#medias : Qu’est-ce que le trop plein d’infos fait à nos cerveaux ?
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La transcription aborde le phénomène de fatigue informationnelle, lié à l'exposition constante à une actualité anxiogène via les médias et les réseaux sociaux. Les experts expliquent que notre cerveau est naturellement attiré par les informations négatives, une tendance amplifiée par les algorithmes qui créent des boucles de consommation renforçant l'anxiété et le sentiment d'impuissance. Cette surcharge peut provoquer un stress semblable à un traumatisme vicariant, alimenter la polarisation sociale et éroder la confiance dans les institutions. Face à cela, il est déconseillé de se couper totalement de l'information. Les recommandations incluent de sélectionner des sources médiatiques reconnues, de limiter volontairement le temps d'exposition (par exemple, à deux moments fixes par jour), et de privilégier des formats longs comme la radio. Du côté des médias, le journalisme constructif est présenté comme une piste : il s'agit d'aller au-delà du simple constat des crises pour explorer également les réponses et les solutions, aidant ainsi le public à retrouver un sentiment de maîtrise.
Est-ce que vous avez le sentiment de s'aturer de l'actualité, de voir toujours les mêmes infos anxiogènes? La première? La fatigue, la grosse fatigue face à l'information. C'est trop infernal qui se met en place. Qui ressentent du stress face aux infos? Moi je vous comprends en fait. Les clés médias, Marie-Von de Gutser. Bonjour, comment allez-vous aujourd'hui? Avez-vous écouter la radio ce matin, la télévision a évoce, scroller hier soir sur votre smartphone patent d'un contenu à l'autre. Est-ce que parfois vous ressentez une pointe d'enguaces? Et si la guerre était à nos portes et si demain, il n'y avait plus de descents, plus de gaz, même ici ou à des prix inssemblables? C'est quoi la prochaine info qui va nous tomber dessus s'aument encore vraiment à l'abri ici en Europe? Aujourd'hui, dans cet épisode, on va prendre le temps de comprendre ce que la surabondance d'information fait à nos cerveaux et on s'interroge, est-ce la faute au monde comme il va? Au réseau sociaux, à la façon de fabriquer l'information, peut-être un peu tout ça bienvenu dans ce nouvel épisode des clés médias. Le blocage du détrois d'or mouselimites, la circulation du pétrole, est fait flambé, le prix et du baril. C'est après-midi, déran, encore dans un épée-panage de foule. Ce que l'explosion a retenu. La guerre en Iran, une offensie viserai l'eau américaine. Dans les médias, l'information est partout, la Hétholat-Rameney a été tuée et il y a des bombardements dans le pays. Les bombardements continuent de s'abattre sur le pays. La plus grande perturbation de l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz de l'histoire. L'Iran a de nouveau épliqué notamment sur Israël aujourd'hui où des frappes ciblées ont fait 9 mois. Sur les réseaux sociaux, l'omni-présence d'influenceur inquiét à Doubaï amplifie l'impression de proximité de la guerre. Bien, il y a encore d'avoir un bombardement au-dessus de chez nous. Je suis désolé, le debat s'était censé être les bases de l'armée américaine. Si son touche sans être touché, je ne suis pas sur une base, là, c'est au-dessus de chez nous. Il n'y a rien, on a aucune base de l'armée américaine autour de chez nous. On a les messages d'Avete. Ils sont visés là, au rapport de Doubaï aussi. Donc bon, un peu stressant. Et depuis plusieurs semaines, les images, les informations se succèdent et tout le reste en parallèle continue. La guerre en Ukraine, la situation, à Gaza, à la polarisation du débat politique, la montée de l'extrême droite, l'omni-présence de Donald Trump est jambasse. Donald Trump est dans la drôme, comme Donald Trump, le portugal a intensifié ses ventes de drôme à l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe. Impossible de faire plus avec moi. On perd, actuellement 20 millions d'oiseaux, chaque année en Europe. Les scientifiques ont établi 9 critères de santé de la planète et 5 se portent mal. A l'été 2025, une étude de l'Institut Jean-Jourais, en France, sortait ses chiffres sur la fatigue informationnelle. 