« On ne naît pas dirigeante ni mère, on le devient » avec Laurence Comte-Arassus
from Cheminements, santé des femmes et féminine
39m 43s
L’orance partage son parcours de carrière et de vie familiale, en soulignant que prendre soin des autres, notamment dans le domaine de la santé, nécessite d’abord de prendre soin de soi. Son engagement dans les technologies médicales est ancré dans une volonté de réparer et de soutenir, inspirée par des moments de soins reçus durant ses premières années. Elle raconte son parcours, allant de la volonté de devenir chirurgien en Afrique à son intégration dans les dispositifs médicaux, en passant par des postes de direction où elle a été la première femme à diriger un groupe important. Elle explique que les défis de la maternité, notamment les grossesses difficiles, ont été vécus comme des moments de résilience plutôt que de souffrance, renforçant son lien avec ses enfants. Elle insiste sur l’importance d’être équilibrée entre carrière, famille et bien-être personnel, et défend une vision féministe assumée centrée sur l’égalité, la diversité et le soutien mutuel. Elle encourage les femmes à ne pas se conformer à des modèles, à écouter leur propre intérieur et à faire des choix qui reflètent leur identité, affirmant que diriger et être mère ne sont pas des rôles opposés, mais des dimensions d’un même engagement au service des autres. Enfin, elle rappelle que le respect de soi est la base de toute action de solidarité, une leçon précieuse qu’elle souhaite partager avec les femmes.
Mais j'ai…
Et je rajouterai quand même quelque chose, c'est que pour prendre soin des autres, il faut prendre soin de soi.
Et ça, c'est quand même une très grosse faiblesse de beaucoup de femmes que j'ai appris un peu tard,
mais on ne peut pas prendre soin des autres si on ne prend pas soin de soi.
Donc les dames, pensez-y à vous.
L'horance, tu es une femme qui a fait de la santé, la faire d'une vie.
Un génère de formation, tu as passé plus de 30 ans dans l'industrie des technologies médicales.
C'est dispositif qui sauve et qui soigne au quotidien, sans qu'on les aperçoive toujours.
Tu as grave les échelons dans de grands groupes, tu as été la première femme à diriger maître unique France.
Tu as été présidente, G.E.S.K.R. France, et tu quitteras ce job fin août pour rejoindre une plus petite structure pour un poste global.
Et je crois savoir entre autres monter une business unit, santé des femmes et bien évidemment développer les affaires.
Tu présides le snit-em, le syndicat des industries des technologies médicales.
Tu es chevalière de la légende honneur, tu es aussi une féministe, assumée, une monteur, une mère.
C'est précisément de cette double vie qu'on va parler aujourd'hui.
Parce qu'on parle souvent des femmes qui m'ont du pouvoir et si sont succesfuls.
Comme si elle n'avait qu'une seule histoire, celle de la réussite professionnelle,
hors derrière la dirigeante, il y a aussi une femme qui a des enfants.
Et j'ai envie de comprendre ces deux engagements, prendre son de la santé des autres et aussi prendre son des siens.
Je trouve aussi que c'est un sujet. J'ai un peu l'impression qu'on a fait le tour par rapport à ce sujet qu'il y avait un moment en parler beaucoup.
Et puis on s'est dit, mais en fait, il faut arrêter de parler aux femmes de ce genre de choses.
Puisque nous sommes deux femmes, je trouve que c'est à propos.
Et aussi parce que, mais ça, les auditrices le savent bâchent passées moi aussi par cette belle aventure qui est la grossesse et la maternité.
Est-ce que tu savais l'orance que Simon de Beauvoir écrivait dans le deuxième sexe?
On ne n'est pas femme, on le devient.
J'ai envie d'ajouter qu'on ne n'est pas non plus dirigeante ni mère, on le devient étape par étape, fois après choix.
Et si ce devenir là, que j'aimerais retracer avec toi, alors l'orance bienvenue dans Cheminement.
Merci.
Pour commencer, est-ce que tu te souviens du moment où la santé pour toi est devenue une nécessité ou plus qu'un secteur d'activité est devenue une vocation?
Oui, et en fait, pour moi la santé, c'est aussi prendre au soin des autres et ça, je pense que c'est très très tôt.
De par mon histoire personnelle où je pense qu'il y a des gens qui ont pris soin de moi dans des moments difficiles.
Et très tôt, je me suis dit que j'avais envie de faire ce qu'ils avaient fait pour moi, prendre au soin deux.
Ça, c'est vraiment un des premiers déclencheurs et très tôt, alors je l'ai déjà dit, mais c'est un fait, vers 16 ans, je voulais être chirurgien en Afrique.
Donc non seulement je voulais faire de la santé et je voulais faire de la diversité et c'est quelque chose qui m'a toujours tenu.
Je voulais faire médecine, j'ai pas fait médecine. Dès mon deuxième stage, j'ai fait un stage dans une entreprise de dispositifs médicales.
J'ai fait un peu d'informatique au début, mais quand on aimait me chercher pour faire de la santé tout particulièrement du dispositif médical,
j'ai bossé en scientifique, j'ai tout de suite dit oui.
D'ailleurs, t'es ingénieur de formation, qu'est-ce qui t'a amené vers les technologies médicales plutôt que vers une autre industrie?
Ma première réponse, soit peut-être mon caractère, parce que mon dernier stage, en fait, je le fais chez G CalSTOM, on propose un poste et là je dis non.
Alors je dis non, pas parce que c'est pas de la santé, je dis non, parce que je sais pas, j'ai ce sentiment que je vais être sur le terrain et je ne voulais pas être dans un bureau, en fait.
Ma deuxième proposition, je me suis à toujours de la tête de mon père, quand je lui dis que j'ai refusé, c'était BWIG, et là, pas aussi parce que c'était pas de la santé, mais parce qu'on vient me dire qu'on vient me chercher,
parce que je suis un élément féminin, et ça, ça m'avait sincèrement perturbé, même si maintenant, je le comprends bien.
Et puis du coup, je part dans l'informatique, je fais 18 mois, mais je crois que j'ai toujours cette petite musique de la santé,
donc quand Boston vient et me propose de travailler dans le dispositif médical, je crois que je peux dire que c'est une évidence, parce que ce n'était pas du tout incrutement facile.
