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Podcast #1: Rozhovory- Hosťom je Matúš Alexa z organizácie BRAT za BRATA

59m 29s

Podcast #1: Rozhovory- Hosťom je Matúš Alexa z organizácie BRAT za BRATA

La transcription aborde la crise migratoire à Mayotte, département français de l'océan Indien. Elle met en lumière la dangerosité des traversées clandestines depuis les Comores à bord d'embarcations de fortune (kwassas-kwassas), qui provoquent de très nombreux naufrages. Jean-Louis Lille, entrepreneur de pompes funèbres, témoigne de la récupération régulière des corps des migrants, une mission confiée par l'État qui illustre l'ampleur de la tragédie humaine, avec des milliers de morts estimés depuis les années 1990. Du côté des autorités, la lutte contre cette immigration illégale s'intensifie, avec le déploiement annoncé d'un nouveau dispositif technologique de surveillance, le "Rydotfer". Cependant, les méthodes d'interception en mer sont controversées, comme en témoigne le récit de Jassadi, un rescapé gravement blessé lors d'une opération de police en 2019, qui dénonce la difficulté à obtenir justice. Le documentaire souligne ainsi les tensions entre la nécessité de contrôler les frontières, la protection d'un écosystème marin fragile (le lagon), et le respect des droits fondamentaux des migrants, dans un contexte où l'information sur ces drames reste souvent opaque et étouffée.

