Pourquoi Donald Trump s'intéresse-t-il au Groenland ?
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Dans la nuit du 2 au 3 janvier dernier, le président du Venezuela Nicolas Maduro et sa femme étaient enlevés par les Etats-Unis et extradés à New-York lors d’une intervention militaire, réalisée au mépris du droit international et qui a sidéré le monde entier.En Europe, les habitants de l’île du Groenland ont été particulièrement frappés par cette intervention. Car depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump convoite ouvertement ce très large territoire autonome du Danemark, stratégiquement situé en Arctique et qui possède de multiples ressources natur...
Transcription
3936 Words, 24133 Characters
Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Sophie Larmoyer et il est l'heure du monde. Le 3 janvier dernier, le monde s'est réveillé si d'aider. Dans la nuit, le président du Venezuela Nicolas Maduro et sa femme avait été enlevé par les États-Unis et extradé à New York lors d'une intervention militaire. Réalisé au mépris du droit international, cette opération a particulièrement inquiété les dirigeants des autres pays d'Amérique latine, le Mexique, Cuba et la Colombie en tête. Mais elle a aussi préoccupé de l'autre côté de l'Atlantique, l'Europe à laquelle le Groenlande est rattaché. Depuis son retour à la maison blanche, Donald Trump convoit ce très large territoire autonome du Danemark, stratégiquement situé en arctique et qui possède de multiples ressources naturelles très convoités, notamment des terres rares. Le président américain multipliait les menaces d'innexions de l'île polaire, répétant à l'envie qu'il en avait besoin pour la sécurité des États-Unis, intimidation réitérée cette semaine. C'est dans ce contexte de forte tension qu'on vous propose d'écouter ou de réécouter l'épisode que l'heure du monde avait consacré au Groenlande, déjà sous tension, à la veille de ses élections législatives du 11 mars 2025. Et à la fin de cet épisode resté avec nous, la correspondante du monde dans les pays scandinaves, Anne-François Yver sera à nouveau avec nous pour faire le point sur les réactions du Groenlande, mais aussi du Danemark, de l'Union européenne et de l'OTAN face aux nouvelles pressions de Donald Trump qui n'ont jamais autant été prises au sérieux. Le 10 mars dernier, Anne-François Yver répondait au question de Jean Guillaume Santille, "Pourquoi Trump s'intéressait le Groenlande?" C'est un épisode de "Sérielle Bedu", réalisation Quentin Bresson et Amanda N. Robillard. Bonne écoute. Bonjour, Anne-François. Bonjour, Jean Guillaume. Alors, Anne-François, Donald Trump a réitéré sa volonté d'anexer le Groenlande lors de son discours devant le Congrès, c'était le mardi 4 mars. Il faut dire que ce n'est pas la première fois que Donald Trump montre son intérêt pour cette île déjà lors de son premier mandat, il en avait parlé. Oui, en 2019, il avait dit qu'il était prêt à acheter le Groenlande. Il voyait ça comme un deal immobilier. C'était à l'époque quelque chose qui avait accueilli avec pas mal de sourire ici. On n'avait pas vraiment pris au sérieux ses avances. Ça a changé depuis. Il faut se rappeler aussi que l'intérêt des États-Unis pour le Groenlande n'est pas nouveau. Les États-Unis avec leur acte doctrine monoreaux considèrent que le Groenlande fait partie de leurs sphères d'intérêt en 1867. Ils avaient déjà tenté d'acheter le Groenlande au près du Danemark, qui avait rejeté cette offre pendant la Seconde Guerre mondiale. Un accord avait été signé avec Copenhagen qui ont installé des bases militaires. En 1946, ils avaient deux nouveaux, enfin Washington avait deux nouveaux proposés d'acheter l'île. Ce à quoi le Danemark avait dit non. Depuis, ça s'était calmer pendant la Guerre froide. Mais du point de vue des Groenlandes, l'intérêt de Donald Trump ne fait que commencer et on devrait avoir d'autres offres, d'autres déclarations dans des mois qui viennent. Ok, mais alors pourquoi c'est intérêt? Pourquoi des dirigeants américains? Tu viens de nous dire que ça ne datait pas de Donald Trump. C'est intéressant autant au Groenland, au point de vouloir