On me propose, j'avais pas 24 ans de gérer la moitié de la France, Strasbourg, Paris, Breste, Lille, de partir de mois aux États-Unis, d'être formé en anglais.
Je reviens sur une thérapie qui était de thérapie, d'ailleurs, assez compliqué, c'est à la conversion en usage unique, et puis poser des prothèses sur des personnes qui étaient en train de mourir.
Enfin, on était juste en train de le rajouter quelques mois de vie, donc c'était compliqué, mais c'était une évidence, c'était ce qu'il fallait que je fasse.
Donc je pense que vraiment le dispositif médical, ça m'a pris là, et quand ça te prend au trip, le dispositif médical, c'est un peu comme les enfants, on y reviendra, mais ça peut pas s'arrêter.
Voilà, et ça s'arrête pas.
Tu disais que tu voulais aller dans la santé parce qu'on avait pris 70 fois et tu as mentionné ton père, est-ce que tu pensais à ta famille?
Je pensais à plusieurs personnes, oui, bien sûr, mon père, ma grand-mère aussi, quand elle n'a pas vraiment eu le choix et qu'on lui a dit qu'elle vienne avec mon père pour s'occuper de ma sœur Carine et moi-même, elle l'a tout de suite fait.
Et aussi, ma marine, qui était la sœur de mon papa, qui était quelqu'un d'exceptionnel aussi, ils ont vraiment pris soin de moi, c'est-à-dire qu'on était petit avec ma sœur, mais quelques paris se sont occupés de nous comme il le fallait.
Et ça, je crois que c'est quelque chose qui reste presque comme un. Je sais pas si c'est un devoir, c'est un truc entre devoir et passion, j'aime prendre soin des autres.
Et d'ailleurs, je dois dire que même encore à mon âge, quand les gens des fois ne se rendent pas compte qu'on prend soin 2 et si on prend soin 2, ça peut faire un peu mal.
Donc je suis d'accord.
Très bien dans la santé, et je partage aussi un petit peu à humblement, mais très bien dans la santé, je trouve que ça a du sens et c'est travailler sur ce qui est contre le plus sur le soin, la vulnérabilité, la vie aussi.
Est-ce que tu as toujours senti ce sens-là dans ton métier dès le début ou est-ce que ça c'est un peu modifié et plus révélé avec le temps?
Alors, je l'ai tout de suite senti dès le début parce que, comme je le disais, en fait, un de mes mes premiers métiers quand j'étais chez Boston, c'était de poser des stents esophagiens à des patients qui avaient des cancers
qui ont été en train de permettre de se nourrir, de mieux respirer pendant quelques mois. Donc ça, vraiment, c'était très orienté, très orienté passion.
Et dans tous les métiers que j'ai fait dans le dispositif médical, après j'ai fait de l'électrophysiologie, j'ai fait de la cardio, alors ce qui était vraiment positif, c'est un peu différent parce qu'on leur permettait vraiment de mieux vivre et de continuer à vivre.
La première phase a été assez difficile, en fait, faire du palliatif et d'ailleurs j'ai quitté la gastro pour ça, c'était assez difficile de dire qu'on ne fait que du palliatif.
Après, je suis évidemment allé en cardiologie, soit en électrophys, soit dans le pèse médeur, dans le défi brilateur, là, on sauvait des vies, comme voilà, c'est un slogan mais c'est pourtant la vérité.
Et puis après, ça c'est vraiment construit, après, je suis en fonction des postes, j'ai compris que évidemment, c'était tout ce qu'on pouvait apporter.
On pouvait apporter aux patients, tout ce qu'on pouvait apporter aux parcours de soins, tout ce qu'on pouvait apporter à toute l'industrie du dispositif de la santé,
tout ce qu'on pouvait apporter aux systèmes de santé et puis au final, tout ce qu'on peut apporter à notre pays, parce que ça, ça, c'est vraiment nourri cette conviction,
qu'en fait, peu importe qui on est, si on n'a pas la santé, c'est extrêmement difficile d'avoir tout autre sujet, en fait.
Et ça, ça s'est nourri au fur et à mesure, et ça s'est nourri, évidemment, au fur et à mesure des postes, des expériences, des rencontres, mais c'est aussi ce qui fait la beauté de la vie.
Et d'ailleurs, je pense que là, j'en suis aussi dans une phase, comme tu disais, je vais monter une busation de santé de la femme, parce que je pense que, quoi qu'on en disait,
encore beaucoup à faire en clinique et pas que, en recherche et pas que, même dans la prise en compte globale de la femme, et je m'intéresse aussi au bien-veillir,
parce qu'on parle beaucoup de la prévention, mais en fait, ça va de la prévention au bien-veillir la santé et souvent, on oublie un peu les pans, en fait,
qui soit qui nous intéresse pas, et le bien-veillir, je trouve ça hyper intéressant parce que beaucoup de personnes ont juste pas envie de réfléchir à ce que ça veut dire,
et la prévention, parce qu'on n'a pas un système, en fait, qui est basé sur la prévention, donc on ne sait pas trop comment le gérer, mais la réalité,
c'est que ça va de la prévention au bien-veillir si on fait une meilleure prévention, on virillera mieux, et évidemment, le diagnostic est le soir au milieu.
Et tout ça, c'est vraiment un parcours qu'il faut qu'on arrive à repenser pour pouvoir continuer à le faire.
Ça, c'est vraiment aussi une conviction que j'ai, donc évidemment, tout ça, c'est 35 ans d'expérience.
Marie, vous avez dit, dis-moi que, comme tu fais de ta vie, cette vie unique, sauvage et précieuse,
ma question, est-ce que tu dirais que tu as répondu à cette question en choisissant la santé, est-ce qu'il y a d'autres choses que tu voulais faire dans ta vie?
Alors, c'est une question super difficile parce que, je le dis, je le pense, je n'ai jamais pensé que ma vie ressemblerait à ce qu'elle est.
Pour moi, la vie, c'est un peu un cadeau. Il y a beaucoup de gens qui ont très peur de l'amour, par exemple.
