Le 9 mai 2024, Vladimir Poutine a prononcé un discours triomphal mais bref de 8 minutes lors du défilé de la victoire, contrastant avec la violence des frappes récentes en Ukraine. Cette sobriété reflète les tensions croissantes en Russie, où la guerre s'invite dans le quotidien des citoyens, y compris dans des régions éloignées comme Saint-Pétersbourg, touchée par des drones. Le mécontentement populaire, mesuré par des sondages officiels, montre une popularité de Poutine à 65,6 %, en dessous de 70 %, et une défiance record d'un quart des Russes. Des voix s'élèvent, comme celle de l'influenceuse Victoria Bonnea, qui critique depuis Monaco les inondations, le blocage d'Instagram, et la censure. Des vidéos virales dénoncent l'inflation, la confiscation du bétail, et la pollution écologique. Le documentaire "Les Revenants" de Novaya Gazeta, vu par 7 millions de Russes, expose la réalité brutale du front ukrainien. Parallèlement, le Kremlin intensifie le contrôle d'Internet avec le projet RUNET, testant des coupures et des listes blanches, tandis que les Russes utilisent des VPN pour accéder à Telegram ou WhatsApp. L'économie de guerre, avec 40 % du budget fédéral alloué à la défense, creuse le déficit et alimente une inflation réelle de 10 à 20 %. Les élections législatives de septembre 2024 pourraient révéler une érosion du soutien au parti au pouvoir, malgré une opposition contrôlée.
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Sophie Larmoyer et il est l'heure du monde. Aujourd'hui, Loire au peuple victorieux, gloire au vétérant, gloire au forceux armérus, aura. Comme toujours le 9 mai, jour de la commémoration de la victoire sur les nazialements en 1945, le ton de Vladimir Poutine à la tribune est triomphe. Pourtant cette année, le 9 mai, le 9 mai, le 9 mai, le défilé des troupes sans charniarmement de pointe, n'a duré que 45 minutes et le discours de Vladimir Poutine, seulement 8. Un minimalisme inhabituel qui contraste avec la force des frappes de ces derniers jours sur l'Ukraine, donnant une impression de fuite en avant. Il faut dire que la colère monte dans une partie de la population. Des voix se font entendre comme elles peuvent, notamment à cause des conséquences de la guerre qui s'invite dans leurs quotidiens, même dans des régions éloignées de la frontière, comme celle de Saint-Petersbourg, touchée par des drones la semaine dernière. Des russes, s'élèvent aussi contre le contrôle grandissant du crème-lin sur Internet, y compris parmi les soutiens de Vladimir Poutine, le vernis semble se cracler dans le pays. Alors quels sont les signes du mécontentement des russes et de la févélité du pouvoir au crème-lin? Vladimir Poutine est-il fragilisé pour répondre à ces questions lors du monde reçoit Benjamin Kennell, spécialiste de la Russie au monde, il décode pour nous les signaux envoyés par le peuple et l'élite politique du pays. Poutine fasse à la colère de plus en plus visible d'une partie des russes, un épisode d'audraitraver avec l'aide précieuse de Nikita Murafiev pour les recherches documentaires audio et les traductions réalisations florant un beau. -Vas-y vous le déjeuner? -Vas-y, Poutine. Les gens ont peur de vous. Le peuple a peur de vous. -Pourquoi vous le president? -Pourtant, vous êtes le président de notre cos. -Il me semble que nous ne devrions pas avoir peur de vous. Depuis son appartement monégasque, l'influence rousse aux fausaires d'Angélène Ajoly prend la parole sur Instagram. Une vidéo de 18 minutes pour parler directement à son président Vladimir Poutine. Victoria Bonia veut être la porte-parole des russes. Elle y met les formes comme pour ne pas le froisser, car ce n'est pas lui, Vladimir Poutine qui est en cause. Non, c'est son entourage qui lui cache la vérité. -Je pense que le plus terrible, c'est que vous, Monsieur Poutine, vous ne savez pas ce qui se passe dans le pays. On ne vous transmets pas les bonnes informations. Alors elle va le faire, elle, l'influenceuse aux 13 millions d'abonnés. Elle va lui dire ce qu'il se passe vraiment. Depuis Monaco, elle lui parle des préoccupations du peuple russe. Et vaut qu'en par exemple, les inondations dans le Dagestan, région à la frontière armenienne. Les autorités locales n'ont pas été à la hauteur de cette catastrophe naturelle. Vladimir Poutine est-il au courant? -Nava Dign, quand on a si re-gézené. -Des