REDIFF Spécial réalisatrices (2/4) Géraldine Nakache : « Le sens de l’humour, c’est la plus jolie forme des politesses »
43m 35s
Cet épisode du podcast "Le goût de M" invite la réalisatrice et actrice Jéraldine Nakache à partager l'évolution de son goût. Elle retrace son parcours depuis son enfance à Puteaux, en banlieue parisienne, marquée par un environnement familial particulier : un père aimant raconter des histoires pour "faire rêver", une mère discrète et élégante, et un frère aîné qui lui a fait découvrir le cinéma via des enregistrements VHS. Son univers culturel s'est construit autour de la télévision (un moment sacré), de la musique populaire française (apprise sur des 45 tours) et de comiques. Le déclic pour le cinéma est venu avec le film "L'Auberge espagnole", qui lui a montré qu'on pouvait créer de la fiction à partir du réel qu'elle connaissait. Son premier film, "Tout ce qui brille", est fortement inspiré de sa vie et aborde la question du goût et de l'acceptation sociale. L'entretien souligne comment ses influences (l'humour familial, Jacques Demy, la chanson) convergent dans son travail, où la musique et les histoires chantées occupent une place centrale, à l'image des rigolades partagées dans son enfance.
M-M-M-M-M-M-M-M Le goût de M poursuisse à série de rediffusion consacrée aux femmes réalisatrices, tout au long de ce mois de mars, cette semaine je vous propose de réécouter Jéraldine Nakache, actrice, scénariste et réalisatrice. On se souvient évidemment de tout ce qui brille, comme il dit irrésistible avec Laila Bekti, qui l'a révèle en 2010 ou encore Jéré où tu iras en 2019. Et je me souviens très bien de cet entretien. J'avais rencontré Jéraldine Chaiselle en matin pour le marrer. M, le magazine du monde présente le goût de M, un podcast produit par Jéraldine Saratia qui vous entraîne à la découverte du goût d'une personnalité. Qu'est-ce qu'à voir du goût qui a bon goût, mauvais goût, et puis d'abord comment se forme le goût pour son 25ème épisode, le goût de M s'invite chez Jéraldine Nakache. Elle est actrice réalisatrice. On la découvre il y a 10 ans avec tout ce qui brille. Un premier film fortement inspiré de sa vie, qu'elle choréalise avec RV Memmrand et interprète au côté de Laila Bekti. L'histoire de deux amis qui ont grandi ensemble en banlieue parisienne à 10 minutes de Paris et révansemble d'une autre vie. Car ton box office le film impose le duo de Comédienne et le ton Nakache, une comédie enlevée, tant influencé par les beudies mouvies américains que par la variété française, une histoire de classe sociale aussi dans laquelle la notion de goût est centrale. Il y a le goût des autres qu'on essaie de s'ingé dans les sports de se faire accepter. Et puis il y a le sien propre qu'on redécouvre et qu'on réapprend peu à peu à aimer. Depuis, Jéraldine Nakache a signé deux autres longs métrages et continué sa carrière de Comédienne. On l'a récemment vu dans la flamme la série de Jonathan Cohen. Alors on l'a assez de très drôle, élevé à la culture canale, meilleur ami du monde de Laila Bekti, ultra fan de ce lignion et pour en savoir un peu plus sur le goût Nakache on a rendez-vous chez elle à Paris dans le quartier du Marais. Bonjour. Alors Jéraldine Nakache, on est chez vous. Est-ce que vous diriez que c'est un espace qui vous ressemble l'ifie? Ah oui, c'est vraiment un espace qui me ressemble. C'est un espace qui me ressemble, parce que c'est mon premier appartement que j'ai acheté avec mon argent et que j'ai tout tout tout tout tout tout tout refait. Des traits très très grandes fenêtres, ça s'amorera sur beaucoup. En plus mes fenêtres elles sont cadriées. Du coup il y a beaucoup de petits carré, il y a une multitude de choses qui me rassurent, parce qu'il y a la quantité et la qualité de la lumière. Alors on s'est assis dans le salon, près des grandes fenêtres, et je lui ai demandé de me raconter le goût de son enfance, celui dans lequel elle avait grandi. C'est un grand 4 car familial. Beaucoup de beurres. Super beau. Alors vous avez grandi à Poutaou, pas loin de Paris? Ça ressemblait à quoi? C'était un appartement, une maison? C'était un appartement dans une résidence HLM plutôt calme. Toutes les personnes avec qui j'étais scolarisée vivées dans la même cité, c'était assez joyeux, un peu village, et puis ce calme, m'a mandé, et s'est transformé en angoisse, c'était trop calme. Elle n'a même pas de voiture qui brûlait. Et c'est à part, tu ressomblé à quoi? C'était un rectangle. C'était un rectangle, de la moquette, on marchait pienu, et la télé. En toi le deux fonds, la télé, la radio dans la cuisine, la radio le matin, surtout. Ma mère elle se réveille avec la radio, donc la radio beaucoup, et puis la télé le soir. Tout est beaucoup séparaté, l'extérieur, c'était la fenêtre ouverte un peu sur le monde. Votre père y était des R-Hs, dans le secteur informatique. C'est ça, elle faisait de l'informatique, il y a devenu des R-Hs par extension, parce que c'était un peu son ADN, d'aller parler aux gens, que les gens lui parlent, finalement. J'entendais les mots "listing system", et puis ma mère, elle vendait des portes blindées et des clés, dans un boucleur qui avait pignons sur eux, qui s'appelait "caveniac sécurité". Qu'est-ce qui est resté de ça? Le blindage peut-être. Ce blindé, ouais. Votre père, qu'est-ce qu'il l'intéressait par l'informatique? Je sais pas bien, si l'informatique même l'intéressait, il fallait travailler, en fait. Je pense pas que l'informatique l'intéressait, ce qu'il l'intéressait, c'était pas temps se marait, de lire les gens, ouais. C'était leur donner un peu d'ailleurs, mon père manteit beaucoup pour faire lire les gens. Oui. Il y avait une boulangerie dans la cité "On habité", donc c'était la boulangerie, on allait tous les jours. À chaque retour de vacances, on partait souvent dans le site de la France, vers Canne, et à chaque retour de vacances, donc fin août, on allait la boulangerie, on était tous les deux super bonsés, quoi, retour de vacances. Et puis il attendait que la personne devant nous est finie sa commande, part, puis il me disait "ça va le décalageuraire", puis je me disais "ça y est sans clanche". Ça me déprimait, c'était très terrible pour moi, parce qu'il fallait que je reprenda ça, on était parti à Canne. Et donc je visais " oui, ça va", et donc évidemment la boulangerie "bonjour", mais le décalageuraire doue alors, on revient d'Away, là. J'ai raligné, on revient d'Away. Ben oui, on revient d'Away. On avait évidemment jamais mis les pieds à Away, puis quand je suis sorté de la boulangerie, je disais un mon père, mais pourquoi faire? Pourquoi? Pourquoi? C'était bien, ça allait faire rêver et les gens c'est bien. C'était très difficile pour moi à stage-là, et aujourd'hui je suis pas loin de me dire que je vais