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PROGRESSER GRÂCE AU MENTAL Avec Martin Fourcade et Makis Chamalidis

54m 59s

PROGRESSER GRÂCE AU MENTAL Avec Martin Fourcade et Makis Chamalidis

The podcast "Safe Pace" hosted by Hugo Clément discusses the significance of mental endurance in sports and the need to train the brain alongside physical training for optimal performance. In this episode, they interview Martin Fourcade, a six-time Olympic biathlon champion, and Maquise Jamalidis, a sports psychologist. Fourcade shares insights on the role of mental strength in his career, emphasizing the importance of overcoming mental barriers to achieve success. Maquise Jamalidis highlights that mental preparation is crucial not only for professional athletes like Fourcade but also for amateur athletes striving for improvement. The conversation delves into the impact of mental fortitude on athletic performance, citing examples of athletes excelling or faltering due to mental factors. The discussion underscores the need for mental training, visualization techniques, and the science behind enhancing mental resilience for sports performance.

Transcription

10428 Words, 58299 Characters

[Musique] Safe pace, le podcast d'espoir d'endurance présenté par Hugo Clément. Dans l'espoir d'endurance, le mental joue un rôle central. A quoi sert d'être bien entraîné physiquement si le jour de la course, notre cerveau nous lâche. Entre deux personnes d'un niveau similaire, le mental peut faire toute la différence alors comment entraîner son cerveau pour progresser comment atteindre le fameux flow. C'est à unique où le corps, le mental et la conscience salignent parfaitement pour accomplir de grandes choses. On va essayer de répondre à ces questions aujourd'hui. Safe pace, c'est parti. [Musique] Pour cet épisode, nous sommes toujours à Tigne, à l'occasion des étoiles du sport, un événement qui regroupe de nombreuses portifs de tous les horizons. Et bien sûr, l'équipe d'experts de Safe pace, c'est là, Charlotte Morrell, Fred Bologna, Hugo Tormento. Bienvenue les amis, j'espère que vous avez la forme. Et avec nous, pour parler de notre cerveau, deux invités qu'on est heureux de recevoir. Martin Forcade, bienvenue dans Safe Pace. Merci. Et je besoin de te présenter, Martin. Tu as 37 ans, tu as une légende du sport français avec six titres olympiques en biathlon. Tu es tout simplement le français, le plus titré au J.O., rien que ça. C'est vraiment un honneur pour nous de te recevoir dans Safe Pace aujourd'hui. Et je pense que tu as beaucoup à nous apprendre sur comment se forger un mental de champion. Maquise Jamalidis, bienvenue dans Safe Pace. Bonjour. Tu es docteur en psychologie. Tu étais le psychologue de l'équipe de France au J.O. de Paris en 2024. Tu as préparé plus de 500 sportifs et entraîneurs de haut niveau dans une vingtaine de disciplines. Donc je pense qu'on peut dire que tu en connais un rayon sur la préparation mentale. Et merci beaucoup d'être avec nous. On a plein de questions à te poser. Et on est très content que tu sois là. Avant d'entrer dans le live du sujet, Martin, est-ce que je peux te demander en quelques mots pourquoi tu as refusé de prendre la présidence des J.O. divers? Ça va t'exforcer. J'avais dit, il va me parler, il sait que je suis au du terres de Safe Pace et j'ai lancé à tu. Non pas du tout. Ce n'était pas un problème de préparation mentale. Donc ça fait pas forcément écho au sujet d'aujourd'hui. Par contre, pour avoir eu le bonheur de vivre l'aventure paré de mi-24 au côté de Tony Estangui, je crois qu'il y avait pleinement conscience de l'implication que se nécessite de l'engouement total qu'il faut mettre dans un tel projet. Et on va dire que les grandes pierres fondatrices de ce projet-là me gênaient un peu à certains égards. Et donc, j'avais pas envie de me lancer dans un projet dans lequel je ne croyais pas totalement. Voilà, on s'étourne une balance. Il y a une partie viprivée qu'on doit mettre en balance avec quelque chose d'un projet professionnel qui nous attire et qui fait qu'on, comme dans une carrière de sportive de niveau, qu'on peut s'engager. Et moi, je ne trouvais pas cet équilibre dans ce dossier-là. On a beaucoup entendu et lu que c'était pour des questions environnementales que t'avais refusées de prendre ce job. C'était pas vraiment le cas. Alors, c'était pas vraiment le cas. Il cas à la fois, pas vraiment le cas. Parce que j'ai surtout. Voilà, c'est sûr que ça a été repris de ce point de vue-là. Et je suis loin d'être un ayatolat écologiste. Donc, je l'ai pas fait. Parce que je pensais que ce projet était une catastrophe environnementale, loin de là. Par contre, je l'ai fait en étant persuadé que ce projet, pour moi, n'avait de sens que s'il permettait d'en plancher et de permettre cette réflexion et cette action autour de la transition de la montagne française. Et je chante que c'était pas la valeur sur laquelle était construite ce projet-là. Donc, à la fois, c'est quelque chose de très important pour moi. Et j'avais envie que ça fasse partie de toutes les straites du dossier. Et de autre côté, je l'ai pas fait en me disant c'est une aberration écologique absolue. Je ne veux pas y aller. Voilà, un peu l'équilibre. Martin, tu es auditeur de "Sashpace", je crois. Tu écoutes "Sashpace"? Oui, j'écoute "Sashpace". Ben, je suis a mis de longue date avec Fred et Charlotte. Et donc, c'est comme ça que j'ai entendu parler de "Sashpace" au début. Et donc, aujourd'hui, ça fait partie de mon quotidien dans les trajets. Donc, je n'ai pas écouté tous les épisodes. J'ai fait celui de l'impasse sur celui de comment confiler sa vie de maman avec ses appératives de sportive de haut niveau. Je me sentais un peu moins concerné que sur d'autres thématiques. Mais non, c'est génial d'avoir un podcast qui parle de sport et qui apporte sa pire à l'édifice. Merci beaucoup, ça nous fait plaisir. Martin, quel place a joué ton cerveau, ton mental, dans ta carrière sportive sur mon toit? Beaucoup, beaucoup, parce que, comme tous les sportifs, à très haut niveau, j'ai bien sûr des qualités. Je les ai bien sûr travaillés, optimisés. Mais je suis un peu gênée avec ces deux notions. Ce que des qualités, je crois qu'à haut niveau, on en a tous des très différentes. Et moi, je prends l'exemple de mon grand frère qui j'ai couru en carrière, qui est quelqu'un de très musculeux qui avait des qualités l'actique, notamment, qui étaient bien plus élevées que les miennes. À l'inverse, il y avait des qualités cardiaques qui étaient beaucoup plus élevées, etc. Et je pense qu'à haut niveau, ça se compense un petit peu. Sur l'aspect entraînement, j'ai toujours trouvé très réducteur, de dire, si je gagne, c'est parce que je m'entraîne mieux et que les autres vont d'un très prétentieux et de très réducteur. Et donc, pour moi, la dernière volée du sport de haut niveau qu'on a du mal-exploré, qu'on a du mal à quantifier, c'est le mental et, à mon sens, c'est celui-là qui fait la différence. C'était ta force où t'as fait blesses par rapport à tes conclurants, le mental. À lui dire que c'était plutôt une force? Non, mais il y a toujours plus préparé là-dessus que nous. No, clairement, je pense que c'était plutôt une force. Je ne me suis jamais senti intrinsèquement bien plus fort que mes conclurances physiologiquement. Par contre oui, je me sentais sans doute à de nombreux moments de ma carrière plus fort mentalement que. Est-ce que tu te souviens d'un moment particulier où le mental t'as fait basculer du bon côté alors que ça semblait mal barré? On est en 2016. Je me bas pour classement générale de la coupe du monde contre l'allemand Simon Shemp, qui a un grand rival et un mec super. Et moi, j'ai eu un début de saison qui était magnifique. Lui, il a un milieu de saison qui est exceptionnelle et en fait, on se retrouve du coup à peu près au coup de la coute pour les trois dernières étapes de coupe du monde. Moi, forcément, je me dis, il est quand même dans la bonne dynamique. Donc, il a cette avantage là. Et du coup, quand l'on a été évisionnement de demande de réaliser une poignée de main avec lui en se regardant dans les yeux, je dis bah, non, on ne va pas aller sur cet exercice-là. Je me sens pas en monstre confiance en ce moment. Donc, je décline l'interview de l'été évisionnement. Sauf qu'on est dans le même hôtel avec Simon Shemp et que détourde un couloir. Lui avait une interview avec l'attélialement. Moi, je passe à ce moment-là. Et du coup, il