Ce podcast présente la conception universelle comme une approche de design inclusive visant à développer des produits et services accessibles à tous, incluant les personnes en situation de handicap, les seniors et d'autres publics. Loin d'être une simple démarche philanthropique, elle est un levier stratégique pour les entreprises, stimulant l'innovation et la compétitivité en élargissant les marchés et en améliorant l'expérience utilisateur. L'invité explique que cette approche nécessite une co-conception avec les publics concernés et une intégration à tous les niveaux de l'entreprise, du design au marketing. Un label existe pour valoriser ces pratiques, encore émergentes en France comparé à des pays comme le Japon. L'exemple d'une future gamme de produits Tefal, conçue avec divers publics, illustre comment la conception universelle répond aussi à des handicaps situationnels ou temporaires, bénéficiant à un large public. Enfin, bien que perçue parfois comme coûteuse, elle constitue un investissement rentable, notamment dans un contexte de vieillissement démographique et d'évolution des réglementations, comme sur l'accessibilité numérique.
Bienvenue dans le podcast Parlonhe Resseu de BP-I France. Chaque épisode nous rencontrons des personnalités réellement surprenantes par leur expérience, leur engagement pour vous faire découvrir la Resseu autrement. Notre seul objectif, vous invitez à passer à l'action pour un avenir plus inclusif et responsable. Bonne écoute. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cet épisode de Parlonhe Resseu, le podcast de BP-I France dédié à la responsabilité sociale des entreprises. Je suis Stéphanie Amon responsable et Resseu au sein de la direction d'éveloppement durable et le PSG de BP-I France. C'est dans ce premier épisode de notre nouvelle série sur le handicap. Nous allons parler de la conception universelle et on va casser une idée reçue. Parce que l'innovation inclusive n'est pas une démarche phile anthropique mais bien le vie est stratégique pour les entreprises. Et c'est d'autant plus vrai que nous sommes dans un contexte de vieillissement de la population et d'évolution des usages. Et pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir l'orance vers geste des délégés générales de la handicap, expertes des solutions inclusives et du label conception universelle. Bonjour l'orance. Bonjour Stéphanie. Pour commencer, est-ce que tu peux nous dire déjà ce qu'est la conception universelle et pourquoi c'est devenu un contournable aujourd'hui? La conception universelle, c'est une approche de design, de conception produit ou service, qui consiste à réfléchir à comment adapter sa solution en fait au plus grand nombre. Donc on va rentrer dans une logique de co-conception avec des publics en situation de handicap pour essayer de développer une solution qui répondra à leur besoin, ainsi qu'aux besoins de personnes valides entre guillemets. Et l'objectif évidemment, il est de proposer des solutions qui peuvent répondre aux plus grands nombres, de déviter d'avoir des solutions systématiquement adaptées par typologie de public, et donc de limiter la stigmatisation de ces publics. Très bien. Et est-ce que c'est uniquement lié au handicap ou est-ce que c'est plus large que ça? Alors c'est beaucoup plus large que ça. La conception universelle ne s'adresse pas du tout qu'au personne en situation de handicap. Elle est également un outil de conception qui est très utilisée pour répondre aux besoins des personnes s'ignores, et également des personnes qui peuvent avoir certains besoins spécifiques autre que dans les domaines handicapes ou d'âge. L'objectif c'est à chaque fois de se dire la solution que je développe. Je veux la l'ouvrir le plus possible aux gens pour que le plus grand monde puisse en bénéficier, et je ne veux pas me dire telle solution elle est pour toi, et puis je vais faire une autre solution pour toi et pour toi et pour toi. Et donc là on stigmatise les publics parce qu'on les renvoie vers à chaque fois des solutions différentes. Non, c'est tout le monde peut bénéficier du même produit, du même service. Et c'est vrai que quand on t'écoute là, on voit bien que ça dépasse complètement le sujet érages parce que souvent on associe l'inclusion de la phénomthropie ou réseau associatif. Donc on enferme quand même le sujet et pourquoi est-ce que selon toi la conception universelle et au contraire un véritable levice stratégique pour les entreprises? Déjà quand on parle d'inclusion, c'est vrai qu'en France, on a une culture qui associe l'inclusion