peut-être essayer d'y vivre avec ma propre fille, parce que c'est pas mal, en fait. Et puis je me dis que c'était le début de la fiction, pour moi quelque part. C'était le démarrage des histoires à compter des histoires. Ça fait pas de mal, en fait. A cette égard-là, ça fait pas de mal. Et votre mère, qu'est-ce que vous diriez de ces goûts? Finalement, elle a quelque chose de l'ordre de la discrétion, parce qu'avec un père aussi présent, il fallait, elle avait pas le choix. Et finalement, la discrétion, c'est une forme de goûte pour moi aussi. Donc je pense qu'elle en a énormément, ma mère. Elle a énormément de goûte. Et du coup, comme elle était plus discrète, plus dans la qualité que la quantité aussi, parce que pour mon père, c'était la quantité qui primaient. Du coup, aujourd'hui, en tout cas, moi, ça me fait éco. Je me dis, c'est ça aussi le goûte. Donc, j'ai jamais vu vraiment chez elle une prise de position sur quoi que ce soit. Mais c'est éthétique ou les gens? Oui, c'est éthétique. Jamais vraiment, il fallait être pratique. Tant son il fallait être pratique. En revanche, avec leur cul, je me dis que c'est aussi une forme de goûte de ne pas être trop dans l'opulence, la peur de manquer, etc. Et qu'est-ce qu'il l'intéressait? Je pense que ce qu'il intéressait beaucoup, c'était nous, mon frère et moi, ces enfants. C'était pas du tout une mère vampirisante sur nous, beaucoup très sur nous, etc. Mais le bien-être, les véhicules turèles aussi d'une certaine manière, parce que nous nos parents, ils nous emmenaient à Paris pour aller voir des spectacles comiques. On a été voir tous les comiques de France, tous les 31 décembre. Je sais pas pourquoi. Ah ouais, ouais, réveiller. Chaque année. Ouais, ouais. On se marrait beaucoup pour parler moins. La parole, elle était pour le seconde degré, elle était pour faire diversion. Elle était rarement pour se dire les choses, quoi. Alors, c'est souvent lié à la culture, c'est souvent lié à la pudeur. Et sa fabrique des galères. En final, en revanche, ça aiguise le sens de l'humour et finalement le sens de l'humour à mon sens. C'est une des plus jolis formes de politesse. C'est la moindre des politesses de se marrer. Donc il y avait la culture de la vane chez vous. Oui, la culture de l'humour. On se vanait. Mais jamais agressif, jamais contraint. Jamais contre l'autre. Mais en tout cas, une façon de voir la vie un peu emblier, quoi. Jamais tout droit aussi, parce que l'accès à la culture était un peu limité. C'est à dire que. Moi, j'ai pas le souvenir que mes parents m'aient dit, "Il faut absolument que tu dise ce livre." "Il faut des livres chez vous, pas trop." Non, il n'y avait pas beaucoup de livres. En revanche, il y avait une forme de communication. Alors, pas entre nous, à se dire les choses, senties, philosophies, sur ce qu'on ressent, les états d'âme, etc. Mais en revanche, parler de ce qui se passe dans la télé. Mais parler de ce qui se passe dans la télé, c'était aussi une forme de démarrage, de discussion, des changes. Ce qui se passait dans la télé, chez nous, c'était ce qui se passait dehors dans la vie aussi. Voilà, il y avait un moment sacré. C'était bien entendu le Gt de 20 heures. Vous parlez politique, tout ça? Non, vraiment pas politique. Pas politique. Et puis moi, je passais longtemps à flinguer le Gt à faire des chorégraphies et pile au moment du Gt, évidemment. Pour faire diversion. Pour faire diversion, puis parce que j'étais la reine des chansélysées, moi, chez moi. J'ai 7 ans des carres avec mon grand frère. Je voyais bien que c'était un moment sacré, le Gt. Donc, si il y avait un moment où il fallait qu'il y ait les yeux posés sur moi, c'était le moment du Gt, ou moi, je savais que j'avais l'attention. Est-ce que bien un plaisir de manger chez vous? Le plaisir de manger, ouais, il est inérent la culture et aussi l'amour, quoi. C'est aussi par la nourriture qu'on transmet beaucoup d'amour. Et puis parce qu'il y a un rendez-vous hebdomadaire chez nous qu'il sort du chabat, le vendredi soir, ou quoi qu'il a de vienne, qui vendent qu'il n'èche qu'il pleut, on est là ensemble, à sembler autour d'une table, soit tous les quatre, soit le premier cercle, soit avec. Parfois, des ramifications familiales ou amicales, des gens qui venaient se joindre.
- Il est resté chez moi aujourd'hui. - On parlait de vos parents, mais il y a une autre personne qui est très importante. En fait, c'est votre frère, votre grand frère. - Le grand frère, Olivier. - Oui, parce que pendant longtemps, vous dites que vous êtes un peu calqué sur ces goûts à lui. - Oui, c'était très important. - Oui, c'était important. - Je parle frère qu'éralisateur, c'est une réalisateur. - Exactement. Exactement. - Mon frère, il a 7 ans des carres avec moi. Donc du coup, on vit pas le truc frère-essor un peu classique de célèbre baguare, etc. On allait même pot, on n'a pas les mêmes potes comme on fait. Il est le grand frère, mais il n'a jamais pris cette place, pardon, de grand frère-protecteur. Oui, c'est pas du tout situé là. Poteau un grand frère assez discret, la prise à de ma mère, peut-être, qui a laissé la lumière aussi se mettre sur moi. Il s'est dit, "Bon, c'est elle qui va faire du bruit, donc, regarde-on là, ça lui fait du bien." Lui, il m'a regardé, mais moi, c'était lui que je regardais faire. Par nature, c'était le plus grand. Fait voir ce qui se passe plus tard. Mentre moi, ce qui se passe plus tard. On parlait de la télé qui était très importante chez vous et votre frère est regardé. Bonne truc à la télé. Il y a cette histoire de que cette VHS que vous allez enregistre au 6ème. Qu'est-ce qui regardait? Ah ouais, mon frère, c'était VHS-man. Puis, en plus, on n'en avait pas des masses, donc il fallait écrire un papier et fasser savoir ce qu'on allait écraser comme programme. C'était le côté un peu techniciens de mon frère. Et effectivement, il montait chez Stéphane au 6ème, dans le même même âme que nous, pour aller enregistrer les nuls, les missions, puisqu'on n'avait pas canal. Oui, parce que c'est ça, l'objet de désir absolu de votre enfance, c'est le décoder. Ah, le décoder, c'était le saisame. C'était, ah, mais le saisame, c'était le rêve. Mais vraiment. Et du coup, il enregistrait des programmes et des films. Et il attendait qu'on soit tous couchés. Le couvre-fait était assez tôt chez moi, donc ça va. Il faisait pas des insomniens dingues. Et il s'allongait par terre, couçant du canap sous la tête, et c'était parti. Et comme l'appartement était pas très grand, il mettait le son à un volume super bas, évidemment. Mais il y a un petit couloir qui menait au salon. Et moi, je me souviens en pyjama, pienu, à le regarder rire. Devant, je ne sais quoi, parce que je voyais pas la télé. C'est un point de vue, c'était que mon frère allongait sur le sol