m'attrape, il me dit "Martin, on veut que tu fasse une poignée de main avec Simon Shemp." Et du coup, moi, j'me retrouve dans une posture où c'est compliqué de dire "Ben, non, est-ce que ça me fait un peu peur?" Et donc, du coup, je ne dis bah, pas de souci et là, j'attrape Simon. Et, Simon est moite. Donc, au moment où, je sens la moiteur de Simon, je lève le regard. Et au moment où, je le regarde dans les yeux, lui baisse les yeux et regarde ses sociers. Ah, et là, j'étais dit, j'ai pris l'assendant. C'est moi les guillailles. En fait, j'avais des doutes, mais il en a plus que moi. Il arrive même pas à les cacher face à moi. Donc, c'est vrai que ce jour-là, et je crois que c'est une erreur foie dans ma carrière ou sur l'extrasportif, parce que des moments sur le sportif, je crois qu'on en a tous des moments de bascules. Mais sur l'extrasportif, j'ai pris conscience de la puissance de cette bataille mentale là. Donc, c'est un des spectres du mental. En tout cas, j'ai gagné général à coup du monde, parce qu'il a baissé les yeux et qu'il a regardé ses sociers. J'en suis infiniment persuadé. Makis, pourquoi la préparation mentale, ça concerne aussi les atletes amateur qui nous écoutent et pas seulement les atletes professionnels comme Martin? Moi, je pense qu'en soit numéro un mondial dans sa discipline ou un amateur qui aime la compétition, tout le monde a des marges de progression et les principes de performances mentales sont les mêmes. Si je dois définir la performance mentale, pour moi, c'est exprimer mon potentiel "soupression" et tenir dans la durée. Et dans cette idée, et je pense à parler à tout le monde, il y a, d'abord, une première idée, c'est que le jour-gi, quand ça compte pour deux vraies, je sais ce que j'ai à faire. Le mot "clé", c'est faire, c'est pas espérer. Parfois, on entend la veille d'une compétition. J'espère que ça va bien se passer. Pour moi, ça veut dire que cette personne n'a pas de plan. Et un atlete amateur, il peut avoir un plan, parce qu'il va défendre son identité, parce qu'il a un fil conducteur, une tactique. En revanche, la deuxième partie de tenir dans la durée, c'est pas donner à tout le monde d'être un compétiteur régulier. Souvent, on peut faire un ou deux résultats dans l'année. Et la plupart du temps, c'est quand on n'est pas attendu, quand on ne devait pas être là, quand on n'arrivait pas. Quand on n'a pas de pression, quand on n'est pas échauffé, quand on a une excuse. Et finalement, ça se goupit bien dès lors que les attentes montent, qu'on a un statut à défendre, c'est plus du tout la même exercice. On va entrer dans les détails des méthodes qui permettent de sortir de cette pression et de se ressentrer. Est-ce que l'aspect mental et suffisamment pris en compte aujourd'hui par les pratiquants de sport d'endurance? Il est pris de plus en plus en compte, grâce notamment à des initiatives comme la vôtre ici, parce qu'il y a plus d'informations qui circulent, parce qu'il y a aussi plus d'intervenants, même si tous les sportifs amateurs ne font pas spécialement appel à un préparateur mental ou un psychologue du sport, mais il y a suffisamment de matériel pour se former, pour aller dans le détail. Il y a aussi une nouvelle génération d'entraîneur qui a fait elle-même de la préparation mentale, donc je pense que c'est en train d'arriver. On connaît tout cette phrase. Allez, c'est dans la tête. À quel point c'est vrai, Martin. Quand ça devient dur et qu'on se dit, allez, c'est dans la tête. Non, mais il y a une grande partie de mentale qui comprit dans le physique, entre le moment ou dans un dernier tour, la douleur arrive à vous transcender ou elle arrive à vous inibrer et à être un peu ce plafond de verre. Oui, beaucoup de choses se passent dans la tête. Ensuite, pour faire eco au propos de maquise juste devant, moi je reste persuadé par contre que le mental rentre quand même en jeu, aussi un certain niveau à une certaine strata. Moi, j'ai eu, et des fois, regardez ça avec le sourire, des entraîneurs à un niveau régional, qui, dont les atlettes, n'ont aucune formation en prép physique, sont tactiquement très loin de la performance de haut niveau, dont l'illienne de vie est celle d'un jeune, d'une nousaine d'années, dire, on a mis en place un process avec un préparateur mentel. Et à la fois, c'est bien parce qu'il y a tous les transportifs et à la fois sur le volet sportif, j'ai aussi persuadé qu'en fait, c'est à certaines étapes de développement où on arrive à identifier certains blocages qu'on peut se dire. Bon, ben là, il y a besoin d'effectuer un travail spécifique. Et moi, ça a vraiment été en tout cas ma vision de la préparation mentale. Comme le disait maquise, moi, je suis un mauvais élève parce que j'ai jamais eu de prép mentale dans ma carrière. Parce qu'en fait, je me suis toujours dit pourquoi pas un jour. Si j'arrive pas à atteindre les objectifs que je me fixe, et finalement, moi, j'ai eu la chance de jamais être dans cette situation. Et du coup, peut-être que maquise va s'arracher les cheveux. Il en a beaucoup. Mais j'avais de mon côté aussi peur que de travailler avec un prép mentale, ce soit finalement l'occasion d'ouvrir des faits lurs. Et moi, en fait, ça va bien. J'ai réalisé mes objectifs. J'ai pas de plafond de verre. J'ai pas de contrainte. C'est un peu comme ça. Son sommeil quand tu dors bien quoi. Voilà, c'est ça. Exactement, c'est la même chose. Et donc moi, oui, j'ai volontairement jamais fait la démarche de consulter un préparateur mentale, un petit collogue, tout ça. Par contre, j'ai recommandé à des collègues à moi, un équipe de France, d'aller consulter. En me disant, mais là, quand même, regarde factuellement, tu loupes toutes tes dernières bales. C'est quelque chose qui est spécifique ou biathlon. La dernière bal, c'est la bal où on commence en passeausky où on se dit, si je l'a maît, c'est un genre et j'avais un collèque qui loupait et loupait et loupait. Et un jour, je l'ai dit, va avoir un prêtre mentale. Où un opticien? Quand c'est que la dernière, c'est vraiment le opticien. Non, mais on va reparler de cette aspect pression parce que, avec ton statut d'ultra favorie, quand t'arrivais sur les compétitions, t'as pu, par moment, ressentir le poids de la pression. Tu nous diras, si ça t'a inibé ou si, au contraire, ça t'a, je crois qu'on a la réponse du les résultats. Mais ça t'a aidé à être encore meilleur. Fred, toi, c'était ton point fort ou ton point faible, le mental au GIO, entre Yatelon? C'est au GIO, où ailleurs, je pense qu'il y a eu des jours, où ça a été mon point fort. C'est vrai que c'est mon mental qui m'a permis de me transcender. Mais je sais, et perdument, que ça a été aussi mon point faible à des moments où la pression a pris le dessus. Je suis bien dans un moment particulier. Non, mais je sais qu'il y a des courses où j'étais complètement absent, que je soit favori ou pas. C'était pas au lieu de viser le podium. Je fais 6ème ou 7ème. J'étais carrément 45ème. Et pourtant, j'avais l'impression d'avoir tout donné. Là, je me dis vraiment, je pense que, soit, je me suis vider d'énergie avant la course à cause de la pression, soit, il y a un truc que j'ai pas fait. Mais mon corps, il était quand même prêt pour faire au pire 8ème. Et je passe complètement à côté. Donc, tout c'est bien passé sur l'aspect tactique, logistique, etc. Donc, il y a que le mental qui a pu me faire défaut, je pense, Charlotte. Non, non, mais c'est sûr qu'il y a comme frais. Il y a des moments où le mental ça m'a transcendé. Et même, il y a même des courses où t'arrives, t'as tout mis en place. Tu sais que t'es prêt à l'entraînement. Mais tu sais jamais, voilà, qui sont tes adversaires. Comment ça va se passer, etc. Et puis, quelques fois, le jour où tu te sens bien, à tout mental, il t'aide à te surpasser. Et puis, si tu commences à douter, je trouve que c'est là où le mental il peut te faire défaut. Et où il faut essayer de ne sortir d'une égative pour te resenter sur la course. À l'époque, on n'avait pas du tout de préparateur mental. Je rejouais ce que disait Thaler Martin. Mais je pense qu'il ne s'était pas à l'époque. On n'avait pas aussi facilement accès. Et plutôt, en fin de carrière, j'ai rencontré Makis. D'ailleurs, j'ai adoré les discussions qu'on a eu ensemble. Mais je pense que, après coup, en étudiant et en écoutant tous les conseils qu'on pouvait donner sur l'appréparementage, je me disais, "OK, je comprends pourquoi je faisais ça." C'était peut-être des processus que