[RÉCIT] - Le Père-Lachaise, le cimetière le plus visité du monde par Stéphane Bern
23m 33s
Ouvert en 1804, le cimetière du Père-Lachaise est le premier cimetière public de Paris, créé suite à un décret napoléonien visant à améliorer l'hygiène publique et à laïciser les funérailles. Conçu par l'architecte Alexandre-Théodore Brongniart comme un jardin paysager, il rompt avec les fosses communes et offre des concessions individuelles. Pour le populariser, les restes supposés de personnalités illustres comme Molière, La Fontaine, et les amants médiévaux Héloïse et Abélard y sont transférés, initiant un phénomène de "starification". Cette stratégie fonctionne : le Père-Lachaise attire une foule croissante, devenant à la fois un lieu de recueillement et un musée à ciel ouvert, avec près de 3 millions de visiteurs annuels. Au-delà de son rôle funéraire, il est un espace vert important, refuge d'une riche biodiversité, et a été le témoin d'événements historiques, notamment lors de la Commune de 1871. Mêlant art, histoire et nature, il incarne l'évolution des pratiques et de la mémoire collective parisienne.
-Béropin. ♪ ♪ -Ou qu'heure de l'histoire sur Europin, ♪ ♪ ♪ Le récit. ♪ ♪ ♪ -Nous sommes le 1er novembre. Oui, mais bien 1854. Et au Père-La Chèse, premier cimetière public de France, qui a ouvert ses grilles 50 ans plus tôt, c'est évidemment la fête des morts. Le journaliste est futur que Munar, Benjamin Gastino, la décrite ainsi. À la tous-saint, jour de la fête des morts, le Père-La Chèse couvert de fleurs et de dentelles ressemble à une éblouissante fiancée. Et cette éblouissante fiancée a tir du monde. Une foule envahie ce jour-là, plus encore qu'à l'acoutumé, le cimetière qui s'étend à cette époque sur 30 hectares à l'est de la capitale, un cimetière aménagé comme un jardin à l'anglais qui a pris des allures de véritable ville depuis sa conception. Là-bas, les toits des chapels néogoutiques répondent aux obilesqués pyramides. Il faut dire que le Père-La Chèse a ouvert 6 ans après la campagne d'Egypte, et en 1836, place de la concorde a été érigée l'obilesqu'Égyptien plus ancien, monument de Paris. Alors, finalement, ce n'est pas surprenant que l'Égypte Manie est aussi atteint le cimetière parisien. Pour se souvenir des êtres chers qu'ils ont perdu, les visiteurs viennent déposer de grandes gerbes de fleurs sur les belles tombes en marbre et joient simplement les mains face aux croix qui indiquent à peu près l'emplacement d'un cercoï. Des plus aisées aux plus indigents, la mort n'est part ni personne, et les vivants qui restent se dispersent donc de fausse en chapel familial. Et ceux qui n'ont personne à visiter, viennent simplement profiter du cadre pour se promener dans ces allais-arborés. Car le père de la chaisen, plus d'être le premier cimetière public, a aussi initié le tourisme funéraire. Seule mort deux ans après son ouverture, en 1856 déjà, un premier guide était présent indiquant aux visiteurs les tombes notables sur lesquels s'attardaient. Et le succès a été grandissant, bien que son entrée est gratuit et qu'il est donc difficile de compter les personnes visites dans les lieux, on sait que ce sont près de 3 millions de personnes qui franchissent l'égrie du père de la chale chacannée. Et seulement, si je veux dire, 500 000 viendraient pour sa fonction de cimetière. Ce qui signifie que 2 millions et demi de visiteurs l'art pente comme un musée à l'air libre. A Paris, seul Notre-Dame, la Tour Éphèle, le sacriceur, et les 3 musées, le loup, rorsée et beau-bours, sont plus fréquentées. Aucun cimetière dans le monde n'est en tout cas plus visité. Mais quelle est la raison de son succès? On peut louer son environnement naturel exceptionnel qui en fait l'habitat de nombreuses espèces animales ou végétales intéressantes. On peut souligner les allais agréables et point de vue, les tomes en elle-même qui rivalisent de beauté, avec leurs sculptures, leurs barrières et leurs pierres ouvrajet, mais ce qui a tir avant tout les touristes, ce sont les célébrités. En effet, le père la chèse est le dernier repos de nombreuses personnalités. Et en 1854, il était déjà connu pour ça. Alors bien sûr parmi les non-sittés par Benjamin Gastino, dans son ouvrage dédié au cimetière paru en 1856, certains ne nous sont déjà plus familiers, mais d'autres retentissent encore avec la même évidence. Chopin, Balzac, Jericou, ou encore Molière et la Fontaine. L'idée d'ouvrir un grand cimetière public qui se trouverait à l'époque hors de Paris est une conséquence d'une loi de 1765 interdisant les cimetières intramuraux. Mais il faut