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Marie - Médecin Urgentiste

26m 40s

Marie - Médecin Urgentiste

Ce témoignage retrace le parcours d'une médecin urgentiste, depuis sa découverte de la vocation lors d'un stage révélateur aux urgences, après avoir tâtonné entre différentes spécialités. Elle décrit une formation où les stages pratiques et la rencontre avec les patients l'ont bien plus motivée que l'aspect théorique. Son métier actuel, qu'elle exerce à Clermont-Ferrand, combine urgences hospitalières et interventions extra-hospitalières (SMUR, hélicoptère), offrant une grande variété sans routine. Elle évoque les aspects gratifiants comme le sentiment d'utilité et les remerciements des patients, mais aussi les défis, tels que l'annonce de mauvaises nouvelles ou la gestion de situations traumatisantes. Le récit souligne l'importance d'une équipe bienveillante et d'un bon équilibre de vie, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées en tant que jeune femme dans ce domaine. Des anecdotes personnelles, comme un premier accouchement inattendu ou le soutien d'une psychologue durant ses études, illustrent les hauts et les bas d'une carrière qu'elle trouve profondément épanouissante.

Transcription

5117 Words, 28231 Characters

French
La MACSF vous présente ma grande aventure. C'est ce qui est aussi plaisant dans notre métier CK Badroutine. On sait jamais trop de quoi son phénomène a aussi bien aux urgences qu'au Samu, et c'est ce qui est hyper chouette. Le podcast qui partage les premières années des professionnels de la santé. A travers l'orthémontien chaotantique, il retrace leurs parcours, de leurs études à leur vie actif, et nous livre leurs expériences, leurs anecdotes et leurs conseils. Bonjour, je m'appelle Marie, je suis médecin-urgenciste titulaire, depuis un peu plus d'un an maintenant sur le séachute Clermon-Ferrand. Alors moi, à la base, je voulais être médecin du sport, et puis je suis passé en sage-laba, et je me suis rendu compte que c'était pas quelque chose qui me correspondait. J'ai fait pas mal de stage, je tournais un peu en rond, je trouvais pas quelque chose qui me faisait vibrer, et puis un jour, je suis passé en sage du coup de aux urgences. Là, ça a été la révélation, c'est le seul sage où j'ai jamais eu envie de partir, en fait. J'avais envie d'y aller tous les matins, je voulais pas m'en aller le soir, et c'est comme ça que j'ai compris que je voulais être médecin-urgenciste. Pour moi, j'ai toujours vu le médecin comme un peu le Socle, ou une partie un peu pilier de la vie des gens, pour les aider à faire face aux allées, à de la vie, aux allors émotions aussi, et du coup, moi qui aime bien aider les gens, je me retrouvez dans ce rôle-là. Et finalement, le médecin duurgenciste m'a convainculat d'en, puisqu'on s'occupe tellement de gens différents dans toutes les pathologies possibles, que je me suis dit que c'est là-dedans que je me senti à la mainplace. Alors, à la base, j'avais un peu la vision du médecin-urgenciste, comme la personne qui courpart tout, qui est tout le temps fatigué, qui est un peu égrie par ces conditions de travail. Et puis justement, en passant en stage de la base, je me suis rendu compte que c'était pas du tout, mais alors pas du tout ça. Et du coup, j'ai été conquise. J'ai commencé par la première année de médecin, qui a l'époque s'appelait la passesse, que j'ai fait sur Saint-Ethienne, puisque c'était la ville la plus proche de chez mes parents. J'ai eu mon concours de première année, après, du coup, j'ai passé six ans totalité sur Saint-Ethienne. En fin de sixième année, on a un deuxième concours qui s'appelait à l'époque, puisque maintenant, ça a changé, ça s'appelait les 2 CN, exactement un classe en national. Et là, en fonction du classement du coup national qu'on a, on choisit une spécialité et une ville en France, en fonction de ce classement. Et du coup, moi, avec mon classement, j'ai eu la possibilité de choisir la ville de Clarem au Ferrand. Et du coup, j'ai déménagé en Auvergne. Je pense que ce qui m'a le plus plus dans mes études, c'est vraiment l'estage. J'ai détesté être dans les bouquins pour être complètement transparente. Je pense que je suis un peu une pile et restais à six devant un bouquin pendant des heures et des heures. C'était clairement pas la partie qui me plaisait. Et quand