Mouvement lycéen : autopsie d’une jeunesse en colère
from L'Heure du Monde
28m 47s
Un mouvement de jeunes lycéens a émergé à partir d’un lycée de Créteil, s’étendant rapidement à près de mille établissements en France. Les adolescents manifestent pour des conditions scolaires insupportables : manque d’enseignants, classes surchargées, bâtiments dégradés, et un système de parcours supérieurs discriminatoire. Ce mouvement, initialement local, s’est transformé en une mobilisation massive, notamment le mardi 6 octobre, avec plus de 266 000 personnes dans les rues, dont de nombreux adultes, parents, enseignants et syndiqués. La réponse policière a été sévère, entraînant des blessures graves, des interpellations massives (plus de 6 500 interpellations en une semaine), et des accusations de répression. Le gouvernement a annoncé des mesures d’urgence sur les remplacements d’enseignants, mais ces réponses sont perçues comme tardives et insuffisantes face à une crise structurelle profonde du système éducatif. La colère des jeunes, profondément ancrée dans leur quotidien, n’est pas due à une opposition à une réforme précise, mais à des conditions de vie et d’éducation dégradées. Bien que la mobilisation ait réduit son intensité, elle ne s’est pas éteinte, et la génération engagée réclame une éducation équitable, ce qui laisse des traces durables dans les esprits des jeunes. La politique se divise : à gauche, un soutien affirmé, à droite, une critique des revendications et une accusation d’« instrumentalisation ». Les jeunes affirment être politisés, pas manipulés, et insistent sur la nécessité d’un système éducatif républicain fondé sur l’égalité. Le mouvement, bien qu’il puisse s’atténuer, marque un tournant dans le débat public sur l’école et les inégalités.
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Claire Less et il est l'heure du monde.
Aujourd'hui.
Voilà une mobilisation que le gouvernement n'avait pas anticipé.
Celle de milliers d'adolescents en colère.
Celle de lycéen et de lycéen qui bloquent leurs établissements
et cette semaine sortent en masse dans la rue pour réclamer entre autres des profs,
des classes rénovées et moins chargées et une refonte du système parcours sub.
Le mouvement est né dans un lycée de Crétaille en banlieue parisienne
et il a vite fait tâche du île avec près de mille lycées affectées au plus haut de la mobilisation.
Un chiffre que certains observateurs qualifient déjà d'historique.
Historique aussi peut-être la réponse policière.
Les images d'adolescents blessés parfois gravement ont choqué.
Et mardi 6 octobre, les cortèges étaient peuplés d'adultes venus soutenir et protéger les jeunes.
Alors, pourquoi les lycéens se soulèvent-ils maintenant?
Que disent leurs revendications de l'état du système éducatif?
Et comment qualifier la réponse du gouvernement?
Et les apomiers et journalistes aux services sociétés du monde.
Elle suit ce mouvement depuis le début.
Elle nous explique.
Mouvement en lycée un autopsy d'une jeunesse en colère,
un épisode de Yen Plantier et ma barterlinie Bangoura.
Réalisation amandine Robert.
Bonjour, Helia.
Bonjour, Claire.
On va revenir en détail sur les origines du mouvement et sur la manière dont le gouvernement choisit d'y répondre.
Mais d'abord, Helia arrêtons-nous sur une journée assez inédite, celle de mardi 6 octobre.
Les lycéens ont défilé un peu partout en France.
Ils ont été rejoints par des étudiants, des syndicats et puis des citoyens de tout âge.
On a compté selon les sources entre 266 000 et 450 000 personnes dans les rues.
Toi, tu as suivi la manifestation à Paris pour le monde.
Au côté de notre journaliste Ma barterlinie Bangoura.
Et je te propose qu'on écoute tout de suite son reportage.
14 heures, boulevard Voltaire à Paris.
Une foule brillante se dirige vers la place de la nation.
On voit déjà des centaines, même des milliers de gens qui descendent le boulevard Voltaire.
Beaucoup de pancartes portent les revendications pour la jeunesse, la priorité à l'éducation.
Jusqu'ici, les lycéens bloquaient leurs établissements.
Mais aujourd'hui, ceux 6 octobres, ils manifestent.
Un mode d'action plus traditionnel et mieux structuré.
C'est vrai que ces derniers jours, les lycéens, quand ils sont organisés spontanément,
le blocus est leur mode d'action.
C'est-à-dire un lycéen, il ne peut pas bloquer une entreprise.
Il n'est pas très organisé parce qu'il n'a pas d'organisation de syndicats, etc. pour l'encadrer.
Ce qui s'est passé ces derniers jours, aujourd'hui, c'était vraiment l'idée d'avoir une manifestation,
c'est-à-dire une convergence de pleins de gens très différents qui défilent,
et qui se font voir par ce mode d'action plus traditionnelle du défilé non pari.
Cette manifestation, elle se veut aussi plus politique, tu disais?
Oui, plus politique, parce que là pour le coup, il y a beaucoup les syndicats.
