est quelque chose qui est exceptionnel le côté collectif, est silié à une chose très simple. Les vignorons globalement ont le vignoble, 90 % du vignoble à partir au vignorons et les grandes maisons de champagne ont les marché au grand export. Donc on est obligé de s'entendre, on est obligé de s'entendre pour progresser ensemble et c'est la magie un peu en champagne, c'est que les deux familles s'entendent particulièrement bien et travaillent ensemble ce que l'on appelle le CIVC. C'est vraiment une chance. Ensuite, ce CIVC, il y a une démarche de contrôle, en fait. Tous les l'eau vont être contrôlée pour être champagnes. Donc ça, c'est quand même quelque chose de fort et de très intéressant. Nous faisons partie de ce contrôle, chaque chef de cave, chaque vignorons peut faire une demande pour être dégustateur lors du lors de ce contrôle qui a lieu bien évidemment à la vuegle. Et ça, c'est une force. Parce qu'en fait, on a un panel qui est très fort, très sûr. Après moi, je vais revenir sur la question sur la Oc. Je pense qu'aujourd'hui, on est un peu à la croiser des chemins. On a effectivement un ciel qui change. On a une nouvelle réalité climatique. On a donc besoin d'évoluer au niveau technique et c'est vraiment champagne comme ailleurs. Je pense que les Oc vont devoir bouger. Parfois, elles le font peut-être trop vite ou parfois pas assez vite. Après, je peux jouer le donneur de le son parce que c'est pas facile de prendre les bonnes décisions. Mais il y a plein d'exemples très simples. On a cette opposition entre les pays du nouveau monde qui ont beaucoup de flexibilité, peut-être parfois trop et nous qui sont parfois dans un carcan. On n'a pas le droit par exemple en France d'utiliser les filets d'ombrage ou les voiles antigèles. Moi, je pense que c'est une hérésie. Je pense qu'aujourd'hui, quand on a un risque gel, tous les ans où on a de l'échaudage d'été, je ne vois pas pourquoi les vignorons devraient être contraints sur ce type de choses qui ont été testés et approuvés après chacun de décider si ça marche ou pas. Mais je pense qu'en tout cas, donner suffisamment de flexibilité, c'est comme les systèmes de taille. Je pense que de pouvoir tailler différemment sa vigne si on estime que ça va être un gain qualitatif. Je pense que c'est une bonne chose. Après, pour le moment, la champagne est encore en haut de densité. Donc, on est quand même peu concernés par l'échaudage et par l'agrel parce qu'on est concernés. On vient être concernés il y a deux jours. Mais il y a quand même une densité de plantations qui nous permet de produire des fruits. Oui, mais le gel, par contre, est une vraie réalité. Donc, justement, avec ces changements climatiques, de manière très concrète, c'était parfois une source d'innovation, peut-être un peu forcée. Mais en quoi, ça a permis de faire des évolutions dans très concrètement dans chacun de vos domaines, dans vos techniques, dans vos pratiques, peut-être de la création de nouveaux produits, justement, peut-être que c'est à l'origine de vos cotos champs-ponnots en 2010, Raphaël. J'ai. L'origine des cotos champs-ponnots chez nous c'était une demande d'arnol allemand de la sèche champs-ponnose à R1 qui m'a dit qu'au travers, il nous faudrait un cotos champs-ponnois blanc pour mettre à la veugle et surprendre nos clignes. Donc, l'histoire a commencé comme ça. Et voilà, après, ça m'a plu, je me suis pris au jeu et puis ça reste un petit clin d'oeil. Mais moi, si. Et pour donner des exemples très concrètes durant les chauffements climatiques, avant l'évendance, c'était en octobre, maintenant, on commence fin août, pour montrer la vitesse à laquelle ça avance et ce qui est intéressant aussi, c'est que la champagne, est un exétre très honore, c'est la région la plus honore où on peut élaborer du vin en France. Les vin étaient très acides et donc, il y avait des variations très importantes d'une année sur l'autre. Et avec le réchauffement climatique, maintenant, on a un taux d'ensoleillement qui est nettement supérieur et on sort la champagne, sort des très grands milésimes. Et on a une accélération du nombre de milésimes, et donc c'est un peu une révolution qui est en train de se passer à deux niveaux, c'est-à-dire qu'un envoie les vins rouges qui étaient léger, qui n'arrêtent pas de gagner en puissance, et peut-être que la champagne va redevenir une grande région de barouche, surtout si la bourgone a des problèmes de chaleur et que ça se transfère. Et donc, ça, c'est un changement. Puis le deuxième changement, c'est qu'on a de plus en plus de milésimes en champagne et de très grands milésimes. Et dernièrement, on a eu 2002, 2008, 2012, 2012, 2014, et on voit une accélération de ces milésimes. Donc plutôt intéressant pour la champagne aujourd'hui aussi. C'est tout à fait ça, et ce qui est intéressant si à souligner, c'est que oui, on récolte des plus en plus murs. Maintenant, le CAID cherche champagne, le CIVC autorise de couper des raisins à 9 degrés, autour de la table là. On fait partie des domaines qui ont couper des raisins murs. Mais il y a quand même toute une partie de la champagne qui coupe des 9. Voilà, ça c'est quand même une réalité. Ensuite, lorsque l'on est sur des premiers grands cruis, sur des grands terroirs, on peut qu'il y ait des raisins à 11 et 1/2 et toujours avoir des pH extrêmement bas et de la solidité. Donc, c'est quand même une sacré chance parce que en ce moment, on peut avoir la maturité et la fraîcheur. Donc, je me permette préciser pour un fall, couper à 9 degrés, ça veut dire avoir un niveau de sucre dans le résumpe de maturité qui permet d'avoir 9 degrés d'alcool. 