Qui investit encore dans les artistes de demain à l’heure de l’IA ? - MaMA Invent 2025
from MaMA Invent - Le replay 2025
1h 2m 36s
La table ronde explore les enjeux du développement artistique à l'heure de l'IA, en mettant en lumière la tension entre la pression du court terme et le besoin d'investissements à long terme. Les participants, notamment des artistes entrepreneurs, des managers et des producteurs indépendants, soulignent que le soutien à l'artiste doit rester un engagement humain, éthique et durable, au-delà de la rentabilité immédiate. Ils montrent que les artistes eux-mêmes sont devenus des acteurs clés du financement, par des modèles de co-financement, de communautés de fans ou de réseaux solidaire. La création artistique humaine, fondée sur des expériences et des émotions, n’est pas remplaçable par l’IA, qui peut seulement influencer la visibilité des artistes. Les défis de financement restent importants, surtout en raison de la difficulté d’accès aux subventions et aux partenariats, notamment dans des esthétiques niche. Cependant, de nouvelles économies émergent, qui valorisent la solidarité et la créativité locale. Enfin, les politiques publiques jouent un rôle crucial dans le maintien de circuits d’investissement durables. L’avenir de l’art dépend donc de la capacité à préserver les relations humaines, la diversité des expressions artistiques et la défense de la création humaine face à une technologie qui favorise la logique de profit et de visibilité.
Bonjour à toutes et à tous, ça va, ça va à la régie. Je propose qu'on commence à
l'heure à peu près. Je vais juste mettre mon cromonomètre pour taimer mon temps, voilà.
Bonjour à toutes et à tous, merci d'être avec nous aussi nombreuses et nombreux. Pour
ce pour cette table rond au MAMA qui s'intitule, qui pour investir dans les artistes de demain à l'heure de
l'IA. Alors la question c'est surtout orientée sur le développement d'artistes qui a toujours
demandé beaucoup de temps et d'argent et entre séniers budgétaires, cycles médiatiques, raccourcis,
défis technologiques. Voilà, la tentation du court terme s'accélère et pousse à signer des
projets qui persent plutôt que de développer des carrières. Donc on va essayer de discuter sur
ce qu'il faut, est-ce qu'on peut encore s'engager sur un temps long, est-ce que ça représente
financièrement et qu'elle impacte et qu'elle perspective pour les artistes de demain. Je suis
Suzanne Combo, je serai votre modératrice aujourd'hui pour cette heure, voilà, une heure entre nous.
Je suis déléguée générale de la Guille, de des artistes de la musique et je vous présente donc
d'abord, alors attendez, c'est pas du tout ça que je voulais faire. Père mon petit, ma petite,
un trop global. Tu veux qu'on se présente nous? Non, normalement, je réfléchis à ta proposition,
Rihanna, et je vais quand même rester sur ma lancée de vouloir vous présenter, de faire ce
jouel, mais bon c'est vrai qu'on avait dit, c'était plus dynamique, mais je sais que vous allez être
trop court aussi. Donc oui, l'idée, c'est voilà, autour de nous, c'est des personnes qui sont
chacune et chacun impliquées dans le développement d'artistes depuis plusieurs années, mais avec des
modes d'intervention différents et dans des esthétiques musicales diverses, ce qui prouve peut-être
quelque part qu'il n'y a pas de recette miracle pour développer des carrières artistiques et des
carrières qui durent et des carrières qui marchent. Et c'est justement ce qu'on va essayer de creuser
ensemble. On va questionner les financements, mais aussi les revenus, les défis technologiques et on va
essayer d'évaluer les risques ainsi que les conditions du succès qui entourent l'investissement dans
les artistes à l'heure de l'IA. Donc avec nous aujourd'hui, je ne fais pas du tout ni dans l'ordre
comme ça, ni dans celui-ci, mais on va faire un petit jeu. Aujourd'hui, il y a Selin Podjik qui est ici,
qui est une artiste pure disciplinaire, mais qui dirige aussi un label qu'elle a fondé et là j'ai
perdu mon texte, je suis super bien organisé. Qui s'appelle "Dout de musique", tu veux
vas-y, c'est le mieux. Oui, c'est ça, j'en étais sûr, alors attends.
Je ne sais pas la même. Bon, mais toi, je capte rien, je vais broder.
Non, mais c'est l'idée que tu es une artiste entreprenneuse, qui fait beaucoup de projets,
donc il dirige "Dout de musique", qui est un label de jazz, principalement, mais tu es
toi en tant qu'artiste, tu évolues aussi dans des esthétiques comme la musique sacrée, le théâtre
l'irique, et grâce à ton expérience aussi, dans le direction de ce label de jazz, ça t'a amené
aussi à vous l'arquestionner les esthétiques musicales et à hybrider ces esthétiques, et donc
tu lance aussi ce projet dans plutôt dans les musiques actuelles qui s'appelle "Sand",
enfin, tu es évolue sur ce nom d'artiste, et c'est un projet électro-dark qui m'avait
enfin que tu disais plutôt. Oui, ça c'est un projet électro-tripop en français, et oui,
donc j'ai fondé le label "Dout" en 2017 et je produis principalement des artistes de jazz,
j'ai eu la chance de commencer par produire des grosses pointures du jazz et puis par la suite,
moi j'ai toujours mené mes deux carrières simultanément, ma carrière de productrice et ma carrière d'artiste,
et donc là le nouveau projet qui va sortir sur le label, que je me fais un plaisir de produire,
d'autoproduire finalement, c'est le projet sang qui est donc un projet d'électro-en français.
Merci. À côté de toi, à gauche, Alex Monville travaille activement dans le secteur des musiques,
actuelles depuis plus de 20 ans, donc tu as un peu tout fait, un peu le 360, boucheur,
programmateur avec un Al-93, formateur, tu es en taine des I, tu es toujours en taine des I,
oui, plus tu as été en taine des I, oui, hip-hop, tu es depuis quelques temps le directeur de
la SMAC Louvre Bois de s'abovez, après avoir été celui de la discuterie, mais en parallèle,
dans la continuité de ces activités d'accompagnement d'artiste, Alex a fondé une structure d'édition
musicale et phonographique en 2017, qui s'appelle la couvreuse, que certaines et certains d'entre vous
doivent connaître. Le label a ainsi produit des albums notamment de Thérèse, qu'on connaît beaucoup
ici au MAMA. L'idée, c'était d'être un label découvreur, je cite, de nouveaux artistes essentiellement
francophones. Donc on y reviendra plus tard. À ta gauche également, Orianna Conville Bo, fond d'être
CPDG, de Volta Plus, qui est que tu présentes sur ton insta comme une maison intègre, une maison intègre.
Moi, c'est Orianna, c'est un peu le personnage de que j'ai intitulé dans mon esprit,
Lex Major, Indy Warrior. Donc quand t'es entier de mon directrice artistique, j'ai virgé une
récorde avec neuf filiales d'universales. J'étais directrice de la belle, c'est un label d'incubation,
c'est retrouvé après sous la roulette éveximement de Virgin. Je vais te laisser poursuivre.
Parce que, par ailleurs, t'avais aussi été directrice artistique chez Warner Chapelle, donc côté plutôt
édition, Publishing, et tu es spécialiste de l'accompagnement d'artiste émergent, de la tourner aux
éditions en passant par la production phono. Donc tu as travaillé avec des grands noms de la scène
musicale comme Oxmo Puccino, MHD, Terre Noir. Je ne vais pas tout citer. Tu es aussi
managers de Mélice Alavaud, qui est une artiste indépendante. Elle travaille aussi auprès de
nombreuses artistes entre preneurs et tu as pour vocation le conseil et l'artistique et on aura l'occasion
aussi d'y revenir. J'espère que vous entendez toutes et tous bien, c'est pas évident l'acoustique,
on est un peu appé par les éleaux. Pour terminer, je vous présente Alexandre Casac qui est à ma gauche,
qui a créé le département électrochépia, ça va remonter le bureau Warp France et de fondé en parallèle
le label INFINÉ, avec Yannick Matré et Julien Gagnebien en 2006. Vous présentez INFINÉ comme une
plateforme de création de territoire musicale inexplorée où l'héritage nourrit l'avant-garde.