à la phénomthropie. On constate que dans l'insertion professionnelle, sur les sujets d'insertion professionnelle et d'embauche en entreprise, la diversité apporte un plus en termes d'efficacité et de productivité. Alors on a ces derniers temps ont été assez rude avec les sujets de diversité, mais néanmoins, il est prouvé que la diversité améliore la compétitivité des entreprises. Maintenant, effectivement, avec la conception universelle et l'innovation inclusive en général, on sort du champ de l'insertion professionnelle des publics en situation de handicap et on rentre dans le domaine du commercial. Et c'est un levier commercial parce qu'effectivement, déjà, des solutions universelles vont permettre d'ouvrir, de souvrir à de nouveaux marchés, parce que rappelons-le, les personnes en situation de handicap sont aussi des agents économiques, qui travaillent, qui ont un pouvoir d'achat, qui veulent dépenser de l'argent, consommer, partir en vacances, etc. Et ensuite, on se rend également compte que souvent, les solutions qui sont nées d'un travail de co-conception et de conception universelle, vont apporter une meilleure satisfaction au personne valide. Je m'explique, on comprend très bien l'idée quand on prend le handicap visuel. Entre des personnes qui ont 10, 10 sur 10 au-dessus et des personnes malvoyantes voient aveugles, en fait, on va avoir tout un continuum de personnes qui vont porter des lunettes, qui vont avoir des problèmes de vue plus ou moins conséquents. Ce qui est sûr, c'est que des personnes qui portent des lunettes qui passent 10 heures par jour sur écran, en fin de journée, des solutions qui ont peut-être départ étaient pensées pour des personnes malvoyantes, et bien elles vont aussi apporter du confort à ces gens-là, qui sans être malvoyant peuvent rencontrer des limitations sur leur vue. Et donc, on voit bien que quand on prend comme utilisateur ce qu'on peut appeler dans le design-finking, un utilisateur extrêmement, quand on regarde les usages des personnes en situation de handicap et qu'on adapte une solution pour ces personnes-là, ça va elles leur permettre d'utiliser la solution là où il y avait peut-être un frein absolu, mais ça va également permettre à des personnes valides d'avoir une meilleure expérience client, d'avoir une meilleure utilisation du produit, un meilleur confort, et ça a améliore donc la fidélisation de ces clients-là. Donc oui, c'est un levier stratégique qui permet de développer commercialement sa solution sur de nouveaux marchés, mais également d'améliorer son positionnement sur les marchés déjà existants, ou en tout cas sur lesquels la solution est déjà positionnée. Donc en fait, c'est gagnant-gagnant avec un alignement impact social, impact économique. Donc là, quand on écoute ce que tu viens de dire, on voit que c'est vraiment un facteur d'innovation et de compétitivité. Oui, et. Alors, pardon. C'est un facteur d'innovation parce qu'effectivement, l'innovation repose sur. En fait, pourquoi est-ce qu'on innove pour répondre à un besoin? Les besoins des personnes en situation de handicap sont parfois plus exigeants, parce que les frères sont plus forts. Et donc, prendre en considération ces publics-là, c'est généralement pousser plus loin l'innovation pour réussir à trouver la bonne solution. Et forcément, c'est un moteur d'innovation, de fait. Et d'ailleurs, en constate que beaucoup de secteurs, dans beaucoup de domaines innovants, ce sont des solutions en lien avec le handicap qui apporte des techniques de pointe. Je pense effectivement dans la robotique, dans le sujet d'interface hom machine, dans l'IA. On voit beaucoup de solutions très diptèques, issus du milieu du handicap, parce que, à la base, on a cherché à répondre à un besoin qui était particulièrement challengeant. Et est-ce qu'on peut faire un lien avec le vieillissement de la population? Bien sûr. Les enjeux de maintien de l'autonomie ou de perte d'autonomie, se recoupe entre les publics en situation de handicap et les publics sénieurs, et on a beaucoup de solutions qui permettent aussi de maintenir plus longtemps les sénieurs, inclus dans la société. Etant donné que nous sommes quand même une société vieillissante, je pense que ce sujet va rapidement devenir central, s'il devrait déjà l'être. Mais il ne peut que devenir central dans les années à venir, si on veut continuer de développer des solutions qui permettent à la société de rester unis, mais également de continuer de développer son marché, en sachant qu'une par-grandissante de son marché concerne aura terme des personnes plus âgées. Je peux vous prendre un exemple très concret, en ce moment en cosmétique. Il y a un vrai sujet de packaging, mais aussi de pré-enciant des différents ustensiles de maquillage, par exemple, parce qu'on se rend bien compte que les femmes qui se maquillent sont des femmes qui auront de plus en plus un âge avancé, 50, 60, 70 ans, avec une perte de motricité fine, et donc il faut être capable d'adapter le maquillage à ces publics-là et leur permettre de continuer de se maquer le plus longtemps possible. Il me semble qu'il existe un label aujourd'hui qui incarne cette démarche. Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'est le label conception universelle, quels sont ces critères, et est-ce que tu peux nous partager un exemple concret, comme t'es fâle pour illustrer son impact? Oui, bien sûr. Le label conception universelle, c'est un label que nous avons développé pour regarder les pratiques de conception universelle qui sont mises en place dans les entreprises. En France, il y en a encore trop peu qui adopte ces pratiques-là. Le but était vraiment de valoriser celles qui le font, de les mettre en exergue pour inciter d'autres entreprises à adopter cette démarche. On sait très vite rendu compte que la conception universelle, on ne pouvait pas contonner la démarche juste à la partie design. En fait, c'est une démarche systémique. On ne peut pas être dans cette vraiment idée de conception universelle, sans aligner aussi le marketing, sans aligner le commercial, sans aligner la communication. Et donc, forcément derrière, il faut sensibiliser les gens, donc il faut également, il faut également, pardon, engager les ressources humaines pour vraiment comprendre en quoi c'est un levier de développement. Et donc, on se rend bien compte que c'est une. En fait, ça doit être parfaitement intégré à tous les niveaux d'une entreprise. Vous imaginez bien que quand on développe une solution universelle côté design, derrière, il faut s'assurer que le parcours client, avant et après, soit également universelle et accessible, à ou adapter à tous les publics. Sinon, on aura perdu beaucoup de temps. Il ne faut pas aussi en termes de marketing, recréer de la stigmatisation. Là où le design. a vraiment travaillé pour gommer la stigmatisation et créer une seule solution. Donc ça demande vraiment de revoir les approches classiques qu'on peut avoir sur le positionnement marketing, de revoir aussi la façon dont on travaille avec des prestataires, avec des fournisseurs pour s'assurer que toute la chaîne est cohérente avec cette démarche. Et donc, ouvert à tous. Je peux prendre un exemple très bête, mais s'assurer que son site de ventant ligne est bien accessible si on a travaillé à une solution adaptée au public, notamment des fissions visuelles. On voit bien ce qui pourrait poser problème si ce n'était pas le cas. Donc ça, c'est le label conception universelle qu'on opère aujourd'hui avec deux autres associations experts sur le sujet qui sont le HLAB et la FAP. Et ce label, on a également, en fait, on cherche vraiment à valoriser ce qu'il fait. Il faut bien savoir qu'aujourd'hui, il n'existe pas en France de normes précises sur le sujet ou de réglementation précise. La réglementation nous montre que le sens de l'histoire est d'aller vers de plus en plus d'accessibilité, mais on ne parle pas encore de conception universelle. Il y a une commission actuelle à la FNOR qui est ouvert sur ce sujet-là et qu'on suit avec attention, mais on ne peut pas encore être sur de la certification. Donc on voit comment ce sont des débuts qui sont encore balbussion en France, versus d'autres pays. Et justement, quels autres pays sont plus avancés que la France? Est-ce que t'as des exemples concrets? Déjà, en terme de représentation culturelle du handicap, en France, on a vraiment cette culture de distinguer très violemment, valid de versus handicap. Dans beaucoup d'autres pays, notamment européens, cette distinction est beaucoup moins forte et elle est beaucoup moins sujette à controverses, tabous, etc. Donc forcément, en France, la conception universelle, c'est compliqué. Si je devais prendre un pays qui est vraiment moteur sur le sujet et qui est par rapport à la thématique des seniors, c'est le Japon. Alors, ils ont un vrai sujet de transition démographique et de population vieillissante et ça fait maintenant 30 ans qui s'intéressent à cette thématique-là pour en faire, en fait, développer une société qui garde sa cohésion et donc adapter systématiquement les solutions. Et aujourd'hui, je crois que