Transcription

7989 Words, 44552 Characters

French
Femme sculpture. Jean-Louis Lille, vous êtes pompe-funevres. Je t'affais. Qu'est-ce qui juste est? Des pompe-funevres de Maillote. Est-ce qui justifie le gyrofar? Là, je pars sur une réquisition de police. Les corps, les choués sur les plages, accroché au branche des arbres de la mangrove, ou repêché par les compagnies touristiques qui emmènent les touristes dans le lago et qui trouvent décors. Ça fait partie de votre quotidien ou c'est rare. Malheureusement, c'est pas rare. Malheureusement, c'est une équatorne. Ces arbres de la sonde sont pas prévus pour ça. Elles sont prévus pour 4, 5 pêcheurs, pas 44 fois. Donc les maufrages sont extrêmement fréquents et on ne trouve que très pét record. Maillote, dernier des départements. Première épisode, Jazeera Talmaut, Lille de la mort. Un documentaire de Raphaël Craf, des Davids de Jacoboviès. Pouy me décrère la vue, le landroit, est-ce qu'on a. La vue est assez emblématique de Maillote. Maillote, c'est un des plus beaux lagoons du monde. François Xavier, Bieuville, préfède Maillote. 80% de la biodiversité marine est présente à Maillote. 800 espèces de coraux, 600 espèces de poissons. Et donc vous avez devant vous ce lagoons, à la fois merveilleux et fragile. Et donc il faut le protéger pour pouvoir le transmettre au génération futur. Alors, ce lagoons, il a donné le nom à l'île de Maillote, Maillote, Lille de la mort. Parce que lorsque les bateaux les bouteures à l'époque, lorsque les commerçants, domains ou du chyrace venaient jusqu'ici, eh bien ils se retrouvaient dans des situations de navigation difficile et souvent coulais. Effectivement, c'est une île composée de deux îles, la grande terre et la petite terre, entourée d'une barrière de Koray qui est extrêmement présente. À Maréba, son poit est marchétue. Donc ça veut dire qu'elle est à fleur de mer, et qu'ils font que cette île a eu effectivement une forme de protection naturelle qui lui a donné son nom parce que ça rendait la navigation à l'entrée du lagoons extrêmement difficile et périose. Jean-Louillet vous arrivez à Maillote dans les années 90 et au début de l'année 2000, vous êtes sollicité pour aller chercher 17 corps sur une plage de petite terre, la plage de Moya Asco, où pouvait revenir sur cette événement qui va vous faire entrer dans le métier des pompes funèbres. C'est très simple à l'époque, je suis chef d'entreprise, je suis réserviste de la Légion étrangère, je retrouve un frère d'arme qui arrive comme sous préfère Maillote. Il est confronté à la découverte de 17 corps sur une plage, ne y en pas de service funéraire sur l'île, ne y en pas de moyaume technique, ne y en pas d'application réglementaire puisque le droit commun ne s'applique pas à cette époque-là. Maillote était une collectivité départementale à l'époque, il m'appelle à 5h30 du matin, il me dit "J'en va arriver, tu vas le suivre, tu vas faire ce qu'il va faire". Arrime sur place avec le jondar, mais effectivement, des couvaux 17 corps sur la plage, je vais charger le camion, je mets une bâche, et je retourne au bureau du buffet, en lui demandant ce que Jean fait. Il le propre du militaire, cette s'adapter, adapte-toi. Le jondar, qui n'y met, c'est corps. Ça a été mon premier dossier. Au début, c'était un service rendu à un frère d'arme parce que la nécessité du service ensuite, c'est devenu régulier. A tel point que j'écré mon entreprise de prompfinebre sur demande de l'État, et lorsque le département a été décrété, lorsque le droit commun s'est appliqué, en 2011, moi j'étais prêt. J'étais le seul, mais j'étais prêt. Mais cette demande qui vous est formulée, elle est liée au Moran Mer, exclusivement Moran Mer. Donc si en 2004, c'est exclusivement pour récupérer sur les plages dans la Mangrove, les Moran Mer, que l'État vous demande de créer votre entreprise, ça veut dire qu'il y en a un certain nombre, que vous récupérez, il y en a combien que vous avez récupéré depuis 2004, c'est-à-dire depuis 21 ans. Alors, systématiquement, je travaille sur réclivition de justice, qui dit réclition de justice, dit obligation de silence. On ne peut pas vous dire combien j'en ai fait. Mais je peux vous dire que je suis beaucoup trop à mon goût. Et tout ça est génévé par le décré baladure qui a coupé court au pratique ancienne, savoir que maillote géologiquement fait partie de l'archipel des communs puisque les communs s'est catrile. Et culturellement aussi, religieusement aussi. En 2012, un rapport sénatorial fait état de 7 à 10 000 morts depuis l'instauration du vis-à-baladure en 1995. Est-ce que ce chiffre vous paraît sérieux, conforme à l'idée en votre qualité de croque mort que vous vous faites de la mortalité entre l'île d'enjoint et l'île de maillote? Si je prends le dernier quoi, il y avait 26 personnes à bord on a retrouvé 6 survivants, un corps. Il arrive 20 poissins par jour. On ne sait pas exactement combien c'est cool. On ne compte que ce qui arrive. Ah, mon avis c'est largement éronné. Largement dépassé. On ne peut pas être insensible à ça. Je suis humain. Le respect du homme, et le même que le respect du vivant. Qu'il soit migrant clandestin ou citoyen français de maillote. Le respect du homme, et le même. Maintenant, il est plus compliqué de gérer le corps de personnes qui ont merde dans le cadre de l'émigration clandestine pour deux raisons principalement, en dehors de l'état des corps. Il y a l'aspect familial. À l'époque, 70 % des corps repêchés représentaient des prison charges administratives et financières imposées aux administrations ou aux communes. Parce que les familles et on perd des forces de l'ordre ne venaient pas reconnaître les corps. Et donc, à une potentielle traversée, un potentiel noprage. Exactement, pour revenir. Le problème des familles est toujours le même aujourd'hui, même si, à force d'ouvrir mes portes, je me suis retrouvé un petit peu en veillis. Aujourd'hui, à chaque fois que le noprage est annoncé, je suis la première personne chez qui on vient ou à qui on téléphone. Pour savoir si j'ai les corps, si on peut les voir. J'ai toujours envoyé les familles dans ce cadre-là vers les forces de l'ordre. Et ça a demandé un peu de temps, un peu de travail. Beaucoup de patience pour faire accepter aux forces de l'ordre de recevoir ces familles en leur garantissant une immunité momentanée pour que justement l'identification soit plus aisée et que l'on puisse rentrer dans un cadre normal et légal humain. Aussi. Aujourd'hui, on est vacations de 12h08. Là, ça a l'air de rien, et je voulais naviguer comme ça pendant 8h10h les collègues qui sont récèses. Donc le taux, c'est être étonnire. Et ça a un vrai métier et il faut aimer la mer. Si vous êtes sujets au mal de mer ce qui est mon cas, vous pouvez passer des vacations compliquées. Majoral Malem, chef de l'unité notique de la pafe. Il passe des 200 envomiens avant de m'acclir ma tête. Donc voilà, je vais voir. je me donne des challenges et la mission éveille, c'est la solunité de France de cet emploi là avec cette mission là et avec ses moyens parce que une noriais 4 intercepteurs 52 personnels en qualité de chef d'unité, c'est une belle unité et c'est une thématique unique pour ça que je choisis vous voyez là par exemple des récits comme ça vous en avez un petit peu partout donc aujourd'hui on a des outils numériques qui nous permettent de travailler en sécurité mais des quoi ça ils ont pas ça donc quand vous avez un pilote qui est amateur et qui arrive par là, ils soient arrivés de nuit, ils disent "C'est bon, je suis à maillote, ils passent sur un récit, ils chavirent" Et