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Makis Chamalidis - Santé mentale et performance, trouver son équilibre dans le déséquilibre

95m 43s

Makis Chamalidis - Santé mentale et performance, trouver son équilibre dans le déséquilibre

Cet épisode de podcast présente une interview avec Makis Yamalidis, psychologue du sport ayant travaillé lors des Jeux de Paris. La discussion porte sur la performance mentale, définie comme l'expression du talent et la régularité dans la durée, au-delà de la simple préparation à une compétition. Il est souligné que le sport de haut niveau nécessite souvent d'accepter un certain déséquilibre, mais qu'il faut trouver un compromis pour éviter l'épuisement. Le rôle de l'entraîneur et du staff est crucial : leur posture et leur vocabulaire ont un impact mental, et ils doivent savoir adapter leur communication. Les moteurs de la réussite (comme un passé difficile ou une mission personnelle) sont explorés, tout comme l'importance d'un "pourquoi" fort pour maintenir la motivation à long terme. Enfin, l'épisode promeut un événement à venir, "Les Rencontres de la Performance", visant à rompre l'isolement des entraîneurs.

Transcription

15219 Words, 85315 Characters

French
On ne peut pas monter sur l'avers-restre en disant "Picene Love" la billet belle. Si on a tout ce qu'il faut, pourquoi se faire mal? Pourquoi pousser nos limites et après il n'y a pas que le savoir faire, il y a aussi le savoir-être. Ne venez pas à l'entraînement, venez vous entraîner. L'équilibre restera toujours fragile quand face du sport au niveau à -2. Salut et bienvenue dans Secré d'entraîner. Cette semaine, j'ai l'immense honneur de recevoir Makish Yamalidis, qui est psychologue du sport. Il fait partie des trois psychologues qui ont été missionnées pendant les géaux de Paris pour tenir la cellule de crise pour les entraîneurs et les atlets. Tu te doutes bien que si il fait partie de ces trois psychologues qui ont été choisi pour les géaux de Paris, c'est qu'il a une expérience et un savoir-faire qui est hors norme. Dans cet épisode, on va aborder les thématiques de la santé mentale du sportif, parce que c'est à la mode, mais surtout celle de l'entraîner. Il va nous donner des astuces pour savoir comment j'aurais d'entendre avec nos sportifs et avec nous-mêmes éviter le burnout, éviter les crises qu'on connaît généralement dans le cadre de l'entraînement. Et on va aussi faire un petit état des lieux du métier de coach mental, préparateur mental, psychologue du sport. Quelles sont les missions de chacun et qui est apte ou non à intervenir dans ton staff? Avant de te laisser l'épisode, j'aimerais que tu note trois dates dans ton agenda qui sont les 13, 14 et 15 mars 2016. Ça arrive, c'est GCIN 40aine de jours à l'heure où on sort l'épisode et c'est les rencontres de la performance. Alors qu'est-ce que c'est un événement qu'on a créé parce qu'on en a marre que les entraîneurs restent isolés dans leur coin et n'arriquent pas à échanger? On a créé cet événement-là qui réunit 70 intervenants plus de 200 interventions sur cinq thématiques qui sont la préparation mentale, la préparation physique, le business, parce que oui, il faut qu'on arrive à vivre dans le métier, santé, récupération et nutrition, et surtout l'entraînement méthode générale. Et ça, ça te parlera, quelque soit ton niveau, quelque soit ta discipline, tu as forcément ta place. Si l'événement t'intéresse, tu trouveras toutes les informations dans la description de cet épisode et je te conseille même d'aller mettre en pause la vidéo pour checker ces infos. Ça fait plus d'un an qu'on travaille sur le projet et sailler. On y arrive bientôt. Et pour que ça puisse y y aur, on a besoin de toi et de ta participation. Je t'en veux pas plus, je te laisse aller épisode. À tout à l'heure, salut! M'a qu'ils bonjour. Bonjour. Bienvenue dans ce créé d'entraînement. Merci. Pour ceux qui ne t'en connaîtraient pas, qui étudient? Si je suis là, c'est que j'ai envie d'échanger, de partager. Je parlais du principe qu'une expérience non transmise et d'une expérience perdue. Il y a à peu près 40 ans. 40 ans, oui. Je suis tombé sur un livre sur la psychologie du sport. J'avais 16 ans et je me t'ai dit, tiens, c'est ça que je veux faire. Et c'est ce que je fais aujourd'hui. Et entre temps, il y a plein de choses qui se sont passées. Si je suis là, c'est aussi. Parce que aujourd'hui, c'est un sujet qui monte, qui monte la préparation mentale, la performance mentale. Je pense bien de haïl a été quelques idées. Et c'est ce qu'on va faire, non? Exactement. L'objetive aujourd'hui, c'est qu'on parle un petit peu de cet aspect mentale, sans c'est large. Pour toi, c'est quoi la performance mentale? Alors, c'est vrai, on aurait pu dire préparation mentale, mais pourquoi performance mentale? Parce que la performance déjà, c'est une création. On fait jamais deux fois la même course, le même match, le même combat. Or, ce qui nous intéresse, qu'est-ce qu'il est reproductible pour être performant, mentalement? Si j'ai une définition à donner de la performance mentale, je veux dire, c'est exprimer son talent, suppression et tenir dans la durée. Pourquoi? Exprimer son talent? Parce que, n'importe quoi sur 10, on entend dans notre métier, ouais, à l'entraînement, j'arrive à m'exprimer à être performant. En compétition, c'est pas pareil. Et de temps en temps, il y a quand même pas mal d'athlètes qui arrivent une ou deux fois par an de faire leur match, de faire leur course, d'être performant, de gagner, mais souvent, c'est quand les attentes sont très très bas, souvent, c'est quand on revient de blessure ou on ne devait pas être là, ou on est mal préparé. Et ça, c'est pas pour moi le compétiteur régulier dans l'idée de exprimer mental en suppression. Il y a aussi la phrase d'après, est tenir dans la durée. Donc, pour répondre à la question, moi, mon métier, c'est ça aussi, aider les attelettes à devenir des compétiteurs plus réguliers. Et ça veut dire que les entraînements, c'est pas les mêmes quand on vient juste pour s'entraîner. C'est pas les mêmes, je pense, à Rsenbenger qui a pas mal réfléchi là-dessus. C'est pas les mêmes quand on vient juste pour progresser. Et c'est surtout pas les mêmes entraînements quand on s'entraîne pour gagner. Et je pense que c'est là où on peut avoir un impact pas que sur la tête, mais sur un staff aussi, parce qu'on gros pour revenir à la question, n'importe quel membre d'un staff travaille mentalement par sa posture, par son vocabulaire, par ses encouragements. Et parfois aussi, dans l'autre sens, par sa critique, par trop d'exigence, par des maladresses. Donc, je pense qu'on a tous une responsabilité, trouver la bonne distance avec les gens avec qui on travaille, parce que parfois on est trop loin, parfois on est trop proche. Et ça fait partie aussi de ce métier-là, de partager et d'aider aussi les autres intervenants pour que chacun soit à sa place. J'aime beaucoup cette notion de durée, parce que c'est quelque chose qu'on oublie régulièrement quand on est en train d'or. On pense à la compétition d'après. Mais on ne pense pas forcément à un projet global de carrière. Quel est la différence entre penser à la compétition d'après et penser à tous pour ouvrir là dans la mise en nave. Je trouve, c'est un peu comme avec le climat, avoir la vue du long terme, c'est aussi pour voir baliser le chemin, savoir qu'est-ce que c'est qu'une carrière durable, qu'est-ce que c'est qu'une performance durable. Et c'est là où on est déjà au croisement entre la performance mentale et la santé mentale, qu'est-ce qu'on a besoin pour durer sans se cramer. Or, évidemment, la prochaine compétition est importante, mais est-ce que c'est la plus importante, tout dépend du calendrier, évidemment, des enjeux. Mais si on veut rester en bonne intégrative physique et mentale, ça devient, j'ai envie de dire, très complexe. Et cette complexité-là, on ne peut pas la bafouer. Il faut la respecter et il faut, au mieux, essayer de traquer la performance et c'est un travail finalement d'équipe. Je reviens sur ton propos de. Un peu d'équilibre, de préserver la santé mentale et physique. Aujourd'hui, le sport de haut niveau a tellement monté de niveau, sans vous la faire de pénazme, est-ce que aujourd'hui, c'est possible de tenir cette équilibre-là? Pour moi, un sport de haut niveau, j'ai l'impression que c'est un peu une forme de déséquilibre, que ce soit mentale ou physique. Pour moi, est-ce que tu maintiens ce niveau-là, et est-ce que c'est faisable? L'équilibre restre à toujours fragile, qu'en face du sport de haut niveau, à moins de rester dans sa zone de confort, comme on dit, mais que ça veut dire quoi, rester dans sa zone de confort, ne pas prendre des risques. Rester là où on est, ne pas être ambitieux. Tout dépend des objectifs finalement. Si on a des objectifs élevés, ça reste une aventure et une aventure par définition. On ne connaît pas, on ne connaît pas, le résultat en amont. Donc, c'est aussi gestion de l'imprévue de l'insertitude. J'ai envie de dire, c'est trop facile de dire, "Ouais, il faut être bien dans sa tête ou chercher le bien-être pour être performant." Pourquoi? Parce que évidemment, c'est important d'être bien. Mais que doivent dire tous ces gens qui sont au mission, qui sont obsédés, qui sont des extrémistes, qui le montaient sur l'éverrest. On ne peut pas monter sur l'éverrest, on dit "en piscène l'oeuvre, la vie é belle", il faut quand même être investi d'une mission, être habité, être bien