acheter l'île maintenant l'anexé. Il y a plusieurs raisons d'abord. C'est un très grand territoire, très peu peuplé, puisqu'il y a seulement 56 500 habitants. Sa situation stratégique et centrale pour les Etats-Unis. Si tu regardes la carte du monde, tu vois la situation du Groenland entre les Etats-Unis et la Russie. C'est un lieu stratégique pour Washington. Les Américains ont d'ailleurs une base toujours active ici au Groenland, où il poussait d'un radar qui leur permet de suivre des ventuels missiles qui seraient lancés depuis la Russie. La Russie, qui c'est très fortement réarmée dans l'article, une présence militaire très forte avec des bases. C'est aussi un endroit stratégique très important pour ce qui est des routes maritimes, d'automques avec le réchauffement climatique. De nouveaux passages vont pouvoir être utilisés par les bateaux du monde entier. C'est aussi une concurrence déjà dans la région entre les Etats-Unis. La Russie, mais aussi la Chine qui veut jouer un rôle important dans l'article. Ok, à une Françoise, mais alors, au-delà de cet aspect géographique, qui, donc, revêt des aspects tu le disais militaire, mais aussi bientôt commerciaux, il y a aussi la question des ressources naturelles, Groenlandais, qui intéressent les Etats-Unis, les métorards, alors on a vu que les Etats-Unis pouvaient manifester, en ce moment, leur intérêt pour ces métorards, notamment avec le dossier ukrainien. Alors, est-ce que Donald Trump est en train de faire un petit peu la même chose pour le Groenland, en vouloant s'accaparer les ressources de cette île? Oui, d'ailleurs, il s'en cache pas. Il a dit que les ressources naturelles du Groenland étaient très importantes pour les Etats-Unis. Ce sont des ressources quasiment inexploitées. Il y en a beaucoup, on parle de terras, de graphies, de cuifs d'or, de plomb. Je ne veux pas faire toute la liste, mais il y a 23 des métocritiques qui sont sur la liste de l'Union européenne qui en compte 34, qui se trouve au Groenland. Donc, il y a énormément de potentiel avec le réchauffement climatique. Ces ressources, elles deviennent accessives, même si ça reste très, très difficile toujours de les exploiter. Le Groenland est très éloigné du continent européen, des Etats-Unis. Il y a très peu d'infrastructures, donc c'est quelque chose qui est encore très compliqué. Il y a d'ailleurs qu'une seule humine en activité actuellement. Mais ce sont des métorards qui intéressent beaucoup de monde, parce qu'ils sont essentiels pour la transition écologique, la fabrication de voitures électriques. Par exemple, la Chine contrôle une grande partie des terras, notamment. Ils sont aussi très importants pour la défense. Donc, on reste de voir une compétition ici dans la région pour y accéder. Mais alors, tu disais à l'instant qu'il y avait peu d'infrastructures sur l'île pour les exploiter tous ces métocs qui sont dans le sol. Donc, c'est pas ça qui va potentiellement être bloquant à un moment. Oui, bien sûr. Et d'ailleurs, c'est ça qui contribue aussi au coût de ces projets qui sont très très chers par rapport à d'autres projets équivalents ailleurs dans le monde. Il y a d'autres problèmes qui se posent au Groenland, le manque de main d'œuvre, par exemple. Il faut aussi se souvenir que le Groenland a adopté une loi sur l'exploitation et l'exploration qui est calqué sur celle des pays nordiques, donc qui est très exigeante. Donc, ça prend du temps de développer tous ces projets. Et puis, il y a aussi la résistance de certains Groenland et, qui sont méfiant à l'égard de ces projets dont ils ont peur pour les conséquences sur l'environnement notamment. Anne-Françoisse, une autre conséquence de cette actualité et de ces propos de Donald Trump, c'est que ça relanceait des revendications indépendantistes chez les Groenland et, mais pour bien comprendre ça, il faut peut-être d'abord comprendre ce qui est le statut du Groenland vis-à-vis du Dan Marx et donc un territoire autonome. Qu'est-ce que ça implique, concrètement? Oui, alors, il y a une loi sur l'autonomie qui a été adoptée en 1979 et puis qui a été renouvelée en 2009, qui dit que le Groenland peut assumer un