inondations qui ont porté des vis humaines, des enfants, des animaux. Les maisons et tous les biens qui ont disparu littéralement sous les pieds des habitants. -Ni bon, ni bon. -Pourquoi? Au Cune Ed n'était l'arrivée dans les premières 24 heures, ni dans les carangisseurs, ni même dans les 72 heures. Et connaît-il Instagram? C'est-il comment ça fonctionne et à quel point le blocage du réseau social met en difficulté les petites entreprises en Russie? Dans le doute, elle lui explique. -Je suis tout coïncte Instagram. -D'accord, c'est mon bistinou. -Qu'est-ce qu'un Instagram? -Laissez-moi vous l'expliquer. -Vous vivez un peu dans une dimension et nous, nous vivons dans une autre. -Vous êtes dans une moche? -Instagram, c'est la possibilité pour les gens de se voir, de communiquer, de s'acheter des choses les uns les autres. C'est comme ça qu'à l'intérieur du pays, nous avions encore la possibilité de nous soutenir financièrement, de ne pas couler. Et maintenant, nous commençons à couler. Les inondations, le blocage d'internet, mais aussi la confiscation du bétail, la batage d'espèce protégée et la catastrophe écologique en mernoir ou des attaques ukrainiennes contre les infrastructures pétrolières russes, ont provoqué marée noire et pollution sur les terres. La guerre, d'ailleurs, est bien le seul sujet qui n'est jamais abordé par l'influenceuse russe. Victoria Bonnea conclut son long message aux présidents avec ses mots qui sonnent comme un avertissement. -Et vous savez à quoi se la risque de mener? -Je vais vous le dire. -Ophez que les gens se fatigent d'avoir peur. On les compreime comme un ressort. Et un jour, ce ressort va simplement se détendre d'un coup. -Bonjour Benjamin. -Bonjour. -Je précise d'abord parce que ça n'est pas banal que tu es le correspondant du monde en Russie sans accréditation. Donc, empêcher de travailler sur place, pays que tu couvres depuis plus de 20 ans. Voilà c'est dit. Alors on vient d'entendre le message adressé directement à Vladimir Poutine par cette influenceuse russe. Dans sa vidéo, elle se fait la porte-parole des russes dont le mécontentement monte. On va s'attarder un instant d'abord sur la manière dont vous, les observateurs, arrivés à mesurer ce mécontentement, notamment via les sondages d'opinions récents, concrètement qu'elles sont les chiffres et comment tu les interprètes. -C'est toujours très difficile d'analyser ce qui se passe en Russie, dans la tête des russes, surtout quand on n'y est pas et qu'on n'y est plus. Mais il y a un chiffre qui est là, c'est le chiffre des sondages, même même des instituts de sondage officiel. Dites sumes qui, selon la dernière publication du 20th-Afril, mettaient le total popularité de Poutine à 65,6%. Donc, en dessous des 70%, sous lesquels il n'était pas passé depuis très longtemps. Autre chiffre, qui est inquiétant pour le crème là, c'est que près d'un quart des russes, disent ne pas faire confiance à Vladimir Poutine. C'est le niveau le plus élevé depuis l'invasion par les troubles du crème-le-le-craine. Alors, ces dernières semaines, le taux officiel de popularité un petit peu augmenté, parce que, là, c'est une sondage officielle, à changer sa méthode, et au lieu de faire les sondages par téléphone, elle le fait en partie en faisant du porte à porte et en faisant des faces à face, c'est dans un pays où il n'est pas bon de dire son opinion critique. Forcément, les gens ont un trondance à ne pas répondre par la négative. Ce que tu nous dis là, Benjamin, c'est que tout est encore bien verrouillé, en fait, on est loin d'un débord de monde colère ici. Il y a des mécontentements, mais il n'y a pas d'expression de protestation politique, parce qu'on est dans un pays où il est dangereux de dire ce compense. Donc, il n'y aura pas de protestation politique, de manifestation, comment on a pu le voir en debout, en 2012, après les fraudes législatives. Donc, on maintient une popularité de façades pour Poutine, mais il faut garder en tête que, en septembre, il y aura des élections, les élections législatives et les élections entrogues, mais apprendent évidemment avec beaucoup de précautions. Et que dans les sondages, les vrais faux parties d'opposition commencent à prendre du poil de la bête. On parle de parti communiste, on parle de parti nationaliste, on parle de nouveaux parties d'opposition, nous y éluder une