Go back

Pérou : la droite autoritaire aux portes du pouvoir ?

21m 16s

Pérou : la droite autoritaire aux portes du pouvoir ?

Le Pérou est à un tournant politique décisif alors que le second tour de l'élection présidentielle oppose deux candidats aux visions radicalement opposées. D'un côté, Keiko Fujimori, candidate de droite populiste et autoritaire, fille d'Alberto Fujimori, ancien dictateur condamné pour crimes contre l'humanité. Elle promet un gouvernement ferme pour restaurer l'ordre et lutter contre l'insécurité croissante, en s'appuyant sur l'héritage économique néolibéral de son père. De l'autre côté, Roberto Sanchez, candidat de gauche sociale, se présente comme l'héritier politique de Pedro Castillo, ancien président destitué, et propose un programme axé sur la justice sociale et la défense des communautés indigènes. Le pays traverse une période d'instabilité politique chronique, avec huit présidents en dix ans, un Congrès puissant et une fragmentation politique extrême. La campagne a été marquée par un faible enthousiasme électoral, un taux d'abstention élevé et une méfiance profonde envers une classe politique corrompue. L'issue du scrutin dépendra de la capacité de Sanchez à mobiliser les électeurs ruraux et marginaux, tandis que Fujimori bénéficie d'une base électorale solide et d'un contexte régional favorable aux droites dures. Le résultat déterminera si le Pérou bascule vers un régime autoritaire ou maintient une voie démocratique.