j'ai pu commencer l'estage, être actif à la rencontre des gens, de leurs histoires, et mettre en pratique sur toutes les connaissances qu'on peut apprendre tout au long de ces années, là, je me suis dit, ok, je suis à ma place. J'ai beaucoup aimé la pédiatrie aussi et la médecine générale, je pense parce que ça a retrouvé un petit peu ce côté de médecine polyvalence, où on ne soigne pas qu'un organe comme les cartes de log ou les néfrologues qui s'occupent durant. Il y avait ce côté, on s'occupe du patient un peu plus dans sa globalité, je trouvais. Et puis, une fois que j'étais aux urgences, je voulais plus rien faire d'autre. Alors, mes débuts, j'ai eu d'abord un premier stage puisque je voulais confirmer mon souhait d'être urgentiste pendant, avant de commencer mon interna, pour mes défis, finalement, à faire mon choix, à final de spécialité. Et du coup, j'ai fait un post de faisant fonction d'internes. Et c'était trop bien, je me souviens, j'étais dans une équipe sur un petit hôpital dans la ville de Roine, dans la Loire. Et j'ai pris mes marques tranquillement, les gens ont été hyper accueillants, j'ai rapidement pu prendre en charge des patients, bien évidemment, en étant accompagné par des médecins titulaires. Et puis, j'ai rapidement pu aller faire du smure et donc de l'extra-hospitalier, et j'ai adoré ça. Dans les premiers jours de stage ou dans les premières années de nos études, il y a cette adrénaline, il y a ce stress face à la situation du nueur gens vital, et on se demande un peu toujours comment on va la gérer, est-ce qu'on va en être capable, est-ce qu'on va être dépassé. Et je pense que j'ai aussi su que j'étais à ma place, quand j'ai su que cette adrénaline et ce stress, finalement, c'était quelque chose que j'ai géré assez facilement. Et je pense que c'est vraiment le sport qui m'a aidé là-dedans, parce que c'est exactement le même sentiment qu'on ressent de cette montée d'adrénaline, le cœur qui bat plus vite, on a chaud, on a les idées qui s'emballent un peu, et dans le sport, il y a ça avant un match, alors moi je parle de match, parce que je fais du basket, mais c'est vrai que je pense que avant de courir un 100 mètres, ou même quand on va faire une course en atta-tion, on a cette adrénaline, ce stress qui arrive et en médecine du nueur gens, c'est exactement ces mêmes sensations corporelles qui reviennent. Et au début des premiers jours de stage, on sait pas du tout comment on va appréhender ça, et c'est finalement quelque chose qui s'entraîne et qu'on apprend à faire aussi pendant notre internaque, quand on est accompagné au début pendant les urgences vitales, et je reconnais que ça a été quelque chose d'assez intuitif dans mes études et dans ma pratique, cette adrénaline et cette gestion du stress. Alors moi, je peux partir en helicopter à Clermont-Ferrand, on a deux élicoptères, on en a un qui sert surtout pour ce qu'on appelle les primaires, donc c'est aller en première intention chercher un patient qui présente des symptômes graves, et c'est hyper cool à Clermont-Ferrand parce qu'on a quand même un beau terrain de jeu, comme on appelle ça, c'est-à-dire la chaîne des puiles massives du sens-ci, et c'est vrai qu'il y a plus désagréable, comme journée de travail que quand son bureau c'est l'élicoptère et que la vue c'est la chaîne des puces, c'est quand même hyper cool. Alors, il y a une partie du trajet où c'est cool, quand on va chercher le patient, et du coup, il y a personne dans l'élicoptère à part l'école. J'avoue que sur le retour, j'ai un peu moins les yeux en l'air pour savoir si le pied d'hommes y a le coucher de soleil ou pas. Il y a un pilote et un aide pilote à Clermont-Ferrand, on a deux élicoptères, il y en a un, c'est l'élicoptère de la sécurité civile, comme on peut voir dans les alpes quand il faut aller chercher quelqu'un à une paroi rocheuse ou en artiste. Bon, nous, on a ça aussi en overne parce que même si on dirait pas, on a un petit peu de montagne quand même, c'est pas que des petits petits puits, et du coup, on a parfois des interventions à faire un peu en milieu pério. Du coup, c'est un élicoptère particulier avec un pilote qui est formé à ça et un assistant qui peut nous accompagner et on fait un autre truc qui est hyper chouette, qui s'appelle le troyage, donc en fait, on en fait un boudrier, et on nous descend à un câble