Je ne veux pas dire, je ne veux pas peur de l'amour, mais je me dis, j'ai eu tellement de chance dans ce que j'ai fait dans ma vie, dans les gens que j'ai rencontrés.
J'étais pas destinée, quand tu as décrit ma carrière à ça,
j'étais pas du tout destinée à cette carrière, j'ai eu. Alors, quand je le dis où les gens disent, c'est pas de la chance.
Je pense que j'ai eu des opportunités que j'ai su saisir
ce qui a fait que cette carrière a été, ce qu'elle a été.
C'est l'un des plus beaux cadeaux de la vie.
Et comme je l'avais dit dans le tédique,
il y a des étapes dans la vie.
Si on accepte qu'il y a des étapes de la vie, en fait, dans la vie,
eh bien, il y a les difficiles, il y a les plus faciles.
Mais en tout cas, si on les prend toujours comme un cadeau,
on peut toujours continuer à grandir si je rebouque avec ton premier sujet.
Je pense que, si ça nous permet de se dire,
là, il y a ce qu'on a apporté et la façon dont on a pris soin
et on peut le faire encore un peu différemment.
Et je pense que ça, c'est juste, c'est juste génial.
Non, parce que j'avais jamais imaginé. Je ne sais pas, discuter ensemble.
Voilà, je me suis jamais dit un jour.
Ouais, tu serais un rôle modèle, d'ailleurs, j'ai même pas ce que c'était.
Quelque part mon rôle modèle, c'était mon père, c'était ma famille.
Voilà, c'était le travail.
Et puis, au fur et à mesure, je me suis rendu compte
que si on prend un petit peu la main tendue qu'on vous tombe,
certainement quand même, si il y a un petit peu de chance,
il y a un peu de savoir faire, oui, bien sûr.
Et tout ça, ça permet qu'on peut avancer et se faire une vie dont on avait jamais rêvé.
Je ne suis pas du tout quelqu'un qui calcule.
J'ai juste envie de continuer à faire des choses
qui sont utiles pour les gens, en fait.
Et puis, où je continue à apprendre et je continue à progresser.
Voilà, des fois, je me dis, en fait, t'es peut-être un petit peu tardive.
Il y a des choses, c'est marrant, j'ai dit ça quelqu'un dernièrement.
Et je fais, par exemple, j'ai prendre un pose global à 56 ans.
Et la personne me redère, mais oui, on s'y toit, c'est tardive.
Bah oui, il y a aussi des gens qui vont sur des poses globaux à 30 ans ou à 35 ans.
Moi, j'ai choisi de ne pas faire ça.
Je voulais m'occuper de mes enfants.
Je ne voulais pas être trop loin de eux.
Je ne voulais pas courir la terre entière.
Je voulais pouvoir voir ma famille.
Et puis là, je me dis, c'est un moment où je peux me le permettre.
Et donc, j'ai envie de faire ça, même si j'ai en 56 ans.
Et du coup, je vais partir pour cette aventure.
Alors, justement, transition toute trouvée pour parler de ta famille.
Mais avant, je voulais juste poser quelques questions sur ce que tu disais,
vraiment, tout à l'heure.
On est venu chercher parce que t'étais un élément féminin.
Et donc, la suite des questions concernent ça.
T'étais la première femme à diriger métronique France.
Est-ce que ça fait quelque chose d'être la première?
Oui, ça fait toujours quelque chose, c'est la première.
Je pense que, comme beaucoup d'élément féminin,
j'ai, d'ailleurs, on m'a la même reproché quand t'es la première de la classe.
On n'aime pas la première de la classe.
J'ai été la première de la classe, mais j'ai aussi, dans différentes matières, des difficultés.
Qu'est-ce que ça veut dire être la première?
Ça veut dire avoir une l'ordre responsabilité, en fait.
En tout cas, pour moi, ça a voulu dire aussi, est-ce que j'en serait capable?
Pour moi, si on me le propose, c'est que je dois être en capacité de le faire.
Mais je pesais cette responsabilité, puisqu'en fait, quand je viens président de métronique France,
on rachète une autre société que Vidien, à même époque,
et on devient, en fait, une très grosse société où il fallait faire travailler des gens ensemble,
créer une culture. C'était une lourde charge.
Et pour être tout à fait honnête, je pense que j'y serais pas arrivé,
si j'avais pas été entouré par des gens formidables,
à qui je pense que j'avais beaucoup donné, mais qui m'ont aussi beaucoup donné.
Et ça, je pense évidemment à tout mon comité de direction.
Je pense à Valérie Courcien, Mailliatrice de la communication.
Je me suis tout d'un cours retrouvé à un moment où on m'a demandé de faire des tas de choses que j'avais jamais fait.
Je ne savais même pas si j'avais la possibilité ou la capacité de le faire.
Donc je crois que c'est ça avec la première, c'est relever un tas de challenge
où on n'est pas certaine qu'on va être capable de tous les relever.
En tout cas, il faut essayer.
Et puis, alors, ça, je crois que c'est une particularité.
Moi, je n'ai jamais essayé de copier ce qu'on fait les autres sur des postes identiques.
J'ai essayé de mesurer cette responsabilité et de travailler avec vraiment une équipe au sens large
parce que j'étais, pour moi, ce qui était intéressant et important.
C'était, à ce moment-là, d'avoir la bonne stratégie pour l'entreprise
et d'être en capacité avant les bons plans d'action
et surtout d'emmener toutes les personnes de l'entreprise.
Pour moi, c'était surtout pas être la première mais une fabuleuse aventure collective.
Et qui restera, c'est évidemment métronique, c'est la société où j'ai fait le plus de temps.
Il y a des gens formidables. C'est un peu ma famille.
Et ça, c'était très, très chouette pour ça.
Il y a une idée qu'il y avait des choses sur lesquelles t'étais plus à l'aise et d'autres.
T'as eu plus de difficulté, c'était quoi?
Quand on demande de parler devant 1200 personnes
et que je ne sais pas si tu vas le faire,
je pense que les prises de parole en public, par exemple,
ouais, c'était quelque chose que j'ai dû beaucoup travailler
ou les mots chez moi, c'est pas une évidence.
Je suis pas un littéraire. J'ai même une base de dyslexie.
En fait, ma grand-mère a passé toute ma scolarité à me faire faire des dictées tous les soir.