équipé, être bien préparé, avoir le souci du détail et souffrir. Donc, j'ai plus ton envie de dire, essayant effectivement de trouver un peu plus d'équilibre dans ce déséquilibre qui est le sport et encore plus le sport de haut, bord de très haut niveau, parce que, faut savoir on met les pieds. Et je suis le premier à dire que oui, il faut un équilibre dans son quotidien. Mais le sport, il est là aussi pour nous sortir de cette équilibre là, et c'est là où on doit trouver le bon compromis entre tout donner, être obsédé, et en même temps, pouvoir compartimenter, quand je rentre chez moi, pouvoir souffler, récupérer. Je presse qu'on veut dire récupérer émotionnellement. Ça, je pensais un sujet qui arrive sur la table, qu'il faut traiter aussi, la précompetition, la précarrière, ça c'est des sujets d'entendre parler de plus en plus d'ailleurs. Ça se lève un million de questions dont je vais essayer de le prendre dans l'ordre. Tu parles de sportifs de haut niveau qui, qui ont souvent un mission, donc en moins une vision qu'ils obsèdent. Est-ce que c'est quelque chose. Parce que j'avais fait ce constat là quand je suis sur le Paul François en judo. Je vois avec les jeunes qui étaient un peu en mission, dans des 16-17-18 ans. C'est généralement ce qui m'ont été appréhents suite sur l'inception, C'était l'objectif de les envoyer sur l'in-sapp. Certains sont aujourd'hui championlés en pique. Et je me dis, puis il y avait déjà cette flamme là à l'époque. Est-ce que c'est quelque chose qu'on peut inculquer ou c'est quasiment iné? J'ai envie de dire les deux. J'ai deux exemples. Il y a très longtemps, dans les années 2000, on était avec mon ami François Ducaisse, en mission, dans les poules, en île de France, et un jour on arrive à l'insep. À l'époque, il y avait encore les classes avec tous les jeunes, les gymnastes, les judo-cales et basket-heures, et on avait fait un atelier sur l'identité. Et la question, c'était, c'est quoi ton truc? Pour sensibiliser les jeunes déjà à l'idée de se forger une identité forte. C'est quoi ton truc? Il y avait un jeune qui s'élevé, il avait 13 ans, il faisait déjà un mètre 90, et lui il s'est mis de bouts, il a dit, "moi, je ne recule jamais." Et vous avez compris, il s'était d'hérynaire. Pourquoi? Parce qu'il avait déjà quelque chose, qu'on pouvait voir à l'œil nu. Et d'un autre côté, qu'est-ce qu'il faut dire, des enthrigu mètre, des deuxième couteaux, qu'on met vite de côté, parce qu'il est trop si, ou pas assez ça. Nous, on a toujours défendu l'idée que certains deuxième couteau peuvent devenir des champions. Et on l'a vu encore récemment avec Vacherot en tennis. Il y a plein d'exemples comme ça. Qu'est-ce qui fait qu'un jour, on va éclore? Est-ce que c'est la maturité? Est-ce que j'ai développé mon intelligence? Est-ce que je suis mieux entouré? Est-ce que mon projet est plus clair? Il n'est sûrement il y a quelque chose, mais le contexte, on joue beaucoup, est-ce que Jocovic, il n'y avait pas la guerre dans son pays, il aurait eu la même mission, le même pourquoi? Donc je pense que dans une ville, il peut se passer plein de choses. Maintenant, il y a sûrement plusieurs catégories aussi de champions, de sportifs, notamment sur la capacité d'apprendre. Là aussi, je pense que c'est un sujet intéressant. On voit souvent des atletes. Il faut leur dire les choses. Si on leur dit pas le lendemain, ça se perd. Et de temps en temps, il y en a certains qui ont appris à prendre. Quand il voit un truc qui est bon pour eux, il n'en seulement le prenne, il applique, mais surtout, il ne le lâche pas. Et parfois, on voit chez des sportifs, il y a un truc, il y a deux ans, mais on ne le fait plus. Voilà, il y a vraiment un besoin, dans cette idée, d'être dedans, d'être en mission, de ne rien lâcher. Et ne rien lâcher, c'est pas que pendant une compétition, c'est aussi, dans son entourage, c'est quelqu'un me fait du bien. Je le garde, je le traite bien. Et quand quelqu'un n'est pas bon pour moi, je trouve la bonne distance. Donc il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu, c'est aussi pour ça que tout le monde peut pas réussir, sinon ça sera trop facile. Personne n'a réussi, il y a du coup. Alors, je suis curé d'avoir son avis là-dessus, pour bongeur sur ce que je suis utilisé. Moi, le conseil que j'ai fait, c'est qu'il y avait beaucoup de jeunes dans l'espoir de combat, de manière très générale. Mais c'est des personnes qui n'avaient rien, ou qu'avaient un contexte familial désastreux, qui finalement réussissait, parce qu'ils s'accrochaient aux sports, et que c'était leur seul moyen de s'évader. Est-ce qu'il y a vraiment besoin de ça pour réussir, ou est-ce que quelqu'un de très équilibré à la base dans son enfance tout allait bien ça, peut aussi réussir à au niveau. C'est un peu ce problème dans l'enfance d'un adolescent. C'est-ce que c'est un moteur très puissant pour aller pousser la machine un peu plus loin que les autres. Aujourd'hui, on parle beaucoup de la résilience, de cette capacité-là, de s'accrocher, après avoir vécu des choses difficiles, voire traumatiques. Moi, je me rappelle, au début des années 90, je l'avais rencontré une cinquantaine de champions qui venait d'arrêter leur carrière. C'était ma thèse de Dr. R. à l'époque, et une de ces personnes, c'était Yannick Noah, qui me disait, "On ne peut pas faire du tennis de haut niveau, si on n'a pas connu dans sa vie des carrences, des carrences affectives, matérielles." C'est vrai, ça joue, mais on n'a pas besoin non plus de venir dans l'bat ou de manquer quelque chose, si on a une bonne raison pour réussir. On a connu aussi des sportifs qui manquaient, alors on ne peut pas être à leur place, mais on a vu des fils de mille honnères réussir. Je pense à un dirodique dans le tennis, mais sûrement, il manquait quelque chose. Est-ce que c'est une réparation? Est-ce que c'est une mission? Si on regarde bien les biographies des grands, des grands artistes, des grands entrepreneurs, des grands sportifs, il y a toujours un moment où on bascule, il y a toujours un moment où il a soit du plus jamais ça. Maintenant, je vais vous montrer qui je suis, une forme d'affirmation, mais aussi une forme de quête qui par moment peut devenir obsessionnelle. On peut aussi se poser la question autrement. Pourquoi pousser nos limites? C'est pour ça que je dis, il faut une bonne raison. Et cette raison, elle est tellement multifactorial que si on connaît pas bien la personne, parfois on sait pas. Alors, je disais, Jokovic, il a connu la guerre, est-ce que c'est vraiment ça? Ou est-ce qu'il n'y a pas autre chose? Ça peut trop s'y en mélange de quelque chose. On se rappelle d'agassie qui disait, "J'ai jamais aimé le tennis, mais finalement, je suis devenu champion." Ça va plus loin que ça. Mais c'est vrai, quand on côtoit ces gens-là et on n'a pas non plus tout le temps accès à leur motivation profonde, en fonction de s'ils comprennent les choses, s'ils veulent partager, s'ils se lâchent, s'ils vaut fonds confiance. Mais plus on l'éconnait, mieux, en comprend aussi pourquoi ils sont arrivés-là et aussi qu'elles et eux aussi leur margent pour la suite. Pour finir, je me rappelle de sportif qui avait perdu le goût. Pourquoi? Parce qu'ils avaient pu satisfaire leur pourquoi. Des gens qui, dans leur mission, étaient de mettre leur famille à l'abri. Le jour où c'était le cas, pourquoi continuer? Il faut trouver un autre pourquoi, et certains étaient le cas. Ils l'avent le pied et disent, "C'est bon, il n'y a pas de problème avec ça." J'étais en lien d'épisode avec Francis Cadosé et justement, j'ai eu que moi, quand j'étais plus jeune, je me suis fait la compétence judo et du jour où j'ai réglé mes problèmes persos, ma famille, etc. Je me suis retrouvée à me dire pourquoi je fais ça en fait. Je suis passé en traineur parce que j'adore toujours passionner pour mon sport, etc. Mais j'avais plus ce pourquoi et je le retrouvais chez des sportifs que j'ai pu entraîner par la suite. Donc, ta mission a la compie. En tout cas, je suis en train d'enpassation au niveau, pour voir au niveau. Mais humainement, je ne me voyais pas l'art gérant, mais il faut que tu continues parce qu'il y avait un vrai talent. C'est clair. Mais si ton objectif de vie a évolué, pour moi, c'était OK avec ça. Est-ce que le rôle du coach s'il a analysé et compris un petit peu les leviers de motivation et probablement de trauma qui a derrière? Est-ce que lui va tirer dessus pour les utiliser? Ou est-ce qu'il doit au contraire accompagner le humain d'air sportif pour les régler? Déjà être coach, c'est peut-être un des métiers les plus difficiles. Comme dans mon métier, on ne peut pas appeler à tout le monde. Quand on est par exemple dans un sport collectif, l'entraîneur, il n'a pas été choisi par tous les joueurs. Donc, il ne peut pas avoir la même relation avec les uns et les autres. Mais c'est aussi pour ça que j'ai parlé du travail en équipe parfois, même dans mon métier. Après, je reviens à la question. J'ai pas toujours accès à tel ou tel personne. Actuellement, je travaille dans un club de foot avec 18 nationalités. Et chacun, son éducation, sa culture, ses fringues, ses accélérateurs. Et il y a des moments où un kiné, un préparateur physique, un médecin, un entraîneur, un peu de log, et mieux placer que moi pour faire passer un cap ou pour être à l'écoute. Et l'entraîneur, je reviens à la question, il est aussi un peu là dedans. Il ne peut pas tout faire. Il doit, par moment, passer par d'autres voix, trouver le bon