dans le vide pour aller chercher quelqu'un qui est dans une zone reculée. Donc par exemple, quelqu'un qui est en randonné ou les pompiers peuvent pas accéder par la route, et bien, on va accéder pour le récupérer par les airs sur rigolo. Alors, des fois, c'est des patients qui ne sont pas si graves que ça, mais où ils n'ont pas d'autre solution pour sortir d'ici. Par exemple, ça nous arrive de simplement aller récupérer quelqu'un qui s'est tort du lâche fille, mais parce qu'il n'y a pas d'autres moyens d'accès pour aller chercher. Donc là, pour le coup, c'est fun, parce qu'on sait que le patient n'est pas grave, on va faire en sorte qu'il est plus mal, qu'il soit confortable, mais c'est pas la partie où nous, on a de la difficulté médicale ou par amédicale. Ce que je préfère dans mon travail, je pense, c'est ce sentiment de d'utilité. C'est-à-dire qu'on soigne quelqu'un de grave ou quelqu'un qui vient pour des urgences, ce qu'on appelle fonctionnel, un peu plus relative, il y a ce sentiment de d'aide à la personne et d'accompanyment de la personne dans un événement de vie, souvent qu'il n'a pas choisi, quelqu'un qui fait un infartus, il n'a pas choisi que ce soit maintenant, un accident de la route, c'est pareil. Et nous, on arrive dans des situations de vie qui sont parfois un peu tristes ou un peu brutales. Et on accompagne et on essaye d'apaiser un peu ces mots-là, ou en tout cas, de faire en sorte que ce soit un peu moins douloureux. Et je trouve ça, il perd satisfaisant. Il y a plein de tâches auquel la formation nous prépare pas du tout. Il y en a beaucoup, l'état chat administratif, ça, c'est pas la partie la plus fun du travail, mais il y en a. On n'est pas forcément préparé correctement à faire des choses banales, comme des ordonnances, des papiers de certificats descriptifs. On n'est pas non plus hyper bien préparé à annoncer des mauvaises nouvelles. Alors, ça, ça s'améliore franchement, mais on n'est pas préparé à annoncer le décès de quelqu'un, ni à annoncer une maladie grave, surtout quand on le fait aux urgences, on se retrouve forcément à le faire dans des conditions qui sont clairement pas idéales. Et ça, ouais, on n'est pas préparé du tout. Je pense que mon métier, il est encore mieux que ce que je pouvais imaginer parce que j'ai trouvé l'équipe avec laquelle je me sens bien, l'équilibre de travail, dans lequel je me sens bien avec la partie aux urgences, et la partie en extra hospitalier. Je pense que je n'aurais pas pu espérer mieux. Nous, le médecin urgentiste, du coup, on travaille dans un service d'accueil d'urgence, et ça, c'est rattaché à un hôpital, que ce soit un hôpital public. Donc, les CHU dans les grandes villes, ou les CH dans les plus petites villes, ou bien, à des organismes privés, que soient des cliniques, des hôpitos privés, des hôpitalis, comme ils peuvent exister. Mais on est souvent rattaché du coup à ces structures-là, et parce qu'il y a un plateau technique qui nous permet de faire les biologie, les examens complémentaires. Le libéral, c'est un mode d'exercice ou souvent comme le médecin généraliste, par exemple, ou le d'un matologue aussi. Ressouvant. les patients à son cabinet de consultation, voient un patient à la fois, nous on met si une gendja, il n'y a pas ce mode d'exercice là. Mes plus beaux souvenirs. Alors là, il y en a un qui me vient en premier, c'est j'étais tout jeune, docteur Gnure, donc c'est l'année de transition entre l'internat et quand on est médecin titulaire. Et je faisais une garde, un dimanche. Je décide d'arriver un tout petit peu plutôt pour pouvoir libérer mes collègues de la veille à l'heure. Ma belle soeur qui étudiant en médecine était venu avec moi pour découvrir un peu mon métier, ma spécialité. Je me reverai toujours dans ce bureau médical en train de me changer pour partir en intervention et pour mettre ma tenue de travail. Il y a la pêle générale qui sonne comme il y a toujours quand on part en se mure pour dire, appelle général, Marie et là il dit "stupe par sur un accouchement". J'avais fait d'accouchement de ma vie, j'en avais dû en voir un ou deux peut-être en théorie où on nous montra un bassin et on nous dit "ba il faudra tenir la tête comme ça", dire à la dame de pousser à ce moment-là, compter les contractions et moi j'étais là "bon bah c'est maintenant" en y va et c'est typiquement ce