77% des Français disent coupées, punctuellement ou régulièrement les canaux d'information pour se préserver. Ils sont même 90% à le faire parmi ceux qui disent souffrir de fatigue informationnelle. Lorsque cette étude est sortie, j'avais recueilli quelques témoignages de personnes qui avaient choisi de s'éloigner de l'actualité. J'ai vraiment embêté de me faire envahir par des choses qui se passent à l'autre bout du monde et pour lesquelles je ne peux à rien faire. Ça veut dire que j'étais de mon vésueur, que je commence à me tracasser de manière disproportionnée. Cela fait à peu près 6 ans que j'ai arrêté d'écouter le journal parler dans ma voiture le matin. Tout simplement parce que c'est devenu trop long que ce gène et je remarquais que ça avait vraiment un impact pour démarrer ma journée. Jeux de maman avec une vitraire en plie, j'avais du temps pour m'informer mais qui ne suffisait jamais à m'informer de façon satisfaisante. Et donc du coup, j'ai lâché la fère. C'est-à-dire que je me suis dit c'est pour être frustré tous les jours à savoir un peu mais pas savoir assez. Alors du coup autant en utiliser ce temps à autre chose. Les temps ont changé depuis l'époque où le grand gité du soir ritualisé le moment de s'informer. Une sélection d'information limitée portée par un média reconnu aujourd'hui l'infos est partout et permanente avec nos smartphones en poche. L'information n'est plus claire. Tout le monde communique, tout le monde informe et là dans fait il faut faire un tri. Moi j'ai un gros problème depuis 2 ans c'est que je ne sais pas si ce qu'on me dit est vrai. Alors qu'il n'existait pas il y a 20 ans les réseaux sociaux sont aujourd'hui pour 72% des sondés le premier lieu de l'information quotidienne. 55% s'informent toujours avec le gité. 46% avec l'aradiot. mieux comprendre ce que nous fait l'actualité et la manière dont on la consomme c'est aussi retrouver un peu de maîtrise sur le monde qui nous entoure et c'est ce dont on va parler avec nos invités. Bonjour Evelyn Joss. Bonjour. Vous êtes psychologue chargé de cours à l'université de l'orene vous avez aussi travaillé 20 ans chez MSF. Vous êtes donc allé sur des terrains de catastrophe du manitaire. Vous avez vu ces situations de prêts et vous vous intéressez à l'anxiété informationnelle. Est-ce que provoque l'actualité sur notre santé mentale. Une première question avec vous est ce qu'on peut dire que l'époque elle est particulièrement anxiogène. Est-ce que c'est vrai qu'on a la sensation d'une succession de crises, je dirais, depuis le Covid, d'accélération aussi de ces crises? Est-ce que c'est juste une impression ou c'est bien réelle ça? Le sentiment que c'est bien réel est que ces crises ne sentent-ils pas seulement les jus sur les autres. En fait, elles sont mêlées des unes autres et elles allaient constituer. Il y a l'anxiété technologique avec l'IA, les perdants pour l'A, les scénarios catastrophes, les dupes qui allaient donc s'éteyéconomiques. Donc, de l'ordre de la guerre, donc on a appelé une polychrisise et, comme Aristote disait, la somme totale est plus que la somme des parties. Ça veut dire que si on prend chaque poids de châte à crise, séparément, en fait, leur addition donne quelques jours de plus la fin de la différence. Parce que les unes s'en entraînent