certain nombre de responsabilités dans différents domaines des responsabilités qui avaient été du ressort de Copenhague. Donc, le Groenland assume de plus en plus de ses responsabilités. Il a aussi la possibilité, si le souhaite de demander l'indépendance, le Groenland reste pendant extrêmement dépendant du Dan Marx, qui continue de lui verser une subvention de 4,1 milliards de couronne par onze. Ça représente à peu près la moitié du budget du Groenland, le Dan Marx assure aussi la sécurité, la diplomatie, la police, etc. Donc, ces domaines de compétence qui sont financées par Copenhague et donc, il faudrait que pour devenir indépendant, le Groenland trouve les ressources nécessaires pour assumer toutes ces responsabilités. [Musique] A ce stade du podcast, j'aimerais peut-être qu'on revienne un petit peu en arrière pour bien comprendre la relation particulière qui lit le Dan Marx et le Groenland. Il faut revenir longtemps en arrière, puis qu'il faut revenir à la colonisation du Groenland par le Dan Marx. De quoi est-ce que ça date exactement? Très longtemps, c'était une île inhabité. Puis les viking sont arrivés autour du 10e siècle, et ont été suivis par les Inuit qui se sont installés quelques siècles le plus tard. Les viking sont repartis, ils n'ont visiblement pas su porter le froid. Et au début du 18e siècle, un missionnaire norvégien qui s'appelle Hans Eggtay, dont la statue d'ailleurs était rigée dans le port de nuque là juste à côté. C'est rendu sur l'île et il a été chargé par le Dan Marx de coloniser officiellement le Groenland et il a donc fondé la capitale nuque à cette époque. Et quand est-ce que le statut du Groenland va changer? Alors pendant plusieurs siècles, le Dan Marx va tenir le Groenland à l'écart. C'était très compliqué de venir ici. Il y a eu quelques missions d'exploration, mais l'idée c'était de les protéger du reste du monde. Il y avait très peu d'échange entre le Groenland et le continent européen. Ça s'a changé dramatiquement avec la seconde guerre mondiale, puisque tout d'un coup les Américains s'intéressent au Groenland et ils passent un accord avec l'ambassadeur du Dan Marx à Washington. L'époque le Dan Marx était occupé par la Laman Nasi. Donc c'est l'ambassadeur Danois à Washington qui a négocié cet accord, permettant aux États-Unis d'installer des bases militaires au Groenland à partir de là. Donc il y a un ouverture sur le monde. Il y a un mouvement d'écolonisation international après la fin de la seconde guerre mondiale. Il y a aussi de demandes ici, mais au lieu de couper les liens, de procéder à cette décolonisation, le Dan Marx, va intégrer le Groenland dans le royaume Danois en 1953. Il en fait une sorte de département d'outre maire. A partir de là, dans la fin des années 50, années 70, une modernisation à marche forcée va être menée par Copenhague, les petits villages ici, tout autour, sur la côte du Groenland, vont être fermés. On va concentrer les populations dans les villes et c'est pendant cette époque, qu'on lieu des mauvais traitements contre les populations inuites, dont on révèle l'ampleur aujourd'hui. Et c'est, par exemple, de la sterilisation forcée de plusieurs milliers de femmes groenlandaises dans les années 70. Il y a aussi le scandale et au déplacement d'une vataine d'enfants qui ont été envoyés au Dan Marx pour en faire des petits Danois et qui n'ont jamais été retourné à leur famille plus tard. Donc il y a toute une série d'affaires de ce genre qui aujourd'hui suscite énormément de colère ici et participent au débat sur l'indépendance. J'ai dit que au Danard de 2004 à 2012, j'ai été étudiante et soldade dans la marine Danois. Les premières années, j'ai vécu Albo. J'ai été étime de beaucoup de racisme. Les gens assumaient que j'étais plus stupide que parce que je suis groenlandais. Ils pensaient que je valais moins que. Et ils partaient du principe que j'étais alcool. Anne Françoisse, maintenant que tu viens de nous parler de ce ressentiment qui existe des groenlandais vis-à-vis du Dan Marx, on va parler de ces revendications indépendantistes. On vient d'entendre Kupannuk Olsen, une influenceuse groenlandais de 40 ans