J'ai vraiment dû essayer de me dire, c'est une faiblesse chez toi.
Comment tu travailles cette faiblesse?
D'ailleurs, je suis assez convaincu qu'il faut mieux travailler les forces des personnes.
Mais quelque part, je me suis aussi rendu compte que,
peut-être, la force que j'avais, des fois,
c'était d'arriver à faire passer des messages.
Ça a réussi un peu à diminuer cette pression que j'avais sur les mots.
Et, des fois, je sais que je vais faire quelques erreurs.
Tout le monde dit, c'est pas grave.
En fait, elle limite ce que toi tu entends.
Les personnes n'entendent pas forcément.
Donc ça, c'était une des difficultés.
Et peut-être une autre aussi.
Je suis restée, celle que j'étais.
Et pour moi, c'est très important de faire les choses que je pense que l'on doit faire.
Donc, bien évidemment, quand t'es pas d'accord et qu'on t'offre
une possibilité ou même, tu pensais pas qu'on allait te l'offrir
et que ton CEO, par exemple, va venir te demander quelque chose
que tu penses pas qu'il faut faire.
Ben ça, c'est, ouais, c'est jamais facile de se dire,
ben, est-ce que tu vas rester? Est-ce qu'ils vont séparer toi?
Même si tu sais que tu fais bien les choses?
Bon, maintenant, je l'accepte et d'ailleurs, je disais souvent,
à mes filles, un jour, on le demandera de partir
parce qu'on n'est pas d'accord avec moi.
J'aimerais arriver dans ce sens-là,
bien peut-être que c'est un jour, ça arrive.
Et ça, quand tu dis, enfin, je pense
voir ce que tu veux dire, est-ce que c'est ton intuition?
Est-ce que c'est avec ton cœur que tu te dis?
Ah non, ça, il ne faut pas que je le fasse.
C'est un aliment entre le cœur, le ventre et la tête.
Oui, ça c'est, mais c'est un aliment.
Je pense que ce qui est fait uniquement avec la tête
et rarement est extrêmement bon
parce que tu as une sorte d'instinct.
Ce qui est fait uniquement avec le cœur,
c'est pas bon non plus.
Donc je pense, en tout cas, pour moi, c'est un aliment.
Et d'ailleurs, j'ai souvent dit,
ils vont se reconnaître à beaucoup de personnes de mon comité de direction.
Mais comité de direction, si tu ne sens pas les choses avec tes trippes n'y va pas.
Puis il y a personne qui va te suivre.
Donc je pense que c'est un aliment.
Il n'est pas que dans la vie pro d'ailleurs.
Et c'est quelque chose que tu as pris.
Enfin, c'est quelque chose qui vient avec l'expérience.
C'est quelque chose que tu t'es dit, il faut que j'arrive à faire ça.
Ça, c'est pas c'est comme.
Alors je pense que j'ai toujours ressenti ça.
C'est ma tentative de vivre la sœur de mon père qui un jour a dit.
Et je crois que j'ai toujours vu ça chez l'orance.
Mais je pense que j'ai appris à me faire confiance.
Un jour, j'avais un manager que j'aimais beaucoup.
Qui m'a dit l'orance, c'est te plaît.
T'as un super instinct, mais un peu moins, c'est te plaît.
Et je pense que la seule fois,
je n'ai pas écouté mon instinct, c'était encrutement.
Et je l'ai payé cher.
Donc j'écoute toujours mon instinct, même si il ne faut pas que ce soit.
Que de l'instant.
Voilà.
Est-ce qu'il y a des moments où tu t'es autorisé des choses
que les autres n'attendaient pas d'une femme?
Excellent question.
Alors globalement, je pense qu'il y a plein de choses
que la société n'attend pas des femmes.
Et certainement, la première, et on reviendra dessus,
c'est accepter qu'on veut le beurre et l'argent du beurre.
Oui, on veut avoir un bon travail,
on veut pouvoir grandir dans une entreprise et avoir des enfants.
Et ça, je pense que c'est la première chose que je me suis autorisée.
Pour moi, c'était une évidence, j'aurais des enfants.
Donc, à la sortie de l'école, ma première réflexion
a été de me dire "OK, comment tu vas t'organiser?"
Parce que je voulais des enfants, je voulais travailler.
En plus, je veux dire, après mon pose dans la formatique,
pour le coup, j'ai arrêt la moitié de la France,
je m'en avais la nuit.
Donc, je me suis tout de suite dit, "OK, comment tu vas t'organiser?"
"On va avoir une jeune fille au père."
Et en plus, une jeune fille au père, on aura une nous-nous.
Et ça, je voyais bien qu'il y ait plein de gens,
comme elle va élever ses enfants en gros.
Et puis après, ça a toujours été le cas.
Je me suis un jour la maîtresse qui me dit,
"Oh, moi, quand vous n'êtes pas là,
parce que vos filles sont pas très bien habillées."
Elle pas dit comme ça, mais franchement, c'était ça.
Et ça change quoi, voilà.
Et je pense qu'il y a plein de choses.
Peut-être, dernièrement,
quand je. Et d'ailleurs, c'était le cas pour métronique,
quand je décide de quitter un grand groupe
ou moins, j'étais là depuis 20 ans,
de Gilles Kerck, une supérieure.
de la société, je pense que les gens n'attendent pas de ça, qu'est-ce qu'elle fait?
Et bien là, moi, je veux continuer à faire ce que je pense qui est bon pour moi, en fait.
Et avoir un mix entre continuer à vraiment travailler dans ce domaine de la santé, au sens
le plus large, comme je le disais, donc évidemment sur les produits, sur le parcours, sur
la transformation, sur comment on aide les plus petites sociétés, et là, c'est vraiment
ce qui m'intéresse en fait en allant dans cette structure, c'est comment va être en capacité
de faire grandir cette structure, parce que c'est une des problématiques, et j'ai pas
choisi la solution de facilité, mais je choisis jamais la société, mais là, je suis
mon corps, mes tripes et ma tête me disent que c'est ce qu'il faut que je fasse ça.
Oui, j'ai l'impression que c'est jamais la facilité.
C'est vrai.