endroit, le bon moment aussi pour questionner, faire passer un message. Et si il est tout seul, alors si c'est une relation dans un sport individuel, c'est encore différent parce qu'on passe beaucoup de temps ensemble. Mais il y a des moments où notre parole va être usée. Il va être usée. Je me rappelle de cet entraîneur de tennis, qui avait tendance à encourager sans joueur avec le fameux "Allez, allez, allez". Jusqu'au moment où ce joueur a mandat, il s'arrête entre deux points, et il regarde le coach, il lui dit, "Mais allez où?" sous-entendu. Ce que tu me dis, ça ne me parle plus. Il faut que tu trouves autre chose. Et c'est là où, réside aussi cette difficulté de l'entraîneur, de se remettre en question, de trouver le mot juste, parce qu'on passe tellement de temps dans le sport, dans la performance à la être précis sur le geste, sur la bioméca, sur tout. Mais pendant des années, en termes de vocabulaire, on était restés sur quoi, fait-toi plaisir, quand c'entre toi et confiance. Et ça ne parle pas à tout le monde. Donc aujourd'hui, il y a de plus en plus d'entraîneurs aussi qui l'èvent la tête, qui disent, "Attends, ça ne marche plus. Comment je peux faire?" Des entraîneurs qui se forment, qui se forment aux coachings mentales, qui listent des bouquins, qui cultive aussi un vocabulaire. Or chez les artistes, c'est un peu différent. Les artistes et les manteurs en scène, ils sont nourris par des textes, des comédients, dans le théâtre. Donc ils ont peut-être un répertoire qui permet d'appuyer sur des points très sensibles et de créer quelque chose. Et je pense que ça aussi, c'est un des sujets qui va évoluer dans les années à venir. La recherche pas seulement du geste juste, mais aussi du mot juste et surtout au bon moment, au bon endroit. Ça, je suis 100% d'accord. En judon, on le voit beaucoup. Tu as des moments les archétiques du coach qui eut, le excès nerf qui tremble et qui touche, et l'autre qui est posé, qui donne 3-4 consignes qui sont appliquées, qui sont trois points le sportif, parce que 3-4 mots, c'est appliquable, on comprend. Mais justement, j'ai passé tellement de moments avec des sportifs qui me parlaient de ces moments-là, où est-ce que, dit mon coach, ça ne me parle pas, il ne me comprend pas, il ne m'écoute pas, où c'est toujours pareil. Évidemment, à ce moment-là, qu'est-ce que l'on veut de leur dire, par l'usant, mais il en faut aussi deux personnes qui regardent dans la même direction. Je pense qu'aujourd'hui, les dinosaures parmi les entraîneurs, cette génération qui en train de finalement de commencer à disparaître, c'était des très bonnes éducateurs, mais certains vissant en eux de la psychologie, mais souvent, c'était très technique aussi. C'est aussi ça, la culture française. On est beaucoup sur le savoir-faire, sur la technicité. Et ça commence maintenant, on est de plus en plus sur la relation. Qu'est-ce que cette atlette a besoin pour réussir, contrairement à l'autre qui s'entraîne à côté de lui? Le même message a une époque, en s'omocquée des méjacquers, quand ils l'ont individualisé, son discours, c'est devenu l'éclixé de l'étangeux et compagnie, mais il avait déjà compris qu'on ne peut pas parler de la même manière à tous les gens, et il faut aussi faire cet effort-là. Et parfois, je vois que ce n'est pas encore ça, même si, comme je disais, les entraîneurs aujourd'hui continuent à se former, mais on ne peut plus fonctionner comme il y a 20 ou 30 ans, ça, c'est sûr. Donc on ne va pas les mêmes résultats. Tout d'alors, tu parlais de la précarrière et de l'identité, parce qu'il me reste beaucoup. On voit souvent des dames post-carrières. Je pense à une championne olympique en judo a Rio, et qui, derrière, suivi aux dépression, c'est pas un chaosolet, clairement. Comment est-ce que tu es spic, c'est calable, parce que pourtant, championne olympique, est-ce que c'est une crise identitaire qui je suis maintenant que j'ai réussi l'objectif, ou qu'est-ce qui se passe dans ces calates quand il y a une crise en fin de carrière? - Déjà, ça pose une première question. Est-ce qu'on est préparé à changer de statut avant de parler d'être champion olympique, de finir sa carrière? Dans une carrière, il y a pas mal de moments de transition. Le passage du club, pour aller en peaule, pour certains, de juniors à Seigneur, et à chaque fois, il y a pas une perte d'identité, ça peut être le cas, mais il y a un nouveau statut qu'il faut aussi savoir porter sur ces épaules. Dans l'an-bal, le jeune de 15 ans qui entre en peaule et sport dans sa région, le week-end, il rentre quand même dans son club avec une éthiquette, joueur de peaule, donc les attentes sont plus élevés. Et si lui, il n'est pas prêt à porter ce poids ou porter cette statue, il peut subir, il peut être s'écraser. Et je pense que c'est là où on doit déjà les accompagner, on doit les accompagner aussi quand ils sont par ailleurs de blessures avec tout ce que cela implique. Et quand on arrive à être champion, l'exemple c'est quoi, champion olympique, qui peut dire, "Oh, moi, j'étais prêt, à tout ce qu'il y a, les suivre après, les conséquences d'un changement de statut, et là, il y a de l'incertitude, du nouveau, de l'imprévu, tout dépend déjà si nous on a les épaules, mais aussi par qui on est entourés. Et comment on peut se positionner, donc, sa maman, et on peut en parler un peu plus tard, mais à l'idée, déjà, de tester avant de réussir ou d'échouer, mais de tester la solidité d'un projet. Si les bases sont solides, après, ça sera peut-être plus simple de gérer ces moments de transition. Or, si les bases sont fragiles, le premier décalage, au premier imprévu, ça peut remettre en question pas mal de choses. Maintenant, on a parlé aussi des Jeux olympiques. Qu'est-ce que c'est la période post-olympique, l'année post-olympique, qui est souvent une année de compression, en la vue dans un cas extrême, quand on est passé des jeux de Tokyo, sans public, loin de la France, à Paris, la grande fête à domicile. On est gagnés ou échoués. On sait que c'était une occasion en or pour en faire quelque chose, pour, dans les disciplines, nous en médiatiser, capitaliser, créer quelque chose. Donc, on a vu aussi, suite à ces jeux, pas mal de sportifs qui avaient mal vécu, pas seulement les jeux en eux, mais aussi la période de décompression, ou là, on a besoin d'être accompagné, on le voit maintenant, c'était à peine anticipé, parce qu'on a mis beaucoup le poids sur la préparation avant les jeux, mais après, les sentiments de déception, de culpabilité, de forits, de comprendre ce qui se passe, je pensais bien d'avoir un espace, où on peut s'exprimer, plutôt que de s'isoler. Je dirais juste une chose, le blouse post-olympique, pour moi, c'est quelque chose de naturel, de normale. Si on plonge pas, c'est qu'on n'a pas vécu grand chose, donc c'est un peu normal, et c'est pareil pour la retraite sportive, si, à la fin d'une carrière, on continue comme si de rien n'on était, ça veut dire, c'était. Il serait rien passé, parce qu'il faut aussi, on parle de deuil, mais c'est une belle idée, idée le deuil, oui, mais dans la réalité, ça prend du temps. Ça prend du temps, et c'est là où le projet post-sportif doit se préparer déjà avant. Mais c'est tellement complexe, j'ai envie de dire, chacun le vit à sa manière, je veux juste dire que c'est pas un problème, si pendant deux, trois mois, après les jeux ou après la fin de sa carrière, on n'est pas bien. Ça, ça on fait partie, mais c'est justement là où on doit pas s'isoler, on doit pas rester enfermé avec les volets fermés et rester avec les chips sur son canapé. Quand tu parles d'accompagner le sportif, c'est vraiment par la psychologie ou par d'autres méthodes. Là, je dirais que c'est bien d'avoir quelqu'un qui connaît bien l'être humain dans sa complexité par un psychologue qui connaît aussi le milieu sportif, faire de la prépama mental, en fin de carrière, on peut avoir accès à certaines techniques, évidemment, mais je pense, ça mérite une vraie prise en charge aussi pour maintenir sauf cardé à minimum de santé mentale. Et si les jeunes, par exemple, tu sais, tu es l'exemple du jeune de Paul qui rendant son club et qu'il faut qu'on va venir, pareil, c'est plus il y a la préparation mental ou plus la psychologie. Ça, c'est une question qui est centrale parce qu'aujourd'hui, quand on dit préparation mental, performance mental, comment ça marche par qui le faire faire. Si moi, je suis aujourd'hui un entraîneur ou un club, ou un pôle ou une fédération, comment je vais choisir un intervenant? Quelles sont les critères qui font que. Je prends celui-là parce que ça marche bien dans avec ce qu'il fait, ou parce qu'il n'est pas cher, ou parce qu'il habita côté, ou parce qu'il a du succès, ou parce que. Moi, je pense qu'il faut aller sur des critères très objectifs, à quelle est sa formation? Est-ce qu'il a des diplômes? Ou est-ce qu'il a fait une formation vite fait pendant le Covid, Bim Bamboum? Et après, il n'y a pas que le savoir faire. Il y a aussi le savoir être, Est-ce qu'il sait travailler? travaillé en équipe, est-ce qu'il sait voyager? Ça veut dire quoi? Restez à sa place. Aujourd'hui, on est bombardés avec des informations, il y a les réseaux. C'est normal que chacun a besoin aussi de reconnaissance. Mais on voit surtout beaucoup de personnes être fiers d'accompagner telle personne, d'être sur les photos. Et pourquoi pas? J'ai juste envie de dire le sportif aussi. Il a envie d'être fière de son accompagnateur, de trouver la bonne distance. Et