Transcription

3208 Words, 19621 Characters

French
♪ ♪ ♪ -Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Sophie Larmoyer et il est l'heure du monde. ♪ ♪ ♪ ♪ Aujourd'hui, le Pérou pourrait-il basculer vers un régime autocratique? Ce dimanche, cette juin se tiendra le second tour de l'élection présidentielle péruvienne dans un pays fracturé politiquement. Il y avait 35 candidats lors du premier tour, le 12 avril dernier. Après un long dépuiment au caoutique, les deux qui sont qualifiés pour la dernière ligne droite sont Roberto Sanchez et Keiko Fujimori. Cette dernière est la fille d'Alberto Fujimori, qui a exercé un pouvoir autoritaire pendant 10 ans au Pérou, qui a été condamné pour crime contre l'humanité en 2009, et dont elle assume malgré tout l'héritage. -Je suis responsable dans l'héritage très cher pour le Pérou. Mon père a apporté l'ordre à favoriser la croissance économique. C'est mon engagement. La barre est placée au et j'espère la dépassée. ♪ ♪ ♪ Après trois tentatives manquées d'accéder à la présidence, cette fois-ci pourrait bien être la bonne pour Keiko Fujimori en tête des sondages. Alors qu'expert-elle accomplir à la tête du Pérou, son adversaire qui défend une gauche sociale peut-il l'empêcher d'accéder au pouvoir et à quoi est du l'instabilité politique chronique du pays où se sont succédés 8 présidents en 10 ans. Pour répondre à ces questions et comprendre le paysage politique Pérouvien, j'appelle Amanda Chaparot, correspondante du monde à Lima. Pérou, la droite autoritaire au porte du pouvoir, un épisode de "Garance Muneose", réalisation cante-te-nault. ♪ ♪ ♪ ♪ -Bonjour, Amanda. Mousjour, Sophie. Amanda Lélection présidentielle intervient à une période politique particulière pour le Pérou, qui brille par son instabilité. Je le disais, 8 présidents en 10 ans. Les présidents sont destitués les uns après les autres. Pourquoi aucun-deux n'arrivent à rester au pouvoir? -Oui, en effet, 8 présidents en 10 ans. C'est un record qui a eu ces dernières années. C'est devenu presque banal. Au Pérou, les opinions sont habituées à voir se succéder les présidents, les présidents, les uns après les autres. En réalité, ce qui se passe, c'est que la figure présidentielle a été très affaiblie ces dernières années. Et en parallèlement, le congrès, qui était l'unique chambre parlementaire jusqu'à présent, a pris un pouvoir grandissant. Au point que certains analysent parlementaires, il suffit de réunir les deux tiers des votes au Parlement pour pouvoir destituer un président. C'est ce qui a été fait ces dernières années. Le dernier chef de l'Etat a été élu, était le président de gauche, Pedro Castillo, en 2021. Et cette élection présidentielle, cette année, en 2026, portait donc aussi un petit peu l'espoir d'arrêter cette pirelle d'instabilité. Sauf que cette anouveau, une certaine instabilité qui marquait la campagne, puisqu'il y avait 35 candidats en liste au premier tour. Comment expliquer cette fragmentation du paysage politique à Manda? Oui, en fait, au Pérou, il n'y a pas de partie politique fort, mis à part, justement, celui de Kekofuji Mori, qui a été qualifié pour le second tour. Donc, il y a une myriad de petits candidats et il y a des candidats aussi qui apparaissent pour les élections. Il y avait un certain nombre d'autres saïdeurs. Ça montre un paysage politique extrêmement fragmenté et les péruviens de vaissez de s'y retrouver dans cette ribombelle de candidat que parfois ils ne connaissaient même pas. Et c'était aussi une élection extrêmement complexe car on ne votait pas uniquement pour élire un président ou une présidente, mais aussi pour renouveler le Parlement, pour élire des sénateurs, pour élire un Parlement endin. Donc, c'était une élection complexe avec une dizaine de milliers de candidats sur l'ensemble du territoire national. Alors, comment s'est passé ce premier tour? J'imagine qu'avec autant d'élection, ça dû être un peu caoutique. Oui, en effet, ça l'a été déjà, c'était un défi de pouvoir voter, donc, comme je le disais, avec autant de candidats. Et on dit au Péropé, que le butin était grand comme un drat, tellement il y avait les listes de candidats et différentes cases accouchées. Et ensuite, le jour du scrutin, il a été assez caoutique puisque certains du road vote n'ont pas pu ouvrir, attend, il y a eu du matériel d'effectueux, néanmoins, les observateurs prison et les organismes internationaux, on s'alluait tout de même des élections transparentes, certains candidats, dont celui qui est arrivé à la troisième position ont crié à la fraude, mais cette fraude n'a pas été avérée. Parce que c'était très serré quand même, ce résultat du premier tour. Oui, le résultat était extrêmement serré. Alors, Keiko Fujimori, la candidate de la droite populiste autoritaire, est arrivée en tête avec simplement 17% des voix, donc elle avait assuré sa place dès le soir du premier tour. Mais ensuite, il a fallu un très long dépouillement pour connaître le second à se qualifier au second tour, car le candidat de gauche Robert Ossanches et le troisième Raphaël Lopès-Aliaga, un autre candidat d'extrême droite était vraiment au coup