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Pourquoi tu te lasses de TOUT si vite ? Avec Marie ROBERT

57m 2s

Pourquoi tu te lasses de TOUT si vite ? Avec Marie ROBERT

L'épisode de podcast explore la notion de désir, au-delà de sa dimension sexuelle, comme un mouvement vital qui nous pousse à agir. L'animateur exprime un sentiment actuel d'absence de désir et interroge l'impact des réseaux sociaux, qui, en saturant d'images, peuvent brouiller nos envies authentiques, créant tantôt de l'apathie (« à quoi bon »), tantôt des désirs artificiels impulsifs. La philosophe invitée, Marie Robert, définit le désir comme une tension physique vers un objet. Pour naviguer dans cette confusion, elle présente deux écoles de pensée antiques : les stoïciens, qui conseillent de se fixer sur sa volonté et ses objectifs avec discipline, et les épicuriens, qui proposent de catégoriser et d'équilibrer ses désirs entre plaisirs indispensables, naturels et vains pour une vie harmonieuse. L'échange souligne que ces questionnements sur le désir sont intemporels et que la philosophie offre des perspectives pour se réapproprier son élan vital face aux distractions modernes.

Transcription

10756 Words, 60623 Characters

French
En ce moment, j'ai plus une absence de désir. J'ai plus grand chose vers lequel j'ai envie de temps. Finalement, le bonheur. Qu'est-ce que c'est? C'est. La philosophie, c'est penser sa vie, vivre sa pensée. Le désir, c'est un mouvement. Quand on s'en presque à l'intérieur de nous, et c'est pour ça qu'il y a une dimension physique dans le désir. Un dépendamment du désir sexuel. J'ai l'impression que les réseaux sociaux ont modifié mon désir. On est en train de scroller sur notre canapé. Et tout d'un coup, on se dit, c'est indispensable, je le veux. Il y a les présires qui vont nous conduire à plus dans satisfaction. Alors si d'autres personnes se retrouvent dans la même étape d'absence de désir, qu'est-ce que la philosophie pourrait nous apporter? Et salut c'est ma jambe mouvement, bienvenue dans un nouvel épisode du podcast réaligné, le podcast qui vous aide à être plus aligné dans votre corps, dans votre tête, avec le monde qui vous entoure. Et aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'un thème un peu particulier, le désir. Le désir, celui qui nous pousse à faire des choses, à mener des actions, à rencontrer des gens, ou parfois à l'inverse l'absence de désir, que ce pastille quand je n'ai plus envie, plus envie de m'entraîner, plus envie de rencontrer des gens, plus envie d'avoir de nouveaux projets. La question du désir, ça fait quelques temps que je me la pose, et j'ai eu envie d'avoir des réponses du côté de la philosophie. J'écoute régulièrement le podcast "Philosophy, I sexy, de Marie Robert", et vous le savez peut-être, mais Marie et moi, nous sommes tous les deux en bassadeur chez SNCF Connect. Alors, c'est notre partenaire pour cet épisode où on s'est retrouvé. Sur la question du désir et sur la question du temps pour soi, est d'être capable de se retrouver, notamment quand ça ne va pas bien. Alors aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir Marie Robert, Marie, merci d'être là. Je vais te lancer dans un grand épisode, ou si tu pouvais nous donner une leçon philosophique sur le désir. Comment ça va Marie? Ça va très bien, merci. Alors, dis-moi, est-ce que tu es philosophe, prof de philosophie? Alors, j'ai une tendance à dire professeur de philosophie, puisque quand même la transmission est au cœur de ma vie. Marie, je dois te faire une petite confession, et peut-être pour les gens qui ne te connaissent pas, que tu aies été une de mes grandes sources d'inspiration quand j'ai décidé de lancer mon podcast. Et encore aujourd'hui, je continue à écouter ton podcast qui s'appelle "Philosophy, I sexy". Et c'est une grande fierté de t'accueillir ici aujourd'hui, et aujourd'hui, donc je voulais partager tes connaissances autour d'une notion qui me travaille en ce moment. Qui est celle du désir, mais non pas le désir sexuel, le désir d'accomplir, le désir d'avoir, le désir de se challenger, le désir de faire, et j'avais envie d'aller plus loin. Ce que j'aime beaucoup dans ton podcast, c'est dans ta façon d'apporter des réponses qui sont nuancées, qui sont organisées, qui sont parfois multifacettes, et je me suis dit, tiens, c'est marrant, le désir, c'est un sujet que tu n'as jamais abordé. Alors. Marie, je te lance là-dessus. Le désir aujourd'hui, qu'est-ce que tu as envie de nous apporter? Merci pour cette magnifique introduction, et surtout pour cette question sublime, parce qu'effectivement, le désir est une notion fascinante. Alors d'abord, première chose, qu'est-ce que celle désire? Parce que c'est un mot, je crois qu'on a tous en tête, et tu fais bien de dégager le désir de sa dimension sexuelle ou souvent, on a souci le mot à cette coloration, alors qu'en fait, le désir est beaucoup plus vaste que ça. D'ailleurs, d'un point de vue, je dirais, définitionnel, c'est être tendu vers quelque chose. Donc, ça va mieux, parce qu'il y a l'image du mouvement, précisément. Le désir, c'est un mouvement, et on la touche ressenti quand on a, quand on s'en presque à l'intérieur de nous, et c'est pour ça qu'il y a une dimension physique dans le désir, un dépendamment du désir sexuel. Tout nos autres désires sont aussi physiques, quand on a envie de choses aussi triviales que manger une Madeleine au chocolat, ou faire un nouveau projet, ou aller, je ne sais pas, visiter un endroit, ça reste du désir qui nous anime dans le corps, à l'intérieur du corps, être tendu vers. Donc, littéralement, le désir, c'est ça, et c'est tout de même très beau, puisque c'est aussi à travers le désir, qu'on se sent vivant, puisque précisément, ça vient à l'intérieur de nous, ça nous projette, et donc, deux se mouvements à l'intérieur du corps vont découler un certain nombre d'actions. Réservez un billet train, allez, à la boulangerie, et ainsi de suite. La question centrale pour moi, en ce moment, c'est que j'ai l'impression, et peut-être que je me trompe, tu sais, je suis beaucoup sur les réseaux sociaux, malheureusement, parfois en tant de créateurs, mais aussi en tant de consommateurs, et j'ai l'impression que les réseaux sociaux tu m'ont propre désir, de voir sans cesse d'autres personnes à souvrir les lurs parfois les miens déguisés, en ayant une forme de course pour suite des nouvelles choses à faire, que ça tu l'es mis. Par exemple, si j'ai envie de dessiner, mais que je vois quelqu'un dessine beaucoup mieux que moi, je vais me dire à quoi bon. Quand j'ai envie de voyager, mais que je vois quelqu'un qui est déjà allé dans la destination dans laquelle je veux faire des photos beaucoup plus belles que celles que je ne pourrais jamais prendre, à quoi bon, je vais aller plus loin, même sur pour le coup, le désir un peu plus sexuel, le plaisir d'attractions, de voir parfois des physiques qui rendent dans mes stadards de beauté beaucoup plus beau que ceux que je peux côtoyer au quotidien, parfois me questionne sur ceux à quoi j'aspire, ou même parfois sur des désirs de calme. Et j'ai l'impression que les réseaux sociaux ont modifié mon désir et ma boucle seule du désir. Est-ce que c'est possible? Alors, c'est une question extrêmement juste. Là, je viens de te donner la définition globale. Et quand on ne coûte cette définition, on a tous envie d'avoir des désirs, on se dit c'est merveilleux. Le seul problème est que tu le décrises très bien. C'est qu'on vit dans un contexte, alors aujourd'hui particulièrement, mais ça a déjà été le cas dans l'histoire de la pensée, on vit dans un contexte où on a plein d'images. Et du coup, ce mouvement qu'on sent à l'intérieur de nous et qui pourrait être complètement naturel vient être troublé par toutes les images qu'on a. Et évidemment, à l'heure des réseaux sociaux, des images on en a plein. Alors, tu décris le "acquabon". Alors, c'est ce que ça peut provoquer, effectivement, quand on voit une situation, on se dit "acquabon, allez, faire ce voyage, parce que moi, je vais faire des photos moins bien". Mais il y a aussi le "ah", j'ai trop envie de ça, alors que peut-être que pas du tout, c'est juste parce que tout d'un coup, et on la quand même, je pense, tous vécues, on est en train de scroller sur notre canapé, on n'avait jamais pensé à cet objet, ce voyage, cette pratique, cette destination, peu importe la catégorie, et tout d'un coup, on se dit "ah, c'est indispensable, je le veux". Donc, toute cette accès, toute cette somme d'images vient troubler la boussole, c'est pour ça que j'aime cette expression, ce ressenti, en fait, du désirant nous. Tantés-ci bien qu'on en a plein et qu'à force d'en avoir plein, on se sent complètement vide. Et pour un peu comprendre, comment se orienter là-dedans et un philosophe qui n'avait pas de réseau sociaux, je veux dire, à tout de suite, c'est Platon, qui donne