9% d'alcool potentiel, en fait, c'est ce qu'on se qu'on dit. Et la champagne revient beaucoup plus loin que ça. On pendant très longtemps, on récolte effectivement quand on pouvait, avec un état sanitaire qui était souvent assez dégradé. Donc, il y a effectivement beaucoup plus de bons miliïmes. C'est la bonne nouvelle. Après, effectivement, il faut qu'on soit assez inventif. Pendant très longtemps, on parlait que d'une maturité, dans le résumpe, on parlait de la maturité technologique, qu'on parlait de la courbe sucre et acidité. Et quand on avait les bons miliïmes, c'était les miliïmes, on avait une certaine maturité de sucre et une acidité qui était pas trop préniente et qui donnait pas une série comme le disait M. Fagon. Ou la goutte. Et puis, effectivement, la bonne nouvelle, c'est aujourd'hui, généralement, on va dire 8 à 9 fois sur 10, les sucres sont là. Et parfois plus. En revanche, aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a une autre notion de maturité, c'est la maturité phénomique. Donc, la maturité des arômes. Et on a des années et on en parlait tout à l'heure, comme 2015, 2020, des années assez chaude, qui est une maturité technologique. sur le papier devrait être des années assez faciles et on voit des arômes végétaux arrivés si on applique une recette, si la recette classique de la champagne, c'est quoi? On récolte à 10-11, on fait une prise de mousse, on prend à degrés ennemis et on finit à 12-12 ennemis. Le problème, c'est qu'effectivement sur des années comme 15 ou 20, ça ne marche pas forcément. Alors après, est-ce qu'on bascule sur des champagnes qui sont haut en degrés alcooliques ou pas? Comment on fait? Comment on fait ces assemblages? Et donc là, il y a l'insurance de terreois et effectivement de capacité à déguster, à sentir ouer la maturité pour chacun des terreois qui devient encore plus important? C'est à dire qu'on parle beaucoup de décolovies mais je me permets d'abord d'éluscher ce qu'on parle aussi beaucoup de nouveaux produits en l'occurrence, on a parlé des cotos champs noirs. C'est vrai que finalement les tendances dans le champagne, on en a vu passer. Donc il y a eu le zéro dosage, il y a eu le ratafia, il y a le cotos champs noirs qui commencent à prendre un petit peu, là là comment ça prend même si ça reste encore un produit d'initié. Je pense que si on faisait un vote à main levé, il n'y aurait pas beaucoup de mains levé encore sur le cotos champs noirs, j'irai curieuse. Le cotos champs noirs, quelqu'un connaissait avant. À droite, ça connaît plus qu'à gauche. Je sais pas quelle est l'insight qu'on peut prendre de ce vote. Toujours est-il, qui a quand même beaucoup de grandes tendances en fait qui sont lancées que les maisons décident de surfer ou non. Et je serai curieuse de savoir peut-être que c'est un peu non exclu ou non. Juste une tendance que vous avez décidé de pas vous approprier. En fait, c'est un piège aussi de surfer les tendances. Quand on est dans le vent, comme disait très bien Jacques Chirac, quand on est dans le vent, c'est une ambition de feuille morte. Donc, on va être qui faut savoir sélectionner celle qui nous parle et celle qui sont en lien avec notre adhienne premier. Donc, peut-être un exemple de tendance que vous avez décidé de pas surfer et un exemple de tendance que vous avez réussi à vous approprier. Alors, moi, je vais faire une réponse de normand mais je trouve que en fait, il faut pas suivre les tendances. Il faut avoir des convictions. Donc, il faut faire des choses parce qu'on croit que ça sert la qualité et que il y a une vision par rapport à ça au-delà de la tendance. Si on estime qu'on a des terroirs qui peuvent aller en zéro dosage ou en dosage très bas, il faut le faire. Et si c'est pas le cas, il faut pas le faire. Et c'est pareil pour les couteaux champs-pe-nois. On parlait des couteaux champs-pe-nois. Aujourd'hui, combien de maisons ou domaines sont capables de faire des grands couteaux champs-pe-nois? Je pense qu'ils se comptent pas sur les doigts des demain pour être très honnêtes. Des bons, il en a peut-être un petit peu plus des grands, il en a pas tant que ça. Donc, il y a une vraie notion de terroir. Et donc, je pense qu'il faut faire son introspection et être capable de se dire. Voilà, cette tendance ou cette décision technique, je vais l'embrasser parce qu'elle sert météroir et ma vision ou pas, mais le mieux. Et voilà, il y a des maisons qu'ils l'ont fait. C'est de créer des tendances malgré soi parce qu'on a eu la bonne vision au bon moment et qu'effectivement, elle a servi et démontré un niveau qualitatif nettement supérieur à ce qu'il faisait avant. Après, il y a aussi des tendances qui desservent un peu la champagne. Par exemple, moi, j'ai commencé en 2004, j'étais très influencé. J'avais beaucoup de visites de sommelier, du côté de Copponac, pas mal de sommelier du Noma, et c'était la grande mode des bruites nature en 2004. C'était le début en France, ça arrivait un peu plus tard. Et c'est vrai que j'ai produit la cuivée les boregards en bruites nature pendant 5 ans. Et avec l'urcule, on a coûté, on a testé les dosages, on a testé, on s'aperçoit que le bruit de nature au bout de 5, 6 ans décline un petit peu. Et la même poutaille avec 2,3 grammes et toujours là. Donc voilà, donc c'est