ça vous en avez des centaines sur le secteur L'enjeu de maillote c'est évidemment de protéger sa frontière et de protéger. François Xavier Bueville est grand équilibre ma oreille politique, économique, socio-environnementaux, d'une immigration qui peut impacter et qui impact et qui peut fragiliser et qui parfois fragilise la société ma haise Vous êtes arrivés au début de l'année 2024 au même moment le ministre de l'Intérieur d'Alor Gérald Darmanin à évoquer la Constitution ici d'un Rydotfer ce sont ses mots, qu'est-ce que c'est que ce Rydotfer? Donc le Rydotfer c'est un dispositif qui est une meilleure détection, une meilleure anticipation, une meilleure prise en compte des tentatives de pénétration sur le territoire national et ensuite la mise en oeuvre d'une chaîne logique de prise en charge, de rétention et de reconduite. Et ce Rydotfer nous sommes en train de le mettre en place. Il est composé de radar, plus grande distance, plus grande capacité de détection, plus de précision, il est constitué de drône, il est constitué de ses caméras spinels qui puissent voir à très grandes distances et il est constitué d'un système de reconnaissance par voie cette élitaire qui sera posé sur tous les navires qui sont censés croiser dans la zone. Nous avons un Aeron F au départ de Bamudu et Zaudi qui permet d'aller faire des reconnaissances et de faire une levée de doute. Tout ça c'est un dispositif qui a pour vocation de mieux appréhender, de mieux intercepter et de mieux retenir et de mieux reconduer à la frontière. Je suis là, je suis rentré ici, je suis retrouvé les gendars à la bas. Un madame qui s'est passé? Pêcheur, constructeur de bateaux de pêche, en jouennet. Je dessin là, je vois les gendars nous sauvènent pour moi, et le madame est aussi réquisitionné. Réquisitionné par la gendarmerie pour récupérer des corps de nos fragiles. Ok, vous pouvez vous le repeler, tu vas nous aider, t'as les prendre toutes les mois de les fermoter sur notre bateau, puis tu vas retourner. Le bouton ne peut pas descendre sur les rocher. D'y était là, il est obligatoire, j'ai le main, il faut que j'y allais. Et obligatoire de s'occuper des morts? Oui oui, c'est obligatoire, j'ai fait tout ce travail quand j'ai signé, quand j'ai s'y rentré là. J'ai tout fait toutes les vies là, je vois son là. Il reste tout à mes rentres dans mon qu'ils me insultent, c'est toi qui tu vois, tu es venu ici, tu vas aider les gendars, on va arrêter toutes les morts là. On a refusé que les gendars, non, les morts ne rentrent pas ici, c'est toi tu es venu en jouennet, tu vas aider les gendars pour arrêter les morts. Tu juste là, ils me ont tous les baissilles, tu es sur tes femmes, mais je se bouche béte comme ça. Tu es venu ici, on a refusé que les gendars morts sont moi où on s'affouent avec les gendars en jouennet. Mais je me dis, dans mon quai, on n'essaie pas en formure. Y'en avait combien? On a eu 2, 3 et 4, un petit bébé et une femme et des adultes. Comment vous avez vu évoluer à la fois la lutte contre l'immigration qu'on l'endestine, la liquide et à la fois les traverser? On a eu une augmentation notable, sensible, du nombre d'embarkations qui se livrent à traverser entre en jouant et maillote, majeur Al-Malaine, chef de l'unité notique de la bafhe. Aujourd'hui, vous avez des quoi ça qui rentrent tous secteurs nord-sû, des stuests et on a évolué en termes de moyens, de nombre de personnels. Donc c'est une thématique qui a été pris à bras le corps d'irage et qui. on a eu la nécessité de nous adapter, tant en termes de moyens que de coordination. Vous alliez dire que les efforts budgétaires, capacitaires consentis, n'ont peut-être pas les résultats attendus dans la mesure où le nombre de quoi ça augmente. Ce n'est pas aussi simple que ça, ce n'est pas une question de budgétaires et de résultats. Si je reprends un peu d'historique, qu'on aurait pu récupérer l'unité notique en 2017, c'était un vecteur éventement personnel aujourd'hui, à 5 vecteurs et 52 personnels. Il y a quand même une augmentation très conséquente des moyens engagés. La mission porte, c'est fruit, mais les gens s'adaptenent. Donc on s'adapte également et on apporte une réponse que l'on espère efficace. Ce qui est en revanche pas compliqué, mais étrange effectivement, de temps en temps, c'est de raisonner en quoi ça le lundi et de retrouver le même passage quelques jours ou quelques semaines plus tard. Peu importe, vous dire, la mission est d'arraisonner les embarquations qui se présente sur l'écoute maorese, que ce soit des passagers multiritérants ou des nouveaux arrivés. Ça ne change pas le sens de la mission ou la nécessité de le faire. Il faut voir maillote aussi et en juin, moilli et grande comore comme une île où vous avez tout le monde a des de la famille d'une île à une autre. Donc vous allez avoir historiquement, il y a toujours eu ce transit, ce trafic, ce transport d'île en île. Donc à l'occasion de faire religieuse, à l'occasion de vacances, vous allez avoir plus ou moins de traverser. Ensuite, sur les horaires, évidemment, la nuit, c'est quand même une période qui est plus propice à la commission d'infraction parce qu'on travaille sous le couvert de l'obscurité. Donc c'est des périodes où on va quand même avoir un petit peu plus d'arraisonnement que en pleine journée à midi à l'heure où tout le monde a une visibilité plusieurs kilomètres sur le plan d'eau. J'imagine que c'est très facile de trouver un bateau, un coissant comme on l'appelle pour venir dans juin jusqu'à maillote. J'assadis citoyens comme on rien à maillote. C'est facile de trouver cet à les moyens, cet à pas l'argent, c'est pas facile. Et vous aviez l'argent? Marquette, c'est pas. J'ai trouvé l'argent à cause de mon père qui avait des ébuts qui les avons dû pour me donner l'argent pour que je puisse venir ici et après le pays après. Et ça dure combien de temps la traverser entre en juin et maillote? Ça s'est là, un juin à b*r, la ralahou. On est parti à 15 heures et à 18 heures on est juste sur le quai de maillote et c'est. c'est qui arriver, c'est l'accident après. Alors que c'est qu'il passait justement? Avant de rentrer à maillote, il y a la police de frontière qui nous a trouvé. Après, pour la hausse. La police de frontière nous a dit de. Faut couper les moteurs, les consarrettes, mais les capitains qui amenaient le coçac, ils ont refusé des saurettes. Et vu qu'on s'arrête pas, la part a chaque fois, ils nous tapaient à côté pour que on s'arrête et pour qu'on soit. J'avirais nos bateaux, vu que c'est un petit bateau. Et quoi, chaque fois, ils. ils tapaient, ils tapaient, ils tapaient. Puis qu'ils ont coïnés une partie là où j'étais ici. Et la partie commençait à rentrer beaucoup d'eau. Et puis je suis tombée dans l'eau. Il y a Baharini et Oua Zimimou. C'était en train de réculer. C'est là que. Il m'ont pris par surprise parce que je ne le voyais pas, c'était sans. Ca irait couler qu'ils avaient telles les murs. Ils ont allumés. mon français de Suive, mon tapé, le devant de leur bateau sur ma tête, je saignais, et puis je suis passé sous le ventre de leur bateau et c'est là que je suis en fait directement dans leurs élices et je me suis fait couper les jambes. - Par laio, qu'elle a parait bateau, mana, tu as imaginé, ou aja, bouze, basse, de dégueux, ils m'ont pas se dessus et que je suis passé sous les élices, ils essaient de repartir. J'ai hurlé, j'ai une fois, je ne m'ont pas entendu deux fois, ils m'ont pas entendu trois et une fois c'est là qu'ils m'ont entendu, du coup ils ont fait des mythos pour me regarder, et d'un seul coup ils m'entendent sa vage et