les autres, on a parlé ce que l'on est de me passer là maintenant avec la crise de l'énergie, qui l'augmentation des prix suite à la guerre en Iran. On sait aussi que les crises sont souvent l'occasion de ne plus suivre les bonnes règles au niveau de l'environnement, parce que la région est éminueur et mise dans la guerre. Et donc, toutes les personnes qui voient que leur note de l'électricité, les gaz augmente, on peut pour l'avenir. Les personnes qui étaient déjà anxieuses par rapport à l'environnement, le deuxième davantage, toutes ces crises sont mêlées en fait. On accueille aussi notre deuxième invité, c'est Michel Vizard, bonjour Michel. Bonjour. Vous avez longtemps été journaliste à l'RTBF et vous êtes le co-fondateur de l'ancienne SBL, NewsX, qui sensibilisait les médias et les étudiants, journalistes ou journalistes, constructifs. Alors, vous qui avez observé et travaillé sur l'actualité des dizaines d'années, vous vous dites aussi qu'il y a quelque chose de particulier ces derniers temps? Effectivement, on a un monde aujourd'hui, je ne vois pas le dire, c'est tous les jours qui est extrêmement complexe et je ne pense pas vos dizaines d'années, mais il y en a d'ailleurs encore des plus ou cinq mois, je crois qu'ils sont toujours quelque part, mais qu'on n'a jamais connu quelque chose d'oci grave aujourd'hui, c'est en clair. Donc, ça met en question complètement la manière de travailler des médias par rapport à ça. Ça a toujours été le cas, mais aujourd'hui, voilà, mais les médias ne sont pas à l'origine d'une crise, d'une difficulté, c'est très important de le dire. Ils ont la responsabilité après de voir comment ils la traitent et comment ils l'expliquent. Et on reviendra d'ailleurs avec vous tout à l'heure pour parler solution. Mais, Vlinja, je reviens vers vous. On peut donc blâmer l'époque, hein, dans ce sentiment, donc, c'était, mais on doit aussi parler des supports. On lesvoquait dans l'introduction. On est aujourd'hui en prise constante avec les nouvelles du monde via nos smartphones. Ça aussi s'ajoute. Oui, bien sûr, tu as créé des boucles d'antification, hein. Nous avons ce qu'on appelle un billet de négativité, c'est-à-dire que notre cerveau, est plus attentif et plus. à caparrer par tout ce qu'est négatif que parce qu'est positif. Alors, d'un point de vue de l'évolution, évidemment, c'est très bien parce que, en deux conscients, dédanger, démonasse, ça a permis à notre espèce de survivre. Mais évidemment, ça a créé aussi quelques difficultés. Donc, ce bien négativité, ça ne veut pas dire du tout qu'on aime, les mauvaises nouvelles. Ça veut simplement dire que notre attention est plus à caparrer par ça. Et les réseaux sociaux, quand ils nous offrent des contenus négatifs, on gâche plus de réactions. Et donc avec les algorithmes, nous proposons aussi plus de contenus que nous avons gardés, donc négatifs. Comme on a déjà une tendance à consulter toutes les informations de une confort de notre vision du monde, on est dans une boucle qui s'emplichit. Oui, c'est ça, c'est le fameux billet de confirmation qui s'ajoute à ce billet négativité. Alors, on va scroller. On va scroller encore dans ces mauvaises nouvelles. C'est ce qu'on appelle "doubbs scrolling", qu'on pourrait traduire par défilement morbide. Ça repose sur d'autres mécanismes psychiques assez puissants. Et notamment, par exemple, l'intolerance à l'incertitude. Oui, on a besoin d'être informé. Donc dans le vanitaire, ça on le voit très vite, que dans les situations en le crise, le besoin d'être informé et évital, c'est une façon de reprendre du contrôle sur les choses. Évidemment, cette de l'ordre de la métrisme en tale, ça ne donne pas dans le cas, par exemple, de la terre en Iran. Ça ne nous donne pas des outils.
