On veut tous réussir... mais à quel prix ? Sortir du culte de la performance, avec Olivier Hamant
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Dans cet entretien, Jonathan interroge le biologiste Olivier Amman sur la manière de sortir du culte de la performance en s’inspirant du vivant. Amman explique que la performance, définie comme l’efficacité maximale avec un minimum de moyens, agit comme une drogue : elle canalise l’attention sur un seul indicateur, créant une addiction qui éloigne de la joie et de la vitalité. Il oppose cette logique à la robustesse du vivant, où les plantes, par exemple, produisent des formes reproductibles malgré des conditions fluctuantes, grâce à une hétérogénéité interne riche. Pour Amman, le culte de la performance trouve ses racines au Néolithique, lorsque l’humain a commencé à domestiquer et optimiser la nature. Cette quête d’efficacité, bien que bénéfique dans un contexte de ressources abondantes, conduit à la compétition et à la violence, tout en fragilisant (comme les jeunes sportifs qui se blessent prématurément). Aujourd’hui, face aux pénuries climatiques et énergétiques, cette stratégie n’est plus viable. Amman invite à privilégier la coopération et l’interaction, seules capables de nous rendre robustes et véritablement vivants.
Et l'eau, il est 2 heures du mat. Tratole matin ou tratole soir, c'est vous qui voyez. Je m'appelle Jonathan et je suis très heureux de vous retrouver à l'écoute des lueurs, le média qui est clair votre vie intérieure. Imaginez une autoroute. Vous roulez vite, vous roulez bien, vous ne croisez personne car c'est exactement le but, arrivé le plus vite possible. On appelle ça être efficace et on passe une bonne partie de notre vie à l'être, au travail, dans nos relations et même dans notre manière de nous reposer. Il faut faire vite, il faut faire bien sur tous les sujets être partout, tout le temps et chaque jour recommencer avec le sourire. C'est beau sur le papier mais c'est épuisant dans la réalité. Surtout que comme nous le faire marquer notre invité de la semaine, le biologiste Olivier Amman, sur cette autoroute de la réussite, on ne rencontre personne. Et ne rencontrez personne pour des vivants comme nous, c'est une définition assez proche, vous en conviendrez de la mort. Alors comment sortir du culte de la performance en s'inspirant du vivant? C'est la question de deux heures du mat que j'ai posée à un biologiste et voici sa réponse. Bonjour Olivier Amman, bonjour Jonathan. Alors plus vite, plus fort, plus productif, plus efficace jusqu'au burn-out, jusqu'à cramer. C'est un peu le culte de la performance dans laquelle on est. On a l'impression qu'on en est en train de cramer la caisse, de cramer notre corps et on se fatigue. Et toi tu es biologiste, tu es chercheur, tu as observé les plantes, tu as observé le vivant toute ta vie. Et tu t'es rendu compte que si on observait ce vivant, ce vivant n'est pas performant et il peut nous apprendre à devenir robuste. Il peut nous apprendre à sortir de ce culte pour enfin épouser une forme de joie. Et donc aujourd'hui, si tu l'acceptes, on va essayer de répondre à cette question de deux heures du mat comment sortir du culte de la performance pour enfin se sortir vivant. Ça doit être un programme? Oui, ça va très bien. Alors juste avant, ce qui nous écoute en on l'habitude, il y a de ventois trois cartes. Je te laisse retourner la première carte la plus à gauche, tu vas découvrir une phrase, je te laisse la lire et la compléter. Alors la performance, c'est une drogue qu'à. Alors la performance, c'est une drogue parce que ça pousse à l'addiction. Tout simplement, c'est à dire que la performance, donc si on la définit bien, la performance c'est la somme de l'efficacité de l'efficiance, l'efficacité atteint son objectif, efficiance avec le moine moyen possible. Donc c'est une puissante force de canalisation, atteint son objectif avec le moine moyen possible. Quand on se canalise, on ne voit plus le monde que sous un seul angle, qui est l'indicateur de performance et quand on voit le monde sous un seul angle, on est addict. Ça rend pas heureux. Alors, il y a de la tarine aline, c'est qu'un pompier qui est dans l'ascendie, il va être performant et d'ailleurs on va être très content, qui soit performant et il va avoir un pic d'attinie-aline et il va même vouloir rester dans l'ascendie. Il y a vraiment une pulsion, presque une puissante mort, mais quelque part qui peut créer du désir. Le problème évidemment, c'est qu'il ne faut pas que ça dur. Parce que quand on reste comme ça dans le feu tout le temps, on va en se brûler. Je te laisse retourner la deuxième carte. Évidemment, on va creuser ensemble cette performance parce qu'on veut tout cette performance et en même temps, on en souffre tous interiormons, extérieurement dans nos relations aux autres. Et c'est ça qu'on va approfondir ensemble aujourd'hui. La deuxième carte, je te laisse compléter la phrase. La vocation de biologiste est née le jour où, je suis au vernis, d'origine, donc faire clairement faire en fait, tous les week-end dans la chaîne des puits, c'est baladé, qui est un site magnifique avec des vols canvétins très doux, plein de nature. Ça, je pense quand même que ça a dû jouer. Et puis bon, je pense que j'ai eu aussi des accidents de la vie, notamment un accident de la vie. J'ai perdu mon père quand j'avais 12 ans. Et donc quand on vit ça, le lien de la vie, il change. Pourquoi juste pour creuser ce point-là? Ça veut dire que, à 12 ans, on est quand même jeune, mais tu penses que c'est à partir de là que tu te dis, mais où est-ce que je suis tombé, à quoi je serre, où est partie mon père, que fais-t-on dans ce monde? Il y a une espèce de quête qui se met en place. Oui, c'est un peu mélange. Je pense qu'il y a un côté toujours pareil, l'émère vêtement pour la vie. Et là, d'un seul coup, on a encore plus besoin quand on traverse une période comme ça. Et en plus pour les plantes qui sont manifestations très simples du vivant, parce que ça sert à bon essence, ça pousse tout le temps, c'est faire des boutures, c'est facile à travailler comme c'est du vivant qui est immédiat, j'en ai dit bien. Mais aussi peut-être, en effet, une question du devoir, peut-être, bon, c'est un peu auto-missionné, trop biologiste, je ne sais pas. Mais non, non, pas lui, par contre, il était bien dans la nature, il a droit de se balader, donc il avait un manien aussi vivant, ma mère aussi, il fait de haut, il a quand même, dans la famille. C'est normal parce qu'on en parlera peut-être, mais quand on parle de performance, il y a un truc qu'on ne s'occupe pas du tout. C'est le fait de se sentir vivant. Quand on est performant, on ne se sent pas vivant, ça te parle, ça. Absolument, en fait, quand on est performant, on est sur l'auto-route. C'est qu'on va accélérer et on va arriver le plus vite possible à destination. Mais quand on accélère, quand on va plus vite, on intergi moins. C'est qu'en fait, c'est comme sur l'auto-route, on rencontre personne. Et d'ailleurs, le but, c'est de ne rencontrer personne, tout est fait. Pour aller plus vite possible. Donc en fait, ça, c'est la mort, de ne pas interagir. Le vivant, c'est l'interaction, et donc c'est vivre avec les fluctuations, avec les aspirités du monde. C'est là où on se sent vivant. Quand c'est l'ottiette pour aller le plus vite possible, on est mort. Enfin, on ne se sent plus vivant. Je te laisse prendre la troisième carte. Alors, on croit que mon job consiste à passer sa vie dans un labo. Mais. Alors, ma vie change beaucoup, c'est dernier temps, parce que j'ai fait beaucoup de conférences, formations. Là, j'ai écrit aussi beaucoup, donc je me suis quand même beaucoup péloigné du laboratoire. Mais un chercheur, quand même, passe du temps au laboratoire. C'est, enfin, en tout cas, un biologiste dans mon cas, on passe pas mal le temps au laboratoire à faire des expériences, etc. Mais même en effet, c'est pas ça, vraiment, à la vie du chercheur. Le job principal du chercheur, c'est d'interagir, de discuter, de confronter ses idées aux autres, de leur faire passer un test, de robustesse, de les chayuter dans tous les sens. Donc en fait, on passe beaucoup de temps à échanger de l'information, à écrire, en parler, à faire des conférences, etc. Donc en fait, il y a une partie labo où on fait des expériences, mais c'est une petite partie finalement, du travail de chercheur. Alors on va re-robiner, on va re-partir, et j'ai un vrai qu'on re-robine il y a quelques années, justement, t'es dans ton labo. Et tu prends conscience lors de tes recherches, que même en tant que chercheur, alors que t'as pas une rentabilité à avoir, alors qu'on ne t'attend pas pour augmenter ton objectif et avoir une indemnisation ou un salaire supérieur à la fin de la année, tu prends conscience que toi aussi. T'es entré en tant que chercheur de tomber dans le culte de la performance. Tu peux me raconter ce genre de la prise de conscience. Alors, c'est là aussi, plusieurs étapes, plusieurs déclics, mais alors, je dois remonter ces mêmes dans mes études, avant même des chercheurs. Quand j'ai fait des études de biologie moléculaire, moi, j'ai eu un peu un choc, c'est que je sortais des études plutôt généralistes, où on apprend la biologie dans toute sa diversité, un peu superficiellement, mais quand même très général. Et puis là, on fait des études un peu supérieures sur la biologie moléculaire, et là, dans ce coup, on se rend compte qu'on a une vision très programmatique du vivant, avec des noms de gênin qui font un pilé dans des cascades, avec des programmes génétiques, des expressions très problématiques. Tout ça, là déjà, premier déclic, je le dis, "Ah tiens, ça c'est pas ce que j'aime dans la biologie." Et pourtant, quand je fais des études supérieures, c'est ça comment ça aé. Ça veut dire que toi, t'as envie de les huir le vivant, et en fait, on te fait tout