Comment t'as vécu le moment de devenir maire en parallèle justement d'une carrière qui
était déjà assez exigeante? Alors ça, c'est quelque chose qui est assez surprenant
que je ne saurais pas expliquer, d'ailleurs, puisque mon enfant, c'était assez particulière
et j'ai été élevé par mon papa et par ma grand-mère, et d'ailleurs beaucoup de gens me
demandaient, est-ce que tu as pas peur de ne pas être une bonne mère? Et je n'ai jamais
eu cette peur, jamais, et je sais pas pourquoi sincèrement, alors peut-être pour eux, par rapport
à l'amour qu'on m'avait donné, peut-être, tu vois, il faut peut-être que je crois
un peu, je m'ai vu ce fantanément quand même, peut-être.
Et du coup, je voulais tellement des enfants que non, j'ai jamais eu peur de ne pas être
une bonne mère, en fait, et c'était une évidence, c'était la seule évidence qui m'est
menue.
C'était, il faut que je m'organise, je veux être en capacité à gérer les deux et quelque
part, avec même quelque chose de style sans se faire mal, ce qui est assez tonant parce
qu'il y a énormément de femmes où on voit que c'est une vraie problématique, en fait.
Et si j'ai des enfants, est-ce que je vais pouvoir continuer? Est-ce que je vais pouvoir
faire se métier là? Est-ce que je vais pouvoir prendre ce challenge? C'est globalement
100% des questions que toutes les jeunes femmes viennent me poser.
Et comment t'as fait? En fait, j'ai toujours été dans la solution, on me disant, il y en
a toujours une.
Et puis, alors je dis pas que j'ai pas été obligé de corriger des choses, je dis pas
qu'il n'y a pas des moments difficiles, mais je pense que l'amour que j'avais pour
mes enfants était plus fort que tout et l'amour que j'avais pour mon travail, en fait,
je n'ai jamais imaginé, ne pas travailler.
La seule chose que j'ai dit, et je l'aurais fait, j'espère ne pas avoir à le faire
dans le futur, c'est-à-dire, s'il y avait quelque chose qui m'oblit, j'ai arrêté
de travailler pour prendre soin de mes enfants, je l'aurais fait.
Après, j'ai choisi des choses beaucoup plus compliquées, ma deuxième fille était malade
rénal, tout va bien maintenant, mais elle a passé quatre ans à l'hôpital, je leur mets
là-bas, mon ex Marie, on est la jeune fille au père, on prenait le relève, quand on
y reprend, pense, après quelques années, on se dit, wow, comment t'as fait ça? Mais
sur le coup, je ne peux pas dire que ça m'as semblé plus difficile, et je pense que le
point commun, c'était qu'on était à nouveau très bien entouré, en fait.
On avait fait le choix de vivre en campagne, où j'ai toujours ma résidence principale.
Et c'est marrant, parce que j'en parlais hier soir sur un autre sujet.
Je crois qu'on avait créé une sorte de communauté bienveillante, où si vraiment on avait un
souci, Manonou, que j'adore, qui m'a voisine, je pensais elle d'ailleurs, si elle écoute,
elle était là, mais mon voisin aussi, que j'ai beaucoup aidé, ils étaient là, et des fois
c'était les voisins comme les mafiers à l'hôpital, des fois c'était la nourrice, des fois
c'était mes parents qui venaient à la rescousse, mais il y avait toujours une solution.
Donc, je ne me suis jamais retrouvé dans une solution, je me suis là, je ne vais pas
y arriver, en fait, jamais, je crois, voilà, plus tard, mais pour d'autres raisons.
Est-ce que la maternité a changé ton rapport à toi-même, à ton corps, à ton temps?
Oui, mais ça c'est quelque chose qu'on pense pas sur le coup, en fait.
Il y a quand même quelque chose que j'ai pas forcément bien géré, je pense, mais qui
est très compliquée à gérer, je suis sûr que tu vis la même chose, comment tu arrives
de monter commentaire, tout à l'heure? Comment tu arrives à gérer tes enfants,
ta famille, ton travail, toi et ton couple? Ça, c'est quand même une équation extrêmement
compliquée.
Donc au début, tu te lance cette aventure juste incroyable, où la réalité, c'est que
les enfants sont vraiment le théraux commun de ta famille avec ton mari et tu peux
oublier certaines choses, surtout quand tu y rajoutes un travail très pronon.
Et peut-être si j'avais dû faire quelque chose un peu différemment, j'aurais peut-être
pensé à moi un petit peu plus tôt, ce qui m'aurait permis, certainement, de penser
à notre coupe peut-être un peu différemment.
Mais en fait, tout va être tellement vite que c'est un TGV qui va à une vitesse pas
possible, ça n'arrête jamais, du coup, tu es cette trouée des solutions, tout va
bien.
Il se passe plein de choses dans la vie et peut-être faire un moment arise sur une âge.
Est-ce que là, il y a quelque chose qui peut potentiellement à un moment ou un autre
numétre à risque? Évidemment, on ne va jamais mettre les enfants à risque, mais
ce qu'on peut mettre à risque quelquefois c'est le couple.
Est-ce que il y a des représentations, des injonctions, des peurs autour du fait
d'être une femme de carrière qui devient mère? Ah moi, je pense que la chance que j'ai
eu, et c'est vraiment une chance, c'est que j'avais un mari plus jeune que moi, c'est
tout de suite dit, je veux des enfants jeunes, donc en fait, je me suis pas posé cette question.