pour réagir. Mais donc effectivement, le besoin d'être informé par rapport à cette intolerance à l'incertitude nous pousse à pronsulter les informations. Ça nous donne quelque part une illusion de contrôle. Le problème c'est que quand on ne peut rien faire, eh bien ça va provoquer instantiellement d'impuissance, on appelle l'impuissance à prise. Donc effectivement, en boom rank, si vous voulez notre comportement, finalement augmente notre anxiété alors que au départ, il est enclenché par notre besoin d'être rachuré. Oui c'est ça et puis y a peut-être aussi une forme de culpabilité, non de se dire pourquoi je me sens mal, j'ai pas le droit alors que des gens meurent sous les bons ou bien cette culpabilité, c'est plutôt le résultat de l'impuissance dont vous parlez, d'impuissance qu'on peut ressentir face à des conflicts qui sont très loin de nous et qui nous touche quand même. Oui, peut-être les deux, c'est confi d'avoir eu plus loin, effectivement avec les médias, avec les images. C'est vrai que quand on parle de fatigue informationnelle, c'est que certaines personnes ne parviennent pas à faire comme les personnes que vous avez intervées, c'est-à-dire qu'elles n'arrivent pas à faire des guettes informationnelles parce qu'elles se sentent coupables si elles ne s'intéressent pas au sort de victimes plus atteints qu'elles ne sont pas comme les gens qui se sont en train de faire un coup. On en parle de la victime. Est-ce que vivre des guerres à distance, ça peut aussi traumatiser à distance entre guillemets? Bien sûr, on parle de traumatisme vicarien envers la victime, c'est un mot qui vient du guillatin et qui veut dire à la place. Et donc en fait, quand on voit des images de chaos, de victimes en dépresse, blessé, etc. Donc on se met quelque part à la place de ces personnes et donc on peut aussi souffrir de symptômes de l'ordre du stress post-traumatique, de l'anxiété généralisée. Évidemment, les symptômes sont moins intenses que les personnes qui sont sous les bombardements mais ce n'est pas négligeable. On parle beaucoup de la polarisation de la société, de la politique, la montée des extrêmes, etc. Vous vous dites que cette polarisation est aussi nourrie par cette anxiété informationnelle qui nous expliquait. Oui, en tout cas, c'est mon point de vue. On parle de la théorie de la terreur, de la gestion de la terreur, dans cette théorie, quand on parle de terreur, on parle de la peur de la mort en réalité. Et donc par rapport à cette peur de la mort, puisque nous sommes conscients que nous pouvons mourir, et bien on va avoir des véspais de bon clier. C'est bon clier, c'est de se relier à plus grand que soi. Donc, à des choses qui ont du sens, à des causes supérieures, donc plus on se sent en danger, plus on se sent en danger, plus on va renforcer en fait ces boucliers. Donc plus on va renforcer nos croyances et nos valeurs qui finalement font partie de notre identité. Donc si on est plutôt conservateur, bien on va devenir plus nationaliste, on va réclamer de l'ordre, on va peut-être pratiquer davantage la religion, poser beaucoup d'importance sur la famille, et au contraire, son est plus libéral, ce sera sur la liberté, les droits humains, les qualités, le changement, l'ouverture, etc. Donc ça veut dire que cette polarisation, c'est le moins d'hormales, parce que ça peut aller jusqu'au nationalisme, ou à toutes les radicalisations en fait, quelle qu'elle soit. Autre conséquence, c'est sans aucun doute la défiance, beaucoup d'infos, beaucoup d'unctiété, une difficulté à y ararchiser ce qui est important ou pas, ce qui est correct ou pas aussi. Et puis, à des révélations, on pense à la faire abstin, qui vient nourrir un sentiment de "on nous dit pas tout", finalement, tout ça, ça vient quelque part abîmer notre sentiment de sécurité de base. Oui, tout à fait, donc c'est vraiment un caraburant pour l'angucieté, cette défiance pendant longtemps, en tout cas, peut-être pas 100 % mais on avait confiance dans les autorités, on avait confiance dans les médias, et je pense que la crise Covid n'a pas fait beaucoup de bien, c'est très difficile d'avoir une information dans une situation de crise, donc elle n'est pas toujours la plus adéquate, et donc ça crée des rumeurs à l'armiste, ça crée aussi des fausses rumeurs. Donc je pense que les médias qui sont souvent associés quelque part comme du support du pouvoir ont été mis dans le même sac, et donc effectivement, on nous mança, ça veut dire que les personnes