rentrer dans le détable réexcell. Et ce qui s'est passé plus tard, c'est que quand j'ai commencé à faire de la recherche, donc on l'a beau, la même tesse, etc. Là, en fait, on se rend compte qu'on va quand même pouvoir explorer des choses différentes, on rencontre des gens, c'est très joyeux, très sympa. Mais quand même, moi, je me suis rendu compte aussi que, même en ce sens-là, on adore en vivant, en travaillant, on aimer en faire ces expériences, que moi-même, j'étais avec cette idée que le vivant suit un programme. Par exemple, il y avait une question de recherche quand c'était posée, comment les fleurs parviennent à maintenir leur même forme, alors qu'elles poussent à différents temps dans la semaine, avec différentes températures, différentes fluctuations, donc il y a plein de fluctuations extérieures et plein de fluctuations intérieures. Comment est-ce qu'on a fait forme pour grandir tout le temps, malgré la météo qui change? C'était un petit peu le co-psage, j'aurais mis la question à l'époque. Ça c'était une performance de faire toujours la même forme en permanence, et l'idée qu'il vient quand on est dans la puge humole de cuire, c'est dire c'est le programme génétique. Bien, programme génétique, donc ça fait toujours la même forme. Donc ça c'est le modèle Ikea, ensuite la notice et on fait toujours la même armoire. J'ai envie de dire que, aujourd'hui, si tu dors bien, tu manges bien et tu fais de bonnes études, que tu travailles 8 heures par jour et que tu travailles avec méthodes et que tu apprends bien, t'éleçons, tu seras une personne qui contribue repetitivement à ces projets et à l'humanité. Donc c'est super. Oui, c'est ça le problème, c'est les rails. Pourquoi c'est un problème? Moi j'ai l'impression que les rails génétiques déplantent, permettent aux plantes de subister. Parce que c'est en fait, c'est fou, en fait. Ça fait que le "canc" "chac" "fleur" est unique. C'est pas commune armoire et que chaque fleur est unique, comme chaque flocon est unique. Il y a plein de choses dans la vie qui se ressemblent, mais qui sont toutes différentes. C'est là où c'est un petit peu compliqué. C'est qu'on peut dire "oui, mais une fleur, c'est à 60, il y a toutes les tulips, c'est du même bulbe, ça va faire les défleurs qui se ressemblent". Non, chaque fleur est un nouveau projet, en fait. On peut dire comme ça, c'est que ça regarde les chels cellulaires, ça sera pas la même architecture. Donc chaque nouvelle fleur est un nouveau projet. Et comment on fait pour faire des formes qui se reproduisent, ce qui sont reproductibles alors que c'est très différent à l'échelle cellula? Parce qu'on a montré avec d'autres, avec les collègues aussi, c'est que c'est l'étérogénité croissance qui fait beaucoup d'riches d'informations et plus l'information ériches, plus sa converge vers les mêmes formes. Donc les plantes prennent des ingrédients différents et sortent le même gâteau chocolat. C'est un peu le déséquestement, c'est un peu cellulité. Donc plus il y a d'infrédients et mieux, c'est plus sa converge vers la même forme à la fin. Donc c'est un tout petit peu contraintuitif, mais le secret de ce truc là, c'est qu'on a un peu le beurre et l'argent du beurre, parce que à la fin, on a une fleur qui se ressemble. Mais c'est aussi une fleur adaptable, c'est qu'il y a des accidents de parcours, elle va quand même à la fin ressembler à une fleur. Je m'en parle du culte de la performance à quel moment ce culte apparaît et pourquoi on a tous envie et besoin d'être un petit peu plus important.
performants. Merci de passer du temps sur le cul de la performance parce que c'est finalement le point essentiel. La robustesse est la partie un peu positif. Mais si on ne questionne pas la performance, on va rester dans le monde d'avant et tu m'en dérayer du culte de la performance. Quand est-ce que ça a démarré? Là aussi il y a plusieurs étapes, mais il y a une étape qui est fondamentale sur remonte assez loin. C'est le néolithique. - Oh oui en moins. - Voilà, 10 000 ans. Alors ça dépend des régions en Asie, c'est beaucoup plus. - Mais tu sais pas notre foot, tu sais le néolithique, c'est pas trop notre foot. - C'est ça le problème. Si je remonte aussi loin, ça devient un objet non politique. Alors c'est pour ça que je veux pas trop dire que c'est que le neolithique, mais le neolithique c'est quand même un point intéressant parce que c'est le moment où les humains avent la agriculture, la domestication, donc c'est le moment où ils veulent contrôler la nature. Et donc ils vont commencer à optimiser donc à faire des plantes plus grosses, des animaux plus graves. Donc tout ça c'est une stratégie de performance. Donc on a rendu le vivant plus performant pour nos besoins. - Mais si on n'avait pas fait ça, on n'aurait pas pu arriver jusqu'à aujourd'hui. - Bien sûr, c'est ni bien, ni mal. En fait, c'est une trajectoire. Dans l'évolution, ce qui s'est passé, c'est ça. Il y a un moment, il a une espèce homo sapiens qui a inventé la agriculture et qui a sécurisé sa prise alimentaire. Donc cette optimisation, cette performance, elle est en nous. - On met avec. - On ne devient pas performant. On met performant. - Bien sûr, et c'est même au-delà de l'humain. Il y a plein d'être vivant qui, au cours de l'évolution, ont eu des trajectoires performantes comme ça. Donc le exemple typique, c'est le parasite. Le parasite, en fait, ce qui fait qu'un être vivant s'optimise, il peut s'optimiser seulement si il est dans une niche écologique où il y a beaucoup de ressources. Donc le parasite, c'est parfait. Un parasite qui rend dans un corps humain, c'est l'aspect gassin. - C'est vraiment de ressources. Donc on peut y aller. Si on a plein de ressources, c'est à dire qu'on a un énorme filet de sécurité. Alors là, on peut prendre le risque de performer. Parce que performer, c'est prendre un risque. On est puissé ressources. Donc si on a plein de ressources, ce n'est pas de problème à épouser ses ressources. - Oui, parce que vous faut être créatif, faut se questionner. On dirait aujourd'hui sortir de sa zone de confort pour pouvoir performer être meilleur que les autres. C'est ça que vous dites. - Alors, sortir de sa zone de confort, c'est plus ou moins. Si à qu'en fait, si on va plutôt s'en ferrer dans sa zone de confort, c'est marrant. Parce qu'on dit sortir de sa zone de confort. En fait, on est dans une masse de ressources énormes. Donc on est dans le confort. - Est-ce qu'on peut définir juste la ressource? Parce que pour moi, c'est hyper abstrait. - Oui. - C'est quoi avoir plein de ressources? - Alors, pour le néolithique, c'était des alliments. C'est typiquement. Aujourd'hui, ça sera du pétrole, plein de ressources. Donc en fait, on a un filet de sécurité énorme quand on a accès à ça. C'est-à-dire qu'en fait, on est dans un territoire viable, parce qu'on a des stocks énormes. Et avec ça, on sait qu'on peut voir venir. Et donc, quand on peut voir venir, c'est ce qui m'a l'auraux. C'est qu'on va faire de la compétition de la performance, on va faire des conflits et des ressources. C'est en fait, c'est pas le manque de ressources qui génère les conflits. Si on fait des conflits, quand on a plein de ressources. - C'est un problème de riche. - Oui, exactement. Il faut être riche pour faire la guerre. Quand on est pauvre, on ne peut pas faire. - Et c'est quoi le volant entre la guerre et la performance. Alors, il est très fort. C'est avec en fait, quand on met l'accents sur la performance, c'est en fait, on met l'accents sur la compétition. Parce qu'on est toujours plus ou moins efficace ou efficient que son voisin. Et dans une compétition, ce qui gagne, ce sont toujours les plus violents. Donc, il y a une équation qui est très simple. La performance appelle la compétition, la compétition appelle la violence. Le parasite fait ça aussi. Le parasite s'optimise devient de plus en plus performant. Il est en compétition avec toutes les autres espèces et il est violent avec les autres espèces. - Mais donc, c'est incroyable. Ça veut dire que on cherche tous cette performance. Moi, je trouvais jusqu'à te rencontrer que la performance était bien. En fait, ça me pousse à être meilleur, à être une meilleure version de moi-même, dirait les vieux cours de développement personnel des années 90. Et en fait, en train de me dire que ceux qui cherchent à être le plus performant sont en fait les plus violents. - Elles sont les plus violents et les plus fragiles. - Et les plus fragiles. - Oui. C'est ça qu'il faut. Moi, si je veux être performant, c'est pas pour être fragile. - Bien sûr. Et bien oui. Et pourtant, il y a une corrélation directe. Alors, il y a des exemples frappants, un jeune qui fait du sport de compétition, mais vraiment très jeune, qui commence à 5 ans. Si c'est par en plus le pouce, ce jeune là, il va faire beaucoup, beaucoup de performances, donc il va être très violent avec son corps. Donc il va se blesser littéralement. Et le résultat final, c'est que les enfants y étude, qui est par une encerrientse, il y a quelques mois, qui le montre, les enfants sportifs qui sont vraiment addicts, drogués à la compétition sportive, quand ils sont petits, très rarement deviennent des champions. Parce qu'en fait, ils se cassent avant. Donc ça les fragilise. Ce qui devient des grands champions, c'est des jeunes qui ont fait plein de choses, qu'on fait de la musique aussi, d'autres choses. Et après, en fait, ils deviennent des grands champions. Donc en fait, c'est vraiment ça fragilise de mettre l'accent sur la performance. - Et alors, je vais dire quand on arrive à l'école, moi, du peu que je m'en souvienne. Et je suis sûr que c'est la même chose pour ceux qui nous regardent et qui nous écoutent. Moi, on m'a rapidement demandé d'avoir un maximum de gommettes, d'avoir un maximum de petites images, puis d'avoir les meilleures notes possibles sur vin, puis d'avoir la meilleure mention au bac, puis