en train de se marrer. Et puis après, des années plus tard, j'ai chopé les VHS, et puis j'ai regardé. Le goût de M. Alors là, on est dans ma cuisine, avec une cuisine ouverte dans l'espace à vivre aussi. Qui est une cuisine, en fait, j'ai des étagères et dans le cap. Et sur ces étagères, il y a aussi bien des livres que des bougies et des photos personnelles. Il y a un peu toute ma vie, quand même des DVDs, parce que j'ai pas réussi à me séparer de tout, mais des DVDs, c'était trop violent pour moi. Il y a plein de livres sur des choses qui me parlent. Il y a Maus de Spiegelman, le qu'il est le livre que j'ai le plus offert dans toute ma vie. Il y a Juskins de Patismus. Ah, je l'ai beaucoup offert aussi. Il y a une vraie poupérus qui vient en Russie, mon frère, ma offert. C'est une pièce dans laquelle je. Si y avait un lit, j'ai dormi un réchaquant. Beaucoup à vous, ils sont portés sur quoi d'abord. Qu'est-ce qui vous a plu? C'est vrai qu'au début, ils étaient principalement sur le miméthisme. Qu'est-ce qu'elles me font frère? Je vais aimer pareil. Et puis après, ils se sont portés sur. Justement parce que j'étais un peu la princesse de cette famille. Ils se sont portés sur les choses haute en couleur, la couleur, la musique, la chanson. Donc j'ai découvert Jacques Demie et je me suis dit, "Il y a tout réunie, quoi?" Enfant? Vous avez découvert Jacques Demie? Ouais, non, c'est tout. C'est tout comme. "C'est tout quand même, 14-15 ans, quoi?" Mais il y a tout là dedans. Il y a tout ce qui n'est pas la vie et qui me semble être temps la vie. Et ça m'a voulu verser. Et je me suis peut-être dit à cet endroit-là, sans trop le savoir, que c'était ça, le cinéma en fait. C'est pour de faux, mais on fait croire que c'est vrai, quoi. Quelle idée de Jenny. On peut faire tout ce qu'on veut à partir de là. Et puis voilà, toutes les ramifications se font, quoi. Les mensans j'avoyent de mon père, les rigolates de mon frère le soir devant les nuls. La discrétion de ma mère et son élégance. Il y a tout ça, et qu'à 3-2 neuf, ça chante. On a des pénores à sortie au papier-pain. Là, on est au centre du sujet, quoi. Pour moi, quand ça chante chez Demie, c'est comme quand ça rigole à Chabat chez mes parents. Ça dit autre chose, mais ça dit quand même. Et la musique, vous parlez sous fond de la chanson, puis c'est important, on le voit dans vos films. Voilà, c'est quelque chose qui est très important pour vous. Ça, ça commence éthol, la musique, la chanson. Comment vous dire? Dès que j'ai su lire, en fait. Parce que voilà, mes parents m'offrait pas de livre, mais ils m'offrait des vignils, des 40 centours. Très tôt. Donc dès que j'ai suboujet, j'avais ces 45 tours, puis dès que j'ai su lire, j'ai apprené les chansons, dont les paroles étaient au verso. Fas A, face B, la face B était toujours un peu sordide. Mais j'ai mangé de la face A de tous les artistes français. Et puis, il y a eu un événement aussi, c'est qu'à m'endonner, j'ai été bloqué chez moi pendant plus d'un mois et demi, de mois à sept ans, parce que j'ai attrapé la mononucléose. Donc, à un âge ou l'école, c'est quand même ta vie sociale, c'est quand même l'essentiel de voilà. J'ai été bloqué chez moi, avec les élèves de ma classe qui venaient à 17h, m'amener les couvres, etc. Mais où, du coup, j'ai beaucoup, beaucoup d'ancés, beaucoup, beaucoup chantés après des chansons par cœur. J'étais pas bonne sur l'histoire géaux, mais sur l'IO et mine Farmer, j'ai tout donné. C'était une forme de poésie, quoi, pour moi, vraiment, mais vraiment, sincèrement. Puis même j'ai compris des choses en apprenant. Je ne devrais pas dire ça. Non, mais en apprenant, quand vous avez 8 ans et que vous lisez les paroles, des brunes qu'on ne compte pas pour des brunes, même même si vous ne le savez pas, en même moment, vous lisez quand même plus tard. C'est assez dingue en vrai, le texte de l'IO à cette époque-là, quoi. Même mine Farmer, qui a bouleversé une génération de jeunes, j'avais pas le bonage, j'étais trop petite pour comprendre que c'était la révolution mine Farmer. Mais tout est chaos, mais c'est dingue. Finalement, elle m'a amené beaucoup cette culture populaire, cette culture, je sais pas comment ça s'appelle, elle m'a amené beaucoup, quoi. Donc je devrais être plus serène avec ça et plus douce, je crois, avec ça. Parce que finalement, là quand je vous parle, je me dis d'une part, c'est pas dramatique et d'autre part, c'est pas rien. C'est quelque chose déjà. Vous parlez de Jacques Dumi quand on parlait de cinéma, des premiers chocs, je crois qu'il y a Uline aussi, qui a été très important. Uline, ça a été important parce que j'étais en âge de connaître déjà des envies de cinéma, mon frère faisait déjà un peu ça, et des cornettes raches, tout ça. Donc du coup, je m'étais dit bon, il y a quelque chose et qu'on l'aille. Quand est-ce que vous avez décidé que vous allez faire du cinéma? Décider, je dirais, à autour de l'Aine, oui. Donc j'ai 15 ans, je vais avoir 16 ans. Mon frère est déjà sur des plateaux, il tire des câles, tout ça. Il commence à faire des cornettes raches un peu en cachettes et moi, en fait, l'Aine sort dans les salles au moment où il est diffusé à Cannes, le même jour. Donc du coup, j'ai l'impression, en plus, de vivre un truc un peu canot à quoi, un peu particulier. C'est exceptionnel, oui. Un peu exceptionnel, oui. J'ai déjà conscience de ce corps présente le Festival de Cannes, donc je suis déjà en âge de comprendre tout ça. Ça me excite déjà pas mal et puis j'ai pas j'ai l'impression que. Je m'en rappelle, j'ai vu l'Aine à mon parlance et je suis à Cannes. Il n'y a pas de doute qui a tiré vraiment pas l'an de moi à ce moment-là, dans la salle à mon parlance. Et puis quand le film est primé, c'est comme si. C'est comme si j'en étais, quoi, c'est comme si. D'abord, je trouve ça normal qui soit primé. Et puis surtout, c'est comme si. Ça y est, j'ai compris quelque chose. J'ai compris qu'on pouvait parler de ce qu'on connaissait très fort et qu'on pouvait fabriquer de la fiction, qu'on pouvait aussi se départir du côté documentaire ou même reportage, je veux dire un interdit de capital, qui est vaut de chose que ça. Qui n'avait pas que la télé finalement. Et puis qu'à ce moment-là, il fait du cinéma avec la réalité, quoi. Mais à mes yeux, à ce moment-là, je me dis "OK, je viens de voir un chez d'œuvre". Ça me parle parce que c'est genre là, je les connais et ça y est, je m'enclanche, quoi. Et c'est là que vous allez passer un bac qui aupçon cinéma. Vous allez parallèlement à vos études, comment ça faire des stages? Je commence à faire des stages. La née de ma terminale. Par aille à regrunt ou je sais pas. Vous savez peut-être le côté "Té les 7 jours", je n'ai pas rendu. Quoi? C'est-à-dire que je vois une annonce dans "Té les 7 