nouvelle gêne, qui permet de déposer une partie de l'opposition libérale. Mais vrais faux parties. vrais faux parties d'opposition contrôlées par les politologues au crème-là, qui ont besoin d'internet pour faire passer leur message. Et ces parties gagnent du terrain dans les sondages, et donc c'est une nombre évidemment pour le parti du crème-là, qui, dans quatre mois, ces élections lieu de fin septembre, pourraient avoir un pourcentage bien inferior à ce que voudrait le crème-là et avec un taux de participation, beaucoup moins élevé que ce que voudrait afficher le crème-là. Donc tout ça n'est pas bon signe pour le crème-là. A part cette influenceuse qui ne vit pas en Russie, on le rappelle quels sont les autres signaux dans le pays d'un certain Ralvole des Russes. On a vu beaucoup de petites vidéos qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux, sur des tas de sujets de la vie quotidienne, une fois encore pas d'opinions politiques, mais des protestations sur des sujets très concrets, la hausse des prix, la batache du bétail à cause une crise de férrefte magérée en Syverie. Donc toutes ces vidéos, c'est une manière de s'adresser au pouvoir, parce qu'on ne peut pas le faire avec des voix démocratiques comme dans nos pays, via une presse libre ou via des élections. Donc ça a un peu une forme de désespoir, c'est la dernière moyen de s'exprimer, c'est en voyant ces petites vidéos, en espérant que le Tsar Putin ou ses amoutours puisse les voir. Sachant qu'il faut le rappeler, on risque facilement la prison en Russie. On peut protester et dire qu'on n'est pas content parce que le bataille est abétué parce que le prix lui pas augmenté, ça n'est pas interdit, mais critiquer ouvertement le crème-là, protester contre la personne de Putin, protester contre la guerre, tout ça parcomble peut être ensuite possible de poursuivir du lyccière qui peuvent être très lourdes. Et puis certains hausse d'avantage, qui t'apprendre ce risque de finir en prison, c'est le cas de la gymnastole impique Margarita Mamoun. Elle a donné une interview d'une heure à une chaîne sportive indépendante, où elle a partagé ce qu'elle ressentait face à la situation actuelle, alors qu'elle vit toujours en Russie. Je rêve de liberté, de ma liberté personnelle et de la liberté de la société. Je rêve de liberté d'expression, je rêve que la guerre se termine, je rêve que les gens saissent de mourir. Alors un autre exemple intéressant, c'est le film documentaire fait par nos ailleurs.
La gazeta, ce magasine indépendant frondé et dirigé par Dmitry Muratoff, le fameux journaliste prénomèl de la paix 2021, ce film les revenant interroge 18 soldats de retour du front ukrainien et le résultat, ce n'est pas du tout la version très belle qu'on voit sur la télévision publique du Crébelin. Mais la réalité du terrain, la réalité du front et c'était un film fait par des russes pour des russes qui a été vu quand même par un vécu de 7 millions de russes. Ce qui montre que le public russe s'intéresse et quand il veut aller pécher de la vraie information, il la trouve et il la regarde. Tout le monde se fait tuer. Les gens qui vont la banne ne comprennent pas ce qui se passe réellement car personne ne le sait. Il faut s'y préparer. Les gens pensent qu'ils vont juste aller au front, se faire de l'argent rapidement, mais non. C'est un véritable enfer là-bas, un enfer. [Musique] Alors je voudrais qu'on détail un peu avec toi Benjamin, ce qui nourrit ce mécontentement des russes qu'on vient dévoquer suffisamment pour que certains prennent le risque d'en parler publiquement. On vient d'entendre ce soldat russe revenu du front ukrainien qui rappelle la réalité de la guerre, bien loin de ce que les russes voient la télé, ce qu'on leur raconte. Quel est l'impact de ce conflit qui dure sur le pignon public russe? Depuis le début du conflit le crème là essaye de montrer non seulement une version en jeu livé de la guerre mais au-delà de la guerre, décier de montrer que tout est normal, qu'est une normalisation de la vie. Oh c'est dernier mois, les russes voient qu'il y a des drones qui tombent de plus en plus profondément dans le pays, sur l'arrivée de la mer noire, dans l'oral, à Moscou. Et même Saint-Petersbourg, et Saman? Il voit le retour des corps du front ukrainien, il voit que l'irrogoutement se poursuit que chaque mois l'armée doit trouver