Ce sont joints aux modordres et aux s'appellent à manifester.
Donc, 6 des 7 syndicats de l'éducation nationale.
Et on sait qu'il y a aussi un soutien politique, notamment des partis de gauche,
qui est très important avec des élus, restant allemand qui seront là aussi dans le quartier, aujourd'hui.
À mon micro, les témoignages de lycéen et lycéen s'enchaînent.
Je les questionne sur les raisons qu'il est pouce à se mobiliser et les réponses fuses.
A commencer par celle de Chainin, du lycé Paul Ber, à Crétaille.
C'est un lycé très défavorisé à Crétaille.
C'est un lycé qui a sorti un lycé comme sorti exupérit ou blume, nous n'appelissons un lycé que professionnel.
Dans toutes les salles, on n'a des orgis qui ne marchent pas sur une salle de 20 orgis.
Il y en a que 5 vo 4 qui marchent.
Les toits, des doilettes, ils sont moisi à cause des gens qui fument.
Donc pareil, il les salles, il n'y a pas de clim, il n'y a pas de ventilateur, il y a rien du tout.
C'est vraiment insupportable pour ces morts.
Pour nous, ce n'est pas possible d'étudier dans ces conditions.
Moi, je m'appelle Noam, je suis en classe de première, je suis au lycée de Calchant.
C'est pas du tout isolé, ça veut dire qu'on était, il fait 40 degrés, en hiver, il fait superfroid.
J'ai pas de cours de match, pas de cours d'espagnol depuis le début de l'année.
Par exemple, pour le bac, moi qui n'ai pas un espémate, je ne sais pas comment je fais.
Donc, vraiment, c'est dur.
Beaucoup de lycéen fait le trajet depuis la banlieue pour manifester.
Mais une bonne partie des adolescents qui croissent dans le cortège sont des parisiens.
De leur condition de travail sont privilégiés, ils le savent.
Mais ils ont décidé de manifester en soutien.
Une attention qui touche beaucoup Fatoumata du lycée Lyon-Glou, Macrétay.
Franchement, on remercie ces lycéens qui se rendent compte du coup qui sont privéligés par rapport à nous
et qui viennent nous soutenir d'une manière ou d'une autre.
Franchement, moi, ça me touche.
Je veux voir que tu tiens une pancarte, qu'est-ce qu'elle dit, ta pancarte.
Alors, j'entendais plusieurs, mais les épaires de la police, on veut un parcours sur, pas parcours sur.
Le système curiant qui est lycéain dans l'enseignement supérieur après le bac, cristalise beaucoup d'un qui étude.
Irfan est étudiant, mais l'année dernière, il était élève au dissé Luis Michel à Bobini.
Il nous explique ce qu'il reproche au dispositif d'affectations de son point de vue d'exlycéen de banlieue.
Au début, déjà, faut savoir qu'on ne sensibilisait pas trop sur parcours sur.
On nous disait juste qu'il faut faire nos vœux.
Et on nous disait pas toi à quel point c'était une plateforme discriminatoire.
Au compte que quand on arrive en juin, il y a que 13 personnes sur 30 qui ont reçu une offre de vœux pendant la phase principale.
Et pendant la phase complémentaire, il y en a cinq ou six.
C'est-à-dire qu'il y a une dizaine de personnes dans ma classe qui n'ont absolument rien eu.
Alors que la moyenne de classe, elle était quand même à 12 ou 13.
C'est totalement des gens qui avaient mis le niveau pour continuer en étude supérieur.
Mais en fait, c'est juste qu'on voit de quel lycée on vient et forcément à partir de l'or.
Malheureusement, on a plus nos chances. On a plus nos chances, on est totalement défavorisés.
Donc, du coup, on lutte pour la fin de système raciste et elitiste pour qu'enfin, on puisse être considéré à nos justes valeurs.
À mesure que le cortège des places on perçoit une présence importante de soutien politique au mouvement.
Et Léa remarque une affiche.
Donc là, on est devant la mérite du Renseignement, où il y a une grande affiche fixée sur le mur et au fenêtre.
Avec des collégiens collégé, elle n'issait un lycée.
Ici, on soutient la lutte des classes, ni la mérite du Renseignement.
Donc, une forme de soutien aussi politique de la part de la mérite du Renseignement.
Sur une journée où le maire de Paris Emmanuel Grégoire a annoncé qu'il ouvrait les mérits au lycée,
pour les laisser venir débattre et discuter entre eux dans ces espaces,
qu'il y a tindis sont aussi les leurs.
Un peu plus loin, c'est Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis,
qui arrive dans le cortège, et dont la présence est salue par une manifesteante à côté de mon.
Il y a enfin un maire qui est au placé, on va dire,
qui parle et qui nous rejoindent dans cette manieraison, dans ces mouvements, et qui ne laissent pas seuls.
Par exemple, il était là avec les lycéens.
C'est aussi interposé entre les lycéens et les policiers.