J'aime beaucoup, c'est pour ça que je l'ai remis. Vous voyez comme un artisan de l'innovation à
l'échelle internationale qui accueille la diversité artistique. On y trouve notamment des artistes
comme Dina Aptel-Warrad, Lucien Tunès, Francesco Tristano. Je ne vais pas tout citer, mais il y a aussi
Ron, que l'on est nombreux à connaître et à émer. Il va être très intéressant d'explorer
les différentes méthodes, des trésors d'énergie que des plois. Ces quatre passionnés de musique qui ont
d'accord de faire et que l'étalant de demain est de rester des passeurs et des passeuses d'art sans
entraîir leur intégrité. Je vais commencer par ma première question pour l'adresser à Alex Montville,
que j'appellerai le découvreur bénévole. Quand on s'est parlé pour préparer notre entretien,
tu m'as dit que ton investissement dans un découvert des artistes était principalement bénévole,
et que tu ne pourrais pas ou ne pensais pas pouvoir le faire sans avoir un job salarié par ailleurs.
Donc, est-ce que tu pourrais nous expliquer comment tu fonctionnes, comment tu es structuré et nous
dire si, de ton point de vue, le développement d'artiste est quelque chose de non rentable au point
que tu n'es pas envisagé de le faire dans faire ton gaine pain et si oui, pourquoi selon toi?
Je vais essayer de répondre, c'est un peu compliqué, et ça n'engage que moi.
Entre deux activités salariées, j'avais des copains qui étaient artistes et qui étaient des gens
que j'aimais bien, soit qu'ils ne trouvaient pas de label ou de partenaires, soit avec qui ça
n'était pas bien passé. Comme j'avais du temps, j'ai essayé de comprendre comment ça pouvait marcher
à la belle sur quoi, sur quoi ça se financait. Je me suis aperçu que, en tout cas, dans ce pays,
c'était, on va dire, aider aussi par la subvention et qu'il fallait que j'apprenne peut-être
le faire au bénéfice des artistes. Donc voilà, l'histoire a commencé comme ça. C'était une idée
entre deux jobs, mais l'idée de départ, c'était de travailler. Alors moi, j'ai pas de chance
ingéder. Je suis plutôt copain avec des artistes qui ne sont pas forcément dans les attentes du
moment où voilà où ils sont trop vieux ou trop femmes. Donc voilà, il n'y a pas forcément un
espoir d'un succès commercial immédiat. Pour autant, on avait envie de faire des choses. Donc
l'idée, c'est-à-dire, on va essayer de réduire la valeur sur tout ce qu'on peut couper, c'est-à-dire
les frais de structure. Donc on a choisi de ne pas avoir de bureaux. Moi, je ne suis pas
salarié, je ne suis toujours pas salarié. En aucun cas, c'est en après. On ne verse pas
Dividendre du coup t'externais.
et on externalise les services, alors c'est des grands mots mais en gros il n'y a pas quelqu'un qui ferait de la comande en permanence
ou qui ferait, je ne sais pas, moi, de la production du suivi de production pour autant d'un besoin à un certain moment de compétences.
Donc, du coup, on va plutôt chercher des gens à la mission qui viennent soutenir l'activité et soutenir le projet.
Après, on est sur une économie, je crois que l'album qui a vendu le plus en 7 ans et là du vendre, je ne sais pas.
Peut-être 700 copies, je pense que la plupart voient à peu près ce que fait un artiste qui fait 50 000 ou 70 000 streams sur un album.
Voilà, c'est-à-dire rien. En termes d'économie, pour autant, on avait quand même envie que ça existe.
Donc, on essaye de trouver le moyen de le faire. Après, on a aussi un plan de l'activité qui ressemble plus à du conseil ou intervenir dans la formation.
Quand on intervient dans le cadre de la formation professionnelle ou d'EDLR avec des assauts, du coup, c'est autant d'argent qu'on remet sur les projets.
On va travailler bien évolement pour avoir l'argent pour financer des projets. Après, ce n'est absolument pas du tout un modèle.
Il n'y a rien à prouver. C'est juste que je continue à penser que c'est important et qu'on a besoin de temps longs, des fois, pour faire émerger des artistes et des choses un peu. J'en sais pas, on essaye de fonctionner par étape, on se dit, le step 1, c'est déjà que ça ne coûte plus aux artistes, parce qu'en fait, c'est un peu le trauma du moment, c'est-à-dire qu'on a le sentiment qu'une des vaches à l'aide de cette industrie, c'est l'artiste lui-même.
C'est un peu ce que je voyais quand j'étais ado et qu'il y avait des jeunes filles dans ma classe qui rêvent d'être modèles et qui payaient des photographes une blinde.
Là, c'est un peu la même chose, c'est-à-dire que les artistes sont des clips des fois superbes qui leur coûtent une blinde, ils ont des graphistes qui coûtent une blinde, enfin tout coûtent une blinde, mais oui, ce n'est pas pour aller enregistrer, ils le font sur leurs temps, sur leurs fonds propres.
Donc, le premier step, c'est essayer de faire en sorte que déjà ça ne leur coûte pas, voilà. Après, on essaye d'aller chercher des souris quand même, développer les choses, mais ça, c'est le premier step, et après la deuxième ambition, c'est que dans une économie un peu globale, ça leur permet d'avoir un peu de visibilité, de faire des dates, d'accéder à l'intermittance pour ceux qui l'ont pas et qui le souhaitent, parce que c'est pas le cas de tout le monde.
Voilà, le premier step, c'est enfin la satisfaction, c'est quand on, au bout de, je dirais, au bout de deux ans ou deux ans et demi, ça devient une possibilité d'exercer cette activité à temps plein, parce que c'est aussi ça, l'enjeu, c'est que, non seulement les choses pourraident du temps, mais il faut un temps complet pour essayer de faire des choses dans un environnement hostile, dans un environnement où, voilà, surtout dans certaines esthétiques, qui sont, voilà.
Un peu en décalage avec l'époque, on sait qu'on y rappelait liste que les radios de découverte, c'est que d'al, si on prend un exemple de la chanson, par exemple, un artiste qui va faire numéro un de Cotta pendant six mois, ça fait "ah ya", très concrètement, financièrement, ça fait zéro. Voilà, c'est ça la réalité.
D'accord, merci, merci Alex, j'ai l'impression que tu fais un métier presque de management finalement, fin à un espèce de rôle, de courroits de transmission, de courroits d'admission, si on connaît le pays, le langage véhicule.
Alors oui, en fait c'était aussi l'idée au début, pardon, j'ai oublié d'expliquer ça, pour avoir essayé de manager des artistes et en fait quand il se passe un truc bien,
en fait, la rémunération du manager, il est basé sur l'artisme et si par exemple on va faire une tourner à l'export, donc ça prend du temps, trouver les plans, trouver des partenaires, machin et bidule, en fait, le manager il va avoir 10% de ou 15% du lead qui lui-même va se payer sans balles sur ses dates à l'export, donc vous voyez, 15% de sans balles, ça fait pas beaucoup, ça fait.
Et finalement, ça a quand même permis de faire travailler toute un agents, c'est-à-dire son équipe de musicien, ça a renclenché quelque chose, mais la rémunération directe et voilà, c'est 0, ça rembourse même par, je ne sais pas, les frais de téléphone.