d'entrer dans la meilleure école possible. Donc en fait, j'ai pas eu le choix. On m'a rapidement fait rentrer dans un système de performance et j'ai pris goût. Et on m'a expliqué que si j'étais pas performant d'une certaine manière, je prenais un gros risque de mourir. "Mourir" parce que j'aurais pas de métier, "mourir" parce que je serais pas applaudi par mes paires, "mourir" parce que je ferai pas la fierté de mes parents et mes grands-parents. Donc, ouais, t'es un, j'ai pas eu le choix. "D'où j'ai pris goût" et trois, c'est devenu un moteur. Et je suis sûr que je suis pas le seul. Alors, comment expliquer que c'est aussi naturel de rentrer dans un truc qui nous tue autant. Alors, en fait, si on est dans le monde de la bande, c'est une bonne stratégie. C'est qu'en fait, il va falloir être plus compétitif que son voisin. Donc dans un monde stable et abondant ressources, c'est une stratégie qui se défend. Enfin, un point de vue un peu cynique, bah c'est les plus forts qui vont rester. Dans un monde qui devient fluctuant avec des pénurécrones et de ressources, il faut savoir coopérer. Ok, donc ce que tu as en train de lire, c'est ce qui a changé ces dernières années. C'est pas le fait que la performance nous n'aiderait pas être meilleure. C'est le fait qu'il y a plus ressources. Exactement, en fait, on est en en train dans la période des pénurérosources. Donc c'est le déréglement climatique, c'est la pénurie de nous tard en 2022. Faites un exemple totalement anecdotique, mais en fait, ça n'arrête pas le lithium, les enjeux sur les terras, c'est de partout, le semi-conductor taille-wane. Vraiment partout, partout, on est rentré dans ce monde-là le cours du cuivre qui s'envole. Le cours du chocolat aussi, c'est vraiment, ça, il est rentré dans le dur. Dans ce monde-là, d'avoir des gens qui sont très compétitifs, ça sert pas grand-chose. Il faut d'abord savoir coopérer. Donc coopérer c'est quoi, c'est quand on va contre sa performance individuelle pour nourrir la robustesse du groupe. Donc c'est vraiment l'autre autre chose. C'est presque le contraire, mais sauf que moi aujourd'hui, et on va vraiment creuser si vous me regardez, que vous nous écoutez et que vous pensez que je vais m'arrêter là dans les questions, que vous faites fausses routes, parce que si je creuse, c'est que moi, demain, si j'arrête des performances, et que j'essaie de devenir peut-être un peu plus robuste, d'interagir un peu plus avec mon environnement, j'ai très très peur d'être mis sur la touche. Bien sûr. Alors c'est le problème de notre monde actuel. C'est quelques années là qui sont devant nous. En fait, on est dans un monde qui est encore dans le cul de la performance, où il y a encore des ressources abondantes par-ci ou par-là. Donc il ya encore des gens très compétitifs dans la performance. Et donc si on vient avec sa petite fleur en disant "faut coopérer", c'est sûr qu'on va se faire décaniller par la compétition. Donc il faut trouver sorte de compromis, un chemin, être un peu schizofren, c'est-à-dire qu'à la fois dans ce monde de la compétition de la performance, de la performance et ressources, et avoir un pied dans le monde de leur bustesse, de la coopération avec des pénurés. Donc ça veut dire que il faut être vraiment dans les deux mondes à la fois. Mais la tendance ou la trajectoire, c'est d'aller vers de plus en plus un monde où il y aura de moins en moins de ressources et donc de plus en plus de coopération. Et donc sur l'école, donc tu parles juste avant, l'école doit se reformer. C'est d'accueuler bons points, les gommettes et tout ça, ça c'est de l'ancien monde. Dans les écoles du futur on va plutôt célébrer les enfants qui ont appris à coopérer avec leur père, qui font des classes inversées, d'appels d'agujectives, l'école du dehors, tout ça c'est le monde beaucoup plus fertile. Mais en tout cas, ça développe des écoles démesurés, on dit que ça l'angle sexone, quand on dit "Bravo, it's amazing", que t'as fait, etc. On dit ça ça développe des espèces de dégaux, donc est-ce que c'est vraiment le bon chemin ça, tu vois? C'est là où c'est que c'est que dans le monde de leur obusesse on n'est pas égo-centric, on est écosantrique. Donc écos, c'est l'accelle, l'écologie, le milieu, en fait c'est plutôt ce qu'on va célébrer, c'est le groupe, l'équipe qui a réussi, pas la personne. Et en fait même ce qu'on va célébrer dans une école de la coopération, c'est pas la note que va avoir l'élève, c'est l'élève qui va aller sur les strades et qui va faire cours aux autres. Et ce qu'on va célébrer, c'est ces capacités de partage. Donc on va vraiment célébrer autre chose, on célébrer plus le premier de la classe qui a écrasé tous les autres. Je suis toujours dans cette partie pour essayer de comprendre ce qui nous a mené à la performance et surtout pour qu'on continue la performance alors qu'elle nous détruit autant. Est-ce que les plantes qui performent quand même dans le fait se réaliser à chaque fois depuis des années, est-ce qu'elles vivent aussi des burn out, des crises existentielles, des repliées? Parce que la performance nous emmène dans l'Ur. Bien sûr bien sûr. Est-ce que on peut l'observer dans le vivant ça aussi? Bien sûr bien sûr. Alors l'équivalent, en façon d'un burn out évolutif, pour les déculipates. Voilà, exactement. Alors ça existe, donc il y a des impasses évolutives, donc des espèces, donc des plantes ou d'autres espèces d'ailleurs qui disparaissent. Et un des cas, il y a plusieurs raisons pour ça, mais un des cas, c'est quand une plante, par exemple, est dans une niche écologique avec beaucoup de ressources, donc il commence à s'optimiser, augmenter les performances à devenir hyper spécialisée, donc par exemple, la faire des co-évolution avec des insectes. Donc pour sa reproduction, on va dépendre d'un seul insect, ce qui est hyper performant. Ça c'est très canalisé, là on est. Et donc, bien, l'environnement change, cette niche écologique change, l'insecte disparaît, la plante disparaît. Donc en fait, c'est une forme de burn out si on veut, c'est d'accord, c'est bien burn out en sens comme chez nous les humains, mais si tu n'as pas évolutive parce qu'elle s'est canalisée, elle s'est hyper spécialisée, elle n'est plus du tout adaptable, elle disparaît. Et donc c'est un peu ce qui nous arrive nous, là, les humains, ceci est humaine contemporaine, d'ailleurs il y a une épile de mid-burn out, des humains, mais il y a aussi un burn out planétaire, un burn out écologique. Donc en fait, on est en train de tout brûler, donc c'est vraiment le burn out, c'est le produit d'un performance quand même. Et bien qu'est-ce qu'on fait? Donc on le voit, facez quand même difficile de pas le voir. Et qu'est-ce qu'on fait? On propose des solutions qui augmentent en coin, voir les performances. Donc c'est comme dire à quelqu'un en burn out, allez, fait un effort. Bon, en général, on dit pas ça quoi.
C'est là au convox d'Aris sectaire, c'est un culte. C'est qu'en fait, il y a un burn out et on pense que la solution s'est augmentée les performances. - Est-ce que dans l'histoire, tu parlais du néolithique tout à l'heure, là? Est-ce que sur ces 10 000 dernières années, on a vu des passages comme ça de changement? Est-ce que l'histoire peut nous dire? En fait, on a déjà dû un moment réduire la performance pour passer au stade suivant? C'est déjà arrivé? - Oui, bien sûr. Il y a eu des grandes étapes pour en avoir augmenté les performances, la colonisation, les plantations, la mécanisation. Mais en effet, après chaque grande rupture, il y a eu des gains en robustesse. Alors, la dernière grande rupture qu'on avait que c'est la seconde gain mondiale, et entre 45 et 48, c'est trois années d'incrément de robustesse énorme où on baisse les performances. Donc c'est la sécurité sociale, les impôts élargis à des tas de services sociaux, les doigts de l'homme, la charte de la havane, la création de l'Ucéenne, donc pour la conservation de la nature. Tout ça, c'est des moments de robustesse. - Il y a des gens qui te diraient, en fait, la robustesse, on va approfondir après, sur la robustesse. Il y a des gens qui diraient, en fait, la robustesse s'accrédés à cister. Au sens de l'assistage sociale, tu vois. C'est qu'à chaque phase de grande robustesse, ça crée plus de collaboration, plus de liens sociales, ça veut dire qu'en fait, les faibles profitent des un peu plus forts. Les un peu plus forts peuvent pas développer leurs compétences et on se nivelle par le bas. - Alors, c'est ça qu'est fou, c'est que c'est le monde de la performance qui crée des assistées. Parce que dans le monde de la performance, le citoyen est un consommateur et c'est ce qu'on lui demande d'être. Donc les citoyens sont des consommateurs. Du coup, des gens sont de moins en moins des co-acteurs de la société. D'ailleurs, ils vont de moins en moins voter. Il s'est loin de la démocratie, il demande un chef autoritaire. Tout ça, c'est un citoyen qui devient un consommateur. Dans le monde de leur robustesse, les citoyens deviennent des coopérateurs. Ils achètent des objets réparables, qui réparent eux-mêmes. Ils sont dans des supermarchés coopératifs, ou une fois par mois, ils passent derrière la caisse. - Mais qu'est-ce qu'il est fait le matin? - Si il n'y a pas d'objectif de performance. C'est ça qu'exordiaire, c'est qu'en fait, c'est une construction mentale de pensée, qu'il y a que la performance qui nous fait levé le matin. Cette idée, que Sébastien Bollord dit dans le bugum, il y a de dire que la dopamine, c'est leur mode qui récompense la performance. C'est ça qui nous mettrai en mouvement. Ça, on peut très bien montrer que la dopamine, on peut la sécriter si on est éduquée à la coopération. Et on aura ça d'autre de dopamine quand on coopère. - Mais tu vois, je vais prendre un exemple sur la performance. Je suis sûr qu'il y a des gens qui nous regardent, qui nous écoutent, et je prends un exemple en