jours", recherche de casting pour "Grolande". Il y a une adresse. Dans le 15ème, dans la tour canale, en fait. Et je me pointe, et je ne t'appare pas la porte. C'est une grosse porte blindée. Et puis il y a Fabienne Bichet, la diatrice de casting de Canal + à l'époque, qui m'ouvre et je dis "Bonjour, je viens pour le casting". Il y a des miennes, mais je recherche des personnes à partir de 60 ans. Et je lui dis, "Non non, je viens pas pour faire un comédie, je viens pour être votre assistante". Je dis cette phrase qui me glace les 100 aujourd'hui, même quand je la prononce, parce que je me dis qu'elle touplait. Et puis la période me permette, elle me dit "Ok, tu seras payé en t-shirt". Viens demain. N'importe quoi. Je me démerde d'une commence, je fais les choses un peu propres. Et puis de ce moment-là, je ne quitte plus la télé. Mon premier stage à Canal + se passe à Groland de casting. Et puis après, je me balade au guignol de l'info. Je deviens un assistent en trahale. Et puis après, le graal. Les gens faisaient l'inverse. En général, on commençait sur la chaîne comédie, puis on allait à Canal +. Et puis moi, je rêvais de comédie. Et puis après, je me retrouve à aller à Comédie, où là, j'apprends. Avec Dominique Farudja. Exactement. Vous devez faire plein de trucs. Avec tout. Et puis vous devez venir produire ça la fin. Exactement. Et vous dites là-bas, j'ai appris la liberté artistique. Et puis l'art du dialogue et le rythme et la mise en scène. Il y avait Jacques Demie pour plein de choses. Mais le rythme. Le rythme. Là, je retrouvais un peu ce qui était à la maison. Le rythme, quoi. À Comédie, c'est où on fabriquait une émission en direct tous les soirs, qui s'appelait la grosse émission. Donc c'était le rythme était intensif. Je me rendais compte de rien parce qu'on faisait. Et quand tu fais, tu as la tête dans le guidon.
je comprenais qu'il y avait évidemment un borré à manger, on ne peut pas faire rire tous les soirs, mais je comprenais aussi qu'à force de fabriquer, à force de fabriquer, il sortait des choses. Et je voyais des cadeaux liviers, des robins des bois, je les voyais à l'œuvre et je les voyais à travailler, à 15 heures, mettre une perru qui se dit "Ah c'est bon, j'ai trouvé! On est imposé une perruque sur leur tête dans le bureau". Ça, ça m'a appris beaucoup. Mais encore une fois, comme quoi il y a un lien dans tout, c'est de la musique, parce que c'est que du timing la comédie. Et du coup, c'était une partition, moi j'avais l'impression de voir du choubert tous les soirs, parce que fallait aller quoi pour offrir un live d'une heure tous les soirs, fallait aller. Puis c'est là-bas aussi que vous allez faire un peu vos premiers pas devant la caméra, c'est-à-dire vous donner des répliques comme tous les moments de l'équipe, quand ils manquent des gens, faites un peu de figuration, un peu de. Ouais, pas le choix, parce que pas d'argent, donc on ne peut pas payer des figurants. Donc oui, je fais partie aussi de toute la jeunesse qui travaille à comédie, qui donne la réplique à cadeaux liviers, un soir sur trois, qui se déguise, qui m'a une perruque. Mais ça, ça vous plaît, c'est vite, vous vous rendez compte que ça vous plaît. Au début, vraiment, c'est vraiment. Comme on travaille 19 heures par jour, c'est vraiment pas pour la lumière. D'ailleurs, je la sens pas. Je pense qu'aucun d'entre nous, la sentue, à cette époque-là, on ne sait pas pour la lumière, c'est parce qu'on n'a pas le choix, puis parce qu'il n'y a pas internet, tout ça, donc les émissions sont diffusées sur comédie, t'as comédie, tu vois, t'as pas comédie, tu vois pas, donc il n'y a pas d'enjeu. Et à un moment, ça se débloque bizarrement quand ça vient de l'extérieur, quand on m'a vu faire. C'est là que ça se débloque, et c'est là que les goûts. Ça grossit, ça grossit, ça grossit. Le ballon de bodhruge, quoi. Et là, tu te dis, "Ah, c'est fragile, ce truc." Et ça vient de l'extérieur, un jour où on m'appelle sur ma linee fixe de comédie. Je m'occupeai aussi du casting de la chaîne, et on me dit, "Bonjour, je vous appelle pour un casting." Je dis, "Bah non, mais moi, je suis en cédé à comédie, je peux pas faire le casting d'un film." Mais on me dit, "Non, non, mais c'est pas pour être casting, c'est pour venir passer un casting qui était. qui était pour le film comme T'y belle de Lisa Zolos." Donc au début, je décline et tout, puis je rappelle, ça me gratte, quoi. Ça me pique un peu. Même si évidemment, je peux vous disais "Ah, n'importe quel monde a le droit d'être acteur, ce pas un vrai métier." Et puis, c'est un peu de chipe de croir à ça, quoi. De croir que c'est possible. En attendant, entre midi et deux, puisque je travaille à comédie, je m'attrape un sandwich, je prends le métro, et je me rends aux essais aux castings de comédie belle. Donc vous êtes prises? Pourquoi c'est un peu de chipe de croir à ça? Je trouve ça chipe, parce que, à ce moment-là, j'ai un vrai travail, quoi. Je suis en cédéie, j'ai un salaire tous les mois, parce que, aussi, ça j'ai pas de désir. Il s'agit pas de provoquer le désir chez l'autre pour travailler. Il s'agit du mien de désir uniquement. À ce moment-là, c'est mon désir à moi de faire de la télé, qui fait que j'en fabrique et que j'en fais dans le collectif. Donc, il y a quelque chose qui est plus nérabilisant aussi, il fait dans cette position de. Tallement, tout d'un coup, je me positionne de l'autre côté. Je vais dans la lumière, j'attends le désir de l'autre. Je suis seul, il y a plus le collectif, il y a plus nous, quoi. Il y a plus on. Et avec cette idée-là, c'est difficile, parce que moi, je viens du nous aussi par ma famille, et que c'est difficile, parce que je vais devoir dire "jeux". Et pourtant, j'y vais quand même. J'ai goûté à ça, en donnant la réplique à cadeaux comme ça vite fait. Je vois que c'est sympathique, je vois que ça provoque quelque chose chez moi aussi, où je me dis, "Ah c'est bon, donc quoi, il y a un autre truc encore, c'est encore différent". Et puis, ouais, mais vous dites pas, je vais faire que ça, quoi. Non, alors, en partant tout de suite, mais jour 1, c'est en sortant du casting de comme T-Belle, alors que je ne sais même pas que je suis prise encore. Je me dis, je me dis tout de suite, je ne peux pas faire que ça. Je ne peux pas qu'attendre d'être choisi. C'est trop douloureux pour moi. Et d'ailleurs, vous passez à la réalisation assez vite après, enfin, ça se tente en 2006, en 2010, vous allez corréaliser votre premier film, tout ce qui brille, donc avec la Bectie, donc l'histoire de deux amis d'enfants. Maintenant, ce film, il a 10 ans, il vient de repasser la télé, et puis les surnêtes Flix, l'histoire de deux amis d'enfants, donc il habite à 10 minutes de Paris, donc, plutôt, mais ça fait toute la différence. Et le film va raconter