C'est rare, en plus, c'est une chance, parce que du coup, quand tu fais les enfants
jeunes, moi, c'était dans le truc, ça va vite, tout va vite, quelque part, oui, je suis
tombé en cette beaucoup plus vite que prévu, c'est pas comme beaucoup de femmes ont leur
dire, t'as pris la pilule dix ans, tu vas me mettre dix ans voir un enfant, moi, c'était
dans la minute, mais pas loin, en fait, voilà, donc voilà, et du coup, je n'ai pas eu
à me battre contre, tu as déjà quelque chose qu'il faut protéger, c'est ce que je
vois dans mes amis qui ont eu des fois des enfants plus tard, en fait, elles se sont un
peu habituées à une qualité de vie, moi, mon ex-Marine n'est même pas encore revenu
du service militaire que j'étais déjà en sate, donc on avait placé la barre très, très
coûte, je pense qu'on a, on a vraiment tout fait très très vite, donc il n'y a pas
eu ce type, je n'ai pas eu ce type d'injunction, par contre, je vois bien qu'il y a des tas d'injunctions
pour beaucoup de femmes, et c'est pour moi quelque chose que j'ai découvert beaucoup plus
tard, et du coup, tout à l'heure, tu as dit que j'étais une féministe assumée, je suis
une féministe assumée parce que le mot féministe n'est pas un gros mot, c'est juste l'égalité,
en fait, je ne vais pas me retrouver, je pense dans les mouvements féministes, peut-être
des années 68, mais par contre oui, féministe a assumé l'égalité, oui, ça c'est
le cas, et du coup, je vois bien quand même que même encore maintenant, des fois le
regard de parents, de mari, de collecte, sur certaines femmes, comment elle va gérer
sa grossesse, comment elle va reprendre de travail, dans le truc que j'avais vécu personnellement
mais comment tu vas faire pour nommer une de tes collaboratrices, alors qu'elle attend
des jumelles, par exemple, il y a beaucoup d'injunctions, comment t'es une bonne mère,
mais je les vois, mais moi, je les ai paradoxalement, jamais vraiment senti ou elle m'ont jamais
fait peur, et c'était peut-être l'amour que je portais à mes enfants, à ma famille,
je sais pas, mais je les ai jamais ressenti personnellement comme des injonctions, en fait.
Comment t'as vécu tes grossesses, alors ça, ce n'est pas la question la plus facile,
parce que, autant, il y a des femmes qui adorent la grossesse pas moi, voilà, ça, ça
a été la chose la plus difficile, j'ai une mauvaise circulation du sang, donc évidemment
j'avais les colons de contention, tout ça, je me sens que pour ma première grossesse,
j'avais pris la viande, je ne sais pas, pas peut-être de moi après, je vais vomir dans
la vie, enfin, le truc, c'était pas le truc plus simple, mais objectivant, on n'oublie
tout, voilà. Et je voulais quatre enfants, ce n'est pas les grossesses qui ont fait que
je n'ai pas eu quatre enfants, voilà, même si c'était pas, ouais, pour moi, c'était
pas des moments apaisés, c'était pas des moments où j'ai beaucoup appréciés, mais c'est
pas grave, voilà, parce que pour avoir des enfants, même si je crois que j'aurais pu adopter
des enfants, ça m'a traversé l'esprit d'ailleurs, même avec mon ami avec qui je suis,
parfois, j'ai dit, je crois qu'on aurait peut-être pu adopter, parce que je peux pu en avoir,
il en a trois, j'en ai deux, voilà, les folles, mais donc il y a d'autres moyens d'avoir
des enfants, mais pour le coup, je me t'ai pas posé cette question, donc c'est fait
partie quelque chose qui est normal, donc c'était pas facile, mais c'est pas grave.
Et quand est-ce que tu as arrêté de travailler? Donc puis certaines femmes ne vont pas apprécier,
ma première grossesse, j'ai accouché le lendemain, donc je travaillais, elle était prématurée
et ma deuxième aussi. Et après, t'as appréhé le travail ou est-ce combien de temps?
Alors ma première, je suis allée au bout de 15 jours faire un événement, c'est mon expert
qui s'est occupé de ma fille, mais après, je me suis occupé d'elle, mais j'avais envie
de faire cet événement, et ma deuxième, j'ai pris les deux mois, je n'étais pas complètement
déconnecté, mais j'ai pris les deux mois. Et là encore, je pense qu'il n'y a pas de
bien, il n'y a pas de mal. Ah oui, acceptons que chacun puisse le faire comme il a envie
de le faire et comme il le sent. Je ne pense pas que mes filles, on est soufferts, mais
je ne pense pas non plus que les enfants qui ont leur maman pendant si moins en souffre,
acceptons de faire ce que l'on pense qui est bien pour nous et pour nos enfants.
Est-ce que ma belle sorme, me redise encore ce week-end, c'est en fait. Parce que je disais, on fait de valer à la mame, et d'un côté je suis triste et d'un côté je suis contente, c'est vraiment l'ambivalence.
Et elle me dit mais je pense que tu es plus contente de pouvoir le voir au moment où tu décides, parce que tu vas être contente et que tu vas être épanoui.
Alors qu'elle, c'est aussi parce qu'elle l'a fait mais pendant un an et demi, elle s'occupait de sa fille à la maison et du coup je sais que c'est parce qu'elle avait pu ça qu'elle me disait ça.
Et si je suis rien, c'est de mettre ce que je trouve que tu es une ou une d'arroumaine d'avoir géré les dents en même temps, et en plus si je ne m'abuse, tu as l'été aussi.
Oui, oui, oui, je l'ai fait pour les deux filles pas très longtemps parce que ce n'est pas la première vue, ce n'est pas ma force, mais oui, oui, je l'ai fait.
Pour les deux, je l'ai fait parce que ça ne posait pas de souci au début et puis c'est ce contact de l'enfant sur la pouce et quand même super.
Mais là aussi, une femme qui ne veut pas, c'est pas grave. Je crois qu'il faut le faire comme on a envie, c'est super important, bien sûr.
Mais je trouve ça rassurant aussi, en tout cas, moi c'est le genre de trucs qui m'aurait rassuré aussi avant de voir cette interview et de me dire en fait on peut. On a l'impression qu'on est obligé de faire d'une certaine façon et en fait je pense qu'il faut beaucoup s'écouter et se dire. Comme ce que tu disais tout à l'heure, en fait, t'avais décidé ça, ok, bah maintenant on va s'organiser. Et je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui font ça.
J'ai vu aussi, puisque j'ai suivi une formation pour tirer mon lait. Bref, c'était un peu compliqué pour moi, qu'il y avait énormément d'infirmières qui allaités jusqu'à très très tard.
En gros, grâce à ça, grâce au tirlet et en fait elles ont que 20 minutes de pause, dèges, elles font des horaires, hyper longues etc, mais elles arrivent quand même.
Mais si elles arrivent, moi je peux y arriver aussi et donc c'est rassurant, je trouve.
