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Qu'est ce que la violence psychologique ? Anne-Laure Buffet, thérapeute et conférencière.

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Qu'est ce que la violence psychologique ? Anne-Laure Buffet, thérapeute et conférencière.

Dans cet épisode de podcast, Anne-Norbiffet, thérapeute spécialisée depuis douze ans dans les violences intra-familiales, explique la nature systémique de la violence psychologique conjugale. Elle souligne qu'elle s'inscrit dans un rapport de force vertical, excluant l'amour et le conflit constructif, où la victime ne peut s'exprimer. La prise de conscience est souvent lente et émerge d'un détail anodin (comme un conjoint indifférent), qui incite à reconsidérer l'histoire relationnelle pour y identifier des schémas récurrents de déni, de minimisation ou de contrôle. Elle insiste sur l'importance de l'accompagnement thérapeutique pour aider les victimes à nommer ces violences, sortir de la honte et reconstruire leur identité souvent annihilée. Son engagement découle d'un constat de manque criant de soutien et de compréhension, notamment vers 2012, quand la parole sur ces sujets émergeait à peine. Elle conclut que, au-delà des discours publics, un travail quotidien d'écoute et de validation est essentiel pour soutenir concrètement les victimes, car tant qu'il n'y a pas de coups, la violence reste souvent invisible.