une image qui me semble très intéressante. Il imagine que l'individu heureux qui va bien, c'est un tonneau plein. Imaginez pas la plus glamour du monde, mais en moins, imaginons l'imaginer. On est des tonneaux plein. Et quand on ne se sent pas très bien, qu'on est un peu triste, on nous sommes des tonneaux vides. Jusque là, tout va bien. Donc, le tonneau plein, c'est quand on est satisfait, quand tout nos désirs sont satisfaits. Sauf que Platon dit, "Bah oui, mais en fait, dans la vie, au quotidien, on ne peut pas être des tonneaux plein." Nous sommes des tonneaux percés. Ça veut dire qu'on a un petit trou dans le tonneau et qu'on se vide continuellement. Et donc, on passe notre temps à remplir de nouveaux désirs, remplir, remplir. Et je donne l'exemple hyper trivial et remplacer le par. On peut le remplacer parce qu'on veut de. "OK, j'ai mangé ma madlaine au chocolat, mais maintenant je veux autre chose." "OK, je suis allé faire ce voyage là, mais en fait, bon, maintenant, c'est fait, je les cochige, je veux autre chose." Et en fait, notre tonneau, il se vide continuellement et un désir chasse l'autre, un désir chasse l'autre, un désir chasse l'autre, et en fait, c'était puissant. Et ce qu'on décrit sur les réseaux sociaux, c'est que ça accentue ce phénomène puisque non seulement. Alors, il y a l'histoire de "Qu'est-ce que je fais de mes véritables désirs?" Et comment j'arrive à les rendre un peu plus durables? Mais en plus de tout, j'en crée 150 000 autres que j'avais pas. Et au fur et à mesure, c'est pas seulement qu'on ait des tonneaux persé et peut-être que t'as déjà eu cette sensation, plus encore que ce aquabond, c'est sentir un peu vide existentiellement. Alors, le mot peut sembler fort, mais c'est ce côté, où tout un coup, à force de tout désirer, je désire plus rien. Je sais plus où je suis, et je ne sais plus qui je suis parce que ce désir, qui était ce mouvement tendu, être tendu vers quelque chose qu'on veut vraiment, on n'arrive plus à le retrouver, tout se floue, tout devient. tout devient complètement disvu, et donc finalement, c'est une sensation extrêmement désagréable. Marie, je vais faire une petite discrétion quand je t'entends par les mains. J'ai l'impression que collectivement, sociétalement, on en est beaucoup à ça aujourd'hui. Est-ce que c'est. tout à cause des réseaux sociaux, est-ce que c'est déjà arrivé dans l'histoire de l'humanitaire? Ce que j'aime beaucoup, et peut-être que certains se demandent pourquoi je t'inviterais, c'est que je suis un stade de ma vie, où j'ai souvent trouvé des bonnes réponses du côté du développement personnel, et y compris du développement personnel qu'on peut voir sur les réseaux sociaux, et comme je te l'avais dit, en préparant l'interview, je trouve que parfois, le développement personnel peut finalement être juste une coquille assez vide. Et quand je me suis penché sur la philosophie, ça m'arrassurait sur deux points, un platon, il n'a pas vécu les réseaux sociaux, il a théorisé des grandes questions et des éléments de réponse qui sont encore valables aujourd'hui. Là où je trouve que la philosophie ne cherche pas forcément à porter des réponses, mais à aller au cœur de la question. Je dis grèce un petit peu, comme je l'avais dit, mais c'est pour ça que ça me tenait à cœur de me tourner vers toi, et vers la philosophie, pour me dire, est-ce que, ce qu'on traverse aujourd'hui, collectivement, il y a une forme de raison, et est-ce que, il y a une fois, de sortie. Alors oui, je te rassure, bien sûr, qu'il y a une forme de raison. Ce que tu dis sur le développement personnel, il y a du bon développement personnel, il y a des choses pertinentes et tout ce qui nous développe personnellement est une bonne chose. Simplement, la différence et on va en venir là avec la philosophie, c'est que la philosophie va pas te donner une méthode, mais va mettre le doigt sur notre complexité. Or, et là, il y a quand même une perspective rassurante, le désir typiquement, pourquoi tu es en parle parce que c'est déjà quelque chose de compliqué à l'époque même de l'antiquité. Et en fait, ça fait partie de ces gens de notions qui vont traverser toute l'histoire de la pensée parce que tout de même vivre, c'est aussi articuler ces désirs. Et ce qu'on appelle les grandes écoles de la SAGS, c'est plutôt dans l'antiquité, vont presque donner des modes d'emploi sur comment vivre, comment. Ils auraient pu sortir des livres, comment bien vivre ou un poste en cas, comment bien vivre ces désirs. Il y a deux grandes écoles de la SAGS antique qui sont les épicuriennes et les stoïsciens qui vont proposer des réponses extrêmement. Je dirais clé en main. Et pour le coup, c'est pas une méthode qu'on peut trouver dans les flops empersonnels, le genre "lève-toi à telleur", écrit dans ton carnet de gratitude, etc. Mais qui sont quand même des manières de vivre. C'est pas du tout de la filo. Un peu hélétiste, on peut en fermer très abstraite, c'est de la philosophie très concrète. Donc d'un côté, les stoïsciens pour répondre à cette question des désirs vont dire, bon bah c'est très simple, il faut rester fixé sur sa volonté. C'est comme l'archet qui va tendre son arque vers une cible, on met à distance puisque les désirs, c'est toujours ce qui trouve, ça vient de roubler ta raison. Donc tu les mette côté et seule compte ta volonté. Alors je ne sais pas si tu es sous-scrit. Et en fait, c'est une manière de dire ce qui nous rend heureux, c'est de rester sur la droite ligne de nos objectifs visés. Ça peut paraître un peu dur comme réflexion, mais en même temps c'est très pertinente. Et quand les piquetettes, qui est notamment un des grands représentants du stoïsisme, le dit bien sûr que ça peut paraître surtout dans un monde comme aujourd'hui extrêmement aride. Et pour autant, je suis sûr qu'on la touche déjà vécue. Quand tu as quelque chose à faire, alors prenez un exemple trivial, je ne sais pas, tu dois aller déjeuner chez ta grand-mère dimanche midi. Des fatigués, t'as pas envie, tu veux profiter de ton dimanche, t'avais prévu des trucs. Bon, voilà ton désir, il n'est vraiment pas d'aller manger chez ta grand-mère. Et pour autant, en le faisant, en ni à l'on, même si ça suppose un effort, même si tu vas te priver peut-être d'autres loisirs, et bien, je suis convaincu que t'en sort avec une certaine forme de satisfaction, une certaine forme de fierté, d'avoir été à ta juste place, d'avoir été au bon endroit. Et peut-être que les sportifs qui t'écoutent ont aussi parfois cette sensation là. Je veux dire, on dirait jamais un entraînement. Bon, alors peut-être qu'effectivement sur le cou, il pleutait dans la boue, t'as pas du tout envie d'aller courir, et pour autant, tu es à ta juste place. Il y a une forme de discipline. Oui, il y a une spécifique. Oh, complètement. C'est l'école de l'ul. Je t'ai même de l'ultra discipline. Avec ses limites, évidemment, et on y reviendra, il y a peut-être une autre manière de l'aborder. Mais qui, en tout cas, à certains moments de vie, peut-être nous permettre de trouver une porte de sortie, c'est-à-dire de se dire le désir, bien souvent, nous troublent. Bon, je vais rester sur mon cadre. Et adaptons-le à notre vie quotidienne aujourd'hui. Tu vois, quand justement, tu te sens, et je pense beaucoup aux adolescents, tu vois, parfois trop pris par les réseaux sociaux, il y a trop de trucs dans tous les sens. Tu sais plus exactement quitter, construis un cadre de vie. Et tant que tu n'étais pas un peu retrouvé, tu vois, en créer réaligné sur ton chemin, ça peut permettre de négocier le virage que de rester dans son cadre. Il n'y a pas une forme de paradoxe. Aujourd'hui, d'arriver un état de société en 2016 pour se retourner sur des grands courants de pensées qui d'adilla 2000 ans, 3000 ans. Paradox, c'est en même temps c'est magnifique, c'est-à-dire que c'est aussi la continuité de l'humanité. Tu sais, ce qu'on n'est pas grand chose à l'échelle de l'humanité. Et c'est ça aussi. Je trouve ça presque attendreissant de se dire qu'au fond vivre, c'est toujours se poser cette question-là. Donc là, courant des stoïciens et puis de l'autre côté, il y a le courant des épicuriens. Alors là, je mets le haut-là parce que dès qu'on entend le mot épicure, on a l'impression que c'est la grosse déglingue et qu'on va tous faire "oh, je suis épicurien, je peux faire ce que je veux". Alors, c'est un petit peu plus raisonnable que l'image qu'on en a eu et la traduction qu'on en a eu dans la vie courante, simplement à la différence des stoïciens qui ont la vue sont assez raides, les épicuriens vont proposer plutôt d'articuler un peu nos désirs. Alors, c'est-à-dire de presque les trier. Et j'aime bien cet approche qui me paraît un peu plus nuancée et un peu plus accessible dans notre vie quotidienne. En fait, le parti pris des épicuriens, c'est-à-dire, il y a plein de types de désirs qui s'accorde avec plein de types