qui sont censées nous protéger ne nous protègent pas. Et par rapport à des affaires, comme la faire abstin, on parle de Deep State, de détachement, de l'impression que toutes ces personnes, toutes ces élites, qu'elles soient politiques, qu'elles soient écolognites, etc., en fait, de façon mondiale, en fait, sans connecter les uns aux autres, et qu'en fait, elles servent leurs intérêts, et puis on a vu avec la faire abstin, et c'est pas seulement qu'elles ne sont pas là pour nous protéger, mais même parfois pour nous nuire. Et donc dans ces cas-là, les gens vont avoir peur non seulement des crises elles-mêmes, mais elles vont aussi avoir peur des personnes qui sont censées, mais protéger. Donc évidemment que la menace devient plus grande, c'est aussi ça qui va faire que les personnes vont aller davantage vers des médias alternatives, qu'elles vont se radicaliser davantage. Mais là, vous êtes bien compliqué, c'est que même maintenant, par rapport au réseau qui jusqu'à présent, apportait souvent des réponses un peu binaires et facile à comprendre. Et c'est pour ça qu'on a aussi tellement de théories du complot, et bien maintenant, en fait, avec Nia, on a aussi beaucoup de dit-fake, et c'est-à-dire qu'il y a des gens qui disent même par rapport au réseau sociaux, je n'ai plus confiance avec Nia, on peut faire dire et faire faire n'importe quoi, à n'importe qui. Donc oui, c'est un climat qui va augmenter à mon avis. Le sentiment d'un sécurité général. Bon, on a analysé, ce qui est en jeu au niveau santé mental avec vous, on peut dire que le tableau, il n'est pas très engageant. Maintenant, on va réfléchir à ce qu'on fait. La solution face à cela sur quoi attend une prise, parce que tout coupé, c'est en temps, c'est ce que nos témoins choisit de faire, mais pas toujours avec succès écoutez. J'ai réalisé que dans une conversation avec des amis, je n'étais pas du tout au courant que tu sais non, ti parlais. Ça va fait bizarre. Et là, j'ai pris peur. Et là, je m'en suis dit, il va falloir que je réintroduis un peu d'information, mais comment. Et j'en suis à ce stade là maintenant, comment, ou je suis vraiment très égitante. Je me rends compte que lorsque nous avons des discussions avec d'autres, je n'ai pas toujours un avis sur l'actualité du jour. Cela ne me pose pas de problème en tant que tel, mais je me rends compte que par exemple, en période électorale, je ne connais pas suffisamment les programmes des différents parties. Du coup, je fais des recherches actives. Ceci me permet tout de même de forger un avis. Michel Vizard, vous êtes aussi en studio avec nous. On rappelle que vous avez été journaliste à l'RTBF et que vous avez aussi travaillé au sein de l'ISBL NewsX qui travaillait sur le journalisme constructif. Alors une première question peut-être là-dessus, tout coupé, tout étendre. Est-ce que c'est une mauvaise idée selon vous? Je peux comprendre, ça c'est plutôt avion. Je viens de juste le dire qu'on est cette tentation-là, en tant qu'étrhumain, en tant que citoyen, c'est-à-dire moi, j'en peux plus. Et je l'entends autour de moi, comme vous certainement aussi. On a envie de faire ça. Maintenant, je crois qu'on est justement dans un monde qu'on doit comprendre et que donc se couper de l'information, c'est pas une bonne idée. Tout dépend maintenant comment on va l'utiliser et où on va utiliser. On parlait des réseaux sociaux. Je justiietais un petit exemple réaliste aujourd'hui. Il existe des personnes qui réussissent à produire avec l'IA, des articles avec des faux journalistes, des fausses photos et des textes fait uniquement par l'IA. Ça devient affolant. En comment ce qu'on peut s'y retrouver? Alors, la seule chose, ça, on ne parle ici, c'est de faire référence à des médias reconnues qui ont les moyens, qui enquêtent et qui ont des véritables journalistes. Mais ça vient très compliqué pour le grand public certainement. Et vous l'igne, ça va être d'accord avec ça. Il vaut mieux privilégier une forme digienne numérique, comme on le ferait pour ce qu'on mange. Pour favoriser une bonne digestion, on va aller chercher les bons aliments. Tout à fait, je crois que se couper, je suis tout à fait d'accord. Ce n'est pas une bonne idée. On doit rester en prise avec notre environnement, mais pas au prix de laisser sa santé mentale. Donc effectivement, allez plutôt vers les médias reconnues et se limiter aussi à deux crignons par jour le matin, une soir, par exemple, privilégier plutôt les formes à