entre 30 et 35 000 hommes pour remplacer les hommes perdues, mort ou blessé. Donc ça veut dire indirectement que par mois l'armée russe perd entre 30 et 35 000 hommes, donc 1000 par jour ce qui était nomme. Et tout ça forcément ça ne passe pas une aperçu et on ne peut pas ne pas se poser des questions face à cette réalité de la guerre qui devient de plus en plus visible dans le quotidien des russes. D'autant que cette guerre est l'impact direct sur l'économie du pays, est-ce qu'on arrive à quantifier cette impact? L'économie de la guerre et les sanctions occidentales contre l'économie russe sont également de plus en plus visible. Donc il y a un risque de récession qui est évident, mais une fois encore on garde cette vitrine dont on parle étaleur, lorsque l'an passé le ministre de développement économique a dit que la Russie était mûnée une raccession dès le lendemain, pour Tinnadi, il ne peut pas y avoir de récession. Et depuis on ne pas de récession, les chiffres sont pas bons, mais il n'y a pas de récession puisque le Tsar l'a dit. Les dépenses de guerre sont majeures dans le budget russe. 40% du budget fédéral sont alloés à la défense, un chiffre qui est en hausse permanente depuis le début de la guerre, et c'est la seule économie qui vraiment se développe en Russie actuellement, c'est l'économie de guerre. Les dépenses pour la guerre et les dépenses pour financer les conséquences de la guerre sont très importantes et du coup le déficit s'allourdit et par exemple pour les quatre premiers mois de cette année, il le déficit à déjà dépasser de 50%, le déficit était prévu sur l'ensemble de l'année 2016. Donc on a beau garder la vitrine à un moment où un autre tu raca quand même un problème avec la réalité des chiffres. Les sanctions avaient un effet sur les ventes de pétrole, là en l'occurrence Poutine est un petit peu aidé par la guerre en Iran au Moyen-Orient. Un petit peu beaucoup sur le prix du pétrole puisque avec la guerre en Iran et la guerre au généralisé au Moyen-Orient, les cours pétrole et on se donne de l'oxygène à l'économie russe. Ça peut rapporter jusqu'à 1,6 milliards de dollars supplémentaires par mois en recette fiscal au budget de l'Etat russe, d'où la stratégie militaire ukrainienne, c'est de ces dernières semaines de viser les infrastructures pétrole et russe pour perturber la chaîne de production et la chaîne d'exportation du pétrole russe. Et donc au final oui le crème un peu vendre son pétrole plus cher mais des factos il peut en vendre moins. Et d'ailleurs à cause de cet attaque de drones ukrainiens sur les infrastructures pétrolières, Moscou a même décrété le premier juin dernier l'interdiction des exportations de kerosene jusqu'au 39 prochain pour priviléger son marché intérieur. Benjamin pour les russes, quels sont les effets concrets de cette situation économique dans leur vie quotidienne? Quand on parle avec des russes même à distance depuis Paris, la première problème dont il parle c'est l'inflation, le prix du pain, le prix la pomme de terre, le prix du téléphone, le prix des charges pour l'appartement tout augmente. En plus il y a une augmentation de la TVA donc qui se répercute sur les prix. Donc c'est avant tout l'inflation qui est le premier thermomètre du mécontentement des russes et officiellement le objectif du gouvernement c'est 4% on en est à 6-7% mais quand officiellement les gens parlent d'une inflation qui est au-delà de 10-15%, 20% selon les produits. Donc c'est vraiment énorme, l'impact est réel. Donc une guerre qui dure, l'économie qui est en difficulté et à ça il faut ajouter les coupures d'internet récurrentes, on va s'arrêter un petit moment sur ce point qui est important, explique-nous l'ampleur de ces coupures et de quoi elles sont le signe. Amuscu est dans d'autres villes, du jour au lendemain il n'y a pas eu d'internet et donc il y a eu de plus en plus de coupures non seulement du réseau et également de certaines applications qui n'étaient plus accessibles. Donc au quotidien les russes qui dans une économie qui est très digitalisée, n'ont pas pu faire tous ces gestes et tous ces échanges et ces achats qu'ils avaient l'habitude de faire. Donc il y a une vraie perturbation du quotidien pour le paiement des taxis, pour les commerces, pour tout un tas de choses. Par exemple pour passer les tourniquets du métro, tout est digitalisé, si