Transcription

11279 Words, 63359 Characters

French
Flam des années 80, le podcast qui allume la femme. Bonjour donc on est toujours au mois de novembre, on parle des violences faites au femme et aujourd'hui on a la chance de recevoir Anne-Norbiffet, est-ce que tu veux te présenter? Bonjour alors je m'appelle Anne-Norbiffet, je suis terraspeute, je travaille sur les violences intra-familiales depuis 12 ans, à peu près, et je viens au bourgonne, est-ce qu'il est très important dans ma vie? Donc je tiens à le dire puisque c'est une région qui me permet d'entendre plus facilement tout ce que les victimes de violences intra-familiales ont apportées dans des consultations et dans des suivies terapétiques et je suis auteur de un certain nombre d'ouvrage sur les violences dont un qui s'appelle l'emprise qui est sorti, je sais que c'est j'y a un an et un futur bébé, livre, pas un bébé humain, qui arrive pour le 9 janvier voilà sur les violences conjugales. On mettra les liens de toute façon de tous les livres et donc c'est quoi en fait? Comment on arrive à devenir, l'envie de devenir terapet et de se spécialiser dans justement les violences? C'est une envie, ça s'impose. C'est pas une envie, ça s'impose. Je ne pense pas que quelqu'un se réveille le matin disant le sujet des violences, c'est quand même trop génial, j'ai vraiment envie de faire ça dans ma vie, ça s'impose. Un moment c'est une évidence qu'on ne peut pas faire autrement que de travailler sur ce type de sujet avec ce type de public et avec la difficulté que ça représente, parce que il y a un moment qu'il faut se trouver l'espace, justement pour pouvoir rester à l'écoute, pour pouvoir se libérer, de tout ce qu'on va recevoir, parce que si on prend un exemple assez banal, le mien ou tous les terapets qui travaillent sur les violences intras familiales, en gros de 8/9 heures du matin à 20 heures, 21 heures, tous les jours de Aspen, on va entendre parler de violes, de violences, d'un ceste, de pénétration sans consentement, d'un compréhension autour des violences, tout là j'en est, donc il faut aussi pouvoir s'autoriser, soit à s'extraire de ça, parce que sinon on n'arrive plus à entendre, donc on n'arrive plus à être une bonne écoute pour les personnes. Après comment je suis arrivé à travailler essentiellement sur la question des violences intras familiales, de formation à l'origine, je suis juriste, je sais que j'aime le droit, et je sais que j'ai un grand énorme respect pour le droit, mais le droit et la justice ne peuvent pas être juste, puisqu'ils s'adressent à tous, donc ils ne peuvent pas traiter facilement le cas particulier, donc dans le droit, il y aura toujours une part de moral dont moi j'ai besoin et que je ne retrouvais pas, parce qu'il fait que j'ai pris un virage, pas vraiment à 180 degrés puisque mine de rire la psychologie et le droit travaille par moment un peu la main dans la main, mais toujours dans l'idée d'accompagner les victimes de violences, que ce soit les adultes ou les enfants, mais plus du côté justement de la thérapie, plus du côté de la reconstruction, en fait, de la redécouverte de soi. Il y a maintenant un peu plus de 12 ans, un jour où j'étais sans doute plus énervé de la veille contre des auteurs de violences, je vous verrai un blog pour parler d'un certain nom de situation et il s'avère que très rapidement alors que je ne pensais pas me consacrer, consacrer mon travail. Cet angle-là, de réflexion, j'ai vu arriver à 1, 2, 3, 4, 5, 10 témoignages et puis tant t'étend après de personnes me disant, mais alors je suis pas folle, ce que je vis, ça s'appelle vraiment de la violence, j'ai raison d'avoir peur, et c'est là qu'il y a quelque chose qui s'est passé dans ma réflexion, disant, il y a une vraie demande, il y a manifestement un vrai manque de compréhension, de soutien, alors quand je dis, c'est important de remettre dans le contexte, donc là on est en 2024, quand j'ai eu cette espèce de détique, c'était donc en 2012, le harcèlement dans le couple, les violences conjugales, enfin toute le système juridique, était encore un bébé système juridique, on parlait quasi pas, du pervers narcissique, on parlait quasi pas, du harcèlement dans le couple, et quasi pas du viol conjugale, ça n'existait pas, donc on était encore dans le devoir conjugale, donc je suis arrivé à un moment où la parole, libération de la parole des femmes sur les violences psychologiques était encore très très très embrionnaire, la Marie-François Régoïen, qui avait écrit "Fame sous-emprison tropte", il y a un racamié qui avait écrit, ce avait perdu un narcissique, mais tout ça, c'était ça, on va dire malheureusement très confinantiel, donc j'ai toute cette vade là de personnes qui me contactent et puis je diffuse sur mon blog, une vidéo qui était faite par le gouvernement belge, ça s'appelle "Frait des Marie", qui dure 5 minutes et on voit la relation dans un couple entre "Frait des Marie", et la manière dont le Marie minimise, dénie, insulte, donc violente, darbalement, ça fame, c'est sur les violences psychologiques, je le mets sur mon blog, alors le blog, maintenant, ça un peu, ça un peu quand même, le "Dinozor" internet, mais tarnin, à l'époque de "Dinozor", on pouvait suivre les statistiques, et je vois en diffusant, et mon blog était toutes et sens, c'était un bébé, il devait avoir un mois ou deux, je vois en diffusant cette vidéo, deux jours après, je vais voir les stades, et je vois qu'il y avait eu dans la journée 177 000 vues, ce qui est énorme pour un blog, surtout à l'époque, donc je me suis dit qu'il y avait sans doute une erreur, donc j'ai relancé la machine, qui m'annonce toujours le même chiffre, qui ne faisait que monter d'ailleurs, et puis ça montait très très vite, moi, à tel point qu'il a été relayé sur différents sites le fait que mon blog diffusait "Frait des Marie", mais c'est vrai que ça m'a amené à ce moment-là, beaucoup de demandes, et donc un suivi important, et puis voilà, et puis depuis, je vais pas dire que c'est ma grande passion, parce que c'est tellement inapproprié que presque, je m'énerve en disant ça, en tout cas ce qui est certain, c'est que depuis que je suis enfant, dysfonctionnement, la psychopatie, le trou bleu relationnel sont des problématiques qui m'intéressent, et qu'aujourd'hui, dans la société dans laquelle on vit, pour tenter tant de raison, j'ai pour le courant vie, de continuer à m'investir pleinement parce qu'on a un vrai travail, un profond travail à faire, pour accompagner les femmes, pour accompagner les enfants, pour accompagner les hommes qui peuvent être victimes, et que si on ne le fait pas, on peut faire des grands discours, on peut faire des manifestations, on peut faire plein de choses, mais si dans le quotidien, on n'est pas là, et si on n'est pas là, dans le quotidien pour dire je te crois, et je peux entendre, et sort de ta honte, en fait, on laisse sur le cas relégent, donc c'est insuffisant de faire des livres, c'est totalement insuffisant de faire, c'est absolument nécessaire, en même temps, c'est insuffisant de faire tout ce que l'on fait sur le plan médiasisation. Et du coup, là, on s'aperçoit, on s'aperçoit beaucoup en parlant avec pleins de femmes ou d'hommes, même que les gens, tant qu'il n'y a pas de coup, ils ne voient pas la violence, donc est-ce qu'on pourrait avoir une définition de la violence pour qu'il y ait plein de femmes ou d'hommes qui se disent "Ah, potentiellement, je suis victime de violence, même si je n'ai pas des bleus, même si on ne va pas pousser dans l'escanier." Même si l'étagère, c'est pas décroché du mur tout seul, la violence, la violence inscrite dans un système relationnel qui est forcément dysfonctionnel, c'est-à-dire qu'on ne surgit pas de nulle part, la violence. Il n'y a pas un coup qui va arriver, comme ça, de nulle part, avant, et c'est passé quelque chose, il n'y a pas une insulte qui va arriver du nulle part, il n'y a pas un harcèlement qui va arriver du nulle part, ça s'inscrite dans un système. La violence, elle exclut la moule et la violence, elle exclut le contenu. Quand je dis qu'elle exclut la moule, c'est que de fait, si on n'est pas capable de s'adresser à l'autre, autrement que par la violence, on ne peut pas aimer l'autre, c'est pas vrai, ça n'existe pas. Donc déjà, pour toutes les personnes qui se disent "oui, mais là, je me suis insulté, mais il m'aime quand même, il est quand même à remettre en cause ce comportement-là, c'est non, on n'insulte pas, on peut se disputer, on n'insulte pas systématiquement, de manière récurante, une personne, c'est la violence, c'est exclu donc la moule. C'est exclu le conflit parce que le conflit, c'est un rapport qui est horizontal et une équité dans le conflit. Alors, bien sûr, dans le conflit, on va s'envoyer des non-doises ou à la figure, casser les assiettes, se menacer des pierres choses, ceux qui étaient en claquant la porte, restaient derrière la porte en pleurant parce que c'est quand même très très dur d'avoir quitté l'autre, même si c'est le dernier des abrutis, mais il y a une équité, c'est-à-dire qu'il faut passer le stade émotionnel, quand ça redescend, on peut parler. Dans la violence, on ne peut pas parler, que le ton soit haut, que le ton soit bas, qu'il n'y ait pas de ton, parce que beaucoup de violents ne parlent pas, on ne peut pas en tant que potentiellement victime, on ne peut pas s'exprimer. Il n'y a pas de retour. Ça, c'est de la violence. L'autre chose dans la violence, c'est que, je l'aime le dire, c'est récurrent. C'est-à-dire qu'il va pas y avoir un jour, une injure parce que on est crevée, on n'est plus d'accord, et on reste des êtres humains dans le couple, on est chacun un être humain, donc on n'est pas obligé d'être tout le temps d'accord avec l'autre, aussi merveilleux soit-il, mais qu'on se dise plus une fois vraiment avec, encore une fois des non-doiseaux, ça peut arriver, ce qui rend la chose violente, c'est lorsque c'est récurrent, c'est-à-dire qu'il s'inscrit de façon inconsciente et consciente dans l'esprit de la victime, le fait que selon les agissements qu'elle va avoir, selon les paroles qu'elle va avoir, selon les tenues qu'elle va apporter, selon l'heure à laquelle elle aura préparé un repas ou pas, en face, il y aura une réaction brutale. C'est pas normal de craindre cette réaction-là, c'est donc bien qu'il y a de la violence, mais c'est en décortiquant le cours de la relation, donc c'est en reprenant la chronologie, la relation qu'on arrive à se dire, là, tels événements plus tels, événements plus tels, événements qui parfois