Donc je suis revenu de cette idée du management et oui, c'est une forme de management, mais avec des outils, l'idée c'est d'être moins dépendant, du désir, des autres, c'est-à-dire un peu mettre, enfin, en tout cas j'en merde pas les artistes, ça doit être mon grand défaut.
Des fois à tort et voilà, mais l'idée c'est que les gens fassent leur propre histoire, voilà, c'est. D'ailleurs, à propos d'une autre histoire, Oriana, tu es un tout autre exemple, enfin, différent, mais peut-être que tu vas retrouver, tu vas rejoindre Alex sur les constats, mais en donné que tu as un parcours étonnant d'un passé en major,
Je voulais savoir qu'est-ce qui t'avais poussé à basculer sur un modèle indépendant,
c'est-à-dire où tu as sumé toi-même les risques, le risque économique, le risque temporel d'investir dans des artistes.
Qu'est-ce qui a motivé ce choix, ce changement? Est-ce que c'est une plus grande liberté dans le choix des artistes que tu peux accompagner?
Une plus grande liberté pour les accompagner sur un temps plus long aussi, c'est-à-dire, comme je le disais en intro,
que tu voulais sortir de la logique du simplement percer, mais plutôt créer des vrais carrières qui durent.
Et comment tu fonctionnes pour que ça marche pour toi et des artistes, des artistes que tu as accompagnés?
Ah ben ça, ça reste la question, je suis seulement en année trois d'existations.
Merci mais on va bien voir ce qui va se passer. Ce qui est certain, c'est que moi avant d'être en majeur,
j'étais quand même indépendante, donc j'ai commencé ma carrière dans une boîte de tour et de production de spectacle,
qui s'appelait dans la boîte, à l'époque je vois Shadia parler avec laquelle de partager un grand moment de vie professionnel.
Et ensuite j'ai été chez Atmosphérique qui était en des grands labels indépendants et saux-marctonons.
Donc c'est un peu là que j'ai appris aussi l'artistique et je pense que ça m'a permis de me renforcer, on va dire, en termes de vision.
Et après oui, effectivement, j'ai connu les majeurs et ce qui m'en a fait sortir, c'était une immense, je pense, une immense colère,
parce que moi je suis une personne racisée et que pour moi, à l'époque où je suis sorti de la majeur,
je considérais que quelque part, il y avait un déséquilibre mercantile très fort et je suis sorti de là,
on me disait que j'avais envie d'aider les artistes racisés à continuer à posséder leurs droits, leurs master et leurs éditions,
que c'était pour moi quelque chose qui était un peu militant et un peu, je pense identitaire.
En tout cas, c'est quelque chose qui faisait écho à mon propre vécu et j'avais très envie de faire la démarche, en tout cas le geste d'essayer.
Donc j'ai commencé en me disant, bon, en l'occurrence, à l'époque je n'avais pas de charge.
Maintenant, je suis maman d'un bébé de deux ans, mais en vrai j'étais solo et je me suis dit en fait, j'ai envie d'essayer des artistes entrepreneur,
exactement comme Alex et là je pense qu'on se retrouve bien à cet endroit et voilà, allez accompagner dans ce parcours-là.
Et donc il se trouve que de manière mal-encontreuse presque, j'ai commencé des collaborations avec des artistes qui se sont avérées sur les dernières années plutôt porteurs et qui ont connu eux-mêmes,
voilà, la lumière et puis le succès et puis voilà, et puis du coup ça a une chose en dans une autre.
Et ça t'a permis de mutualiser ces succès-là pour t'autoriser encore plus prendre de risques sur d'autres.
Moi, je suis de toutes les passons, je suis dans la démarche, je pense que je suis une risque t-queuse, voilà, enfin, j'ai monté tout ça autour de deux artistes, donc l'une, c'est Melissa Lavaud,
qui est maintenant du coup artiste indépendante, qui a été longtemps en la belle, mais qui avait envie en fait d'avoir aussi ces propres oeuvres dans l'œuvre,
et c'est une personne passionnante qui m'a éveillé à énormément de choses, aussi bien à une conscience politique qu'artistique et voilà,
et donc ça m'a beaucoup pédé d'avoir à côté de moi une artiste comme ça, et puis l'autre, c'était Frisk Orléon, qui s'est retrouvé dans une polémique, il y a à peu près 5 ans,
il mange polémique assez douloureuse pour moi, je parle.
Et voilà, et en fait, lui, c'est vraiment dans sa mentale et un peu à l'anipissée de seules.
C'est des personnes qui ont des artistes qui considèrent que l'indépendance, c'est une responsabilité.
C'est aussi un devoir et c'est évidemment éminemment politique.
Ce qui est très différent de la stratégie des majeurs, en tout cas, au paravant, c'était qu'il possédait les masters.
Oui, il y a vraiment de toi qui accompagne ce mouvement, des artistes qui s'émancipent de cette relation-là.
Je pense que aujourd'hui, en tout cas, de toutes les façons, les choses édents, en fait, on entre, enfin, on est déjà dans une heure de service.
Ultra libre et que voilà, et qu'il y a énormément de labels maintenant qui se réclament, artistes services, parce qu'on est beaucoup plus artistes sans shreds.
Oui, c'est en fait, on est plus dans une logique de patrimoine, mais de ferbise.
Et du coup, c'est une autre question, mais le système économique, la logique économique des majeurs qui étaient de possédés,
c'est d'avoir du coup des capitaux, des patrimoines et des. Oui, du catalogue, du catalogue, là, du coup, on est clairement plus dans des contrats de licence que des contrats de artistes.
Oui, tout à fait, mais en même temps, aujourd'hui, des fonds d'investissement aussi se mettent à investir dans, justement, dans l'acquisition de catalogue.
Et plus, côté Publishing, côté Master, largement côté Master, il y a maintenant des plateformes entières.
Il y a des Star Topper qui lèvent des millions pour pouvoir accompagner cette transition-là, et à acquérir, parce que l'œuvre culturelle, c'est une œuvre.
Donc, enfin, c'est une valeur, c'est un patrimoine, tout à fait.
Et donc toi, volet à plus, justement, c'est très artistes services, et tu accompagnes. C'est vraiment ça, oui, au gré des besoins des artistes.
Exactement, c'est du sur-mesur, en fonction de l'artiste, de son entourage,
de son économie, de ce qu'il pense qu'il peut devenir, et voilà.
Et donc, ça fait trois ans que tu es en indépendante, et donc, du coup, c'est difficile de répondre à la question de combien de temps pour amortir un projet, dans lequel tu investis.
Je pense qu'on peut jamais vraiment savoir, à part, enfin, à moins d'avoir connu un immense succès à un moment donné,
et justement, en possédant les masters, moi, comme c'est pas que ma gambherge, franchement, je sais pas.
Ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, en tour, par exemple, en live, ça peut aller hyper vite.
Les revenus stream, pareil, quand on se retrouve dans une trende, peut aller hyper vite, que les marques commencent à investir sur les artistes.
Enfin, ça dépend. Ça dépend. Je vais interroger Selin, mais on reviendra ensemble sur ces questions.
Toi, qui est volu aussi dans différentes esthétiques musicales, et plutôt de très niche, comme on appelle,
des esthétiques qui ne sont pas évidentes à travailler, enfin, qui ont des économies différentes, surtout.
J'aimerais bien que tu nous expliques, si tu trouves que certaines esthétiques te semblent mieux soutenus financièrement que d'autres.
Par exemple, par les subventions publics, et que tu nous racontes les défis que tu rencontres aussi pour développer ce nouveau projet qui est sanded,
qui t'amène dans le milieu des musiques actuelles que représentent, voilà, ce maman festival.
Et quelle solution tu mets en place, parce que quand on est préparé ensemble, tu as des solutions très intéressantes,
et qui sortent un peu des sentiers battus pour financer votre projet.