il n'y a pas l'internet ça marche pas ou pour les grandes entreprises, lors de cette camusure en compte de Poutine en avril avec les grands patrons, le président de la principale organisation patronale a rappelé à Poutine que 40% des entreprises russes ne peuvent pas fonctionner sans la technologie du téléphone portable. Donc il y a une vraie inquiétude et un vrai mécontentement après tous ces blocages. Et comment le crème-là explique ses coupures? Alors officiellement c'est pour se protéger des attaques de drone et donc c'est pour des raisons sécuritaires. On sait que au-delà de ces raisons sécuritaires, il y a une vraie objective de contrôler l'internet. Alors justement tu as réalisé une enquête sur ces vélités du crème-là en matière de contrôle d'internet avec un projet baptisé RUNET, qui serait une version d'internet coupée du reste du monde, en fait, surveillée par l'Etat, est-ce que tu peux nous raconter un peu ce projet et d'où il le vient? Alors c'est une vraie tentative de mise sous cloche de l'internet qui ne date pas aujourd'hui, puisque c'est en 2019 que Poutine avait cherché à créer un internet souverain, le fameux RUNET, mais tout s'est accédé réé depuis 2022 et le début de la guerre. Techniquement cela passe par des boîtiers qui sont de branches directement dans les différentes attaques à un certain terrain des opérateurs et qui permet aux gendarmes de l'internet de contrôler et de bloquer. L'internet pourrait toujours fonctionner, mais ne pourrait fonctionner que pour certaines applications, que pour certains sites, d'où la mise en place de listes blanches et donc en ce moment ils sont en train de tester quartier par quartier, ville par ville, comme on bloquait internet tout en faisant marcher les sites qui sont sur ces listes blanches. Les sites autorisés et contrôlés par ce fameux boîtier, est-ce que les RUNES peuvent contourner la censure et est-ce qu'ils le font? On peut contourner la censure et on peut contourner ces blocages, on a y en AVPN, sauf que l'approche à un étap, ce sera peut-être le bloquer les AVPN. L'objectif est bien fixé déjà dans les textes par le crème là, le FSB, les ritiers du KGB dont poutine et l'humain issu, et c'est différent moyen pour le mettre en place. Pour le moment, ce n'est pas entièrement efficace puisque on peut toujours avoir accès au AVPN, les AVPN ne sont pas interdit. Techniquement, est-ce qu'ils auront le moyen de tout bloquer les AVPN? C'est un peu la grande question, certains espèrent à faire me croire, d'autres disent que ce n'est pas possible. En tout cas, il y a déjà beaucoup d'applications courantes dans Instagram, dont parlait l'influenceuse qui sont bloquées. Pour WhatsApp, pour Telegram, c'est bloqué, il faut avoir un VPN, sans VPN, on ne peut pas y accéder, alors les RUNES utilisent énormément WhatsApp et surtout Telegram. Et donc pour remplacer tout ça, a été créé une application officielle. C'est max, c'est donc pour repousser les RUNES à ne plus utiliser Telegram ou WhatsApp, les autorités obligent de plus en plus à utiliser max, qui est une application 100% russe, 100% FSB, parce que c'est contrôlé par les forces de sécurité. Et toutes les communications qui passent sur max sont susceptibles d'être interceptées par les services de sécurité, d'une grande méfiance de beaucoup de russes pour ne pas utiliser ce max. Donc on a un téléphone avec max, pour accéder aussi officiel et on a un téléphone, sur lequel on a un VPN pour accéder à tout le reste. Alors Benjamin, tu viens de nous décrire un système qui se verrouille de plus en plus en Russie, mais qui provoque des omais décrispations voire l'exasperation d'une partie de la population. Vladimir Poutine est au pouvoir depuis plus de 25 ans, dont 4 comme premier ministre pour faire mine de respecter la Constitution, et le 20 septembre prochain, il y a des élections législatives. On peut se demander si c'est un moment charnière important dans la conduite du pays, comment le président russe réagit-il à cette situation, est-ce qu'on le sent inquiets? Alors c'est communique qu'on ne peut pas ignorer le problème, lui Poutine apparaît moins, mais il apparaît dans des mises anciennes pré-specifiques. Et par exemple, en avril, on l'a vu dans un gymnase de Saint-Pétès-Baud avec des jeunes dans ceuse, en brasser une des jeunes dans ceceux, une séquence qui était bien télégueuse.