un peu leur découverte avec tout ce que ça comporte, l'illusion de des illusions de Paris. C'est aussi l'histoire d'une amitié, elle est preuve d'une ascension sociale, pour aller un peu vite. Mais ce qui nous intéresse ici présentement, c'est que c'est un film, aussi qui parle dans sa thématique, beaucoup de goût, en fait. Bah oui, parce que le goût, c'est probablement le sujet de beaucoup de gens, mais c'est vraiment mon sujet. Quand je fais la jeunesse du truc, c'est que, d'abord, le goût de mon frère, parce que ça devient le mien, et puis quand j'ai mon goût à moi, je me dis, à plein des gare, c'est culturellement, qu'est-ce que moi, je décide des mémons avec mes yeux et mon cœur, et puis après, il y a socialement aussi. Parce que tout ce qui brille le film, on le sait, maintenant, c'est un peu mon histoire, et il a fallu pour que j'existe, m'adapter au goût des autres, pour trouver le mien. Et du coup, faire semblant d'aimer quelque chose, c'est insupportable, c'est très douloureux. En revanche, je trouvais ce qu'on aime, trouver son goût, c'est une libération totale. Et moi, dans mon tout ce qui brille de la vraie vie, pas dans celui de mon film, les gens que j'en rencontraient et que j'admirais, étaient des gens qui avaient un goût, un certain goût, mais pas un goût certain. Et du coup, je sentais ça déjà, je me disais, mais c'est marrant, j'aime pas trop ça, j'ai pas tellement envie d'habiter àvenue foche, et pourtant, je suis mieux ici caputon. Quand vous dites goût, pour le cours, on entend que la sociale, on entend, - Oui, complètement. - Avec, enfin, ici, ce qu'on voit dans le film, - complètement. - Il y a des scènes qui sont super émouvantes de. - Elles ont pas les codes. - C'est ça. - Elles se plantent, - elles essayent d'adopter des comportements, elles ne les ont pas. - C'est ça. - Ça, c'est un truc que vous avez ressenti, vous? - Oui, très fort. Parce que même très tard, parce que dans tout ce qu'il brille, il y a tout un truc autour des patots citrons, mais ça, je ne le vis pas quand j'ai 15 ans dans mes périphéties vers le Sias et Marron Dispande paris. Je le vis bien plus tard. Je le vis à 25 ans quand je suis invité à dîner chez des gens très importants de la télé, et je me dis, c'est un dîner chez eux, il va y avoir du caviar, je me dis vraiment ça. Et en fait, à dîner, il y a des patots citrons. Mais j'ai 25 ans déjà, j'ai pas les 15 ans de. Je me dis, mais c'est une blague ou quoi? Il y a vraiment des patots citrons, et puis je mange ces patots citrons qui sont dédicieuses. Et je me dis évidemment, au caviar, c'est rien à gare. Évidemment, les patots citrons. Et ça me racontait aussi la place que j'avais par rapport à l'idée du goût et du bien, et de mon goût à moi. Alors après, du coup, j'ai été très intransigante avec mes goût à moi. C'est-à-dire que je me suis même pas autorisé parfois à aimer des choses, ou en tout cas, j'ai même été snob, très snob. Et je suis disaisais, c'est l'hôpital qui s'ouvre la charité, toi, t'es snob. Tu as pas en cours ou quoi? Tu regardes derrière toi? Allez voir un film, moi, allez, on y expo, fallait que ce soit, by the book, quoi, fallait que ce soit adoubée. Mais vous, comme dans le film, vous avez monti, je veux dire, vous avez essayé de faire oublier que vous n'êtes pas en banlieue, c'était vraiment. Mais oui, j'ai menti, je me suis vraiment inventé avec mon ami de l'époque, une adresse anoeil, et puis tôt, c'était impossible pour moi à traverser ce pont. Là, c'était impossible, bien sûr, oui, j'ai menti, bien de vous, là, j'ai menti. Mais j'ai dédié dans des interviews que j'avais vu des films ou du délivre que j'ai jamais vu ou du, mais sans foi, qu'on a aujourd'hui, qu'elle joie de me dire que j'ai pu affaire ça, parce que c'est un stress total. Et parce que aussi, j'ai la organse de me dire, mon goût à moi, pour moi, c'est le pont, c'est le bon point bar. Puis parce que j'ai confiance, ça y est, j'ai confiance en moi. C'est probablement la maternité qui m'a aidé à y aller, mais ça y est, c'est trop fatiguant de mentir et de faire croire. Et puis c'est encore une fois, c'est infernal des mecs quelque chose que vous aimez pas en vrai. C'est pas possible, c'est pas possible. Si toi tu crois pas en ce que t'aime, mais quelle horreur, quoi. Est-ce que, à cette époque, parce que dans le film, c'est un signe important, justement, pour jouer avec ces codes-là, les vêtements, les fringues, ça a été important pour vous, justement, pour essayer d'appartenir à notre milieu que le sien, pour enfin, c'est un jeu de signe, les fringues. Bien sûr. Puis les fringues à cette époque-là, à l'époque où je visse ça dans ma vie personnelle, il n'y a pas HGM, les trucs où tout le monde est pareil. Donc, c'est soit un endure, soit un C, A, et c'est la merde. Donc du coup, à cette époque-là, il n'y a pas. C'est pas cool d'aller chez Gospor, ça achète un KWM, et des techniques, hein, un peu stylé. On est véros, non encore. Donc du coup, c'est une souffrance thérée, parce qu'il faut. Alors, il y a deux choses. Le truc honnête, c'est que je vais travailler au quatre temps, une galerie commerciale, à la défense Low-Wig-End, pour avoir des soupes pour me payer mon premier train de J'Berberie, que j'achète en taille enfant. Et il y a aussi le vol, hein. Pardon. Alors, je ne vole pas dans les boutiques parce que j'ai pas des kouilles. Donc, je ne peux pas voler dans les boutiques, c'est impossible. En plus, j'y travaille dans les boutiques, donc ça serait un peu tordu. Et ce qu'ils offrenic, en revanche, je volent des vêtements aux amis que je fréquente, qu'habitent à Paris, mais que je ne peux donc pas porter, puisque je les fréquente et que si elle voit ses vêtements qui leur appartiennent sur moi, elles vont bien savoir que je les ai volés. Donc, je volent des vêtements, c'est complètement tordu, je volent des vêtements, que je ne porte qu'avec ma copine à puto chez nous, puisqu'on ne veut pas les porter non plus dans la cité, parce qu'on va nous charrier en roballia, en Allem, la boule en jurid, ça n'a pas de sens. Donc, je volent des vêtements que je finis par rendre, parce qu'à un moment donné, je me dis "Brends fait ses complètement débiles, donc qu'est-ce que je vais en faire?" Donc, il y a l'honnêteté et le travail, et puis il y a le vol. C'est un peu l'histoire de mon métier aujourd'hui. Et je travaille beaucoup, mais je volent aussi. Et en même temps, aujourd'hui, vous êtes passé. Bon, voilà, vous êtes reconnus dans votre milieu, en tant que réalisatrice et actrice, vous faites du chouting pour. Je sais pas, je vous ai vu à bien en dur, l'autre fois, vous êtes allé au loup. - Mais c'est ça que tu. - Défilé, on vous voit la petite, il ne fait pas qu'au rabal, il y a pas longtemps. Entre autres, vous le voyez, commence, très j'ai voulu.