pour faire ça, il faut aussi avoir pu faire un travail sur soi-même. C'est pour ça que je dis, dans la plupart des cas, les psy, ils font leur thérapie ou leur psychanalyse. Pourquoi faire pour mieux se connaître, pour mieux forger son cadre, mais aussi pour pouvoir rester à sa place. Et c'est un peu les retours qu'on a eu tout au début quand la préparation mentale arrivée dans les années 80-90, beaucoup de dirigeants et d'entraîneurs étaient un peu découragés, parce qu'ils disaient que les psy, les préparateurs montent haut, ils en font trop, ils sont un peu partout, parfois dans la toute puissance. Mais aujourd'hui, je pense que c'est important de savoir qui fait quoi. C'est important de tester, de challenger, quand vous avez face de vous quelqu'un. Les grandes clubs de foot, quand ils cherchent un psychologue ou un préparateur mental, ils ont des centaines de CV sur la table. Donc qui va faire la différence selon quel critère. Et je pense qu'il faut trouver le bon mélange entre le savoir-faire et le savoir-être. Pour toi, c'est utile aussi que l'entraîneur ou le staff de manière générale qui va suivre en psychologie et se travailler comme un psychologue qui peut le faire avec sa psychanalyse. Est-ce que ça va être utile pour un coach de le faire aussi pour être un meilleur entrainant? Déjà, pourquoi les psy se font superviser? Pourquoi nous, on a besoin aussi un espace, une personne qui a de l'expérience qui peut comprendre ce qu'on vit, parce qu'on a besoin d'évacuer. Il y a des moments où on dit que je ne comprends pas pourquoi ça ne marche pas. Pourquoi je suis limitée? Qu'est-ce qui coince? L'entraîneur, il est par définition souvent seule, parce qu'il a des responsabilités, parce qu'il a la pression des résultats et il a aussi envie de se protéger. Même si aujourd'hui il y a une vraie tendance chez les entraîneurs de se faire accompagner à leur tour. Je pense assez utile. Et c'est là où il a besoin de quelqu'un qui reste à sa place, qui s'est resté discret, j'ai bien géré la confidentialité. Mais aussi, il lui a porté quelque chose à miroir, des idées. Et je pense que ces gens-là sont très importants pour un entraîneur. Jusqu'à il y a encore peu de temps, comme je disais, il géré sa seule, ou peut-être avec un adjoint, et encore, ou avec sa femme, on est pout. Mais il y a des professionnels qui sont de plus en plus compétents pour gérer ça. Tout d'ailleurs, on va aller de vos g-sportifs, pour les adlettes de haut niveau ou pas d'ailleurs. Pour toi, qu'est-ce qu'on doit regarder dans ce projet, comment est-ce qu'on met en place, comme ça ce structure? Bah, je presque envie de dire, il y a une partie, on va l'appeler macro, et une partie micro, je m'explique. Macron, pour moi, c'est déjà faire une petite radio du projet, parce qu'on va regarder un, les motivations, si possible, les motivations profondes, le pourquoi? Pourquoi cette adlette veut aller loin? Parce que c'est tellement facile de dire, je veux être numéraim mondial. Mais derrière, ça s'arrête souvent-là, de voir la force de la motivation. De deux, j'ai envie de dire, et ça, dans les années à venir, ça va devenir un grand sujet, la gestion de l'entourage. Vous pouvez avoir le meilleur entraîneur du monde, vous rentrez chez vous et votre père se prend pour l'entraîneur. Vous êtes déjà en conflit, vous êtes iraillé, vous êtes entre deux, les choses sont pas claires. Et qui peut dire à 15 ans, même à 25 ou à 35, papa achet à d'or, mais t'es pas mon entraîneur. C'est un vrai conflit intérieur. Donc, j'ai envie de dire, pourquoi? De. Pourquoi solide? Deux, un entourage qui tient la route. Et trois, cette capacité de baliser son chemin, d'avancer, d'accepter qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, de développer son savoir-direment, parce que plus on monte, plus on est sollicités, plus on a besoin de créer un espace. Et j'ai l'aveu, quand je travaillais par exemple, pendant les tournois de Roland Garros, pendant longtemps, l'importance de tracer sa route pendant le tournoi, si on s'arrête pour dire bonjour, tiens, salut, tu te rappelle, je t'avais entraîné il y a 5 ans. Oui, mais c'est pas le moment, il y a un temps pour tout. Et il faut accepter qu'à ce moment-là, quand on dit, désolé, là, je peux pas, que on fasse, ça va être déçu, que plus tard, les haters, les gens qui font les commentaires sur les réseaux, justement, comment baliser son chemin. Et tout le monde n'est pas fait pour ça. Il y a des gens qui sont trop gentils, c'est bien d'être gentil, mais si on veut aller loin, il faut aussi savoir qui est qui, et il y a des moments, on ne peut pas s'arrêter toutes les deux minutes pour faire une pause pour sortir de son chemin. Il est déjà tellement parcémé, dans le bus chez Dopp, ça, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde. Ça, c'est la partie macro. Pourquoi très fort un entourage qui tient la route, chacun à sa place, et ma capacité de baliser le chemin? Et après, la partie micro, elle va être autant plus optimisée si la partie macro est bien stable. C'est toutes les techniques, comme la respiration, la méditation, la visualisation, qu'on peut utiliser pour optimiser des capacités, des habilités mentales. Mais si je sais pas pourquoi je fais ce sport, si mon père se prend pour l'entraîneur, et si, j'arrive pas à dire non, tout ce que je vais faire, toutes les techniques que je vais appliquer, ils vont être élimites. C'est pour ça que je dis priorisant et rarchisant, regardant d'abord la solitude du projet, et pour moi, ça, c'est plus la partie du psychologue, avant d'aller vers des techniques de préparation mentale, un peu plus classique, et pourquoi pas travailler ensemble avec, entre un psychologue et un préparateur mental, après, il y a des psychologues qui sont formées aussi pour faire de la prépamentale. Mais, j'ai envie de dire, le prépare mental de base, si il n'a pas fait sans cursus de psychie, il y a des moments où, peut-être, il lui manque quelques compétences. Je parlais aussi avec le coach, qui va avoir ces mêmes problématiques-là. On voit beaucoup d'entraîneurs de clubs qui essayent de capitaliser, de garder des sportifs qui fonctionnent bien en composition. Il faut dire, moi, j'ai atteint malinite, il faut qu'il y ait à tel endroit, qu'il n'y ait pas quelqu'un d'autre, si on ne sait pas qui, pour pouvoir progresser plus. Et en fait, c'est souvent des structures pour l'esportif. Donc, comment est-ce que un entraîneur se reconnaît dans cette situation, qui peut faire pour essayer de lâcher prise? Ce n'est pas forcément évident. Chaque entraîneur est là aussi son réseau. Mais avant son réseau, il a aussi ces convictions, ces traditions, son éducation à lui, ou à elle. C'est comme un joueur qui dribble, si il ne l'ève pas la tête de temps en temps, il oublie la Big Picture et l'entraîneur. Il peut faire plein de choses, mais il y a un moment où il doit aussi déléguer et pour ça, il faut savoir comment, à qui, quelle est le meilleur moment pour dire là, ça ne dépasse mes compétences, je besoin d'aide, vers qui je me tourne. Parce que l'entraîneur, je considère toujours que c'est la première personne à intervenir sur le mental, parce qu'il est là au quotidien, des gens comme moi, on est pas là au quotidien, par sa posture, par son vocabulaire, par sa manière de transmettre de la confiance ou parfois d'enlever de la confiance, mais toujours est-il qu'il peut pas tout faire, il peut pas être nutritionniste, podologue, biomécanicien et préparateur physique, au kiné, au médecin. Donc son réseau, et je pense à l'entraîneur de haut niveau, doit savoir vers qui se tourner et à quel moment comme un cher deurchestre justement, pour dire là, je sais pas moi qui va jouer le violent, je vais déléguer ça à quelqu'un qui sait faire, ça mieux que moi, encore faut-il avoir cette ouverture et aussi avoir trouvé les bonnes intervenants. - Oui. - Est-ce que c'est pas un avut de fêblaise de reconnaître ces limites? - Pour certains, c'est un avut de fêblaise. Pour d'autres, c'est justement une manière d'avancer dans l'habit et de savoir son touré. Je disais que c'est un sujet qui, pour moi, va prendre beaucoup, beaucoup d'espace, on en parle de plus en plus. L'entourage, c'est quand même ça qui nous aide à nous ressourcer, mais ça peut aussi nous pomper beaucoup d'énergie. Je pose. souvent cette question, qui sont les gens qui te donnent de l'énergie, qui sont les gens qui te poment de l'énergie, souvent c'est la même personne, avec une collègue Marie de Seigne qui a beaucoup travaillé sur le management d'énergie. On a profondi cet ématique chez l'esportif. Et quand c'est la même personne qui me donne et qui me pompe de l'énergie, c'est à moi de décider à quel moment je vais passer du temps avec elle, à quel moment je vais la mettre à distance. Est-ce que c'est un parent, est-ce que c'est un camarade avec qui je partage la chambre en déplacement, est-ce que c'est un membre du staff, mais on est déjà dans l'affirmation d'identité. Je sais ce qui est bien pour moi, je sais comment avancer. Et l'énergie, on en a tellement besoin pour aller loin. Donc on est déjà très avancé sur la médecine, la diéologie, une nutrition, pardon. Mais sur l'agestion d'énergie, je pense même à la fin d'une compétition, à la fin d'amage ou d'une course qui finit le soir. On se couche pas une heure plus tard, on reste encore pendant des heures et des heures. Mais si on est joueurs de footes et on a joué le mercredi soir, mais le samedi, on a un autre match, les deux heures de