sentiment d'adrénaline de me dire "ba je peux pas m'en aller parce que c'est à moi de le faire, j'ai ce petit moment où j'ai cherché mon chef où je me suis dit "ba c'est qu'il met de s'insigner aujourd'hui". J'ai réalisé que c'était moi. Et du coup on est parti en intervention pour faire un accouchement et quand on est arrivé le bébé venez de sortir, finalement c'est la dame qui avait fait tout le travail et non, c'était juste là pour couper le cordon, ça assurait que le bébé allait bien, que la maman aussi et en étoumonde à la maternité pour la suite. Et tout c'est bien passé. Ça c'était un choix de moment. Moi je pense que ce qui me marque beaucoup dans mon métier c'est les moments un peu d'émotion finalement ou des choses toutes simples mais quand on accompagne des gens vers une situation qui est difficile et où ils sont reconnaissants ou ils nous remercie, je sais qu'un jour j'ai pris en charge une dame qui s'ennuie du né donc c'est quelque chose finalement d'assez classique et elle était venue aux urgences puisque ça s'arrêtait pas. Je lui accompagné, je lui ai pris en charge. Voilà, moi pour moi c'était une prise en charge assez classique et quelques semaines plus tard j'ai reçu une petite carte de bonne année et cette carte m'était adressée à moi uniquement et pour me remercier de ma prise en charge, j'ai de mon accompagnement et c'est vrai que c'est des moments qui touchent et je pense dont on se souvient assez longtemps. Mais pire souvenir, j'en ai plusieurs qui me viennent en tête. Je pense que j'en ai un premier qui me vient là sur peut-être l'attitude de certains médecins ou formateurs ou professeurs à l'époque quand on est étudiants, on tombe pas forcément toujours sur des gens qui sont très bienveillants et un jour j'ai un professeur d'infectiologie sur un stage où j'étais en maladie infectieuse qui m'a dit mots pour mots qu'il me trouait trop souriant et que c'était pas une qualité clairement adaptée et que j'étais qu'une coquille vide pour être complètement transparente et ce jour là je me suis dit que je ne serais pas infectiologue et que je pense que je fallait que je garde mon sourire pour d'autres personnes. J'ai mis un peu de temps à digérer ça et à être capable de d'en parler mais ouais c'était un sale souvenir, après je pense que j'en ai aussi un autre qui me vient. C'est la séquence émotion, bien très triste, on va y aller à fond. J'étais sur mon premier stage là dont je parlais juste avant pour être ou gésité et du coup j'ai fait un stage de faisant fonction d'internes et je pars en intervention en smure et on va sur un accident de la route, il pleuvait des corps, ils aient nuit noirs et on nous annonce une voiture qui est sortie de la route et il y a trois personnes, le papa, la maman est un enfant d'à peu près 18 mois. Quand on arrive le papa est en arrêt cardiaque, la maman est dans le coma et le petit en pleine forme parce qu'il était dans son super cosy et en fait on était que deux médecins sur place donc le médecin mon médecin titulaire est à aller voir la maman qui était dans le coma donc on pouvait encore sauver et moi je me suis retrouvé à gérer ce papa en arrêt cardiaque avec les bruits de l'enfant qui pleurait toutes ses larmes et on n'a pas récupéré le papa. Ça c'est quelque chose qui remue et je pense qu'il remuera toujours et on a un peu tous médecins notre petite boite à histoire de moment douloureux comme ça et qui nous forge aussi mais qui font que c'est pas toujours évident. Après l'enfant n'a plus le récupéré, c'est pareil émotionnellement c'était un temps puisque je me souviens de voir l'examiner quand même pour m'assurer qu'il allait bien alors que je savais que son papa était décédé et qu'on a rien pu faire et il m'a grippé les cheveux mais avec une force qui était parce que je pense qu'il comprenait ce qui se passait et il m'a grippé le coup et de besoin de s'agriper quelque chose et après on s'occuper de l'enfant et on l'a ramené vers un hôpital et après on a passé pas mal de temps à essayer de savoir quel vers qui on allait se tourner pour qu'il soit pris en charge, c'est finalement ça grand-mère au Liban qui est venue le récupérer puisque la moment est décédée aussi, oui. Intense. Je pense qu'on a envie plein des expériences auquel on s'attend pas. La médecine d'urgence c'est un métier où on apprend pas mal de choses en théorie