je faisais naturellement. Peut-être que Martin le faisait aussi. Mais on n'avait pas conscientiser le truc. Makis, c'est ce qu'on a des profs scientifiques sur l'effet du mental, de la détermination sur les performances sportives. Est-ce que ça a été étudié et validé par la science, tout ça? Oui, encore faut-il bien définir ce qu'on entend par mental. Nous, il y a 25 ans avec François Duques, quand on avait écrit le livre "Champion dans la tête", on a fait un brainstorming qui a duré des mois et des mois. Pour dire qu'est-ce qu'on met dans ce mot "Valice", est-ce que c'est la concentration, la motivation, la confiance? Et on a essayé d'être le plus précis possible, c'est dans ta tête où fait toi plaisir. On ne peut pas aller très loin avec ça. Les biomechaniciens, les physiologistes, bon, c'est des vraisiens. Or la psychologie, elle est un peu moins objective. Il pousse les cursures très loin. Et nous, on a essayé d'être très précis aussi dans le langage pour justement mettre des mots sur ce qu'on peut vivre lors d'une performance, lors d'une contre-performance. En envie de dire, la performance est les nimes rationnelles ni mystérieuses. On peut la traquer, mais pour ça, il faut vraiment qu'on s'y attarde, aller dans le détail. Et du côté scientifique, évidemment, on peut parler de la visualisation, des effets que ça peut avoir. Mais il y a encore quelques zones d'embre. Maintenant, les neurosciences, il montre à quel point le cerveau, il est musclé, il est intelligent, et comment on peut l'utiliser? Alors, tu vas nous donner les techniques, les secrets pour bien muscler son cerveau. Je voudrais juste donner quelques chiffres avant. Il y a eu une étude américaine, en 2023, qui a été faite sur 33 participants de niveaux sportifs similaires, divisé en deux groupes, la moitié qui ont suivi une préparation mentale, et l'autre moitié qui n'ont pas suivi de préparation mentale. On leur a fait passer un test sur un vélo ergonomètre pour voir combien de temps il tenait avant épuisement. Et bien, le groupe qui a suivi la préparation mentale a amélioré son temps jusqu'à épuisement d'environ 10 % par rapport au test de base, contrairement au groupe qui n'a pas fait de préparation mentale et qui lui a stagné au niveau de cette performance. Donc, ça semble quand même fonctionner selon cette étude. En tout cas, la préparation mentale sur la capacité à se faire mal allait plus loin dans les forts. Est-ce que vous avez des exemples d'atletes avec un immense potentiel mais qui sont passés à côté de leur carrière à cause du mental? Martin, t'en connais, peut-être? Moi, j'en connais, ça rejoint un peu ce que je disais au début sur le fait que physiologiquement, j'ai pleins de collègues en équipe de France qui ont toujours été bien meurtrement muscu en VO2 sur les tests purement physiologiques qu'on peut. - Sur le papier, ils étaient bien. - Oui, des exemples j'en ai tout autour de ma carrière en équipe de France, des atletes où, factuellement, en regardant les résultats physiologiques, tu disais bon, ben, lui. Stiver, il va être dur à les chercher. Et puis, il y a un moment où il y a d'autres facteurs qui rentrent en zoo et puis, j'ai bien aimé l'attention des mots de Maki, parce que oui, le mental est très large. Donc, là-dedans, il y a la confiance, là-dedans, il y a le commun à tiendre cet état de flow dont on parlait. - On parlait du flow. - Et donc, il y a pas mal de petites choses comme ça qui sont qui rentrent dans ce moralisme qu'est le mental et qui font la différence par rapport au physiologique. - Je trouve que souvent, on attendance justement à avoir un sportif par le côté un peu grès ancienne de la chose, le dieu, grèque, au profil physique, musclé, etc. Et on. - Et on fait tout petit sex. - Je sais où, ouais. - Souvent, l'estatue de sportif grèque, ils ont des tout petits sexes, pardon, je fais une. - Est-ce que ça rentre pas vraiment dans mon propos? - Voilà, mais c'est pas grave. Je le précise. Le détail historique, c'est important pour moi, Martin. Et donc, souvent, on identifie le sportif à la force physique et je suis intimement persuadée qu'à au niveau la différence elle se fait aussi sur la force mentale. Et la force mentale, comme elle est un peu plus difficile à quantifier, comme elle est un peu plus difficile à déclencher. Et bien, souvent, on a du mal à la valoriser autant que la force physique. - Alors, Maxis, si je suis un atlet amateur qui veut juste progresser, je ne parle pas des sportifs professionnels qui veulent devenir champion du monde, sportif amateur, je veux juste progresser. Je veux réussir à atteindre mes objectifs. Par quoi je commence? Comment j'entraîne mon cerveau? - Alors, j'ai envie de faire une distinction entre deux approches, une que je qualifierai de macro et une autre de micro. La partie micro, c'est toutes les techniques de visualisation, de méditation, de mindfulness, de tout ce qui permet. - La population est plein de consciences. - Plaine de consciences, oui. - Donc, il y en a plein aujourd'hui. Et ils sont très utiles à une condition. C'est que la partie macro, elle soit solide. C'est quoi la partie macro? Pour moi, c'est la solidité de mon projet. Est-ce que j'ai un vrai pourquoi? Et ça veut dire quoi? Mes motivations profondes, est-ce que je suis en mission? - Pourquoi je fais ça? - Voilà. Moi, demain, tu me demandes de cours sous week-end, le marathon de Berlin ou de d'Atene. Je veux te dire, je peux pas. Je ne suis pas préparé, je ne veux pas finir, je veux me blesser. Si tu me dis cours sous week-end, le marathon, sinon tu ne vas pas avoir ta famille pendant 5 ans. Je peux te garantir que je vais le finir, je ne sais pas comment, mais je serai porté par quelque chose qui va au-delà du résultat. Et donc, la partie macro, c'est savoir pourquoi je suis là. Deux, je dirais, avoir un entourage qui tient la route, parce que d'entendre un entourage, tu as des gens qui te donnent l'énergie, qui te pomme de l'énergie, d'ailleurs, parfois c'est la même personne en fonction de contexte. Mais on arrive aussi à l'idée de savoir baliser son chemin quand j'ai un plan. Mais aussi, qu'est-ce que tu fais si ta le meilleur entraîneur du monde et tu rentres chez toi et un parent se prend pour l'entraîneur. Là, tu vas être entre deux. Et tu peux faire de la méditation, évidemment, de la visualisation, mais à mon donner, tu dois vraiment savoir qui sont les gens avec qui je peux composer et accepter que je peux pas plaire à tout le monde. Même les amateurs peuvent se retrouver dans cet état entre deux où on est un petit rayé ou les choses ne sont pas claires. Et parfois, c'est le corps qui décide, parce que j'arrive pas à trouver un espace pour m'exprimer et c'est le corps qui distoppe d'une manière ou d'une autre. Donc, la base, si je résume, c'est un savoir pour quoi on est là, de avoir un entourage qui nous soutient, trois, accepter qu'on peut pas plaire à tout le monde. Ca, c'est la base. Et ensuite, est-ce qu'il y a des techniques assez simples à utiliser? Oui, oui, et elles sont très individuelles, évidemment. Je dis, comme c'est la mode en développement personnel, faut faire s'il, faut faire ça, être la meilleure version de toi-même, comme si t'es un iPhone, bon, on va pas aller très loin. Même si l'idée est intéressante au départ de venir la meilleure version de soi-même, la vie parfois décide aussi autrement. J'ai envie de dire avoir un plan, un plan de course alors. Ca, c'est la tactique, mais ma mise en condition. Comment je me prépare pour me mettre dedans avant chaque entraînement? Moi, j'aime bien regarder ce que font les attlettes à n'importe quel niveau, cinq, dix minutes avant leur entraînement. Est-ce qu'ils vendent un entraînement ou est-ce qu'ils vont s'entraîner? Pas pareil, comme démarche. Est-ce que j'ai un objectif personnel? Est-ce que je me mets en condition? Est-ce que je me chauffe mentalement pour être prédé le début de l'entraînement? Ca, c'est déjà la base. Et ça va aider aussi à bien démarrer sa compétition, cette habitude-là. Donc, ça, c'est une première idée à avoir une routine pour se mettre dedans. Et surtout, les jours aussi difficiles d'avoir accès à mon pourquoi. Ensuite, quand c'est dur? Pourquoi je fais ça? Pourquoi je fais tout ça? Après, j'aime bien les "what if" scénaris. C'est-à-dire qu'est-ce que j'ai prévu au caout? Au caout ou j'ai du mal? Au caout, j'ai envie d'arrêter? Comment je vais j'ai aimé penser par Azite? Est-ce que j'ai préparé des parades? Est-ce que je saurais