sont espacés de plusieurs jours ou plusieurs semaines, tels événements sont des événements violents, qu'est-ce que j'en fais? Maintenant, qu'est-ce que j'en fais? Maintenant que je les ai constatés, qu'est-ce que j'en fais? Est-ce que je m'en vais? Est-ce que je tende de m'en parler avec l'autre? Peut-être qu'il peut bénéficier d'une prise en charge? Est-ce que je combassare? Est-ce que je. Qu'est-ce que je fais de ce que j'admet reconnaître à savoir des épisodes récurants répétitifs où il y a de la violence contre laquelle je peux pas m'opposer? Il s'ouvre, on ne peut pas forcément le voir, on ne peut pas. Ça met du temps, en fait, c'est-à-dire ce que j'imagine que t'as plusieurs exemples de toutes les femmes sont un peu différentes. Mais des fois, ça peut durer très longtemps, avant de se rendre compte que tout ce qu'on avait pu c'était de la violence. C'est pour ça que je dis, il faut reprendre l'acronologie, parce qu'il y a toujours un moment où il va y avoir un événement qui va créer un des cliques, qui va être les léments des clans-cheurs de la prise de conscience. Et ça peut être quelque chose de complètement anecdotique, c'est. Là, je pense à une personne que je suivais il y a quelques années, le truc qui lui a fait comprendre que ça n'allait pas, c'est parce que pour la haine-yème fois sur des années de mariage, l'ong, son mari est rentré, c'est assez l'encanapé, il a pris le journal, il ne l'a pas écouté. Si on le dit comme ça, effectivement, les trois-quarts des gens vont dire mais ce n'est pas de la violence. Sauf qu'elle, ce jour-là, c'est devenu insupportable, et elle a remonté son histoire, disons, mais en fait, il fait ça, et puis il fait ça, et puis, et surtout, et surtout, tout ça, il le, toutes ces choses, il n'a approprié ou qui me font du tort, il l'effet. Mais quand j'essaye de lui dire, ça ne me convient pas, ça me fait de la peine, tu me regardes pas, tu m'écoutes pas, tu fais pas attention à moi, il l'envoie bouler, ou il ignore, ou il se moque d'elle, ou il minimise la chose, il n'y a jamais retour dans le sens de la victime. C'est uniquement dans le sens du violent, donc c'est là où elle a pris conscience, elle est en d'autres, et c'est très souvent, et c'est aussi une question qu'on pose souvent aux professionnels de dire, mais mon ami, ma sœur, ma mère, il victime une situation où il y a de la violence psychologique, comment lui faire prendre conscience, c'est extrêmement compliqué, parce qu'on va pas aller forer le cerveau de quelqu'un en disant, hein, attention, j'arrive avec ma bienveillance pour t'expliquer que tu es victime de violence, certainement pas, c'est de la ramener à son histoire, c'est de lui parler d'elle, et puis c'est de la laisser être dans son temps à elle, où l'événement très souvent anecdotique va lui permettre de se dire, ça ne me convient plus, je souffre, en fait, je souffre d'avoir un mari qui est assis sur le canapé en train de lire son journal, c'est pas normal de souffrir de ça, donc pourquoi je souffre de ça? Alors la première réaction pour être raccordes et victimes, ça va être de se dire, je suis complètement folle, je suis complètement folle, c'est mon mari, il est assis sur le canapé, il m'a rien dit, et moi je suis malheureuse, c'est que j'ai un problème, j'ai fort, bah oui, donc je suis folle, pourquoi je me plain, il ne fera pas, il ne fera pas les enfants, il ne urle pas, il n'est pas, il n'a pas sur la table, il n'a pas de coups, enfin il y a pourquoi je ne vais pas bien, et c'est tout le travail qu'on fait en thérapie d'expliquer, mais en fait, vous n'allez pas bien parce que ça fait tellement longtemps, ça fait tellement de mois, voire d'années, que vous n'existez pas, vous êtes un objet dans votre histoire, vous êtes un objet dans le couple, monsieur, il l'utilise la personne que vous êtes, mais vous, votre identité, votre autonomie, votre individualité, vos émotions, vos sentiments, votre désir, votre plaisir, ce qui constitue notre, notre personnalité, notre identité, il ligneur, et ça va même plus loin, puisque beaucoup rapportent en consultation, que par exemple, monsieur va arriver avec un bouquet de fleurs, un bouquet de fleurs, c'est toujours génial, alors ce qui est hyper étonnant, c'est que soit le bouquet de fleurs arrivent, juste après que monsieur est fait toute une série de reproches, de dénigrement, mais tout d'un coup, il y a un bouquet de fleurs, en revanche, il n'y a pas de parole, il n'y a pas, je suis désolé, et puis il n'y a pas, on va en parler, et puis il n'y a pas non plus, c'est pas normal que moi, l'homme, je réagisse ainsi, donc il faudrait peut-être que j'avais consulté, c'est tiens, je te file un bouquet de fleurs, dans le bouquet de fleurs, il peut y avoir les fleurs que m'aname même pas, c'est pas les couleurs qu'elle aime, ou c'est pas les fleurs qu'elle aime, mais elle va rien dire, parce qu'il a quand même pensé à apporter un bouquet de fleurs, c'est super très le bouquet de fleurs, mais des exemples comme ça, il y en a tant étant, j'ai eu une patiente, qui voulait se remettre à la photo, l'appareil photo qu'elle voulait, était d'une marque bien précise, son mari lui achete un appareil photo d'une autre marque, en lui expliquant qu'il avait pris ça, parce qu'il savait mieux qu'elle, parce que c'était, il s'était renseigné, parce que, et elle, elle avait beau se dire, au fond à se dire, mais je ne voulais pas cette appareil, je voulais l'appareil, parce que j'avais choisi, parce que ça me correspond, parce que j'étais allé le voir en magasin, parce que, je sais comment il fonctionne, etc, elle a passé des semaines à se dire, je suis dingue, il m'a offert un super cadeau, et moi je n'apprécie pas le cadeau, parce que je voulais autre chose, l'équivalent, mais dans une autre marque, mais elle avait le droit, en fait, et son mari, il savait très bien qu'elle marque d'appareil photo elle voulait, donc il a pas fait un truc génial en lui offrant l'appareil photo, et elle n'a pas écouté, mais on revanche, et c'est bien en avant, c'est de la violence, parce que, si il n'y avait pas de violence, il n'y avait simplement de l'amour, soit il serait trompé et elle aurait pas eu peur, et elle lui aurait dit écoute, c'est hyper gentil, mais c'est pas la bonne marque, donc on m'a retourné à boutique, et on va changer l'appareil photo, soit, si, c'est tout ce que c'est écouté, on n'a pas écouté, surtout que c'est de mal, c'est écouté, c'est écouté quand même très cher, soit, et lui aurait dit, écoute, je suis désolé, effectivement je me suis trompé, il y a un possibilité de parler, là c'est retrouvé avec ce qu'elle ne voulait pas, et être coincé avec ça en disant, mais je ne peux surtout pas lui dire, parce qu'il s'est donné du mal, je vais le baisser, je suis débile de ne pas vouloir ceux cadeaux-là, parce que j'avais décidé autre chose, je suis capricieuse, je suis qu'une enfant bâtaie. Et puis lui en plus a dit, je me suis renseigné si c'est mieux pour toi, donc c'est comme ça, et en plus je t'infonce si dis, parce que tu n'es pas capable, alors que c'est toi qui veux faire de la photo, tu n'es pas capable de choisir pour toi. Alors je parle du bouquet de flère, je parle de l'appareil photo, maintenant si dans les personnes qui écoutent ce podcast, il y en a qui cherchent à remonter dans leur histoire, ça va pas être forcément un bouquet de flère ou un appareil photo, ça va être d'essayer de se dire, tout en essayant de conserver une certaine objectivité, mais d'essayer de se dire, dans mon dit histoire, est-ce qu'il y a des moments comme ça où ça décroche? C'est-à-dire ce que je voulais, ce que j'ai pu exprimer, d'un jamais été écouté ou au contraire, je n'arrive pas à dire ce que je voudrais, parce que je ne veux pas le déranger, parce que peut-être qu'il va mal le prendre, parce que, mais en principe, quand on est deux attunes dans un couple, on peut être en désaccord, et ça amène à une dispute, et à un conflit, et puis on réide le conflit, ça amène pas à ce terre, si on se teste, c'est bien qu'il y a véritablement un problème. Tout ça ça, opportunement, où il y a de la crainte de l'autre, il y a un problème. Si on a peur de parler à l'autre, si on a peur de sa réaction, la crainte de l'autre, ça veut dire que la relation n'est plus horizontale, elle devient verticale, c'est qu'il y en a un des deux qui imposent son autorité, il y en a un des deux qui ne peut pas être contrariés ou contrés, une des grandes phrases, des auteurs de violence psychologique, c'est tu me manques de respect. Parce qu'on a dit, je ne suis pas d'accord, le jeûne ne suis pas d'accord, c'est un manque de respect. Non, le jeûne ne suis pas d'accord, c'est je suis une personne, autonome, adulte, parfois adhaux, capable de penser, capable de discernement, et ce que tu dis, ne me convient pas, je suis pas en train de te dire, t'es complètement débile, c'est juste, je ne suis pas d'accord, mais si on ne peut pas dire je ne suis pas d'accord, quand même s'interroger sur la relation, vraiment s'interroger. Si on n'ose pas dire certaines choses à son conjoint ou sa conjointe, d'ailleurs, si on n'ose pas dire certaines choses au delà du jeûne ne suis pas d'accord, parce qu'il va peut-être mal le prendre, il va mal réagir, ça va créer un problème, il ne faut pas que ça se passe devant les enfants, il ne faut pas que ça se passe devant des tiers, parce que les tiers vont penser que ça ne va. tous ces questionnements là, tout ce que ce qui va rencontrer, tout d'un coup, la tête d'une personne où elle ne va plus oser, quoi que ce soit, tout ça, ce sont dessines de violence psychologique, tout ça. Et pourtant, les trois quartes des personnes qui sont victimes de violents psychologiquement, on dit "mais il ne crée jamais, il n'insulte jamais, il ne hausse pas le ton" en apparence il est très calme et très gentil, ça se passe très bien, avec les enfants ça va à peu près, tout, elles vont tout avoir le même discours. Et est-ce que ce genre de profil après il peut glisser vers justement une autre violence où il y a plusieurs types, en fait, il peut rester comme ça toute sa vie, ou est-ce que c'est la porte qui va donner justement la porte ouverte à toute violence? Ce qui est merveilleux avec la nature humaine, c'est que tout est possible, donc il y a certains qui vont rester, je dirais pas, toute leur. enfin, ils vont rester toute la vie violente psychologiquement, avec un risque de passage à l'acte quand ils sont qui étaient, un risque très fort de passage à l'acte. Donc là, il y a ce qu'on appelle des compensations, ils