Et aussi, des questions sur comment tu fais pour le rendre plus visible, qui, donc, ça m'amène à cette question de la découvertabilité de nos amis québécois qui passionnent aussi à l'exemple.
Comment tu fais pour rendre dans ce projet visible et espérer en tirer des revenus sur tout.
Donc, il y a beaucoup de questions, mais tu vois, on va faire un peu comme avec Alex et Orianna, tu peux répondre, et après, je vous rebondirais.
D'accord. Déjà, pour répondre à la première question sur des esthétiques, si certaines me semblent être mieux aidées, financées, que d'autres, etc.,
ça a peu compliqué pour me répondre à cette question, parce que même si j'ai travaillé dans plusieurs esthétiques différentes,
c'était davantage en tant que artiste, en tant que productrice, donc je n'ai pas été dans les coulisses, par exemple,
des productions classiques sur lesquelles j'étais artistes ou de musiques sacrées ou anciennes, etc.
En revanche sur le jazz, et du coup maintenant, un peu plus sur les musiques actuelles, je pense que les projets qui sont les mieux aidés et financés
sont d'abord ceux qui sont les plus professionnalisés tout simplement, donc des artistes qui sont déjà identifiés,
éventuellement dans des structures qui sont carrés et très structur. enfin voilà, des vrais structures financièrement viables, etc.,
et puis la troisième chose aussi, c'est qu'il faut que les dossiers soient extrêmement bien montés et ça, du coup ça peut éventuellement favoriser certaines esthétiques que d'autres,
parce que les artistes vont plus ou moins être au courant, en fait, de ses subventions-là, de ces aides-là,
ils vont plus ou moins avoir appris à les apprivoiser et à pouvoir en faire la demande.
Dans le jazz, on commence à être très calé sur les demandes de subventions parce qu'on s'y est vraiment intéressé
et on s'y est intéressé pourquoi aussi, parce qu'à l'instarre de beaucoup de mes concerts et confrères,
on est de plus en plus nombreux à se structurer et à créer nos propres labels pour pouvoir défendre la création,
sans être obligé de voir négocier pendant des mois et des mois dans la tente d'avoir éventuellement à la belle,
qui va bien nous suivre et quand bien même de toute façon, les labels n'ont plus d'argent donc ils ne vont pas investir
dans la production donc ils nous demandent de produire les albums pour ensuite éventuellement nous aider sur la diffusion,
la promotion, le marketing, etc. éventuellement le pressage, la disque. Mais de toute façon, les risques, aujourd'hui, dans le jazz, il reste très peu de labels existants qui sont encore vraiment producteurs d'artistes,
il y en a encore évidemment. Mais globalement, même des artistes très très installés dans le jazz, tous ce structure en fait.
Je peux citer des noms, Anne Passéo à créer son label, il y a deux trois ans, Thomas de Pourkouric et quand même,
un artiste installé, connu, reconnu médiatisé, etc., vient à lâcher la structure qui le soutenait pour créer son propre label
et commencer à soutenir et produire d'autres artistes. Donc on est tous dans cette économie-là en ce moment.
Qu'on pourrait presque répondre, qui pourrait investir dans les artistes de demain?
Et bien les artistes!
Oui, ça repose beaucoup sur l'enseignement, mais oui, oui.
Alors là où c'est un petit peu différent des musiques actuelles, c'est que dans le jazz, ça gène absolument personne que les artistes soient
leurs propres producteurs et leurs propres possesseurs de master en fait, d'être les propriétaires des masters.
C'est pas gênant en termes de médiatisation, c'est pas gênant non plus pour trouver des tourneurs et pour pouvoir s'entourer.
J'observe depuis que j'ai ce projet s'end, que je développe maintenant, ça fait deux ans que je travaille intensément sur ce projet.
Ça fait un an qu'on est vraiment sur la production et qu'on est en recherche de partenariat, du coup moi je reconstruis tout mon réseau, je reconstruis tout mon écosystème.
Et donc je cherche forcément des partenaires qui sont différentes avec lesquels j'ai eu l'habitude de travailler jusqu'à l'or.
Donc c'est un redémarrage à zéro presque parce que ce sont des milieux qui ne se côtoient quasiment pas.
Et en fait la différence avec les musiques actuelles, c'est que ce que j'observe là,
c'est que étant mon propre label, finalement parce que ce projet là est en productrice, j'aurais été quand ça aurait été quand même dommage que je produise pas cet album.
J'ai pas acquis autant d'expériences toutes ces années pour ne pas en profiter quelque part.
Et bien je me aperçoit que le poids du label, le poids d'avoir un label qui ne soit pas celui de l'artiste dans les musiques actuelles, compte pour pouvoir trouver des partenaires,
pour pouvoir trouver un boucleur, pour pouvoir peut-être avoir des coéditions etc.
Et en fait ça joue et pour la première fois de ma vie c'est un frein pour trouver des partenaires et pour construire un écosystème autour de ce projet.
Et d'autres freins comme aussi la difficulté d'être percevoir des subventions aussi quand on est artiste entrepreneurs,
je pense aux CNM, par exemple c'est un giché qui a des aides au producteur phonographique qui sont un petit peu. Enfin les critères d'éligibilité font que c'est très difficile pour un artiste entrepreneur qui aurait sa propre. essaie réelle, son propre label, de pouvoir ni prétendre, enfin c'est d'être éligime, c'est compliqué, est ce que toi tu ressens cette difficulté?
C'est un peu différent mais c'est intéressant ce que tu dis par rapport à la crédibilité d'un artiste auto-produit en jazz
qui n'a aucun problème à être crédible alors qu'on a ce problème de crédibilité.
Oui, oui, dans l'essentiel hier, en tout cas il y a vraiment une question qui est questionnelle.
crédibilité sur l'artiste entrepreneur, l'artiste qui s'autoproduit finalement dans les
musiques actuelles, ça va être l'artiste qui n'a pas trouvé les partenaires, donc quelque part
qui n'est peut-être pas viable, qui ça peut être économiquement ou artistiquement et
esthétiquement même. -Ouais, moi, oui, moi, je le boue.
-Non, j'aimerais bien nuancer ça parce qu'on fait pas le cas, on est d'accord, mais. -Alors, non, et puis, et puis il y a plein d'esthétiques ou c'est pas le cas, là, peut-être
qu'on se parle de la variété et encore, mais aujourd'hui, c'est ultra légit, et c'est
même assumé et intensément salué d'être son propre label, en tout cas, dans les musiques.
-D'un sûr, le rap peut être rapé durfé, mais dans le temps esthétique, c'est beaucoup
plus compliqué. -Toutes les musiques, donc là, on me pense, parce qu'en fait,
il y a quelque chose où il y a eu toujours une diabolisation du label, enfin, il y a quand
même quelque chose, enfin, moi, je trouve que, bon. Et puis, il y a tellement de formes
de labels différentes, tellement justement, d'esthétiques d'esthétiques et de. je ne sais pas,
mais de mentale, différence, que non, moi, je n'ai pas l'impression que ce soit une
problématique au contraire. Par contre, trouver des renforcement et trouver des alliés, oui,
c'est important. Donc, à un moment donné, oui, effectivement, on peut avoir sa légitimité
renforcée, quand on a une distribution avec un tel ou un tel ou un tel, et qu'on a
une qu'on s'est formée, une équipe de champion en indépendant, mais aujourd'hui,
les gros labels indépendants, en tout cas, j'ai l'impression, oui, le revendique, enfin,
son derrière, son derrière, les artistes et je trouve que c'est une revendication, on
a l'impression que c'est une revendication, c'est une revendication, on a l'impression,
économiquement, dans un temps fragile, c'est pas tant que le fait d'être indé, c'est plutôt. Est-ce qu'il y aura un co-investisseur avec moi pour starter le truc en gros?