Je pense que c'est la première fois qu'on voit un maire qui est autant investi dans ce genre de mouvement.
Et la présence des responsables politiques n'est pas simplement un soutien au mouvement.
C'est aussi parfois une présence physique qui entend protéger les jeunes manifestants.
Et les hares à mes côtés m'expliquent.
Alors là, il y a effectivement une ligne de casque blanc à l'avant,
qui sont plutôt des adultes pour le coup.
J'ai vu, il y a l'exy corbire, si je ne me trompe pas,
qui est député de Saint-Denis,
il y a Fatia Kieloichi, qui est aussi député socialiste, et qui porte des casques blancs,
qui font une espèce de chaine de protection devant le cortège,
surtout la largeur de la rue.
Une protection, et effectivement,
l'attention monte entre manifestants et forces de l'ordre.
Il y a quelques jets de fumigène vers les forces de l'ordre,
et apparemment du casque à criminogène,
donc les gens sont en train de reculer un petit peu quelques cris.
Et donc là, on fait demi-tour. Là, on fait demi-tour pour reculer.
Les jeunes sont en train de sortir des masques et des lunettes de leur sac à dos pour beaucoup,
certains mettent des cagoules.
Au moins 215 élèves ont été blessés lors des blocus d'établissement,
dont certains très gravement.
Fatomata, qu'on a entendu plutôt, me confis ces craintes.
En fait, il y a toujours de la peur,
parce que la police se le nous protégait et nous fait du mal.
Enfin, je veux dire, je me suis pris un coup de matraque,
alors que tout ce que je faisais,
c'était manifester finalement.
On s'est fait gazer, donc là, c'est quelqu'un qui nous a discusé des masques,
j'ai entier à elle, mais on n'est pas censé avoir peur en manifestant,
c'est censé être un droit, c'est censé être une manière de nous exprimer,
à aucun moment on est censé avoir peur ou resté chez nous,
parce qu'on a peur de la police.
Les gens d'arme reculent,
avec quelques jets de projectile sur les forces de l'ordre.
Je ne sais pas trop ce qui se passe à tout le monde reculer,
et j'avoue que ça, c'est pas très rassurant, c'est des amis ou leurs parents ont d'y dresser à la maison
parce que c'est trop dangereux.
Mais vous, vous êtes là, si on vous parent,
n'est-ce pas vraiment une soutienne, parce qu'ils pensent que c'est une noble cause?
Les évolutionnaires, les gens!
Les révolutionnaires, les gens!
Et là, on entend bien les revendications des lycènes et des lycéens dans le surportage,
mais ce qu'on sent aussi, c'est cette question de la violence et du rapport aux forces de l'ordre.
Ça occupe une place de plus en plus importante.
dans les discours. Pourquoi? Et comment tu pourrais nous aider à qualifier justement la réponse policière?
Alors oui absolument, c'est devenu vraiment un sujet central de la mobilisation. Il faut rappeler
que les romandications de base concerne l'école, donc les moyens, le manque d'enseignants, le bâti scolaire. Mais la
question de la répression policière du mouvement, elle a assez massivement scandalisée et en fait elle a
drainé de nouveaux soutiens vers le mouvement. On a vu par exemple depuis le début de ce mouvement des
adolescents des enfants parfois de seulement 14 ans qui ont pu être blessés, donc m'assoir cassé dans
arraché. On a eu une main arrachée également. L'inspection générale de la police nationale à ce stade a
été saisie de 18 enquêtes depuis une début de mouvement. Donc tout ça a participé en fait à faire
descendre des gens dans la rue haut de la dédice, hein. On a vu beaucoup de parents inquiets ou de
parents colaires même. Beaucoup de pancartes dans les rues qu'on voit aussi sur les blocus qui disent par
exemple qu'ils voulaient être écoutés et ils ont été gazés. Et on va écouter tout de suite un de ces
parents inquiets. C'est un témoignage recueilli par notre correspondant à l'humour. Il charge
Chétli. Il a interrogeé Pierre. Un parent d'élève rencontré lors de la manifestation qui avait
lieu à Lyon, donc mardi. Et il lui a demandé pourquoi il venait manifester avec ses enfants.