c'est près de 90% le chiffre est incroyable de grand entreprise japonaise qui y ont une direction conception universelle. Donc là, on a de quoi s'inspirer en regardant ce qui se passe au Japon, même si ils ont attrapé ce sujet via un autre thématique, une autre public initialement. Justement, tu parlais aussi du T-Fal, c'est un parfaite exemple. On a l'abolisé une gamme qui devrait être commercialisée courante de 1926. Ça fait très longtemps que le groupe SEB réfléchit et s'imprègne ces sujets de conception universelle. Ce que je trouve très intéressant dans la démarche, ils ont donc co-conçu une nouvelle gamme du stencil de cuisine, type, casserole, poil, etc. Avec des publics en situation de handicap moteur qui pouvait rencontrer des difficultés à utiliser des objets suites, donc un handicap plutôt des membres supérieurs. Ils ont également co-conçu la solution avec des personnes seniors et avec des personnes déficientes de visuel. Et donc l'objectif, c'est d'avoir des solutions adaptées à ces publics-là. Mais également adapté à toute une frange de la population qui est en train d'émmerger, qui ne fait que croître que sont les actifs qui rendent du travail, qui doivent cuisiner très rapidement avec le téléphone dans la main ou avec un bébé dans la main, et qui vont donc utiliser ces ustensiles de cuisine de leur main faible, qui vont donc avoir une moins bonne précision, qui vont pas être très attentifs, qui vont pas avoir une très bonne prévention, et qui ont donc besoin d'outils de cuisine très adaptés pour leur simplifier la tâche. Alors là on parle de handicap situationnel, donc la conception universelle ça répond aussi à toutes les situations de handicap temporaire, j'ai mon bras en écharpe suite à mes vacances osquies, ou de handicap situationnel, j'ai un bébé dans les bras ou j'ai mon téléphone, etc. Et on voit bien qu'ils ont tout à fait compris qu'il y avait un alignement ici, un pacte social, un pacte économique. Et donc on est ravis de les avoir l'abolisé, et je pourrais vous en dire plus très prochainement pour l'instant. On garde encore un petit peu la confidentialité en rentre pas dans les détails, parce que cette gamme ne sortira qu'en 2026. Mais c'est un parfait exemple de comment la conception universelle permet de développer des produits plus aboutis, plus adaptés à un plus large public. On voit bien l'opportunité et les avantages, certains pour une marque exactement. Exactement. En ce qui concerne le passage à l'action, on a évoqué déjà les fringules intérêts. Il est évident qu'en ce moment, il y a aussi des fringues financiers, une grosse incertitude, un certain pessimisme pèse sur l'économie française. Donc on hésite à se lancer dans des démarches qui peuvent être coûteuses. En tout cas, avec un retour sur investissement incertain, pourtant ce qui est sûr, c'est que ça n'est pas une charge. C'est bien un investissement, et il y aura bien une rentabilité à la clé. Regardez la conception universelle, c'est regarder l'approche de design de demain. La question, c'est, est-ce que vous voulez être en avance ou est-ce que vous voulez être en retard? Donc moi, j'ai la réponse. Voilà. Maintenant, c'est déjà important de se renseigner sur ce que c'est, comment bien faire, avoir bien conscience que c'est une démarche. Donc avant qu'une solution soit parfaitement universelle, on est sur quelque chose, c'est le gras, l'enfait. Mais déjà réfléchir à comment l'adapter intelligemment en fonction de ce qu'on propose, à fonction de son public cible. Et ensuite, eh bien s'entourer. Donc l'association, là, en detect, nous, on travaille comme je l'ai dit avec le HLAB avec la FPAAP. On connaît aussi des cabinets d'audité de conseils qui travaillent sur ces sujets-là comme OECITI ou cette IEM-Sense. L'objectif pour nous, c'est vraiment d'être dans le diagnostic de l'existent, dans les opportunités que peuvent apporter le développement de cet approche-là. Donc opportunité, évidemment, également économique. Vous l'avez bien compris dans notre discours, on considère que le social et l'économique marchent ensemble. Et ensuite, comment amener l'entreprise à aller vers cette démarche-là et s'assurer que toutes les équipes sont bien investies avec le même degré d'engagement, bien décloisonner ce sujet pour qu'ils ne concernent pas que l'équipe design, et ça, c'est essentiel. Et donc voilà, ça, je pense que c'est déjà très concret en fait. Ce qui est sûr, c'est que adopter des actions, lancer des actions parce qu'il y a des contraintes réglementaires qui tombent, ça n'est pas à long terme