mais où on apprend aussi beaucoup de choses sur le terrain parce qu'on ne peut pas avoir tout vu et tout fait pendant nos études. Donc je sais pas forcément d'exemple en tête parce que je pense qu'il y en a un peu de full-time des choses auquel on s'attend pas. C'est un peu ce qui est aussi plaisant dans notre métier, c'est qu'il n'y a pas cette routine de dire je vais voir tant de patients en consultation ce matin où je vais opérer telle personne au bloc opératoire. On sait jamais trop de quoi, on fait nos journées aussi bien aux urgences qu'on s'amue et c'est ce qui est hyper chouette parce qu'il n'y a pas de routine, il n'y a pas de datante parce qu'on sait pas ce qui va se passer et en même temps des fois on est déçu parce qu'il ne se passe pas grand chose alors qu'on avait plein d'énergie pour accompagner les gens et des fois au contraire on est hyper content parce qu'il se passe plein de choses qui mettent en pratique nos connaissances ou qui nous permettent d'accompagner les gens comme on aime le faire et je sais pas c'est qu'il y a un peu tout le temps des choses nouvelles donc pas vraiment datante ou de choses que j'ai pas eu. Il est difficulté que j'ai plus rencontré je sais pas si c'est le fait d'être une femme ou si c'est le fait d'être jeune qui n'est encore pas complètement intégré par une partie de la population je sais que souvent quand je suis aux urgences ou même dans le camion de l'usure, les gens sont surpris de me voir mais pas surpris de manière franchement négative mais je pense parce que ça tente pas à avoir une femme de 28 ans dirigée dans un service urgence ou au contraire prendre en charge des équipes de pompiers, un ambulancier, un infirmié dans un camion ou au bord de la route quoi donc ça c'est le côté un peu surpris mais ils vont finir partie habitués. Parmi les personnes qui m'ont marqué dans mon parcours je pense que premièrement j'ai une psychologue moi qui m'a beaucoup aidé j'ai une partie de mes études qui était un peu douloureuse toute la partie théorique que j'ai pas du tout bien vécu je trouve que des fois on n'en parle pas assez de la difficulté de nos études et le fait que mentalement parfois ça nous met un peu à rue des preuves et cette psychologue elle a été hyper importante pour moi parce que pendant mes études sur la partie théorique je fais pas mal de crise d'engois c'est elle m'a soutenu accompagné et je pense que sans des personnes comme ça je n'aurais certainement pas été au bout de mes études et ça aurait été hyper dommage parce que j'adore ce que je fais aujourd'hui, c'est vrai que je pense à elle déjà. Après il y a une patiente un jour qui m'a marqué. J'étais en stage de réanimation j'étais un peu jeune au début de mes études et c'était mon stage d'infirmiers. On a un stage d'infirmiers à faire et du coup j'étais elle était en le coma cette patiente pour un problème de cancer des ovaires et c'est vrai que moi j'étais là à toujours lui parler à la compagnie mais en mon c'est pas trop si il nous entend ou pas. Et quand elle s'est réveillée elle a demandé à me voir et elle reconnaissait ma voix, c'est quelque chose qui m'a carrément marqué et elle me dit qu'elle m'a dit en tout cas c'est ce qu'elle me disait qu'elle s'était rattachée à ma voix quand elle était dans le coma et c'était quelque chose qu'il avait tiré un peu vers l'eau et c'est des moments un peu suspendus auxquels on s'attend pas qu'on n'a pas attendu pour le coup et qui tombe un peu comme ça et qui nous fondira. Ok c'est quand même hyper choix de ce que je fais. Je pense que j'ai aussi un des premiers médecins argentistes que j'ai rencontrés, qui s'appelle Dr. Guirin qui est chef de services aux urgences de l'hôpital de Roanne et c'est un des médecins qui m'a donné envie de faire de la médecine gérgence puisqu'il m'a fait réaliser qu'on pouvait être médecins argentistes tout en ayant une vie de famille et pas nouïe tout en ayant des loisirs et je pense que c'est important dans notre métier aujourd'hui pour pouvoir durer faire toute une carrière au vu de la pénibilité qu'on a parfois à l'hôpital. De 30 comptes que c'est possible et qu'il y a des médecins quand on ne s'en capa parce qu'ils trouvent leur équilibre, qui s'écoutent et c'est des gens qui m'ont un peu convaincu de faire ça et d'y croire tout en mécutant et en disant un peu non à ce qui dit ce qu'il faut