long, plutôt la radio, que les images, enfin voilà, il y a toutes une séétose qu'on peut mettre en place, mais oui, il faut rester en contact avec notre environnement. Michel Viseur, votre piste, un plutôt du côté des rédactions cette fois, c'est donc de se demander comment rendre l'information plus digeste. Le journalisme constructif, on le rappelle rapidement, c'est pas l'asséquence, les cinq bonnes nouvelles de la semaine. Non, ce n'est pas les bisous-nources non plus, ce n'est pas la formation d'oreg, on cache tout de l'autre. Au contraire, je dirais que le journalisme constructif, c'est on va au bout de l'information. En fait, l'information, on connaît les fameuses cinq questions du journaliste, c'est un qui, quand on ou que, pourquoi, on rajoute, oui, et après, on fait comment. Et il se passe des choses, il y a des choses qui arrivent quelque soit, la situation, la crise, ainsi-tu. Alors, aujourd'hui, dans le monde convice, c'est très, très compliqué, bien comme des gens, qui bougent, c'est des gens qui s'actifent, des solutions potentiellement qui arrivent. Donc, on élargit le spectacle de la formation, on ne la masque pas au contraire et on l'explique. Je pense que c'est la première débarge. Aujourd'hui, avec la crise, multiple crises qu'on vit, la première démarche, c'est d'expliquer ce qui se passe. Quand on comprend déjà quelque chose, on a déjà fait en parten avant. C'est déjà du constructif. Mais comment on fait pour faire du journalisme constructif sur un sujet comme la guerre en Iran, une guerre plutôt long attente sur laquelle on a pas de prise, qu'est-ce que vous proposeriez, vous concrètement, un exemple? De choses, il y a des mailles, on doit comprendre. Donc, ça, c'est le métier, qu'on fait notamment chez l'RTBF, mais pas que, c'est d'expliquer, etc. Je crois aussi qu'il faut rapprocher ça. Alors, avec quelque chose de vrai, qui dérange un peu, mais que je peux comprendre. On explique beaucoup presque avant la crise, parfois, le prix de l'ître des sens, c'est rasset, inquiétant. On va pas aider les gens à trouver des sens moins cher, bien sûr. Mais les rispiqués, pourquoi et peu de gens, et puis. peut-être faire, à ce moment-là, j'invente quelque part, mais expliquer comment on peut faire pour consommer moins qu'elles sont les alternatives, remettre des solutions qui existent. Alors c'est des petites choses. Et alors, trouver là-dedans des gens qui s'impliquent de la solution. On trouve à toujours dans tous les domaines des personnes qui essaient de faire bouger les choses dans le bon sens et c'est de la formation aussi. Ça, c'est très important de dire, mais jamais, jamais, on ne n'y ce qu'il se passe, ça, c'est plus de la formation. Est-ce que vous avez d'autres exemples comme ça très concret d'un reportage qu'on pourrait imaginer dans l'actualité aujourd'hui et qui permettrait d'amener justement ce volet constructif? Je vais être franc, j'ai réfléchi parce que vous m'avez posé la question avant que je serais ici dans le studio. C'est très difficile aujourd'hui par rapport à l'actualité, la guerre et ainsi de suite de trouver vraiment des constructifs. Je crois ce qu'il faut voir à ce moment-là, c'est construire un journal qui soit papier, qui soit online, etc. Avec d'autres informations sur d'autres sujets qui sont de la vraie information, mission, soit constructif, on n'invente pas sur ce qui se passe maintenant moins une orient des choses purement constructif, tellement c'est horrible. Mais par contre, il faut que le paquet se dégler le journal président Pradio de sa minute, on trouve quelque chose qui soit, mais qui en va y l'append et qui soit d'informations. On ne va pas creuser pour dire qu'est-ce que je vais trouver de positif sur la guerre aujourd'hui, c'est très compliqué. Donc ça, on va y en faire à l'interprète. Par contre, j'informe, j'explique et je fais comprendre à mon public, peut-être, il faut aller plus loin lire un article plus long, écouter un reportage plus long ou une émission comme celle-ci de déco d'âge. Petite pub pour les clés au passage. Evelyn, je serai blessé à la production même de l'information. C'est une piste intéressante, selon vous. Oui, bien sûr. Je suis tout à fait d'accord. Avec votre invité, c'est qu'on doit informer, mais dans les informations, pas seulement focaliser sur les mauvaises nouvelles, mais aussi sur les efforts qui sont entrepris pour assurer la sécurité, notamment dans notre pays, les personnes parlent une troisième