d'accout, et seulement 20 000 voix les ont séparés. À Mandatouac, qui a suivi toute cette compagne présidentielle, comment est-ce que tu la qualifierais? Est-ce que cette élection est enthousiasmante pour les péruviens avec des espoirs de changement dans leur pays? Alors, on n'a pas senti un très grand enthousiasme de la part des électeurs. D'ailleurs, il y a eu des taux d'abstention qui sont très élevés, alors que c'est un scrutin obligatoire, les élections et obligatoires au Pérou. Donc, ça montre encore une fois l'énorme méfiant, c'est discrédit, et rejet également envers la classe politique. Il faut rappeler que cette exprésidente, cette dernière décennie, soit en prison, soit en passant prison, soit sont visés par des enquêtes pour divers des lits de corruption. Donc, il y a vraiment un rejet de toute cette classe politique et beaucoup ne savait pas pour qu'il votait à quelques jours du premier tour des élections. Et on arrive au bout d'une période politique très incertaine, très instable, et aujourd'hui, les électeurs ont le choix entre deux candidats complètement antagoniques et qui génèrent chacun pour des raisons différentes, une certaine inquiétude et un certitude encore une fois dans la population. Alors, venons en amenda au deux candidats qui ont remporté le premier tour de l'élection. Tu les as cités un Roberto Sanchez et Keiko Fujimori. Si on commence par le premier, qui est le candidat de la gauche, qui est-il et qu'est-il son programme? Alors, Roberto Sanchez, c'était un député de gauche ces dernières années, et il s'est surtout présenté comme l'éritier politique de l'ex-président de gauche Pedro Castillo, qui lui avait donc été élu en 2021 et destitué en 2022, après avoir tenté de dissoudre le congrès, le Parlement en dehors de tout cadre constitutionnel, donc il a été accusé de coup d'étaille, il est aujourd'hui en prison, il a été condamné à 11 ans de prison pour conspiration en juge d'une rébellion, et il bénéficie encore d'une forte popularité, justement, dans cette population parmi les zones rurales, les plus pauvres du pays, Roberto Sanchez, en reprenant cette héritage en s'appropriant, finalement, de manière très abile, les symboles de Pedro Castillo, de son chapeau de paix, en allant à certains meetings à d'autres chevales, comme l'avait fait Pedro Castillo pendant sa campagne en 2021, et il a réussi à capter cette électorate, qui s'est retrouvée en quelque sorte orphelin, car dans son esprit, Pedro Castillo, il a été constamment empêché durant son cours mandat de gouverner, justement, par des attaques du Congrès, qui étaient donc un congrès d'opposition, et Roberto Sanchez a promis, justement, sa libération, ce qui plaît à cette frangole électorate. Et son programme, quelle est son programme? Son programme, initialement, c'est un programme en faveur d'une plus grande justice sociale, en promettant en état plus interventionniste, à des programmes pour les plus défavorisés, défendre aussi les communautés indigènes. Je suis cet inconnue qui représente les hommes invisibles, les femmes invisibles du Péroprofond, ce Péropré-épriser qui existe depuis 200 ans, avec les kéchois, les aïmarres, les amazonniens qui subissent aujourd'hui ce régimeur Cantile, qui s'est enrichi et a transformé la santé et l'éducation en un commerce ignoble. Mais non moins, il a tenté aussi ces dernières semaines de modérer son programme, de le faire tendre vers le centre, pour assurer aussi les marchés financiers et les milieux d'affaires qui sont vendues bouts contre sa candidature et sa possible victoire. Donc il a promis de respecter cette stabilité économique, qui fait la particularité aussi du Péropro et qui contraste avec son instabilité politique, de respecter les bons indicateurs macroéconomiques, de garder l'indépendance de la Banque centrale, de maîtriser l'inflation et de maîtriser aussi le déficit budgetaire. Roberto Sanchez est arrivé donc deuxième à ce premier tour. Est-ce que c'était une surprise et est-ce qu'il a des chances de l'emporter? Alors on est fait les instituts de sondage, n'avait pas forcément vu venir ce candidat, mais dans les normes fragmentation du paysage électoral, c'est vrai qu'au premier tour, les candidats avaient de très faibles pourcentales. d'intention de vote et lui apparaissait en 5ème ou 6ème position dans ses sondages. Néanmoins, ce candidat était connu et a été plébiscité notamment dans le Sud-Rural dans les campagnes. J'avais réalisé un reportage dans les ans, justement, dans le sud de Kusko quelques semaines avant les élections et les agriculteurs, les villages joies, parlaient justement de pédrosenchesse comme l'hérité de Castilleau et comme à son tour une possibilité de découter les nécessités de ces populations qui se sentent historiquement délaissées et marginalisées par le pouvoir central à l'IMA. Donc c'est vrai que cette figure a représenté un certain espoir pour ces populations. Et donc ce vote serait un peu les campagnes contre les villes, comment ça se présente. Quand on regarde les résultats du premier tour, c'est vrai que la géographie électorale est très marquée. Donc Robert Ossanchez a eu