dis sa vage. - Et vous le fout? - Vus que vous me lancez, la corde était venu la corde et puis m'ont tiré jusqu'au à leur bateau et après ça je me souviens plus, j'ai peur de connaissance. Quand je me suis réveillé, je me suis prouvé directement à l'hôpital. Puis quand je suis à l'hôpital, quand je me suis réveillé, je demandais d'autres docteurs, j'arrive pas à sentir mes pieds, est-ce que j'ai mes pieds et le docteur ne m'a pas répondu "fraigna mes écita". J'ai fait six mois à l'hôpital. Du coup ils ont essayé de trouver un contact de mon père et puis ils ont appelé mon père pour qu'il la mène mon passeport ou une peste d'identité, pour que je puisse être évacuée à la réunion. Et mon père a pris aussi le coissaire pour venir ici avec le document et jusqu'à l'or, que ce temps-là, jusqu'à là, je suis là et je ne suis jamais parti à la réunion pour les traitements qui m'ont dit que je dois aller à la réunion faire des traitements. Quel est la situation au niveau du tribunal? Est-ce que il y a des pours-suites qui ont été ordonnées contre les policiers qui vous ont fait ça? Il y a un qu'il y a encore. Mon avocat avait fait un recours pour que la quête soit pour ce vis. Mais quand on était au tribunal, le juge du parquet avait dit que c'était de ma faute parce que je me sujette à l'eau pour essayer de m'enfuir. C'est pour ça que l'or baton passait sur la tête et puis j'ai traversé les édits sous l'or baton. Du coup, c'était pas de l'or faute, mais c'est de ma faute. Du coup, l'avocat avait fait un recours, mais jusqu'à là, je ne sais pas au medirien. Ce ne se passe si l'enquête. Ce pours-suit aussi à d'autres choses qui ont été découvert de quoi là, je suis simplement dans un silence, au medirien. En fait, juste pour peut-être contextualiser, je suis arrivé à Mayotte en septembre 2011. Et comme tout le monde, j'avais allé esprit toutes ces histoires que l'on vous raconte. -Membre du gistil? -D'interception en mer et de mort en mer. Mais c'est un sujet que mes clients n'ont jamais abordé. Est-ce que ça porte quelque part la malchance ou le malheur de se remémorer? Mais en tout cas, c'est un sujet qui est à bout. Et donc, ma rencontre avec Jassat, c'est ma première rencontre et ma seule, d'ailleurs, en novembre présence sur le territoire avec une personne qui a vraiment vécu ce que beaucoup raconte. C'est-à-dire des courses pours-suites, parce que la police au frontière va absolument intercepter le coissard et donc va essayer de bloquer cette embarcation et il peut s'en suivre donc déplaisser et démarre. Je pense que malheureusement tous les morts en mer qui a eu, il n'y a aucune enquête qui est ouverte pour déterminer l'écouse de cette mort. Là, la saisine du juge d'instruction et finalement l'enquête qui doit se déclencher fait qu'il y a des éléments et il y a certains policiers qui n'approuvent pas le comportement de leur collègue. Selon nos informations, le navire de la police au frontière, un semi-rigide, baptisé le maquini n'est pas en norme, son capitaine n'a pas les diplômes pour piloter ce type de navire. Comment c'est-il? C'est l'île maniernié. Maniernié en Chimaauré signifie mal fait. Il respecte pas les différentes normes de sécurité puisque en réalité il n'y a pas de contrôle. Après moi ce qui est aujourd'hui me terrifie dans ce dossier, c'est qu'on en en parlait de fait qui sont survenus en novembre 2019. Aujourd'hui, je vous parle dans d'un avril 2025 et que l'instruction n'est toujours pas close et elle me semble en tout cas comme en sommeil. Je ne suis plus la vocate de Jassadie dans ce dossier puisque quand j'ai quitté Mayot, j'ai confié le dossier à une consure. Mais il me semble qu'il n'y a aucune raison aujourd'hui de faire durer cette instruction sans avoir mis en cause ne serait-ce que des policiers de la police au frontière. Jusqu'à la parition de la Méditerre Indécentrale dans l'actualité et ces morants-mères, on parlait de Mayot, ou en tous les cas du Bradmeer, entre Anger et Mayot comme étant le plus grand cimetière marin du monde. Et depuis on en parle plus. Non, non, non, non, on en parle plus et c'est quasi impossible d'avoir des chiffres puisque du côté qu'on n'y a aucun décontre qui est réellement tenu. C'est très très difficile d'avoir des informations et lorsqu'il y a un accident de quoi ça, en réalité tout ça est très très vite boucler, caché, rougé, les corps, il n'y a pas d'autopsie, mais à tous les niveaux. Moi j'ai une maman qui avait perdu son enfant dans le centre de rétention et l'enfant avait été. Il n'y avait rien pour pouvoir faire l'autopsie, il l'avait oublié dans un frigo qui était pas énorme et ces histoires-là elles se répètent en fait si vous voulez. Tout ça c'est su, c'est voulu, c'est pas "Oops" et il n'avait pas le diplôme, c'est une organisation, c'est comme un peu les violences policières, c'est pas un tel qui est violent. C'est une organisation systémique qui faisait, c'est vraiment quelque chose pour moi c'est au niveau de la hiérarchie, il y a des ordres qui sont données. Bon, ça vise ça, je vais vous dire. Non, non, pas celui-là. Ça c'est triple X, il me faut un solique. - Pour ce n'est pas qu'il sait? - Non, pour ça qu'il est sous X, c'est un non frayer. Avec Jean-Louis Lillier, à la mort de du centre hospitalier de Mayotte. - Très compte, tu as mis les trois ou ce que tu veux. Ça peut être un jour-là. - Le paton de mon barrage qui compte bien, c'est l'atrocer dans la pièce, c'est l'atrocer du phlegault, c'est les gars, c'est les pâtes périls. Le sac est dangereux, ben. - Là, je vais vous dire, les frigos sont bons. - Ça a un adu, un adu, c'est un adu. - Sex, masculin, c'est un adu. - Il a fait trois semaines qu'il a été trouvé. - On a pas fait le cinéma. - Vous allez vous dire? - Oui, le corps va être en délai de bientôt. - Moi, je le vois de congler, pas beau. - Je vais vous faire la petite dame, l'autre jour, c'est pas beau. - Ca a une pernise, la main d'un congérateur pour bébire. - La main de la petite, c'est pas là. - Ils avaient pas le droit de oublier, comment tu m'as? - C'est les gars, c'est les gars, non, pas le droit de faire. - On respecte au juvent, on va le même au mort, hein. - Voir plus. - Il y a que moi qui peut les conserver de façon correcte, là, vous dire. - Jean-Louillier, directeur des ponts funables de maillote. - Pendant de longues années, j'en ai systématiquement encore chez moi, parce que l'hôpital n'était pas en mesure de réceptionner ses corps. - Il y avait une chambre funéraire qui était aménagée, il y a une dizaine d'années, pour deux places. Quand il y a eu une corps sur la plage, on ne parle pas. Donc ça vient chez moi. Depuis le 5 décembre dernier, les capacités de l'hôpital passées de deux à douze places ont la réglementation impose le type de carlale à largeur des portes, le système de filtration d'air, le système de traitement désorusé, des flux corporels et la méthode de conservation. Le CHM n'a en rien respecté cela, puisque pour vous donner une idée, je vous ai montré des photos, vous êtes venu vous-même avec mon centre hospitalier, nous l'en sommes, vous êtes une porte de frigo qui semble être un cas vie individuel, on se rend compte qu'en fait, je sais pas le individuel, tous les corps sont dans le même atmosphère. Il n'y a pas de séparation, ce n'est pas coiseau des, ce n'est pas en température négative. Alors actuel, il y a encore qui séjourne nos CHM depuis le 11 février dernier. Il a été transporté au CHM en total des compositions. Il vise que trouver sur une plage en l'occurrence, la plage de Hennepin, sans me l'eau. Vous voyez, il suit un quoi ça, en des compositions, puisqu'on