plus ou deux mois de sommet, elles peuvent avoir un impact sur la performance, et sur la récup, donc en travail, et aussi sur la récupération émotionnelle et physique après l'émage. Qu'est-ce qui fait que je vais pouvoir acter, clôturer la dernière compétition avant de me préparer pour la prochaine, qu'en soit membre du staff ou à tel être, et je pense que là-dessus, on a encore plein de choses à apprendre. C'est pour gérer cette fatigue mentale, une fatigue émotionnelle. C'est quoi ces des choses qu'on en place en amont et que le sportifreau produit seul? - On fonctionne de la discipline sportive, du contexte, du staff. Je pense qu'une identité forte c'est aussi des règles de vie, c'est aussi des process que l'on a mis en place, qu'on a anticipé, mais qu'on a aussi validé par les atlettes. Le but ne sait pas de leur dire, il faut faire ça. Il faut aussi voir d'où vient ces atlettes, quels sont leurs habitudes, culinaires, dans le sommeil, dans la manière de communiquer. Et aussi de savoir ce qui se passe non seulement après une compète, mais aussi pendant et avant. Moi, je vais des atlettes, qui le jour d'une grosse compétition, ils étaient tellement préoccupés par, "J'ai pas encore trouvé les places pour telle personne, où je dois envoyer de l'argent à quelqu'un dans mon bled." Et ça, si on dépense toute cette énergie, elle va nous manquer à mon donner. Donc, avant, pendant et après, il y a des règles de vie à mettre en place, il y a sûrement des moments forts et des moments faibles aussi à organiser. Et il faut aller un peu plus loin que juste faire la sieste avant le combat plus complexe. Comment arrive à justifier que certains sportifs arrivent à se mettre malgré tous ces problématiques en dehors, quand ils arrivent sur le terrain, si ils sont dans leur but, ils arrivent plus à penser à rien, alors que d'autres, ça va les perturber énormément. On voit des joueurs de fitness qui interagissent beaucoup avec le public et d'autres qui ne entendent même pas. Comment est-ce que tu l'expliques, c'est du travail qui est fait à l'entraînement ou avec des coachs, si il y a un peu une idée, comment ça se passe? -On est dans la performance, dans le sens large, et dans la capacité de compartimenter. C'est-à-dire. T'as donné l'exemple du tennis, entre deux points, on a quoi? On a 20 secondes pour faire quoi? Finalement, pour clôturer le dernier point, pour évacuer si on est frustré et après repartir. C'est aussi une manière de dire que j'ai un point de nos retours, à partir duquel, tout ce qui y avait avancé, ça ne compte plus. Une erreur que j'ai fait, quelque chose qui ne s'est pas bien passé. Il y avait un joueur qui faisait ça très bien en tennis, ça plait à en dimmerer, qui pouvait être vraiment toxique, négatif, insulté les gens dans son box. Mais il y avait un moment un peu symbolique, au moment, il prenait la serviette pour s'essuyer, parfois il se touchait même pas. Au moment, il lâchait la serviette. C'était une autre personne. Il était positif, banlé engage du corps. Donc, c'est presque une mise en scène, ce moment-là, où on peut passer à autre chose, là ou d'autres vents, vont sûrement être plus dans cette émouragie. Un mec comme Jokovic, il peut casser sa raccette, parce qu'il n'a fait les pas contents, il a fait une faute, mais 30 secondes plus tard, il peut servir à nays, parce qu'il a clôturé. Et après, il y a des joueurs, ils ne savent pas réduire ce temps de crise. Ils vont rester négatifs, traîner, se plaindre, chercher des excuses. Donc, ça, c'est quelque chose qu'on peut apprendre. Mais, c'est un travail très discipliné aussi, mais c'est aussi surtout respecter l'écode du sport que chaque balle compte. Mais, ça commence déjà par exemple à l'entraînement, pas de ballons ou balles dans la poubelle. Chaque geste compte. Et ça, ça nous amène aussi à qu'est-ce que c'est qu'un bon entraînement sur le plan mental. Cette entraîneur d'attlet, faire non hâtebise, qui disait justement à ces attlettes, ne venez pas à l'entraînement, venez vous entraîner. Une fois qu'on a dit ça, on a compris, il y a quelque chose que j'aime beaucoup regarder. C'est les quelques minutes avant l'entraînement que faire un attlete. Est-ce qu'il attend que ça commence? Où est-ce qu'il se prépare? Est-ce qu'il se prépare avec un objectif personnel et pas que réciter la leçon? Est-ce qu'il a une mise en condition, une routine? Et aussi, ce qu'il peut mettre de l'intensité dès le début. Et pas à tendre que ça vient progressivement. Et je pense que c'est aussi une manière de bien démarrer sa compétition, sa course en combat, son match, pour être à un temps dès le début, mais ça se travaille déjà à l'entraînement. Je suis complètement d'accord. Moi, j'ai mis bien observé quand je fais des exercices d'aller retour à une différence de malectricité, qui fait le pas de plus et qui fait le pas de moins. Quand je observe ça, il est presque une cartographie mentale de la personne que tu as en face de ton et tu retrouves, que ça soit dans les combat dans l'image. Exactement, cette même chose-là, celui qui va faire le retour défensif de plus, généralement, c'est celui qui faisait un pas de plus sur ces allées retours. Et j'avais ce discours où j'as cité énormément sur l'importance des dernières secondes. Je serai continuer à négdote, mais sur le Paul France de judo, la première année où j'y suis, la Stélecté Champ-Franat France cadée. C'était les plus jeunes du Paul France qu'on avait. Et sur tous les circuits de prépafysique que je leur faisais, je suis beaucoup de circuit à l'époque. Je vois y certain qu'il a été de deux secondes avant la fin, qui commencent à deux secondes après le suffit de départ. J'aurais vu mes deux secondes en judo. C'est perdre, au gagner. C'est vraiment ça. Et j'en ai deux, cette même année, à qui j'insister pour qu'ils essaient de finir leur exercice, ça me rendait fou. Et qui me disait "Mais c'est bon, enfin, en s'en fout, on se donne vraiment, 28 secondes sur 30, ça suffit". Et en fait, ces deux mecs là perdent en quart de finale et une seconde des trois secondes de la fin. En finit, en fait, des bruits, puis, putain, je pensais pas que t'avais raison. Au moins, maintenant, tu l'as compris. Le prix de la leçon est un peu cher, en cadé, mais au moins, t'as compris que ces secondes là sont importantes. Et ça a modifié toute leur façon de s'entraîner de manière très structurelle. C'était assez impressionnant. Et c'est des jeunes qu'on a bien performés derrière. Et cette vision de Allais à l'entraînement où s'entraîner, c'est quelque chose qui est pour moi et pris Margelle, parce que ça fait. Ça, en fait, situait un acteur passif ou actif de ton entrainement. Et la question qui va sûre, est-ce qu'on peut être passif et quand même devenir champion? Il va subir en permanence, son entraînement, et quand même réussir, il y a une grosse performance. Moi, je pense pas, peut-être on peut démarrer comme ça, mais si, au fur et mesure, on n'arrive pas à s'approprier ces entraînements, je vais presque envie de dire à créer ces propres drills, sa propre manière de se préparer à l'entraînement, voire même d'être proactif, de dire coach, pourquoi on fait pas ça. Et du coup, on est déjà dans la communication dans l'idée de produire de l'information. Qu'est-ce que je besoin pour faire un bon entraînement? Moi, j'ai vraiment l'impression que les très grands ils ont beaucoup réfléchi à ça. Ils ont fait du chemin. Et c'est des gens qui veulent rien laisser au hasard et à force de chercher, on développe quoi, on développe un sixième sens. Et finalement, est-ce que ce n'est pas ça l'entraînement? Est-ce qu'il n'est pas fait aussi pour affiner ces sensations, plutôt que de réciter la leçon, mais de d'expérimenter, de chercher, qu'est-ce que je peux mieux faire pour, après, en compétition, voilà, dire, voilà. J'ai trouvé quelque chose et ça fait maintenant partie de mon identité. Parce que, en gros, la compétition, elle est quand même là aussi pour montrer ce qu'on sait faire, pour mettre sa signature et délivrer quelque chose. Or si, à l'entraînement, je ne cherche pas, et je ne mets pas d'intensité, il faut pas s'étonner que, avec l'impression de la compétition, j'arrive pas à être performant, même si de temps en temps, évidemment, à toujours ceux qui sont plus performants en compétition qu'à l'entraînement, mais sur une longue période, sur toute une carrière, je pense qu'à la fin, ceux qui sont au du podium, c'est ceux qui ont le plus cherché. - Qu'est-ce que peut paraître bizarre, mais est-ce que l'étude de la philosophie peut être un bon support pour devenir un bon sportif? - Bien sûr. - Bien sûr. La philosophie, comme d'autres matières, elle va apporter quelque chose à toute personne qui cherche. En dehors du fait que, récemment, il y a des philosophes comme Charles Pepein, qui se sont beaucoup exprimés sur la confiance, sur l'échec. C'est des angles vraiment intéressants. Et finalement, on tombe tout au tard sur des choses qu'on connaît, d'une manière ou d'une autre, quand on parle des stoïsciens, Marco Relle, sur qu'est-ce qui dépend de moi, qu'est-ce qui dépend pas de moi? C'est des choses hyperbasiques. Ceux qui veulent aller plus loin, ils vont toujours trouver. Mais je trouve que ça fait partie. C'est presque non seulement un droit, c'est surtout un devoir, encore une fois, de lever la tête et de voir qu'est-ce que je peux prendre des autres disciplines. Moi, je me rappelle à une époque, qu'il y avait le raflessel qui s'entraînait avec les garçons ou sur un