- Je le vois avec beaucoup de joie. Aujourd'hui, beaucoup de joie. Beaucoup de joie, parce que quand je me retrouve dans les maisons, par exemple, justement, je vais au Choroum Dior, au Choroum de Paco Rabanne, je pense qu'à ça, en fait. Je pense qu'à ça, je vois une multitude de vêtements sur des cindres dans un endroit très, très joli. Et je me dis, "Wow, comme j'aurais aimé à cet âge-là, avoir tout ça, avoir la possibilité de. " Après, il y a toujours un petit coup près, parce que dans le Choroum, les vêtements, ils sont en taille 34. Donc en vrai, la comédie elle est partout. En vrai, tu vas essayer, tu te dis "sage, on aurait rêvé" et puis tu essayes et tu dis "je peux pas rentrer une cuisse dedans, en fait." Donc finalement, il y a toujours le pendant de tout ça. Donc encore une fois, c'est très drôle. Et puis même, je me dis, parfois, je porte des choses et la chance qu'on prête des vêtements incroyables. Et puis j'ai mes copines qui sont mes copines d'enfance qui me disent "mais t'as gardé la robe." Et je leur dis "ben non, je ne l'ai pas gardé, elle est repartie le lendemain 8h et 4h avec un coursier, d'une porte parce que ça ne m'appartient pas, et d'autre part, qu'est-ce que tu veux que j'en fasse de cette robe?" "On va la mettre quand." Et mes copines qui me disent "surtais ta raison." "C'est vrai, ta raison." En revanche, je suis toujours. Toujours, je peux. Je suis obligé de l'admettre. Je suis toujours ravie aux anges quand on prête des vêtements comme ça. C'est un peu trivial, je suis désolée, mais c'est vrai, quand je porte un truc chanel, j'arrive pas à me dire que c'est normal. Je suis toujours en train de me dire qu'elle chante "j'ai. Après, il y a une ouilleur qui a eu géré aux tuyiras, je pense à celui-là qui est sorti à un an à peu près, c'est un film dans lequel vous continue à croquer ce milieu, non vous venez, enfin, pour vous, c'est important de continuer à représenter ces milieux-là, la culture populaire aussi, de continuer à représenter ça. Je sais pas si c'est important de le faire, en tout cas, c'est inérent à. à ma façon d'écrire jusqu'à présent. Parce que tout ce que j'ai voulu cacher, chez mes parents, quand j'avais des copines de Paris qui venaient chez mes parents, c'est-à-dire le mauvais plaie de. Ouais, c'est peut-être parce que maintenant, j'ai envie de le montrer quoi. Parce que. Parce que c'est un dur en fond, quoi. Ouais, mettre ces linduants à fond, parce que. Mais je trouve ça beau, je suis comme ça, quoi. C'est comme ça. C'est mon goût aussi, aussi. Si je fais gérer aux tuyiras, je me balade avec le film et puis j'arrive à ex, et puis il y a un monsieur, un certain âge qui prend la parole en Q&A, après avoir vu le film, mais qui me parle de Margaret Durace et de la culture populaire et d'erver Villard et de Caprice et Fini, et qui raconte que ça boule versait Margaret Durace, parce qu'elle se disait, "Ben oui, Caprice est vraiment Fini, et c'est pour ça que ça la boule versait." Et ben ouais, et ben tout d'un coup ça, tout d'un coup, je me dis "Ah, j'ai le droit aussi, parce qu'il y a un Margaret Durace, mais j'ai le droit aussi, ça me boule vers, ça me boule vers, c'est l'indion, ça me boule vers quand je vois la bande-anence du film de Valérie Lemersier. Sur ces linduants, je pleure. Parce qu'il y a charlotte-périen, mais il y a ces linduants, c'est comme ça, et c'est pas très grave, qui n'est pas que charlotte-périen. J'ai passé un nombre d'années calculables à cacher ces linduants et à raconter, j'en prouvé à qu'ils voulaient dans mon entourage. Et aujourd'hui, elle est de. Et de toutes les vassants, je connais ni assez bien, j'en prouvé, ni assez bien, c'est l'indion. Faut, je connais très bien, c'est l'indion. Pour. Non, mais en tout cas, voilà, il y a un peu des deux, il y a un peu des deux. Et puis surtout, ce que je comprends aujourd'hui, mais je suis en cours, quoi, c'est sur la voix, c'est que ça s'alimente, et que je suis fait de ça, et qu'en vrai, à force de mettre à distance ces linduants, d'abord, ça me rejoint, et puis que c'est pas complètement ma vérité. Et que ça y est, j'en ai fini de mentir, quoi. Ça y est, stop, quoi. Ma vérité à moi, elle est dans ce goût-là aussi, qui est la taxidermie et les chocobons. M, le magazine du monde présente le route de M. On est dans la série à manger, dans lequel il y a cette photo de Richard Ravendon. En fait, Richard Ravendon, il a sorti un bouquin, il a fait tout un travail, un bouquin qui s'appelle Inzi-Américain-Ouest, sur toute cette population qui travaille dans les mines, en fait. Et cette jeune fille, elle a que 16 ans, c'est une photo en noir et blanc, elle a en salopette, on voit beaucoup sa peau, puisqu'elle a en salopette sur un débarreur. Elle a une multitude de taches de ressources sur le visage. C'est intéressant parce qu'elle est extrêmement belle et douce, et en même temps, je comprends dans cette photo quand je la regarde, ce que va être sa vie future, elle va mettre les mains dans le cambouille. Ici, ce n'est pas déjà le cas. Je ne sais pas, le regard, cette photo, elle me tue. Et je trouve qu'il y a aussi une normalité, une énorme nervosité dans cette photo. Et puis, ces taches de rousseur, j'ai l'impression qu'on peut sentir sa peau quand on regarde la photo, qu'on peut sentir que ce n'est pas lisse. J'adore faire photo. Et aujourd'hui, votre goût à vous, c'est quoi? Qu'est-ce que c'est quoi votre style à vous? J'ai découvert. C'est venu par les vêtements, mais ce qui m'a vraiment