de plaisir. Il y a des choses totalement indispensables, donc boire, manger, considère même la mythie comme un plaisir indispensable. Enfin la mythie, la vie sociale, comme un vrai plaisir, il y a les plaisirs qui sont plus superficiels, mais néanmoins on peut en avoir et c'est très bien, il y a les plaisirs qui vont nous conduire à plus d'un satisfaction, notamment par exemple pour eux le pouvoir et cette catégorie plaisir. Donc on est content d'avoir du pouvoir et en même temps, c'est toujours complexe. Et la proposition épicurienne pour la résumé très très brièvement, c'est un peu d'articuler tout ça. C'est-à-dire de pas laisser dévorer en ayant que des plaisirs qui, en fait, nous amènent à cette histoire de, en fait, je suis éternellement un satisfait, mais c'est d'articuler, dans une vie plutôt harmonieuse, voilà, nos différents types, nos différents types de plaisir, ce qui nous permettent de vivre raisonnablement. Et toujours en gardant en tête que le plus important, alors il le formule réparant cette terre, mais je ne veux pas trahir la pensée, mais c'est justement de se sentir un peu pralinier, tu vois. Et quand on pense notre journée en se disant "ok, je me suis fait plaisir sur ça", et puis sur ça, mais quand même, je ne suis pas allé trop loin, j'ai pas été trop d'inpects. Il n'y a pas ce truc qui te brûle, qui te dévorent, ou à la fin tu te dis "ok, j'ai satisfaits, mais en fait ça me donne une image de moi-même extrêmement négative, tu vois. Il y a cet équilibre-là, c'est appel à l'équilibre. Et donc je trouve ça assez intéressant parfois, toujours en prenant l'exemple, on est à des moments, on s'en peut troubler un peu vite, de se dire "tiens", et si je faisais une espèce de cartographie de mes désirs. Lesquelles viennent vraiment de moi, lesquelles viennent, tu vois, d'autres choses, est-ce que ceux-là, ils sont indispensables, est-ce que ceux-là le sont moins donc proposés une sorte de cartographie. Donc tu vois ces deux exemples, on a deux écoles, voilà, l'estos ici, les épicurien qui vont répondre à cette question du désir. Evidemment, dans l'histoire de la pensée, d'autres individus, ils ont répondu, je suis à notamment, et tu vois toujours cette idée de boussole, je donne quelques-quels-quels-quels-quels-quels-quels-quels-qu'elles regardent, mais, y a ce pinozar qui lui va pas parler directement du désir, mais va plus parler de. Il a une formule qui peut paraître un peu étonnante, mais que je trouve très belle, de dire "l'important c'est de percevérer dans notre être". Et qu'est-ce que ça veut dire? Ça voudrait dire que dans la vie, il y a des choses qui nous agrandissent, et il y a des choses qui nous rapidesissent. Voilà comment je pourrais le réduire. Il y a des choses où on s'encte, ça nous augmente, et il y a des choses, on s'encte à nous diminuer. Et c'est comme ça pour tout, pour certaines activités où on les faits, mais, en fait, à la fin, on s'enmal, des gens qu'on voit, et en fait, non, mais c'est terrible. Et puis, parfois, pourtant, on peut même mettre des amis, je pense que c'est des situations qui sont troublantes, mais c'est vrai, on va boire un café avec quelqu'un, parce qu'on a l'habitude, parce que ça fait 20 ans qu'on se connaît, et en fait, à chaque fois qu'on sort de ce café, ben, on ne sent pas forcément bien, on se sent diminuer. Voilà, bon, bah là, typiquement, il est temps de se poser la question. Donc pour Spinoza, il y a cette idée d'observer, qu'est-ce qui nous diminue, qu'est-ce qui nous élève, qu'est-ce qui nous fait persévérer dans ce qu'on est, dans notre être, et qu'est-ce qui fait l'inverse? Et là, c'est une forme de boussole aussi. Donc, ce que je trouve fort, c'est que la philosophie, en fait, va pas nous donner une réponse toutefaite sur le désir en disant, alors, ce désir c'est mal, c'est pas dogmatique, ce désir est bien, mais va plus nous proposer d'aller prendre un temps d'interrospection. Ça te va bien, ça prend de temps. Prendre un temps d'interrospection. Ce moment, on va un peu, je dirais, mettre les mains dans le Camboui, le Lumin, c'est pas mal. Si je me trompe pas Marie, c'est un peu une départie des introdes dans le podcast, c'est ce que j'aime beaucoup, c'est que tu prends le temps de faire le tour des questions, sans une approche dogmatique, j'aime beaucoup, à quel point tu sors de part la philosophie, des approches de réponse qui évoluent avec le temps. Je m'en rappelle d'un épisode sur la culpabilité, je vous le mettrais en description, qui a vraiment littéralement changé de ma vie, je suis une machine à culpabilité, et ça m'a fait énormément de bien de t'écouter par les vidéos sur cet épisode pour voir que d'autres personnes y avaient pensées et d'autres personnes l'acceptaient, la tolérée, et que ce n'était pas forcément une donnée à écarté. Quand je t'entends parler Marie, j'ai l'impression qu'aujourd'hui on va y cesser nos désirs comme boussole vers notre bonheur. Est-ce que pour pouvoir être heureux, il faudrait remplir une déteste cette expression, une bucket list de choses à faire et donc de désir à assouvir. Mais la réalité, c'est que ça nous est tous déjà arrivé de faire des choses et de ne pas être plus. plus heureux. Alors on peut être heureux sur un court terme, puis finalement si habitué, je pense notamment aux sportifs qui, à un moment donné, s'était dit, je ferai quatre heures sur un marathon, mais finalement demain vont avoir besoin de faire trois heures 30, qui a d'autres personnes, c'est-à-dire, moi à 20 ans, je faisais X kilo sur la balance. Je suis malheureux aujourd'hui et je serais de nouveau heureux quand je ferai X kilo sur la balance, et que une fois qu'il latigne ou qu'il ne latigne pas, ne sont pas heureux. Donc ma question finalement philosophique, est-ce que cette recherche du désir, cette asouvissement du désir, est liée à notre bonheur? Alors justement toute la problématique, c'est que quand on croit que ce sont nos désirs, la réalisation de nos désirs qui vont nous rendre heureux, c'est une perspective qui est assez dangereuse finalement, parce que comme tu le décris, ça peut nous rendre heureux temporairement, c'est-à-dire que effectivement, quand on a prévu de faire quatre heures pour une course, on s'est entraîné, on la voulu donc là on n'est pas dans quelque chose, dans des irks à partir aux autres, on est vraiment dans quelque chose qu'on a construit avec tous les efforts que ça représente, néanmoins ce que tu décris, parfois la réalisation de ce désir est pas à la hauteur de ce qu'on imaginait, parce qu'on a toujours l'impression que c'est ça qui va, on associe la réalisation du désir, égal bonheur. Sauf que le bonheur, c'est comme si c'était autre chose, une autre catégorie, le bonheur, donc c'est pas ce tonoplin finalement, en philosophie, évidemment énormément d'auteurs et on répondu alors, t'as des auteurs qui comme candid vont dire, c'est un idéal de l'imagination, donc en fait. - Une existe, une existe pas, c'est quelque chose qu'on poursuit, en fait c'est un idéal de l'imagination mais en fait bon alors, c'est une perspective, un chouillatre pessimiste pour moi, donc je vous laisse soumettre pour ceux qui, voilà, non, moi je préfère encore une fois revenir à cette définition qui complète la vision que je vous ai donné des épicureans qui vont dire finalement le bonheur, qu'est-ce que c'est? C'est la paix du corps et la paix de l'esprit. Et je crois que c'est une image que j'adore et j'aimerais presque qu'on s'arrête en instant, faut imaginer ce que ça veut dire, la paix du corps, c'est ce moment où, ben tu sens que t'as pas trop de douleur, mais ton chépa, voilà, t'as fait ta séance de sport, t'as pris ta douche, tu te poses sur ton lit, t'es bien. Il n'y a pas de. c'est pas un état particulier, c'est pas un état d'excitation, c'est juste ce bien. Paix du corps et paix de l'esprit, ça veut pas dire qu'on a éliminé tous les tourments du monde entier, de l'existence, de toute la société, c'est juste que là temporairement, au moment où on se parle, ça va, tout est à peu près, ok. Et bien ça, ça peut être une définition du bonheur. Et en fait, je trouve que ça a quelque chose de presque révolutionnaire dans les sociétés dans laquelle on dit, c'est très appaisant, se dire peut-être que le bonheur, c'est ça et c'est pas juste ça, c'est pas ce petit bonheur en fait, c'est immense de se dire, paix du corps, paix de l'esprit. Et je pense que dans une traduction aujourd'hui, où on travaille beaucoup sur le système nerveux, etc., ce qui n'était évidemment pas l'approche des épicuriennes, on dirait que c'est ressentir cet état de sécurité. Tu vois, sans doute qu'on la associerait à cet état de sécurité intérieure, ou là, ok ça va, en fait, tu vois, je. mais pour le réaliser, et ça, c'est une de mes autres obsessions, mais c'est une dimension importante, encore faut-il prendre le temps, même deux minutes de le réaliser. La