pour montrer que Poutine est là, bien vivant et proche du peuple. Ce que beaucoup d'analystes politologiques se disent, c'est que Poutine est le crème-là, un crème moins de protestations démocratiques libérales et un peu comme on l'a vu en 2011, après les fraudes électorales, qu'un coup de force des faucons du système qui voudrait aller plus loin et plus vite dans la guerre, après déjà plus de 4 ans de conflits, et plus loin aussi dans la répression, pour aller dans un système qui soit encore plus fermé et plus autoritaire. Et depuis des mois, on voit le FSB, donc le service fédéral de sécurité, ce que c'est le sort de KGB dont Poutine et lui-même est issu, qui est de plus en plus présent non seulement dans les décisions politiques, peut-être aussi militaires, mais aussi dans la vie de tous les jours, à l'école, avec de plus en plus de propagande dans les classes, dans la justice, et évidemment dans l'internel, puisque ce qui soit la manœuvre. Le système de crainte de rébellion interne finalement, est-ce que c'est la raison pour laquelle certains observateurs parlent d'une paranoïa croissante de Poutine? On voit de plus en plus de garde du corps, il y en a toujours eu beaucoup autour de la lumière Poutine, mais là, même le 9 mai, alors qu'il était dans une zone très sécurisée, il y avait des garde du corps toujours à un mètre de lui, donc selon certaines sources des services de renseignement européen, le crème-là craint une tentative d'attentat ou un coup l'état, donc il est encore plus protégé qu'avant. On le voit beaucoup moins à la télévision, on le voit beaucoup moins aussi, surtout, en déplacement en région, entre janvier et mars, les événements publics auxquels à participer le président, ont été environ 25 % moins nombreux, au cours du premier trimestre 2025. Et fait aussi important, chaque année, la Constitution oblige le président russe à faire un discours à la nation. C'est généralement au moins de mars, nous sommes au moins de juin, il n'y a toujours pas eu des discours à la nation cette année, et il n'y en avait déjà pas eu l'année dernière. Pour finir Benjamin, on évoque parfois cette sorte de contrat de tacite, passé entre le président et les russe, le peuple accepte les règles du crème-là, y compris la guerre et en échange le pouvoir, assure cette stabilité dont tu parlais tout à l'heure, notamment économique. Est-ce que le contrat connaît aujourd'hui de série COOTE-KANIF? Le contrat social entre Poutine et les russe a beaucoup évolué depuis 2003, mais là depuis le début de la guerre en 2022, c'était "On rentre la fierté aux russe, et en échange, je vous accepte la guerre et ses conséquences." Or, comme on l'a dit, les conséquences seront de plus en plus l'audre, et donc on sent dans la population et au sein des élites des tensions, des mécontentements, des incompréhensions, quelque chose qui ne tourne plus rond dans la belle mécanique qui permettait à Poutine de rester au pouvoir. D'où les questions qu'on peut se poser, est-ce que c'est pour ça que, en contrepartie, le FSB se montre de plus en plus présents et de plus en plus répressives dans la société russe, et sur le front extérieur, est-ce que c'est pour ça que les attaques militaires sont de plus en plus massives sur Kiev, par exemple, ce missile balistique au Réchnique-Lancie sur Kiev le 24 mai. Oui, et on peut ajouter les 41 missiles qui ont touché l'Ukraine le 2 juin, et aussi les provocations vers l'Europe, par exemple, ce drone russe, qui s'était crasé sur des habitations en Roumanie le 29 mai, comme si Vladimir Poutine testait les limites, Benjamin. On a vraiment l'impression qu'on est à un moment charnière où pour répondre à cette mauvaise passe, le Kremlin est tenté par l'escalade et par une suite en avant. Donc, on a vraiment l'impression que pour la première fois depuis le début de la guerre, en 2022, le système est bousculé dans ses certitudes et qu'il fait face à des menaces qui remettent en cause tout le système et sa survie et sa matien en pouvoir. Merci beaucoup Benjamin. Merci. Et pour suivre la situation en Russie, qui est très évolutive, on l'a compris, vous pouvez lire ou relire l'ensemble des articles et analyse de Benjamin Kénell. Sur le site le monde.fr, la rédaction suit également la situation en Ukraine avec un live dédié, mise à jour en temps réel à la même adresse. C'est la fin de cet épisode. Merci pour votre fidélité. A très bientôt.