Alors je pense que tu as dit quelque chose, il faut s'écouter et moi je dis toujours à toutes les jeunes femmes, il faut écouter par contre faites votre choix.
Vous pouvez prendre plein de recommandations et ça c'est bien parce que ça vous permet de penser mais faites votre choix qui correspond à votre situation, à vos envies, à vos échanges avec le papa ou la maman.
Ça serait d'ailleurs pas avec des conseils aux femmes, même si aussi les conseils aux hommes.
Mais et puis non et puis écoutez-vous et surtout si vous essayez, enfin moi je sais que ma mère qui n'écoute pas mon pâte qu'est-ce mais était très très engouissée pour moi.
En fait elle m'as immédiat entre preneurs, comment tu vas faire, en fait elle aurait voulu que je sois salariée, que j'ai un congémate long, que je le prenne etc.
Elle était très engouissée à me dire comment tu vas faire, tu vas pas pouvoir s'occuper de ton enfant etc et en fait mon mari grâce à une super équipe.
Mais on est arrivé, être bien entouré.
Voilà, bien organisé, c'est ce que j'ai entendu même là.
Il y a une citation de Madeline Albright qui dit il y a une place spéciale en enfer pour les femmes qui n'aient pas les autres femmes.
Est-ce que tu reconnais dans cette idée une responsabilité ou presque à un devoir d'aider les autres femmes, je sais pas si c'est un devoir mais pour moi c'est une évidence.
Voilà, c'est plutôt le mot et je me suis un très très bien du moment où pour moi c'était une évidence, elle n'a pas toujours été.
Mais parce que je n'ai pas été dans un monde de femme en fait, j'ai fait l'Esta, on était deux, et puis après j'ai été manager, j'ai été même jusqu'à la seule manager sur 120 hommes.
Donc je ne savais pas franchement un entourage féminin.
Par contre quand je prends la présidence de maitronique, la toute les femmes y a de me voir et clairement elle me disent ce qui allait être très simple pour toi, je te jure c'est compliqué pour nous.
Donc là c'est une révélation.
Après quand j'accepte du coup de travailler sur la diversité au sens large parce que je pense que c'est, comme je le dis c'est pas plus facile être une femme que d'être de couleur, que d'être handicapé, que d'être jeune, que d'être vieux.
En fait je peux se pousser la différence qui est souvent compliquée et donc d'accepter sa différence.
Là ça devient pour moi une évidence qu'il faut le faire.
Et je pense que c'est à partir de ce moment là, d'ailleurs j'assume je suis une féministe dans le bon sens du terme pour l'égalité.
Donc je n'ai rien non plus contre les hommes.
Au contraire j'adore travailler avec les hommes et je trouve leur compagnie et super.
Et d'ailleurs quand on a commencé à travailler sur ce mot là, il y avait saurorité et c'est un mot que je trouve compliqué.
Et comme je l'ai dit je suis pas très à l'aise avec les mots.
Et du coup j'essaie autant que possible d'aider toutes ces femmes qui en ont besoin.
Et souvent je m'aperçoit à quel point même pour des femmes des fois qui ont des bons posts
ou des jeunes filles qui sont juste extrêmement brillantes à quel point c'est difficile.
Donc oui c'est une nécessité et j'adore ça et j'essaie toujours de le faire,
hein dans la bienviélance bien sûr. Mais en gardant je peux t'aider à réfléchir.
Je peux te dire ce que j'en pense, je peux te donner des conseils.
Mais par contre, tu ne dois absolument pas, ça c'est hyper important.
Pas essayer de me copier, tu es toi, je suis moi, ta voisine, ta cousine, ton ami.
Elles ont leur personalité.
Donc j'essaie, je suis plutôt sur le mode coaching mentoring et je pense que c'est vraiment ce que je préfère.
Pour les aider à avancer dans leur propre choix.
Parce que je pense qu'on n'a pas à avoir de dictates sur il faut faire comme ça,
il faut faire comme ça, tu dois être signé.
Donc je pense qu'il faut juste se dire qui on a envie d'être, comment on a envie d'être.
Et ça je vois bien que c'est très compliqué pour beaucoup de femmes et encore beaucoup de jeunes femmes.
Et ça je crois que c'est quelque part ce qui est plus difficile.
Je me dis, il y a quand même des femmes qu'on fait des tas de choses exceptionnelles et tu as cité quelques unes.
Et comment en 2026 on peut encore en être là?
Comment en 2026 il faut qu'on ait autant de groupes de travail d'association pour même d'ailleurs, malheureusement,
être contre des fois ce fameux backlash là où on voit le recul, on fait avec des hommes qui sont. Je me dis mais comment c'est possible en 2026 qu'on est des hommes comme ça?
Donc je l'ai fait et je vais continuer à le faire.
Alors c'était une évidence, c'est un devoir.
Mais c'est un beaux cadeaux que tu fais puisque tu es mentor donc je les dis mais je le redis.
De d'apprendre aux personnes que tu m'entors d'être elles-mêmes en fait.
Parce que c'est vrai que copier c'est une façon d'apprendre et ça peut être bien pour certaines choses.
Mais copier les comportements à la personnalité quelqu'un du coup ça peut nuer à ses propres choix.
C'est donc que j'ai juste un exemple parce que ça a été un très grand CEO quand même qui était repté note
qui est en train de travailler plus chez métronique mais il y a toujours si je veux des femmes et si je l'égalité.
En fait, c'est parce qu'on nous vit dans une société où il y a autant de femmes que d'hommes.
Donc il n'y a pas de raison, qui n'y est pas autant de femmes que d'hommes ou plus haut niveau.
Mais par contre si je veux des femmes c'est pour qu'elles restent des femmes, pas pour qu'elles copilisent.
Et ça, ça m'a. J'ai été très jeune la première fois et qu'il me l'a dit parce que ça a été un de mes montants.
Et je pense que c'est vraiment un point important qui recherchait, quand il dit ça, qu'est-ce qu'il dit?
Dans l'environnement du travail, par exemple, ils ont compté dans la santé ta autant de femmes que d'hommes.
Donc pourquoi est-ce qu'ils n'y auraient que des hommes managers, pourquoi est-ce qu'ils n'y auraient que des hommes qui vont sur le terrain?