attendre 15 ans pour que cette loi soit mise en application en la suite d'un accident sanitaire majeur. Les fondrements du cimetière des ineux-sens dans le premier arrondissement de Paris en 1780. L'indépude du cimetière s'est alors sous le poids des morts et un morceau de cadavre envahi le céldié d'un restaurant bâti sur deux étages, un vrai film d'horreur. Mais déjà avant l'accident, le cimetière a tout d'un terrain vague malfamé qui pollue son voisinage avec des miassmes infam. Il faut sortir les morts de la cité. Avec la Révolution française, la liberté religieuse est proclamée. Or jusque là, les morts sont habituellement otérés dans les églises pour les plus aisées et dans la fausse commune des églises pour les autres. Le clergé catholique a donc la main mise sur le domaine du funéraire. Pour remédir à cela, l'assemblée constituante interdit les églises dans les églises des 1790. Mais les premiers cimetières créent suite à cette loi bien qu'en dehors de la ville sont toujours dimenses fausse communes. Le fait que ces cimetières sont trop éloignées pour que les proches des défins puissent assister aux funérailles savèrent presque un bien fait tant les conditions des églises sont miserables. L'ouverture du perlachèse coincide alors avec le décret du 23 prérial en 12, c'est-à-dire le 12 joint 1804. Divers facteurs motifs se décraient et d'un polion bon à part qu'il le signe, il fixe deux objectifs. D'abord, tout le monde doit avoir droit à ces obsèques et celles des plus riches financeront celles des plus pauvres. Ensuite, il s'agit de retirer à l'église le pouvoir qu'elle a sur le domaine du funéraire, notamment en créant des cérémonies qui ne sont pas exclusivement religieuses. Le décret du 23 prérial est rédigé par Jean-Toine Chapital, chimiste, médecin et alors ministre de l'Intérieur par Interim. La question de la santé publique, lui tient à cœur. Il est stipulant que les cimetières doivent se situer à au moins 35 mètres de l'ancien des villes qui ne doivent servir qu'à l'inumation des morts et que les plantations ne doivent pas exéner la circulation de l'air. Et surtout, les fausses communes sont prescrites. Ne sont plus autorisés que les fausses individuelles, ce qui change considérablement la donne. Autre fer révolutionnaire, il est imposé d'avoir autant de lieu d'inumation qu'il y a de culte dans la commune du cimetière concerné. Serons d'ailleurs rapidement développés au Père-La Chèse, le carré juif ouvert en 1810, des divisions réservées au protestant et plus tardivement en 1856, un enclos musulmans. Si l'on développe des cérémonies laïques, les obsètes catholiques sont possibles, comme celle des autres religions, ce qui permet un compromis avec l'église. Le cimetière est réjéré par la commune, mais le culte majoritaire est trouvé également sa place. C'est Nicolas Frochaud, le préfet de la scène, que Napoléon premier a appelé "Präfait de Paris", qui décide de créer quatre grands cimetières autour de Paris, dont le Père-La Chèse. Pour son emplacement, son choix se porte sur le monde Louis, baptisé un cirle-le-neur de Louis XIV, mais qui prendra vite le nom de l'ancien occupant des lieux, le Père-François-Dex de la Chèse. Ce dernier est pendant 34 ans le confesseur du souverain qui, par reconnaissance, lui fait construire un château au monde Louis à la fin du XVIIe siècle. Sa générosité pour l'homme d'église n'auraient apparemment une dégale que la complaisance, du dit homme d'église, envers lui. Madame de Mente, non, aurait d'ailleurs déclaré, ce Père-La Chèse est vraiment une chèse de comodité. La communauté Jésuside du Père-La Chèse, l'homme, fait de sa propriété un lieu de vie légiaturme, mais les Jésusides ont expulsé du royaume en 1764 par Louis XV et le monlouillé vendu pour payer leur créancié. Le 21 mai 1804, le lieu racheté par l'état de Viendonc à Simtière, et les premières animations commencent, mélantement. La ménagement du Simtière est confiée à l'architecte Alexandre Brenaire, alors un specteur général en chef des travaux publics de la ville de Paris. Celui qui coursevra également à la demande de Napoleon, le palais de la bourse qui porte depuis son nom. Le terrain présente certaines difficultés, notamment un fort dénivelet. Mais Brenaire en joue. Il alterne les espaces boisées et les points de vue sur la ville pensant réellement le Simtière pour les vivants venu le visiter. Il prévoit le lieu comme je le cite, noble sans magnificence, simple sans égligence, et avec une sorte de charme mélancolique, résultat de la nature et de la disposition des monuments. Si ces plans qu'ils commencent