a mis un peu de temps pour le trouver, effectivement ce corps représente un risque majeur d'épidémie pour la santé publique cela et rien n'est fait pour qu'il sorte de là. - Addemail, on te le joue, je ne sais pas, je vais pas la réponse la mérite. - On va te relance. - Bonjour! - Allez! Je reviens au mort en mer, un certain nombre de corps séchou sur les plages de maillote et depuis quelques mois, plus récemment avec le mer de Mtsamboro, les mer maorais, quelques-uns des 17 mer maorais, se plaignent de devoir prendre en charge les obsèques de ces corps sous Ix et menaces de ne pas sumer les coups de leur enimitation, lesquels se retrouvent à la mort de du CHM ou nous n'avons plus nous vendre, ou la température est positive à plus 7°, où les corps sont en état des compositions lorsqu'on est découvert, l'un de elle a depuis plus d'un mois, ça devient un problème de santé publique cette question. - Non mais vous présentez de façon froide et assez terrible, une situation et vous ne pensez pas à ce que ça cache derrière, c'est-à-dire un drame humain. - François Xavier, vieux villes, préfètes maillote. Moi, je peux entendre tous les récits, je peux entendre toutes les complintes, je peux entendre des problèmes techniques de température dans une mort extra, mais pensez d'abord à la situation de ces personnes, à cette histoire humaine qui se termine en mer de façon dramatique, avec des enfants, des parents, des femmes, des mères, des grands-pères qui, à la suite d'un chavirage de quoi ça, vont effectivement trouver la mort. - On parle de la France structure du CHM en matière funéraire, mais on peut parler aussi de cette gestion de cette structure, puisque pour gérer un centre funéraire, une chambre mortuaire, il faut un diplôme d'état funéraire. Donc les délais, la température, la France structure, les obligations qui leur sont faites et les droits des familles sont totalement bafouées par des gens qui n'ont pas les compétences. D'ailleurs, quand vous êtes venus, vous avez vu qu'il y avait un couloir. Ce couloir est emprunté par les patients et notamment les patients qui seront dans le génécologie pour leur suivi de leur grossesse, qui se trouve au bout du couloir. Et donc, on retrouve régulièrement des traces de vômis pestilanciels, parce que quand elle passait là, elle s'était exposée et à l'odeur et au microbe. Aujourd'hui, pour régler le problème, au lieu de gérer l'intérieur de la chambre mortuaire, ils ont mis des sasses, donc les gens sont obligés de faire le tour et ils passent plus dans le couloir. Sur le ponton du DTM, direction des transports maritime, le 28 mars 2025. Le sujet du jour est assez une problématique bien connue sur Maillot, à savoir le sujet Steckmar, la assistance au victime, le victime de nos frages, le victime de tous et nistes, qu'on peut rencontrer en Maillot. Le lieutenant de vaisseaux, Romain prend veille, commandant adjoint opération de la base navale à Maillot. Ce qui a été jugé au terme de plusieurs groupes de travail, c'est que des capacités de maintien sur face de victimes et de premières capacités de réaction des forces en présence à Maillot ont été jugés insuffisantes. Comment se fait-il que ces moyens arrivent 30 ans après les premiers morts en Maillot, 30 ans après le vis-à-bas d'adur de 1995? Alors ça c'est une question qu'il faut poser aux principaux concernés. Je ne suis aujourd'hui que le porteur du message, du matériel équipe, par la préfecture, donc je ne me prononcerai pas sur ce type de problématique. - On a une quoi sous cache avirée là? On a cinq personnes. - Vous allez t'as vous accrocher à cette bouée? - Puis elle a pour vous sauver. - C'est prêt? - Non, il était en padeuse là. - Si ça dit, il y a des guerres arrière. - On va accrocher vous au filum blanc. - On est deux, cinq personnes pour la bouée, cinq. - Je dirais à peu près 80 % de l'ommission de l'Onterrage de masse. - Pierre Védovatot, 38 ans, bénévol à la SNSM, société nationale de sauvetage en mer. - Et un des gens qui ont été élevé par les gens, qui ont été élevé par les gens, qui ont été élevé par les gens, Alors oui, la dernière intervention on a été déclenché à 9h30 pour un offrage de masse au nord de Lille. Il y avait 12 personnes à bord dont des mineurs, sur ces 12 personnes ne font être érepêchées, et il a manqué 3, donc on cherchait notamment un jeune garçon et un jeune fille. Au bout d'un moment, on nous a appelé, puisque la jeune fille avait été retrouvée par l'un des bateaux de la police au frontière, et ils étaient déjà en train de commencer la réanimation cardioculmonaire, et nous on est arrivé avec l'oxygène et puis proposant le relais. Donc là, clairement, c'est du secourisme pur et dur, et puis les massages cardiaques, où on tourne à peu près toutes les 5 minutes, puisque c'est très physique, et on l'a fait pendant une heure. Une heure où, en fait, c'est le médecin du cross, qui doit nous dire, arrêter. Nous on n'a pas le droit d'arrêter. Même si, effectivement, pour le coup, la jeune de moiselle avait déjà de la mousse au niveau de la bouche et du sang qui sortait, ce qui veut dire clairement qu'elle était dans l'eau depuis des heures, et puis elle avait aussi rigidé qu'à laverique assez forte. Et donc, du coup, au bout d'une heure, le médecin nous a quand même dit, "C'est bon, vous arrêtez." Et il a fallu qu'on l'a transporte au village le plus proche pour que un médecin du samu vienne un hélicoptère pour pouvoir faire l'acte de décès, et on l'a laissé comme ça. Et on a repris le bateau derrière. Et son cadrave est resté plus d'un mois dans la mort de l'Hôte de Saint-Rospitalien de Mayotte, qui apparemment n'est pas énorme, puisque lorsque nous nous y sommes rendus, elle était à plus de 7°C. Je trouve ça horrible. Surtout qu'en plus, je m'aimie tout mon coeur pour essayer de la sauver. Et même si les chans étaient infimes, j'ai toujours son visage en tête. Ça me veut dire qu'on a laissé comme un objet, c'est douloureux. Vous avez vécu d'autres naufrages du même type? Moi, personnellement, non, mais effectivement, mes collègues bénévoles bien sûr, notamment des naufrages où, quand les corps des victimes sont là depuis trop longtemps, ça tire les requins. Et nous, on a quand même toutes les espèces de requins ici dans le lac, pas dans l'angoumada, en extérieur la gondre. Donc dès que le corps remonte après 10-12 heures dans l'eau, les requins sont souvent là avec nous, et quand on va les chercher, et que c'est trop tard. C'était en 2,19, la première venue ici à ma yacht. Puis la paffe marre était chale tournée au commode. Et puis, juste une semaine après, je suis encore revenu ici. Et puis, je suis là avec la paffe marre. Vous êtes déjà content de ce que tu trouves, parce que tu trouves le triple de ce que tu vas gagner en commun. Vous avez un travail, vous travaillez dans quel domaine? - Un phagname écanique. - Je fais de la mécanique moto. Et puis là, je fais aussi le maçon aussi. - On va boire trop de temps. - Tout ça, je le fais en ce cachant. - Parce que vous pouvez être arrêtés à tout instant, en fait. - Il y a des fois, il passe qui nous voient et nous arrête. Mais il y a des fois que certains personnes qui les appellent directement, des petits parties, il y a des étrangers qui essaient de travailler. D'un seul coup, ils arrivent là, un ou le. La majeure partie, soit on s'en fuit, soit on essaye de trouver un espace pour se cacher en attendant qu'ils partent. - Vous avez fait trois fois la traverser. Est-ce que vous avez peur? - Ce qui me fait peur, c'est que c'est pas la mère. - Non, c'est la paf, quand ils nous poursuient. C'est