photoiroulant, justement pour développer d'autres compétences. Et si on reste que dans ce conseil, on ne va pas aller très loin. Tout à l'heure, on parait de santé mentale des atlètes. C'est un thème qui est beaucoup la mode depuis les jeux de Paris. À partir de la partie, c'est du de crise. Si on peut appeler ça comme ça au sein du village homique, est-ce que je peux nous raconter un peu ton expérience là-dessus? Alors, le comité international holimpique, il a décidé il y a quelques années, et je pense que c'est aussi du COVID. Et de la difficulté, il avait ressenti les atlètes à l'époque de donner du sens. Je ne pense pas que Anaumi Ozaka, Simon Balts, ou Michael Phelps, qui ont exprimé le besoin de penser à l'équilibre et pas que au résultat. Mais quand toutes ces personnes étaient enfermées dans des hôtels qui avaient des compétitions dans des salvid, c'est normal qu'on se pose la question, mais à quoi ça sert? Est-ce que ça a du sens pour moi? Et donc, depuis quelques années, maintenant, le comité international holimpique demande à ce que chaque délégation est un, l'appelle ça un welfare officer. En fonction de la délégation, ça peut être plusieurs personnes. Nous on était trois. Trois psychologues pour la délégation française, atlètes et entraîneurs, et on avait préparé ça depuis un an et un an et demi, pour être là si besoin. Faire des consultations et on en a fait une centaine pendant trois semaines, parfois avec les mêmes personnes, parce que, par moment, il y avait du cyber-hard-selemant, parce que il y avait des doutes, des compensations, un état dépressif, un burn-out d'un entraîneur par si par là. Cet typiquement, c'était espace. Avant, on avait un bureau, on était là, on était trois de collaborations avec le staff médical. On a demandé en ce sens utile, parce que malgré la grande fête, il y avait aussi de la souffrance, de l'incompréhension, de la nouveauté. Il y avait des jeunes de 14-15 ans, dans certains disciplines, d'autres qui arrêtaient leurs carrières sur un échec et une blessure. Donc, ça aussi, ça nécessite quand même de pouvoir évacuer. Et on a vu que, finalement, le psy, il est pas là que pour chercher l'optimisation de la performance, il est là aussi pour limiter les dégâts, pour aider quelqu'un pour pouvoir traverser les périodes difficiles. Oui, on a eu aussi des crises de panique. On a eu pas mal de situations où il fallait être présent et aussi avoir, effectivement, les outils et les bagages pour répondre à tout ça. Est-ce que la psychologie et la préparation mentale au sens large? Est-ce que ça a été gagné, ou ça empêche de perdre, ou ça a réduit les défaites? La psychologie, si on regarde bien, elle a des outils qui font que, si on les adapte à une discipline sportive, on peut les raffrichir, on peut les adapter, mais elle peut surtout aider à s'affirmer. Elle peut aussi aider à tracer sa route, elle peut aussi aider à bien s'entourer, elle peut aussi aider à bien chercher son pourquoi. Et ensuite, si on a balisé son chemin, on a identifié qui sont les perlurs arts qui me permettent d'avancer, taper dans des sous-disciplines, dans des techniques. Est-ce que ça a été gagné, est-ce que ça a évité de perdre? Je ne vais pas réfléchir à cette question, mais je pense avec un peu de bon sens, quelqu'un qui veut aller loin, il faut qu'il trouve en quelque sorte aussi, ça garde rapproché. Je me rappelle de cette règle de vie de Fédéraire, c'est un des entraîneurs qui connaissait bien, qui m'avait dit, Fédéraire, ça peut paraître banal, mais il avait décidé, c'était ça, à règle de 24 heures, après une défaite pendant 24 heures, je prends aucune décision importante. Jusque là, on dit, bon, mais il y a tellement de doigts de lettre qui a chaud, décide, je ne reviens plus jamais, si toi t'es viré, après c'est difficile de revenir, lui en bancs-suis, il faisait redescendre la température, et au lieu d'écouter le dernier qu'il a parlé, parce que ça aussi, c'est un grand classique dans l'espoir, surtout médiatisé. Il avait dit, moi, je deux, trois personnes autour de moi, avec qui, le cas échéant, je vais en parler, et après, on prendra une décision. Et on peut l'appeler comme on veut, mais cette garde rapproché, pour moi, dans n'importe quel projet de haut niveau, elle n'a pas de prix. Parce que c'est des gens qui répondent à deux critères, qui sont très compétents dans leur domaine, à l'entraîneur, même un parent, il peut être compétent, il y a d'ailleurs un livre qui s'appelle comme ça, et qui est très intéressant. Et ça, c'est le premier critère de la compétence, et c'est des gens avec qui vous avez envie d'aller à la guerre. Dans les moments difficiles, ils sont là, dans les moments critiques, on peut compter sur eux, et ça, dans le sport, comme dans la vie, pour les trouver, c'est par le rare. On ne les trouve pas à tous les coins de la rue, donc c'est aussi une forme de proactivité, d'aller décider, qui je mettrai dans ma garde rapproché. Le psy, parfois il y est dedans, parfois il est dans le deuxième cercle, mais on doit aussi nous trouver cette distance, qui fait qu'on est utile. On ne peut pas être trop présent. Moi, je suis dans plusieurs staffs, mais la plupart du temps, je suis pas là tous les jours, et justement, c'est aussi pour, pas seulement pour être indépendant, mais aussi pour trouver la bonne distance, pour ne pas se laisser embarquer. Et ça mène aussi de la nouveauté de temps en temps, quand je viens dans un staff où je vais apporter aussi les expériences d'autres sports. Après, est-ce qu'on contribue à gagner, où on évite de les échecs? Je ne sais pas si c'est le plus important, je pense qu'il compte, c'est donner le meilleur de soi-même, encore faut-il décider, c'est quoi le meilleur de moi-même? - Je te t'allais m'en d'accord. Tu parlais de. L'événement important est qu'à réveiller dans la plupart des caractérés en travers, je pense, c'est la fameux burnout. Pour toi, à quoi c'est dû et à ce qu'on peut l'éviter en temps contrainaire? - Le burnout, ça veut dire quoi, on est cramé. En fait, depuis la mythologie grecque, on sait que si on va le trop haut, avec des ailes de sire, on peut se faire avoir. Le job de l'entraîneur est très difficile, parce qu'il faut faire attention à plein de choses. Et si on s'investit pas à fond, on perd du terrain, j'ai connu beaucoup d'entraîneurs qui voyagaient 35 semaines par an, 9 fois sur 10, ils étaient divorcés. Voilà comment trouver de l'équilibre dans ça. Je trouve que le burnout il arrive quand on pousse trop loin, quand on s'est pas récupéré, quand on est en perte de sens. Et c'est pour ça qu'il faut régulièrement faire des points. Pour se dire, "Je suis où?" Est-ce que c'est encore du sens? Est-ce que je suis bien entourée? Est-ce que j'ai tout ce qu'il faut pour être performant? Mais ça ne peut pas être la performance à tout prix. Et je pense que les personnes qui a mandonnaient à cuiser le coup, c'est qu'ils n'ont pas anticipé, ou ils n'ont pas. compartiement. montée. Je pensais très très important ces moments de sasse quand on part de chez soi ou quand on rentre chez soi en transport en commun en voiture. Il y a toujours un moment où on est entre deux où on peut, si besoin, là aussi clôturer la journée en disant bon c'est fini. Là je suis de nouveaux dyspaux pour, par exemple, ma famille ou pour d'autres activités. Mais être en entraîneur, c'est aussi un métier 24/24. On ne peut pas dire là je pense plus à la composition de l'équipe de l'endomain. Sinon on ne peut pas être performant. Mais je trouve quand même qu'il y a des moments, il faut savoir souffler et même si c'est dans une journée appelée un copain qui me donne une bonne énergie où faire le tour du quartier cinq minutes au manger une pomme. C'est des petits moments où on serait approprié sa vie et on peut souffler et repartir. Finalement l'entraîneur, c'est un peu un sportier de niveau qui définit son projet macro micro. C'est un peu le même fonctionnement où il y a des différences. Ce qui est à peu près similaire tous les deux en le même objectif les résultats. Mais le chemin n'est pas le même parce que l'entraîneur il décide différentes choses par rapport aux sportifs qui décident autre chose. Mais moi je pense que ce qui peut les lier tous les deux c'est une notion qui vient de la communication, c'est une notion de savoir produire la bonne information. Comme bien de fois un entraîneur il questionne un atlet pour lire un qu'est ce qui se passe, ni moi et en face à le fameux je sais pas. Et le je sais pas il peut pas satisfaire un entraîneur ou un membre du staff il faut lire les sous-titres. Est-ce qu'il sait pas vraiment, est-ce qu'il veut pas réfléchir, est-ce qu'il sait pas réfléchir, est-ce qu'il veut pas dire. Donc il faut aider ces jeunes souvent mais pas que les jeunes à produire de l'information à dire qu'est-ce qui m'arrive. J'en suis où. C'est une manière de lui dire aide-moi à t'aider. Si tu me dis rien, je peux pas t'apporter quelque chose et le but c'est pas non plus de dire il faut pas retenir de l'information parce que parfois il y a des sportifs qui peuvent pas parler un entraîneur parce qu'il est trop si ou pas assez ça ou il le savent qu'il en déjà dit mais il peut pas comprendre donc. Et parfois on a des sportifs qui passent par d'autres personnes pour faire passer des messages. Moi je pense qu'il y a beaucoup d'informations perdues parce que parfois on s'arrête on dit bon il est comme ça mais c'est trop facile aussi de rentrer dans les clichés et je pense que chaque personne elle