faire que ça et faire des milliards de sacrifices et qu'il faut faire que de la médecine pour être à mon médecin. Pour moi parmi les qualités essentielles qu'il faut pour exercer ce métier je pense que la première c'est vraiment l'empathie. Je pense que sans empathie, en tout cas dans ma vision de la médecine et de la médecine gérgence, c'est difficile d'être un bon médecin et d'accompagner correctement les gens. Après je pense qu'il faut aussi avoir envie être motivé et un peu résilient quand même aussi. Je pense qu'il y a des moments de notre métier où faut un peu prendre sur soi et être au quai avec le fait que ça va pas. Je pense que ça va être très bien maintenant dans la manière dont on s'occupe des gens mais que ça ira mieux en fait. Je pense que la résilience c'est important aussi dans notre métier. On est aussi pas mal dans ce métier à être un peu ultra dynamique mais c'est vrai que moi c'est une qualité que j'ai et que je cajole un peu ce dynamisme et peut-être encore plus parce qu'on m'a dit qu'il fallait pas. Je pense que ça va faire l'inverse de ce qu'on me dit mais oui, dynamique c'est aussi montrer aux gens qui sont autour de nous que dans un moment de faiblesse comme aux urgences quand ils font un truc un peu banal ça peut être juste. une coupure opier ou contraire dans des moments de vie plus difficile, comme la Nose d'un cancer, la Nose d'un infarctus, d'un avessé. On garde un peu ce dynamisme et cet entrain pour la montrie, on va s'occuper de quoi. Honnêtement, à 4 heures du matin, j'ai un peu moins de dynamisme, mais je préférerais être au bord de mon lit, mais on essaye de garder le même niveau tout le temps. Alors, les conseils que je donnerai à ceux qui débutent, je pense c'est d'abord de faire confiance, je pense, et de rester soi. Je pense que c'est important de ne pas forcément toujours écouter ce que nos père nous disent. Il va nous dire qu'il faut rentrer dans un moule que l'on doit être comme ça pour être un bon médecin, que je pense qu'il faut se faire confiance et travailler. Ça, c'est sûr qu'il faut du travail, mais il faut aussi avoir envie et se faire confiance sur ce dont on est capable et la manière dont on a envie d'exercice métier-là. L'équilibre vie professionnelle et vie personnelle c'est pas forcément facile à trouver parce que dans nos études, en tout cas, les années où on passe des concours, on est obligé de faire des sacrifices si on veut mettre toutes les chances de notre côté pour pouvoir réussir le concours de médecine ou encore être le mieux classé possible pour choisir notre spécialité. Donc en fait, on est un peu conditionné à faire ces sacrifices pour la médecine. Et derrière, c'est pas forcément facile de rétroper d'aller et de se dire "Tiens, mais ce que je ne pourrais pas travailler un peu moins, pour avoir plus de temps pour aller au sport, ou faire un autre loisir". Et il y a certaines spécialités où c'est pas bien vu du tout. Enfin moi, je sais que j'ai des collègues quand ils partent le soir à 19 heures pendant leur internais. On leur dit "Oh, bah super, t'as pris ton après-midi". Donc, c'est pas forcément évident. Et je pense que au contraire, c'est important pour être épanoui, pour pouvoir montrer qu'on peut faire un métier qui est difficile ou on fait des gardes, on voit des gens qui décèdent, des maladies graves, parce que à côté, on a le temps de voir notre famille, notre amoureux ou au contraire de voir nos potes. Parce que sinon, je pense qu'on ne peut plus voir l'hôpital public ou d'un moment où même privé d'ailleurs. Je pense que j'aurais aimé qu'on me dise que c'est dur. Des fois, nous envoies vers ces études parce qu'entre guillemets, au collège ou au lycée, on a un peu des facilités. Je sais que moi à mon époque, on nous disait "Bon bah, tu feras à médecine" ou "Ou un g" ou un gros, et moi j'étais là "Bon bah, enfin géniaire, ça me bote pas trop". Donc, je vais un peu aller en fac de médecine. On n'est pas préparé des fois la difficulté de la connaissance qu'il faut apprendre ou toutes les choses qu'on doit acquérir ou même la difficulté parfois émotionnelle de la mort, de la maladie, des émotions hyper cool qu'on les passe en tout le temps. Ça, on n'y est pas préparé. C'est dur, faut s'accrocher et il faut être bien entouré. Et ça va le faire. Si j'avais dû faire un autre métier, j'aurais hésité entre