problématique, c'est pas qu'on y accède pas, parce qu'en fait, on est nombreux, alors certes, chanceux, parce qu'il y a plein de gens qui sont dans des situations éphysiques et psychiques vraiment difficiles, mais néanmoins, on est beaucoup à pouvoir, même dans une journée difficile, à voir ce moment de paix du corps et de l'esprit. Mais il faut prendre le temps de le réaliser, de le mesurer et du coup de le conceptualiser aussi. Et pour ce faire, bien bien sûr, qu'il faut un petit moment de ce fameux pâte côté qui est mon cheval de bataille parce que je crois que il est au coeur d'un bien-vivre. Tu vois, c'est pas juste faire un pâte côté pour se regarder le lombril. C'est juste que si deux temps en temps, on était capable de dire, non, mais en fait, bah voilà, je suis bien, sans doute que. - Non point de vue, général, on est rameilleux. - Ce que tu me dis, ça m'évoque trois choses. Alors, la première, je crois que c'est. C'est Charles Pépin qui disait, le bonheur, c'est avant tout l'absence de malheur. Et je trouve que c'est aussi très très juste qui rejoins tout à fait. - Complètement. - La deuxième, je suis désolé, mais est-ce que dans mes désirs, j'ai le droit d'être un petit peu beau et de dire à une preuve de filo, moi à chaque fois que tu dis "la paix du corps", ça me fait toujours un peu rire. Parce que je tiens remplacé une seule lettre et le paix du corps, je sais pas si c'est le bonheur, mais moi ça me fait rire. - Le bonheur participe totalement l'humour, le rire, et c'est marrant parce que le rire, je n'ai pas dû tout parler, mais un vrai levier, en fait, de provoquer en fait du bonheur et une dimension qu'on n'a pas évoqué, mais du bonheur partageait. - Oui. Donc tu vois, on est au bon endroit. - J'ai écouté, qui m'a fait aussi beaucoup de bien. Je l'ai écouté il y a trois jours, ton épisode sur le rire. Tu, tu, tu, tu es trois classifications sur le rire, et il y en avait une troisième qui était celle que tu préfères, qui est celle aussi que je préfère. J'ai pu le terme exact, je veux bien couper la tuymester, celle où on s'autoriseraire de l'incomfort, de nous-mêmes et des autres. - Complètement. Mais bon, c'est le rire de la dérision, et c'est le rire de ce moment où tout d'un coup, bon pareil, je pense qu'on a tous traversés, tout est très solanelle, très sérieux, et puis tout d'un coup, je n'ai pas un truc qui tombe. Et là, c'est comme un éclat dans le réel, en fait, qui vient nous ramener à notre vie, à notre évident, à la triste est à notre condition, mais en même temps, qui vient ramener ce, oui, c'est pour ça que je parle beaucoup de déclar, en fait, qui vient mettre en perspective la scène du autre manière. Quelle plaisir pour le coup et qu'elle bonheur d'avoir accès à ça. Mais tu vois le point commun, entre ce qu'on vient de se dire, précédemment, est-ce qu'on se dit là? - Ben, encore une fois, c'est comme un pâte côté. Que vient provoquer le rire? Et tu vois, c'est quand t'es ados, t'es dans un cours, c'est hyper sérieux, il y a un fourrir, où souvent, dans un moment tragique d'une série monnaie, tout d'un coup, il y a un fourrir, c'est ce rapport au temps qui devient différent. C'est ce moment de pâte côté, qui t'oblige à voir différemment. Et que ce soit le "je regarde ma journée pourrie", mais en fait, je suis bien pâte côté, j'ai clat de rire dans une situation où je n'aurais pas de rire, pâte côté. Donc finalement, je dirais que dans les deux cas, et peut-être que c'est notre sujet au fond, c'est comment je ramène de la conscience? - C'était épisode, je vous mettrai en description, qui était très intéressant, parce que tu disais aussi qu'il y avait une forme d'éducation, au fait que c'était pas bien rire à une époque, c'était mal perçu. C'était à contrer le diable, on pensait que c'était le diable qui s'en cheltera quand on riait. - Et donc, c'est fait que c'est mal vu. Je trouve que dans notre société aujourd'hui où c'est plus difficile de rire, je trouve qu'il y a certaines personnes avec qui ça nous fait du bien de rire. Il y avait une troisième chose qui m'a été évoquée quand tu parlais. C'est Alban Ivanov qui disait ça, où il était interviewé à quel moment est-ce qu'on se considère riche? Il disait, "moi mon père, il n'a pas grandi avec grand chose, il m'a dit la chose suivante, il m'a dit, si jamais t'as de quoi te payer un café en terrasse, alors tu es riche." - Magnifique des vénitions. - Et je la trouve très très belle. Elle s'applique à la riche et au bonheur, je trouve à partir où t'as de quoi te prendre un café en terrasse, c'est que t'es riche. Bien sûr, c'est pas le prix qu'on paye, c'est le temps, c'est savoir un café et c'est cette prise de conscience de. En fait, si je suis là et maintenant, j'ai le droit d'être heureux. Tu me parlais du temps pour soi, et d'un trospection, j'aime bien ta réponse, mais si je dois te challenger, elle est un peu vague, qu'est-ce que je dois en faire de ce temps d'un trospection? Comment est-ce que je fais pour le développer pour le prendre? - Je dirais que c'est beaucoup plus concret que le terme introspection peut être un peu vertigineux, - C'est ça. -. peut sembler un peu effrayant. - Je crois que ce que je nomme, en tout cas l'introspection, et même ce temps pour soi, c'est pas, je vais aller me réserver un massage ou pas du tout, ça peut être. C'est temps d'introspection, ça peut être en prenant sa douche ou en coupant des carottes. Ça peut être trois minutes dans une journée où évidemment beaucoup plus, quand je sais pas, on va faire une ballade, c'est juste ce moment où. Et c'est pour ça que je le décris comme un moment de recul, tiens, je regarde. Je regarde les choses autour de moi. Est-ce que là j'ai aimé ma réaction? Est-ce que là, ce que j'ai lu? Je suis vraiment en accord, je ne sais pas, avec telle ou telle article que j'ai hâte de lire. Est-ce que c'était ça que je voulais? Est-ce que vraiment j'ai envie d'aller à se dîner? Est-ce que c'est ce moment où on va s'interroger? Et c'est pour ça que je dis, c'est ramener de la conscience, c'est-à-dire que 80 % de ce que nous fais, on est en pilote automatique et tant mieux. Parce que sinon, on avancerait pas beaucoup. Donc on ne va pas interroger tout ce qu'on fait. Mais de temps en temps, avoir ce recul de se dire mais, attend, en fait, j'ai toujours mangé tel aliment. Mais en fait, je ne me sens pas super bien. Après l'avoir mangé, peut-être que je peux en changer. Il y a quelque chose, une pensée vraiment très très forte et autant j'ai fait passer compte pour quelqu'un d'extrèmement des primans sur Hollywood. - Sur le bonheur, comme idéal d'imagination. Là, je vais présenter quelque chose qui me semble vraiment pertinent. Quand dans un texte qui s'appelle "Qu'est-ce que les lumières", alors il veut répondre à "Qu'est-ce que la philosophie des lumières", il répond par une formule qui est latine où il dit "saperrer à ouder". Ause pensée par toi. même. Alors moi je me méfie de ce genre de phrase où on a l'impression qu'on peut la mettre sur un t-shirt. C'est excellent, c'est-à-dire que ça fait tellement bien sur un t-shirt ou des haussement sépars. Je regarde la voyage pour pas dire tout à fait, on le voit. Simplement quand on interroge un peu quand on regarde un peu ce qui veut dire par là, ce haussement sépars toi-même, c'est hausse ne pas te fier aux idées reçues, hausse ne pas te fier à ce que tu crois être totalement établi, mais post-toi la question et c'est notre devoir pour lui, c'est quelque chose vraiment de voir en tant comme, de réfléchir, ok, est-ce que je suis d'accord, est-ce que ça me convient, est-ce que c'est cohérent, est-ce que c'est pour moi. Donc je vais étirer la pensée de canterale un peu plus loin quand tu me pardonneras j'espère, c'est comme faire une sorte de check-up interne et de se dire tiens. Est-ce que je suis ok avec mon boulot, mon couple, mes amitiers, ma pratique sportive, peu importe le sujet, est-ce que ça me va, est-ce que ça me rend justement, est-ce que je me sens à l'aise avec tout ce que j'ai autour de moi. Et je dirais que il faut de l'audace pour je poser cette question là. C'est pas toujours confortable, tu vois ce que je veux dire, c'est pas toujours très agréable parce qu'il y a trois chemins qui peuvent se dessiner, soit je confirme, bah oui j'adore, j'adore ma vie, j'adore mon métier, j'adore mon spy, on a le droit, et c'est merveilleux, et plus que le droit, je dirais qu'elle sensation agréable de se dire, bah oui je suis au bon endroit, en fait, dans mes relations, dans mon boulot, dans ce que, dans ce à quoi j'appartiens, je suis au bon endroit. Donc on confirme. Deuxième possibilité, on ajuste. Ben peut-être que y a deux, trois choses à changer, peut-être que, bah je dois arrêter, voilà, peut-être que cette personne-là, je dois l'avoir à d'autres moments, peut-être que mon travail, je dois changer, peut-être de poste, ou pas forcément quitter ma boîte, mais