ont plus de contrôle et c'est là souvent que va apparaître de la violence physique, de la violence physique telle qu'on entend, c'est-à-dire avec des coups, pas la violence physique dissimulée. C'est pas du coup la violence physique dissimulée. Quelqu'un qui va aller taper dans un mur régulièrement, pas une fois, encore une fois le coup dans un mur, une fois anecdotiquement sur 10, 15, 20 ans de vie commune, ne fait pas de quelqu'un violon. Mais en revanche de régulièrement taper dans le mur, taper du point sur la table, faire le geste, qu'on va casser un objet, ça amène l'autre à se contracter. Quand on dit, j'en ai plein de dos, quand on dit, je supporte plus, ça me prend la tête, tous ces expressions là, ils ont un sens. Et pourtant, la personne victime n'aura pas été touchée. C'est simplement que la force de se replier sur elle-même parce que la violence psychologique qui va renvoyer est insupportable, ça devient une violence physique pour elle. Il y a énormément de victimes de violence psychologique qui développent des pathologies physiques alors qu'elles n'auront pas été touchées. À commencer par les migraines, les ulisaires, les troubles articulaires, les troubles musculaires, plus tout le panel de maladie qu'on peut imaginer. Et on entend souvent parler de quatre phases dans la violence, pas toujours dans le même ordre. Le cycle de la violence a été établi, il est schimatisé depuis très longtemps par énormément de gens, d'une certaine manière, avec d'abord la montée de la violence, l'explosion, la crise, et puis la réconciliation, la lune de miènes, etc. Tout ça, je suis d'accord avec le fait qu'il y ait un cycle en quatre phases, et qu'on peut très facilement trouver dans les livres sur internet, très facile, le site de la violence, et quatre phases du cycle de la violence, on le trouve partout. Là, ce chose qui moi me dérange, c'est que ce cycle commenceraient, d'après les schémacs que l'on voit, par quelque chose où il y a déjà une tension. C'est là où moi je tique, parce que quand deux personnes se rencontrent, le début de la relation, il ne peut pas être dans la tension. Il est dans la séduction, il est dans le charme, il est dans le désir, il est dans le faux respect de l'autre, mais en tout cas il y a un sentiment d'alterité, donc c'est la lune de mièle au début. Et puis il va y avoir la tension, et puis il va y avoir l'explosion, et puis il va y avoir l'espèce de fausse réconciliation et à nouveau une lune de mièle. Et c'est parce qu'il y a à nouveau une lune de mièle qui va rappeler la première lune de mièle que le cycle peut continuer, puisque la victime, elle va se dire mais je suis en train de retrouver ce que j'ai connu au départ de la relation. Donc en fait, ça existe vraiment. Donc puisque ça existe vraiment, et que à un moment ça a dérayé et qu'il a basculé dans quelque chose qui était violent pour moi, mais qu'il s'est excusé, je m'ai déguillé, mais excusé et qu'il est redevenu gentil, c'est que j'ai provoqué quelque chose et plus il y a deux sites et plus la victime se dit, c'est moi qui provoque la tension et l'explosion et la colère et le malaise dans le couple, puisque de toute façon il finit parce qu'elle met. C'est très très long d'intégrer qu'en fait tout ça, c'est ce qu'on appelle la stratégie de l'agresseur, et c'est tout un système qui est presque schématisé. C'est un module saupéranduie qui permet à la fois à l'auteur des violences de contrôler totalement ces victimes par les comportements agressifs et de continuer de la contrôler lorsqu'il redevient, je m'ai déguillé gentil et aimant. Puisque la victime en fait, elle va passer son temps à tenter de retrouver ça. Et tant qu'elle n'a pas retrouvé ou tant qu'elle n'a pas conscience qu'en fait elle est dans un schéma de violences, elle s'en ferme dans ces cycles de violences. Je ne dis pas qu'elle les provoque. C'est très différent. Une victime ne provoque jamais un auteur de violences. On va l'entendre 1000 fois dans la bouche des victimes, c'est de ma faute. Non, c'est le violent qui est violent. C'est la personne dépendante à l'alcool qui consomme de l'alcool. C'est le toxicoman qui consomme de la drogue et c'est le violent qui consomme de sa propre violence. Elle ne provoque jamais la violence de l'autre puisque heureusement énormément d'être humain arrive à échanger avec d'autres personnes sans être violent. Donc on ne provoque pas la violence. Et est-ce qu'on peut devenir addict à la violence? A complètement. Mais de la part aussi, de la. de la violenter, pas forcément. Oui, oui, mais j'entends bien la victime. Elle n'est pas addict à la violence puisqu'elle ne va pas nommer ça de la violence. Elle se dit pas, j'adore la violence. Ou sinon, il y a un autre problème, c'est qu'elle sombre dans une forme de masochisme. Donc là, pour le coup, elle est certes victimes, mais elle a aussi besoin d'un suivi par rapport à un trouble psychiatrique. Donc c'est autre chose. Mais à priori, on ne devient pas masochiste. C'est elle, ça n'apparaît pas comme ça. En revanche, ce à quoi elle est addict, et c'est pour ça que ça serait bien que l'on travaille de plus en plus avec des addicts tologues, je trouve. Ce à quoi elle est addict, c'est à la relation. Et à cette ambivalence, où il y a des moments d'explosion de violences et puis des moments de séduction. Et il y a vraiment une addiction, c'est-à-dire qu'il y a vraiment un effet de manque quand l'autre n'est plus là. L'autre devient indispensable. Elle va tout faire pour retrouver l'autre. Tout en sachant qu'il va lui faire du mal à un moment. Mais il ne faut pas oublier que dans ses relations. Donc l'auteur des violences, la victime, et logiquement, il y a un entourage. Donc la victime est petit à petit coupé par l'auteur des violences. Dans le schéma de la violence psychologique, le violent va isoler la victime. Alors quand on parle d'isolement, c'est pareil. Les gens se disent "elle est à telle ou une telle se dit victime de violence psychologique, elle vit en pleine ville, elle travaille, elle voit des gens toute la journée." Mais l'isolement, il n'est pas physique, il n'est pas géographique, il est d'abord dans la tête. C'est que petit à petit s'installe dans la pensée des victimes, une interdit, c'est interdit d'aller parler à qui que ce soit de ce qu'elle vit. Et si qui que ce soit osu lui dire, j'ai l'impression que dans ton couple, ce n'est pas génial génial, que ton conjoint est peut-être un peu abusif dans sa façon d'être. La victime va, pour la plupart, en première réaction, avoir envie de défendre son conjoint, parce que si elle ne le défend pas, c'est-à-dire qu'elle l'acuse. Bon, en tout cas, qu'elle reconnaît qu'il est violent. Si elle reconnaît qu'il est violent, elle va devoir prendre une décision, donc elle va devoir le dénoncer potentiellement partir, donc elle est endangée, donc elle va tout faire pour que ça ne s'achepa. Donc finalement, c'est pareil, tout ça dans le rochéma de la violence psychologique, c'est malheureusement de la sique à voir. Toutes ces femmes qui semblent différents de ce qu'elles étaient, profondément différentes, avec une évolution qui n'est pas normal, avec moins de rapport aux autres, avec moins de contacts avec. Et qui en même temps, c'est chi, n'a dire, mais non, mais ça va très bien, mon mari est très gentil et avec les enfants, c'est un super papa. Elles sont en train de faire un appel au secours monumental, c'est sortez-moi de là sans que je sois endangé. Ce qui est quand même assez compliqué, on ne peut pas extraire comme ça, quelqu'un de chez lui. Mais c'est ce qu'elles font, c'est sortez-moi de là, mais moi, si je dis quoi que ce soit, je suis endangé. Et puis il y a le truc de dire aussi, après parce qu'il y a la honte qui s'insère de raconter des choses, c'est vrai que quand on parle à quelqu'un, souvent quand on raconte une anecdote, on se rend compte en le disant que ce n'est pas normal et quand on se rend compte que ce n'est pas normal, on raconte en racant à sa copine ou à sa mère ou à sa sœur. Donc on a honte donc on le dit plus, donc on arrête aussi de parler, de communiquer à l'autre, ce qui se passe en fait au sein du truc. Les olements viennent là aussi s'est d'arrêter de parler parce que l'autre nous y zeal, mais nous aussi on s'auto-y zeal parce qu'on sait que c'est pas normal. Ça sent toutes les victimes et je dis bien les victimes, alors oui, principalement ce sont les femmes qui sont victimes et de fait, si elles sont mères, les enfants sont autant victimes que leurs mères. Parce que chaque fois on dit les femmes, les femmes, les femmes et les enfants, ce n'est pas des potiges qui ne comprennent rien, loin de là et ils absorbent beaucoup de violence, beaucoup de endurance. Mais il y a quand même aussi des hommes qui peuvent subir de la violence après. Les raisons, les systèmes, c'est un sujet qui est tellement vaste qu'il faudrait que vous fassez 18 podcasts, peut-être pouvoir l'explorer complètement. J'ai dormi là, je reste là, je n'y ai plus, c'est très bien. C'est très très bien parce qu'on est dans une petite tante avec des jolis, c'est un joli des mères, donc c'est parfait. Non, sérieusement, toutes ces victimes qui sont petits à petits isolés, qui sont petits à petits éloignés de qui elles sont profondément, à force d'être dénigrés, infantisé, etc. Elle fonctionne autour d'un triande qui est terrible, qui est constitué de peur, de culpabilité et d'honte. Pour les différencier très rapidement, la peur a priori à peu près tout le monde peut comprendre ce qui est la peur. Mais la peur, c'est la peur de faire, c'est la peur de dire, c'est la peur de ne pas faire, c'est la peur de ne pas dire. C'est la peur d'être toujours décalée et de manière maladroite, voire dysfunctionnelle, c'est-à-dire de toujours subir le jugement de l'autre, toujours, toujours, toujours. Quoi qu'on fasse, ça sera jamais la bonne robe, le bon pantalon, le bon repas, la bonne lumière, le bon endroit, les bonnes vacances, la bonne décision, la bonne jamais. Et ça ne sera pas forcément dit comme ça d'ailleurs par l'auteur des violences, parce qu'ils ont, à mon avis, leur livre au berceau, un guide de comment parler à sa femme quand on envie la détruire. Parce que l'une des phrases est plus classique, c'est de dire ce style de phrase, c'est de dire, ce que tu fais, c'est très bien, mais si tu savais faire correctement les choses, tu les ferais mieux. Qu'est-ce qu'on retient de la phrase? Ce que tu fais est très bien, super, c'est génial, je suis génial, mais si tu savais faire correctement les