deux professions différentes. Il y a professeur des écoles, parce que je pense que j'aime vraiment se côté transmettre l'importance que peut avoir le prof des écoles dans l'éducation des enfants, de la jeune population, dans les veilles de toutes ces petites choses qui sont en train de découvrir le monde. Et il y a prof de sport aussi, parce que je pense que j'ai une grande appétence pour le sport et pour l'activité physique. Et bien fait, ça peut apporter au quotidien et c'est pareil, dans le côté transmettre ça aux jeunes générations. C'est des choses qui m'aurait plus. D'ailleurs, comme. J'avais très envie de transmettre et de partager vraiment ce que c'est le métier de médecin-gendiste. Je me suis investi auprès de la société française de médecine d'urgence. Et je suis présidente. Ce n'est pas vraiment de la société de françaises de médecine d'urgence. C'est notre société savantes qui œuvre au quotidien pour la veille scientifique, les événements au quotidien, pour promouvoir la médecine d'urgence, pour faire en sorte de s'engager, pour qu'on ait des pratiques qualitatives. Et au sein de cette société, ils ont créé une branche qui est la commission jeune, où, du coup, on est 12 jeunes médecine d'urgence de toute la France. Et où on est là pour vraiment promouvoir la médecine d'urgence, pour garder nos troyes actuels sur qu'est-ce que c'est à être médecine d'urgence aujourd'hui, qu'est-ce que c'est d'avoir fait les études et à quelques années. Parce qu'en fait, pour l'histoire, la médecine d'urgence, c'est une spécialité qui est récente. La première promotion de médecins argentistes, vraiment en tant que spécialité, elle a été créée en 2017, le décret passé en 2015, le jour des attentats du Bataclan pour la petite anecdote. Et du coup, c'est une spécialité hyper récente. Avant, c'était des médecins généralistes qui faisaient un diplôme complémentaire. Maintenant, c'est reconnu comme une spécialité apparentière où on a un internaire vraiment dédié avec des stages et où on a une approche beaucoup plus spécialisée du métier d'urgence. Et moi, quand même, transmettre et quand même montrer ce que c'est d'être médecins argentistes n'est pas forcément ce qu'on voit dans aux infos ou sur les réseaux sociaux. J'avais ce souhait de m'engager au sein d'une société qui conseille, qui accompagne et qui propose du contenu qualitative. Alors, nous, les jeunes de la commission, on est surtout là pour participer tous les mois à ce qu'on appelle un mensuel où on parle d'une thématique et où on pense à poser les questions que se posent les interne, les jeunes médecins sur cette thématique-là. Pendant le congrès, on fait de l'animation et on est aussi là pour montrer qu'on peut être médecins argentistes, être jeunes conférenciés, animés une conférence sur un sujet d'experts où on se dit, on va voir que des gens de 65 ans qui font ça depuis 25 ans, non, on peut aussi être jeunes médecins argentistes. Moi, j'ai pas encore 30 ans et je participe à des conférences. Je montre qu'on peut s'investir dans la science, dans la pédagogie, l'enseignement et voilà. Devenir professionnel de la santé est une grande aventure, aussi excitante que stressante. On ne peut pas vous accompagner sur tous les fronts, mais côté assurance, les conseillers de la MACSF sont là pour vous aider à démarrer le plus sereinement possible. Retrouvez-nous sur MACSF.fr.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Révélation de la vocation médicale à travers un stage aux urgences, après avoir exploré d'autres spécialités sans succès.
  2. Formation marquée par une préférence pour la pratique clinique et les stages plutôt que la théorie, avec un intérêt pour la médecine polyvalente (pédiatrie, médecine générale).
  3. Expériences professionnelles variées incluant le SMUR, les interventions en hélicoptère, et la gestion de situations critiques, soulignant l'absence de routine.
  4. Importance de l'équipe et de l'équilibre entre urgences hospitalières et extra-hospitalières pour l'épanouissement professionnel.
  5. Moments marquants positifs (comme un accouchement inattendu ou des remerciements de patients) et difficiles (décès tragiques ou remarques décourageantes durant les études).
  6. Défis liés à la jeunesse et au genre dans un milieu parfois traditionnel, et rôle crucial du soutien psychologique pendant la formation.