C'est ça répond exactement au souhait de protéger un peu la manif tout en respectant leur mouvement,
pour éviter qu'il soit en proie, soit aux uns, soit aux autres, suivez mon regard. En fait,
concrètement souvent ils sont retrouvés entre les casseurs par facilité, parce qu'ils ne sont pas
identifiés et les forces de l'ordre. Pour un établissement entre guillemets privilégés,
parce qu'ils situent en blin des bons quartiers de Lyon, il y a quand même pas mal de parents qui
se sont mobilisés et ce qui est quand même original. Il y a, est-ce que la réponse policière qu'on
observe ces derniers jours est comparable à ce qu'on a pu voir par le passé et lors d'autres
mouvements lycéens ou alors assistent de tompes pour ce mouvement à une gestion spécifique et
particulièrement répressive. Alors d'après les sociologues qu'on a interrogé en tout cas, c'est
vraiment spécifique et c'est assez inédit, puisqu'il y a une réponse policière assez systématiquement
au contact dans les blocus et un niveau d'interpellation qui est vraiment inédit. Pour donner une idée,
on a un peu plus d'une semaine, on a compté plus de 6500 d'interpellations, 5 000 gardes à vue,
donc plus de 4400 mineurs. Selon le sociologue Sébastien Rochet, par exemple la qui on a parlé du
sujet, lui il a calculé que c'est des chiffres qui dépassaient de loin tout ce qu'on avait pu connaître
sur des mouvements de jeunesse. Pour donner une idée, par exemple, sur la journée du 1er octobre,
où il n'y avait pas de manifestation, on était vraiment sur à ce moment-là des blocus un
petit peu partout en France, il y a eu plus de 1900 personnes interpellées, c'est plus copique du
mouvement des Gilets jaunes, donc voilà ça donne un ordre de grandeur. Et ça, selon toujours Sébastien Rochet,
c'est finalement le prolongement d'une doctrine de gestion des foule qui a été engagé déjà sous les
deux mandats des manuels macrons, avec en fait des interpellations de masse qui ont une visée dissuasive
et un usage des armes, des armes intermédiaires comme pivots de l'action de la police.
Sauf que là pour la première fois, cette doctrine-là, on l'applique à des adolescents.
C'est une grenade de désencerclement, comme celle-ci qui aurait grievement blessé un lycée en
de quinze, sa main a été arrachée, mais les circonstances restent de flou.
Et est-ce qu'on peut y trouver une justification, est-ce que les jeunes sont particulièrement violents
dans leur manière de se mobiliser ou pas?
Alors c'est vrai qu'il y a eu des violences puisque à date, on a quand même plusieurs établissements
qui ont été dégradés parfois assez lourdement, plus de 200 élèves qui ont été blessés, certains
tout seul ou dans des échaufferés devant les dissés. Certains aussi ont la dit qu'ils ont été
blessés par la police. On a dénombré presque 90 personnels de l'éducation nationale
qui ont été ciblés et parfois blessés, ce qui est inédit dans l'histoire de l'éducation nationale.
En face, le ministre de l'Intérieur parle de plus de 700 policiers blessés, sans qu'on sache
dans quelle circonstance ni à quelle degrés. Donc c'est vrai qu'il faut pas nier ce phénomène.
Il y a eu des accès de violences assez importantes dans certains établissements, avec notamment nous décrivent
les proviseurs ou les enseignants qu'on a interrogés des groupes de jeunes. Souvent on nous dit que ce
n'est pas des élèves du lycée, mais voilà qui viennent avec manifestement pour seule volonté,
non pas de manifester, mais de casser, de dégrader. Il y a eu des façades de bâtiments incendiers,
des bâtiments incendiers pour partie, mais tous les lycéeins qu'on croise sur les blocus ou dans
les manifestations qui sont là pour exprimer quelque chose, condamne assez clairement ces violences et
s'endés solidarises complètement. Et alors revenons justement sur l'origine de
ce mouvement qui a éclaté il y a déjà plusieurs semaines. D'où vient-ils, on comprend les
revendications, mais c'était quoi l'étincelle? Alors c'est un mouvement qui est assez particulier en fait
et pour plusieurs raisons, il est né en banlieue, ce qui est très rare, il est né dès le début de l'année,
et sans aucun contexte de réforme particulier. D'où est-ce que ça n'est, ça part en fait d'un lycée,
un seul lycée, de Créteil, le lycée Saint-Exupéry, c'est très local au départ, c'est un lycée dans
lequel il y a des gros problèmes de poste vacants et de personnels ou d'enseignants de mon remplacé.
Donc les enseignants s'organisent à la mi-septembre pour réclamer les nominations nécessaires, les lycées
imprènent le relais et finissent d'ailleurs par obtenir ce qu'ils avaient demandé avec des nominations
notamment d'un improviser à joint et d'enseignants. Ce que dans la foulée, le mouvement a essayé, via les réseaux sociaux,
il en a eu émerger de nombreuses autres blocuses dans la banlieue, de manière assez sporadique, dans la banlieue parisienne.
Ils sont encore quelques dizaines jusqu'à la date du 28 septembre, et ensuite ça part vraiment de manière exponentielle
sur cette semaine-là, avec un effet boule d'enèges des réseaux sociaux, puis une visibilité aussi qui est apportée par notamment des relais
politiques parmi des députés de la France en soumise, le gouvernement commence à en parler, donc ça gagne énormément
aux visibilités. Pour donner les chiffres le 28 septembre, on est à peu près à 180 établissements qui sont bloqués.
Le 1er octobre, au pic de la mobilisation, ils sont plus de 1000, ça représente 30% des lycées du pays, et là,
les jours entre guillemets calmes, c'est-à-dire les jours sans appel général à la manifester ou à se mobiliser dans toute la France.