choses, tu les ferais mieux. Donc ce que tu fais est très bien, mais je ne sais pas faire correctement les choses. Donc en fait, je fais très bien à la hauteur de ce que je ne sais pas faire. Donc en fait, je ne fais pas bien. Donc je suis nul, voilà. Et ça, ça arrive petit à petit. Mais la peur, on peut la comprendre. La ronde et la culpabilité sont deux choses différentes. On est coupables de ce que l'on a fait ou de ce que l'on a pas fait, de ce que l'on a dit ou de ce que l'on a pas dit, on a honte de qui l'on est. Donc la ronde, c'est beaucoup plus prof. Et pour beaucoup, beaucoup, beaucoup de victimes, de violences psychologiques ou de violences au sens large. Parce que là, je parle, moi, principalement, de violences psychologiques, mais toutes les violences amènent au même traumatisme. Ce défaire de la culpabilité est long, ce défaire de la ronde est très long. C'est très très long puisque ça atteint profondément l'identité de la personne. Donc c'est très long, ce défaire de la ronde. Et le pire, c'est quand on voit les victimes de violences sexuelles et particulièrement les enfants qui sont agressés, incestés, etc. Et qui ont honte. Ils ont honte d'être l'enfant de ce parent-là. Ils ont honte de ne pas avoir su dire non. Ils ont honte de qui ils sont parce que profondément ils se sentent salis et salent. Ils portent une honte très très ancrée des enfants victimes et des enfants victimes de violences sexuelles. Et est-ce que ça l'a honte si on commence à plus en parler, si on commence à plus se dire que ce n'est pas. En fait, si on entend le discours justement que on n'a pas à avoir vente de plus en plus si l'imédial et les gens les terrapeutent les gens autour de nous en parlent, est-ce qu'on peut désamorcer cette honte, en fait, est-ce qu'on en parlant? Est-ce qu'on peut avoir moins honte? On peut, mais encore une fois, c'est beaucoup plus long que la culpabilité et la culpabilité, ça devient rationnel un moment. C'est de dire à quelqu'un, est-ce que tu as fait ça? Non. Tu peux pas être coupable de ce que tu n'as pas fait. Ou si tu as fait ça, pourquoi tu l'as fait? On le remet dans le contexte. On rend la chose objective. Donc la culpabilité, je dis pas que ça se fait facilement. Mais la culpabilité, on peut arriver à son défaire relativement facilement en rationalisant les choses. La honte, encore une fois, c'est quelque chose qui est complètement irrationnel. C'est la honte d'avoir ce mari-là, c'est la honte d'avoir ce père-là pour ses enfants, c'est la honte d'avoir séparant-là, comme si c'était, en fait, les victimes qui devaient porter la responsabilité de la honte à la place du violents. Après, il faut presque le voir sur le plan de la morale, c'est-à-dire qu'il y a quelqu'un qui est violent, profondément violent, pas celui qui explose une fois. Et où, en fait, on va dire, "Ah, qu'est-ce que t'es violent? Parce que t'as lancé une assiette contre le mur." Le violent ne va pas réfléchir avec un sens de la morale. Il va réfléchir par rapport à lui, par rapport à son intérêt, par rapport à ce qui va nourrir sur le plan d'arcissique profondément, mais il ne cherche pas à être dans la morale. Les victimes sont dans la morale, et c'est un piège, d'ailleurs, pour beaucoup de victimes, puisqu'elles essayent de rétablir une morale dans la relation, là où il n'y a pas de morale possible. Mais c'est bien parce qu'elles sont dans une forme de morale qu'il y a la honte qui se développe, puisque ce qu'elle vive n'est pas morale. Donc, puisqu'elles sont face à une situation qui n'est pas morale et qu'elles ont laissé quelqu'un de violent être dans leur vie, d'une certaine manière, elle se crée l'idée que elles acceptent cette violence-là. Et là, honte s'inscrit là dedans. Et c'est intéressant, parce que souvent, en tant, non, mes moites à son, ça n'arrivera jamais. Enfin, c'est bon, là, le mec qui me message me casse, enfin, recommencez possible. Et en fait, c'est aussi donné. Est-ce qu'il y a des profils types de gens qui se font avoir, entre guillemets à voir, ou est-ce que, en fait, ça peut complètement arriver à tout. Parce que, quand on parle de profils types, puis la longtemps, elle était dit que les femmes. Alors, c'était très schématisé. Les femmes victimes de violence-psychologique étaient étonnées. Et d'abord, c'est comme ça, c'est qu'il y a des gens qui se font avoir entre guillemets à voir, ou est-ce que, en fait, ça peut complètement arriver à tout. Parce que, ça se infertellement d'une façon incidieuse que ça peut arriver à beaucoup de gens quand même, beaucoup de femmes ou beaucoup de hommes. En fait, ça peut arriver à tout le monde. C'est la bonne nouvelle du jour. Les femmes victimes de violence-psychologique étaient toutes des femmes extrêmement intelligentes, très empathiques, très généreuses. D'accord. Alors, je ne vais pas dire que les femmes victimes de violence-psychologique sont des femmes stupides, egoistes et c'est pas le cas, du tout. Mais c'est pas parce qu'on est empathiques, intelligents et généreux qu'on sera victime. En revanche, ce qui crée la possibilité de subir de la violence-psychologique, c'est une faille, une vulnérabilité, qui arrive soit de la prime enfance, soit à un moment dans un parcours de vie où on est tellement fragilisé qu'on a plus de distance par rapport à l'autre et on a un besoin qu'un autre nous prenne en charge, s'occupe de nous. Je vais vous donner l'exemple, des exemples sont parmi les personnes que j'ai suivi. Mais dans la vie, heureusement banale, quand je dis heureusement banale, c'est qu'elle avait pas une vie extraordinaire, mais elle avait pas une vie entachée d'un drame qui soit mariée. Des enfants, ils savaient que, gravex, sinon de voiture, son mari meurt, elle se retrouve hospitalisée longtemps. Il y a un médecin qui s'occupe d'elle, beaucoup qui l'apprend bien dans charge. Telle m'embière dans charge que, à la fin des soins, de l'hospitalisation, de la kiné, etc., une histoire d'amour démarrantreux et il l'a maltraité psychologiquement pendant les quatre années qui ont suivi, l'aspolier financièrement, il l'a éloigné de ses enfants. Cette femme-là, le jour où elle a été dans sa voiture avec son mari, il n'y aurait pas eu un chauffeur en face, elle serait sans doute restée mariée avec son mariée et elle est très bien dans son couple et elle est très bien avec les enfants. Et elle était, pour bien la connaître, elle est normalement intelligente, normalement généreuse et normalement empathique. En revanche, elle a eu un effondrement total de sa vie. Et là, elle avait vraiment besoin d'être accompagné parce que hospitalisé nécessairement, elle avait besoin de personnes soignées autour d'elle. Mais du coup, ça revient à quelque chose qu'on entend souvent, c'est que les femmes qui connaissaient, c'est des femmes faibles entre guillemets. Et en fait, ce que je trouve intéressant, c'est que, dans ce que j'ai vu que t'as dit, et puis souvent, c'est en compte que quand on enlève toute cette superbe au pervert narcissique, on parle beaucoup de ça. En fait, c'est juste eux qui ont une faille énorme et avec des schéma tout en pareil. En fait, si on désacralise le pervert narcissique, on s'aperçoit qu'en fait, finalement, la femme est forte et il vient du puiser des choses où l'homme qui va. Oh là là, je vais pas me faire des amis là tout de suite. Alors, d'abord, c'est quoi être faible et c'est quoi être fort? C'est-à-dire que très souvent, on va recevoir des victimes qui vont dire "je veux pas pleurer, je dois être forte". Alors, il ne faut pas qu'on fondre avoir des émotions et être faibles ou ne pas avoir des émotions et être fort. D'autant plus que maintenant, on le sait très bien, la violence va créer des mécanismes psychiques particuliers dans le fonctionnement des victimes, à commencer par les mécanismes de sidération, de dissociation, qui vont couper la victime de ces émotions, qui vont lui permettre de finalement vivre de manière robotisée mais vivre son quotidien, parce qu'elle n'arrive pas à y échapper. Alors, tout ça, je le dis très rapidement, mais pour toutes ceux, toutes celles qui ne savent pas ce que c'est de la dissociation et la sidération, c'est vraiment des mécanismes qu'il faut aller lire, qu'il faut essayer de comprendre, parce que quand tout d'un coup de la violence s'abaisse sur une personne, c'est tellement inconcevable et inacceptable et incompréhensible que, à ce moment-là, la victime est sidérée. Et son schéma de pensée, son schéma cognitif, va se développer d'une autre manière, avec plein de facteurs qui expliquent ça, c'est pour ça que je ne vais pas tout dire maintenant, mais il faut vraiment bien comprendre qu'une victime, c'est une bouteille de canadraïe, en apparence, elle va bien. En apparence, elle vit une vie normale, en apparence, elle va remer ses enfants à l'école, elle va aller travailler ou elle va faire ses courses, elle va s'occuper de sa mal. En apparence, mais à l'intérieur, elle est brisée, il y a un vide complet et il y a un vide parce que émotionnellement, elle est vidé. Et elle a pas le droit d'avoir des émotions parce que ces émotions vont aller contrarier l'intention de l'auteur des violences. Après, il y a quelque chose qu'il faut aussi que toutes les personnes victimes potentiellement victimes, ou qui ont été victimes, entendent, c'est qu'on n'est pas victime par hasard. Ça répond à quelque chose. Quelqu'un qui va bien, c'est-à-dire qu'il est en équilibre dans sa vie, peut bien sûr pendant quelques temps être séduits parce qu'on reste des êtres humains, donc être attirés par quelqu'un qui sera beaucoup plus toxique. Mais, relativement vite, les ressorts vont apparaître, les ressorts de la toxicité vont apparaître, et relativement vite, la personne qui va bien, va dire en fait, on arrête là. Parce que ça dépasse mes limites, parce que c'est pas acceptable pour moi, parce que tu me blesses, parce que t'es peut-être extrêmement beau, extrêmement gentil, extrêmement drôle, extrêmement des gens. Il y a ça et ça et ça, qui ne me conviennent pas à moi et à l'imite, c'est même pas contre toi, c'est moi, ça me prend bien pas. Donc, j'arrête la relation. En revanche, une personne qui se retrouve victime d'une relation toxique, elle est pas faible, elle est pas forte, elle est fragilisée. Et encore une fois, je vous ai donné l'exemple de cette femme qui est percutée en voiture et qui perd son mari, les enfants de fête quand ça leur tombe dessus, quand ils sont tout petits, qu'ils ont un voire de parents toxiques, c'est leur seul repère, c'est leur seul compréhension du