parler à mon corps aussi? De faire corps commun avec son corps, parce que c'est un peu comme le chevalier avec son cheval. On peut transmettre la confiance au cheval en même titre qu'on peut le faire douter. Et notre corps séparait qu'elle nourriture mentale en balle d'honneur pour tenir pour avoir cette endurance mentale. Donc, avant une course, ce préparait différents scénarios. C'est-à-dire, scénario 1, tout se passe bien, ça va comme j'ai prévu. C'est un scénario 2, j'ai une petite douleur, une baisse d'énergie, qu'est-ce que je fais comment je réagir? Anticiper, en fait, les différents scénarios. C'est un entraînement pour le cerveau. C'est que je ne serais pas surpris. Par exemple, on va en parler. Quand je sort du flow, il ne dur jamais très longtemps. Parfois, oui, parfois non. Mais qu'est-ce que j'ai prévu pour me réadapter et pour être à avoir un minimum syndical sur lequel je descend pas? Est-ce qu'il y a des méthodes de visualisation. Moi, j'ai beaucoup entendu parler de la visualisation positive, c'est-à-dire du courage, si je me trompe maquise, mais pendant que t'es dans un moment difficile dans la course, plutôt que de penser à la douleur à quel point c'est difficile à se demander pourquoi je fais ça. Et si il y a de visualiser le moment où je passerai la ligne d'arrivée, où du coup, je serai content de moi, où j'aurais le droit de manger les trucs qui a l'arrivée de voir quelque chose. La bonne bière pour ce moment-là de visualiser les choses positives qui vont venir après. Est-ce que ça ça fonctionne? Pour certains, oui, mais tout dépend si ça du sens pour moi. Certains vont se voir arriver à la ligne d'arrivée. Or d'autres pour d'autres, c'est déjà sortir du moment présent. Donc je pense qu'il faut trouver la bonne formule personnalisée. Et ça, certains peuvent la trouver tout seul. D'autres ont besoin d'un accompagnement pour être très précis sur qu'est-ce qui marche pour moi, qu'est-ce qui me rend performant finalement? Est-ce qu'on peut répondre à cette question? À n'importe quel niveau, si on peut le faire, on a déjà bien avancé. Martin, un truc que tu faisais tout le temps avant les cours importantes pour te mettre dedans? Maquille s'en parlait, je crois que la routine, en tout cas chez moi, était à la fois une manière de m'assurer que mon monde allait bien et à la fois une manière de me rassurer, de commencer à me projeter. Donc moi, j'avais cette routine qui commençait la veille de la course au moment où je faisais mon sac et qui se prolongait jusqu'à la minute avant le départ avec ces derniers gestes qui seront tellement importants de remettre ces dragons, de recérer ces chaussures. Donc, cette routine qui m'a emmenée du soir, la veille de la compétition, jusqu'au départ, pour moi, c'était, en tout cas, un socle sur lequel je pouvais m'appuyer à tout le moment qui me rassurer et qui me donner confiance, qui me permette de pas m'évader de manière négative. On dit souvent qu'il faut débrancher le cerveau quand on est dans une course difficile. Est-ce que c'est une bonne idée de débrancher le cerveau, maquille, finalement, parce que c'est pas l'inverse qu'il faut faire, c'est brancher le cerveau et compter dessus? Je pense qu'il y a deux étapes à quel moment je me prends la tête et à quel moment je me prends plus la tête. Et si la veille au soir, on est stressé, on a peur ou on est parasité, pour moi, c'est pas un souci parce que ça ne compa encore. Il vaut mieux se poser les questions qui fâchent ou les questions essentielles avant pour ne pas s'il est posé pendant la course. D'accord, donc c'est pas grave de stresser la veille. Moi, je trouve que non, à moins de laisser beaucoup d'énergie, mais le management d'énergie est important pour des courses, des courses longues, mais je pense que le plus important, c'est d'avoir des routines qui rassurent, qui mettent en condition et si la veille au soir, on n'est pas bien, moi, je pense que ça renvoie plutôt à l'entourage. Est-ce que j'ai moi-même les solutions, ou est-ce que autour de moi, il y a des gens qui savent me rassurer, je dirais même qu'ils savent transmettre de la confiance, ce qui n'est pas donné partout? C'est quoi les routines qui font du bien, Fred? Quel type de routine on peut mettre en place pour assurer? Par rapport à ce que tu visais, parfois la veille de la course, le soir, on n'arrive pas à s'endormir, mais c'est pas forcément un stress qui va épuiser énormément d'énergie, c'est aussi l'excitation. On se voit déjà en train de faire la course, donc on est déjà un petit peu sur cette ligne de départ et on a du mal à trouver le sommeil, mais comme on dit, la dernière nuit, un porte-peu, si c'est juste un stress positif à la limite, c'est pas trop grave. Sinon, pour répondre à la question, nous, les routines, c'est tout bête, c'est un peu comme toi, Martin, c'est la veille au soir, ta ligne tes chaussures, les chaussures de vélo, les chaussures de course à pieds, tu les mets au même endroit dans le sac à dos, les petits élastiques. Entriathlon, on a quand même beaucoup de matos et chaque étape compte, donc tu te refais un peu le truc dans la tête, la conglie, le bonnet, les lunettes, les chaussures, etc. Si tout est bien en place, bien calé, bien réglé, ça a t'occupé, c'est pris. Et finalement, cette routine est de penser à autre chose à la course, et moi, c'était un peu ce que je faisais, et puis après, une heure avant la course, tu vas t'échaufer quoi? J'aimerais dire ça, c'était plus facile, bonnet, lunettes, c'est réglé. Oui, c'est bon, chaque effet. Vous posez beaucoup moins de questions. Non, mais oui, quand t'étais un genre de haut niveau, la main est un truc qui me fait stresser quand je regarde la natation à la télé, c'est les chambres d'appel, la tu sais où ils arrivent, un par un, ils vont se mettre devant leurs plos, alors certains ont des écouteurs pour être un peu dans leurs bulles. Et je me dis, mais ça doit être un moment horrible, quoi, ce moment, juste avant le coup de pistolel. En vrai, j'ai découvert ça post-carrière en discutant avec Camille Akour, le célèbre d'Ossiste, qui lui me racontait que justement, un chambre d'appel, il faisait beaucoup de jeux et de guerre de mentale. Là-dessus, il venait à se mettre derrière, donc, il te soufflait dans le coup. Il te regardait fixement dans les yeux, il fait plein de trucs, j'ai du bruit, il parait fort, il essayait de te faire des blagues. Si je vois qu'il t'étais concentré, il cherchait tout de sortir de ta zone. En fait, moi, je m'en suis jamais rendu compte de toute ma carrière, parce que j'étais, moi, je te l'as, bon, voilà, en faisant vanager. Avec Hugo Tormento, la préparation mentale, c'est simple. Je suis en vanager. On a bossé. J'aimerais bien qu'on fasse une petite simulation, Makis, admettons que, voilà, je fais mon premier marathon. Je me suis dit que je voulais faire absolument trois heures trente. Voilà, je suis un amateur, j'ai un travail à côté. Je me suis préparé pendant des mois. Je veux faire trois heures trente au marathon. C'est pour un copain. J'ai tout bien fait, j'ai suivi toutes mes séances, je me suis bien alimenté, etc. La course commence et puis il se trouve que ça va pas. Je ne me sens pas dedans. J'ai pas d'énergie, etc. Comment mentalement je peux réussir à me sortir de la zone où je vais commencer à me dire là-là. Je ne vais pas y arriver. Je regarde ma montre là-là. Je vais faire plus que trois heures trente. Ça va être une catastrophe. J'ai dit à tout le monde que j'allais faire trois heures trente. En fait, je ne vais pas faire trois heures trente. On va se moquer de moi, etc. Comment on arrive à se sortir de ce brouillard mental? C'est un podcast, un épisode personnel. Il est en train de grater une séance à ma vie. Non, pas du tout. J'ai jamais fait de marrage. Tu fas curre la femme. Il s'en s'il te plait. Assumer d'avance le risque d'échouer. La plupart des gens vont retenir échouer. Mais l'idée est d'assumer. En avance que peut-être ça va pas le faire. C'est déjà une manière de lâcher prise. C'est déjà une manière de ne plus contrôler et de ne plus être prisonnier de ce chrono. Je vais quand même donner une anecdote l'année dernière avec l'équipe de France de Volet. On est devenu champion olympique. On avait préparé cette échéance justement avec cette idée-là. Le statut, c'est que la conséquence de ce qu'on met en place, en défendre d'abord notre identité. Donc gagner, c'était pas une obligation. C'était éventuellement un résultat. Mais la seule