Summary:

Ce témoignage retrace le parcours d'une médecin urgentiste, depuis sa découverte de la vocation lors d'un stage révélateur aux urgences, après avoir tâtonné entre différentes spécialités. Elle décrit une formation où les stages pratiques et la rencontre avec les patients l'ont bien plus motivée que l'aspect théorique. Son métier actuel, qu'elle exerce à Clermont-Ferrand, combine urgences hospitalières et interventions extra-hospitalières (SMUR, hélicoptère), offrant une grande variété sans routine.

Elle évoque les aspects gratifiants comme le sentiment d'utilité et les remerciements des patients, mais aussi les défis, tels que l'annonce de mauvaises nouvelles ou la gestion de situations traumatisantes. Le récit souligne l'importance d'une équipe bienveillante et d'un bon équilibre de vie, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées en tant que jeune femme dans ce domaine. Des anecdotes personnelles, comme un premier accouchement inattendu ou le soutien d'une psychologue durant ses études, illustrent les hauts et les bas d'une carrière qu'elle trouve profondément épanouissante.

FAQs

C'est lors d'un stage aux urgences qu'elle a eu la révélation. C'était le seul service où elle n'avait jamais envie de partir, ressentant une véritable adéquation avec ce métier.

Elle a trouvé que gérer cette adrénaline était assez intuitif pour elle. Elle compare cette sensation à celle ressentie avant une compétition sportive, comme un match de basket.

Elle apprécie particulièrement les interventions en hélicoptère, notamment pour les secours en montagne (comme le treuillage) et le fait de pouvoir couvrir un large territoire comme la chaîne des Puys.

C'est le sentiment d'utilité et d'accompagnement des patients dans des événements de vie difficiles et non choisis, comme un accident ou une maladie grave.

La formation ne prépare pas bien aux tâches administratives, à la rédaction de certains documents, et surtout à l'annonce de mauvaises nouvelles ou de décès dans des conditions souvent non idéales.

Un de ses plus beaux souvenirs est d'avoir reçu, plusieurs semaines après une prise en charge, une carte de remerciement personnelle d'une patiente, un geste qui l'a beaucoup touchée.

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