monde. Donc, c'est une normalité, mais c'est une vulnérabilité immense, parce que la porte est ouverte à recevoir n'importe quelle autorité et à être maltraitée par n'importe qui. Mais l'adulte porte l'estigmat de son enfance ou porte l'estigmat d'intromatisme vécu à l'adolescence où je n'adulte ou un peu plus tard. Et encore une fois, ce qui ouvre la porte à la violence, c'est le fait de ne pas savoir si opposé, c'est-à-dire d'avoir un tel besoin d'être réparé, restauré, soigner et considéré, valider, valoriser tout ce qu'on n'a plus eu ou jamais eu à un moment, que si en face la personne toxique le perçoit, le comprend, elle rentre dans la breche et là, c'est pour elle, c'est roya le bar derrière. Donc, on ne peut pas dire, les victimes sont des personnes fort ou faibles. On ne peut pas dire, les victimes sont incapables de certaines choses, les victimes sont en perte à un moment de capacité. En revanche, en travaillant cette capacité, là, on arrive à les aider à avancer. Il y a Alberto Eiger qui avait écrit, qui a écrit de nombreuses années, un bouquin qui a fait bon dire énormément de gens, parce que c'est le père d'Arcissie qui est son complice. Ah ça, mon dieu, moi, à victime, on vient de me dire que je suis complice de mon bourreau, sauf que oui, il y a une part de complicité involontaire, inconsciente, qui est complètement, qui contrari même tout le système de penser de la victime, et pourtant cette part de complicité elle est bien là, parce que c'est avec cette part de complicité, que va jouer, qui est, je précise encore une fois totalement involontaire, mais c'est sur cette part de complicité, que va s'appuyer le violent. C'est-à-dire que, d'une certaine façon, la victime ayant besoin de ce que le violent lui promet, non pas de ce qu'il fait mais de ce qu'il promet. Je suis là pour toi, je vais t'aimer, ça va être tellement bien, on va se aimer sur un étoile ou sur un nourrier, c'est vraiment sauf que la chanson de Gilbert Montagnier, c'est années qu'une chanson et puis voilà, je vais m'arrêter là. La victime, elle s'accroche à la promesse. Un parent qui dit à son enfant, je te promet de m'occuper de toi, l'enfant, il va le croire et il n'a pas la capacité de discernement pour se dire, mais en fait, là, le fait de me laisser deux heures dans un coin, c'est pas s'occuper de moi, c'est me mal traiter. Dans sa tête, il va arriver, il va s'occuper de moi et là-t-on. La violence psychologique, elle infantilise. Donc les victimes, ce sont des enfants, pardon, pardon, mais ce sont émotionnellement des enfants de 4, 5, 6, 7 ans qui attendent que la promesse se réalise et qui vont tout faire pour que la promesse se réalise tout à l'heure quand tu me parlais du cycle de la violence. Pourquoi le cycle commence? C'est que, comme à un moment, il y a un nouveau, l'une d'homielles, c'est d'euxctions, l'une d'homielles hupie. Elle s'est dit, je peux aider à ce que ça revienne. Et donc la promesse qui m'a été fait, il y a quelques temps d'amour, inconditionnel, de bien-être parfait, etc. Si j'arrive à maintenir l'équilibre et donc à faire qu'il soit content, lui, il va remplir sa promesse. Le piège, il est là, il est dans cette espèce de système de bénéfice risque ou promesse sanction, qui est mis en place par l'auteur des violences. Et c'est, je te promets d'aller bien à condition que tu fasses exactement ce que je te dis, mais tu as besoin que je te promettes que tu vas aller bien. Et tu as besoin que je lise exactement ce que tu dois faire parce que tu n'es pas capable de le faire tout ça. Exactement. Et ça commence et si on observe toujours l'évolution de la relation, ce n'est pas un beau matin. Monsieur, pardon monsieur, mais généralement les violences vont quand même plus souvent les hommes, qui va se lever en 10 ans. On s'est encouché la veille en 10 ans je t'aime ma chérie, l'an de ma matin, c'est une volet de boire. C'est pas comme ça, c'est petit à petit, c'est très lent. La violence psychologique, elle bénéficie d'un temps long. Et c'est bien aussi parce que c'est long que c'est long ensuite à démonter. On ne détricote pas en quelques semaines ce qui a été tricoté pendant des mois ou des années. C'est ça parce que après, souvent quand une victime se sorte de ça, elle n'est pas sorti d'affaire de suite, ça peut prendre des années pour ce ne veut pas lâcher une deuxième bonne nouvelle. Et j'en ai plein. Le pire moment pour la victime, c'est la prise de conscience. C'est le pire moment parce que avant, même si elle n'est pas bien, même si autour d'aller à des gens qui vont lui dire, ça va pas bien. Elle n'est pas conscient de vivre son quotidien avec quelqu'un de violent. Maintenant, si je dis à n'importe qui, je dis, tu viens avec quelqu'un de violent, tu es donc en danger. Je parle avec quelqu'un d'infantiliser et je lui dis tu es en danger. Quelqu'un qui est infantilisé, de ses plus aléines, de ses plus vers qu'il y a les comment réagir, comment se défendre à plus les moyens de ça. Et je lui dis tu es en danger. Débrouille-toi avec ça. C'est une super nouvelle quand même. On a tous envie d'entendre ça. Donc la victime qui prend conscience, elle se dit, en fait, toute ma vie est fausse. Toutes ma vie est un énorme mensonge. Tout ce que je vis est violent. Pour moi, de fait, si j'ai des enfants, pour les enfants. Je suis donc en partie responsable de la souffrance de mes enfants, ça c'est la troisième bonne nouvelle. Et en plus, je sais pas du tout qui va pouvoir m'aider. Et bien, pour beaucoup, qu'est-ce qu'elle font à ce moment-là? Reste. Ouais. Et qu'est-ce qui se passe autour? Je m'en tourage, c'est dit, mais en fait, t'es comme ça. Aucun suivi, quoi. Allo. Tu te plains et tu restes, maintenant tu restes pas. Sauf que je vais aller où? Et puis je vais faire quoi? Donc je vais aller, je vais faire ce qu'on me dit. Je vais aller porter plainte. J'ai qu'elle preuve de la violence psychologique. J'arrive au commissariat et je dis bonjour, je viens vous voir. Parce que mon mari me dit que je suis trop gros sans jupe. Non. C'est, il faut avoir tout un tas d'anecdote d'éléments, de preuves, ou en tout cas, de faisceau d'indices à apporter, pour pouvoir commencer à apporter plainte. Puis après, c'est pas ce quoi. On prend pas ma dame, avec les enfants, on ne l'a aimait pas dans un coin. En disant là, vous êtes protégé tout ira bien et on n'est pas monsieur en prison. Et monsieur, il va être informé, il va être convoqué. La violence psychologique, c'est la violence la plus difficile à prouver. Donc forcément, monsieur, il va rentrer avec sa violence. Et ma dame, pour laquelle il y aura ni ordonnance de protection, ni mesure d'éloignement, c'est extrêmement rare. Déjà, c'est rare quand il y a de la violence physique ou sexuelle. Dans les cas de violence psychologique, c'est extrêmement rare. Donc, le ressort des femmes victimes, il doit être absolument nourri par un accompagnement amical, familial. Il faut que les amis et la famille comprennent que ça va être clown. Qu'elle va avoir des comportements qui vont leur sembler complètement paradoxo, sur lesquels ils ont très peu de moyens d'action. Mais que tant qu'elle sait qu'ils sont là, elle a la possibilité de partir. Donc, elle sait qu'il y a quelqu'un qui est là, la victime, à la possibilité de partir. Si l'entourage se dit, c'est bon, ça fait des mois qu'elle se plaît, des mois qu'elle va pas bien. On est là et elle reste avec son mari, la victime, elle restera avec son mari. Ca va au mieux d'être avec quelqu'un qui nous baltraite que d'être seul. Et puis, il y a une femme de déni aussi. Vous refaire tout de sa vie, c'est dur aussi de dire "je pars et je viens avant tout". Et de dire "en fait, ça va passer". Mais maintenant peut-être que ça va passer. Est-ce que c'est un signe? C'est pas vraiment du déni, mais il y a la volonté de croire que ça va aller. D'autant plus que dans ces schémas, où la séparation commence à se sentir un peu arrivée, les auteurs de violence, on dit un an mais, excuse-moi, j'ai compris, je vais aller consulter. Alors, c'est super, ils vont tous consulter une fois, tous ou presque. Une fois, peut-être deux. Parfois, deux fois. Et tous à la fin du premier ou deuxième rendez-vous vont dire, tu vois, j'y suis allé. J'ai compris, ça va s'arranger, j'ai plus besoin. Est-ce qu'ils mentent, pendant qu'ils entretient? De toute façon, ils mentent. Est-ce qu'ils sont conscients de mentir? C'est pas la même chose. Quand ils disent, je ne suis pas violent, qu'ils le croient, parce que profondément pour eux, c'est pas de la violence, ce qu'ils font, ou qu'ils ne le croient pas, que ce soit violent, mais de toute façon, ils mentent. Mais ils sont encore plus fort que ça, parce qu'ils peuvent très bien tout d'un coup. Plus, ils font des bons acteurs, vraiment, mais être totalement effondrés, dire à leur compagnie, dire, je réalise, je suis désolé, mais on va sauver notre couple, le P, et WP, on va faire une thérapie de couple. Sauf que Madame, elle se retrouve chez Inter à Peut, avec celui qui lui promet que ça va les mieux, ils sont chez Inter à Peut de couple, mais qui risque quand même de s'énerver à nouveau, de l'insulte à nouveau, de l'adénie grand nouveau, donc elle ne va pas tout dire devant le thérapie. Elle est musulée devant notre thérapie, elle est coincée, mais elle y va, parce que si elle y va pas, elle va entendre que tu vois, j'ai compris, en fait, c'est toi qui ne veux pas faire des forts. Donc si ça ne va pas dans le couple, si ils n'en font pas bien, c'est ta faute, parce que moi, je te propose une thérapie. Ça a un sens en droit, les médiations, lorsque une femme porte plein de pourviens psychologiques, aujourd'hui, les médiations ne doivent plus être proposés. Avant, c'était systématique, c'est une solution facile, on propose une médiation civile, pénale, en fonction des cas, et puis si la médiation a bouti part, c'est que c'est un conflit de couple, aujourd'hui, lorsqu'il y a une plainte pour viance psychologique, il ne doit pas y avoir de médiation de proposé. Ma dame doit pouvoir la refuser en disant, qu'est-ce que je vais aller être en médiation dans un rapport qui est censé être horizontal avec quelqu'un qui met de la verticalité dans tout, ça n'est pas possible. Et est-ce que le chantage au suicide? Parce que ces hommes violent, à mon donné, peuvent menacer de ce suicide, est-ce que c'est des choses qui arrivent? C'est très fréquent. Ils sont très volontaires à dire qu'ils vont mettre fin à leur jour. Le seul truc, c'est que sans que j'ai des statistiques très précises à donner, mais