obligation, la seule responsabilité, c'était de défendre mon identité. Donc si sur une course, je fais pas mon truc, je joue pas ma partition. Evidemment, je vais passer à côté, parce que peut-être j'ai accéléré trop vite ou je n'ai pas respecté mon rythme. Moi, je pense que quand on n'y est plus, il faut revenir sur les bases bien faire les choses simples, les bases de mon identité et accepter que peut-être ça sera pas parfait. Mais j'ai trois fois plus de chance de réussir mon pareille que si je force et si je suis prisonnier du résultat. Et afficher son objectif à l'avance, c'est ce que c'est pas une erreur finalement, parce que avec les réseaux sociaux, c'est vrai qu'on beaucoup de gens donnent leur objectif, ils disent, voilà, je vais participer à tel cours, c'est que j'ai envie de faire ça. Pourquoi le faire? Pourquoi donner l'objectif? Oui. Alors, si c'est un engagement et derrière, ça me pousse à bien m'entraîner. Pourquoi pas? Mais si derrière, je le sens comme une obligation et une promesse que je dois absolument tenir, ben là, pression. Bon courage. Pas Martin, quand t'as laissé sur des cours importantes, est-ce que t'as annoncé avant dans la presse? J'y vais pour gagner et rien d'autre. Est-ce que t'avais ce type d'approche ou t'étais plutôt un peu comme dit Mackys? Je vais faire de mon mieux et puis on va voir ce qui se passe. C'est rigolo ce que c'est la première fois depuis le début de l'épisode que je suis pas aligné avec ce que dit Mackys. Or justement, depuis le début, je me disais, c'est rigolo. J'ai jamais consulté. Et en fait, intuitivement, il y a beaucoup de choses de scénarie comme le disait Fred que j'ai mis en place, que j'ai ressenti et que j'ai chafodé. Là, l'inverse sur la notion de résultat. Moi, je raconte souvent ce moment de ma carrière qui est cette dernière balle de la poursuite ou l'impique à ceux-ci de 2014, cette balle où je suis seule sur le pâtir. Et je sais que si je la mets, je suis champion l'impique et que si je la loupe, c'est fini. Et à ce moment-là, c'est vrai que mes entraîneurs de tir et puis la logique de la préparation mentale vise à mettre le résultat de côté. À dire, surtout, ne pense pas au résultat. Tu te focalis sur la technique, la méthode. C'est ce que tu disais juste avant avec les volets. Comment faire la fin du chemin importe peu? Il faut être un surhomme pour, à ce moment-là, dans sa carrière. C'est-à-dire, non, en fait, ne pense pas au résultat. Si je ne pense qu'à une chose à ce moment-là, c'est si je la mets, je suis champion l'impique. Au moment où t'épôles ton tir? A aucun moment, je ne peux avoir une autre pensée. Mon doigt, ma position, toutes les choses que je travaille en entraînement depuis des années, c'est anecdotique à ce moment-là. Et ça, ça t'écrasse pas au contraînement? Non, parce qu'en fait, je l'ai intégré depuis que je suis jeune. Je l'ai assumé, c'était le sens de la question. Je m'en suis servi, j'ai créé des mécaniques en moi pour, finalement, que ce soit un appel à la concentration. Oui, je ne pense plus à la technique, par contre, 100% de mes cellules sont focalisés vers ce même objectif. Et vraiment, j'ai eu plusieurs entraîneurs de tir d'un maquariat. Ils m'ont tous répété, ne pensent pas au résultat, pensent à la technique à ce moment-là. Je défis qui compte sur cette planète, ne ne pas passer au résultat. C'est plus fort que nous. Et donc, moi, j'ai pris le parti pris inverse de dire, ben, si, en fait, pense au résultat, j'ai arrivé sur des tirs décisifs en coublument de Josson Limpique. Nous avons là mon grand, on va voir si t'es capable de le faire. Et tu l'amies, je me dis en bas, évidemment, pas exémis. Mais non, mais je me défiais et c'était vraiment un mécanisme un petit peu peut-être pervert. Mais moi, j'avais besoin, en fait, de me dire, si je n'y pense pas, il y a un moment ça va rentrer. Et c'est à ce moment-là qu'il va être perturbé. Assume le fait d'y penser, parce que ça fait partie de ton truc. Et certes-toi de ça, en fait, comme une sorte de tunnel de concentration. Et c'est là qu'on voit que c'est vraiment propre à chacun et que chacun va réagir différemment. Est-ce que la méditation peut avoir un effet positive sur la préparation mentale pour une course? Je pose la question parce que Mathias Pisciglion de l'Institut du cerveau à Paris, qui est neuroscientifique, estime qu'il y a une signature cérébrale qui est visible à l'IRM, quand on fait des scanners avant et après des pratiques de méditation. Autrement dit, on pourrait muscler son cerveau, en tout cas modifier la manière dont fonctionne son cerveau, en méditant. Est-ce que ça, Maki, c'est la méditation pour toi, c'est utile? J'ai envie de dire oui, bien sûr, mais c'est pas vrai pour tout le monde. Et on le voit, c'est tellement individuel, le rapport à la performance, le rapport à un outil, à une technique. Pour les uns, c'est plus le yoga, pour les autres, c'est plus la méditation. Je pense qu'il faut expérimenter. Il faut voir qu'est-ce qui est le mieux pour moi et après, ton mieux, si la science a évolué, la porte aussi certaine évidence, mais c'est une recherche très personnelle, finalement, comment créer de la performance, parce que c'est une création. Ce n'est pas, on ne fait jamais deux fois la même course. T'arrives à méditer, Martin? C'est pas ma spécialité, ce que je suis quelqu'un qui est du mal imposé. Par contre, je faisais beaucoup de projections mentales. Typiquement, c'est des choses, où travailler beaucoup en préparation mentale et moi. C'est quoi, par exemple, une projection mentale? En fait, on a en biathlon, on travaille beaucoup de tir, et on travaille beaucoup de tir, notamment en condition agréable. Ça veut dire pas dehors, quand il fait froid, mais une fois qu'on est rentré à l'hôtel, dans sa chambre d'hôtel, et c'est donc qu'on n'a pas de balle, on ne tire pas de munition, par contre, on travaille à la fois la technique, qu'on travaille la vitesse de l'installation, et puis on travaille aussi à la projection mentale, d'essayer d'établir un nombre de scénarios hyper large pour pouvoir répondre de sports et d'adaptation, donc d'essayer d'anticiper des arrivées sur le pâtre, pour s'impréner de lieu, d'essayer de se projeter dans une confrontation avec son meilleur adversaire, ou pire ennemi, et donc de se dire comment je réagirais à ce moment-là à quoi ça ressemble, en sachant que c'est pas la vérité du lendemain de la course, mais ça permet, en fait, de construire un imaginaire, de construire des possibilités aussi et des outils pour pouvoir répondre présents de Georgie. Ça m'édite l'équipe, ou pas? Oui, un petit peu. Ah ouais, tu m'édites toi? Bon, en fait, quand même encore maintenant, c'est pas dormir, mais dites-et-ce. Ah, mais dites-et-à-que! Non, non, mais en fait, tout simplement le soir, quand Al-Savo, qui est encore ultra active sur les projets, ah, demain, on va faire ça, ça va être trop bien, où t'es le projet, puis dans 6 mois, il va y'a hier ça, puis hop, on va attire, l'installation du sport, beaucoup, mais là, mais qu'il faut dormir. Et donc là, pour couper toute cette activité cérébrale, je respire un peu profondément, j'essaye de penser à rien, je forme de méditation. Je vais acharrer l'autre soirée. C'est un minute, quoi? C'est vrai, je comprends. Il le fait? Il le fait? Non, mais dites-et-à-que de moi. Moi, je suis plus dans la visualisation, c'est vrai que c'est un utilisé, beaucoup utilisé, tu veux dire, le projeté dans une victoire ou une fin de cours? Sur les voilà, les scoos que je mets en place, et même aussi, la visualisation de trouver une solution, si je suis dans un moment où ça va pas, j'ai une baisse de régime, j'avance plus. Et voilà, visualiser des solutions pour sortir de cet état négatif-là et mettre en place des choses pour sortir là. Je vais citer Léon Marchand, notre star française de la natation, qui disait ça en 2022, j'ouvre les guillemets. J'aime bien me dire, qu'est-ce qui se passe si j'échoue? En fait, je me rends compte qu'il n'y va rien se passer de spéciale, c'est-à-dire que ma famille sera toujours aussi contente pour moi. Je me suis vraiment mis dans le scénario où j'arrive 8e à la finale et alors qu'est-ce qui se passe? Bah rien, il n'y va rien se passer. Donc, j'ai plus peur de l'échec et je suis plus en mode. Je profite et j'essaye. C'était du vitatiste, parfait. J'ai une grimesse parce que j'adore Léon Marchand. Mais je pense que ça, c'est une posture qu'on peut avoir quand on est extérieur à cette performance. Le