en 1810 ne sont pas respectés à la lettre, parce qu'ils meurent en 1814, on en retrouve les grandes lignes dans la disposition actuelle du Simtière. Et surtout, l'ambiance de recueillement centriste est à laquelle il aspirait et bien présente. Mais malgré cette réussite, le Simtière n'est toujours pas investi par les parisiens, à peine une quinzaine de concessions temporaires sont achetées la première année, seulement 833 tombes en 1813. Alors il faut agir. Pour donner l'exemple, on y entère le poète Jacques De Lille, Moraveugle comme Homer et qui jouit d'une considération proche de l'île de la trie. Une faule immense assiste à ces funerais et ce n'est que le début de la starification du Simtière qui ne va pas s'en tenir à un prestigieux occupant. Après de l'île, ces Bernardins s'imprèrent l'auteur de Paul et Virginie qui trouve sa dernière demeure au père la chèse, puis le compositeur d'opéracomique André Grétrie. Mais le vrai coup de pub a lieu sous la restauration de Louis XVIII, qui loin de rejeter toutes les innovations de Bonaparte poursuissant neufres pour la réforme des funerais et la création de Simtière public. Afin d'attirer de nouveaux très passés au père de Jean-Marc.
la chèze, il est décidé d'y déplacer deux figures consensuelles de la littérature française, molyère et la fontaine. Les restes des deux grands hommes sont supposément conservés au musée des monuments français, une création post-révolutionnaire pour conserver et donner accès aux œuvres architectures alliartistiques confiscés à l'Église. La restauration sonnera L'ogla de cette institution qui a déjà dû restituer une partie de sa collection aux Églises suite aux concordas de 1801. En 1817 on érit j'allore dans le cimetière de tombe, cota côte, pour les deux grands hommes de l'être. Elles ont aujourd'hui classé monuments historiques, ce qui signifie qu'il est impossible de corriger la coquille qui afflige le nom de molyère Jean-Baptiste Poclin, nommée LB Poclin. Ces monuments historiques sont en tout cas aujourd'hui considérés comme des sénotafes, c'est à dire qu'ils ne contiennent pas les corps des deux hommes. Et pour cause, il est fort possible que leurs osmants se trouvent en réalité dans les catacombes de Paris qui ont en effet servi à entacer les morts des cimetières de la ville de Paris et notamment ceux en térés au cimetière des ineux-cents qui s'est donc effondré en 1780. Et la fontaine en faisaient partie. Quant à molyère, avant sa mort en 1673, il n'a pas le temps de renoncer à sa profession de comédien qui, comme celle des prostitués, lui interdit un entièrement chrétien. De près, refuse de se déplacer pour lui et quand le dernier arrive, le dramaturge est déjà mort. Grâce à l'insistance au Prédurois de sa veuve Arman de Béjar, molyère est enterré de nuit sans cérémonie dans le cimetière de la chapelle Saint Joseph, ruée du croissant. On raconte qu'à peine inhumée, son corps aurait été déplacé dans la partie non consacrée du cimetière, ça le réservait au suicider et aux enfants non baptisés. A la révolution, c'est dans cette partie du cimetière et non sous sa tombe officielle qu'on va chercher son corps. Sauf qu'il n'existe pas de preuve formelle de ce transfert. D'autant que le supposé corps de la fontaine est aussi exumé du même cimetière, alors qu'il était enterré aux ineux-cents, la confusion viendrait d'un abe qui aurait raconté que les deux grands hommes étaient enterrés l'un à côté de l'autre. On exipe quelques temps leur supposé reste et quand on les range pour les stocker aux musées des monuments français, on mélange les squelettes. Molyère serait dans la caisse de la fontaine et vice versa. Ainsi, la dernière demeure de Molyère est peut-être dans la tombe de la fontaine et celle de la fontaine se trouve en tout cas certainement dans les catacompes. Vous me suivez toujours? Cependant comme les autres ossements du cimetière Saint-Joseph, ou été enterré Molyère, ont aussi été déplacés dans les catacompes. Les deux hommes reposent peut-être bien et bien côte à côte, mais pas ou long croit. Malgré cet un broglieu, la présence supposée de ces artistes reconnus et apprécient de tous à l'effet escondeté. Le père de la chaise se remplit. Et un deuxième coup de pub va enteriner la popularité des lieux. En 1817, on transfère aussi au père de la chaise les restes déloies et abélards, les amants médiévaux mythiques. Comme la fontaine et Molyère, ils sont conservés au musée des monuments français dans une caisse complasse dans le bureau d'Alexandre, le noir fondateur du musée. Il a pour projet de concevoir un monument dingue de