évoluer. Donc l'ajustement, confirmation, ajustement, et la troisième voix, bah changer, et c'est pas toujours agréable, et c'est pas toujours simple. Mais quand on apprit le temps, y penser, ça devient souvent une évidence où on peut pas en faire l'économie, en fait, quand on a vraiment réfléchi. Et ce que j'aime bien, c'est que cette définition de l'audace, elle est radicalement différente de ce qu'on pense habituellement, qu'elle audace genre "ouhouh", je saute les yeux fermés, je fais un truc un peu fou-fouh, cette audace. C'est une audace introspective. Oui, et justement, comment on y parvient, bah on se prend en 5 minutes, et franchement, je dis, quand je dis, et j'insiste sur ce point, on réfléchit au lieu d'être sous la douche, on se disant "ouh ouais, je vais prendre mon champ pour un tir, après faut que je fasse ça", et puis faudrait que j'appelle un tel, où on est en train de juste se nourrir d'images, non, prenons, même 5 minutes dans une journée pour se dire "ok, est-ce que je fais à ma juste place". Alors le parallèle est parfait, tu le sais, bah vous le savez peut-être que aujourd'hui, on est tous les deux en bassadeur avec Marie-Obert de SNCF Connect, c'est grâce à notre partenaire qu'on a pu organiser cette rencontre. Moi, le train était un grand changement dans la gêne. J'allais te le dire, j'allais dire un trin pour l'introspection, c'est merveilleux. Y'a un truc que, au tout départ, quand je prenais le train, je prenais le train pour remplir, aujourd'hui, je prends le train pour vider. Gamma, j'avais pas de choix, j'avais pas de distraction, et j'ai des très très beaux souvenirs de moi, la tête collée contre la vie, contrairement au bus, ou ta la tête qui t'a pas un peu, j'ai pas dit, c'est très bon, je prends la force épilosophique. Mais dans le train où t'as des beaux paysages, et tu réfléchis, et aujourd'hui, le train met énormément à cet end-introspection. Complètement, et surtout, c'est un espace à part, alors même si évidemment, t'inquiètes à où tu fies, tu peux travailler, mais ce côté où spatialement, on est dans un lieu différent, on est pas pris, on est mobile, mais dans une forme d'immobilité, de nous-mêmes, c'est l'endroit parfait pour noter, pour regarder, pour voir des filets. Et l'interpétition, c'est pas autre chose que ça, moi, je ne suis pas du tout dans un truc où je dis, il faut se mettre en posture de méditation, pour penser non, c'est juste en fait avoir un espace, et le train, et l'incarnation de ça, un espace où tu peux souffler, où tu sais que tu vas arriver à destination, donc t'as pas d'autres choses à faire que te retrouver, en fait. C'est un peu un rendez-vous avec soi. Quand on prend le train seul, c'est un rendez-vous avec soi. Donc SNCF connecte, c'est l'application qui vous permet de prendre directement vos biais, de les modifier, de les annuner, c'est hyper pratique et en trois clics, ça nous permet justement d'avoir ça. Donc si jamais en ce moment, vous avez un désir de voyage, seul ou à plusieurs, évidemment, pensez à prendre SNCF connecte à l'utiliser, pour voir le train entrement et puis pour profiter du voyage, pour se tendre un trospection. Et surtout, ce que je trouve bien fait sur l'application qui réunie vraiment, enfin, moi, ça marque, pour moi, je suis un peu une obsessionnelle de l'organisation, donc autant de déjeu. - Tu as remis la plante quand on sait. - Oui. - L'habitude c'était ton nom? - Oui, j'ai une petite pensée structure. On l'a compris. - Mais vraiment, c'était de deux centimètres, tu dis, d'accord? Ok Marie. - Donc moi, qui aime bien l'organisation, ce que j'aime dans l'application, c'est que tu vois justement, tu peux voir t'étragé. Et je trouve que tu vois dans ce qu'on désait sur être tendu vers quelque chose, tu peux te dire, "J'ai serrant des vous", alors soit parce que j'ai réservé un trajet où je sais que je vais voyager seul, j'ai serrant des vous avec moi, mais aussi se désire. Moi, j'ai quelque chose qui me touche quand je regarde dans mon application, je sais que je vais retrouver des gens que j'aime. Tu vois, tu vois, écrit. Et je trouve que là, pour le coup, c'est une dimension dont on n'a pas évoqué sur la question du désir, mais quand on a un désir réel, sincère et qu'on se projette dedans, quand on se projette dans ce moment justement de retrouver, et tu vois avec des gens qu'on aime, non seulement, tu as ce désir qui t'habite qu'est presque une force, tu vois, de vie, mais en fait, c'est déjà la joie. C'est un désir qui déjate nourri, c'est pas un désir de manques, donc en fait, c'est déjà du bonheur. - Le désir de notre propre désir? - Oui, mais c'est le désir de notre propre désir, mais c'est aussi, je dirais, que ce désir, comme si il était suffisamment riche en lui-même, pourrait être déjà un état de satisfaction. Alors évidemment que ce sera encore mieux quand on retrouvera les gens qu'on aime bien entendu, mais cette impatience de l'air trouver, cette réjouissance à l'idée de l'air trouver, c'est déjà un sentiment magnifique. En Irlandaïe, un terme, alors je ne saurais pas bien de prononcer, mais qui s'appelle le vourprète, le vourprète peut-être, qui décrit cette joie qui est déjà là, cette joie de la tente qui est une joie en tant que tel. Et ça, je trouve ça très beau parce que on a beaucoup évoqué ici le désir avec sa dangereuxité et c'est réel, mais il y a aussi un regard sur le désir qui est quand même ce qui nous anime dans la vie et qui quand même nous met en mouvement. Et donc cette définition que je donner en introduction du être tendu vert, je crois que peut-être qu'on peut aussi s'exercer et en faisant tout ce qu'on a dit, en faisant stris, en faisant ce temps introspectif, peut s'exercer et revenir parce qu'il y a une beauté du désir, être tendu vers quelque chose et avoir et organisé sa vie en fonction de ça, c'est quand même merveilleux. Alors moi j'ai une question un peu plus personnelle mais c'était aussi l'une des raisons pour lesquelles je t'invite. J'ai la chance de pouvoir inviter des gens passionnants donc j'en profite pour sa bête mes propres questions. En ce moment j'ai plus l'inverse une absence de désir et pour être très francs, c'est né du fait que pendant très longtemps, j'ai été animé par des désirs, des désirs professionnels, d'apprendre, de m'étendre et j'ai eu la chance dans ma vie de les voir à souvi. Et là aujourd'hui sportivement professionnellement, je suis arrivé à un stade où je me dis, j'ai plus grand chose vers lequel j'ai envie de t'emmer. Alors si d'autres personnes se retrouvent dans la même étape de Vicmoire, d'absence de désir, qu'est-ce que la philosophie, qu'est-ce que toi Marie, Robert, tu pourrais, et vers un tuuellement m'apporter, n'y d'apporter. Mais j'ai envie de te dire qu'elle est l'immense chance. En fait tu sais je crois qu'on est justement beaucoup beaucoup beaucoup et peut-être encore plus aujourd'hui dans notre société pour le coup que dans l'histoire d'appenser, on est un peu d'opé aux désirs. On est un peu perfusé à "il faut des désirs", "il faut remplir", "il faut des projets", il faut qu'une chose succede d'autre. Au contraire, ce qu'il n'y a pas, ce n'est même pas une sagesse, mais ce qu'il n'y a pas une forme de quelque chose de très épanouissant, de se dire "mais non, je suis au bon endroit". Réabilité, je suis au bon endroit et peut-être que je n'ai plus de désir, non pas parce que je serais absence de désir, régal dans un état un peu dépressif, mais au contraire, absence de désir, parce que je suis comblée, parce que je suis nourri, parce que je suis rempli, parce que je suis dans cette paix, parce que je n'ai pas besoin à cet instanté d'aller explorer autre chose. Et je crois qu'on a besoin de repenser nos tranches de vie de cette façon-là, c'est-à-dire on n'est pas toujours dans une performance et dans une ascension jusqu'au jour où on est dans du déclin. Moi, j'aime beaucoup la réflexion et un philosophe check qui s'appelle Yann Patoshka, qui parle d'emplitudes. Et il décrit la vie comme, "y a des trahaux, y a des trahèbes, malheureusement, mais il y a aussi tous les à côté". Et en fait, peut-être que vivre, exister, être en relation, c'est naviguer dans cette amplitude. Et donc peut-être que tu as un moment de vie ou bâter dans ces à-côtés et en fait on s'y semble bien. Je décris souvent l'emplitude mais c'est une image caricaturelle, mais tu sais, c'est le suite du dimanche soir. Tu l'en filles, t'es bien. Et t'as pas besoin, en fait, de tu vois d'aller regarder autre chose. Donc, vivre sa vie dans l'emplitude, c'est être capable de naviguer à travers tout ce monde. ça, et je trouve que c'est précieux. Ça m'appelle, ça me fait du bien, mais assez vite, j'ai ma petite voix intérieure qui me dit qu'en est-il de l'injunction à sortir de sa zone de confort à quel moment, est-ce que ce suite, tu la mi-le dimanche soir, mais tu commences à le mettre aussi l'indie, puis