dehors du monde économique. En prendre l'exemple d'un médecin, tu vois. Ou même quelqu'un qui a engagé dans son assaut, un médecin pour revenir la dessus. Lui, on va dire, c'est un bon médecin. Si il arrive à être attentif pour chaque patient, à gérer les urgences des gens qui arrivent plus de ces rendez-vous, qui arrivent à être disponibles, à l'écoute, en bonne santé sinon elle est pas crédible. Et si il fait pas tout ça, on va pas dire que c'est un bon médecin, et donc il va perdre sa patientèle et sa réputation va diminuer. Donc en fait, n'importe qui aujourd'hui, on pourrait faire pareil dans le monde associatif, on pourrait faire pareil dans n'importe qui. - Ça, c'est bien. - En fait, il y a cette nécessité d'être performant et hyper adaptatif pour survivre. Alors voilà, c'est ça le truc, c'est que je prends l'exemple du médecin. Ce qu'il va faire que c'est un bon médecin, c'est qu'il a trouvé le bon dosage entre performance et robustesse. C'est que l'acte médical, l'acte chirurgical, par exemple, le quelques secondes ou minutes où il y a faire des actes chirurgicales, là il faut être performant. Il faut vraiment mettre le bistouris au bon endroit le plus rapidement possible pour que ça rende moins l'étissue, etc. Ça, c'est un moment de performance. Mais par contre, tout le reste de sa journée, donc c'est 23 heures, 55 minutes, il fait de la robustesse. C'est qu'il dort, il se repose, il s'entraîne, il discute, il prend soin de l'hôpital, il discute avec ses collègues pour qu'il soit là, attentif autour de la table, il parle avec ses patients. Tout ça, c'est de la robustesse. Et donc en fait, si on fait plein de robustesses, on crée un potentiel que l'on peut dissiper dans le moment de performance. Et c'est ça qui fait un bel équilibant. C'est comme le pompier. Le pompier, il passe peu-temps dans l'ascendie, tout le résultat, il travaille sa robustesse. Le problème aujourd'hui, c'est qu'on a mis la performance comme le compas universelle de nos vies. Et donc on pense que quand on augmente les performances, c'est mieux. Bah en fait, non, on dissipe les ressources. On s'épuise. Et on épuise les autres. Les autres humains et non humains. Donc en fait, c'est en en train de détruire notre habitat, nos interactions humaines, nos liens sociaux, sous couvert, dogmentation des performances. Donc le médecin, au contraire, le médecin, c'est ce que j'ai souvent un médecin, doit être performant pendant l'acte chirurgical. Le résultat, il doit être robuste et il doit être dans un hôpital qui est robuste aussi. Comment explique qu'on s'offtoute de la performance et pourtant qu'on continue? Alors c'est là où c'est une direct secteur. C'était que quand on est dans une secte, en fait, on est dans le pétrain. Mais on ne le sait pas. C'est qu'en fait, on est comme le hamster dans une roue. On tourne, on tourne, on tourne, et tout ce qu'on sait faire, c'est avancer dans ces trous. Il y a certainement des petites voix qui nous disent qu'il y a quelque chose qui cloche, etc. Mais bon, en fait, tout le monde fait pareil. Tout le monde est lancé là-dedans. Et en fait, c'est plus faire que ça. On se trouve sonne aux habitudes qui construisent les crises. Donc ça, c'est dans le pétrain. Et puis, il y a un jour, il y a un accident. Donc ça peut être un burnout, une crise cardiaque, un collègue qui nous dit quelque chose, quelque chose qui se passe. Et là, on déraye. On sort le hamster sort de sa roue. Donc là, on sort du pétrain et on entre en crise. Et là, c'est fertile. En fait, c'est que là, enfin, on ouvra d'autres choses. Donc, on ne peut pas changer sans dérayer. Il faut dérayer. Oui, absolument. Ce qui est en fait, c'est le problème de la performance. C'est incroyable. Je suis sûr que des gens nous écoutent en se disant, si je me forme bien sur des sujets, je prends toutes les précautions pour ne pas dérayer. Or toi, ce que t'en train de dire, c'est que l'humain tant qu'il ne déraye pas continue. Absolument. Et surtout aujourd'hui, c'est qu'on est vraiment dans ce culte, n'est pas performance. Et donc plus on reste dedans. En fait, je prends des exemples, c'est par exemple. On va dire, je suis intéressé par la question écologique et j'ai envie de faire de la sobriété. Je veux soutenir à sobriété. Mais je veux rester dans le culte de la performance. Mais c'est même pas que je veux rester, je reste dans le culte à performance. Et je vais librir avec la sobriété. Qu'est-ce que ça donne? Ça donne des avions Cargo qui transportent l'ultraphase fashion de Chine, OBAG appari. Les avions Cargo qui transportent du traphase fashion ça marche parce que les avions sont sobres en carosène. Sinon, ce serait intonable, économiquement. Donc la sobriété qui s'y brille au culte de la performance, ça crée de l'ébrilleté. Et on ne s'en rend pas compte. On va vendre le fait que le bilan carbone des avions est plus faible. T'as rien de deuxième exemple dans la vie de tous les jours? Oui, parce que ça se dit, c'est un peu la vie de tous les jours. Mais en fait, c'est les faits rebonds. Il y a un temps de vie de tous les jours. L'exemple que j'aime bien utiliser, c'est le dentifrice. Quand on met du dentifrice sur la brocadan, quand on a un nouveau tube de dentifrice, qu'il est bien plein, et bien on met plein de dentifrices sur la brocadan. Et puis quand il reste plus rien, quand on a la fin du tube de dentifrice, là on met vraiment plus grand chose sur le tube sur la brocadan, ça c'est des faits rebonds. Alors on verra, quand il y en a moi, on en met moins, quand il y en a plus, on en met trop. Il y a une dernière chose dont j'aimerais parler sur ce cul de la performance à m'en comparer de robustesse et des solutions. Et puis la manière dont ça peut éclirer notre vie intérieure, parce que c'est toute la promesse de notre échange, c'est que la performance crée des indicateurs pour mesurer tout ce qu'on fait. L'archie contrôle. Moi ce que je remarque souvent, c'est que un je vais être performant, mais deux on me contrôle dans ma performance. Ce qui m'incite à être encore plus performant, ce qui nous regarde qui nous écoute, en fait, si ils ne sont pas performants demain, leurs résultats baissent, ils n'ont pas leur prime de fin d'année, ils font virer de l'entreprise, on ne l'aire pas, etc. Donc, ce que je peux nous parler aussi de tout ce qu'on a mis en place pour archi-controllé et qui nous incite à être performant. Bien sûr, ça c'est un peu le neux de l'affaire, c'est qu'on confond sécurité et contrôle. Alors c'est vraiment un énorme problème, parce que le, en fait en gros, c'est chaque fois qu'il y a des fluctuations qui a des crises, on a besoin de sécurité. Et ça, c'est naturel, un enfant, un enfant à besoin des transsequorités, c'est tout à fait naturel. C'est un des besoins primaires comme de salimenter, il faut être en sécurité. Le problème, c'est qu'on transforme le besoin de sécurité en besoin de contrôle. Ça, c'est bizarre, parce que sécurité et contrôle, ça n'a quand même rien à voir, un système autoritaire va être dans l'hyper contrôle, est-ce que je serai en sécurité? Pas forcément, pas y a peut-chance. Donc, en fait, là, on a fait une translation, une traduction, disons, de la sécurité en contrôle, qui est très problématique, parce que quand on veut augmenter le contrôle, il faut augmenter les performances, qui appellent plus de contrôle, et là, c'est la boucle infernelle. Donc, en fait, la version, l'autre option, c'est que si on a compris que la crise appelle le besoin de sécurité, au contraire, il faut se placer dans les conditions ou on lâche du contrôle. C'est le contraire. Et donc, c'est, en fait, plutôt, garder des margements d'oeuvre, augmenter les margements d'oeuvre. Quand on augmente les margements d'oeuvre, on contrôle moins, parce qu'on sait pas exactement où va se trouver la cible, on comprend beaucoup de marge autour. Mais ça demande un abandon intérieur et organisationnel énorme. Alors, le mot abandon est négatif, alors, en fait, ça peut très joyer. Je prends l'exemple d'un improvisateur de Jazz, qui va rentrer quand il fait de l'impro, et bien, il sait pas exactement ce qui va se passer. F.H.D.I, là, ça peut être elle, évidemment, à une jazz-goobane, voilà. Quelqu'un qui fait d'un pro, va rentrer avec une interaction. On sait pas exactement ce qui va se passer. Alors, si on est dans le monde de contrôle performant, on va essayer de tout prévoir, de tout contrôler, et donc on va faire une improvisation extrêmement canalisée, ça va être un marching band. Donc, militaire. Donc, c'est du jazz, c'est plus du jazz, quoi. Si, au contraire, on a compris que les erreurs des autres, les fluctuations qui viennent, va nous renourir les intentions de l'improvisation. Alors, là, on va accueillir la certitude. Et c'est ça qui va créer de la confiance, de la revustesse et des chemins en sérénité. Donc, c'est danser sous la pluie. Danser sous la pluie, exactement. Mais c'est vraiment dans le sens accueillir la pluie. C'est à fait, si on fait. Si on est plutôt une posture d'accepter la pluie, en fait, on est déjà en défaite. Donc, ce qui nous rend malheureux aujourd'hui, c'est le tout faire pour qu'ils ne pluvent pas. Exactement, voilà. Faut qu'on travaille avec les fluctuations. Ça, c'est être vivant, hein. Quand on lute contre les fluctuations, on veut mourir. Donc, aujourd'hui, ce que tu as en train de nous dire, c'est qu'on a tout des personnes en morclinique. Oui, on est un peu. Alors, on est soit des zombies, soit des humains dans des bunkers. D'ailleurs, on a plein de bunkers dans la vie tous les jours, tout seul dans sa voiture, c'est un bunker. Tout seul devant un écran, regardez l'internet, c'est un bunker. Enfin, c'est des endroits très safe, ou on rencontre personne. Ça, c'est des endroits de mort. Et ça me rend malheureux. Bien sûr. Et ça crée des barres. C'est qu'en fait, là, on faut qu'un bloody, un l'épidémie des pressions, la cour.