conseil qui est Mathis, qui va pouvoir avoir son regard-là par rapport à ses patients. A l'inverse, moi, le Biathlon. Et c'est un et aujourd'hui, quand on est plus dans l'activité, des fois, on s'en décalera avec ça. Mais oui, c'était toute ma vie. Et oui, si je suis pas à Chapeau Olympique, c'est un drame. En toi, t'étais pas trop de l'école de se dire? Si je choue, le monde va pas s'arrêter de tourner. Mais non, qu'est-ce qui se passe? Si j'ai choue, j'ai loupé mon projet de vie. Je vais rentrer chez moi, je ne serais pas bien. Je vais arriver à embarquer moins de partenaires dans mon aventure. Donc, c'est la mon projet. C'est juste une étape. C'est bien d'avoir le détachement de pouvoir se regarder dans le haut, et de dire ça factuellement, quand on est dans son projet, et qu'on s'investit au quotidien, et qu'on fait les sacrifices au quotidien, c'est dur d'avoir. Après l'huile pour contextualiser par l'alléon, pour le coup, c'est parce que l'alléon a eu très jeune à péter une première fois. Et après l'air, a subi la pression. La haute haute a été très forte. A subi la pression, la haute haute a été très forte. Et là, il y a un moment de flottement où est mon plaisir. Pourquoi je fais ça? Et il tremblait un peu sur le blow. C'était aussi une des techniques qui avaient été du coup apportée par Thomas Samut. De désacraliser. De désacraliser sur le résultat. C'est fort. Mais c'est encore. Je suis dans ton côté. Et comme quoi, on revient à ce que d'immenses depuis le début. C'est comme fait qu'il faut individualiser et que ce qui correspond à l'alléon, c'est peut-être différent pour Martin et pour chaque champion. Alors moi, j'avoue que ça marche plutôt bien avec moi, cette technique, les deux se dire bon, qu'est-ce qu'il se passe au pierre si ça rate? Bah rien, il y a rien qui change, le monde va pas s'arrêter de tourner. Oui, mais c'est pas ton projet de vie. C'est pas mon projet de vie, mais bien sûr. Je suis le représentant des sportifs amateurs. Et je pense que pour plein de sportifs amateurs, ça peut être une méthode qui fonctionne. Parce qu'effectivement, on a un boulot à côté, on a une famille, on n'est pas des sportifs professionnels, on n'a pas d'enjeu de sponsor, on n'a pas d'enjeu de carrière sportive. On fait ça juste parce qu'on aime la compétition, qu'on aime se dépasser. Et effectivement, moi, en tant qu'amateur, de me dire bon, bah au pierre, je rate mon 10 km, je rate mon swimrun. Bah c'est pas grave, j'en ferai un autre. Moi, ça m'aide. C'est vrai que c'est pas le même enjeu. C'est là qu'on voit la différence. Dans les deux cas, si je lis un petit peu entre les lignes, la technique, c'est de transformer l'échec pour léon. C'était de le relativiser, on se disant, finalement, la vie s'arrête pas. Et d'après ce que j'écoute de ton histoire, t'as quand même transformé l'échec pour pas le subir. C'était pas si je ratte cette dernière balle. Je loupe ma cour. Je ne suis pas champion l'impique. Je dois réussir cette balle. Toi, tu l'as transformé en je veux réussir cette balle. Et du coup, t'as quand même transformé l'échec comme un échec. Comme un échec que tu pourrais subir sur un truc que t'as envie de réussir. Et je pense que dans les deux cas, on peut se dire qu'on transforme l'échec pour qu'il nous apporte plus d'énergie qu'il en prend quoi. Je vous présente le docteur Freude Belobrand, qui est désormais notre psychiatre et psychologue attitré. On va maintenant parler du fameux état de flow, qu'on a déjà un peu évoqué, Makis, tout à l'heure. Est-ce que tu peux nous expliquer en quelques mots ce qu'est le flow? En français, on dirait, c'est l'état de grâce. C'est un moment même si certains pensent qu'on peut le convoquer en claquant dans les doigts, qui vient quand ça vient. Souvent ça vient d'ailleurs quand on n'y pense pas. Pas que dans le sport, mais dans la vie de tous les jours, il y a des moments où on est marre sur un nuage. Et ça se met à réalise comment? Dans le tennis, la balle est trois fois plus grand. On a beaucoup plus de temps. On pense quand c'est impossible de rater. Et comme je disais, c'est un moment qui ne durera jamais très longtemps dans une année. Comme bien de flow, deux fois, on est dans le flow. C'est pas le quotidien. C'est deux temps en temps, j'y ai accès et je sais donc profiter à Makis. Mais c'est pas un moment que je peux programmer comme ça en claquant dans les doigts. Martin, comment tu décrirais ce flow si tu l'as déjà vécu? Pour moi, ça s'est souvent résumé par la course parfaite. Ou tout ça ligne. Ou tout ça ligne. Et puis la dernière chose pour moi, il y avait quand même un process d'extralucilité. En fait, je suis dans une posture où je vois les choses qui se passent. Alors, c'est pas vraiment que ça tourne normalement. Mais c'est que toutes les infos, je les capte. J'arrive à les retranscrire. J'arrive à en fait à ne pas avoir besoin de réfléchir entre le moment où j'ai la problématique qui se passe et où je réponds la question. Et donc, c'est, ouais, il y a quand même ce côté cérébrale de maîtrise. D'avoir toujours un coup d'air. C'est de faire un petit peu autour de soi. Alors, t'es savoir l'aise qui oise et raconte avoir vécu plusieurs fois ce moment de flow. Et elle parle d'une sensation de super pouvoir où tout semble possible ou le corps répond parfaitement ou on n'a plus besoin de réfléchir pour effectuer ce qu'on est en train d'effectuer. C'est un peu ça. Moi, j'ai jamais vécu ça. Donc, je demande. J'en trouve, j'en trouve. Non, il y a vraiment de ça. Il y a pour revenir sur le nombre de fois. C'est vrai que c'est. On a l'occasion d'en parler entre sportifs et. Moi, j'ai souvent, en tout cas, on en parle avec les collègues. On entend de dire qu'il y a quelque chose qu'on reçoit. Une, deux, trois, quatre fois dans une carrière. Moi, j'ai eu la sensation de le vivre cinq à six fois par an. C'était un moment magique et à la fois, sur la fin de ma carrière, c'était plus un moment exceptionnel parce que j'y avais. Alors, j'y avais pas à le convoquer. Par contre, c'était quelque chose d'assez régulier quand même. En cours à pied, tout simplement, 10 fois plus fort que tout le monde. Non, parce que je l'ai pas forcément la victoire. Tu vois, sur une saison de coupe du monde exceptionnelle, j'avais 10, 12 victoires en coupe du monde. Je me sentais en état de grâce sur trois, quatre cours dans la saison. En cours à pied, ça matérialise comment le flow. Je me donne vers vous l'équipe. Tu cours à la lure que t'as prévu et puis tu te sens parfaitement bien. Tu n'es pas dans la souffrance, à l'impression pouvoir courir comme ça pendant 10 heures. T'as un rapport à la concurrence en cours à pied aussi, ou t'as l'impression que t'accélère et personne peut te suivre. Tu respires moins fort que d'habitude. Alors, quand en réalité, tu respires pareil, mais t'as l'impression de ne pas être et soufflé. De voler, quoi. En regardant les autres, tu les vois souffrir, mais toi, tu ne ressens pas cette souffrance et du coup tu t'accélère, personne te suit. Sans saison de maîtrise, de me donner la barque. Il dirait juste une chose. Le flow pour moi, ça vient aussi. Quand on faire, commence par laisser faire. Quand on ne force pas, quand on ne contrôle pas. Et parfois, quand on ne contrôle pas, on ne contrôle mieux. Et ça peut être une porte d'entrée pour le flow. Et ce qu'on peut réussir à s'entraîner pour atteindre ce flow plus facilement ou que ce n'est pas possible. C'est un truc presque mystique. J'ai envie de dire qu'il nous tombe dessus. L'idée de lâcher prise, elle est là pour ça aussi. Ça veut dire quoi, lâcher prise. C'est comme la mongolfière qui monte à m'endonner. Il faut jeter le poids. Le poids que je peux avoir sur mes épaules, des attentes, de mon éducation, de mon passé, de mes échecs, pour se libérer. À tout à l'heure, je disais, performance mentale s'arrime avec exprimer. C'est un peu mettre ma signature sous chaque compétition. J'ai envie de dire sous chaque entraînement. C'est-à-dire montrer que j'étais là et pas une version de moi. C'est ce que j'ai envie de montrer. C'est qui je suis aujourd'hui et ça, ça n'a pas de prix. Alors vous qui nous écoutez, dites nous en commentaire. Si vous avez déjà connu ce fameux état de flow, racontez-nous votre expérience. Moi, ça m'intéresse parce que je n'ai pas l'impression de l'avoir connu. Donc dites nous et pensez aussi à vous abonner à safe face, bien sûr, pour ne pas rater les prochains épisodes. Alors le flow, c'est un état qui est assez