un grand soutien dans les régions rurales, dans les régions globalement des ans, des de certaines régions d'Amazonie, un versement très peu de soutien sur la côte et notamment dans la capitale. C'est vrai que le candidat Robert Ossanchez a contrelu les médias traditionnels et aussi le monde des affaires qui décrivent ce candidat comme un communiste ou en tout cas comme une personne qui mettraient en danger la stabilité économique du perot et qui plongerait le pays dans le chaos. Et alors celle qui est arrivée en tête évidemment est totalement à l'opposer. On va parler de cette candidate qui tient la corde aussi dans les sondages de l'entre-de-tour, Kayko Fujimori. Pour le coup, elle est très connue des électeurs perruviens. Est-ce que tu peux nous raconter qui elle est? Kayko Fujimori, c'est là candidats et là politique la plus connue du paysage politique perruviens. C'est ça quatrième élection. Ça fait la quatrième fois qu'elle tente d'accéder au fauteuil présidentiel. Donc on sait qu'il est, on sait d'où elle vient et ce qu'il lui a permis justement dans ce paysage politique où beaucoup d'électeurs ne connaissaient même pas le nom des candidats, c'est ce qu'il lui a permis de se qualifier pour le second tour. En revanche son nom divise et extrêmement polarisant, Kayko Fujimori est la fille d'Alberto Fujimori, l'autocrate qui a gouverné pendant une décennie de perru entre 1990 et 2000 quand le perru vivait un confiard à mes internes qui avait été déclenché 10 ans plus tôt par le sentier lumineux. Et Fujimori dès 1992, mais en place un gouvernement autoritaire, ils ronlent les clébrot des pouvoirs, ils dissous l'assemblée, ils baient les médias, ils persécutent les opposants, tout ça avec, comme justification, la lutte contre le terrorisme et contre les guerriers de gauche. Cette lutte contre le terrorisme se fera au prix d'exécution et se rajudit sièrent de disparition forcée, de tortures. Ce pour quoi il a été condamné à 25 ans de prison pour crime contre l'humanité. Une peine qu'il ne purge pas entièrement, fin 2017, le président Peruvien alors en exercice Pedro Pablo Kuchinsky, lui accorde la grâce présidentielle pour raison médicale. Une grâce annulée par la suite avant d'être définitivement rétablée en 2023, au bout de 16 ans d'incarceration. Alberto Fujimori quitte alors les murs de sa prison pour ceux d'un hôpital où il finira sa vie. Les années 1990 de Fujimori, c'est aussi les années de mise en place d'un programme de sterilisation massive qui visait avant tout les femmes indigènes des zones pauvres et rurales du pays sous couvert d'un programme de contrôle de la natalité, cela a bouti à la sterilisation forcée de dizaines de mille et de femmes. Ceci a un gouvernement qui a été marqué par une corruption habisale qui a été orchestré depuis le plus haut sommet de l'Etat avec l'aide de son bras droit, Vladimir Montessino, qui savait comme un mécanisme de contrôle politique et également d'orificements personnels. Mais Amanda, avec toute cette violence que tu viens de nous décrire et la condamnation d'Alberto Fujimori pour ses atrocités, ça semble fou que sa fille revendique son héritage. Tout ça ne fait pas peur au Peruvien. Il fait peur à une certaine partie de la population, à l'Antif Fujimori, même s'il décroit, il est encore très fort, justement du fait de se souvenir de ses actions et de ses violations des droits humains. Les antif Fujimori, c'est notamment ceux qui ont vécu dans leur chère. Finalement, les violences et les violations systématiques entre les droits humains est beaucoup rappel que le Fujimori ce n'est pas seulement du passé mais c'est bien le présent, fois que ça popoulare, c'est le parti qui a le plus d'influence aujourd'hui dans le paysage politique mais qui est aussi une des forces majoritaires du Parlement et qui a largement gouverner, qui a largement été hauteur d'un certain nombre de lois ces dernières années. Ils ont d'ailleurs passé des lois d'amnistie, des lois de prescriptions contre les crimes commis avant 2002, donc dans la période du conflit armé. Alors à t'écouter, on peut quand même se demander pourquoi cette opposition n'est pas assez forte pour contrer finalement cette héritage-là. Il y a une autre partie de la population qui voit en contraire en Fujimori la personne qui a pu combattre le terroriste, qui a pu capturer le chef du sentier lumineux à Bimal Guzman en 1992, donc qui a mis fin aux conflits armés, ce que les péruviens attendaient à cette époque. Elle a aussi l'image de celui qui a mis fin aux cycles de "dipair inflation", les péruviens vivaient dans une crise économique très dur à la fin des années 80 et 1990. Et au moyen d'un programme économique très dur, puisqu'il a instauré ce qu'on a appelé le Fujichock avec une dérégulation totale de l'économie, des privatisations, mais ce qui a permis au bout de quelques années de stabiliser l'inflation. Et Kaiiko aujourd'hui bénéficie, on va dire d'une certaine oubli des pires travers de l'époque de son père, et il y a une certaine partie des électeurs qui se disent, bon, c'est la quatrième fois qu'elle se présente, on peut quand même lui donner sa