qui est suivi par plus d'un million de personnes sur les réseaux sociaux et qui est représentative de cette nouvelle génération de groenlandais qui va aller vers une indépendance totale. Comment est-ce que ce type de discours, il est perçu au Danmar? Qu'est-ce que les Danois sont aujourd'hui en clin à donner leur indépendance au groenlandais aujourd'hui? Les Danois sont en train de commencer à réaliser qu'ils ne vont peut-être pas avoir le choix. Ça n'empêche pas que ça provoque beaucoup de réactions au Danmar, avec des Danois qui ne comprennent pas tellement ce que les groenlandais reprochent au Danois, finalement, parce que le Danmar qu'en tant que pays colonisateur n'a pas été, si mauvais que ça, selon beaucoup de Danois, il y a même l'idée que sans le Danmar que le Groenland ne s'en sortiraient pas puisqu'il y a cette fameuse subvention que les Danois versent tous les ans aux groenlandes. Cependant, face aux demandes ici, les Copenhagenes en train de réaliser que l'indépendance pourrait arriver plutôt plus vite que prévu avec l'aide d'ailleurs de Donald Trump puisque ces déclarations ont vraiment donné un coup d'accélérateur aussi aux discussions. Pour le Danmar, la perte du Groenland ne s'est pas sans importance puisque ça représente quand même 98% de son territoire. C'est aussi ce qui fait du Danmar qu'un état de l'article, lui donne un siège au conseil de l'article, par exemple. Et c'est un territoire qui a été très important pour permettre au Danmar, qui c'est un petit pays, un pays de 5,9 millions d'habitants, d'avoir une place assez importante finalement sur la scène internationale et aussi non ses relations avec les Etats-Unis, puisque ils pouvaient le permettre à Washington d'installer des bases ici, donc c'est quelque chose qui a été très important pour la politique étrangère du Danmar, et donc c'est quelque chose qui va falloir revoir si jamais le Groenland demande son indépendance. Donc ça, c'est du côté du Danmar, mais la question, elle divise aussi les Groenlandais. Oui, alors une très grosse majorité, je dirais ici, en parlant avec les gens, veulent l'indépendance, ils veulent, à terme, un état Groenlandais, indépendant. La question, la vraiment dans cette campagne électorale, c'est de savoir la vitesse, le rythme du processus d'indépendance, donc il y a certains parties, le parti notamment de cette influenceuse, le parti Nalera, qui est un parti nationaliste, qui lui veut déclencher les discussions avec Danmar, le lendemain des élections. Les deux parties qui sont au gouvernement prennent bien soin de dire, donc pas un parti social démocrate et le parti de la gauche, prennent bien soin de dire que eux aussi sont favorables à l'indépendance, qu'il ne faut absolument pas remettre ça en cause, par contre qu'il faut prendre le temps de discuter de l'avenir, donc il n'y a pas de date précise, en ce moment, il y a une commission d'enquête qui a été mise en place, qui doit explorer un peu l'épiste sur la suite, donc eux veulent attendre les conclusions de cette enquête. On voit aussi une division entre les générations avec des jeunes qui poussent pour l'indépendance, qui sont assez révoltés parce qu'ils s'est passé par les révélations, les scandales en série, etc. C'est des jeunes qui sont très exposés aux informations venant du reste du monde, aux mouvements Black Lives Matter, etc. Il y a une autre génération, la génération des indépendantistes, mais plus âgés, 60 ans, etc. Dans un politiciens, par exemple, qui eux frènent des cas de fer en disant qu'il faut vraiment faire attention que le Danemark est garant de la sécurité du grand nombre, mais qu'il est garant aussi de son modèle social et que renoncer à tout ça, ça pourrait être une catastrophe pour le grand nombre. Mais alors, si jamais le grand nombre accéde aujourd'hui à l'indépendance, est-ce qu'il pourrait s'en sortir grâce à toutes ces ressources minières dans le sol, ou c'est plus compliqué que ça? Oui, c'est beaucoup plus compliqué que ça, notamment parce que l'exploitation est quasiment inexistente. En disant tout à l'heure, il y a juste une mine commerciale, actuellement, au grand nombre, ça prend 15 