le mardi, puis le mercredi. Alors tu sais, je me méfie beaucoup de la zone de confort. Je crois qu'on confond assez souvent l'idée de faire des efforts et c'est-à-dire nécessaire, et justement parce qu'on a eu un envie, donc on va bâtir, on va construire, on va avoir cette discipline qui nous pousse vers l'envie. Et l'injunction à sortir de sa zone de confort qui en fait bien souvent nous abîmes aussi. Et moi, j'ai vu les deux. J'ai vu sortir de la zone de confort parce que je veux aller à la conquête de vraiment quelque chose qui va m'agrandir, comme le dirait Spinoza, parce qu'en fait, c'est ça dont j'ai envie et je vais me sentir agrandi en y arrivant. Et aussi, le sortir de sa zone de confort, ou en fait, je fais que des choses qui m'épuisent, et je pense que toi, tu as encore plus d'exemple dans le domaine du sport ou dans le domaine de la santé, tu vois, ou par toi. J'ai en train de m'éliper. Par mois. T'es dans des trucs complètement érationnels parce que c'est sans fort, parce qu'il faut sortir parce que quand même, il faut souffrir. Oui, mais attention, dans quelle mesure. Donc, déconstruire un peu notre regard sur sortir de sa zone de confort. Et sortir, bien sûr, dans la vie, il y a du risque et vivre, c'est faire des efforts, c'est construire ces bâtirs. Mais attention que les choses ne nous abîment pas et attention qu'on ne soit pas juste, parce qu'il y a la petite voix sociétale qui nous dit, il faudrait toujours être tu vois sur la crête et à la limite, et puis aller encore plus loin, et puis encore plus loin. Bon, apprécier, mettre de la conscience, vivre au bon endroit, ça me paraît aussi être très juste. Donc la philosophie, aussi, penser ce suite du dimanche. Et cette injonction perpétuelle à la façon de sortir de sa zone de confort. J'ai même ajouté une chose, moi, je suis à peu près convaincu, que quand on trouve des endroits, on se ressource, quand on est ressourcé dans son suite du dimanche soir, quand on est vraiment, quand on se ressource, je sais pas, en étant en appression, sa famille, en appression, ce qu'on a autour de soi, en appression, ce qu'on a déjà battit. Et bien, j'ai la conviction, alors ça, c'est ma propre hypothèse, qu'on sait tellement ressourcer que c'est là où peut-être un autre envie d'explorer. Mais c'est parce qu'on a déjà, en nous, on sert ressourcer, on sert à réaligner. C'est très, très bien rêve, on est du mari. J'ai une autre question. J'ai parfois l'impression, c'est le cas de certains patients à moi, parfois des créateurs de contenu, des gens qui s'enferment dans une introspection permanente. Est-ce qu'on peut faire trop d'introspection? Oui, mais alors, c'est sans doute des individus qui font de l'introspection, mais pas de la filo. Explique-moi. La filo-sofie, j'aime beaucoup cette manière de le traduire, c'est penser sa vie, vivre sa pensée. C'est un dos étapes. Voilà, donc, c'est penser sa vie. Donc, tout ce qu'on vient de se décrire, je ne suis pas du tout en train de le renier. Le couper les carottes, prendre sa douche, se balader, être dangereux profite, je remets de la conscience, complètement. Mais il y a un deuxième temps. Ensuite, c'est penser sa vie, vivre sa pensée. C'est-à-dire comment je mets en action. Quand je te parle de l'introspection de Kant, ce sapérait à ou des sauts, pensé par toi-même. Si j'arrive, à dire, bah non, là, je ne fais rien. Là, c'est terrible. Et là, je me trahi encore plus parce que je suis arrivé un raisonnement. Je suis arrivé à une raison. Mais je bouge pas. Donc, pour moi, la philosophie est vraiment, c'est un cheval de bataille, parce qu'on la s'ouvre en compris comme ça. Et peut-être parce qu'on l'a aussi enseigné d'une manière, où c'est très abstrait. C'est évidemment se poser des questions. Et c'est évidemment aller vers ce chemin du questionnement, mais pour ensuite mieux articuler nos actions. C'est pas mettre de la conscience pour mettre de la conscience. C'est mettre de la conscience pour avoir, consommer différemment, communiquer différemment, vivre différemment, avoir d'autres relations, avoir d'autres métiers, agir. Si on agit, sans jamais penser, on risque vraiment de se casser la gueule. Si on pense sans jamais agir, on risque d'être frustré. C'est hyper clair que ma réponse. Une dernière question un peu plus personnelle. Est-ce que trois ça t'arrive, malgré plus personnelle, malgré toutes tes connaissances autour de ces données-là de la philosophie, de perdre, de te mettre en question, ou au contraire tu es pré-munie de ça? Ah non, bien sûr, ça m'arrive, mais non seulement moi je dis que la philo m'a sauvé la vie, mais elle continue à le faire bien sûr que ça m'arrive. Simplement, j'ai la chance d'avoir ces toutes-il. C'est-à-dire j'ai la chance d'avoir dans ces moments et dans ces tempêtes émotionnelles que l'on traverse tous en fait. Je crois qu'il n'y a pas d'individu qui n'ont traversé pas dans ces tempêtes émotionnelles de les accueillir, de les vivre et de me dire tiens, je vais utiliser la puissance en fait de la réflexion pour me retrouver, pour retrouver un peu mes appuis. Donc, ça me permet de n'ont pas d'avoir une espèce de sagesse, une vie calme et fluide. Ça me permet au contraire de bien vivre les tempêtes. Je trouve que c'est hyper intéressant, c'est un parallèle que j'utilise beaucoup avec mes patients, j'ai parfois des patients qui disent "Mais vous êtes qui né, vous vous blessez jamais". Ça a quoi? Je dis, bien sûr, je me blesserai régulièrement, ils s'avèrent en plus que je fais des sports à haut risque de blessure. Je me blesserai régulièrement, la seule chose c'est que mes connaissances font que quand je suis face à une tempête, à une blessure, je vais la laisser passer beaucoup plus facilement, elle aura beaucoup moins d'impact dans ma vie, parce que je connais les temps de cicatrization, je sais ce qu'il faut faire pour que ça marche, je sais ce qu'il faut éviter, qu'il faut que ça pourrait ne pas marcher. Et je suis confident, donc, il y aura une sortie du tunnel. Donc, par exemple, tu vois, les gens me disent "Tu fais du skit à pas peur de te faire les croiser, si je me fais les croiser, je serai les réparer et si ça mère de course de ma rupture des croiser, je serai comme un mieux vivre cette merde". Ah bien sûr, il y a toujours la différence entre la pratique et la théorie, mais je sais pleinement que la blessure fait partie de ma vie, je sais à quoi je m'expose et je serai comment le réparer. Et donc, ouais, ça en est fait un outil très puissant qui m'amène beaucoup de ces rémunités. Mais en fait, les deux, enfin, tu vois, les deux démarches reviennent quand même évoquées une chose, c'est que le savoir, la connaissance, la conscience, combien dans les gestes, combien tu vois, enfin la conscience qu'on évoque, le but n'est pas d'être aseptisé, le but n'est pas d'être anesthésié et n'id être dans une sagesse absolue. Simplement, c'est de se sentir suffisamment nourri pour traverser tout ce qu'on doit traverser. J'aime beaucoup t'écouter par les. Une fois de plus, si jamais les jaunes ne connaissent pas ton podcast, je ne peux que vous inviter à y aller, on retrouve ce que tu nous as proposé aujourd'hui, cette pensée très structurelle, ces différentes lectures, ces différentes approches, je trouve que ça fait un bien fou aujourd'hui dans notre société qui est extrêmement polarisé de voir que la lecture de la philosophie nous permet d'avoir un gradient des nuances de lecture différentes. Marie, je vais aller un peu à contre courant de ce que je viens te demander. Si jamais je fais appel à des grandes problématiques du jour et je vais te demander vraiment de choisir un auteur à nous recommander. C'est possible ou pas? Si déjà en ce moment, on des questions sur l'amour. Quelle auteur est-ce que tu leur recommandes? T'as le droit si cette radio de leur endonnaie de ou trop? Oui, ok, parce que un seul ça va être compliqué. Non, sur l'amour, ma étrangement, je voudrais encore plâton. Est-ce que un plâton propose enfin plâton et dans l'antiquité, mais plâton aussi, de dire l'amour, il n'y a pas qu'un seul type d'amour. Et ça, je trouve ça quand même très intéressant. Il y a l'amour évidemment erotique, héros, le désir, mais il y a l'amour aussi, la filiale, la rencontre, du nâme avec une autre, il y a l'amour familial, pas forcément la famille, mais ce qu'on reconnaît comme tel, le clonc. Et puis il y a l'amour universelle à gapé. Plâton en parle-moi, mais il peut être présent dans la typologie. Et je trouve ça génial, parce que à chacun de moments de notre vie, on peut convoquer une de ses sources d'amour. Même quand on vient de se faire l'arrient. J'aime le monde, à des fois d'être aimé en retours. Voilà. Sur une question, sur l'espoir. Sur l'espoir. Sur la perte d'espoir. Oui, sur l'espoir et sur la perte d'espoir, moi je redirais s'artre l'existentialisme, et un humanisme en disant, il y a un très beau