le plus fait comprendre tout ça, c'est plus dans le choix du mobilier pour. Parce qu'à évidemment, j'habite dans un appartement, je dois me bleu. Et à cet endroit-là, où je me suis dit à sailler, j'ai compris qu'elle était mon goût. Je me suis aperçu d'un truc assez évident, c'est que j'ai besoin et j'aime les asperités. Par exemple, j'ai de la pierre, là, au sol, la pierre de Jérusalem, au sol, non, chez moi. Et puis j'ai du bois sur mes meufs, mais quand je parlais à la personne chez qui j'allais acheter le bois, je veux que quand je touche, je sente. J'aime quand il y a des asperités et quand ça ressemble à la matière originale, donc originelle, avant de mettre le lisse. Par exemple, j'aime le placot. Par exemple, j'aime les toiles. Vous savez, avant de fabriquer une robe, on fait ça sur des toiles. On fabrique des patrons sur des toiles. Comment ça s'appelle? Je ne sais pas. C'est des toiles hyper-épaisse, souvent couleur coquille d'oeuf, non couleur, comme ça. Je trouve ça sublime. Mais sublime. Mais ça m'aime eux, quoi. Et du coup, j'aime quand il y a une trace de l'existence ou quand il y a une possibilité d'en faire des traces de l'existence. Et c'est étrange aussi, parce que paradoxalement, j'aime les choses très graphiques. Par exemple, je vois le corps busier. C'est marrant parce que j'ai fuis mais barri-meuble et je voulais que des moulurs et du parquet. Et en même temps, c'est là où je suis né. Donc quelque part, je crois que ça me rassure vachement. Quand on m'a eu juste pérés, par exemple, l'architecte du habre. Oui, exactement. Ça me bouleverse parce qu'il y a le nombre et il y a l'exactitude. Il y a l'infini. Et en même temps, tu peux le compter. J'ai pas bizarre. Il y a tous les paradoxes. Je sais pas, ça me rassurait énormément. Aujourd'hui, je cherche à retrouver ça pour me calmer. Pour calmer quelque chose chez moi. Pour dire à ma petite fille intérieure, t'inquiète. Tu les as, les moujurs et le parquet. Mais tu le sais très bien que tu n'as pas des aimés. Au cours de votre vie, vous diriez que vos gouts ont beaucoup évolué. Maintenant, quand vous réfléchissez, ou finalement, vous vous dites, j'aime un peu la même chose que j'aime. Les gouts ont pas tant évolué que ça. En tout cas, c'est revenu dans l'ordre des choses. Ça, c'est rébré. Quelque part, la raison à intégrer tout ça aussi. Qu'est-ce que j'aime vraiment pour de vrai pas pour mon frère, pas pour les copines du 16ème, pas pour le cinéma, pas pour le chanel, pas pour. Mais finalement, ça a pas tant que bouger que ça. En tout cas, je me marque sur les mêmes choses. Je m'aperçois que finalement avec mon frère, aujourd'hui, 20 ans après, un dîner avec des gens, on peut avoir rire, il y a 20 ans sur un truc et on rira pareil aujourd'hui. Si je vous le montre d'une manière sensible, quel type de gout vous plaise, vous avez quoi? Là, il y a un truc qui me vient qui est très précis. C'est la coriande. C'est très difficile pour moi de parler de gouts, sans parler de choses très précises, parce que je trouve que dans la coriande, il y a la feuille, il y a sa couleur, le verre, il y a son goût particulier. C'est pas le persil. Il y a du coup les ramifications culturelles, la coriande, c'est moi, mes parents viennent d'Algerie. Donc évidemment, la nourriture, il y a le plat de chabatte, mais il y a le plat taille, que mes parents jamais bouffer. Donc, quelque part, il y a le voyage. Avec la coriande, vous pouvez m'amener très loin. Il y a des gens qui offent des roses. Moi, tu m'offres un bouquet de coriande, je suis au sol. Est-ce qu'il y a des choses qui vous dégoûtent? Oui, c'est un truc qui me fait mal, qui me fait très mal, parce que probablement, je dois avoir peur un jour d'être comme ça. C'est les gens qui sont peingres, la radinerie, la petite tesse du cœur, le cœur serré, comme ça. Mais ça ne veut pas dire l'argent, forcément. Ça veut dire la radinerie émotionnelle aussi. En plus, c'est l'hôpital qui s'ouvre de la charité, parce que nous, on pleurait pas les uns devant les autres. On rigolait, et sous couvert du mur, on se dit, c'est généré le mur, donc ça va. Mais en fait, on se donnait pas grand chose d'autre que des vanes. Donc, c'est hyper malonette, et c'est pour ça que j'en ai peur. Mais les gens qui ne donnent pas, c'est compliqué pour moi. Et on est proches du dégoût. Et quand on est proches du dégoût, c'est que ça raisonne très forte chez vous, donc ça veut dire que c'est pas le moins de vous. Donc, je suis une bonne radinasse. Est-ce que vous diriez que vos amis ont du goût? C'est un truc important pour vous? Non, c'est pas important pour moi que mes amis y ait du goût. C'est pas du tout important que mes amis y ait du goût. D'abord, parce que je serais bien malonette de leur demander d'en avoir, parce que parfois moi la première, je fais des vrais faus pas. Parce que j'ai estimé pendant de nombreuses années que mes parents n'en avaient pas, et que finalement, apparenciété, quand je traversais de périphes, en tant nom à la ya, bon, ça me pose des problèmes, mais sinon, pas. Parce que ça permet les change aussi. Ça permet la discussion, ça permet le débat, ça permet. J'ai voulu cacher ses chocobons avant l'interview. C'est vrai? Oui. Et qu'ils me dehors l'un contre-chocobon? Oui, je l'ai caché parce que. C'est des trucs individuels dans le passé, ça fait un plastique, parce que l'écologie, parce que le sucre, parce que j'ai une enfant, parce que l'huile de palme. Donc, je vous le dis la vérité, j'ai pensé à ça.