On a de manière assez spontanée, environ casse sans établissement qui sont bloqués ou perturbés tous les jours,
ce qui est un étage qui est en fait très élevé, puisque lors du dernier mouvement lycéen auquel on a assisté,
c'était en 2018 contre la réforme du bac et contre parcours supe, 400 lycées affectées, c'était les deux jours de pic du mouvement,
c'est le nombre qu'on avait, en fait.
D'autant qu'au-delà de lycéen, les professeurs, enfin une partie d'entre eux se mobilise aussi, tout comme les parents,
qu'est-ce que ça change que ce mouvement lycéen ne concerne plus que de lycéen?
C'est un mouvement qui est déjà depuis qu'il est parti, on vient de le rappeler dans la banlieue,
c'est considérablement élargi géographiquement et sociologiquement, puisqu'on voit maintenant des blocus
vraiment dans toutes types de territoires, des grandes villes, des petites villes, des zones rurales, des bandueux,
et toutes types de lycées, généraux, technologiques, professionnels.
La journée de mardi, elle a donné, on pourrait dire, une nouvelle envergure à ce mouvement et un nouveau visage,
parce que dans la rue, on a vu beaucoup d'adultes.
Donc la FCP pour les parents d'élèves, pratiquement tous les syndicats des personnes et de l'éducation nationale
avait appelé à manifester, on a aussi vu d'autres corps de métiers,
j'ai croisé par exemple des militants syndicaux, des hôpitaux de Paris ou de Sud-Rai, donc de la SNCF.
On a vu des citoyens. Donc les lycéens ont pu voir en fait mardi qu'ils étaient pas seuls dans son faux.
Et du coup, ça fait qu'il n'est plus possible, politiquement,
de contonner le mouvement comme le gouvernement a pu vouloir le faire au début à des violents chirubiens,
puisqu'il est très clair maintenant qu'on fait face à un mouvement social et qu'en plus, il est de grand ampleur.
270 000 personnes dans les rues, selon le ministère de l'Intérieur, pour une mobilisation
qui est partie, il y a 10 jours d'un seul lycée dans la banlieue parisienne.
C'est vraiment ce qu'on ne peut pas plus, une démonstration de force.
Alors, regardons maintenant d'un peu plus près la réponse politique apportée à cette démonstration de force,
comme tu dis, et doit géfrer le ministre de l'Éducation nationale à annoncer,
c'est jeudi soir, des premières mesures pour les lycées,
il était invité au journal de 20 heures de TF1, on les coûte.
On n'a plus identifié les établissements qui sont des situations que je qualifierai de très problématiques.
Donc, il y a 114 lycées, donc je dirais qu'ils sont rouges et 400, qui sont orange pour faire simple.
Et dans ces lycées, on va déployer des enseignants à partir de demain.
Et donc, dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements.
Alors, est-ce que cette mesure est significative et plus globalement,
est-ce que les annonces des devoirs géfrées répondent aux demandes des lycéens?
Les remplacions des enseignants, c'était vraiment au cœur, c'est au cœur des revendications des lycéens.
Donc, là, ce qu'a dit le ministre de l'Éducation nationale, jeudi soir,
c'est qu'entre vendredi et mardi, 3000 professeurs remplacents,
seraient déployés dans les lycées qui ont été identifiées comme prioritaires
parce que, en manque de personnel, ce qu'on peut dire, c'est que vraisemblablement,
ça va permettre d'apporter une réponse d'urgence à des établissements
qui, plus d'un mois après la rentrée, n'avaient pas tous les enseignants
qui étaient nécessaires pour que les élèves puissent suivre l'intégralité de leur cours.
La question qu'on peut se poser, c'est que là, il doit géfrer,
nous présente le problème comme un problème d'adéquation entre l'affectation d'enseignants
qui sont disponibles et des besoins sur le terrain.
Alors, on sait que le problème de remplacement est beaucoup plus structurelle,
qu'on manque de vivier, qu'on manque de personnel parce qu'il y a une crise de recrutement des enseignants, etc.
Donc, on peut simplement se poser la question de savoir si cette annonce d'urgence
va pouvoir répondre à ce problème plus structurelle et, pour l'instant,
on n'a pas cette réponse là.
Et alors, est-ce que tu dirais que cette annonce arrive tardivement
et puis comment tu qualifies la méthode du gouvernement depuis le début de la mobilisation?
Moi, je vois quand même pas mal de fébrilité,
puisque mercredi soir, le premier ministre Sébastien Le Corneux
a pris la parole en présentant un calendrier
qui doit géfrer avec déjà le lui-même annoncé.
Et plusieurs fois, ils avaient dit qu'ils viendraient avec des réponses
d'abord à la fin du mois d'octobre,
ensuite, on nous a donné la perspective du 20 octobre.
Là, en 24 heures, il doit j'ai fait ce présent finalement
avec un plan d'urgence sur les remplacements
et des mesures qu'il présente, comme étant très concrètes.