difficile à définir précisément. Mais toi, Charlotte, t'as quand même ressensé quelques définitions qui sont données par des atletes français qui ont fait des performances incroyables. Oui, tout à fait. Alors on peut donner l'exemple de l'Ormanodou qui définit le flow comme l'instant suspendu avant l'action. Pas mal. Tédirineur, Médaïdor en jouant à Paris, en judo à Paris, quand le mental commande et le corps exécutent. Pauline fait en prévot, célébrer et ressentir la puissance du moment. Manon à Petit, bruné, Médaïdor en escrit ma parie également, le calme qui précède l'explosion du geste. Wow, ça c'est déjà bien celle-là. Sarah Oramoun, Médaïdor d'argent en box en 2016, est-ce qu'il va frapper et maîtriser? Parce que j'aime bien, c'est que chaque définition correspond la discipline de l'atlete. Félix Lebrin, donc double Médaïdor bronze à Paris en tennis de table, focus total et instant pur. Et pour finir, Alison Pino, l'explosion de la réussite. C'est propre à chacun. Si je comprends bien, c'est propre à chaque discipline. Merci beaucoup, Charlotte. Et je crois que c'est l'Or de l'interview tapis. On va voir si Martin Forcade arrive à atteindre l'état de flow sur l'interview tapis. On va voir ça? Allez, c'est parti. - Ça va, Martin? - Ça va. - Tout est bien échauffé? - Ça va. - Bon alors, je précise qu'on est à 2000 mètres d'altitude puisqu'on est à Tigne. Donc évidemment, c'est plus difficile que les interviews tapis habituelles qui se font au niveau de la mer. Donc, bravo déjà de relever ce défi. L'avantage, c'est que Mackie, c'est là pour t'accompagner sur la préparation mentale et te permettre de tenir le plus longtemps possible. - Je compte ça. - Allez, le principe est simple. A chaque mauvaise réponse, on augmente la vitesse. On commence à 11 kilomètre heures. Et on mettra aussi un peu de pente au fur et à mesure, en fonction de tes performances. Première question. En ce qui est Alpen, quel atlete comptabilise plus de 100 victoires en coupe du monde? - Michaël Achifrin, chez les femmes. - Bonne réponse. 103 victoires en coupe du monde. Ca sent troisième victoire a été emporté en autrice. C'est un record absolu dans la discipline femme et homme confrondu. On reste à 11 kilomètre heures. L'équipe de France de Biathlon s'entraîne régulièrement à Beuxen, en Savoie. Quelle rivière traverse le village? - C'est Besson. - Besson. - Ouais, ça va. - Regarde, parce que si tu n'as pas à la rivière, tu vas prendre 2 kilomètre heures d'un coup. - Tu as me le dire, je vais te dire, mais oui, c'est l'hiseur. - Non, c'est l'arc. - Ça, c'est 10 kilomètre heures. - Tu viens me faire des ennemis. - Non, mais je te mets. 2 % de pantes. Ça, c'est pour l'insolence sur la prononciation de Besson. Qui est à favorite pour le gros globe de cristal cette année en Biathlon? Il n'y a pas de mauvaises réponses, c'est juste pour te faire parler un peu. - L'ouvre en mono. - Ok, et chez les hommes? - Eric Péro. - Ok, on verra si tes pronostics sont plutôt bons. Quel atlette masculin détient le record de médaille aux géodivers, toute discipline confondue? - Est-ce que c'est au laïnarmion d'Alène? - Bonne réponse! Le biatlette nord-végien qui a remporté 14 médailles entre 1998 et 2014, où ont eu lieu les géaux de 1998? - 1998, Mariano. - Nagano, au Japon, bonne réponse. - Chez les femmes, qui détient le record de médaille aux géodivers. - Marie-Burghen. - Bonne réponse, la nord-végienne, 15 médailles, c'est l'atlette la plus titrée. - Quel était sa discipline? - Rangène. - Ce qu'il te faut, c'est pour nos auditaires, pour qu'ils apprennent des choses, bravo. Les prochains jeux divers auront lieu à Milan, Cortina, en Italie, combien de kilomètres? C'est par Milan de la station de Cortina dans le Paiso. - 237. - 257 km à Voldoiseau, et plus de 400 km par la route. Mais c'est quand même une mauvaise réponse, c'est 200. Non, j'ai demandé combien de kilomètres c'est par Milan de la station, et tout le temps, tout bien, il n'y avait pas un jour. - 257 km à Voldoiseau. - C'est négociable! - Mais à Hugo, tu en train de te s'aboter, plus personne n'est pas confiance à tes interviews dans le monde. - Quelle piste connue de Val Dzer a accueilli les preuves de ski alpins aux géodivervilles en 1992? - Je suis les hommes ou chez les femmes? - C'est les belles vards, c'est chaud de soleil, c'est les femmes. - La face de belles vards, bonne réponse, aujourd'hui, n'est pas de la coupe du monde. - Femme en ski alpins, où se situe la piste de l'aubeurorne? - C'est pour Mio? - Non, c'est ensuite Vengem. - Vengem, c'est la piste de descente la plus longue au monde, avec 4455 m. Bon, il va falloir que tu fasses des mauvaises réponses quand même, parce que Justin, brésase boucher, a remporté la mastarte aux Jeux Olympiques de Pékin en 2022. - J'ai été mon plus bon moment sportif. - Celle bi-atlette qu'on pipelaitait le podium sur la 2e marche, on avait. - Non, tu n'étais pas la question. La question c'était qui qu'on pipaitait le podium? - Oui. - Et je vais tenter. - C'est vrai. - Ok. - Je vais tenter Marté Ruizonand. - Bonne réponse, elle était 3e. - Et je vais. - Je vais tenter Thierry Lekos. - Oui, 2e, Thierry Lekos, la norvegienne. - Il est cherché loin là. - Impressionnant, bravo. Est-ce que tu penses qu'elle peut faire le doubler cet hiver Justin? - Clairement. - Ouais? - Ouais. - On a Justin. On va rajouter les jeunes Jean-Richard et Jean Michelin. Et on peut aussi. Bien sûr, rajouter et juviassimon. - Écoute, on espère que nos Français et nos Français vont cartonner au Gio. Divers. Quelle était le podium de la poursuite masculine en 2024 à ANSI le Grand-Bornan? - En 2024. - Ouais. Le podium dans l'ordre. - C'est Jonas qui gagne. - Oui, bonnes réponses. - Et Rick Péro est quant à firmée. - Rick Péro en deuxième. Bonne réponse. Le français en revanche en troisième. C'est Emilien Jacqueline. - Régalement français. - Il va m'en vouloir. - Il va t'en vouloir. Mais moi, je suis reconnaissant parce que ça permet de monter à 14 km/h. Donc merci beaucoup Emilien. Quelles animales et la mascotte de l'épreuve du monde de Biathlon au Grand-Bornan? - C'est une sorte de l'outre. - De l'outre. - Pas exactement. Non, c'est une hermine blanche surnommée Ubi. On augmente. On passe 15 km/h. - C'est. C'est. C'est quand c'est pour aussi vite que t'es con. Comment s'appelle le nouveau binôme de Guillaume-Sysron en patinage artistique? - C'est une canadienne mais je n'ai pas son renon. - Elle s'appelle Laurence fournié Bodrich. Il me coûte de représenter la France au Gio Settiver. On passe à 16 km/h. C'est bien il augmente lui-même. Ça, c'est la force du mental. 16 km/h martin avec 2 % de pente. Quelle grand prix ont-il remporté ces derniers jours? Nos amis patineurs dont je viens de parler. - Canada? - Le grand prix de Finlande. Ils ont récocté 124 points avec leur programme libre. Patiner au son de la musique du film The Well. Contente le savoir. 17 km/h. Quelle est la nouveauté en OK pour la France pour les Gio de Milan Cartina? Tout à fait, il y aura une sélection féminine en plus de la sélection de masculines. Bonne réponse, Martin. Au moment où on enregistre ce podcast. Quelles équipes détiennent la première place de la Ligue Magnus? La première Ligue de OK en France? - Peu qu'une idée, mais j'ai habité hier de l'ordre. Ils sont plus en équipement liens, je comprends. - C'est Angé et Rouan. Ils sont à égalité avec 42 points chacun. On passe à 18 km/h, avec 2 % de pente. Quelle créature symbolise l'équipe de OK de Rouan? Les dragons n'augmentent pas la vitesse. Je veux augmenter un peu la pente. On va passer à 3. C'est dur, il est dur, il est dur. Quelle arche naturelle est très connue à Tign? - D'ailleurs. - Quand Gilles, les guilles percées. - Bravo, Martin. - 19 km/h. - 3 % de pente. - Non, non, je suis alimentaire. - Franchement. Alors, franchement, chapeau pour plusieurs raisons déjà parce que t'es monté à 19 km/h 3 % de pente à 2 000 mètres d'altitude. Et je le rappelle. Et surtout parce que t'as répondu à un nombre impressionnant de questions, ce qui forcement complique l'exercice puisqu'il passe plus de temps à chaque palier. Donc, dans ce jeu de l'interview tapis, plus tes bons, plus tes con. Plus tu cours longtemps. - Merci, Martin. C'était vraiment un plaisir et un honneur de t'avoir dans "Syface". C'était passionnant de parler de prépamentale aussi avec toi. Merci beaucoup d'être venu. Merci à vous, l'équipe. Et moi, je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode. Bye-bye!