la bonne idée. Ça sera forcément plus coûteux que si on s'en saisit dès le départ, comme on le vient vraiment de développement stratégique. Et ça, que dans l'inconscient collective, on pense tout de suite à accessibilité physique ou l'accébillité des sites. Mais quand on écoute ce que tu dis, effectivement, il y a aussi toute l'accessibilité numérique. Bien sûr. Donc, essaie, on a peut-être tendance à l'oublier un petit peu. Oui, et ça, c'est un gros sujet qui a été d'actualité en 2025 avec le volé RG 2A concernant l'accessibilité des différentes interfaces d'humérique. Et en constate, aujourd'hui, malgré cette avancée réglementaire malgré aussi le début des sanctions qui vont commencer là depuis 2025, que les acteurs sont encore frileux. Avant même de travailler à l'accessibilité numérique, il demande des audits, des diagnostics, et si elle est de bien comprendre le sujet. Donc, on y va, mais vraiment très lentement petit à petit avec une certaine défiance, je dirais, c'est dommage parce qu'aujourd'hui, il y a des publics en situation. Alors, souvent l'accessibilité numérique, elle va surtout discriminer les publics qui sont déficits en visuel ou qui peuvent avoir des troubles cognitifs, type dyslexie. Laissez de côté ces publics là, c'est quand même laisser de côté des millions de personnes. Et donc, se priver aussi de ces marchés. Et justement, quand on parle de marché, est-ce que tu as quelques chiffres parce qu'on a tendance à minimiser grandement la population à laquelle on pourrait s'adresser, et notamment aux édans qui les accompagnent. Exactement. C'est vrai que quand je parle de conception universelle, je parle d'ouvrir les solutions à des marchés de public en situation de handicap, en fait, les édans, les proches édans sont également concernées. Je prends une exemple d'une famille de quatre personnes avec deux parents, deux enfants. Si une de ces personnes est en fauteuil, elle choisit des vacances, il sera vite fait. En fonction des solutions, des bergements et des solutions d'activité culturelle et touristique qui sont adaptées. Et là, comme c'est des enfants qui sont en situation de handicap, c'est les parents qui choisissent de financer tel ou tel solution. Donc en fait, on peut pas exclure les édans. Aujourd'hui, en terme vraiment de marché d'économie, il est très difficile d'avoir des données fiables. C'est un vrai enjeu de la filière de l'innovation inclusive. Néanmoins, on sait qu'il y a à peu près 15% de personnes en situation de handicap en France. Ça concerne les personnes de plus de 15 ans. Donc le chiffre est forcément sous-estimé. On peut estimer qu'il y a un édans proche par personne en situation de handicap que ce soit un enfant qui s'occupe d'un parent qui a développé un handicap ou de parents qui ont des enfants en situation de handicap ou de frère de ça, etc. Si on part sur un ratio impourant, on est à 15% d'édans. Je pense qu'on est en dessous de la réalité. Donc on a déjà 30% de la population qui est quand même concernée par le handicap. Et si on s'adresse vraiment au sujet de maintien de l'autonomie ou de lutte contre la perte d'autonomie et que là, on prend en considération les seniors, on atteint facilement la moitié de la population. Sachant que l'évolution des moccans a fait. Et on sait dans quelle direction le chiffre va aller. Donc c'est forcément une augmentation. Donc se dire qu'en fait c'est un sujet, en fait ça aussi c'est un frein culturel. C'est de penser que le handicap est un sujet
à la marge voir rare, ça n'est pas du tout le cas. Tant qu'on n'arrivera pas à regarder les choses, cette réalité statistique là pour ce qu'elle est vraiment, c'est-à-dire importante, on avancera pas. - Et là, tu parlais des freins culturels, financiers, est-ce qu'il en existe éventuellement d'autres? - Il peut y avoir des freins réglementaires parfois, notamment pour que des solutions inovantes se développent. Le réglementaire, en fait, on a quand même beaucoup de projets aujourd'hui en France qui vont choisir de s'internationaliser parce que ça va être plus simple de commencer à l'étranger plutôt qu'en France. Quand je parle aux enjeux réglementaires, je parle notamment alors là, c'est plutôt dans le domaine de la santé. Quand on est sur des solutions qui doivent être dispositifs médicales et qui doivent ensuite être enregistrés pour bénéficier du remboursement de la sécurité sociale, on voit le temps que ça peut prendre, on voit qu'elle peut être un sujet de société aussi quand on prend l'exemple des fauteils. Là, on sort un peu de la conception universelle