mondiale, les enteurs des attentats sur notre sol, etc. On a du fait de cette guerre en Iran. Donc je pense que on peut faire quelque chose de moi, ce qui m'inquiète plus. C'est les jeunes parce que les jeunes ne font pas vers les médias, les formalons, etc. Et donc dès lors leur cerveau, il n'est pas mature. Donc peut déjà difficilement réguler leur émotion. Donc on a plus de risques aussi de radicalisation. Je pense aussi que les gens peuvent faire pour sortir de cette impuissance. Comme on vient de lire, quand il y a toujours des solutions, il y a toujours des personnes qui sont prêtes à se relever les manches. Il y a des petites ONV humanitaires, des dons qu'on peut faire, des initiatives locales, dans lesquelles on peut peut-être investir. On peut aussi faire pas des petitions, on peut aussi faire des actions politiques, qui est créé à des politiciens. Donc je pense que ce sont des petites choses, mais que c'est aussi sortir du sentiment d'impuissance en faisant quelque chose. En consommant différemment notre information, effectivement les médias ont un rôle aussi dans la manière dont il communique, parfois à chaud et sans trop savoir. Parce qu'il découvre les images en même temps que les choses t'as tort. Effectivement ce n'est pas de la communication qui va aider les populations. Michel Vizard, vous vous y avez à gire, peut-être sur la question des jeunes? Entre autres oui. Les jeunes, clairement aujourd'hui, je ne dis pas les jeunes, parce qu'en fait vous comprenez ce que je veux dire. Mais pas le mot les jeunes, je ne dis pas la classification. Comme ça, c'est beaucoup plus complexe. Autant qu'il y a de mes états d'adultes différents, il y a des jeunes qui sont moins jeunes et qui ne vivent pas dans le même genre d'environnement. Donc, ça aurait eu prudent avec une gestion de génération, si je peux ici une chose. Et là, je ne veux pas décharger les médias au contraire. C'est une réflexion qui doit être menée. Mais je pense qu'on n'arrive à rien, s'il n'y a pas une véritable, ça j'insiste là-dessus, éducation aux médias aujourd'hui dans un parcours scolaire et ça commence dès la primaire. Et c'est fondamental et ça ne l'existe pas vraiment. C'est essentiel aujourd'hui. Comment ce que je fais? Mais je pense qu'ils sont tous assez subtiles, assez manin pour accepter une telle démarche, la comprendre et petit à petit, mais cet enveu de long terme on peut. Et là, les médias en gros, là, je vous aussi, on sait qu'il est des journalistes, des enfants, des choses comme ça. Mais parler vraiment à ce public et faire parler des jeunes, à des jeunes, c'est vraiment très important. Il est news, hein. C'est un Merté BF, c'est news, c'est très news. Mais, c'est très important, mais ne classifions pas globalement, mais on sait qu'ils vont chercher l'information. Qui ce qui nous écoute aujourd'hui à l'instant, évidemment, on est en milieu de journée ici, mais même le week-end, je crois que le public est largement dans la cinquanté, dans moyenne à 40-50. Donc il y a un vrai travail à faire, vers le jeune public et les médias ne savent pas le faire tout seul. Et Vinja, cette piste, celle de l'éducation aux médias, c'est peut-être plus porteur que tout ce courant qu'on entend pas mal en ce moment, un peu plus relié aux développements personnels, d'ailleurs, à tout ce mouvement de des toxes digitales. Pour moi, c'est essentiel, je suis alors absolument, mais d'accord, 1 000% par rapport à ça. Et aujourd'hui, je pense qu'on peut plus faire l'économie, ça. Michel, vous voulez réagir une dernière petite réaction, on arrive tous doucement au bout de l'émission. Je vais vous réagir très vite, parce que moi je conseille à tout le monde, c'est de parler avec son voisin, sa voisine, et pas nécessairement sur l'équipe, partage, son avis. Et si on n'est pas d'accord, tant mieux, et débattons un petit peu, on échange des préoccupations et peut-être aussi des réflexions et peut-être des solutions. Du local, et du vrai aussi, avec des vraies interactions humaines, vous avez d'ailleurs une petite citation, va peut-être terminer avec ça. Prépés rapidement. Alors, ce n'est pas d'importe qui, cet héros-bama, il était président, en sorte de 2008, un peu de nostalgie, mais vous allez voir. Et par un journaliste, on peut ne pas être d'accord avec tout ce que vous rapportez. Vous nous aidez, tous nous qui sommes au service du peuple américain, à mieux faire notre travail, en nous demandant de rendre des comptes, en exigant non été, en