encore une fois, il y a des choses qui dont on a envie de tendance, mais c'est pas forcément la solution pour la champagne. Pour la grande champagne. Là, puisqu'il y a assez intéressant, c'est que par moment on peut être très traditionnel. Et en fait, à notre moment, on devient tout d'un coup dans l'air du temps. Pour prendre un exemple assez concret, des côtots champs nois chez Bolognets, on en fait depuis quasiment 100 ans. Donc avant, on était à des derniers mohicons, à avoir notre propre vin rouge, et maintenant, tout d'un coup, il y a une nouvelle tendance qui arrive. C'est la même chose sur les extra-brutes. C'est quand même très amusant, l'extra-brute. Malum Bolognets, qui était une des grandes personnalités de la maison, a lancé en fait un vin qui s'appelle le RD, qui était un extra-brute et a l'alancé le 1er-mélesime, c'était 1952, et elle a lancé à l'époque, c'était un extra-brute avec un nom avec la date de dégorgement qui était mis sur l'étiquette. En 1952, à l'époque, donc, extra-brute, ça veut dire faible dosage. Pour résumer de façon très simple, peu de sucre. À l'époque où, en moyenne, c'était 25 grammes de sucre. À l'époque, maintenant, ça a beaucoup plus évolué. Et c'est assez amusant de voir qu'aujourd'hui, la tendance, et on dit alors, l'extra-brute, vous allez en faire, vous allez devenir extra-brute, ou alors, la date de dégorgement, est-ce que vous allez indiquer la date de dégorgement? Donc, c'est assez amusant de voir que finalement, sur les cycles, et pour revenir sur ce que tu disais, j'ai la mise. Je pense qu'il faut avoir des vraies convictions bien fortes, et puis continuer, continuer, continuer et rester stable pour donner un exemple de tendance. On nous parle beaucoup du blanc de blanc, on nous parle beaucoup du chardonnay, du blanc de blanc. Nous, j'ai bolagé, on a une passion pour le Pinot noir. Nous, c'est Pinot noir, Pinot noir, Pinot noir. Et donc, on est dit, est-ce que vous allez lancer un blanc de blanc? On dit, bah, non, par contre, on vient de lancer un Pinot noir, un 100% Pinot noir, que vous allez pouvoir gouter, d'ailleurs, tout à l'heure. Et donc, c'est l'opposé, c'était le chardonnay, c'est l'étédiquette, c'est l'élégant, c'est le raffinement. Et nous, on est sur plutôt le côté puissant, savoureux, entieux, corchèches. Et peut-être que, dans 10 ans, on dirait que l'attendance, c'est le Pinot noir ou c'est le blanc de noir. Mais ce qu'il faut, c'est la esthéphilelle, parce qu'on est sur du temps très long. Nos champagnes vient ici très longtemps, c'est-à-dire qu'il faut imaginer qu'un champagne, par exemple, RD, ça vient y 14 ans dans notre cave. Donc, on doit imaginer aujourd'hui, je dois imaginer aujourd'hui, ce que je vais éventer dans 14 ans pour le milésime de cette année. Donc, si je change le tendance tous les deux ans, ça va être un cochemar dans la cave. Donc, restez très, très fidèle sur nos valeurs et vraiment accès sur le tendance. Donc, effectivement, je pense que c'est, je suis d'accord, c'est absolument indispensable de conserver cette identité forte, cette ADN, qui permet de se différencier et d'avoir une authenticité réelle. Au-delà du produit, on voit quand même dans le paysage en peu nois des changements et ces changements se font sur d'autres choses et notamment l'ouverture à le notorisme. Donc, c'est, c'est, c'est, c'est, c'est grande maison qui était avant fermé, comment se, comment ça s'ouvrir. Il y a des expériences différentes qui sont proposées. Les vignorons aussi ouvrent leur porte et donc il y a aussi la question du printemps de la question des champagne et c'est vraiment en train de changer le rapport que les gens ont aux régions product résovants et plus particuliers à la champagne. Et j'aimerais connaître votre ligne de conduite, votre prise de partie, votre vision, vis-à-vis de le notorisme. Juste peut-être pour donner une anecdote, il y a un peu plus de 10 ans, j'étais encore édu sud et à l'époque, je m'occupeis d'une de champagne et donc j'ai invité des clients de corédu sud à venir en France pour venir visiter une maison de champagne. Et donc, ils étaient ultra excité et à l'idée de venir en France, ils visitaient la champagne et ils étaient convaincus qu'en champagne, il y avait Leonardo DiCaprio, en Vest de Blanche avec des grandes soirées dans tous les sens et puis ils sont arrivés, ils plevaissent, ils sont libères. On était à Rince, avec des, à Rince et à Aïe et perner, en fait toutes les maisons sont fermées le week-end, très souvent et il y a cette tradition en fait en champagne, une fois encore, c'était une terre qui a été envahie, terre de résilience. Donc, assez très fermé ou tout était dans les caves, tout était concentré. Et donc, il y a eu une révolution aujourd'hui, c'est que aujourd'hui, toutes les maisons petit à petit, tous les vignorons se sont mis à ouvrir, à entre ouvrir, les gris à ouvrir. Et on voit qu'il y a un potentiel énorme parce que c'est une région qui est magnifique, qui est à peine à une demi-heure de train d'ici. Donc, vous prenez une demi-heure de train, les paysages sont sublims. Vous avez des vignorons, vous avez des maisons, vous avez. Et en ce moment, il y a une effervescence de projet et qui est probablement l'avenir de la champagne puisque c'est une région qui se redécouvre longtemps après la province, qu'à ouvrir, Bordeaux, qui a été une région pionnaire de notre rythme, on voit l'Italie, la Californie. Et la champagne est probablement