et il y a également le sujet des allocations qui peuvent être obtenues au sein des MDPH. Les MDPHs proposent différents types de prestations et d'allocations pour aider les personnes en situation de handicap à faire la acquisition de matériel de compensation. L'organisation par non des MDPH en France est très complexe. Elle est en partie territorialisée. Et c'est manque d'homogénéité freine beaucoup le développement des solutions. Là, on peut parler de frein également réglementaire. - Pour conclure, on a une question rituelle dans notre podcast pour une entreprise qui souhaite intégrer la conception universelle. Comment est-ce qu'elle pourrait faire par où elle pourrait commencer et quels acteurs pourraient l'accompagner? - Déjà, comme j'en ai parlé précédemment, il s'agit de dépasser les freins culturels. Donc, de bien comprendre que le handicap n'est pas un sujet de ressources humaines, comprendre que ce sont des marchés, avec des personnes qui font des besoins, qui ont besoin d'avoir des réponses, qui ont besoin d'avoir des solutions. Donc, on n'est pas sur des marchés superficielles entre guillemets et des marchés qui sont conséquents. Puisque, on l'a vu 15 % de personnes en situation de handicap, 15 % des dents. Donc, on est déjà 30 % de la population. Et on peut également compter une partie des publics seniors sur les sujets d'autonomie. Donc, dépasser les freins culturels et également bien comprendre qu'ils ne s'agit pas d'une charge quand on choisit de lancer des études ou de s'intéresser à la conception universelle, il ne s'agit pas de charge ou de perte net, mais bien d'investissement pour améliorer son positionnement à moyen long terme. Ce qu'on va développer des solutions donc qui vont s'ouvrir à un marché plus grand, mais qui vont aussi être mieux pensés. Ça va nécessiter peut-être plus de temps, mais on va boutir à des innovations et à des solutions bien mieux positionnées sur leur marché. Et donc, qui vont garantir une croissance plus peraine. Alors, dans l'univers startup, on dit que ça permet de dérisquer un projet. Et c'est exactement ça. On s'assure vraiment le succès d'une solution parce qu'elle aura été vraiment co-consue avec plusieurs publics. Et donc, voilà, on permet de s'assurer de son positionnement stratégique. Donc, dépasser ces freins culturels, dépasser les freins financiers, et j'entends que ça n'est pas facile en ce moment avec toutes les incertitudes et le pessimisme en biens au sujet de l'économie, mais il faut, voilà, réussir à penser au-delà. Et en dernier, je dirais également que, alors, ça, c'est plutôt côté du côté des startups qui sont dans le domaine du handicap. Il faut avoir conscience que les freins réglementaires sont importants pour se développer. Parce qu'on peut tout à fait imaginer que des entreprises du secteur généraliste choisissent de travailler avec des, je vais dire, pure player, pour développer de meilleures solutions, pour se nourrir, en fait, et créer donc plus de partenariat. C'est ce qui se fait beaucoup d'ailleurs d'ores et déjà dans les grandes entreprises. On voit bien que, dans le domaine du handicap, la façon dont on doit devenir dispositif médical, on sentait le temps que ça prend d'être remboursable par la sécurité sociale, ou la façon dont on s'engerait aussi les Z que peuvent avoir les personnes en situation de handicap autour de solutions de compensation qui sont gérées par les MDPH. C'est très complexe, c'est très long, administrativement et ça peut casser des projets d'innovation inclusives. Donc, on voit beaucoup de projets d'ailleurs partir à l'international, plutôt que de se développer d'abord sur le territoire national. Alors, c'est très bien pour le rayonnement à l'international de la filière, mais c'est un peu plus triste pour les personnes en situation de handicap en France, parce qu'en fait, on les prive de solutions. Et je pense que si on arrive aussi à faire avancer, si on arrive à fluidifier un peu plus le développement des solutions et à renforcer les échanges entre secteurs généralistes et secteurs enditecs, là, on aura vraiment aussi plus d'action concrète qui se mettront en place. Donc, frein culturelle, frein financier, frein réglementaire de façon un petit peu détournée, on va dire, tout ça fait qu'aujourd'hui, le meilleur moyen de passer à l'action c'est déjà de se renseigner. Et ensuite, c'est de questionner des experts sur le sujet, savoir ce qu'il est possible de faire, comment ça doit être fait, être accompagné, parce que c'est de la conduite du changement, en fait. Ça assurait que ça