ce couple mythique qui inspire fortement les romantiques. Mais il ne se gêne d'abord pas pour donner quelques uns de leurs osmanes véritable reliques à ses proches et amis fascinés par ce couple. Le monument qu'il conçoit et qui est d'abord érigé au siège du musée en 1807 est un patchwork architectural. Seule le gisant d'abélards et des hauts reliefs de la tombe sont bien issus de son premier tombeau du 12ème siècle. D'autres pièces sont issus de la bille de Saint-Denis, de l'église des grands carmes de messe, de la bille de royaume-on et de la bille de Saint-Germain des Prés, le tout complété de quelques copies. La sculpture des lois est reconstituée. Le corps vient d'un gisant de la réserve de le noir et une tête excultée pour l'occasion par Pierre Nicolas Beauvalais. Le monument funéraire néogotique qui fait son petit effet au musée est tout aussi apprécié au cimetière où il est reconstitué. Ce mître mentique sublimé impressionne la jeunesse rongée par le mal du siècle. Avec ses illustres décédés, le perlâchaitse augmentent sa fréquentation chez les vivants et chez les morts. Un cirme 1830 on compte déjà 33 000 tombes. Le jardin cimetière est devenu une ville des morts où il est de bon tonn des lirs de missile. Des figures romains n'est-ce qu'ils sont même illumés comme le pergorgio de Balzac ou Valentin de Villesfort dans le compte de Montecristos. Mais le rebondissement de Duma se font l'écoute de la vraie vie car son heroine n'est pas réellement dans sa tombe. Dans son célèbre roman du Manoude Écrite d'ailleurs l'Ora qu'avec le cimetière à l'époque, au père de la chèse écrit-il seulement être épassé de bonnes compagnies pouvaient être loger chez lui. Le système prévu par Napoleon se met en place et les riches payent pour les pauvres. Il y a plusieurs services et celui de base le plus modeste est gratuit. Les Corbiards reflètent alors les ans de ceux qu'ils transportent. L'historien Benjamin Gastino les décrit dans son ouvrage de 1866 d'une façon élocante. Corbiards panachés, Corbiards nus et noirs comme des corbos, Corbiards opulents et scortés de nombreux indifférents et Corbiards solitaires de quelques pauvres fiperdus ayant suyer son âme ou de quelques manouvriers ayant usé son corps et son allant en fausse sans laisser des ritages du de souvenir. A chacun son destin et son Corbiards. On annonce l'arrivée des morts dans le cimetière par des coups de sifflet. Trois signifient un moraisé qui a pu se payer une concession. Deux signifient la fausse commune rebatisé tranchée gratuite. Car en dépit des conditions hygiéniques requises par le décret du 23 prérial, la fausse commune existe encore jusqu'en 1874. Cette pratique vient du Moyen-Âge et est alors une réponse aux grandes épidémies et famines qui entraînent à une mortalité de masse exige aussi une innumation de masse. Les cadavres sont inhumés dans un simple l'un seul et la fausse n'est refermée que lorsque les morts remontent presque au niveau du sol. Au père la chèze, les morts ne sont plus entassés ou du moins leurs cercueils les séparent pour les uns des autres. Mais ils sont disposés très proches les uns des autres, contrairement à ce qu'exigent le décret du 23 prérial. Les fausse-voyeurs procèdent ainsi un jeu de tétrisme orbide en plaçant les petits cercueils des enfants dans les interstices, à rien de dépasse, à la surface des croix approximatives, signifit au proche des défens le positionnement où ils peuvent se recueillir. En 1850, Louis Napoléon Bonaparte est choqué quand il découvre la réalité des innovations gratuites, des cimetières parisiennes et exiges qu'on respecte le décret signé par son oncle. Il le complète d'un arrêt éprefectoral, mais son application ne se fait pas en un jour. Il faut dire que les cimetières sont vite saturées. Ce n'est qu'une vingtaine d'années après que le père la chèze rebouge pour de bon, ces dernières tranchées. Au cœur des innovations dans le domaine du post mort-t-em, le père la chèze possède également le premier crematorium de France. La cremation autorisée à la fin du 19e siècle restaçait un peu plus l'air, jusqu'à la moitié du 20e siècle. Le crematorium, que l'on barriomme du père la chèze, est construit en 1886. Ce grand tédifie sur plusieurs niveaux et surplombé par une chapelle aux styles néobisantains avec un d'hômes ornées de vitro. Comme le reste du cimetière, on n'est pas en manque de personnalité avec notamment Marie à Calasse, mais si la quantatrice a bien été incinérée au père la chèze, sa case est comme les tombes de molière et la fontaine, un c'est notaf. Outre les grands hommes et les grandes