une des dernières régions, à des derniers trésors à découvrir. Donc, noter dans vos agenda, pour les prochains week-end, un petit voyage en champagne, vous allez être surpris par cette région qui est en train de se réveiller d'une fin sur la scène incroyable. - Je trouve ça assez important de transmettre cette idée du service, du champagne, expliquer la lecture des terroirs, etc. Et c'est vrai que à notre niveau, nous on a embauché un sommelier pour pouvoir recevoir, parce que malheureusement, je ne peux pas être partout. Mais en fait, on se rend compte que le planique se remplit extrêmement vite et parfois on se demande si il faut vraiment pas de sommelier. Donc, si il y a vraiment une grande demande, je pense qu'il faut savoir les recevoir, faut savoir prendre le temps pour faire quelque chose de qualitatif. Et c'est vrai qu'il y a des pavillons qui s'ouvrent sur R1, sur Répernais, sur AI. C'est quand même très joli. Et ça fait une offre vraiment exceptionnelle. - Où être inventif sur les réceptifs? Effectivement, le changement de profil, c'est une grosse réflexion qu'on a sur les gens qui reçoivent, avoir des gens qui ont un certain niveau, qui s'avent par les désaccord, qui s'avent mettre le champagne en situation, qui s'avent par les déterroirs. C'est très important. Après, ce que je pense, c'est que la mutation autouristique de la champagne est collective. Et quand je dis collective, je pense que ça va bien au-delà des aides. acteurs viticaux. L'un des problèmes de la champagne, alors peut-être un petit peu moins rince, mais quand on va vers éperner l'offre autoristique, elle est très pauvre. Quand on veut un hotel sympa ou aller déjeuner à part le Royale-Champagne, et on est très heureux qu'il est le Royale-Champagne, mais enfin on veut peut-être pas tous les déjeuners à l'éroiale-Champagne. Il y a eu les berceaux, mais qui, pardon, pour eux, était un peu vieillissant à la fin. Et donc c'est vrai qu'on sait pas trop où on va aller déjeuner. -Vous venez à venir sur la GIM. -Si tu veux rester à I, on va ouvrir un noteur. -On a un noteur qui va ouvrir dans un temps. -On a un de venir gruter. -On sera à la vitesse. -Les confrères sont raïques et des belles initiatives, mais je pense qu'il y a un vrai sujet. C'est globalement un sujet français, et je pense que vous avez été flatteur. Alors oui, Bordeaux, en particulier peut-être la région de Sothènes, c'est réveillé un moment où ils étaient dans l'adversité, ils l'ont très bien fait. La province, la très bien fait. Le re-nord, quand vous allez s'égorer à en pluie ou à fonds de rieux, ça se bat pas en duel non plus. Donc je pense qu'on a encore beaucoup pas à prendre. Là tu, notamment des pays du nouveau monde, et c'est super qui est de nouveaux projets. Après, chacun voit midi à sa porte. Il y a une manière de recevoir qui est propre à chacune des maisons. Nous, on a un ADN, Gertémis Domaine, assez discret. On est très accès à tes rois et très accès produits. C'est notre ADN. Il y a des gens qui vont faire des expos d'art dans leur créaire et qui le font très bien. Et on leur laisse et ça contribue aussi au projet collectif. Et c'est important qu'il soit là. Voilà, c'est pas un jugement de valeur, c'est aussi le ADN. Mais je pense que, en tout cas, ça ne marchera que si ça se fait collectivement et pas uniquement en venant des acteurs du viticol. Là, il est pour donner aussi quelques chiffres. C'est intéressant parce que le R1 accueillait à peu près un million de visiteur. On est passé à 2 millions de visiteurs en abaine, à peine 5, 6 ans. Alors l'incendie de Notre-Dame de Paris aussi a recréé beaucoup d'attention sur la cathédrale de R1. C'est la façon dont elle est éterréconstruite après la guerre. Mais sa monte, c'est des fervécences qui existent. Beaucoup d'hôtels sont en train d'être créés aujourd'hui. On a des restaurants étoiles et on en a de plus en plus. C'est une région qui a le plus de restaurant étoilée. Donc on a un potentiel de progression qui est important. Et je pense que c'est véritablement l'avenir de la champagne. C'est-à-dire qu'on y a un potentiel réceptif qui est encore limité, beaucoup d'initiatives qu'arrivent. Et puis pour les maisons, c'est une façon assez extraordinaire pour les maisons ébignorons d'accueillir, d'accueillir tous ces visiteurs qui avant restaient dans la grille. Les grille étaient fermées et là maintenant, toutes ces gris sont en train de s'en trouver. Avec des expériences, c'est pour donner un exemple chez Boulanger. On a commencé à commercialiser des expériences vendantes. Il y a quelques années, c'est-à-dire qu'on propose à des amateurs de vin de venir et on vous donne à tablier un secateur et vous allez vendonger pendant trois-quard d'heure, grand-mèximum et après, il y a un des jeuners pour s'ormettre évidemment de cette expérience. Et les places ont les vans sur notre application et les places s'arrachent en cinq minutes tout évendues. Donc il y a une demande, une demande très forte d'expérience en champagne de venir vivre. Et ça, je pense que c'est assez extraordinaire pour toute la région. Et on en train de parler de justement se creuser la tête pour trouver des nouvelles idées notamment sur l'expérience et de se utiliser, j'ai rémis en effet qu'il y a pas que les acteurs du viticol, en fait, aujourd'hui, c'est super parce que pour avoir des idées, il y a un acteur magique qui s'appelle Lilla et résultat, je suis très heureuse d'avoir un petit peu votre