passage où il dit, l'homme n'est pas autre chose que son projet. L'homme n'est pas autre chose que ce qu'il fait. Et donc, un espoir, voilà, des sujets, ça reste un espoir des suits. Par contre, on a toujours la possibilité d'agir. Et je trouve ça très beau, parce que l'espérance de projets dans quelque chose qui finalement n'est pas ton action. Donc, continuez à agir quelques soins. Voilà, le déstant de nos espoirs. Sur question qui te tient à quoi, parce que après, à l'heure du déjeuner, tu étais très investi dans l'éducation. Sur l'éducation, des enfants notamment. Alors, sur l'éducation, des enfants notamment, j'irais peut-être vers un. Alors, c'est plus un peu de danoir qui s'appelle Jésperjoule, qui rappelle au parent, il y a un titre qui s'appelle le parent comme chef de Muth. Et pas comme chef dans un rapport d'autorité. Mais plutôt, comme je suis l'hideur, je donne un cadre familial pour justement laisser mes enfants explorer, s'exprimer, être dans la confiance. Donc, je suis garant en fait de cette chaîne. sécurité. Moi, je crois beaucoup qu'il a un concept qui est un peu complexe qui s'appelle l'équidinité considéré ses enfants comme des individus et pas juste comme va faire prendre ta douche, va faire tes devoirs mais comme des individus en développement, ça me semble important pour notre société en général. Je fais une question par elle, tu conseilles la philosophie aux jeunes parents? Oui. Et aux jeunes enfants? Oui, bien sûr moi je fais même des ateliers filaux à partir de 4, 5 ans parce que je crois qu'à affronter le plus tôt possible cette complexité, c'est-à-dire de dire "ah bah ouais, il y a des opinions différentes, il y a des moments où, comment on articule donc bien souvent, je commence par raconter une histoire". Et puis à travers cette histoire, on se rend compte que l'opinion qu'on avait au départ qui était très très figé, en fait, c'est plus compliqué que ça. Et ça, je crois que ça va être précieux pour les citoyens de demain. La philosophie, on l'a dit, on ramène à l'action, mais elle nous impose aussi de se dire attention. Attention à la première réponse. Attention à la réponse toute fête. Il y a peut-être d'autres chemins. Quatreième thématique, la perte de sens. La perte de sens, je dirais, alors je sais pas si j'aurais un seul hauteur sur le sujet, mais je dirais en tout cas, la première chose, c'est attention à ce qu'on appelle le sens. Le sens, c'est la direction, c'est-à-dire ce qu'on vise, mais c'est aussi quel sens je donne à chacun de mes pas. Donc le sens, ce n'est pas ce truc. On a toujours un pression que c'est le gras qui va nous tomber. Ça y est, ma vie a du sens. Non, c'est comment, parfois c'est dans des choses très triviales qui ont du sens. Et on en parlait au début de ce podcast. Allez déjeuner chez ça grand mer. Peut-être que ça peut avoir du sens parce qu'on fait son devoir. Donc plutôt qu'un hauteur, j'inviterai les gens à se dire attention, mais ton du sens dans plein de choses de notre quotidien, plutôt que de chercher pour la foi. Ok, une piste de lecteur qui aurait dans ce sens de d'apporter du sens. Oui, alors une vie bouleversée, des tils soum, c'est quelqu'un qui a été en contre concentration et qui continue à écrire et qui continue à trouver du sens à leur même que vraiment les conditions sont pas du tour et unis et c'est une parole très intime. Parfois, très spirituel, mais je trouve ça passionnant se dire que quelqu'un même dans l'horreur absolu continue à attisser un fil. Merci beaucoup Marie, dernière sur le rapport au corps. Génial, question passionnante. J'aurais deux réponses possibles. Première réponse, encore une fois, j'insiterai beaucoup à lire les grecs anciens notamment Aristote qui sur le rapport au corps, n'y a un moment à quel point les gymnasts s'entraînent pas seulement pour entraîner leur corps, mais pour entraîner leur courage aussi. Et entraîner que l'entraînement du corps, c'est aussi une réflexion sur une vertu en fait de l'esprit, ce que ton train, c'est ton esprit, c'est pas seulement ton corps. Et ensuite, je mettrai beaucoup une hauteur contemporaine qui a différents textes, mais qui s'appelle Camille, Freud-Wood-Métrie qui réfléchit à la manière dont on a quand même perçu le corps des femmes. Je crois qu'il n'y a beaucoup pas d'hier. Je crois qu'il y a aussi beaucoup d'hier. Merci Marie, c'était hyper un récissant épuis. Je trouve ça génial que t'arrives toujours à nous apporter des pistes de réflexion, sans pour autant les fermer. J'ai une dernière question avant de te limérer. Si quelqu'un devait aujourd'hui commencer la philosophie, est-ce qu'il y a une porte d'entrée à la philosophie? Bien sûr, alors il y a toutes les portes d'entrée qu'on a évoquée, c'est-à-dire déjà peu à peu quotidien, mettre de plus en plus de conscience. Et puis ensuite, la porte d'entrée est vraiment, je le répéterais, je pense, jusqu'au crépuscule de ma vie, c'est oser ouvrir un livre de filo et on s'en fout si on comprend pas tout. On s'en fout si on ne comprend pas tout. Je le rêve, moi ça fait 20 ans que je fais de la philosophie, je trouve critique de la raison pure de Kant. Il faut encore que vraiment je me focus. Donc, prenons-le comme on prendrait presque en étant des archéologues. Un pas après l'eau tinge, comprend ça. Tient qu'est-ce que ça veut dire? Ça tient? Comment je le saisis? De quelle manière ça me parle? Je crois qu'il faut désecraliser l'approche. Bien sûr qu'il y a de la philosophie universitaire, de recherche et ses fondamentales, mais il faut aussi ramener, oser en fait, faire de la philosophie de matière vivante. Et tu laissons d'autre remarquer dans les libréries. Les gens hausse regardaient les catrièmes de couverture de romance en aucun problème. Au rayon philo, il y a un silence de cathédrale, comme si il fallait absolument savoir ce que j'allais piocher. Je crois qu'il faut revenir à cette exploration tient. Est-ce que là cette langue je la comprends? Ah ok, est-ce que cet auteur me dit quelque chose à moi? Donc oser et peut-être qu'effectivement les grecs et la philosophie de l'antiquité, même si parfois c'est un peu la langue peu surprendre toutes les problématiques, globalement humaines, ils sont donc c'est un bon point de départ. C'est déculpable par uneisance que tu nous dis, c'est même toi, il y a des fois où tu comprends pas. Et tu mets le lois sur quelque chose que je trouve intéressant, c'est que moi ça m'évoque deux choses, un peu la philo, tu vois, quand j'ai essayé de me former à la rhétorique, quand j'ai essayé de lire Chopin Awer, j'ai compris les quatre premières pages, il m'a fallu quatre jours pour les lire, une quatre jours pour les quatre pages et qu'après j'étais largué de chez l'argué, je me suis dit ou là, je suis peut-être profondément débil ou pas aussi intégant que je l'ai. Et la deuxième chose c'est qu'à l'inverse, relire des philosophes que j'ai pu lire en terminal, j'aurais l'impression de revenir en arrière si je dois relire sur un camp, sur un spinosa, sur un Pascal, voilà, je le dis 18 ans, j'étais peut-être capable de les comprendre, de les citer, peut-être malade-roissement avec le cerveau que j'avais à l'époque, aujourd'hui je me sentirai un peu con de repasser sur cette pensée, mais quand tu me dis c'est normal, là dans ma tête ça me dit, tiens je serai curieux de voir ce que j'ai agi en ce temps. Ce que t'as appris comment tu le comprends aujourd'hui et comment tu vois d'une manière forcément différente de la façon dont tu le comprenais à l'époque, donc c'est une terre à explorer, vraiment. Marie, merci. Merci à toi. Merci à toi. Merci à toi. J'espère que ça vous a plu, je ne peux que vous recommander de retrouver Marie sur son podcast philosophie sexy Marie, qu'est-ce que je peux te souhaiter? Il y a une citation de Paul Valérie à laquelle je pense quasiment tous les matins, le vent se lève, il faut tenter de vivre. Ok, ça me va très bien. Merci beaucoup Marie, merci à tous. Merci à la prochaine. Ciao. Merci à tous d'avoir écouté cet épisode, j'espère que ça vous aura plu. Personnellement, la philosophie est arrivée dans ma vie en partie grâce à Marie et c'est un travail que je vais continuer de mon côté. Si jamais l'épisode vous a plu, vous pouvez continuer votre aventure avec Marie et on se retrouve très vite pour de prochaines épisodes. Si jamais vous n'êtes pas abonnés, évidemment, n'hésitez pas à vous abonner. Au podcast de Marie, philosophie sexy et au bien.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le désir est défini comme un mouvement intérieur qui nous projette vers quelque chose, avec une dimension physique, et est essentiel pour se sentir vivant.
  2. Les réseaux sociaux perturbent le désir en créant une surabondance d'images, ce qui peut entraîner une sensation de vide, un sentiment d'« à quoi bon » ou, à l'inverse, des envies artificielles.
  3. La philosophie antique offre des réponses