on voit notamment chez les jeunes qui est quand même majeur. Aujourd'hui, le Burnout c'est à 20 ans. Alors qu'il y a quelques années, c'était quand on a 50 ans, c'est à 20 ans. Le suicide, maintenant, il y a des enfants de 6 ans qui se suicide. Il faut réaliser quand même l'état de dégradation de la santé mentale de la jeunesse. Ça, il y a plein de raisons, mais quand même, un des facteurs, c'est ce culte de la perforance. À ce stade de notre discussion liviament, j'ai donc compris pourquoi la performance était si importante aujourd'hui. Pourquoi moi aujourd'hui j'étais incité à performer, parce que tout est mesurables, tout est contrôlable et qu'on m'évalue là-dessus. Pourquoi aussi grâce aux ressources amondantes, j'avais toute la possibilité d'être performant. Et donc j'étais encore plus incité à être performant. Et on vient d'en parler, pourquoi la performance m'emmenait droit dans le mur, parce qu'en fait, il y a plus de ressources. Donc comme je n'ai pas envie de mourir demain, j'ai envie de trouver une troisième voix. Et toi? Si parle de robustesse. C'est quoi la robustesse? Et pourquoi c'est pas un énième concept d'un biologiste lionais, venu nous vendre sa sauce pour qu'on n'arrive pas à appliquer son idéal dans la vie de tous les jours? Bien sûr, alors pour moi, la robustesse, c'est le mot juste. C'est qu'en fait, si on est sérieux, si on veut endocer le fait scientifique, et qu'on lit les rapports du GIEC, les rapports de l'IPBS sur la Budiasté, mais aussi ceux de la CIA, de l'OCDE, du format iconique mondiale de Davos, tout le monde est d'accord pour dire que nous quittons le monde de la moyenne pour entrer dans le monde de l'écart type. On va rentrer dans un monde de plus en plus futurant, de plus en plus turbulents. Tout va tanguer de plus en plus fort et on prend pour longtemps. C'est quoi les différentes entre la moyenne et les quartiers biologiques? Donc la moyenne, c'est dans une distribution, par exemple si je prends une de classes avec des élèves qu'on différente note, c'est la moyenne de la classe, et les quartiers peuvent, c'est l'extrême, c'est entre 7 et 18, par exemple, et les quartiers peuvent être entre les deux. En gros, c'est une idée de la variabilité dans un effectif. Donc la moyenne, c'est juste un chiffre, et la moyenne du gros, c'est le casque type, c'est une mesure de la variabilité. On va le dire comme ça. Et donc en rentre dans ce monde là où ce qui va nous intéresser, c'est pas tellement la moyenne, donc c'est pas le fait que la température, le réchauffement climatique, c'est pas ça qui va nous intéresser, c'est pas le fait que la température augmente un petit peu chaque année. C'est que chaque année, les événements climatiques seront plus violents. Il y aura des valeurs aberrantes, des grandes, tempêtes, des grands, des migraphes, etc. Donc dans ce monde là qui devient plus futur, bah il y a un mot dans le dictionnaire qui s'appelle le mot robustesse, c'est un système qui robuste, c'est un système qui est stable et viable, malgré les fluctuations. Donc tu peux encaisser les coups. Voilà, qui absorbe les chocs et qui a pris suffisamment de marge de main-œuvre pour pouvoir encaisser les chocs. Alors moi je comprends pas parce qu'en fait, je joue un peu au knife, mais je suis sérieux dans le fond de ma question. Jusqu'à maintenant, on m'a parlé de sobriété, même de sobriété heureuse avec Pierre Rabie. Donc on m'a dit, si tu veux survivre, il faut qu'on devienne tous sobres. Pourquoi c'est pas la bonne voix? Alors la sobriété, c'est un très bel objectif, c'est une mauvaise stratégie. Je peux le dire, un peu brutalement comme ça. C'est qu'en fait si on commence par faire la sobriété, déjà on va pas embarquer grand monde, parce qu'on éritent d'un commun négatif qui est ce culte de la performance. Dans le culte de la performance, qui veut réduire? Bon Pierre Rabie, oui. Mais donc tu vas être performant dans l'autre sens? Alors, c'est plutôt. En fait, le problème, c'est que ça ne va pas marcher. Et d'ailleurs, ça ne marche pas. C'est 5 ans qu'on parle de sobriété et 5 ans qu'on est dans les briété. Et pourquoi ça marche pas? Alors il y a deux raisons, donc il y a ça, le fait qu'on n'en embarque pas grand monde avec ça. Et la deuxième maison, c'est que ça fait des effets robots. Donc on fait des écranplas qui consomment et c'est vraiment pas tout partout. Il y a des trucs qui vont être marqués parce que j'ai préparé notre échange, et il a pris l'exemple des frigos. Oui, les frigos. Moi, ça m'a marqué parce que évidemment, je suis tombé dans le panneau, on va dire ça comme ça. C'est qu'en fait, on a fait des frigos qui consomment, et donc finalement, maintenant, les gens achètent des cavavants. Voilà, des cavavants, des frigos américains, des frigos connectés, et tout ça, ça consomme beaucoup plus d'énergie. En fait, c'est assez étonnant de le voir. C'est vraiment une fois qu'on l'a vu, après on le voit partout, c'est vraiment évident. On est dans le monde merveilleux des effets robots, bon, donc ça c'est quand on commence par la sobriété, ça crée de l'ébrilleté. Et en plus, ça embarque pas, le saut que ça va embarquer, c'est ceux qui font débrilleté. Donc, parce que ça a l'air juste ça embarque pas, quand on ne parle pas de l'air, pardonne moi, l'expression, mais un peu chiant. C'est à qu'en fait, on te dit que tu vas te passer devant toujours autant de magasins. Par contre, tu vas devoir ne plus acheter les choses. Voilà, exactement. Juste par militantiste, ça ne marche pas du tout en vie. Bien sûr, bien sûr, non, c'est triste. Donc en fait, c'est pas ça qui va sacrer pas du désir. Donc en fait, comment on crée du désir, en fait, c'est pas pour mettre la sobriété à la poubelle. En fait, la vraie définition de la sobriété, c'est l'évitement. Mais c'est pareil, l'évité, ça n'a pas dans plus crée du désir. Donc, comment on fait? En fait, faut juste faire des phrases. Il faut articuler les notions. C'est la question, comment ça par la sobriété, manifestement, ça marche pas. Donc en fait, faut plutôt créer les conditions qui génèrent de la sobriété. Il faut que la sobriété soit le produit de sortie. Faut pas que ce soit la contrainte d'entrée. Donc, qu'est-ce que ça peut être ces conditions qui génèrent de la sobriété? Je dis tout à l'heure, les objets réparables, par exemple, les objets réparables ne sont pas sobres à la fabrication. Ils sont plus gros, et des gros boulons, il y a des grosses matières, etc. Mais quand c'est réparable, c'est ce sont des objets qui duent, contraintes-mais, et ça, ça génère de la sobriété. Donc en fait, en fait, en fait, une phrase, c'est qu'on fait des objets réparables qui génèrent de la sobriété. Des objets réparables, il y a du désir. Parce qu'on peut être très fiers de savoir réparer ces objets, c'est de l'autonomie territorial, c'est de la souveraineté géopolitique, ça tique toutes les bonnes cases. Donc ça, c'est tout simple. Et là, en fait, je ne vais pas la sobriété à la poubelle, il faut juste la mettre à la bonne place. Ok, et donc pourquoi tu mets la robustesse avant la sobriété? Parce que si en fait, je n'y aurais pas à l'able, c'est en fait la robustesse, c'est un peu un mot hombrel qui va embarquer plein de choses. Donc ça va embarquer le tour appareable, mais ça va embarquer la gros écologie, les approches participatives. Toutes ces approches finalement qui sont plus éterrogènes, plus lentes, donc moins performantes, mais qui à chaque fois vont générer de la ténuation de la sobriété. Tu peux redéfinir justement qu'on avance la robustesse. Oui, donc un système qui robuste, un système qui est stable et viable, malgré les fluctuations. Ok, donc moi, dans mon langage, c'est un truc qui tire de boue, même si il y a la tempête. Ouais, tout ça, c'est un bateau. En fait, on peut prendre l'exemple si on est dans un port, on va mettre un rado, par exemple, que la mer aiguille, dans les ports en général, les peaux de grosse vague, et ça, ce serait le système optimisé pour la mer du l'orado. Très peu de ressources, donc très sobri, on maintient, mais par contre, pourquoi on fait pas des bateaux comme des rados? Parce qu'on sait que ces bateaux, là, ils vont aller dans des tempêtes, donc ils ont des coques énormes. La coque du bateau dit la robustesse. Mais moi, aujourd'hui, ce prépaire a des tempêtes. Moi, aujourd'hui, si je veux me préparer à la tempête, financièrement, je remplis mon livraire et mon assurance vie. Oui, alors, c'est une façon de faire. C'est qu'en fait, si on a zéro argent sur son livraire ou sur son condamnaker, ça sera compliqué. Il faut des réserves. Donc, c'est ça la robustesse, c'est mettre de côté. Alors, c'est en partie, c'est que c'est un tout petit ingrédient. Le plus important, c'est pas une stratégie individuelle. C'est qu'en fait, si on a de l'argent sur son compte en banque, ou bien comprendre que dans les fluctuations, les comptes en banque peuvent disparaître. Un certainement, un type de propriété, ça peut disparaître très rapidement, si ça c'est vu dans l'histoire de nombreuses fois. Donc, tout ça, en fait, c'est une des multiples sécurité. C'est important d'en avoir un peu, mais pas trop, parce que quand on tombe dans l'abonnance de ressources, d'abonnance de stock, là, en robasculent, à performance, on va construire des bonnes coeurs, etc. Il va des trucs débiles. Donc, la robustesse, c'est pas additionné de la sécurité. Non, en fait, c'est plutôt la multiplier. C'est à qu'en fait, on va avoir une forme de robustesse individuelle, donc ça sentait. Peut-être un peu d'argent sur son compte banque, mais surtout, c'est des liens sociaux. C'est la sécurité dans le monde de l'Europe, c'est des liens sociaux. Parler à ses voisins, avoir des activités purillelles, avoir des activités associatives, etc. Fait des collègues. C'est ça, c'est que c'est le lien social. Ça, c'est une robustesse et