C'est plus ça, après c'est juste une remarque, mais en fait, il y a une vraie difficulté,
je trouve des artistes qui investissent des fois beaucoup de sous, à penser, en fait,
se faire le switch quand ils vont discuter avec des gens, de dire "OK, je cherche un tourneur,
mais tu ne vas pas être tout seul, je suis capable de mettre 5000 balles par exemple ou 10 000 ou j'ai déjà, je viens avec 4 dates ou 10 dates.
En fait, c'est plus qu'est ce qu'on peut mobiliser.
Pour moi, c'est moins la marque maintenant que les moyens.
Il suffit de voir sur le stream, il y a aussi un effet mécanique.
Par exemple, de temps d'argent en marketing digital, ça va quand même être ça qui va starter les streams.
même si on fait tout très bien la question du Pognon est quand même un truc essentiel.
Donc la question, est-ce que le partenaire sera seul ou pas?
Il y a plein de trucs qui se bouscoutent dans ma tête,
mais je vais finir avec Selin pour toi justement les stratégies,
j'irais ta créativité financière.
Nous intéresse comment tu trouves des solutions de financement avant de penser même à atteindre les premières revenus et on sait que ça fait 5 ans que tu développe 100 ou 2 ans?
- Ça fait 2 ans que je travaille sur 100 et puis après c'est moi qui me dit "C'est dans 5 ans que tu le l'abelles".
- Oui oui, donc ça fait 2 ans, tu ne fais qu'injecter de l'argent, le financement du financement mais tu n'as aucune pour l'instant.
Pour l'instant, aucun revenu, pour le moment, mais c'est un. Non, non, non, non, sur ce projet, il n'y a absolument pas d'argent qui rentre depuis deux ans.
C'est d'abord de l'investissement et cet investissement, il passe par de la recherche de financement.
Évidemment, moi, j'ai ma casquette de productrice, de productrice qui produit des pointures du jazz.
Donc, c'est des artistes qui ont quand même une exigence
avec des exigences en termes d'enregistrement,
en termes de. enfin voilà, de plein de choses.
Il faut que ce soit des artistes d'exception,
il faut que les conditions soient exceptionnelles,
et tout ça, ça coûte de l'argent.
Donc, je sais aller chercher de l'argent
pour pouvoir financer ces projets, ces créations
et soutenir des artistes qui sont accompagnés sur le label.
Et cette casquette-là, je l'utilise aussi pour s'en dire évidemment.
Donc je vais aller chercher effectivement des financements publics, des financements auprès des sociétés de gestion collective.
Donc ça va être le CNM, l'ICPP, l'ADAMI, l'ASPD-DAM.
Après, moi, je n'ai pas encore mille nées dans toutes les aides régionales, l'ADRAC, etc.
Mais c'est encore un autre challenge, n'est-ce pas?
en tout cas, tout le monde projesse.
Mais c'est plus sur le like, je pense,
et le fait que le nom ne soit pas connu encore, alors que. Voilà, c'est ça.
Ce sont des figures, les entités très connues.
Et donc, c'est des artistes étiquettes qui apportent.
Voilà, comme ce sont des non-connus,
on arrive à avoir des subventions assez conséquentes pour les soutenir
parce qu'ils sont identifiés
et surtout, ils sont aussi identifiés d'un point de vue
purement pas commercial, mais en tout cas, il sabe qu'il y a des jazz des albums derrière,
qu'il y a une autorité, qu'il y a une évicteur de la musique, et tout ça,
c'est une valeur, et donc c'est soutenu. Et le jazz est soutenu, parce que finalement,
dans la masse de des projets qui arrivent dans les commissions SCPP et etc, et C&M,
finalement le jazz représente une partie assez maigre. Donc en général, quand il y a des
projets de jazz qui sont bien soutenus avec des artistes de qualité et une structure coerante
et des dossiers bien montés il est soutien. Pour les musicues actuelles avec un projet
que personne ne connaît puisque moi je suis téconnue en toi-cartiste en tant que c'est
l'inbogie personne ne connaissante donc il a fallu que je fasse un gros travail de communication
que c'est une revendication, on a l'impression que c'est une revendication, on a l'impression que c'est une revendication,
on a l'impression que c'est une revendication, on a l'impression que c'est une revendication
et on va prendre sur la création très clairement
quand on est et artistes et producteurs
mais ça marche
et puis ensuite il y a d'autres moyens de financement comme le Messena
il faut pas se le ré, les subventions publiques sont de plus en plus difficiles à obtenir
les budgets baisse, le nombre de projets augmentent
donc en fait les subventions sont fractionnées sur tous les projets
donc il faut aller chercher d'autres financements
donc on va aller chercher du Messena
et puis après effectivement on va chercher des collaborations avec d'autres partenaires
qui vont pouvoir injecter du temps, injecter de la foi
injecter de l'argent aussi et puis du poids
du poids au projet qui va permettre ensuite de pouvoir débloquer encore d'autres budgets, etc.
Merci Seline, je vais passer à la parole à Alexandre Casac
qui a été bien patient jusque là
je te remercie
Alexandre Tue
si je peux réagir juste parce que c'est vrai qu'il y a des tonnes de choses qui ont été dites
fortes intéressantes
et il me semble que par rapport notamment à la question de cette table ronde
là on entend plein de solutions
et je pourrais contribuer aussi à d'autres solutions
pour produire un artiste
faire émerger le projet d'un artiste
mais je pense que la vraie question sur lequel maintenant il faut qu'on s'interroge
c'est est ce que ça sera encore possible demain
parce que aujourd'hui ça existe
et pour travailler aussi
alors pour rebondir sur ma présentation
j'ai eu la chance de travailler avec beaucoup d'artistes internationaux
je peux vous dire que à l'air du
au moment du confinement on avait beaucoup de chances d'être français et que c'était beaucoup plus compliqué pour un américain ou pour un allemand
donc on a beaucoup de chances
pour l'instant
et grâce à un système
qui certes est en train de se recroguer
mais qui existe encore
on peut. voilà il y a plein de solutions pour faire émerger, faire tourner, faire produire etc
mais il me semble que le sujet à l'air de l'IA
c'est que ce qui était possible
avec de l'énergie, avec des petits réseaux
on va dire une intelligence et une intelligence commune
pourrait ne plus l'être demain
oui en fait tu es toi, tu es vocée déjà à l'heure aujourd'hui
donc on est déjà à l'air de l'IA
que sera-t-elle demain, ça sera encore autre chose
mais aujourd'hui tu es vocée déjà l'inconfort du développement
j'ai aimé bien cette formule que tu as employé
la question de demain je voulais l'apposer à la fin
mais en fait non mais c'est parce que l'idée c'est qu'en Émini Gono nous a proposé cette table ronde
de l'IA, elle voulait un peu qu'on s'entralise pas le débat sur l'IA.
Donc effectivement, on voulait aussi être un peu pratique et pragmatique et parler
de comment on développe aujourd'hui à l'heure de l'IA, qui est là et à l'heure
aussi des dictates des algorithmes aussi qui nous empêchent d'être visibles,
ou qui nous mélange avec des galibettes de chat et des tutos de maquillage.
Voilà, faut s'en sortir, faut être visibles.
Mais effectivement, du coup, moi, je voulais aborder avec toi la question de toi qui est
une TPE, enfin tu vois, c'est encore un autre modèle que c'est ça qui nous intéresse.
Tu te permets de continuer à prendre des risques, parce qu'il y a des subventions.
Moi, je voulais d'abord parler du futur des subventions, du futur de l'intervention
politique, des politiques de la musique.
Est-ce qu'elles vont continuer à nous aider à investir dans les artistes de demain?