nous empêchant de prendre des raccoucils. Nous croîons sur vous pour nous aider à donner un sens, à un monde complexe et à raconter les histoires de nos vies, tels qu'elles se déroulent. Sélectionner les informations que l'on consomme, faire confiance à des labels de qualité en matière de sources d'info, choisir des moments pour s'informer, bien délimiter, tout cela relève de ces tigés numériques que l'on évoquait. Et ce n'est pas une démarche pour les plus sensibles ou une tendance des tocs du moment. C'est devenu quasiment une nécessité pour rester des citoyens ancrés, critiques, capables d'appréhender ce monde complexe. Car il s'agit aujourd'hui de garder la tête froide pour avoir l'énergie de comprendre mais aussi d'agir ou de résister si cela fait partie de nos projets. Merci à nos invités, Evelyn Jos, psychologue et chargé de cours à l'université de Lorraine, et Michel Vizard, ex journaliste RTBF et co-fondateur de NewsX, une Isbele qui travaillait sur le journalisme constructif. A la réalisation de cette émission, il y avait Guillaume de Smet, Sarah Poussé et Marie-Vinckutseme à la préparation, prenez bien soin de vous et à bientôt pour de nouvelles clés médias. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
La surabondance d'information, notamment négative, génère fatigue, anxiété et sentiment d'impuissance.
Les réseaux sociaux et les algorithmes amplifient l'exposition aux mauvaises nouvelles, créant des boucles de négativité et de confirmation.
Cette consommation excessive peut mener à un traumatisme vicariant, une polarisation sociale et une défiance envers les médias et les autorités.
Des solutions sont proposées
Summary:
La transcription aborde le phénomène de fatigue informationnelle, lié à l'exposition constante à une actualité anxiogène via les médias et les réseaux sociaux. Les experts expliquent que notre cerveau est naturellement attiré par les informations négatives, une tendance amplifiée par les algorithmes qui créent des boucles de consommation renforçant l'anxiété et le sentiment d'impuissance. Cette surcharge peut provoquer un stress semblable à un traumatisme vicariant, alimenter la polarisation sociale et éroder la confiance dans les institutions.
Face à cela, il est déconseillé de se couper totalement de l'information. Les recommandations incluent de sélectionner des sources médiatiques reconnues, de limiter volontairement le temps d'exposition (par exemple, à deux moments fixes par jour), et de privilégier des formats longs comme la radio. Du côté des médias, le journalisme constructif est présenté comme une piste : il s'agit d'aller au-delà du simple constat des crises pour explorer également les réponses et les solutions, aidant ainsi le public à retrouver un sentiment de maîtrise.
FAQs
La fatigue informationnelle est un sentiment d'épuisement face à la surabondance d'informations anxiogènes. Elle se manifeste par du stress, une sensation de saturation et peut pousser certaines personnes à couper temporairement les canaux d'information pour se préserver.
Notre cerveau possède un biais de négativité, le rendant plus attentif aux informations négatives, un mécanisme évolutif lié à la détection des dangers. Les algorithmes des réseaux sociaux amplifient ce phénomène en nous proposant davantage de contenus similaires, créant une boucle de renforcement.
Le 'doomscrolling' est l'action de scroller compulsivement à travers un flux de mauvaises nouvelles. Ce comportement est souvent alimenté par une intolérance à l'incertitude et le besoin d'une illusion de contrôle, mais il finit par augmenter l'anxiété et le sentiment d'impuissance.
Oui, on parle de traumatisme vicariant. En étant exposé de manière répétée à des images de chaos ou de souffrance, on peut développer des symptômes de stress post-traumatique ou d'anxiété généralisée, bien que moins intenses que pour les personnes directement concernées.
L'anxiété générée par l'actualité peut renforcer les mécanismes de défense identitaires. Pour se protéger, les individus s'accrochent davantage à leurs croyances et valeurs, ce qui peut amplifier les clivages et conduire à des positions plus radicales ou nationalistes.
Non, se couper totalement n'est pas recommandé car il est important de comprendre le monde qui nous entoure. Il vaut mieux privilégier une consommation modérée et choisie, en s'informant auprès de médias reconnus à des moments précis de la journée.
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