peut apporter autre chose si justement on la prend par un autre chemin et c'est cette acrobatie intellectuelle qui va être intéressante. Comment obtenir les bonnes informations pour éviter des blessures pour rendre quelqu'un plus performant pour aider quelqu'un à trouver sa place. Et ça ça doit se faire encore une fois avec un travail en équipe qui fait que parfois il y a d'autres personnes qui sont plus aptes à capter l'énergie, l'information et le risque après c'est toujours aussi la perte de confiance ou la confidentialité. C'est ça qui est très très fragile l'équilibre entre prendre l'info d'un sportif et qu'est-ce qu'on en fait. Est-ce que ça reste que entre toi et moi ou est-ce que je peux en parler. Là-dessus il faut être très professionnel mais il ne faut jamais oublier non plus la relation de système client. Si quelqu'un vient dans mon cabinet pour parler avec moi c'est notre espace. Si il y a un club ou une équipe ou une fédération qui me paie pour aider mon client c'est pas le sportif, c'est la fédération. Donc mon cadre il doit s'adapter aussi à d'où vient de la demande et comment gérer la confidentialité dans ces moments-là pour que chacun se retrouve. Tout d'alors tu disais par rapport à la diffusion d'information et comment aller chercher les bonnes informations de l'entraîneur vers le sportif mais des fois l'entraîneur aussi a besoin de dévacuer certaines informations. Qui lui pose ces questions là? Est-ce que c'est les membres de son staff? Est-ce qu'il faut que ce soit un psy? Est-ce que c'est un ami? Comment ça veut se passer? Pour éviter de rentrer dans ce burnout? Oui je pense qu'il faut organiser des moments où on peut souffler. Est-ce que c'est parfois des discussions informelles? Est-ce que c'est de bon un coup? Enfin de journée? Mais ça dépend aussi de l'entraîneur. Comment il veut gérer ça? Est-ce qu'il veut vraiment aller dans une relation et en profondeur avec quelqu'un qui peut appeler ou qui est là pour lui? Ou est-ce qu'il fait ça avec son staff? Je pense que là-dessus c'est très personnel mais éviter un burnout c'est pas quelque chose de super compliqué. C'est juste une discipline pour baliser des moments où je continue à m'appartenir où je peux souffler ou je peux être moi-même ou je peux douter et ça s'organise parfois de ça s'organise naturellement mais si on fait pas attention si on a pris trop dans le tourbillon du calendrier sportif et on n'arrive pas à son tour récupérer émotionnellement là on court un risque. Ok, c'est super intéressant. C'est vrai que la plupart des entraîneurs que je crois et qui je disque ils ont deux vies c'est avant après ce qu'on va plus le burnout. Des fois il n'est pas d'avoir une assis mais ça peut ça et il y a ce qu'on se fait à me divorce. Comment est-ce que tu as des conseils assus pour les entraîneurs pour trouver cet équilibre là? Parce que trouver des moments souvent c'est pas évident surtout si on n'est pas entraîneur professionnel, on a son boulot, on entraîne des équipes à côté puis ça nous passionne, ça nous prend en trip et puis on se donne énormément jusqu'à ce qui est un monde cassure. Est-ce qu'on peut le voir venir? Comment est-ce qu'on peut éviter ces problèmes achichés là et trouver son équilibre? Je pense qu'il faut faire des points réguliers sur sa santé mentale. J'en suis où? Est-ce que j'arrive à m'exprimer? Est-ce que j'arrive à donner le maire de moi-même? Est-ce que je besoins d'un break? Est-ce que j'en suis où dans ma gestion de mon énergie de faire ce constat très simple qu'est-ce qui me donne de l'énergie, qu'est-ce qui me pompe de l'énergie? Pas que les personnes qui, mais aussi qui l'activité, et de voir qu'est-ce qui en train de me user? Et c'est là où il faut un monde-onet faire un stop, on dit "oh, ça suffit", je ne vais pas attendre d'être vraiment dans le burnout, je vais prouver le moyen de me redonner de l'énergie soit par moi-même, soit par une pause, soit par une meilleure gestion de ma journée, mais ça veut dire aussi que certains personnes ne comprendront pas que là, je vais être absent pendant un certain temps, que là, je vais être seul, ou là, je ne vais pas donner la même chose qu'avant, mais si on veut parler d'une performance durable sur une saison, sur une carrière, ça s'organise et il faut anticiper les moments difficiles, il faut s'imaginer aussi faire un peu de visualisation, qu'est-ce que j'ai prévu pour ce moment-là? Et si Jean-Chain touche le match, la conférence de presse, le débrief, et parfois on peut pas s'arrêter, mais si on a pensé ce qui est le mieux pour moi et aussi le mieux pour mon équipe, de trouver le bon compromis, je pense qu'on peut éviter les maladies mentales. J'imagine, je crée une métaphore, je me dis si j'ai raison ou pas, si j'ai bien compris, c'est un peu comme si je roulait dans une route la nuit, je suis entraîneur, le but c'est d'avoir les farres, j'ai le plus loin possible sur la bonne route, et puis à côté choisir déjà la bonne route et faire des payages réguliers pour savoir si on est toujours sur la bonne route ou pas, c'est ça. - Et puis sur la question? - Après, les payages, elles sont là, et si il n'y a pas de payage, il faut que moi je décide, là je vais faire une pause, là je vais boire un cours, là je vais aux toilettes, là je vais appeler quelqu'un, mais de baliser ce chemin pour que ça soit pas la course contre la montre à tout prix. Et c'est ce que vous l'aider aussi, je pense tous ces gens, pas que des adlettes, mais aussi des entraîneurs qui disent, il y a un avant et un après soit burnout, mais soit il y a toujours un moment aussi où on se dit "allez plus jamais ça, je peux pas continuer comme ça". Donc on a besoin de garde-fou, la plupart du temps c'est pas nous, c'est les autres qui nous disent, tu peux pas continuer comme ça, et sauf quand les écoutes pas toujours. - Ça c'est. on a des dans le guidon, on veut pas les écouter surtout. Est-ce qu'il y a un thématique que tu voulais aborder? - J'ai toujours aimé travailler en équipe, soit dans des staffs, soit avec d'autres personnes, avec François Duquesse pendant 15 ans, on a animé un programme qui s'appelait "Champion dans la tête", avec Marie de Seigne, on a développé le programme Fly et Marie-Jopère est aussi dans la boucle, effectivement je prends le cas de Marie-Jopère, mais d'autres sportifs, quand je co-agirais, avec ma région par exemple une séance avec un sportif, travailler à deux, il faut trouver la bonne personne mais ça peut nous aider à l'éplis loin peut-être même à l'éplis vite pourquoi, parce que l'atlete, si c'est une atlete par exemple, il va avoir des choses que moi je ne vais pas voir de la même manière parce que les avécues, parce qu'ils ont développé aussi un sixième sens donc de temps en temps je pense à peu de trucs utiles aussi de sa souci avec des personnes qui ont d'autres compétences c'est pour ça que je disais aussi c'est important d'avoir cette capacité de travailler à deux ou en équipe mettre son ego de côté pour découvrir autre chose. Les sportifs, c'est des gens qui veulent aller loin, qui se donnent souvent les moyens mais qui doivent aussi faire des rencontres comme nous tous, une rencontre parfois elle est improvisée, parfois on peut l'organiser et moi je sais que chaque fois que je j'ai envie d'aller un peu plus loin avec certains atletes je crée autre chose je crée une rupture parce que jamais une mariageau parce qu'on va aller voir un match dans notre sport ensemble parce qu'on crée quelque chose et où on va tester d'autres techniques, allez faire faire de l'ipnose ou de l'EMDR pour certains donc c'est un chemin sur lequel on ne peut pas rester seul il faut pouvoir créer quelque chose et toujours penser qu'est-ce qui est le mieux pour le sportif et pas que pour moi. Il y a une thématique tu viens d'aborder et qu'il y est absolument récurrent donc quasiment tous les épisodes de ce que l'entraîneur, sans que le mettre sur le tapis c'est que je se qui reviens c'est les problématiques des gouches et des entraîneurs. Comment est-ce qu'on peut réussir à faire le d'elle d'une carrière de sportif ratée, souvent le cas mais pas que ou en tout cas essayer de mettre les gouts de l'entraîneur ou profit du sportif et pas l'inverse. Est-ce qu'il y a des méthodes et si y a des choses qu'on peut faire régulièrement? On revient un peu sur l'entourage parce qu'à un entraîneur il doit déjà gérer les égaux de ses atletes et il a aussi par moment agéré les égaux de ses collaborateurs ou des personnes qui sont là pour l'aider. Je pense qu'au départ il faut partir d'une vision. Il veut aller où l'entraîneur, qu'est-ce qu'il veut insorer comme mentalité, comme plan de jeu ou comme identité et après il doit décider avec qui il peut obtenir ça. Si il voit que certains sont trop aussi ou pas assez ça, il faut les aider à développer des compétences. Si c'est le cas, à bas très bien, si c'est pas le cas, il faut peut-être prendre d'autres mesures, mais l'entraîneur n'a pas le temps de se horter aux égaux des uns et des autres, même même si c'est la réalité, il y a un moment il faut décider avec qui je peux aller à la guerre et peut-être aussi qui sont les gens qui sont peut-être un peu moins fiables parce que trop sur eux, mais qui apporte quand même une compétence et décider, est-ce que j'y mis retrouve, mais on ne peut pas aller très très loin si on n'est pas aligné. On a qu'à le dire comme ça et je le vais aussi pendant les joseaux l'impic, il y avait des délégations qui avaient 20, 30 personnes dans le staff d'autres, nous