femmes, le père la chèze accueille aussi en son sein une faune et une fleur remarquablement riche. Les cimetières en généralement en atout de poids pour les baissioles à plume et poil qu'il est peuple, l'absence d'activité humaine. Ce n'est pas tout à fait vrai au père la chèze, avec ces trois millions de visiteurs annuelles, mais les monuments et la végétation sont autant d'abri ou se repoussé des promeneurs. Et puis la surface du père la chèze s'est étendue des 17 hectares des débuts le cimetière est passée à 43 avec plus de 75 000 tombes. Il s'agit du plus grand espace vert de Paris intra-muros. Sur cette surface, les animaux peuvent trouver des refuges aux calmes loin du tumulte et du humain. Mais dès sa création, le père la chèze savait un espace favorisé. Il comptait alors 5 300 arbres et 400 espèces différentes. Aujourd'hui, c'est 80 espèces d'oiseaux qui l'ont investi. Pendant le confinement, le conservateur du père la chèze, Benoît Gallo, notre invité, c'est après-midi, a également repéré l'installation d'une famille de renards qui se sont multipliés et gambades de buits entre les tombes. Mais l'heure n'a pas toujours été au calme dans le monde des morts et par deux fois le cimetière a été le terrain de combassant de l'an. D'abord le 30 mars 1114 lorsque les troupes alliés en Vaïs-Paris après l'abdication de Napolien-Baudaparte. Les Français!
s'en vit écrasés par les forces russe dont les soldats montrent leur bivouac au milieu des pierres tombales du Père-la-Chez. Puis, un demi-ciècle plus tard, quand les forces qui s'affrontent viennent de l'intérieur et finissent pour partir en tirer sur place. Les communards et les Versaillais s'affrontent en effet au Père-la-Chez durant la semaine sanglante, de 1871. Après avoir épuisé leurs munitions, les communards combattent leurs ennemis au corps à corps entre les tompes. C'est peine perdu, les Versaillais l'emporte. Et le 28 mai, ce sont 147 communards qu'on a ligne pour les fusilliers et qu'on entère au pied de ce qui deviendra le mur des fédérés, l'un des rares témoignages de cette époque. Depuis son ouverture, le Père-la-Chez témoigne des boules versements politiques et historiques du pays. Si promener, s'écoutoyer des siècles de trépassez dans un paysage où s'enchaînent des sculptures métaphoriques de femmes mythiques, ou si zalangues à fliger, des gisants non-challants et des baroliers fersfoisétonants, comme celui qui enle attombent du compte de la Valette. Ce barolier fersf représente son évasion de la consergerie restée fidèle à Napoliobonaparte, la Valette est emprisonnée par les royaillistes en 1815. Il s'échappe alors en échangeant ses vêtements avec ceux de son épouse. Les vassions fonctionnent ce qui est d'autant plus qu'au casse, qui les petits errons et elle grande et élancée. Le barolier f ne le montre et l'asse pas. Des épitaves parfois cocaces peuvent attirer l'attention du flaneur. On peut noter le "attemmois longtemps" qu'un vœuf visiblement peu en clin à rejoindre feu son épouse fait graver sur sa tombe. Au Colombarium, l'accord des honestes, Joe Privat s'est autorisé une plaisanterie étonnante, si j'y a un dur à cuire. Mais certains promeneurs viennent aujourd'hui au cimetière avec un but plus précis. Les nombreux fans du chanteur Jim Morrison se retrouvent ainsi chaque trois juillets le jour de sa disparition devant sa pierre tombale. Ironique, sachant que seuls cinq personnes ont assisté à son entièrement le sel juillet 1991. Sa tombe est encore aujourd'hui la plus visite du perlâchèse. Un autre occupant célèbre du cimetière a fini par être protégé de ses détracteurs comme de ses admirateurs. L'ange des monvolants du tombeau de Scar Wilde a été restauré depuis, mais en 1961 il est castré à coup de pierre par deux anglais outrés par la taille de ses parties génitales. Le tombeau est aujourd'hui protégé du public par une parois en plastique couverte de traces de rouge à l'aivre car il était de coutube d'embrasser la pierre. Intrépasser moins célèbre n'a pas cette chance. Le journaliste Victor Noir emblème du mouvement antibonnapartiste de la fin du 19e siècle voit son gisante tripotée par le tout venant. En témoigne le changement de couleur de son entrejambes, dû à l'érosion du bronze. Il est vrai que le sculpteur républicain Jules Dalou a été plutôt flatteur avec son anatomie de fait le gisant à la réputation de guérir l'infertilité. Cette situation nous rappelle en tout cas que quand un atto c'est là, Eros n'est jamais loin. Domène des morts, le père la chesse demeure malgré tout, bien vivant. Eropin 15h/16h Au cœur de l'histoire.