là qui nous fait tellement peur, parce que je suis de chaviré. Le coissant, quand il descend, et il descend même dans des cailloux. Du coup, le capitaine, il accélère jusqu'à voir pieds et puis il laisse le bateau. Il saute aussi du consenfu. Debus ce jour-là, c'est là que j'ai tellement la peur au ventre jusqu'au jour. Et là, j'imagine que vous êtes des amayotes, mais vous pouvez être arrêtés du jour en lendemain. Donc, vous économisez au cas où il faudrait faire le voyage. - C'est ce qu'on fait la majeure partie. Déconnais ici, quand tu travailles, du coup, nous la majeure partie, on fait des économies, on les envoie là-bas. Et dès qu'on nous arrête, là on se dit, j'ai déjà mon vieux de retour directement. - Comunication établise. - C'est le commandant. - L'unbre est douce. - Merci. - Alors, voici le chef de poste. Ici, c'est la surveillance vidéo du site, et le positionnement des étrangers situations et régouvertes qui sont interpellées par les différentes forces sur majeure. Donc, polis, gendermury, sur mer et sur terre. Nous, on est au bout de la chaîne. - Centres de rétention administratives de majeure. - À ce jour, on est le 26 mars. Nous avons éloigné vers Madagascar et les commorts 4.300 étrangers en situation et régulière. - Major Regina Bernardet a joint au chef du centre de rétention. - Pour éloigner 25 000 parents, c'est un système qui est en place, c'est assez fluide. On éloigne le matin et on intègre le soir. C'est-à-dire le matin, les brigades extraient les retunies des zones et les emmenons bateaux. Et dans la prémidie, ils intègrent les interpellées du matin par le gaou. - Groupes appuyés, opérationnelles. - Ah, bon, ça c'est le temps. - Bon, alors, on a aussi fait une campagne pour beaucoup de choses. - Ce sont des choses maillotes et atypiques et notamment notre cra. On s'est dit, profitons de se tendrer et tension ici pour passer des messages de sensibilisation. Pour sensibiliser au risque en mer. Parce que chaque année, il y a énormément de morants en mer. On a fait un petit clip, un peu choc, c'est que c'est curité routière. Pour sensibiliser les gens qui sont ici à l'intégration et qui s'affaissent un extra choc. Donc c'est pareil, si on arrive par année, on convaincre 10-15 par venir. C'est gagné. - Le temps avec la télécommande, c'est peut-être plus possible. - On fait tout, je sais. - Je sais pas, je suis pas là. - Un choix qui peut changer une vie. - Souffez une vie. Les traverses isilégales vers maillotes, une route perilleuse, une décision lourde de conséquences. D'ailleurs, la promesse d'un nouveau départ se cache un risque mortel. Chaque année, des viso-paire de dans l'espoir d'un avenir meilleur. - En général, ça s'est bien perçu par les gens qui sont accueillis ici. Et je pense, notamment dans le visage des parents, ça marque. Parce que je pense que mourir en mer est un beaucoup qui n'imagine pas. - C'est une sécurité n'est pas la séhaza. Opté pour les voies légales. - Faites-tu? - On y tenait beaucoup. Ça fait un an qu'on dispose de ce clip. On ne le diffuse pas systématiquement, mais quand il y a des croissades, quoi ça qui arrive, on le diffuse. - Autre vie à une valeur inestimable. Ne laissez pas la mère décider de votre destin. Pour vous, pour ceux que vous n'aimiez. Choisissez la voie légale pour un avenir ensemble. - Il faut pas faire trop long, donc ici, c'est la zone où on leur notifie les droits, leurs placements en cra. On leur distribue un quitte digienne, donc au brossadant, serviette, de quoi se laver les dents et le corps et un drape pour le matin. Les objets de valeur sont écartés, sont placés dans les coffres, individuels, propre à chaque retenue. Et les bagages sont déposés ici. - On a une salle avec des étagères, vous l'ont peut apercevoir des sacs, des chaussures, un casque de moto, des sacs plastiques avec des vêtements dedans. - On passe plus l'enretention. - On passe plus l'enretention pour un policier interdit d'armes dans cette zone. Le salemoisien de défense, c'est le bâton défense ou l'accrémogène. A maillote, ici, la situation est plutôt calme, c'est vraiment calme et trop polle. Il est très rare qu'on en vienne. - Comment vous expliquez, justement, que ce soit calme ici? - Peut-être la traversée n'est pas si perilleuse et que le coup de la traversée n'est pas si imparative. - Vous entendons dire qu'il y a presque un caractère boutigné de passer par l'écran? - C'est quelque chose. On est très connu à maillote, enfin, la paffe. Oui, il vive avec ça, en fait. - Ça geste de résignation, parce qu'il s'affre qu'il reviendra demain. Et puis, en temps, on reconnaît les individus sur l'endemain ou trois jours après, parce qu'ils ont été interceptés en poissable, parce que je travaille. - Les enseignants chaque année répètent les mêmes cours. La naissue vente à notre classe. C'est ce qu'on fait. On protège les frontières et ça ne dérange pas d'accueillir d'ils fois la même personne. C'est de déloigner des gens qui ne sont pas autorisés à ces journées sur le territoire français. - Ce crah est, si vous en avez visité d'autres, quand même un très beau bâtiment, qui se rapproche au plus près des normes que nous imposons le droit, le volet juridique. - Comment on en sait s'il y a 10 piereaux? - C'est un crah qui est bien tenu. - Cheve du service territorial de la police au frontière à maillote. - Bien tenu parce que les effectifs sont très consensieux. Et également, on a malgré tout une chance. C'est que ce crah a un tout de occupation qui est très réduit. Entre à moi, ce qui se fait en métropole. En métropole, vous avez des gens qui sont hébergés dans retenue-barde. Retenue dans le crah pendant 90 jours. Ici, c'est très rarement le cas. D'une manière générale, c'est interneur. - Ce que vous voulez dire, c'est que la moyenne de rétention en temps et de 17 à 24 heures. C'est ça ici. - On dit 1,2 jours. - Comment vous expliquer ce temps-ci court? - Le temps-ci court, c'est la distance entre les commes et maillotes. Elle n'est que de 70 km. Ça va très vite pour éloigner. C'est vraiment un process qui fouide. Il n'y a aucun intérêt à garder des gens en rétention que le pays d'accueil accepte de recevoir. Nous avons la chance quand même de pouvoir organiser un éloignement par jour. Marie-Time. C'est pour ça qu'il y a des gens, des gens en situation régulière, se cachent. Le sort de cas des heures bien définies, se renseignent. Il y a des réseaux qui sont structurés, qui leur disent bien, abouitez-vous de telleur à telleur. Ne sortez pas de telleur à telleur. Réfugez-vous dans un dispenser ou même dans une mosquée lorsque vous voyez des effets-ci dirigez vers vous. - Pardon. Forse de sécurité intérieure. - On connaissait en moyenne de brigade, fait 6,8 km/h. - Ouais. - Moi non, je suis. - Je suis chef, je suis sous-cris. - Non, je ne sais pas. Je fais un peu moins de kilomètres que mes collègues. - Bonjour. - Bonjour, Messieurs. - Bonjour Messieurs. - Bonjour, non, non. - Voilà. - Bonjour. - Bonjour. - Voilà. - Parfait, elle, de la radio, radio, France. - Oui, car. - Merci. - Bienvenue. - Bienvenue Messieurs. - Je suis. - Non, non, non. - Non, non, non. - Non, non. - Non, non. - Je vous ai affliqué à la. - Ok, on ne va pas couper. - Ok. - Donc la zone famille, comme je vous disais, à typique sur le plan de la rétention, puisqu'en France, on a tendance à ne plus de placer de moins en moins dans deux mineurs en cra. Et ici, donc on a voulu faire une zone vraiment à pésente avec des pictomures, des dessins, et puis des jeux extérieurs, on va sortir pour que les enfants se souhaitent bien et pas trop presser sur l'enfermement