avis sur comment en fait, il y a aujourd'hui vous aide. Alors au-là, évidemment, l'intelligence artificielle, elle a sa place maintenant depuis un petit bouton sur notamment la façon dont on traite la vignes, etc. Mais vraiment, dans le processus créatif, je suis heureuse de savoir si aujourd'hui, en fait, il y a sa place ou pas du tout, c'est un grand débat dans le luxe en aglo-général. Et donc, je suis heureuse de savoir en fait un petit peu ce que vous en pensez, on veut un peu du vrai du vécu et pas du théorique. Moi, je vais être un peu sec sur la question, un par et des mes enfants à faire leur devoir, comme beaucoup d'entre nous dans l'alphaltre et certainement, pour l'instant, dans mon métier au quotidien, ça n'a pas changé grand chose pour être honnête. Après, voilà, je observe des initiatives déjà, je pense que c'est un outil formidable, c'est un outil qu'il faut piloter, comme tous les outils. Donc, c'est aussi l'homme et la manière dont l'homme va être challenger Lilla qui va faire que ça va être un outil particulièrement intéressant. Après, moi, je dois admettre et je dois retire leur chapeau qui a certaines maisons de champagne. Par exemple, où j'ai trouvé qu'il y avait eu des initiatives liées à Lilla qui étaient intéressantes. Les campagnes, je la j'ai mettée à ma casquette communication, les campagnes tétengées étaient assez brillantes, honnêtement. Ce qui s'est passé cet été, je trouve au niveau visual et univers graphique et qui ont été fait par Lilla était plutôt très belle, avec des vrais références venant du monde des livres, du monde du cinéma, etc. Donc, ça prouve qu'on peut effectivement utiliser cet outil. Je sais que la chance de communication avec laquelle je travaille avec Lilla, par contre, je pense que ces gens-là, le challenge et que malgré tout, ils ont déjà un fil au début où, en tout cas, ils tirent sur le fil et ils tirent de la bonne manière sur le fil. Voilà. Pour donner nous ces l'histoire d'une rencontre, en fait, le directeur des vinges chez Champagne Boulanger qui s'appelle Denis Bunaire et un passionné de recherche et développement et donc il a rencontré un de ses collègues de promotion qui travaille dans l'intelligence artificielle et donc Denis lui a dit, il y a une question qu'on pose en permanence et comment ça se présente cette vendeur. Et donc il ne savait jamais comment répondre, puisqu'en Champagne on dit toujours, "Bat, tant que c'est pas dans la cave, on sait pas." Et donc il a travaillé avec cette personne pour aller collecter toutes les données sur les 20 dernières années, toutes les données de plus vieux maîtris, de température, toutes les données possibles et après, il a fait des indices de corrélation pour voir si ça a produit un grand milésie, ou pas. Et donc c'est un finalement san algorithme, maintenant qui apprend donc chaque année, on re-rent toutes les données, toutes les données qui arrivent, les dates de vendant, les conditions climatiques particulières et ça nous donne un potentiel de grand milésime. C'est à la outil d'aide à la décision qui est assez extraordinaire parce qu'on se dit bon voilà, en fonction de la façon dont ça avance, c'est ce que, d'un point de vue technique, on dit qu'il y a une carance d'eau, une carance d'azote, une carance, etc. Et en fonction de ça, ça nous donne des potentiels et on voit des pourcentages de chances de faire un grand milésime. Et ça, ça fait partie à mon évite, ce qui est en train d'arriver, c'est beaucoup d'outil d'aide à la décision pour nos équipes qui restent les seuls maîtres à bord dans les décisions, mais qui se font aider par des outils beaucoup plus intelligents et beaucoup plus puissants que ce qu'on a jusqu'à aujourd'hui. Après, je voudrais juste tempérer un peu, je pense que c'est une finalement un algorithme, une super base de données et ce sera effectivement très certainement et c'est déjà un outil qui est un outil de plus et un outil extrêmement puissant. Après, je pense qu'il faut quand même défendre la sensibilité humaine, c'est ce qui fait l'interprétation des millésimes, etc. La main qui guide, elle est fondamentale. On a tout certainement lu en tout cas tous ceux qui s'intéressent au vin, on doit dire ces articles le récent sur l'intelligence artificielle qui déguste mieux, des dégustateurs. Bon, j'ai envie de dire quand on fait une démonstration sur on a rentré des données, des composaires romatiques, etc. Oui, un ordinateur fera mieux. Mais qu'est-ce qu'on a démontré pas grand chose avec cet article finalement? On a enfoncé une porte ouverte et après peut-être celui qui va en parler et qui va réussir à transmettre et là on va rentrer aussi dans le monde de l'éducation et qu'il le fera avec une sensibilité en donnant envie, ça va rester, je pense, la parole humaine vers ce liat où on va quand même un peu dépersonaliser. Oui, on peut gagner aussi beaucoup de temps pour donner un autre exemple. Nous avons 5 000 tonneaux chez Champagne-Bolanger donc en fait la signification sous bois, on ne vénifie pas en cuve, on a gardé savoir faire traditionnel, ces tonneaux ont entre 5 à 100 ans d'histoire et donc chacun est venu d'une façon différente. Donc toute la question, on tue ce qu'on a en train de mettre aujourd'hui, c'est des capteurs, des capteurs un peu partout pour regarder comment est venu notre tonneau, comment ils est venu, comment les fermentation est venu dedans. Et ça aujourd'hui, il y a beaucoup de choses qui se font de façon