ne va pas être juste un sujet de l'équipe design, mais que ça va bien être intégré par tous les acteurs et qu'il va y avoir le même niveau d'engagement sur le sujet à tous les niveaux. Et pour ça, faire appel à des experts du domaine, donc moi, je représente l'association de l'anonditec. On propose des missions de conseils, de diagnostics, de mesures d'impact prospective, on travaille avec le HLA, on travaille avec la FPAAP, on connaît aussi des cabinets qui ont développé des experts sur ces sujets-là comme hausseité ou septième-sense. Donc, le plus important, c'est de se renseigner, de bien comprendre la réalité que cela recouvre et de développer une stratégie ensuite avec l'aide d'experts du secteur. Merci beaucoup Laurent, pour tous ces éclairages. Et bien merci beaucoup Stéphanie pour cette invitation. Et je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel épisode de Parlons IRISF. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
La conception universelle est une approche de conception visant à créer des produits et services accessibles au plus grand nombre, incluant les personnes en situation de handicap, les seniors et d'autres publics spécifiques.
Elle représente un levier stratégique et commercial pour les entreprises, favorisant l'innovation, l'élargissement des marchés et l'amélioration de l'expérience client pour tous.
L'adoption de cette démarche nécessite une intégration systémique au sein des entreprises, alignant le design, le marketing et la communication, et est soutenue par des labels comme le label conception universelle.
Des pays comme le Japon sont plus avancés dans ce domaine, notamment en raison du vieillissement démographique, et des exemples concrets, comme une gamme de produits Tefal, illustrent ses bénéfices.
Summary:
Ce podcast présente la conception universelle comme une approche de design inclusive visant à développer des produits et services accessibles à tous, incluant les personnes en situation de handicap, les seniors et d'autres publics. Loin d'être une simple démarche philanthropique, elle est un levier stratégique pour les entreprises, stimulant l'innovation et la compétitivité en élargissant les marchés et en améliorant l'expérience utilisateur. L'invité explique que cette approche nécessite une co-conception avec les publics concernés et une intégration à tous les niveaux de l'entreprise, du design au marketing.
Un label existe pour valoriser ces pratiques, encore émergentes en France comparé à des pays comme le Japon. L'exemple d'une future gamme de produits Tefal, conçue avec divers publics, illustre comment la conception universelle répond aussi à des handicaps situationnels ou temporaires, bénéficiant à un large public. Enfin, bien que perçue parfois comme coûteuse, elle constitue un investissement rentable, notamment dans un contexte de vieillissement démographique et d'évolution des réglementations, comme sur l'accessibilité numérique.
FAQs
La conception universelle est une approche de design qui vise à créer des produits ou services adaptés au plus grand nombre, en co-concevant avec des publics variés, notamment en situation de handicap, pour éviter la stigmatisation et répondre à des besoins diversifiés.
Non, elle dépasse largement le handicap. Elle s'adresse aussi aux personnes âgées, à celles ayant des besoins spécifiques, et vise à offrir une solution unique et inclusive pour tous, sans créer de distinctions entre les publics.
Elle permet d'ouvrir de nouveaux marchés, comme celui des personnes en situation de handicap et leurs proches, et d'améliorer l'expérience client pour tous, renforçant ainsi la compétitivité et la fidélisation, tout en alignant impact social et économique.
En répondant à des besoins exigeants, comme ceux des personnes en situation de handicap, elle pousse les entreprises à innover davantage, menant à des solutions avancées qui bénéficient aussi à un public plus large, stimulant ainsi la créativité et le progrès technique.
Les enjeux d'autonomie se recoupent entre personnes handicapées et seniors. La conception universelle aide à développer des solutions adaptées à une société vieillissante, comme des produits ergonomiques, en élargissant le marché et en maintenant l'inclusion sociale.
C'est un label qui valorise les entreprises adoptant des pratiques de conception universelle. Il exige une approche systémique, intégrant design, marketing, commercial et communication, pour assurer une accessibilité cohérente à tous les niveaux, sans stigmatisation.
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