qu'ils vont vivre quelques jours. Et souvent, ils ne m'a pas partié. Voilà. Parce qu'il faut bien se rendre compte que dans les quoi ça croit ça, ils ont pas ce qu'on ford de bien. Donc il faut toujours faire un parallèle avec leur vie sur maillote. Donc, on va faire une autre chose. pour l'esprit d'un européen ou comme nous le français, ça pourrait être chocant de se retrouver enfermé entre 4 murs pendant des jours. Alors que finalement ils sont dans leur banga, sans occurence, sans électricité, sans jeu surtout. Et une violence certaine quand même dans les bangats, notamment Kawini, je sais pas si vous allez faire un tour, mais pour les casseurs, toi, on y va. Là, c'est l'artiste assez connue de Mayotte, c'est Papayane qui a fait des fresques avec les maquilles. Donc il a voulu partager son esprit de partage. Donc là, actuellement, on a que des femmes avec des enfants. - C'est déjà un bien inquiétant. - Les femmes? - Non, on est des enfants. - Les enfants à partir, ouais, j'en ai à partir de 5 ans. - On a une tampon d'habit notamment pour les gens qui arrivent en quoi ça, quand ils sont trop souillés, et ils voyagent temps en temps avec des ébuts ou des chèvres. - Je ne sais pas si je ne dire, souvent de l'essence, également les ébuts, donc on a un petit stock fourni par les associations pour les changer si nécessaire. - Et voilà, on a fait une copie. - Elle sera venue, elle est venue. - Je pourrais dire, il y a deux catégories de personnes qu'on rencontrera. Il y a une partie qui sont de jeunes qui sont nés sur des partements, donc qui ont toujours vécu à Mayotte, donc pour le coup qui n'ont jamais vécu de traverser en quoi ça et qui ont fait toute leur vie ici. Et la deuxième catégorie de personnes qu'on peut rencontrer, effectivement, c'est par exemple des parents en francs-sais ou des personnes qui sont arrivées avant 13 ans. Et qu'elle ont vécu cette traversée en quoi ça et cette venue à Mayotte, de manière illégale. - Charlotte, juriste au centre de rétention administrative de Mayotte. - Je ne sais pas si je utilisrais le mot triste pour décrire ce que je ressente de cette situation, mais je trouve ça assez affligeant que des jeunes qui sont nés ici ou des parents d'enfants français sont des gens qui sont en train de faire le mot de la même chose. Et si le mot triste est un peu plus grand en francs-sais, ce retrouve dans une situation où il peut être placé au centre de rétention et potentiellement être expulsé et que ça devient, je dirais, une sorte de normalité. Et comme si c'était une activité possible à Mayotte, comme Jéréphère quelque chose de ma journée, il savent que dans l'année, il peuvent se faire interpellé, il peut être placé en rétention et il peut, du jour, en demain, dans un autre pays pour certains qui n'ont jamais visité et qui, pour la plupart des personnes, reviendront en quoi ça, qui reste une traversée compliquée et perilleuse. - Ce que l'on constate, c'est que déjà au début des années 2000, il y a la volonté du législateur, apportinatorieux parlementaire, dogmanté toujours les services de police au frontière. Et quand on garde l'évolution de la population et l'évolution de la présence de personnes en situation irrégulières ou irrégularisées, on constate que la répression, le rideau de fer ne fonctionne pas et qu'il ne fait que produire que des morts finalement. - Il ne fait que produire des morts, Marjan Gayem, - Une jeunesse qui est en dépression, - Avocate, membre du gistisme. - Des grandes difficultés sur le territoire et effectivement, si on faisait un audite de ces politiques, l'État a dépensé beaucoup d'argent pour rien du tout. Et beaucoup d'argent qui sont versé notamment aux autorités que morriennes, en échanges finalement, en monnaie des change, de ces éloignements, mais il y a beaucoup de policiers qui interrochent ce qu'ils font et qui sont contre, en fait, si ils ne voient pas le sens de tout ça. Ils trouvent ça absurde, mais ils au pays. - Mais c'est ce qu'a dit Jérald Armanin et là-dedit finalement, le titre de ces jours-terréétés réalisé il ne sera mis fin que quand le problème de l'immigration sera résolu. Mais le problème si tentez qu'il y en ait un, il sera jamais résolu. Il y aura toujours des personnes qui viendront, parce qu'elles ont des liens, parce que, en réalité, les trangés, à maillote, c'est quand même plus le "Zongou". - Le "Zongou" c'est le métropolite. - Le "Komorien", qui lorsqu'il arrive, il sait exactement où il va. - Une nuit aille-badi l'haphique et râside un gagnant, et va nourriquant d'avouer. - Voilà, où on est siné, où a son, où a fonds, ans-y, et va nourriquant d'avouer. - Dans Bourillonau. - Wengiwa Poteau. - Qu'est-ce qu'on se trouve là, Jean? - Nous sommes au centre du village d'Aquois. Nous arrivons au Siltière dans un instant. Pour l'innovation du "Quoça". - Un effet siné, au bord de la lage. - Salut, Marie-Comme. - Donc c'est vous qui avez cru de la tombe? - Il est bien emballé et fait étanche pour risquer rien. Il n'y a pas d'odeur. - Ah, ok. - C'est obligatoire parce qu'il y a eu une autopsy et c'est obligatoire parce qu'il est en décomposition. - C'est trop dangereux. - Tu te metts derrière eux? - Ouais. - Tu te metts pas sur le côté, tu te te pètes pas devant. - Ok. - On a derrière eux. - Ok, le raison. - Parce que tu n'es pas busé le moins. - Ok. - Tu es simplement. - Vous allez le monter en haut là, ou? - Ouais, on peut t'attention pas glisser, hein? - Oui, oui, oui, oui, oui, oui. - Je vais aller moi-y. - Je vais aller toi-là. - Oui. - Tu te metts en face? - Oui. - Et tu te feras ton chantier d'or. - Oui. - C'est trop difficile à fouiller ici en ballon. - Oui. - Je vais me passer par un coup de ca, le calais. - Et ça me sonne en taverne, comme le calais de Sarkaï. - Le calais de Sarkaï. - Le tout est à côté à Franck Olin. - Il y a beaucoup de pierres, ça n'a pas dû être facile. - Mais d'accord, d'accord. - Et on recouvre le Sarkaï de taire. - C'était Maïotte, dernier des départements, premier épisode, Jasi Ratalmaut, Lille de la mort, un documentaire de Raphaël Kraft réalisé par David Jacque-Bovieze. Avec Jean-Louillier, François Xavier Bieuville, Majora Malem, Armaidoumadi Mortada, Jassadi, Marjan Gayem, Romain Prenveil, Pierre Védovato, Nakshi, Majoraigine Vernardais, Commandante Cecilia Di Piro et Charlotte. Musique originale, Abouchia B, dont l'effet maire imméneux national des commorts de 1976 à 1978. Traduction Moustapha Mahinda, mixage Antoine Viosa, chargée de programme Marie Bonabolivier, Anaïm Oralès, coordination et manuel Laurenta.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Mayotte, un département français, fait face à une immigration clandestine massive et dangereuse depuis les Comores, entraînant de fréquents naufrages et de nombreux morts en mer.
  2. Jean-Louis Lille, entrepreneur de pompes funèbres, a été sollicité par l'État pour récupérer les corps des migrants, une tâche devenue régulière et systématique depuis 2004, soulignant l'ampleur de la tragédie humaine.
  3. Les autorités, comme la police aux frontières, tentent d'intercepter les embarcations (kwassas-kwassas), mais les moyens et les méthodes sont parfois contestés, avec des allégations de violences et d'équipements non conformes.
  4. Le témoignage d'un rescapé, Jassadi, décrit une interception violente en 2019 ayant entraîné son handicap, et met en lumière les difficultés à obtenir justice et la lenteur des enquêtes.
  5. Un nouveau dispositif de surveillance, le "Rydotfer", est en cours de déploié pour mieux contrôler les frontières maritimes, mêlant radars, drones et reconnaissance électronique.