large. Mais quand la crise arrive, le lien social on s'en fiche, non? Enfin, je suis très pessimiste. Je vois. On a vu dans plein de films, on a vu dans plein d'études, que si un moment, il y a une crise qui survient, un incendie dans une salle ou des gens qui se bouchent dans le métro, même si on a envie que tout le monde s'en sortent, la réalité c'est qu'on a un instant de survie qu'on marche sur les gens. Alors, pas tout à fait, ça pour le coup, c'est bien démontré quand on est, alors si il y a un attentat dans le métro, les personnes qui sont très près de la tentat vont aider la personne qui se fait attaquer. C'est qu'il y a une distance. Je ne sais plus quelle distance mais c'est un ou deux mètres, c'est de l'instinct, on va aider. Quand on est à trois mètres, on fuit. Donc, c'est de deux, et ça, c'est réflexe, c'est pas quelque chose qu'on contrôle, c'est vraiment instinctif. Donc, on a en nous la possibilité de s'entraider. Bien sûr, bien sûr. Et en fait, on le voit. Je vais mieux utiliser ces le TGD, beaucoup moins d'hormatiques que la tentat dans le métro. Quand on est dans un TGD, que tout va bien, chacun est dans son écran, en train de bosser, dans son petit silo. Donc, on est en compétition, en performance. Et puis, si le train s'arrête en plein milieu dans la nature, là, il n'y a pas trop d'appel de la SNCF, les gens se décolle de leur ordinateur et commencent à discuter avec leurs voisins. Iko, perds. Je disais en introduction que t'es biologiste, que donc tu étudies le vivant. Est-ce que tu peux nous expliquer concrètement, ce que t'as observé dans le vivant? Qui peut aujourd'hui nous apprendre être robuste. C'est ça qui est extraordinaire. Et c'est vrai que le vivant est un livre ouvert des robustesses, parce que c'est ça qui domine dans les écosystèmes. A la plupart des écosystèmes sont très fluctuants avec des grandes pénurés chroniques de ressources. La mauvaise saison chez nous en raison d'entampérer, par exemple, c'est un arrêt de pas. Ça fluctue beaucoup. Et donc, les systèmes vivants, en général, sont des systèmes robustes. Et donc, qu'est-ce qu'on voit quand on dise un être vivant? Donc, ce soit un réseau métabolique, un réseau physiologique, un réseau de neurone, à l'apporte qu'elle le réseau du vivant. Et bien, on va trouver des lenteurs, de la redondance, des étérgétés, des incoherences, des erreurs, des imprecisions. En fait, c'est ça qu'on voit en premier. Donc, ce sont que des contre-performance. Et ces contre-performance, qu'est-ce qu'elles font? Elles ajoutent du jeu dans les roages des marges de manoeuvre. En fait, c'est autant de capacité supplémentaire à encaisser les chocs. Un exemple simple, c'est l'arbre. Quand on regarde un arbre, le nombre de feuilles qui assure un arbre. Les arbre sont hyper redondants. On peut très bien imaginer que si un arbre en avait qu'une feuille, ce serait très fragile. Parce que, au moins de bois, c'est devant hyper sa feuille. Il meurt. Donc là, il a plein de feuilles. Il va pouvoir résister. Nous, c'est pareil. On a plein d'aller au pulmonaire. On a plein de velocités dans la testin, de l'oblure aux gens le sang. On est hyper redondants. Quand je dis, on a biologiquement, on est hyper redondants. C'est ça qui nous permet d'en encaisser les chocs. Il y avait aussi un truc que t'as développé au début de notre échange qui m'intéresse. Le fait que les plantes sont les mêmes, alors que les ingrédients de départ ne le sont pas. C'est d'accepter la différence. D'accepter le fait qu'on n'est pas pareil.
qu'on a tous une condition humaine en commun. Il y a presque le suivi de la fraternité derrière. Oui, oui, c'est bien bien. Oui, oui, absolument. C'est unis dans la diversité, c'est le slogan de l'Europe. Ça, c'est un délevé essentiel de la robustesse, c'est redondant ces diversités. Donc, redondant, ça veut dire qu'on est capable de. C'est des choses qui se ressemblent, qui sont un peu dans le même champ, mais par contre, divers. On essaie quand même d'explorer des choses un petit peu différentes. Ça, c'est très riche. Ça, en fait, c'est la polyvalence dans une organisation, etc. Tout ça, c'est des arguments de robustesse. Moi, aujourd'hui, je nous écoute et je me demande si mon organisation, là où je travaille, est robuste ou performante. Comment je peux le savoir? Alors, le test ultime, c'est le stress-test. Donc, faut prendre sa organisation et puis la sequée, virtuellement, évidemment, mais en tirant, par exemple, une fluctuation alléatoire. Donc, si par exemple, là, des prochaines, il y a plus d'internet pendant six mois sur toute la planète entière, pas sur toute la planète. Qu'est-ce qui se passe? Quels sont les conséquences pendant l'organisation? Et surtout, qu'est-ce qu'il faut que je fasse en amont pour que je sois capable de passer cette fluctuation? Mais alors, on va tout de suite voir si l'organisation est robuste et qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'elle soit plus robuste? Donc, c'est le stress-test. Alors, il y a plein de jeux qui existent en ligne, la métropole de Lyon à Créatumeault, qui est un jeu à des 16 ans des entreprises pour tester l'Europe bustesse. Donc, il y a des outils pour ça. Un moins encore là-dessus, j'aimerais que tu puisses nous dire, peut-être. Et surtout, aujourd'hui, il y a déjà des organisations, des institutions, qui ont fait cette évolution, ce switch, qui sont en train de passer de la performance à la robustesse. Et ce qu'on peut s'inspirer d'exemple. C'est ça qui est super. Alors, c'est un mot à la robustesse. Après, il y a plein d'organisations qui ne m'ont pas attendues pour faire la robustesse, et qui n'ont peut-être pas utilisé le mot robustesse, mais qui font de la robustesse sans le savoir. Mais, et alors, c'est extraordinaire. En fait, il y a de plus en plus d'organisation, qui bascule ou qui revendique cette robustesse. Alors, si c'est des entreprises qui vont basculer dans le réparable, ça porte un plus le Roy Almer. C'est un plus garantie avie. Donc, réparable, avie. C'est pas une boîte basée à RN. Il y a trois fois plus cher que les autres. Il est beaucoup plus cher qu'un affaie plus cher qu'un plus le de la face fashion, c'est sûr. Mais, sur le aduré, il est beaucoup moins cher. Évidemment, puisqu'il y a les garanties. Mais c'est donc des vêtements. Donc, il y a ça. Il y a le fairephone et les ordinateurs frémoueurs. Donc, c'est des ordinateurs, enfin, des objets, quoi, qui sont réparables. On en voit plus en plus la telle épaisante pour la culture. Et des idées pour aider les paysans à réparer, reconditionner ou inventer des nouveaux outils dans mon agricole. Donc, tout ça, ça existe actuellement. Donc, voilà, des entreprises comme ça. La coéco-éco-logiste, pareil, c'est en 20 ans, en Europe, la coéco-éco-logie. Augment, chaque année, les surfaces agricoles en agricole, en agricole, chaque année. C'est quoi la coéco-éco-logie? Donc, la coéco-éco-logiste, c'est quand on son agro-système on le conçoit comme un écosystème. Et qu'on remplace les engrais, les pesticides par la biodiversité cultivée dans la parcelle, qui va en fait fournir des services écosystémiques qui remplace tous ces intrants extérieurs. Donc, ça c'est de l'autonomie intéritorie, elle ne chaut pas, et ça a plein de plein de vertus. Donc, tout ça, ça rentre un de monter de plus en plus fort et c'est pas parce que je parle de revus, ça, ce que ça arrive. C'est juste parce que le monde devient de plus en plus fluctuant que les entreprises, les organisations, les territoires basculent dans ce monde. Mais j'ai encore l'impression parfois qu'il y a de monde. Il y a le monde des gens qui sont en train de basculer dans ce que tu dis. On pourrait dire qu'ils sont presque éclairés sur le sujet. Et ils sont pris par des gens complètement félés et rétrograde et à côté de la plaque et qui ne pas envis par les autres qui sont dans le système de performance. C'est comme encore de TGV pour reprendre ton exemple qui se croise sans se parler. Pourquoi il y a encore ces espèces de silo qui ne communiquent pas ensemble et pourquoi chaclent un pense que l'autre est complètement à côté de la plaque? Alors c'est normal, on vit un basculement de civilisation. On en train de quitter le néolithique. Le néolithique, c'est quand les humains voulaient contrôler la nature. Et là on en train de se rendre compte qu'on a perdu le contrôle. Et que c'est la nature qui va nous contrôler? C'est ce que disait Denis Pédose. Nous nous préoccupons des changements globaux. Les changements globaux ne se préoccupent pas de nous. Pourquoi t'es si sûr de ça? Pourquoi? Dans 30 ans, je t'accueille pas ici et tu me dis, "Bon bah j'écruque, on était sur un basculement." Et en fait tous les mecs qui étaient en train de dire ça, sont complètement à côté de la plaque. On a trouvé une nouvelle manière d'avoir de l'énergie. D'ailleurs la base démographique nous a permis de passer cet étap là. Et nous allons en fait très bien je n'attends. Bien sûr, alors ce qu'est ce qu'il y a? On a des arguments. Par exemple si je prends le cuivre, le pic de cuivre, on devrait le passer en 2014. Le pic de Fosfat Marocain, on devrait aussi le passer vers 2014. Donc il y a des paieuses de tas de pics comme ça de matières. Quand on va passer, qu'on est en train de passer, ça c'est ce que dit. Ça veut dire qu'on a plus après. En gros qu'on a il en reste, mais il demande en consommation des passes, les capacités de production. Donc en fait on a des tensions et ça devient trop cher et après ça s'emballe. En effet ça fait des pénuries. Donc ça c'est vrai pour plein de matières. Mais avant ça, il y aura le pic humain. C'est là que l'épidémie de Burnout convient actuellement. Si elle va pas s'arrêter, donc si elle va continuer, donc il y a des gens qui vont plus travailler. Là aujourd'hui on pense qu'il y a 11 % de la population active française qui a déclaré un Burnout en 2024. Donc c'est quand même, enfin, 10 ans, tout le monde aura fait un Burnout. Faut qu'un malisé. Ça ne peut pas durer très longtemps à l'économie. Il y a encore plein de pétrole. C'est tout le monde à Burnout, on ne va pas le fourrer. Donc en fait ça c'est des limites physiques, mais on peut même des limites financières. On peut prendre cet exemple là. Ça c'est l'exemple du magazine Challenge, qui disait que en 2010, les 500 plus grandes fortunes de France avaient 8 % du PIB national dans leur fortune patrimoniale. 