C'est vrai qu'on peut dire que la attitude du gouvernement
jusqu'à ma fin.
maintenant elle a toujours été un petit peu à contre temps ils ont quand même commencé par écarté un
peu la dimension sociale de ce mouvement on l'a dit en mettant d'abord l'accents sur les
violences en parlant de violences sur bènes et il a quand même fallu attendre plusieurs jours avant
qu'on entend de parler de revendication légitime des lycéens le ministre d'éducation est de voir
Géfré l'adi assez vite mais dans la bouche de Sébastien le corneux le premier ministre il a fallu
attendre le début du mois d'Octobre pour qu'on commence à entendre à la tête du gouvernement
l'idée qu'il pouvait y avoir de vrais revendications et de vrais besoins auxquels il fallait répondre
après voilà c'est vrai que le gouvernement est dans une situation qu'on pourrait qualifier de
délicates les lycéens ne sont pas là parce qu'ils sont opposés à une réforme parce qu'ils veulent
le retrait d'un texte ce qui serait un gâge relativement facile en tout cas rapide à donner
là il n'y a rien à retirer ce que les jeunes expriment c'est vraiment une colère qui est très
diffuse qui est profondément ancré dans plein d'aspects de leur quotidien et ça c'est évidemment
beaucoup plus difficile d'y apporter une réponse parce que ça implique une réflexion et des mesures
qui sont d'ampleur et qui seraient structurées après il ne faut pas oublier que donc là il doit
j'effer décide d'apporter une réponse plus rapide que prévue sur les remplacements mais il avait
reçu vendredi dernier tous les représentants de la communauté éducative donc représentant des
personnels représentant des parents d'élèves et représentant des lycéens et à l'issue il
avait annoncé qu'il ouvrait plusieurs chantiers donc outre celui sur le remplacement auquel il vient
apporter une première réponse il y en avait un autre sur la démocratie lycéenne pour que les lycéens
soient mieux représentés dans les instants c'est notamment les lycéens professionnels un autre
chantier sur les rythmes scolaires qu'il n'a boutir à pas tout de suite mais sur lequel il faut
commencer à avancer et il a aussi dit que voilà des discussions se réengagées et avaient été
engagées avec les régions qui sont en charge des bâtiments pour améliorer cette question du bâtis
scolaire et en fin dernier point il a ouvert une plateforme de concertation c'est comme ça qu'il
l'ont appelé qui est en ligne et sur laquelle tous les lycéens sont appelés à participer pour
déposer finalement leur d'oléeans on pourrait dire leur revendication et à ce jour elle en
registre à peu près 65 contributions et au-delà du gouvernement commence positionne la classe
politique dans son ensemble on pourrait dire qu'il y a une véritable bataille des récits dans le
monde politique sur la mobilisation lycéenne si je schématise un peu à droite globalement on ne
retient que les violences ou quasi on part très peu des revendications des adolescents on peut
empliquer des motels que émettent ou caos et on parle beaucoup aussi de l'instrumentalisation du
mouvement ou de la colère par la France insoumise et alors à gauche à l'inverse c'est un soutien
qui est assez affirmé même très affirmé c'est c'est vrai dans toute la gauche mais voilà on l'a
beaucoup vu c'est vrai chez les militants et les députés de la France insoumise qui sont très
implantés en fait aussi en banlieue parisienne et qui donc tout de suite était sur les blocues c'est
tout de suite été mobilisé ce qui a provoqué un vrai bras de fer avec le gouvernement qui lui
a aussi à accuser le parti de Jean-Luc Mélenchon d'instrumentaliser les lycéens voire de piloter le
mouvement en incitemple les lycéens à bloquer et alors ça qu'est ce qu'on peut rendir toi qui
étais avec les lycéens en reportage les avions au contact de la France insoumise est ce qu'on peut
parler d'instrumentalisation il faut savoir que ce procès en manipulation c'est vraiment un classique
des réactions politiques au mouvement de jeunesse alors nous qu'on a vu sur les blocues dès le départ c'est
effectivement des députés qui étaient présents de députés de la France insoumise parfois pour
arranger les lycéens et les appeler à poursuivre vos amplifiés de mouvement je pense à Louis Boyard par
exemple qui n'a pas mal tourné sur sur les blocues de l'avion de parisienne ça c'était très
vrai au début en revanche nous on n'a pas vu de manipulation enfin en tout cas pas de pilotage
de la part de l'elfie ce qu'on a vu c'est des lycéens qui sont politisés ça c'est vrai mais
comme il nous l'ont dit eux-mêmes d'ailleurs politiser ça ne veut pas dire instrumentaliser et ils
sont assez agacés voir révolter de de cette accusation là parce qu'il a juste parfaitement
infantillisante certains vont voter l'année prochaine ils nous ont dit bah j'ai des opinions
politiques et en fait j'ai le droit c'est aussi c'est aussi le rôle de l'école et du lycée de
former des citoyens et un citoyen il a ses opinions et c'est normal donc il est certain qu'elle est
fille c'est impliqué dans ce moment est très vite si on devait dire de manière un peu triviale on
pourrait dire qu'ils ont surfé sur une vague mais certainement pas qu'ils ont créé
je vais me permettre une petite provocation avec cette question mais le lycée et les a est-ce