les cachés. Ils sont sur la table, parce que c'était la nière sarde ma fille à deux jours. Et j'ai dit, "non, tu les laisse". J'ai dit, "tu les laisse", d'abord peut-être, ce qui vous droit à manger comme ma fille. Et donc non, tu les laisse. Mais du coup, j'ai rajouté des figs fraîches. Je suis une pourriture. Est-ce que vous êtes déjà tombé à mce de quelqu'un dont vous ne m'aimiez pas du tout le goût? Oui, oui, oui, bien sûr, évidemment. Alors, dans ma jeunesse, tombé à mce de quelqu'un dont je n'aimais pas du tout le goût. C'était petit A. Lui, refaire sa garde, Rob. J'entiment, finement, surtout pas de façon trop hostile, ne pas attendre les anniversaires, parce que c'est qu'une fois par an. Donc, comment on fait? Donc du coup, un espèce de truc lié à. Mais c'est marrant, j'ai trouvé ce truc, ma jeunesse tout ça coup de deux francs. Ce qui était faux. Après, quand je suis devenu actrice, j'avais forcément la libye de "on me la donnait". On m'a donné ce truc. Ah bon, t'as donné vraiment un truc homme en XXL. Oui, bon, on me la donnait. Ça fait que t'on me bière, c'est pour toi. Mais c'est vrai qu'en amour, j'ai eu des problèmes avec ça. J'ai eu des problèmes avec ça, parce que. Mais tu partage quoi, en fait, si tu partage pas le goût? Tu partage quoi? Je parle pas de bon goût, hein, parce que là, tu te mets pas en couple avec quelqu'un juste pour une histoire de bon goût, aussi, en ça, plus de sens. Mais le goût, tout court. Et puis, dis-moi, à ce que tu manges, je te dirais qui tu es aussi. Ça, ça, c'est important pour vous? Il perd important. Ce que tu manges, c'est ce que tu manges, je ne sais pas de problème. Mais si moi, je te fais amonger. Et que, "Eu, c'est quoi, c'est pas t'as douce, là? Ah, dans ces coies de la trina? Ah, t'en y es quoi, là, t'en y es quoi? Y'a quoi? Bah non, mais vas-y, prends, quoi, prends, tu verras, tu verras, puis on partagera. C'est une bouverture, là. Ouais, bouverture quand même. Moi, j'aime bien l'idée qu'un amoureux me dit, "T'as jamais goûté de la bétrave crue? J'en ai crue? Bah non, j'ai jamais goûté. Fais voir? Ah, j'aime pas. Oh, salut, c'est pas grave. Mais en tout cas, dis-le, allez, quoi, de. Et puis, c'est pas grave si on va m'agdo après de main. Si je vous demande un homme ou une femme qui a du goût pour vous. Il y en a plein. C'est marrant, je pense. Et c'est très canal plus. Je pense à Marina Fox et à Pierre Lescure. Parce que Marina, j'ai pensé architecture pour le coup. Et parce que. Je la trouve graphique, je trouve que c'est une femme graphique, donc elle me plaît. Elle est graphique dans son débit, elle est graphique dans sa construction de pensée, dans ses choies visitimentaires et dans ses goûts. Alors, je la connais un peu, donc c'est vrai que quand tu connais l'intérieur des gens, c'est aussi plus simple d'avoir une idée. Pierre Lescure, que je connais moi, mais que je connais quand même bien, mais dont je ne connais pas l'intérieur. Pour lui, c'est l'idée de l'élégance. C'est ça qui me vient? C'est la fidélité, aussi, qui est importante. C'est vous, je crois. Parce que c'est marrant, je parle de Marina, mais Marina, c'est les robins des bois comédies, quoi, la chaîne comédie. Et puis Pierre Lescure, c'est qu'à n'alplus, c'est mon. C'est mes débuts, quoi, c'est mes débuts de télévision, mais mes premières joies télévisuelles, quoi. Donc, voilà, la fidélité, c'est vrai, je trouve ça sexy. Je trouve ça super sexy. Je trouve ça sexy, je trouve ça de bon goût. Puis parce que ça circule, en fait, donc c'est probablement pour ça que je m'en fous, mais va m'y est bon, bon, pas, quoi, puisque ça circule. Le bon goût, c'est l'idée même de la relation qu'on fabrique ensemble, quoi. Voilà, c'est la fin de ce podcast. Il a été réalisé par Sullivan Clabo, préparé avec l'aide de Dionysa Rély et produit par Jean Rydéal pour M, le magazine du monde. On se retrouve très bientôt avec notre invité, un autre goût.
Podcast Summary
Key Points:
L'épisode du podcast "Le goût de M" présente la réalisatrice et actrice française Jéraldine Nakache, connue notamment pour son premier film "Tout ce qui brille" (2010).
L'entretien explore la formation de son goût, influencé par son enfance en banlieue parisienne, sa famille (un père conteur, une mère discrète, un frère aîné passionné de cinéma) et des références culturelles comme la télévision, la musique populaire française et le cinéma de Jacques Demy.
Nakache évoque comment ces éléments (l'humour familial, la culture de la vanne, la découverte du cinéma via "L'Auberge espagnole" et Canal+) ont forgé son identité artistique et son approche du cinéma, mêlant comédie, questions sociales et importance de la musique.
Summary:
Cet épisode du podcast "Le goût de M" invite la réalisatrice et actrice Jéraldine Nakache à partager l'évolution de son goût. Elle retrace son parcours depuis son enfance à Puteaux, en banlieue parisienne, marquée par un environnement familial particulier : un père aimant raconter des histoires pour "faire rêver", une mère discrète et élégante, et un frère aîné qui lui a fait découvrir le cinéma via des enregistrements VHS. Son univers culturel s'est construit autour de la télévision (un moment sacré), de la musique populaire française (apprise sur des 45 tours) et de comiques.
Le déclic pour le cinéma est venu avec le film "L'Auberge espagnole", qui lui a montré qu'on pouvait créer de la fiction à partir du réel qu'elle connaissait. Son premier film, "Tout ce qui brille", est fortement inspiré de sa vie et aborde la question du goût et de l'acceptation sociale. L'entretien souligne comment ses influences (l'humour familial, Jacques Demy, la chanson) convergent dans son travail, où la musique et les histoires chantées occupent une place centrale, à l'image des rigolades partagées dans son enfance.
FAQs
Jéraldine Nakache est une actrice, scénariste et réalisatrice française, révélée en 2010 par le film 'Tout ce qui brille' qu'elle a co-réalisé et interprété aux côtés de Leïla Bekhti. Elle a depuis réalisé deux autres longs métrages et poursuit une carrière d'actrice, notamment dans la série 'La Flamme'.
Dans 'Tout ce qui brille', la notion de goût est centrale, explorant à la fois le goût des autres que l'on cherche à imiter pour s'intégrer et son propre goût que l'on redécouvre et apprend à aimer progressivement.
Son enfance en banlieue parisienne, marquée par une culture familiale axée sur l'humour, la télévision et la discrétion, a façonné sa vision du goût, mêlant simplicité, émotion et recherche d'authenticité.
Son frère aîné a été une influence majeure, lui faisant découvrir des programmes télévisés et des films via des enregistrements VHS, et partageant avec elle une passion pour la comédie et la culture populaire.
Dès son plus jeune âge, la musique a été essentielle, avec l'écoute de 45 tours et l'apprentissage des paroles, lui offrant une forme de poésie et contribuant à son amour pour la culture populaire et le cinéma musical.
La vision du film 'L'Esquive' d'Abdellatif Kechiche à l'âge de 15-16 ans a été un déclic, lui révélant que le cinéma pouvait parler de réalités familières et créer de la fiction à partir du quotidien.
Chat with AI
Loading...
Pro features
Go deeper with this episode
Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.