Podcast Summary
Key Points:
Le discours de Vladimir Poutine le 9 mai 2024 a été inhabituellement court, contrastant avec les frappes récentes en Ukraine.
Le mécontentement en Russie monte en raison des conséquences de la guerre, de l'inflation et du contrôle accru d'Internet.
Les sondages officiels montrent une baisse de popularité de Poutine à 65,6 %, avec près d'un quart des Russes ne lui faisant pas confiance.
Des voix critiques émergent via des vidéos virales, des témoignages de soldats revenus du front, et des influenceurs comme Victoria Bonnea.
Le Kremlin teste un Internet souverain (RUNET) pour renforcer la censure, mais de nombreux Russes utilisent des VPN pour contourner les blocages.
Les élections législatives de septembre 2024 pourraient être un test pour le régime, avec des partis d'opposition contrôlés gagnant du terrain.
Summary:
Le 9 mai 2024, Vladimir Poutine a prononcé un discours triomphal mais bref de 8 minutes lors du défilé de la victoire, contrastant avec la violence des frappes récentes en Ukraine. Cette sobriété reflète les tensions croissantes en Russie, où la guerre s'invite dans le quotidien des citoyens, y compris dans des régions éloignées comme Saint-Pétersbourg, touchée par des drones. Le mécontentement populaire, mesuré par des sondages officiels, montre une popularité de Poutine à 65,6 %, en dessous de 70 %, et une défiance record d'un quart des Russes.
Des voix s'élèvent, comme celle de l'influenceuse Victoria Bonnea, qui critique depuis Monaco les inondations, le blocage d'Instagram, et la censure. Des vidéos virales dénoncent l'inflation, la confiscation du bétail, et la pollution écologique. Le documentaire "Les Revenants" de Novaya Gazeta, vu par 7 millions de Russes, expose la réalité brutale du front ukrainien.
Parallèlement, le Kremlin intensifie le contrôle d'Internet avec le projet RUNET, testant des coupures et des listes blanches, tandis que les Russes utilisent des VPN pour accéder à Telegram ou WhatsApp. L'économie de guerre, avec 40 % du budget fédéral alloué à la défense, creuse le déficit et alimente une inflation réelle de 10 à 20 %. Les élections législatives de septembre 2024 pourraient révéler une érosion du soutien au parti au pouvoir, malgré une opposition contrôlée.
FAQs
Les signes incluent une baisse de popularité de Poutine sous 70%, des vidéos virales protestant contre la vie quotidienne, et des témoignages de soldats revenus du front ukrainien.
Le Kremlin utilise des sondages officiels, mais les méthodes récentes (porte-à-porte) peuvent sous-estimer le mécontentement car les gens hésitent à critiquer ouvertement.
L'inflation officielle est de 6-7% mais perçue à 10-20%, le déficit budgétaire augmente, et 40% du budget fédéral est alloué à la défense.
Officiellement pour des raisons de sécurité face aux drones, mais en réalité pour contrôler l'accès à l'information et tester un Internet souverain (RUNET).
C'est un projet d'Internet souverain russe, contrôlé par l'État via des boîtiers, qui permet de bloquer des sites et applications tout en autorisant uniquement ceux sur une liste blanche.
Ils utilisent des VPN pour accéder à des applications bloquées comme Instagram, WhatsApp et Telegram, mais le Kremlin cherche à bloquer ces VPN.
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