8 % du PIB national. C'est quand même énorme. C'est en 2010, en 2022, c'est 40 %. Foi 5, en 12 ans. Bon, ils vont pas faire foi 5 et 12 prochaines années. C'est pas de physiquement pas possible. Vraiment, on arrive au bout pour des tas de raisons. Donc en fait, je ne crois absolument pas que ça va prendre beaucoup de temps. Je suis un sur un sur peut-être trop optimiste. Mais pour moi, c'est une question de 5 à 10 ans. Parce que t'es optimiste. Alors, il est trop tard pour être pessimiste. Quelque part, c'est quand même la situation est tellement dégradée que là on peut y aller et les résistances sont tous des optimistes. C'est quand même fait, on se projette dans le monde d'après et d'ailleurs tous ceux qui font des projets à la marge dans la robustesse sont joyeux. Genial. Parce que ici on est dans un média qui est clair notre vie intérieure. Donc moi j'ai envie de comprendre comment la robustesse, à un niveau personnel, peut me rendre joyeux. Alors, il y a, il y a, il y a, il y a, il y a, je veux dire, sur le mot "sécurité". Donc, aujourd'hui, la polychrise, le monde fut cool, appelle le besoin de sécurité. Quand on est dans la performance, on transforme ça en contrôle. Le contrôle est de la paranoïa. Donc c'est pour ça que la sécurité devient une doctrine sécuritaire. La performance, c'est des barrières, des caméras, augmenter, etc. Tout ça, c'est de la doctrine sécuritaire qui crée de la sécurité et qui permet à l'autorité et parfois le pouvoir en position d'autorité de, en fait, de justifier sa doctrine sécuritaire. Donc c'est une boucle infernal qui est où la sécurité, appelle la sécurité, qui appelle le besoin de sécurité. On en plamme dans. On en plamme dans. La dérive autoritaire, elle est là, les fascismes de tout bord. Tout ça, c'est le produit de la sécurité. Quand on prend l'autre boucle, c'est que là, on lâche du contrôle pour prendre des margements d'oeuvre, on transforme la sécurité en sérénité. Parce que quand on a pris suffisamment de margements d'oeuvre, on est moins dans le contrôle. En fait, on sait qu'on va absorber les chocs, donc il y a des tampons de tous les côtés. Donc on sait qu'on est bien quand on est en sérénité, c'est la condition nécessaire pour être joyeux. Il faut d'abord être en sérénité. C'est ce que disait Gandhi, le courage n'est rien sans la sérénité. Là où moins on peut dérailler en confiance. Comment on cultive, interiormons cette sérénité, cette robuste est à ce soir. Là, on parle plus de l'organisation, on parle plus de stress test, on parle plus de. Comment on jugent les cas entre les sécurité nécessaires et puis la bandon. Mais comment soit même, on peut cultiver une certaine forme de robuste et donc de sérénité. Alors, il y a un mot à mon avis qu'il faut mettre sur la table. C'est le mot addiction que j'ai déjà prononcé. C'est qu'en fait, ce qui nous met en insécurité, c'est l'addiction. En fait, quand on devient addict aux écrans, addict aux travailleurs, enfin addict à ce qu'on veut, on a une sorte d'atarnalie, donc on a la pression qu'on est sur le bon chemin. Alors en fait, on en retrend sans faire sur un seul chemin. Et donc ça, c'est très fragilisant, très flippant parce qu'il y a un moment où il y a un grand sabre sur le chemin et là, c'est la dépression. L'addiction amène à la dépression. Donc comment, interiormons, on peut développer cette sérénité. La première chose à faire, c'est de diversifier ses activités. Et en fait, avoir des activités culturelles, sportives. Enfin, voilà, juste avoir des centres d'intérêt plus large et passé du temps, enfin, en fait, consacré du temps à ces différentes activités, c'est un remède à l'addiction. Et d'ailleurs, je le dis très simplement parce que ça, c'est démontré avec des rares dans des espérances de biologie, mais c'est aussi démontré dans le monde social. Donc c'est l'Islande, par exemple, qui faisait face à des addictions pour les jeunes sur le tabal, l'alcool, et ils ont fait des programmes culturels, sportives, gratuit, massifs pour la jeunesse, et ils ont divisé par 5 les addictions. Donc dès qu'on a un panier d'options, on en vit de faire plein de choses différentes. Et donc, on peut plus tomber dans la diction. Et donc, on est en serréinité parce qu'on sait qu'on a d'autres corps d'assonarques. Parce qu'on ne l'a pas dit, j'utilère, mais la performance est très cérébrale, c'est très intellectuel. Ce que tu as en train de dire là, c'est d'avoir des moments qui nous font aller dans notre cœur, dans notre corps. Exactement, en fait, alors ça, c'est quasiment du art nous-trosa. Art nous-trosa, qui avait écrit un bouquin sur l'accélération. Donc l'accélération, qui est un peu le produit de la performance, et aussi le résultat, bah bah c'est tout une boucle, en fait. Alors le remède à l'accélération, l'antidote à l'accélération, c'est la raison. C'est d'être vibré avec le moment présent, avec son milieu, et donc ça veut dire avoir un lien corporelle sensuel au monde. Et donc, ça veut dire par exemple, de. Quand on repart ses objets, par exemple, on a vraiment un lien manuel avec les objets. Quand on fait des approches artistiques, quand on fait du sport, on s'en se fait fluctuer sur son corps. Là, on est beaucoup plus dans la vie. Quand on est dans l'accélération, quand on est souvent en train de mourir. Mais pour des personnes qui habitent dans les villes, désolé pour ceux qui sont en la campagne, mais j'aimerais jusqu'à même poser cette question, moi j'habite à Paris. Il y en a plein qui nous écoutent qui sont à Bordeaux, à Lille, à Lyon, à Marseille. Désolé, mais toute la journée, moi je ne suis pas une seule seconde en contact avec la nature.
je voulais faire une blague, je dirais qu'on a ces trois grandes basiliques qui poussent sur le rebord de la fenêtre et on a un sapin mort au monde noël, mais c'est rien en fait. - Oui, bien sûr, bien sûr, il y a des études inquiétementes que pour la santé mentale, il faut être au contact de la nature. Maintenant, il y a des études, alors on parle de re-vegettaliser les villes pour des questions de température, mais c'est aussi une question santé mentale. C'est qu'on a besoin, nous, les humains, et c'est un humain du paleo-lytic qui parle, on a besoin de voir de la nature. C'est rassurant le verre, qui est un peu une couleur comme ça, qui est rassurant aussi. En fait, c'est physiologique. C'est vraiment ancré très très loin dans nos gènes, dans notre histoire, voilà, d'humains, d'homose à piense. On a besoin de voir de la nature. Donc les villes où on a créé des environnements très minéraux, en fait, sont des environnements terrifiants pour notre corps. - Oui, il y a un mot que t'as pas prononcé non plus si on joue un peu à cette cémantique. C'est le mot de l'humilité. J'ai l'impression que la robustesse, ou de quelle l'éthique de la robustesse, nous amène forcément à être un peu plus humble. - Absolument, parce qu'en fait, on ne vise plus le maximum. Que quand on vise le maximum, ça veut dire qu'on peut l'atteindre. Et donc, on peut écraser les autres. Quand on est dans leur robustesse, on va plutôt viser la sous-optimalité. Donc, on sait qu'il y a un maximum qu'on veut surtout pas atteindre, aucun intérêt. Mais on sait aussi qu'il y a un optimum, mais même l'optimum on va pas l'atteindre. C'est qu'on va prendre des marges manoeuvres en dessous de l'optimum, parce qu'on veut garder des liens avec les autres. Et donc, c'est un effet forcément cette l'humilité. Si je prends l'example de tous les questions sociécologique qui sont énormes, si on est un peu sérieux, en fait, personne n'est expert sur ces questions. C'est beaucoup trop grand. Donc, on est forcément humble. Par contre, si on est un petit roi autoritaire, là, on a la pression de tout contrôler. Alors là, oui, on peut partir dans le maximum. - Mais ça, dans la question? - Parti de tennis de deux personnes au robuste, parce que moi, quand je joue au tennis avec quelqu'un, j'en vais gagner quand on regarde du rugby du foot. - Oui. - Ça va pas. Je l'ai pas posé tout à l'heure, mais pardon, elle me traverse la tête. Maintenant, c'est quand même que la performance, c'est aussi ce qui stimulne nos parties. - Quoi, enfin, tu vois? - Oui, alors, par exemple, on va faire du tennis à mâteur sans qu'on t'élépr way. Et le but du jeu, c'est de jouer le plus longtemps possible. Donc, de faire le plus d'échange possible. Donc, le but, c'est pas de faire le coup, le plus. Je ne sais pas quel coup, quoi, maquillabélique, pour gagner le plus rapidement possible. Le but, c'est continuer à jouer. En fait, c'est ce que Simon Sinac dit dans ses conférences. Il y a deux types de jeux. Il y a le jeu fini et le jeu a fini. Le jeu fini, c'est celui qu'on connaît le mieux. C'est le monopoli, c'est le match de tennis compétitif, où le but du jeu, c'est de gagner. Et donc, le nombre de jeux a été terminés, les règles ne changent pas. Et donc, on veut gagner. Dans le jeu a fini, c'est un monde où on change de partenaire. Les règles changent tout le temps. Et le but du jeu, c'est de continuer à jouer. Quand on réfléchit bien, dans nos vies, ce qu'on joue, c'est surtout des jeux infinis. L'amour, la métier, les obies, le travail. Et donc, ça, on peut très bien le décliner dans le sport. Et même dans les jeux, je vais prendre exemple dans une chronique, une fois, c'était sur le scrabble, par