ans environ pour développer des projets. Donc, c'est quelque chose qu'on peut imaginer dans l'avenir, mais pas tout de suite. Donc, en ce moment, la plupart des parties misent énormément la pêche et toujours la première source du grand nombre. Mais ces parties veulent développer le tourisme, il y a trois nouveaux aéroports qui vont être inaugurés, qui viennent d'être ouvert ici à nu qu'un aéroport international qui va permettre de relier le Groenland aux États-Unis, à l'Europe. Donc, c'est quelque chose que les responsables espèrent voir explosés dans les années qui viennent. Mais il y a toujours la question de ces subventions, de l'état d'Annois au Groenland, qui représente une somme conséquente. Donc, savoir qu'est-ce qui va se passer, est-ce que le Danemark, en cas d'indépendance, arrêtrait de les payer. Donc, le Groenlandais sont très fâchés à chaque fois que le sujet a été voké, en disant que c'est une espèce de chantage de la part du Danemark, qui veut les faire renoncer à leur indépendance. Mais la question se pose. Alors, certains Groenlandais estiment aussi que le Danemark pourrait continuer à payer cette subvention parce qu'il a une dette coloniale à l'égard du Groenland. Il en a exploité les ressources, il en a aussi tiré des avantages stratégiques géopolitiques. Donc, il y a aussi la question de savoir quelle sera la relation avec le Danemark à l'avenir, si on pourrait avoir une forme de partenariat d'accord de Free Association, une sorte de la création d'une sorte de Commonwealth, etc. Donc, là aussi, les parties sont très divisées avec certains, qui poussent vraiment pour s'éloigner le plus possible du Danemark qui est trouvé des nouveaux partenaires, par exemple les États-Unis et d'autres, qui veulent au contraire garder une relation privilégée avec Copenhague. Retour à 26 dans le studio de l'heure du monde, où l'on retrouve en François-Yver. Bonjour, Anne-Françoisse. Bonjour, Sophie. Tu as la correspondante du monde pour les pays candidats. Les déclarations de Donald Trump ces derniers jours ne font pas vraiment penser à un nouveau partenariat. Elle nous incite à faire une petite mise à jour avec toi. Tu as expliqué que la fin de campagne, en dernier au Groenland, est assez tendue avec des craintes d'ingérance étrangère, pour ne pas dire, américaine. C'est finalement le parti démocratique de centres droits qui est arrivés en tête et qui gouverne avec une large coalition, seuls les indépendantistes du parti n'alleraient en choisir de rester dans l'opposition. Le premier ministre est très jeune, 34 ans. Yens Friedrich-Nielsen doit gérer assautout les provocations américaines régulières, des opérations d'influence, menées sur le territoire polaire et révélées par la presse. La nomination juste la vandoelle par Donald Trump d'un envoyé spécial pour le Groenland. Mais la menace semble se préciser, après l'enlèvement du président Venezuelien dans son palais, il n'a pas fallu questionner Donald Trump très longtemps pour qu'il évoque le Groenland. Pour reparlons du Groenland dans 20 jours, c'est tellement stratégique. En ce moment, le Groenland est envahi par des navires russe et chinois. On a besoin du Groenland pour notre sécurité nationale. Et le Danemark ne sera pas capable d'assurer cette sécurité. Je peux vous le dire. Alors Trump est dans son avion presque un peu. Il a har, comme s'il disait, c'est mon prochain coup. Sa porte-parole a évoqué, mardi, une priorité de sécurité nationale, précisant qu'utiliser l'armée américaine était une option à disposition du président. Et là, à une Françoisse, est-ce que certains commencent à croire qu'il est capable d'anexer le Groenland? Alors oui, je pense que quelque chose a fondamentalement changé avec l'opération au Venezuela et l'enlèvement du président Maduro. Pour le Danemark et le Groenland, on est vraiment monté d'un grand dans la gravité de la situation. Il y a quelque chose avec la députée Groenlande à Kemnitz, qui est la représentante de l'île au Parlement d'Annoi. Et qui disait qu'il est vraiment temps de se préparer à tout type de scénario. Même si on rappelle à Copenhain que le prix politique, diplomatique et