ils sont très rares, passés à l'acte. En revanche, les victimes sont nombreuses à avoir fait des tentatives de suicide et, pour certaines, à ne pas en être sortie. On peut mourir de violences psychiques parce qu'on entend parler de plus en plus de la notion de tombeaux psychiques. Et ça, c'est hyper important de le rappeler. De toute façon, une personne qui n'a plus le droit de parler librement, plus le droit de penser librement, plus le droit de désirer, plus le droit d'aimer, autre que ce que lui impose son bourreau qui ne se sent plus puissante, c'est-à-dire qu'il n'a plus puissance de vie, qu'il n'a plus de contrôle, qu'il n'a plus de maîtrise, elle est morte psychiquement. Alors, je n'y irais pas jusqu'à dire qu'elle est morte psychiquement parce que la résurrection s'est compliquée. Elle est sur une voix mortifère. Mais oui, ça amène et dans la loi aujourd'hui, le suicide forcé est entré dans la loi et qu'on joue un violent, peut être condamné pour avoir poussé, enfin, pour avoir commis un suicide forcé. Alors, c'est très récent, tout ça. C'est très récent, donc c'est des bébés lois, c'est des bébés jurisprudences, mais le suicide forcé est entré dans la loi. Aujourd'hui, oui, on peut porter plainte si on a réchappé à tenter de suicide, ou la famille peut porter plainte. Et d'ailleurs, il y a eu quelques cas qui font jurisprudence, la famille peut porter plainte, en argrant d'un suicide forcé. Quand on a parlé du suicide forcé de Morpsychic, il y a aussi la vraie mort physique. Du coup, on peut arriver sur des cas de féminicide avec ses violences psychiques. Oui. J'avais dit le féminicide, c'est comme dans l'image rip populaire, la compréhension. C'est comme la violence, c'est-à-dire qu'on imagine une espèce de monstre sanguinère qui va s'emparer d'un couteau, d'une arme, se jeter sur sa victime et la massacrée. Alors oui, il y a des cas comme ça. Bien évidemment, ça continue de nourrir et c'est dramatique des médias, où on a des femmes qui sont assassinées en pleine rue par un conjoint ou ex-conjoint bien évidement. Ce qu'il faut surtout comprendre à être le féminicide, c'est qu'il se produit au moment où l'auteur des violences comprend qu'il a perdu son jouet et que non seulement il a perdu, mais qu'il ne le retrouvera pas. Les femmes qui n'ont pas pu voir un certain nombre d'histoires et d'ailleurs je trouve que tout ce qui est opération collage, etc, c'est ça permet de visualiser, de rendre tendibles un nombre qui chaque année, depuis m'y tout, évolue entre. et c'est dramatique de le dire ainsi, pardon, mais ça évolue entre 115 et 130. Et ça perd en fait de son incarnation, qu'il faut donner une réalité à ses femmes et de donner une réalité à ses enfants. Et donc au moins les collages, je le fais de donner leur nom, leur prénom, ça leur redone une réalité, une existence qui leur a été arrachée. Pour en revenir vraiment au féminicide, tous les cas ou presque que l'on a vu qui sont appuyement terrifiants, ont été commis par des hommes violents physiquement violents avant la rupture. Il y a aussi les hommes qui sont violents psychologiquement. Il y a un cas qui a été quand même assez emblématique cette année puisque Madame, alors elle n'en est pas morte, mais Madame et monsieur sont tous les deux professeurs d'université, écrivant lui, il était même pris en cours et il a quand même tenté d'assassiner sa femme. Donc quand on parle de la violence psychologique, on imagine toujours que ça ne ira pas au drame. On imagine très difficilement que en fait l'homme violent, qui n'a pas besoin d'user de la violence physique, parce qu'il contrôle pleinement avec la psychologie, avec la manipulation, etc. On n'imagine pas que cet homme-là va passer à l'acte ce que l'on oublie, c'est que l'homme ne cherche pas à contrôler, il cherche également à posséder, à détenir et à surtout ne pas être privé de ce qui lui apporte à lui un équilibre. Pourquoi est-ce qu'ils sont tous merveilleux à l'extérieur, tous ces hommes dont les femmes disent à raison, c'est parce qu'elles sont leur garde-fou, elles sont leur train d'équilibre, elles vont canaliser bien malgré elles et s'en s'en rendent compte, elles vont canaliser tout ce qu'ils ont de violents et de négatifs. Donc à l'extérieur, ils sont tous super. Ils sont super. Et j'aurais même tendance à dire, il faut se méfier de l'homme extérieurement super, avec des guillemets, parce que ce n'est pas possible, personne n'est géniale. Ce n'est pas vrai, on a tous des défauts, donc on peut dire, entre nous on peut dire, d'une amie ou d'un amie, il est génial, mais temps en temps, il est lourd, quoi. De quelqu'un dont on ne peut jamais dire qu'il est lourd ou pénible ou que là, il est allé un peu trop loin, il faut peut-être se poser des questions. On dit, méfiez-vous des enfants sages, mais méfiez-vous des hommes parfaits. Parce que ça n'est pas possible, ça n'existe pas. Et en revanche, ils ont cette apparence parfaite, le genre idéal, le mari qu'on aimerait tellement avoir, le prince charmant qui finalement existe et manque de bol, c'est l'autre qu'il a rencontré, c'est pas nous, parce que tout ce qu'ils ont de vraiment violents, en fait, est le décharge chez eux, et le décharge dans un huit clôt qui n'est pas révélé. Merci pour ton témoignage et tout ce que t'as apporté aujourd'hui. Toutes ces femmes qui nous écoutaient à nous, ici, merci beaucoup. Est-ce que t'es un petit mot de la fin, à nous partager ou quelque chose de peut-être une note un peu plus positive? Alors, déjà, merci à vous deux. Parce que je pense que c'est indispensable qui est ce type de podcast. Et merci de donner la parole à travers la mienne, mais la parole aux femmes qui sont victimes de viance psychologique et à leurs enfants. Et je oublierai jamais les enfants. Si je reçois des adultes, je reçois des ados, je ne reçois pas d'enfants, parce que là, c'est ma faille. Et que autant, je peux entendre des histoires qui me sont rapportées sur des enfants, autant si j'ai en face de moins d'un enfant, je suis pas sûr de pouvoir absorber ce qu'il va me dire sans mettre à pleurer. Et je suis pas sûr que ça a été beaucoup un enfant qui est dans une histoire extrêmement complexe et violente de voir un adulte se mettre à pleurer. Donc voilà. Donc, je n'aurais pas réglé cette question avec moi-même. Je n'en serais vraiment pas d'enfants. Mais c'est vrai que à chaque fois qu'on aborde la question des viance psychologiques, c'est la plus sensible, parce que les preuves, parce que par qui je vais être cru, parce que déjà la première chose, c'est pas parce qu'on peut en numérer comme ça pleins d'éléments qui semblent très négatifs, que les femmes ne s'en sortent pas. La deuxième chose, c'est que toutes les victimes, quelle que soit la violence, espèrent que la justice les reconnaissent en tant que victime. Ce qu'elles doivent vraiment apprendre à espérer, c'est se reconnaître elles en tant que victimes. C'est sortir d'un shaman infantilisation. La justice, elle peut condamner quand c'est évident. Elle ne condamne pas ce qui n'est pas évident, parce que ça n'est pas sa possibilité ni son droit. Donc si elle donnait une condamnation alors que les preuves sont pas réunis, le risque, c'est que le jugement soit cassé. Ce qui est une double triple, qu'a double peine pour la femme. Mais c'est surtout ce croire soi, c'est se dire après tout, combien même personne ne me croit. Je sais ce que j'ai vécu, je sais que j'ai raison, je sais que je dois me battre, et je sais que je dois maintenant dire non et ça, c'est possible. - Ben merci. - Merci Anna. Et on peut te, parce que tu es dans ta bourgagne, mais on peut te contacter par visio aussi. Voilà, c'est important de le dire, dans ma bourgagne. Mais je zoom, je team, je skype, je mise ce jeu. Et je mise c'est un gel si le faux. La fin de la journée, parfois, je me mélange entre zoom et skype, mais c'est pas très grave. Et il y a des journées où c'est même drôle, parce que comme j'ai des personnes qui sont allées étrangers et avec des fusaux horaires très différents, je peux commencer ma journée en disant bonsoir, finir ma journée en disant bonne journée. Et tout ça, ce qui est extraordinaire avec toutes les nouvelles technologies, c'est que justement des personnes qui se sentissent isolées et qui sont à l'autre bout du monde, elles ont la possibilité, et pas qu'avec moi, loin de là, elles ont la possibilité de se dire. Ça sera peut-être que une demi-heure ou une heure toutes les deux semaines, mais je peux parler à quelqu'un. C'est un sorti quand même beaucoup de femmes expatent, ça les a sorti l'isolement. C'est important à dire aussi. Oui, c'est très positif. Et tu nous as pas d'un événement le 22 novembre, est-ce que tu veux? C'est un événement qui est monté par un collectif qui s'appelle soutien civiste 1. Donc la civiste, quand elle était encore dirigée par Edouard Duron, Ernest Sinronet, etc. C'est un événement qui va se dérouler à la communale de Saint-Ouin. À partir de 17 heures, donc le vendredi 20 novembre jusqu'à minuit ou va y avoir des auteurs écrivains, des auteurs essaisistes, des concerts, des interventions, des lectures, autour principalement du sujet de l'inceste et des violences commises et des violences sexuelles commises sur les enfants. Mais nécessairement, parmi les intervenants, il y a des personnes qui connaissent, comprennent et, peut-être, ont vécu des situations de violences conjugales et de violences psychologiques. Il faut savoir que je finirai là-dessus, même même si ce n'est pas l'annonque la plus joieuse, que l'inceste, c'est vraiment le point d'orgue de la violences psychologiques, puisqu'il y a de la violences physiques et de la violences sexuelles dans l'inceste bien évidemment. Mais c'est ce qui va imprimer dans l'idée de l'enfant qu'il doit être dans la loi du silence. Donc c'est le point d'orgue de la violences psychologiques. C'est le moment où l'auteur qui est un adulte d'y à l'enfant. Je sais ce qui est bon pour toi, tu vas le vivre et tu vas être heureux. C'est pas une autre époux. C'est pas une autre églée pour finir, mais je l'ai dit tout à l'heure, mon combat c'est surtout les enfants. C'est important aussi. Donc c'est important aussi le 22 novembre à 17h, d'aller à cette très grande manifestation qui est organisée pour les enfants et puis pour les parents, qui peut-être aussi ont vécu des choses et sont devenus parents. En ce qu'elle nous enissera, tu seras aussi. Moi je serai. Alors va à la semaine prochaine. Oui, merci beaucoup. Et merci à vous. Flam des années 80. Le podcast qui allume la femme.