exemple. Si on joue au scrabble, si on veut vraiment gagner, on va faire des petits mots avec des lettres contre-tripes. Et c'est là, on va gagner plein de points super rapidement, mais ça va tout gripper le jeu. Il y a prendre plus de mètres de grands mots. Si au contraire, on joue en mode robuste, on va plutôt essayer de mettre les mots les plus longs, sans calculer le nombre de points. Et là, ça va ouvrir le jeu et tout le monde va pouvoir jouer. Et tout le monde va pouvoir mettre ces mots. Donc, le mec qui gagne demain, c'est le mec à traverser la vie, sans faire un burn out. Alors, c'est sûr que c'est un repère, mais c'est pas suffisant. Je suis carré, c'est qu'à tu ralent. Maintenant, c'est pour jouer ce côté fini, infinie. C'est pas le mec qui a été surperformant 5 ans, et qui a vendu sa boîte. C'est le mec qui a réussi toute sa vie à équilibrer les différents points et à passer dans l'éflication. Voilà, et même ça, c'est pas suffisant. C'est à quelqu'un qui n'aurait pas fait de burn out dans toute sa vie, c'est déjà super. Mais c'est pas suffisant. Il peut très bien avoir traversé toute sa carrière, sans faire de burn out, mais être quand même au service de la face fashion. Et donc, être au service d'un burn out planétaire. Et donc, c'est pas suffisant. Et puis, à mon tout cas, on crée les conditions pour ces moments d'arrêt, de méditation, de contemplation, des mers veillements. Là, il se passe quelque chose. Parce qu'en fait, le monde rentre, on lui a ouvert une petite plus carne. Est-ce que tout a titre personnel? Si, t'exceptes de répondre. Tu cultives cette vie spirituelle ou en tout cas, cette d'ouverture. C'est-à-c'être aussi où tu ne cherches plus qu'il y a bizarre, mais tu t'abandonnes à ce qu'il y a bizarre et qu'une contrôle pas. Et ce que ça, ça fait partie de ta vie pour cultiver la robustesse. Alors, moi, ce qui m'aide beaucoup, à vrai dire, c'est l'arcontemporain. Je trouve que les artistes, surtout, on a la chance d'avoir ces froises dedans, dans l'arcontemporain, donc ça a l'arplastic, les arvivants, le théâtre, il y a vraiment plein de choses. Ce que j'ai souvent, c'est que les artistes, ce sont des paraatonaires qui sont touchés par le monde et qui génèrent du trouble. Et en fait, c'est ça qui me plaît bien. C'est que quand on est face à une œuvre d'art, alors parfois, on va passer complètement à côté. On a rien compris, mais il y a des œuvres d'art, parfois, c'est pas pourquoi ça nous touche. Et donc, ça nous arrête. Et là, on est un peu siderer, on est un peu comme ça. Et là, il se passe des choses. Alors, ça, pour moi, c'est un des multiples voies, pour aller sur ce chemin de la réput, qui est, en fait, nécessaire pour, en fait, se reconnecter aux autres, aux vivants et donc à sa robustesse. Donc, ce que tu as en train de dire, c'est qu'un premier pas à faire, c'est d'accepter ou de créer des espaces où il est possible d'être touché. Exactement, alors, c'est ça qui a des moments d'arrêt. Donc, le créer des moments d'arrêt, ça peut être une expo d'art contemporain. Ça peut être faire un séjour sabatique dans un autre pays. Il y a plein de façon de faire, où il faut faire une retraite en silence. Il y a plein de solutions pour ça. On arrive petit à petit au terme de notre échange. Je l'ai dit à mon sté passionnant. Je t'amène toujours mes émissions en demandant à l'inviter, à partir de notre question du début. Pourquoi ce culte de la performance va nous tuer et comment s'en sortir? Avec quel l'ueur, tu pourrais nous laisser aujourd'hui une lueur, c'est pas un conseil. Une lueur, c'est comme une invitation, comme une perspective, que tu peux nous laisser sur ce sujet pour que tous ceux qui nous ont regardés, qui nous ont écouté aujourd'hui, qu'on soit engagés dans la cité, dans une association, dans une profession libérale, dans une entreprise, et qu'on se sente performant étuée par la performance, on puisse avancer un petit peu sur ce sujet pour être plus vivant, pour être plus heureux. Ça serait quoi la lueur? Malueur qui est une lueur de biologiste végétale, c'est le mot "arbore sens". Quand on commence à emprunter ce chemin de leur bus test, au début, c'est souvent un petit truc qu'on va faire. Un petit geste, on va peut-être soutenir, on va prendre une amab, par exemple, on va soutenir la récubuture paysanne locale. On peut prendre des petits exemples. Au début, on dit au sein petit geste, un petit geste pour la planète. Mais en fait, on ne se rend pas compte à quel point ça a enclenché quelque chose, parce qu'après, on s'arrête plus. Tout ce qui fait ce chemin vers la robustesse, en fait, en demande plus. Je ne sais pas d'accessaire d'ictif, parce que c'est au contraire, on qu'analyse pas, c'est herbore sens. C'est à qu'on a envie d'explorer d'autres choses. Par exemple, on commence à s'intéresser à son alimentation, on va s'intéresser aux paysans, du coup on va s'intéresser aux paysages, on va s'intéresser aux rivières, à l'hydrologie regenerative, de bâtiste, de bon riso, etc. En gros, ça va nous ouvrir des mondes extrêmement pluriels et ça ne s'arrête pas. Et le l'arbre récent, c'est ça qui est extraordinaire, si que c'est vrai.
vraiment infinie. C'est la vie, la vie d'a cette pulsion qui est infinie, qui nous pousse comme. Donc c'est de commencer à regarder notre environnement pour accepter qu'il nous surprène, à vivre avec lui. Exactement, merci infiniment Olivier. Merci beaucoup. D'être venu aujourd'hui sur le plateau des lures, je rappelle la sortie de deux de tes livres qui sont passionnants et qui nous permettent d'aller plus loin sur les sujets qu'on a évoqués de l'incohérence, philosophie politique de la robustesse, c'est Odile Jacob et antidote au culte de la performance la robustesse chez Galima en 2023. Je suis sûr que cette émission va vous faire réagir. N'hésitez pas aussi à la partager autour de vous. N'hésitez pas à devenir robuste aussi plutôt que performant. En tout cas moi, je vous remercie pour votre fidélité. Je vous donne rendez-vous dédimanche prochain pour un nouvel épisode. Un grand merci les amis d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Un petit clin d'œil, car les lures a eu trois ans cette semaine, un magnifique chemin qu'on a parcouru ensemble. Rendez vous compte, vous êtes désormais plus de 250 000 à nous écouter chaque mois, uniquement sur les plateformes d'écoute. Alors on continue la aventure et je vous donne rendez-vous dédimanche prochain pour un nouvel épisode. À très vite!
Podcast Summary
Key Points:
La performance, définie comme l’efficacité avec un minimum de moyens, est comparée à une drogue qui pousse à l’addiction et à une vision réductrice du monde.
Le biologiste Olivier Amman oppose performance (autoroute sans interactions, menant à l’épuisement) et robustesse (inspirée du vivant, fondée sur l’interaction et l’adaptation aux fluctuations).
L’origine du culte de la performance remonte au Néolithique avec l’agriculture et la domestication, où l’humain a cherché à contrôler et optimiser la nature.
La performance favorise la compétition et la violence, mais rend également plus fragile (exemple des jeunes sportifs qui se blessent).
Dans un monde aux ressources abondantes, la performance était viable ; face aux pénuries actuelles (climat, énergie), la coopération et la robustesse deviennent essentielles.
Summary:
Dans cet entretien, Jonathan interroge le biologiste Olivier Amman sur la manière de sortir du culte de la performance en s’inspirant du vivant. Amman explique que la performance, définie comme l’efficacité maximale avec un minimum de moyens, agit comme une drogue : elle canalise l’attention sur un seul indicateur, créant une addiction qui éloigne de la joie et de la vitalité. Il oppose cette logique à la robustesse du vivant, où les plantes, par exemple, produisent des formes reproductibles malgré des conditions fluctuantes, grâce à une hétérogénéité interne riche.
Pour Amman, le culte de la performance trouve ses racines au Néolithique, lorsque l’humain a commencé à domestiquer et optimiser la nature. Cette quête d’efficacité, bien que bénéfique dans un contexte de ressources abondantes, conduit à la compétition et à la violence, tout en fragilisant (comme les jeunes sportifs qui se blessent prématurément). Aujourd’hui, face aux pénuries climatiques et énergétiques, cette stratégie n’est plus viable.
Amman invite à privilégier la coopération et l’interaction, seules capables de nous rendre robustes et véritablement vivants.
FAQs
La performance est la somme de l'efficacité (atteindre son objectif) et de l'efficience (avec le moins de moyens possible). C'est une force de canalisation qui pousse à l'addiction et rend moins heureux.
Elle pousse à l'addiction car on ne voit le monde que sous un seul angle, l'indicateur de performance. Cela crée une pulsion, comme un pompier qui veut rester dans l'incendie, mais qui finit par se brûler si cela dure.
La performance rend plus fragile, car elle pousse à la compétition et à la violence envers soi-même ou son corps. Les enfants sportifs addicts à la compétition se blessent souvent et deviennent rarement champions.
Le vivant n'est pas performant mais robuste : il interagit, s'adapte aux fluctuations et utilise l'hétérogénéité pour créer des formes uniques. Cela nous apprend à coopérer et à nous sentir vivants plutôt que de foncer sur une autoroute.
Elle a démarré au Néolithique avec l'agriculture et la domestication, où les humains ont optimisé la nature pour leurs besoins. C'est une stratégie qui fonctionne dans un monde stable avec abondance de ressources.
La performance vise l'efficacité maximale dans un environnement stable, mais rend fragile en cas de fluctuations. La robustesse, inspirée du vivant, permet de s'adapter et de coopérer, surtout dans un monde avec pénurie de ressources.
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