instinctive, c'est-à-dire qu'on a notre responsable du parc de tonneaux qui passe, qui s'en, où là ça s'embonit ici, on goutte et tout ça sont des outils qui vont l'aider à identifier qu'elles sont les tonneaux qu'on besoin d'être aidé, qu'elles sont les tonneaux qui faut séparer. Je pense que tout ça va venir l'aider aussi, va venir aider et si c'est utilisé avec discernement, et je pense que c'est tout long jeu, si c'est utilisé avec discernement alors c'est un formidable outil, formidable outil à la discussion. Il y a un moment où on a compris qu'il y avait l'empérisme, c'était bien, mais avec la variabilité dans une parcelle, si ça permettait d'être plus écorescensible ou d'économiser du fin de gagner du temps, d'économiser l'énergie, c'était une bonne chose. Après, je pense que, voilà, aujourd'hui, on a mis beaucoup autour de cette d'emo, intelligence artificielle, ça va nous faire certainement gagner du temps comme plein d'autres outils, mais ça ne remplacera pas l'homme et il faut qu'il est l'homme comme guide. Merci beaucoup pour cette conclusion sur la viticulture, la signification de demain qui promène à toujours plus précise, mais à laquelle il ne faut pas sacrifier l'émotion. Je voulais savoir si il y avait des questions éventuellement dans la salle. Oui. J'avais deux questions. La première question, pardon, j'ai un peu le tract, la première question concerne l'évendrange manuelle, et c'est vrai qu'on a parlé de robotisation un peu en amorce un peu le sujet, et savoir en fait si vous vous réservez un peu cette réflexion de se dire que bientôt ce sera des robots qui pourront vendonger, ou des gens ont réfléchi à des robots qui font de la taille, enfin des choses comme ça, je crois que j'ai vu passer ça. Et la deuxième question concerne des sépages librides, savoir où on était les réflexions sur le sujet, parce que peut-être qu'un jour vous aura envie de de continuer à pouvoir trouver ce bon niveau d'acidité, balancer avec le sucre. Je peux faire une première élément de réponse. Les machines avant d'engé, manuellement, elles existent déjà. Elles sont effectivement pas utilisées en champagne. Mais pour plein de raisons, notamment, parce qu'en champagne, on aime presser avec la grapple pour avoir un jus plus pur. Donc, il y a des raisons techniques aussi. Pour l'instant, à quelques exceptions, c'est vrai que la très grande majorité des grands vins sont récolte à la main. C'est quand même un peu plus doux, même si les vendances mécaniques se sont beaucoup améliorées. Après, il y a des réalités économiques différentes en fonction des régions, etc. Et on peut produire des bons vins en vendant je mécaniques. Mais je pense que c'est une bonne chose en tout cas en champagne pour des raisons à la fois techniques, philosophiques et de contrat de confiance avec le client, etc. Elle fait manuellement. Et ça, c'est un des bons points de. Je pense du cahier des charges de laocée. Après, sur les hybrides, bon, moi, je vais avoir un avis pour l'instant assez tranché. Je trouve ça très bien la recherche variétale, de manière générale et je pense que l'empélographie et donc la qualité des sépages est une des réponses et qu'il faudra se poser des questions compte tenue du changement climatique. Après, je ne suis pas sûr que les hybrides qui sont quand même des croisements avec des sépages qu'on a bannis, même si il y a une quantité infinité ismale de ces sépages dans le croisement, sont tir vers le haut au niveau qualitatif pour l'instant. Et je pense quand même que nos boss sépages ont encore beaucoup de résilience à offrir et si ils ont trouvé pendant des décennies et des générations qui faisaient parmi les plus grands 20, je pense qu'il faut avant tout essayer de les préserver. Complètement d'accord. Pour rebondir sur l'avandange mécanique, j'ai visité le domaine du champ d'éôles en Belgique qui vendange à la machine avec une densité à 6 000 piaires. C'est à peu près ces proches de nous. La qualité des jus n'est pas la même en fait. Les champs noires depuis plus 300 ans ont beaucoup travaillé sur le fractionnement des jus. Et en fait, toute la champagne presse de la même manière. C'est à dire qu'on va peser nos raisins avant de charger le pressoir dès qu'on aura 4000 kilos. Nous allons pouvoir remplir ce pressoir et à l'intérieur de ce pressoir, on va séparer l'accueil et la taille. Donc, ce qui est formidable, c'est que toute la champagne presse de la même manière, c'est que tous les négociants vont acheter la même qualité de jus entre guillemets, la même potentielle. Et en fait, cette cuvelle est très importante. Elle va représenter 80 % de la presse. Les 20 % restants sont appelés à taille. C'est le dernier jus, le premier en cas de l'enjeu alterré et le dernier jus de la presse. Et ce jus là, il sera un peu plus tâché. Il sera un peu plus amère, un peu moins acide, un peu plus alcooler, un peu plus vulgu, vulguère. Et quand on coupe à la machine, on fait 80 % taille. Donc, deux bases, c'est des pas possibles pour faire un effervescent de qualité. Donc, je pense que vraiment les champs de moi compris ça, on le revendique au effort qu'ils coupent à la main. Et c'est vraiment très important. Une autre chose, c'est que la table de tri est interdite pour la récolte en blanc. C'est à dire qu'on va devoir avoir une main d'oeuvre qualitative, une main d'oeuvre qui va être manager aux vignes pour le coupeur de sélectionner la plus belle grape. Donc, tout ça, ça rentre