chance. Amanda, quel est son programme électoral à Kaiiko Fujimori aujourd'hui? Est-ce qu'il y a un risque qu'elle renoue avec le autoritarisme de son père? Le programme électoral de Kaiiko Fujimori, il est très simple. Elle convoque l'image de son père justement de la manojo-là, la main de fer pour combattre le crime organisé pour combattre la délinquance qui sont les fléaux aujourd'hui qui sévissent au Pérou. Economiquement, elle propose de poursuivre finalement le modèle économique néolibéral, un modèle qui est très favorable aux investissements privés et qui a été gravé dans la Constitution politique, de 1993 prise sous son père. Elle dit, je gouvernerai comme mon père. La première chose que nous allons faire, c'est rétablir l'ordre. Grâce à cet équipe, grâce à ces mesures, mais surtout grâce aux sands d'Alberto Fujimori qui coule dans mes veines. On fuse en preuve de fermeté pour venir à bout de la criminality. Le parti Fujimori, c'est avec d'autres parties, on réussit à modifier un certain nombre de lois. Ils ont réussi à prendre le contrôle, en partie du moins du tribunal constitutionnel, de diverses institutions et à un pouvoir grandissant, une influence très forte. Et donc beaucoup redoutes que le dernier est chelon et d'avoir, entre ces mains, le pouvoir exécutif pour instaurer un vrai régime autoritaire. Amanda, tu as évoqué l'augmentation de l'insécurité au Pérou, sur laquelle la droite Fujimori se fait reposer tout son discours, mais quelle est la réalité de cette insécurité? Pourquoi a-t-elle augmenté? Est-ce que tu peux nous décrire un peu tout ça? Il y a une hausse à l'arment de l'insécurité, une hausse d'etatomie 6, une hausse du phénomène de l'extortion. Tout cela est lié à un certain nombre de trafiques qui communique entre eux, qui va du trafic des animaux sauvages, au trafic de la cocaïne, à l'exploitation aussi de l'orile égale qui a considérablement augmenté avec l'augmentation du prix de la Ronsdor. Et tous ces réseaux criminels finalement communiques entre eux, se diversifit, il y a aussi la présence de gang étranger, qui se met à la délinquance locale, donc des gangs équatoriens, des gangs mexicains et plus récemment des gangs vénésulien. Et cette criminalité, elle trouve au Pérou, un térôe très favorable, parce que justement le Pérou est un état très faible avec des institutions malmenées. Il y a une forte corruption, comme on l'a déjà dit, qui est un prène vraiment tous les niveaux, et pas seulement donc le niveau politique, mais la justice, qui leur garantit une certaine impunité, et dans un pays aussi, au 75% de la population travaille dans le secteur informé, ça on va dire facilite un certain nombre de trafiques. Alors si Keiko Fujimori était élu, elle rejoindrait la liste des dirigeants de droite dure qui ne cessent de s'allonger sur le continent américain. On rappelle donc il y a Donald Trump aux États-Unis évidemment, mais aussi Gravier Milay en Argentine, Roséan Antonio Castell chili, Nayib Boukele au Salvador. Ça aussi, ça joue à mandat, ce possible soutien de ses pairs sur le continent. Oui, elle le pense, c'est une époque qui lui est favorable, du nord au sud, du continent, on voit petit à petit des gouvernements de droite ou d'extrême droite qui s'installent un peu partout dans les pays de la région. L'adernèrement en Colombie, c'est aussi un candidat d'extrême droite qui s'est qualifié et qui a pris la tête du second tour de l'élection présidentielle. Donc elle se dit que c'est son moment qu'il y a une vraie demande de la population latino-américaine qui est traversée par des problématiques similaires de hausse de la violence, d'une stagnation économique et cette insécurité exasarée et aussi cette lassitude de la population vis-à-vis de cette violence profite ces dernières années à une extrême droite autoritaire. Merci beaucoup à Manda, merci Sophie. Et pour suivre le résultat de l'élection présidentielle Péruvienne et ses conséquences dans le pays et la région, je vous invite à lire les analyses, reportage et décryptage d'amandage à paro sur notre site lemondepointfr à la rubrique Pérou. Lors du monde, c'est votre podcast d'information du lundi au vendredi pour vous aider à comprendre les enjeux de l'actualité. Je vous dis donc merci et à bientôt.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le second tour de l'élection présidentielle péruvienne oppose Keiko Fujimori, candidate de droite autoritaire, à Roberto Sanchez, candidat de gauche sociale, dans un pays marqué par une forte instabilité politique (8 présidents en 10 ans).
  2. Keiko Fujimori, fille de l'ancien dictateur Alberto Fujimori, revendique l'héritage paternel et promet un gouvernement autoritaire pour lutter contre la criminalité, tandis que Roberto Sanchez se présente comme l'héritier de l'ex-président de gauche Pedro Castillo, avec un programme de justice sociale.
  3. Le paysage politique péruvien est extrêmement fragmenté en raison de l'absence de partis forts, d'une méfiance généralisée envers la classe politique et d'une corruption endémique, ce qui a conduit à une campagne électorale complexe et à un taux d'abstention élevé.