Je pense que la plupart des sociétés, d'ailleurs, c'est qu'on a bien réussi à travailler certaines équités sur la base, en général, c'est assez facile, c'est très difficile quand on monte.
Et on le voit bien d'ailleurs, au top niveau, il y a toujours très peu de femmes et dans certains milieux, très très peu de femmes.
Alors que dans chez nos clients, y'en a.
On arrive à la fin de cette. - Un d'hommes très singes. - Ouais, je pourrais continuer pendant des heures.
Mais la dernière question que je voulais te poser, c'est, qu'est-ce que t'aimerais que tes enfants retiennent de ton parcours?
Ça, c'est vraiment une question difficile. Mais là, la première réponse qui me vient, c'est que je les aime.
Et tout ce que j'ai fait, j'ai essayé de le faire en gardant cette équilibre.
Je suis une maman, je suis une fille, une femme, et je suis une mère, en fait. Mais je crois que la seule chose qui me vient en tête, c'est que le plus important pour moi, c'est de les aimer.
Et en aucun cas, mon parcours professionnel.
Et ici, peut-être quand même si, parce que ça fait le lien avec le point d'avant, j'ai deux filles.
Donc, j'ai essayé d'être, je vais dire équilibré, d'ailleurs, j'en ai pas fait des autres affaîministes, mais j'en ai fait des femmes formidables qui s'assument et qui savent ce qu'elles veulent.
Donc rien pour ça. - Oui, et qui sont épanouies, parce que quand on compte, c'est ça que je sens en tout cas moi.
Et bien merci, Laurence, pour ta sensarité. Moi, ce que je retiens de notre échange, c'est qu'on peut prendre soin de la santé de mis les gens.
Et en même temps, prendre soin des siens, parce que c'est un grand message, et que diriger et être mère, c'est pas de monde séparer.
C'est de manière d'une même chose, se mettre au service des autres.
Finalement, tout à fait, et je rajouterais quand même quelque chose, c'est que pour prendre soin des autres, il faut prendre soin de soi.
Et ça, c'est quand même une très grosse faiblesse de beaucoup de femmes que j'ai appris un peu tard, mais on ne peut pas prendre soin des autres si on prend pas soin de soi.
Donc mesdames, pensez à vous.
Prénez sans nous, merci beaucoup Laurence. - Merci.
Podcast Summary
Key Points:
Prendre soin des autres demande avant tout de prendre soin de soi, une vérité souvent ignorée par de nombreuses femmes.
L’engagement dans la santé, particulièrement les technologies médicales, est né d’un désir profond de réparer et de soutenir, inspiré par des moments de soins reçus dans la vie personnelle.
La carrière de l’orance s’est construite autour de valeurs de bien-être, de vulnérabilité et de solidarité, en traversant des secteurs variés du dispositif médical.
Elle a été la première femme à diriger une grande entreprise technologique en France, une première qui a été un défi mais aussi une opportunité de construire une culture collective.
La maternité et le rôle de mère sont vécus comme des choix fondamentaux, non pas comme des conflits avec la carrière, mais comme des dimensions intégrées d’une vie équilibrée.
Elle met en avant une approche féministe assumée, centrée sur l’égalité, la diversité et l’importance de soutenir les femmes dans leurs parcours uniques.
L’expérience montre que le succès professionnel et personnel ne doivent pas être séparés, mais s’inscrivent dans un équilibre entre travail, famille et soi.
Elle incite les femmes à écouter leur intuition, à faire leurs propres choix et à refuser de copier un modèle, en valorisant leur individualité.
Summary:
L’orance partage son parcours de carrière et de vie familiale, en soulignant que prendre soin des autres, notamment dans le domaine de la santé, nécessite d’abord de prendre soin de soi. Son engagement dans les technologies médicales est ancré dans une volonté de réparer et de soutenir, inspirée par des moments de soins reçus durant ses premières années. Elle raconte son parcours, allant de la volonté de devenir chirurgien en Afrique à son intégration dans les dispositifs médicaux, en passant par des postes de direction où elle a été la première femme à diriger un groupe important.
Elle explique que les défis de la maternité, notamment les grossesses difficiles, ont été vécus comme des moments de résilience plutôt que de souffrance, renforçant son lien avec ses enfants. Elle insiste sur l’importance d’être équilibrée entre carrière, famille et bien-être personnel, et défend une vision féministe assumée centrée sur l’égalité, la diversité et le soutien mutuel. Elle encourage les femmes à ne pas se conformer à des modèles, à écouter leur propre intérieur et à faire des choix qui reflètent leur identité, affirmant que diriger et être mère ne sont pas des rôles opposés, mais des dimensions d’un même engagement au service des autres.
Enfin, elle rappelle que le respect de soi est la base de toute action de solidarité, une leçon précieuse qu’elle souhaite partager avec les femmes.
FAQs
La santé est devenue une vocation très tôt, dès mon adolescence, quand j'ai vu des personnes prendre soin de moi durant des moments difficiles. C'est ce sentiment de protection qui m'a poussé à vouloir faire de la même manière, surtout dans le domaine médical.
J'ai choisi ce domaine parce que j'ai toujours ressenti une forte connexion avec la santé. Mon père m'a influencée, et j'ai eu un sentiment de terrain, de proximité avec les patients, ce qui m'a attiré vers les dispositifs médicaux.
Oui, dès le début, j'ai senti un grand sens dans mon travail, notamment en posant des stents à des patients en situation de cancer. Plus tard, j'ai compris que ce sens s'étendait à l'ensemble des parcours de soins et aux systèmes de santé.
J'ai toujours pensé que l'amour pour mes enfants était plus fort que mon travail. J'ai choisi de prendre des pauses et d'organiser ma vie pour que les deux restent en équilibre, sans sacrifier l'un pour l'autre.
Oui, j'ai été la première femme à diriger un groupe médical en France. Cela a été un défi, mais j'ai compris que c'était une aventure collective, pas un simple fait d'être la première.
J'ai appris à prendre soin de moi en me rendant compte que prendre soin des autres sans soi-même est impossible. C'est une grande faiblesse que j'ai compris tard, mais c'est maintenant une priorité.
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