pour moi dans cette démarche de qualité de luxe, de luxe artisanale. C'est vraiment très très important. Oui, puis je pense que l'innovation est fondamentale. Il faut rechercher, chercher, chercher, chercher pour continuer à nous adapter. Je pense que c'est fondamental. Et quand on voit et avant d'amandonner la bataille, en regardent des paris empli, c'est pas, où on est passionnés de pino noir. Mais le pino noir a une peau qui est beaucoup plus fine et donc réagit encore plus vieux la main au réchauffement climatique. Mais il faut se battre et mettre de l'innovation pour l'aider. Et on voit que la vingue elle arrive à s'alapter, mais il faut l'aider. Pour donner juste un exemple, avant il n'y a pas d'herbe dans l'IVING, c'était traité avec des herbicides, ce qui est le cas, ce qui peut encore être le cas dans certains endroits. Le fait d'arrêter les herbicides et d'avoir remit l'herbe, remit l'herbe juste dans l'IVING, c'est un peu près d'un degrés la température au sol. Donc il y a des solutions basiques, autre solution sur les problèmes d'eau, au lieu de planter les vingues dans le sens de la pente, avec des écoulements d'eau, du coup, qui sont assez importants, on va potentiellement regarder des plantations qui seront horizontales pour retenir l'eau, comme ça existe déjà dans un satellite de l'endroit. Donc je pense qu'il y a plein de questions qui arrivent comme ça. On regarde les vingues semilards, j'ai ce que faire des vingues plus hautes, créer des effets d'ombre, ça peut être intéressant. Donc je pense qu'il faut mettre toute notre puissance d'innovation pour aider les sépages existants. Ça a mis des centaines d'années pour les sélectionnées, pour sélectionner exactement les meilleures sépages. Il faut se battre et tout faire pour les protéger. Pour parler de créativité, les hybrides ou piwee, comme leur petit nom, on les a surtout inventés contre la pression fondue, nous on teste des outils qui sont effectivement des choses assez récentes. Notamment on teste les uv. Il y a des uv, on est sur un certain niveau d'onde. Alors c'est comme la recette du coca. Il ne va pas donner, mais on a acheté une machine, avec des rayons UVC, pour être très précis, va renforcer les défenses naturelles de la plante pour mieux lutter contre le fonduïque, pour faire baisser les doses de cuivre, etc. Et donc on a fait des tests, on a fait des tests avec l'uv sans traitement, avec l'uv avec traitement, avec l'uv en bio, pas en bio, etc. Et effectivement on a constaté quand il n'y a pas de traitement, on pourrait être très honnêtien en moment où ça se dégrade, mais ça se dégradait beaucoup plus tard quand on avait fait les traitements uv. Donc on a des buits, on n'y croyait pas particulièrement, où on avait besoin d'être convaincu, comme tout le monde. Et on a vu que ça avait un effet réel sur les protections naturelles des plantes. Donc on a acheté une machine, et donc là on est dans la réfectivité. Et je trouve ça mieux que la manipulation génétique, en allant utiliser des sépages, encore une fois qu'on a banit parce qu'il faisait des vins qui ont trouvé vraiment pas bon. Donc voilà, philosophiquement je trouve ça un peu bien. Merci beaucoup. Et ce qu'il y a d'autres questions? Bonsoir, vous avez donné un angle à ce propos qui est la créativité dans le champagne. Est-ce que pour vous que cette créativité est perçue par le consommateur? Et là je ne parle pas forcément de cette salle, mais plus généralement du monde. Et est-ce qu'elle est en fait un objectif en soi? Et ensuite, enfin est-ce que c'est ce que les gens attendent? Et ensuite une deuxième question qui vous avez mentionné des chiffres qui disent qu'en fait le champagne a eu une toute petite partie des effervesçants avec une très grosse part de marché valeur. Cette créativité sert à quoi pour vous, est-ce que l'idée c'est de démocratiser le champagne et faire qu'il est davantage de gens dans le monde qui boivent du champagne ou au contraire de réduire cette niche et de pré-miumiser d'aller de plus en plus haut? Donc peut-être pour vous remontir sur la question de la créativité. Est-ce qu'elle est perçue? Non, je pense pas. Je pense que 90% de ce qu'on fait, déjà beaucoup de créativité et sur la partie technique. Donc en fait on met énormément de créativité pour qu'on n'y a rien de change et que le champagne soit toujours aussi bon. Donc tant que ça se voit pas, on se trouve bien notre travail. Je pense que là où elle se voit, c'est essentiellement aussi grâce au pouvoir de certaines très grandes marques. Je pense qu'on a des grandes marques, en particulier, vous en connaissez un certain nombre des marques d'ompérignons, des marques de ce type-là quand une puissance créative extrêmement forte aussi, qui du coup tire la locomotive champagne dans le monde. Je pense qu'il y a eu beaucoup de créations, de collaborations. Nous s'ébolagons, on a un partenariat avec James Bond, par exemple, qui donne beaucoup de sites emplois et de désirabilité. On essaie d'apporter notre touche de créativité. Donc je pense que cette partie-là est vue probablement grâce à certaines très grandes collaborations où il y a beaucoup de créativité des rencontres avec des créateurs. C'est là probablement touche par contre tout le reste que le gros de l'innovation chez nous et le gros de la créativité ne se voit pas aujourd'hui. Je vous traîne, mais je suis complètement d'accord. Je pense que la créativité communication et marketing est perçue