que c'était vraiment mieux avant on a tous des souvenirs évidemment de nos analyses et on pourrait
être tenté de dire que pour nous aussi à l'époque c'était pas touristes les bâtiments étaient
trop vieux les emplois du temps déjà trop chargés alors pourquoi la situation explose maintenant est
ce que le vécu des lycée un d'aujourd'hui leur condition de travail ce sont vraiment dégradés comment
objectiver ce qui se passe la génération dont on parle là qui est sur les blocus la génération de
lycée un d'aujourd'hui ce sont les enfants d'abord du pic démographique de 2010 et qui sont arrivés
au collège et au lycée à un moment où les gouvernements successifs depuis le premier et quinquennat des
manual macron ont supprimé beaucoup de postes d'enseignants dans le secondaire résultat ça a
créé une vraie tension notamment sur les effectifs de classe on a beaucoup entendu sur les blocus
et c'est vrai aujourd'hui dans les lycées de France dans les ces généraux et technologiques 70% des
classes qu'on ne compte plus de 30 élevres 20% qu'on ne compte plus de 35 élevres donc c'est vraiment des
effectifs qui sont très élevés c'est aussi une génération qui a subi depuis un fouet les effets de
l'acrisure écoutement historique que traverse l'éducation nationale équipène énormément à recruter des
enseignants donc aujourd'hui dans des parcours de lycée un depuis qui sont entre au collège ils sont
fait très nombreux à avoir vécu des moments où ils n'ont pas eu l'enseignant parfois sur des moments
très importants et on a des élèves de premières qui n'ont pas de preuve de français pendant des mois alors
qu'ils passent le bac de français à la fin de l'année. Autre problème qui est beaucoup cité c'est
celui des emplois du temps pareil c'est un problème qui est connu depuis la réforme du lycée de 2018
qui a donc pour remplacer un peu dans le contexte supprimé les trois filières qui existaient avant l'ES pour
les remplacer par 12 spécialités que les lycéens doivent choisir et combiner cette réforme là ça a été
noté par l'inspection générale de l'éducation nationale des 2003 à considérablement complexifier les emplois du temps
qui effectivement ne sont pas forcément plus dents mais en tout cas ils peuvent effectivement impiété de
8h à 8h à 8h sur la journée d'un élève avec des plages de trous de quatre cinq heures dans la journée ça
ça arrive. Voilà le bâti scolaire tu en parlais on le sait il est ancien les lycéens en France ils sont
âgés en moyenne depuis de 60 ans on sait qu'ils sont mal adaptés au réchauffement climatique ils sont
très nombreux à en parler et c'est vraiment des conditions que nous on n'a pas expérimenté en tout cas les gens
qui ont fréquenté les lycéens il y a 10 15 ou 20 ans n'ont pas connu ça et puis enfin par court-soup qui
est vraiment une forme de totem pour cette génération là aussi qui cristallise toutes les angoisses liées à l'orientation et qui génère
une très forte pression sur la résultat scolaire qui en tout cas nous ne nous étonne pas du tout de retrouver
là dans le discours des lycéens et donc au vu de tous ces problèmes de fonds et des annonces encore assez
floue du ministre de l'éducation dont on apparaît plutôt comment toi tu vois les jours les semaines à venir est-ce
que la colère portombée en tout cas cette colère elle s'est encore exprimée jeudi alors certes moins
massivement que mardi mais on n'a encore des nombreux plus de 60 ans 11 000 personnes dans les rues dans toute la
France et plus de 56 000 personnes qui ont participé à des actions devant les établissements scolaire c'est certes une forme
d'académie mais en tout cas c'est pas du tout une extinction du mouvement tant sans faux ce qu'on peut dire c'est que même si
peut-être on verra l'expression de cette colère disparaître au bout d'un moment soit parce que les blocus s'arrêtront
parce que les élèves ont besoin de de retourner en cours ou parce qu'ils sont fatigués tout simplement parce que ce sont les vacances
colaires et que peut-être ils ne reprendront pas après ça ne voudra pas dire à mon sens que le problème est
réglé si cette génération qui aujourd'hui manifeste ou bloque ressort de ce mouvement sans avoir été entendue ça risque
quand même de créer de créer des fractures chez eux ils veulent une éducation nationale qui soit la hauteur de la promesse républicaine
d'égalité et ça je pense que donc cette expérience et son issue laissons des traces assez durables chez tous ces jeunes qui
aujourd'hui sont devant l'aralité ou qui sont dans l'arrage et je pense qu'on peut dire qu'on n'a pas fini d'en entendre parler
puisqu'il y a déjà un nouvel appel à la mobilisation pour le 13 octobre prochain on aura donc très certainement encore besoin
de télé lumière merci les a merci claire
et pour suivre ce mouvement lycéen c'est conséquent c'est les réponses politiques qui seront apportées vous pouvez lire
les articles d'éléaponier et de Sylvie le charbonnier sur notre site le monde.fr et sur notre application
lors du monde c'est votre podcast d'actualité tous les jours de la semaine disponible partout et notamment dans l'onglet
audio de l'application n'hésitez pas à aller le découvrir c'est la fin de l'heure du monde merci de votre
hostilité et à bientôt.