économique d'une telle intervention contre le Groenlande par les États-Unis serait immense pour Washington. Mais le risque de cette intervention est quand même très pris très au sérieux, même si on a du mal à imaginer comment il pourrait se dérouler. En décembre, les services de renseignement militaires d'Annoi avaient publié leur dernier rapport annuel dans lequel, pour la première fois, il nommait les États-Unis comme une des principales menaces à la sécurité du Royaume d'Annoi, au même titre d'ailleurs que la Russie est la Chine. C'est une première. Dans ce contexte, ces d'Annois font des efforts très importants pour se rapprocher de leurs voisins européais. Ils rappellent aussi qu'ils ont investit massivement dans la défense de l'article. C'est 90 milliards de courants, l'équivalent de 12 milliards d'euros annoncé seulement sur un an. C'est du jamais vu, c'est historique. Pour répondre à une critique, Donald Trump, qui dit que le Danemark ne protège pas le Groenland, Mette Friedrichson, la premier ministre du Danemark souligne aussi, que si les États-Unis s'empronnaient au Groenland, membre de l'Alliance Atlantique, ce serait la fin de tout. On va loin dans les mots. Oui, mais finalement, c'est pas si étonnan que ça, pour le Danemark, l'OTAN est extrêmement important. C'est un des pays fondateurs de l'organisation. Un des piliers de l'OTAN, c'est son article 5, qui dit que les membres de l'organisation se doivent assistance mutuelle en cas d'une attaque. Là, dans le contexte qu'on évoque, on a bien du mal à imaginer comment les États membres de l'OTAN pourraient organiser pour coordonner une contre-attaque contre l'un de leurs propres membres. On voit bien que les Européens sont dans une situation très précaire et soutiennent ouvertement le Groenland, la souveraineté d'Annoise sur l'île. En même temps, ils ont besoin des États-Unis, notamment en Ukraine. Et donc, ne peuvent pas non plus froidcer trop le président américain. Donc, certains proposent de renforcer leur présence militaire dans la région, en menant, par exemple, des exercices en coordination avec les Danoises. Ça a été fait déjà, mais ça semble quand même assez dérisoire face aux déclarations de l'administration Trump de ces derniers jours. Concretement, que se passerait-il vraiment si les États-Unis intervenaient, militairement au Groenland, qu'elles pourraient être le rôle de l'OTAN et est-ce que l'Europe se prépare à cette éventualité? Alors, c'est une question qui est très compliquée, d'abord, parce qu'on n'a pas vraiment de scénario, qu'on a vendu sans territoire complètement inconnue, de fait une annexion pour aller très vite. Je parlais avec un chercheur, Danoise qui me disait qu'il suffirait qu'un fonctionnaire du Consulat américain a nous qui plante un drapeau devant le Porsche du Consulat et déclar que le territoire est américain pour qu'il le devienne, parce qu'on a beaucoup de mal à imaginer qui pourrait réagir. Est-ce que les Danois vont vraiment envoyer leur armée pour défendre une île qui fait quatre fois la superficie de la France, où il y a 56 000 habitants. Il n'y a pas de route et elle est recouverte de glace. C'est très compliquée en termes de gestion de la défense de l'île. On parle aussi de l'armée la plus puissante du monde. Est-ce que les Européens voudraient vraiment affronter l'armée américaine pour reprendre le Groenland? Donc on pourrait imaginer des répercussions économiques importantes pour les Etats-Unis, une rupture dans les relations politiques et diplomatiques. Pour le moment ni les Danois ni les Groenlandes ne veulent vraiment s'éculer. Pas plus les Européens, ça quelque chose qui reste quand même considéré comme complètement impensable, même si on a affaire à Donald Trump et que évidemment rien ne peut être exclu quand on ne m'en a pu le voir depuis un an. Merci beaucoup, Alfrançoisse. Merci. [Musique] Et si vous voulez en savoir plus sur le Groenland et sur les intimitations de Donald Trump enverser-t-il, je vous renvoie vers les analyses et reportages de Anne-Françoisiver sur le monde.fr. Merci de votre fidélité et à très vite.
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