Summary:

Le Pérou est à un tournant politique décisif alors que le second tour de l'élection présidentielle oppose deux candidats aux visions radicalement opposées. D'un côté, Keiko Fujimori, candidate de droite populiste et autoritaire, fille d'Alberto Fujimori, ancien dictateur condamné pour crimes contre l'humanité. Elle promet un gouvernement ferme pour restaurer l'ordre et lutter contre l'insécurité croissante, en s'appuyant sur l'héritage économique néolibéral de son père. De l'autre côté, Roberto Sanchez, candidat de gauche sociale, se présente comme l'héritier politique de Pedro Castillo, ancien président destitué, et propose un programme axé sur la justice sociale et la défense des communautés indigènes.

Le pays traverse une période d'instabilité politique chronique, avec huit présidents en dix ans, un Congrès puissant et une fragmentation politique extrême. La campagne a été marquée par un faible enthousiasme électoral, un taux d'abstention élevé et une méfiance profonde envers une classe politique corrompue. L'issue du scrutin dépendra de la capacité de Sanchez à mobiliser les électeurs ruraux et marginaux, tandis que Fujimori bénéficie d'une base électorale solide et d'un contexte régional favorable aux droites dures. Le résultat déterminera si le Pérou bascule vers un régime autoritaire ou maintient une voie démocratique.

FAQs

La figure présidentielle a été affaiblie, tandis que le Congrès a pris un pouvoir grandissant, pouvant destituer un président avec les deux tiers des votes. Cette dynamique a conduit à une succession de chefs d'État, dont Pedro Castillo, destitué en 2022.

Les deux candidats sont Keiko Fujimori, candidate de la droite populiste autoritaire, et Roberto Sanchez, candidat de gauche, héritier politique de l'ex-président Pedro Castillo.

Roberto Sanchez propose une plus grande justice sociale, un État interventionniste et des programmes pour les plus défavorisés, tout en modérant son discours pour rassurer les marchés financiers sur la stabilité économique.

Elle est la fille d'Alberto Fujimori, un autocrate condamné pour crimes contre l'humanité. Elle assume son héritage, ce qui divise : certains la rejettent pour les violations des droits humains, d'autres la soutiennent pour avoir combattu le terrorisme et stabilisé l'économie.

Elle promet de rétablir l'ordre avec une main de fer contre la criminalité et de poursuivre le modèle économique néolibéral de son père, gravé dans la Constitution de 1993.

La hausse de la criminalité est liée à des trafics variés (cocaïne, or, animaux), à la présence de gangs étrangers et à un État faible avec une corruption généralisée, facilitant l'impunité.

Chat with AI

Loading...

Pro features

Go deeper with this episode

Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.