Podcast Summary
Key Points:
Un mouvement de milliers d'adolescents a émergé à partir d'un lycée de Créteil, s'étendant rapidement à près de mille établissements en France.
Les lycéens revendiquent des conditions scolaires améliorées, notamment un personnel enseignant suffisant, des classes moins chargées et un système de parcours supérieurs plus équitable.
La colère des jeunes est profondément ancrée dans des réalités quotidiennes
La réponse policière a été particulièrement répressive, avec des interpellations massives, des blessures graves (y compris une main arrachée) et une forte visibilité des violences, suscitant des critiques et un soutien croissant.
Le gouvernement a réagi avec des mesures d'urgence sur les remplacements d'enseignants, mais ces annonces sont perçues comme tardives et insuffisantes face à une crise structurelle du système éducatif.
Le mouvement s'est élargi géographiquement et socialement, avec la participation de parents, d'enseignants, de syndicats et d'adultes, transformant une protestation locale en mouvement social.
Des tensions politiques se font entendre entre les partis, avec une instrumentalisation accusée de la part de la France insoumise, alors que les jeunes affirment être politisés sans être manipulés.
La colère des lycéens reflète une frustration générationnelle liée à une crise de personnel, d'organisation et de qualité des conditions scolaires depuis les réformes Macron.
Summary:
Un mouvement de jeunes lycéens a émergé à partir d’un lycée de Créteil, s’étendant rapidement à près de mille établissements en France. Les adolescents manifestent pour des conditions scolaires insupportables : manque d’enseignants, classes surchargées, bâtiments dégradés, et un système de parcours supérieurs discriminatoire. Ce mouvement, initialement local, s’est transformé en une mobilisation massive, notamment le mardi 6 octobre, avec plus de 266 000 personnes dans les rues, dont de nombreux adultes, parents, enseignants et syndiqués.
La réponse policière a été sévère, entraînant des blessures graves, des interpellations massives (plus de 6 500 interpellations en une semaine), et des accusations de répression. Le gouvernement a annoncé des mesures d’urgence sur les remplacements d’enseignants, mais ces réponses sont perçues comme tardives et insuffisantes face à une crise structurelle profonde du système éducatif. La colère des jeunes, profondément ancrée dans leur quotidien, n’est pas due à une opposition à une réforme précise, mais à des conditions de vie et d’éducation dégradées.
Bien que la mobilisation ait réduit son intensité, elle ne s’est pas éteinte, et la génération engagée réclame une éducation équitable, ce qui laisse des traces durables dans les esprits des jeunes. La politique se divise : à gauche, un soutien affirmé, à droite, une critique des revendications et une accusation d’« instrumentalisation ». Les jeunes affirment être politisés, pas manipulés, et insistent sur la nécessité d’un système éducatif républicain fondé sur l’égalité.
Le mouvement, bien qu’il puisse s’atténuer, marque un tournant dans le débat public sur l’école et les inégalités.
FAQs
Les lycéens se sont mis en colère en raison de conditions scolaires insoutenables : manque d'enseignants, salles dégradées sans climatisation, emploi du temps excessif et un système d'orientation discriminatoire comme le parcours sup. Ces problèmes affectent particulièrement les lycées en banlieue.
Les lycéens demandent des classes rénovées, un personnel enseignant suffisant, une réforme du système de parcours sup et une réduction du chargement académique. Ils exigeaient aussi une éducation plus équitable et accessible.
La mobilisation a connu une forte visibilité avec plus de 266 000 à 450 000 personnes dans les rues, notamment lors de la manifestation du 6 octobre. Elle a élargi le mouvement au-delà des lycées, impliquant des parents, des enseignants et des citoyens.
La réponse policière a été critiquée pour être excessive : des interpellations massives (plus de 6500), des blessures par gaz lacrymogène et des cas de traumatismes graves ont été signalés, ce qui a suscité de la colère et renforcé le soutien au mouvement.
Oui, le gouvernement a annoncé des mesures d'urgence, notamment le déploiement de 3000 professeurs dans 554 lycées en difficulté, ainsi qu'une plateforme de concertation pour recueillir les revendications des élèves.
Non, ce mouvement est profondément ancré dans les réalités de la vie scolaire. Il reflète une crise structurelle du système éducatif, notamment un manque de personnel, des classes trop chargées et un bâti scolaire obsolète.
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