et à juste titre. Je pense que le packaging est aussi soit peut-être si on compare aux spiritueux qui sont bien plus innovants que le monde du vin, vous me direz que j'ai tort. Mais globalement par rapport au reste du monde du vin, il y a un peu plus de créativité au niveau packaging en champagne, cahière. Et ça, je pense que le consommateur le voit en revanche sur la partie technique. Je pense que si on arrête quelqu'un dans la rue et qu'on lui demande déjà de nous expliquer comment on fait du champagne, il aurait beaucoup de mal, enfin 9 personnes sur 10 et encore je suis gentil aurait du mal. Et je le comprends parce que c'est parce qu'on leur demande. Après, voilà, pour répondre à la deuxième partie de votre question, est-ce qu'il faut démocratiser? Alors moi, je crois pas, bon on est évidemment content quand il y a plus de consommateurs. Mais ce qui fait la force du champagne, c'est que c'est la boisson des moments exceptionnels. C'est la boisson de la célébration, donc c'est ça qu'il faut préserver. Et là où il y a un enjeu, mais il est vrai pour l'ensemble du monde du vin, c'est de recéduire des jeunes, ça c'est sûr. Donc là, il faut qu'on se pose des bonnes questions, le champagne est réussi peut-être un peu mieux que d'autres pans du monde du vin. Mais là, il faut qu'il y ait une réflexion collective pour continuer à tirer les jeunes. Ça, c'est sûr, il qu'on soit créatif. Merci à tous, merci Jarlamon, merci Ravelle, merci Jérémie, merci à tous. Chers auditeurs, chers auditrices, j'espère que cette discussion nourrira vos réflexions et approfondira votre connaissance du monde du vin. Bravo à une clé à Réloïse pour cette première et rendez-vous dans quelques mois pour une seconde édition. Je suis Romain Becker et vous écoutez le bon grain de livraisse. Réalisation Romain Becker. Merci à Emmanuel Nappe et pour la post-production, à Emmanuel Doré pour le générique original et à Lénin Mazilu pour les graphismes. On se retrouve très vite pour de nouvelles aventures viticoles. D'ici là, avec la T-vous, et buvez bon!

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le champagne a dû se réinventer plusieurs fois, notamment après le passage aux vins tranquilles rouges sous Louis XIV, puis grâce aux Anglais pour les vins effervescents.
  2. La Champagne ne représente que 7% des effervescents mondiaux mais 56% de la valeur, grâce à une forte marque et un cahier des charges strict.
  3. La créativité champenoise est stimulée par la concurrence internationale, la résilience historique (guerres mondiales) et l'émulation entre maisons et vignerons.
  4. Les coteaux champenois (vins tranquilles) restent marginaux (0,01% de la production) mais pourraient évoluer avec le changement climatique.
  5. Le réchauffement climatique accélère les millésimes de qualité et permet aux vins rouges de gagner en puissance, redonnant potentiellement à la Champagne son statut de grande région de rouges.
  6. L'interprofession (CIVC) est une force collective unique, avec un contrôle qualité rigoureux et une collaboration entre vignerons et maisons.

Summary:

Cette table ronde explore la créativité en Champagne, au-delà du produit. Les intervenants soulignent que la région a dû se réinventer historiquement, passant des vins rouges aux effervescents grâce aux Anglais après Louis XIV. Aujourd'hui, la Champagne domine le marché des effervescents avec 56% de la valeur mondiale, grâce à une marque forte et un cahier des charges strict.

La créativité est stimulée par la concurrence, la résilience après les guerres et l'émulation entre maisons et vignerons. Les coteaux champenois (vins tranquilles) restent marginaux mais gagnent en intérêt, bien que leur cahier des charges soit trop large. Le changement climatique accélère les millésimes de qualité et permet aux vins rouges de gagner en puissance, ce qui pourrait redonner à la Champagne son statut de grande région de rouges.

L'interprofession (CIVC) est un atout clé, favorisant la collaboration entre vignerons et maisons. Les défis incluent l'adaptation du cahier des charges face au réchauffement, avec des demandes pour plus de flexibilité sur les filets d'ombrage ou les systèmes de taille. La créativité reste au cœur de l'identité champenoise, alliant tradition et innovation pour préserver l'excellence.

FAQs

Les climats, les terroirs et surtout le travail des vignerons et vigneronnes sont essentiels. La qualité repose sur une combinaison de ces éléments.

La Champagne a dû se réinventer historiquement, notamment après Louis XIV, et aujourd'hui la concurrence internationale et les défis climatiques poussent à l'innovation constante.

La marque Champagne est très forte, donc abandonner l'appellation serait risqué. La créativité s'exprime dans des micro-cuvées, des pratiques durables et des innovations techniques comme les coteaux champenois.

Ce sont des vins tranquilles produits en Champagne. Ils offrent une lecture directe du terroir, mais ne représentent que 0,01% de la production et restent une exception.

Le CIVC assure un contrôle strict de tous les vins pour qu'ils soient labellisés Champagne. Il favorise la collaboration entre vignerons et maisons pour progresser collectivement.

Les vendanges commencent plus tôt (fin août au lieu d'octobre) et la région produit désormais de grands millésimes plus fréquemment, ce qui améliore la qualité des vins rouges et des champagnes.

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