Podcast Summary

Key Points:

  1. Importance of mental endurance in sports and training the brain for peak performance.
  2. Interview with Martin Fourcade, French biathlon legend, and Maquise Jamalidis, a sports psychologist.
  3. Discussion on mental strength, preparation, and its impact on athletic performance.

Summary:

The podcast "Safe Pace" hosted by Hugo Clément discusses the significance of mental endurance in sports and the need to train the brain alongside physical training for optimal performance. In this episode, they interview Martin Fourcade, a six-time Olympic biathlon champion, and Maquise Jamalidis, a sports psychologist. Fourcade shares insights on the role of mental strength in his career, emphasizing the importance of overcoming mental barriers to achieve success.

Maquise Jamalidis highlights that mental preparation is crucial not only for professional athletes like Fourcade but also for amateur athletes striving for improvement. The conversation delves into the impact of mental fortitude on athletic performance, citing examples of athletes excelling or faltering due to mental factors. The discussion underscores the need for mental training, visualization techniques, and the science behind enhancing mental resilience for sports performance.

FAQs

En travaillant sur la préparation mentale, la confiance en soi et la concentration pour aligner le corps, le mental et la conscience.

Les principes de performances mentales sont les mêmes pour tous, permettant d'exprimer son potentiel et de tenir dans la durée, que l'on soit professionnel ou amateur.

Il est de plus en plus pris en compte grâce à des initiatives et formations disponibles, même si tous les amateurs n'y ont pas forcément recours.

Le mental joue un rôle crucial dans la performance sportive, influant sur la capacité à se transcender ou à être inhibé par la pression.

Des études montrent que la préparation mentale peut améliorer les performances, comme le montre une étude américaine sur des sportifs en endurance.

Certains sportifs, malgré des capacités physiologiques exceptionnelles, ont vu leur carrière impactée par des facteurs mentaux comme la confiance ou la gestion de la pression.

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