Et après, on va aller à fond sur l'IA, pardon, pardon, pour l'interruption de l'IA.
Mais d'abord, je vais rester encore un peu dans les stratégies d'investissement, économiques,
et tout à ce que vous avez que ton profil TPE.
C'est vrai que ce que j'avais dit lors de notre appel téléphonique avant ce moment,
c'est vrai que nous, on va bientôt avoir 20 ans, donc on a un petit peu de recul.
Et ce que je crois avoir dit, c'est que les risques que nous avons pris les 10 premières
années, je ne suis pas certain que nous puissions encore les prendre aujourd'hui.
Donc, pour l'instant, on arrive à maintenir quelque chose. C'est super intéressant.
Ce qui fonctionne et on arrive à suivre le développement de nos artistes, mais par rapport
à des nouveaux engagements. C'est comment ça va être compliqué?
Par anticipation, parce que mes parents de participation, on est beaucoup plus méfiants,
on est beaucoup plus regardants.
On fait comme tout le monde, les mêmes connus avec tout le monde, à regarder des chiffres
et tout.
Ce qui n'a à mon avis fondamentalement, on va un jour se rendre compte que ça n'avait
pas d'intérêt.
Mais, enfin voilà, donc on fait un peu plus attention et qu'on le faisait il y a quelques
années.
Après, je ne vais pas réussir à me décoller de cet ear, je suis désolé, mais je pense
que dans notre ADN, on est né avec cette volonté cheville au corps d'abord parce qu'on
est aimé la musique.
Je pense dire que tu ne l'aimes plus?
C'est une condition cinécoannonne, sinon autant arrêté tout de suite, et je crois
en la force créatrice des artistes, et c'est eux qui nous nourrissent au moins spirituellement
et qui nous font avancer, qui font qu'aujourd'hui, 20 ans plus tard, on est toujours là,
et que cette année, en 26, on a un planning avec 8 albums, ce qui est lourd pour nous.
Mais c'est donc ces projets, c'est la création des artistes que je pense, on est une équipe
où on partage cette passion pour accompagner la création des artistes.
Et je pense que c'est fondamental et que ça reste ce que je voudrais juste défendre
avant de par rapport à l'IA aussi, c'est que cette partie créatrice, elle est le
nom, mais elle est la chose la plus importante, il faut y croire, et qu'on veut nous faire
croire que ça pourrait être remplacé par des artefacts, non, ça ne sera jamais remplacé
par des artefacts, et il faut effectivement en être bien conscient, il faut la défendre.
Mais là, c'est les questions d'après, donc je me tais, mais elle est essentielle et elle
est le moteur de notre aventure, maintenant on est une dizaine de personnes, mais il faut
tout ce qu'on soit vigilant, parce que pour l'instant, on arrive à avancer, on a tous nos
réseaux, nos circuits, je pense que voilà, on voit bien que c'est un peu différent, suivant
les esthétiques, mais c'est possible, et c'est même plutôt plus facile que dans d'autres
pays, en tous les cas européens, mais il faut préserver ça, je pense.
Ça veut dire, c'est plus facile que dans d'autres pays à cause de tous ces leviers,
de cette intervention publique, de ce soutien, à la production.
Oui, le très jeune CNM, je pense qu'il faut qu'on soit tous en conscience de la chance
que l'on a d'avoir un CNM, comme nos amis du cinéma ont un CNC qui a bientôt 50 ans,
et qu'est-ce que n'est-ce pas grâce au CNC et au Festival de Cannes et de trois autres
petits détails que le cinéma français, le troisième cinéma du monde? Il y a un système
vertueux qui fait que ça alimente les productions et que aujourd'hui des productions d'ailleurs
françaises et internationales viennent se faire financer en France.
Voilà, j'espère que le CNM pourra petit à petit jouer ce rôle, et voilà, l'attaque
streaming est un premier pas, mais il y a certainement d'autre chose à faire.
Oui, on appelle évoquer la concentration, dans tout cas, quand on s'est parlé, tu m'as
dit que quand on a démarré une finée, on devait convaincre 20 000 magasins, 20 000 disquaires,
et aujourd'hui on doit convaincre trois plateformes, et c'est hyper intéressant.
On va faire reparler de l'IA, là? Non, mais je trouvais ton métier à changer, le métier.
Oui, et d'ailleurs, c'est ce qui s'est dit avant, on est en fait, il y a un mouvement
technique depuis des plaques, et que là, actuellement, il y a des choses qui sont en train
disparaît, des choses qui sont en train de naître, on est dans un moment de pivot, et c'est
vrai que, en tous les cas, pour parler du bon vieux temps, mais nous avions, au moment où,
en France, nous avions effectivement plus de 2000 disquaires, on avait la chance, on avait
2000 chances et quelques de convaincre ces disquaires, et qu'aujourd'hui, on a plus que
trois, des SPs ou quatre des SPs, allez, à convaincre, et en plus, elles sont généralement
les gichets pour le monde. Donc, par exemple, oui, oui, vas-y, oréna, juste un petit, j'en
ai pour deux secondes, mais c'est un cas, là, de tout à l'heure, une réunion, on a un
projet avec deux américaines qui sont en plus reconnus aux St-Azoumi, etc., et parce
qu'on passe par le gichet français d'une des SPs à l'eau gouverne, et ça ne remonte
pas, ils en ont rien à fiche, parce que, pour eux, c'est pas intéressant, et ça ne remonte
pas sur le niveau de l'International, et pour avoir le bénéfice de l'âge connaître
des gens qui sont dans les DSP au niveau de l'International, bien non, on peut rien faire,
si ça ne remonte pas des Français, ça ne vient pas, voilà, voilà, voilà, voilà. C'est
des mécaniques qui, petit à petit, peuvent nous broyer, voilà.
Oui, oui, petit voir grossement, me concernant, parce qu'en fait, je pense que, en tout cas,
j'suis sur des esthétiques où le direct tout fan est privilégière.
Et très très très très très très très très important, pour moi, en fait, oui, il y
a peut-être trois DSP, effectivement, majeure, actuellement, mais on est sur des centaines
de milliers de sites d'artistes, d'artistes à fan. En ce moment, c'est là, pour moi,
les enjeux, c'est l'audience, c'est la communauté, c'est les relations que l'artiste
tisse avec sa propre audience et en réalité, je pense que oui, on parle de ces plateformes,
mais de plus en plus artistes, retirent leurs catalogues et des plateformes. De plus en
plus d'artistes, ont des manières de fonctionner qui sont différentes, qui mettent en place
des systèmes de financement coopération. Et ça va être le plus en plus le cas. Aujourd'hui,
il y a des plateformes ou des systèmes via lesquels les fans peuvent acquérir aussi
une partie des master d'artistes avec eux. Il y a énormément de choses qui sont quand
même en train de se passer aussi grâce à l'IA aussi, via l'IA aussi et pas que, qui
fait que, je pense, qu'on va produire différemment. Aussi bien qu'effectivement, il y
a ne serait-ce que 20 ans, c'était compliqué de voir émerger un master propre autrement
que en passant par quelqu'un qui fait un master in, quelqu'un qui fait un mixage. Et
voilà, en fait, on a des choses qui sont approximatives, dont la qualité est approximative,
mais en même temps, nos instrufants, nos usages sont d'une qualité, enfin, nos appareils,
sont d'une qualité approximative. Mais donc, voilà, moi, j'ai aussi connu des moments
et des artistes qui ont enregistré, j'ai accompagné pendant un moment, pendant un petit
moment merveille qui est une jeune artiste de 16 ans qui a enregistré un titre qui s'appelle
Citadel, voilà, dans un studio, mais qui avait tout, absolument tout, sur son style
officiel vocale sur son téléphone et qui est sorti avec, oui, il y a des millions et
des millions et des millions de streams direct ou fan donc donc
Donc oui, je pense que surtout là ce qui se passe actuellement c'est qu'il y a des alternatives.