Summary:

La transcription aborde la crise migratoire à Mayotte, département français de l'océan Indien. Elle met en lumière la dangerosité des traversées clandestines depuis les Comores à bord d'embarcations de fortune (kwassas-kwassas), qui provoquent de très nombreux naufrages. Jean-Louis Lille, entrepreneur de pompes funèbres, témoigne de la récupération régulière des corps des migrants, une mission confiée par l'État qui illustre l'ampleur de la tragédie humaine, avec des milliers de morts estimés depuis les années 1990.

Du côté des autorités, la lutte contre cette immigration illégale s'intensifie, avec le déploiement annoncé d'un nouveau dispositif technologique de surveillance, le "Rydotfer". Cependant, les méthodes d'interception en mer sont controversées, comme en témoigne le récit de Jassadi, un rescapé gravement blessé lors d'une opération de police en 2019, qui dénonce la difficulté à obtenir justice. Le documentaire souligne ainsi les tensions entre la nécessité de contrôler les frontières, la protection d'un écosystème marin fragile (le lagon), et le respect des droits fondamentaux des migrants, dans un contexte où l'information sur ces drames reste souvent opaque et étouffée.

FAQs

Jean-Louis Lille est entrepreneur de pompes funèbres à Mayotte, sollicité par les autorités pour récupérer les corps des migrants morts en mer, souvent suite à des naufrages.

Mayotte est surnommée 'l'île de la mort' en raison des nombreux naufrages historiques et actuels liés à sa barrière de corail, rendant la navigation périlleuse, notamment pour les embarcations clandestines.

Le 'Rydotfer' est un dispositif de surveillance renforcée à Mayotte, incluant radars, drones et caméras, visant à mieux détecter et intercepter les tentatives d'immigration clandestine par la mer.

Les défis incluent l'état des corps, les difficultés d'identification et le manque de moyens, avec des familles souvent incapables de reconnaître les défunts, compliquant les procédures administratives et humaines.

L'immigration clandestine par la mer entre Anjouan et Mayotte a augmenté, avec des traversées fréquentes malgré les risques de naufrage et les efforts de surveillance des autorités.

Jassat a survécu à un naufrage où il a perdu ses jambes après être passé sous l'hélice d'un bateau de police, et dénonce un manque de responsabilité judiciaire et des soins inadéquats.

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