Podcast Summary
Key Points:
Le Père-Lachaise, premier cimetière public de Paris ouvert en 1804, est conçu comme un jardin paysager et devient rapidement un lieu de tourisme funéraire.
Son succès tient à la présence de tombes de célébrités (Molière, La Fontaine, Héloïse et Abélard), à son architecture et à son environnement naturel, attirant des millions de visiteurs.
Sa création répond à des impératifs sanitaires et laïques post-révolutionnaires, avec des concessions individuelles et la séparation des cultes, marquant une rupture avec les pratiques funéraires antérieures.
Le cimetière a été le théâtre d'événements historiques, comme des combats durant la Commune de 1871, et abrite une biodiversité remarquable en plein Paris.
Summary:
Ouvert en 1804, le cimetière du Père-Lachaise est le premier cimetière public de Paris, créé suite à un décret napoléonien visant à améliorer l'hygiène publique et à laïciser les funérailles. Conçu par l'architecte Alexandre-Théodore Brongniart comme un jardin paysager, il rompt avec les fosses communes et offre des concessions individuelles. Pour le populariser, les restes supposés de personnalités illustres comme Molière, La Fontaine, et les amants médiévaux Héloïse et Abélard y sont transférés, initiant un phénomène de "starification".
Cette stratégie fonctionne : le Père-Lachaise attire une foule croissante, devenant à la fois un lieu de recueillement et un musée à ciel ouvert, avec près de 3 millions de visiteurs annuels. Au-delà de son rôle funéraire, il est un espace vert important, refuge d'une riche biodiversité, et a été le témoin d'événements historiques, notamment lors de la Commune de 1871. Mêlant art, histoire et nature, il incarne l'évolution des pratiques et de la mémoire collective parisienne.
FAQs
Le Père-Lachaise est le premier cimetière public de France, ouvert en 1804. Il est célèbre pour son architecture de jardin à l'anglaise, ses monuments historiques et pour abriter les tombes de nombreuses personnalités comme Chopin, Balzac et Molière.
Le nom vient du père François d'Aix de La Chaize, confesseur de Louis XIV pendant 34 ans. Il avait un château sur le terrain, qui a ensuite été acheté par l'État pour en faire un cimetière.
Il attire près de 3 millions de visiteurs par an grâce à son cadre naturel exceptionnel, ses allées arborées, ses tombes monumentales et surtout la présence de célébrités enterrées, ce qui en fait un musée à ciel ouvert.
Le cimetière a initié le tourisme funéraire avec des guides dès 1856, et il possède le premier crématorium de France, construit en 1886. Il a aussi promu des cérémonies laïques et des concessions individuelles.
Le cimetière a été un champ de bataille en 1814 lors de l'invasion des troupes russes, et en 1871 pendant la Semaine sanglante de la Commune, où 147 communards ont été fusillés au Mur des Fédérés.
Avec 43 hectares, c'est le plus grand espace vert intra-muros de Paris, abritant 80 espèces d'oiseaux, une riche flore et même des renards. Il compte plus de 5 300 arbres et 400 espèces végétales.
Chat with AI
Loading...
Pro features
Go deeper with this episode
Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.