Voilà, moi c'est ce que je retiens.
La question c'est qui a investi encore dans les artistes de demain à l'heure de l'IA.
Pour moi, la réponse la plus probable, c'est celle de Seline, c'est-à-dire ce sont les artistes.
Voilà, ce sont les artistes et après ce sont les personnes qui veulent capitaliser sur les artistes.
Ça reste, enfin pour moi, c'est un peu ça.
Et toutes les alternatives qu'on voit émerger sur lesquels parfois j'ai des réserves mais parfois aussi je trouve ça génial qu'aujourd'hui.
Une personne, au fin fond du troup du cul, de je ne sais quel pays puisse devenir numéro un en train de. Je ne sais pas, je pense pas par exemple à Libyanca qui a Copicat qui a fait comme si c'était un colors dans sa chambre et qui s'est retrouvé numéro un viral monde.
Je ne sais pas moi je me dis que. Est-ce que ça peut durer, est-ce que ça peut durer?
Alors je suis tout de fait d'accord avec toi mais pour moi typiquement Libyanca c'est une image chanteuse et en fait personne ne l'aversa sa voix qu'il arrive.
Et voilà, c'est son story, c'est son writing qu'il l'a fait gagner.
Mais oui, il y a des possibles en fait ça rends bien sûr, il y a d'un film impossible.
C'est difficilement audible parce qu'il y a une masse très importante dans le gars de propositions.
Voilà, qui est en fait on travaille quotidiennement sur nos réseaux sociaux, quotidiennement sur nos dossiers de subvention.
Tout à fait.
Un quotidiennement sur notre création, il y a la fin pour gagner quoi?
Je ne sais pas mais en tout cas ce que disait un de mes artistes aussi c'est S-O-Distroquide qui parlait d'agrégateur et qui pour lui,
voilà en fait ça a été. C'est ça, enfin la new gen aujourd'hui dans le rap, gagne sa vie grâce à ça.
Et donc forcément quand on vient leur proposer après des contrats de label avec mon certain montant en face qui sont pas tout à fait en réalité avec ce que eux perçoivent.
Directement par P-Pal sur leurs comptes.
Voilà, là il y a une oeuvre dont tout le monde parle actuellement qui est sorti ce week-end qui est donc le disque de néo-fronds,
petite sœur et VM Togo.
Franchement, c'est. Voilà, et eux je pense pas qu'il y a eu de d'autres sites de subles.
Je pense pas qu'il y a eu de. enfin je pense que ça a été une autre manière de produire et que. en fait c'est eux qui ont investi sur leur propre musique.
Oui c'est ça.
Et la question que l'on se pose après, je vous tendrai le micro pour quelques questions parce qu'on va bientôt terminer cette table ronde.
Mais voilà, on voit des majeurs et des dignes valantes investir dans des artistes hi-a qui vont. Est-ce que ça va toujours être rentable d'investir dans des artistes et vrais artistes des artistes humains?
Est-ce que l'IA, parce que c'est Sky Lebow? C'est scalable, c'est. Oui, il ne marche se le disait déjà.
Donc remplacer les humains par les machines, c'est plus de capital, c'est plus de gare, c'est plus de marge.
Qu'est-ce que vous en pensez? Mais vous n'êtes pas obligé de dire "Ouais si, c'est vrai"?
Il faut y dire "non, je ne suis pas d'accord".
Moi, je ne suis pas d'accord.
Moi non plus, je ne suis pas d'accord.
Je pense que le discours général qui nous en fume tous et le discours mené par des startups
qui doivent lever des milliards de dollars pour installer leur ferme de serveurs et consommer des kilowatts d'électricité.
Donc, ils ont besoin de tellement de milliards qui dépense par le même mouvement des millions pour venir nous raconter que leurs solutions sont magiques.
Mais je veux dire, il faut. Donc moi d'ailleurs, ça m'a profondément déprimé pendant quelques mois.
Je me demandais ce qu'on allait faire.
Je trouvais que, enfin déjà que le contexte général rend les visions un peu difficiles, ça rendait les choses encore plus compliquées.
Mais en fait, je pense qu'il faut vraiment réaliser que la magie qui nous est annoncée n'est pas magique.
En l'occurrence, par exemple, Sono a utilisé les catalogues des Beatles de Michael Jackson, etc.
Ça a été démontré.
Donc les nouvelles elles tombent très très vite.
Donc ça, ça a été démonté il y a deux semaines.
Et il faut pas être dupes que ce ne sont que des artefacts.
Et je parle de la musique créée, il y a génératives, bien sûr.
Je ne dis pas, client ne va pas être utile pour certaines tâches quotidiennes, de comptabilité, etc.
Et dans la musique, d'ailleurs, on est bien placés parce que ça fait fort longtemps qu'on n'a pas attendu que le mot soit à la mode.
Je veux dire le piano qui joue tout seul de Yamaha, c'est 72, etc.
Donc je ne suis pas du tout contre l'innovation.
C'est une position du coup un peu difficile à tenir, mais par contre encore une fois la création artistique et d'ailleurs les grandes créations,
les choses qui ont marqué leur époque, c'est toujours des choses qui ont été en rupture qui sont arrivées à contre-chant de tout ce qui existait.
Moi, je ne connais pas, pour l'instant, il y a qui soit capable de ça.
Elle ne sait faire que de la sommation de plus en plus brillante, de plus en plus rapide, de plus en plus précise.
Mais ça reste de la sommation, ça reste de l'artofacte.
La création, en fait, ce n'est pas une intelligence où l'on en parlait. Le vocabulaire est important.
Et là où ça pose un vrai sujet, c'est que nous sommes dans des économies fragiles.
Nous sommes dans des économies pour certains, vraiment, de Bootschandels.
Et que l'arrivée de ces systèmes qui sont tenus, on revient sur les histoires de disquer et versus les DSP.
Là, c'est entre les mains de encore moins de personnes.
Et qu'il ne faut pas non plus se lurer, c'est des matrices qui sont invités. C'est des matrices culturelles qui sont inventées dans la psychone voile et qui font fit de nos différences, de nos personnalités.
Ce n'est pas l'objet de ces créations.
C'est l'objet, c'est de faire un effet Huawei pour l'utilisateur.
J'ai un exemple à la con, je crois que je suis sorti, mais si on demande un italien, c'est qu'une pâte carbonara, on ne met pas de crème dans une pâte carbonara.
De demander à ChatGPT, alors peut-être, c'est moins vrai maintenant, mais en tout cas, ChatGPT il y a deux, trois ans, sortez une recette avec de la crème.
Parce que voilà, dans Californie, on met de la crème.
Donc c'est un exemple complètement idiot, je vous prie de me l'en excusez, mais c'est symptomatique, en tous les cas, de ce que ça crée, de ce que ça prétend crée.
Je crois qu'Oriana voulait réagir, mais Alex aussi va reyana vas-y.
Non, moi je suis totalement d'accord avec Alexandre, en tout cas par rapport au fait que ce qui compte dans une. Les œuvres artistiques qui ont pu marquer ont forcément été en rupture et je pense que ça, ça reste vraiment. C'est fondamental de se le rappeler. Après, on est dans une air pour moi beaucoup, justement, d'approximation et aussi de médiocrité entre guillemets,
ou crité dans le sens vraiment latin, c'est-à-dire moyen. Et donc, en fait, c'est ce que je pense de façon globale, les majeurs et parfois certains grossandés.
On comprend, c'est-à-dire que le plus gros de la consommation se trouve malheureusement dans le médian.
Donc voilà, mais après, je pense qu'on peut tous là parler d'œuvres qui nous ont mis une claque à différentes époques, à différents moments, etc.