Podcast Summary

Key Points:

  1. La violence psychologique dans le couple est un système récurrent qui exclut l'amour et le conflit sain, empêchant la communication et l'équité.
  2. La prise de conscience par les victimes est souvent progressive, déclenchée par un événement anecdotique qui les amène à reconsidérer la chronologie de la relation.
  3. L'accompagnement thérapeutique est crucial pour aider les victimes à reconnaître les violences, sortir de l'emprise et reconstruire leur identité.
  4. La société et les professionnels doivent offrir une écoute bienveillante et croire les victimes, car les violences psychologiques restent encore mal comprises.

Summary:

Dans cet épisode de podcast, Anne-Norbiffet, thérapeute spécialisée depuis douze ans dans les violences intra-familiales, explique la nature systémique de la violence psychologique conjugale. Elle souligne qu'elle s'inscrit dans un rapport de force vertical, excluant l'amour et le conflit constructif, où la victime ne peut s'exprimer. La prise de conscience est souvent lente et émerge d'un détail anodin (comme un conjoint indifférent), qui incite à reconsidérer l'histoire relationnelle pour y identifier des schémas récurrents de déni, de minimisation ou de contrôle.

Elle insiste sur l'importance de l'accompagnement thérapeutique pour aider les victimes à nommer ces violences, sortir de la honte et reconstruire leur identité souvent annihilée. Son engagement découle d'un constat de manque criant de soutien et de compréhension, notamment vers 2012, quand la parole sur ces sujets émergeait à peine. Elle conclut que, au-delà des discours publics, un travail quotidien d'écoute et de validation est essentiel pour soutenir concrètement les victimes, car tant qu'il n'y a pas de coups, la violence reste souvent invisible.

FAQs

La violence psychologique est un système relationnel dysfonctionnel et récurrent qui exclut l'amour et le conflit sain. Elle se caractérise par l'impossibilité pour la victime de s'exprimer librement et par la crainte des réactions du partenaire.

Si vous avez peur des réactions de votre partenaire, si vous n'osez pas exprimer vos désaccords, ou si vos besoins ne sont jamais écoutés, ce sont des signes de violence psychologique. La récurrence de ces comportements est un indicateur clé.

La prise de conscience prend du temps car les violences s'inscrivent dans un système progressif. Souvent, c'est un événement anecdotique qui devient le déclic, après lequel la victime remonte la chronologie de la relation pour reconnaître les schémas violents.

Il ne faut pas imposer la réalité des violences, mais plutôt écouter et parler de la personne concernée. Laissez-la évoluer à son rythme, car c'est souvent un événement personnel qui déclenchera la prise de conscience.

Dans un conflit sain, il y a équité et possibilité de dialogue après l'émotion. Dans la violence psychologique, il n'y a pas de retour possible, la communication est bloquée et la relation devient verticale avec un rapport de domination.

Les victimes intériorisent souvent la faute car les violences psychologiques sont subtiles. Quand elles souffrent de situations apparemment banales (comme un bouquet de fleurs inapproprié), elles pensent avoir un problème plutôt que de reconnaître la violence systémique.

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