Summary:

L'épisode de podcast explore la notion de désir, au-delà de sa dimension sexuelle, comme un mouvement vital qui nous pousse à agir. L'animateur exprime un sentiment actuel d'absence de désir et interroge l'impact des réseaux sociaux, qui, en saturant d'images, peuvent brouiller nos envies authentiques, créant tantôt de l'apathie (« à quoi bon »), tantôt des désirs artificiels impulsifs. La philosophe invitée, Marie Robert, définit le désir comme une tension physique vers un objet.

Pour naviguer dans cette confusion, elle présente deux écoles de pensée antiques : les stoïciens, qui conseillent de se fixer sur sa volonté et ses objectifs avec discipline, et les épicuriens, qui proposent de catégoriser et d'équilibrer ses désirs entre plaisirs indispensables, naturels et vains pour une vie harmonieuse. L'échange souligne que ces questionnements sur le désir sont intemporels et que la philosophie offre des perspectives pour se réapproprier son élan vital face aux distractions modernes.

FAQs

Le désir est un mouvement intérieur qui nous pousse vers quelque chose, une tension physique et mentale qui nous anime. Il dépasse la simple dimension sexuelle et englobe tous nos élans, comme vouloir manger, voyager ou entreprendre.

Les réseaux sociaux perturbent notre boussole intérieure en multipliant les images et les envies artificielles. Ils peuvent créer un sentiment de 'à quoi bon' face aux réalisations des autres ou susciter des désirs éphémères qui nous laissent vides.

Platon compare l'humain à un tonneau percé qui se vide continuellement, symbolisant l'insatisfaction permanente. Nous cherchons sans cesse à combler de nouveaux désirs, mais chaque satisfaction est rapidement remplacée par une autre, accentuant un sentiment de vide.

Les stoïciens recommandent de se concentrer sur sa volonté et ses objectifs, en mettant à distance les désirs qui troublent la raison. Cette discipline permet de trouver une satisfaction durable en restant aligné avec ses valeurs, même lorsque l'effort est nécessaire.

Les épicuriens suggèrent de trier et d'articuler nos désirs pour atteindre un équilibre harmonieux. Ils distinguent les plaisirs indispensables (comme manger ou socialiser) des plaisirs superficiels, en privilégiant ceux qui mènent à une satisfaction durable sans excès.

Pour Spinoza, il s'agit de privilégier ce qui nous 'agrandit' (activités ou relations qui nous élèvent) et d'éviter ce qui nous 'diminue'. Cette approche invite à cultiver ce qui renforce notre vitalité et notre bien-être authentique.

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