Et effectivement, la matière créative, disruptive, elle restera forcément et entièrement, je pense, humaine.
Et on ne pourra pas faire autrement. Et ça, c'est déjà, entre guillemets, un espoir.
Enfin, la cré. Non, mais c'est. Alex d'abord, il s'est dit pour finir avant l'audience, que je voulais dire, c'est qu'il reste 2 minutes.
Et on ne peut pas penser seulement que de la croissance de cette manière-là, en fait, toujours plus, toujours plus vite, toujours plus de stream.
Bon, en fait, non. C'est pas une obligation absolue. Il y a aussi, c'est un modèle économique, c'est un modèle de société.
Je vois aussi des petits artistes qui se débrouillent sur des modèles qui sont complètement différents et des choses plutôt rassurantes.
Des gens qui font de la créat, qui font de le assez, qui passent d'un truc à un autre, qui switch, qui inventent des communautés.
Attention, le seul modèle, il n'est pas libéral, ultra-capitaliste. Enfin, on a le droit de choisir aux celles.
Non, non, mais en fait, on parle effectivement de Lyac, comme l'Asiat.
- Est-ce que ça va être un remplaçant de la création?
- Est-ce que ça va être rentable en tout cas d'investir dans l'artiste humain?
- Je crois pas qu'il y a pu se remplacer l'artiste humain.
- Oui, vous êtes dans d'accord là-dessus?
- En revanche, l'IA elle va décider de quel artiste humain va être mis en valeur ou pas,
va être visibilité ou pas.
- Il va faire visibiliser ou pas.
- Et en fait, moi, c'est de cette tiale-là aussi, c'est parce que, enfin, pas que.
- Oui, évidemment, il y a toujours énormément d'exception, il y a énormément de modèles,
il y a énormément de manières de faire, mais il y a quand même que trois, quatre plateformes.
Et c'est elle qui décide comment l'IA va être demain et comment l'algorithme va être gérée, manipulée
et aux services de qui, aux services artistes, aux services de la rentabilité et la rentabilité
de qui des artistes ou des plateformes.
Donc en fait, il faut quand même bien réfléchir à ça.
Oui, il y a d'autres modèles économiques, il y a bandes camps, il y a du buillade, l'artiste
au fan direct, il y en a plein, etc.
- Mais il y en a plein, il y en a de plus en plus.
Et je l'ai développé aussi, donc j'en ai tout à fait conscience.
Il n'empêche qu'aujourd'hui nos partenaires qu'on va aller chercher en booking, alors peut-être
que dans le rap, c'est beaucoup plus simple, parce qu'il y a quelque chose de hyper communautaire
avec beaucoup de solidarité, où les gens se rassemblent pour créer ensemble et tout, etc.
Moi, je suis pas du tout dans ce casse-figure, par exemple.
Et moi, mon économie, elle est différente, elle est beaucoup plus solitaire.
Et ça existe aussi, en fait.
- On va devoir s'arrêter chez une solidarité, et en plus, c'est mais un cool pas.
Je suis une très mauvaise moderatrice, donc je n'ai pas l'occasion de apparemment
que vous laissez la ma parole.
On ne veut vraiment pas avoir une question, non, mais c'est moi, j'ai été pas bonne sur
le timing.
C'était, je suis désolée.
Oui, il faut changer le plateau, je suis navré, bon.
- Même pas, une question?
- C'est désolée.
- Je suis désolée.
On peut échanger au pied de l'escalier avec grand plaisir, mais bon.
Merci de votre attention à toutes et à tous.
Merci à vous.
Podcast Summary
Key Points:
Le développement de carrières artistiques durables est de plus en plus difficile à cause des pressions du court terme, des cycles médiatiques et des défis technologiques, ce qui pousse à privilégier des projets rapides plutôt que des investissements à long terme.
Les acteurs du secteur, comme des productrices, managers ou créateurs indépendants, expliquent que le soutien à l'artiste doit être un engagement humain, éthique et à long terme, au-delà de la rentabilité immédiate.
La crédibilité des artistes entrepreneurs, notamment dans des esthétiques niches ou peu commerciales comme le jazz ou les musiques actuelles, est aujourd'hui reconnue, mais leur accès aux subventions et aux partenariats reste limité.
Les artistes eux-mêmes sont devenus des acteurs-clés dans le financement de leurs projets, souvent en adoptant des modèles de co-financement, de communautés de fans ou de financements directement liés à leur audience.
L’IA, bien que prometteuse, ne remplace pas la création artistique humaine, qui repose sur des expériences, des émotions et des ruptures d’innovation. Elle influence plutôt la visibilité des artistes, mais ne peut pas remplacer la valeur de l’œuvre créée par un humain.
Des alternatives économiques émergent, comme les labels indépendants, les structures de financement de proximité ou les réseaux de solidarité, offrant des modèles plus humains, résilients et à long terme.
Le rôle des politiques publiques, notamment via des subventions et des systèmes d’appui comme le CNM, reste fondamental pour soutenir la diversité artistique et protéger les circuits d’investissement à long terme.
L’avenir du développement artistique dépend de la capacité à maintenir des relations humaines, des pratiques de création authentiques et de défendre la valeur de l’humain face aux algorithmes et aux économies de capital.
Summary:
La table ronde explore les enjeux du développement artistique à l'heure de l'IA, en mettant en lumière la tension entre la pression du court terme et le besoin d'investissements à long terme. Les participants, notamment des artistes entrepreneurs, des managers et des producteurs indépendants, soulignent que le soutien à l'artiste doit rester un engagement humain, éthique et durable, au-delà de la rentabilité immédiate. Ils montrent que les artistes eux-mêmes sont devenus des acteurs clés du financement, par des modèles de co-financement, de communautés de fans ou de réseaux solidaire.
La création artistique humaine, fondée sur des expériences et des émotions, n’est pas remplaçable par l’IA, qui peut seulement influencer la visibilité des artistes. Les défis de financement restent importants, surtout en raison de la difficulté d’accès aux subventions et aux partenariats, notamment dans des esthétiques niche. Cependant, de nouvelles économies émergent, qui valorisent la solidarité et la créativité locale.
Enfin, les politiques publiques jouent un rôle crucial dans le maintien de circuits d’investissement durables. L’avenir de l’art dépend donc de la capacité à préserver les relations humaines, la diversité des expressions artistiques et la défense de la création humaine face à une technologie qui favorise la logique de profit et de visibilité.
FAQs
Oui, il peut encore être un investissement à long terme, car la création artistique humaine reste fondamentale et disruptive. Les artistes ont besoin de temps pour émerger, et des modèles alternatifs, comme l'indépendance ou la coopération, permettent de maintenir ce développement.
Les artistes jouent un rôle croissant en investissant directement dans leurs propres projets, en produisant leurs propres œuvres, en s'auto-équipant et en créant des systèmes de financement participatif avec leurs fans.
Les esthétiques comme le jazz bénéficient de structures plus solides, de dossiers bien préparés et d'une forte reconnaissance dans les circuits de subventions, ce qui facilite l'accès à des financements publics et à des partenariats.
Ils renforcent leur communauté, créent des relations directes avec leurs fans, et utilisent des stratégies de communication pour s'affirmer, tandis que l'IA peut être manipulée pour amplifier ou supprimer certaines voix.
Non, l'IA ne peut pas remplacer la création artistique humaine, car elle repose sur des sommations et des artefacts. La créativité disruptive, qui marque les époques, reste toujours humaine et fondée sur une expérience vive et personnelle.
De nouveaux modèles comme les associations artistes-fans, les plateformes de financement coopératif, et les labels indépendants permettent aux artistes d'investir dans leurs projets sans dépendre d'entités majeures ou de structures traditionnelles.
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