on voulais, on avait choisi d'avoir maximum 10 personnes et c'est plus facile à gérer, mais c'est aussi des castings qui répondent à certains critères pourquoi je prends telle ou telle personne pour des grandes événements parce que dans les moments d'huile sont là parce que ça vous le met les pieds, parce qu'ils sont compétents et comme je disais il y a un bon équilibre entre savoir faire et savoir être les perds le rare qu'on cherche parfois quelqu'un est très très compétent mais humainement ça marche pas ou humainement si il est très gentil mais pas très compétent donc il y a mon donné il faut savoir ce qu'on veut et c'est jamais facile de trouver cet équilibre là. Et savoir à qui donner la parole au bon moment aussi par rapport au côté humain en compétence. Oui il y a un côté chef de recester aussi, il en traîneur il l'a besoin parfois de relais de dire tient là cet temps moment où tu vas présenter tel parti de temps en travail et d'autres doivent être lui seul aux manettes. Ok, en point. Au tout début de épisode tu disais que le sportier c'est aussi se préparer beaucoup à l'insertitude, à l'inconnu et pourtant j'ai l'impression que tout ce qu'on fait dans le milieu de l'entraînement que ce soit sur la performance physique, mentale ou technique autatique c'est beaucoup créer des habitudes. Est-ce que ça a pas apporté un contre-sense finalement la performance de crise. L'insertitude est là et souvent là quand on ne la tombe pas mais on peut quand même anticiper avec l'aide aussi d'autres personnes des scénaries en anglais en dissovant des wattif scénaries qu'est ce que j'ai prévu au cas où il y a ça ça et ça parce que personne n'a envie d'être surpris. L'habitude par exemple de Michael Phelps était de visualiser tous les scénaries possibles jusqu'au moment où les lunettes de soleil et pètes ce qui peut arriver deux temps en temps mais quand ça arrive je ne suis pas surpris j'ai prévu quelque chose pour ce moment là donc je perd moins de temps que d'autres. On crée des habitudes qui sont liées à la performance et la performance encore une fois elle est très fragile. Le problème c'est quand on a des convictions qui sont fortes mais qui sont pas adaptés et c'est là où parfois le bables je pense que le but c'est de pouvoir s'adapter et aussi de demander à des personnes qui sont passées par là. Moi je me rappelle aussi de ce que nous disais dans le cadre des étoiles du sport à l'époque c'était Tony Estongue qui avait déjà gagné les jeux à Sydney. Il avait gagné les jeux en 2004 à Athènes et en 2008 il est passé à côté pour ces derniers jeux à Londres en 2012. Il avait toujours bossé avec des préparateurs mentaux il avait prévu un cas qui finalement est arrivée parce que juste avant lui s'en rival il avait battu le record de la piste il avait été premier et tout le stade était en fait. Quand on est là où on se prépare à partir quelques secondes plus tard qu'est-ce qu'on fait de cette insertitude là on va chercher des certitudes et lui c'est ce qu'il avait prévu si jamais ça m'arrive voilà ce que je vais faire donc il avait un plan et son plan c'était en gros je m'aurais peu plus exactement mais d'aider à tester à accepter ok c'est bon pour lui je reteste mon matériel et ensuite je visualise les premiers passages mais la main dans l'eau pour me connecter avec les éléments et c'est parti ça a bien marché pour lui parce qu'il a gagné mais ce que j'ai envie de retenir c'est surtout l'idée d'avoir un plan la plupart du temps en longtemps d'esportif la veille ou le jour d'une compétition importante oui je spare que ça va bien se passer quand tu es spaire ça veut dire que t'as pas de plan et un plan il va pas toujours marcher mais en moins il te donne des repères il te donne une feuille de route il te donne quelque chose à défendre parce que c'est un plan que t'as fait seul avec d'autres personnes donc qu'est-ce que tu défend le jour j'y c'est pas que je veux telle résultat tu défend la relation avec quelqu'un avec qui tu t'es préparé tu défend un idéal tu défend l'idée que tu certains personnes veulent être fiers de toi mais en revient sans pourquoi donc si le pourquoi il est fort et en plus j'ai une intelligence de parcours avec des gens qui m'ont aidé à tracer et à avancer après tout est possible je comprends donc c'est vraiment essayer de tracer un maximum de plan pour nos sportifs pour pouvoir leur donner un maximum de missions et finalement réduire cette incertitude oui réduire cette incertitude c'est déjà l'accepter avec François du casse on a un baby bien l'idée qui venaient de lui d'ailleurs j'assume d'avance le risque d'échouer en gros il faut pas il faut pas retenir échouer il faut retenir assumer j'assume mon plan j'assume mon identité encore faut-il que je l'exprime et après si je peux me regarder dans la glace et dire j'ai tout donné j'ai joué mon jeu si ça n'a pas marché au moins j'ai avancé des pions le pire c'est de sortir d'une compète et de dire ah oui je me suis pas exprimé ou je par respecter mon identité et à ce moment là c'est une très très grosse frustration donc assumer d'avance le risque d'échouer c'est pas je me prépare à perdre c'est si jamais ça marche pas au moins je me suis exprimé pleinement et on revient sur l'idée de la performance mentale exprimer son potentiel suppression et tenir dans la durée et c'est pour ça qu'il faut trouver aussi la bonne distance avec la pression la pression en gros elle est ni bonne ni mauvaise ce qui compte c'est notre rapport à cette pression. Est-ce qu'on va la suivre? ou est-ce qu'on va dire tiens, c'est génial, tous ces gens sont là, maintenant je vais montrer ce que je sais faire. Et ça commence déjà à l'école quand tu lèves la main et tu sais même pas si c'est la bonne réponse. Prendre un risque, comme bien de fois, on savait la réponse inconsciemment et on a pas osé lever la main, quelle frustration. Et le prof, il va donner plus de crédit à quelqu'un qu'il lève la main et qui se trompe que quelqu'un qui a peur de s'exprimer. Donc on a besoin en tout au long d'une carrière aussi des personnes qui transmet leur confiance. C'est important, c'est une des choses les plus importantes parfois, t'as envie que cette personne soit peut-être moins bon techniciens mais qu'elle te met sur orbite. Elle te fasse monter, je sais pas si on peut le dire, sur le coquotier, mais qui peut dire, autour de moi, il y a que des personnes qui me transmet leur confiance la plupart du temps, il y a des doutes, il y a des gens qui critiquent, qui croient pas en nous. Et c'est peut-être aussi parce qu'on vit dans une société qui a un sens très critique, qui se prête parfaitement à des bains intellectuels mais pour délivrer le jour-gis, lâcher le chevau dans une compétition, certains doivent faire plus de chemin, peut-être que dans d'autres cultures ou c'est naturel en lui accorde le droit de se tromper ou de déchouer. C'est pour ça que je parlais aussi de des idées sur les vertus de l'échec, de Charles Pépin. Voilà, si, autour de moi, je peux trouver des personnes qui me mettent en confiance, c'est toujours plus simple, encore faut-il le trouver. En tant d'entraîneurs, quand est-ce que tu sais si tu dois le mettre en confiance ou justement poser des questions qui vont le faire se remettre en question ou réfléchir à certaines thématiques. Il y a plusieurs moments où l'entraîneur va parler à échanger avec un atlet ou ses atletes. Est-ce que c'est la veille au soir d'une compète ou si quelqu'un est dans le doute, c'est pas gênant, parce que c'est peut-être bon signe. Et c'est là où l'entraîneur avec son feeling, il peut parfois n'a rien dire, parfois rassurer, parfois prendre le contre-pier. Donc ça dépend qu'il en a en face, mais il y a un moment le jour de la compétition. Évidemment là, il vaut mieux brosser dans le sens du poil et renforcer l'égo que de voir ce qui ne marche pas. Parce qu'on ne peut pas 5-10 minutes avant de monter sur scène. Je suis nul, je suis pas à ma place. Il faut tout faire pour que ça du sens de monter sur scène. C'est pour eux le fonctionnement de l'espoir chiffre aussi, qui sont beaucoup dans la provocation. Il faut que j'en met ça son tenue, tu vas te faire arracher pour que ils lui erraient. Et qui réussissent? Oui, et par moment, effectivement le coach doit provoquer cette réaction d'Orgueil pour montrer que, regarde lui, c'est aujourd'hui. Parce que jusqu'à présent, tu apparaissais, maintenant tu vas lui montrer qui tu es. Et peut-être même aller plus loin pour certains, mais il faut toujours savoir ce que l'autre peut en casser. Je pense que l'enégal d'autres de clôtres de Nesta dans son livre des Afranchi. Oui, il va voir son gardien, il fait un match à paramounte pas terrible. Je crois que c'était en carde final des mondes. Il a raison sa chambre de thé, il va lancer la presse et ce qu'elle dit la presse. Et le match suivant, il fait le néermage de sa carrière. Comme quoi, des fois les sursauds d'Orgueil peuvent bien fonctionner. Attention de comment l'utilise, je pense, mais ça peut marcher. Comment est-ce que Tcharev va définir aussi la zone optimale de fonctionnement de sportive coach à compagnie? Est-ce qu'il y en a certaine qui ont besoin d'avoir beaucoup de stress, de beaucoup de confiance? Comment est-ce que Tcharev va agir aux géssa? La zone optimale d'un sportive, c'est effectivement l'objectif de toujours donner 100% de ce que t'as aujourd'hui. Sauf que parfois t'as 100%, parfois t'as 40% et sur une carrière, sur une saison, j'ai envie de dire la compétences de savoir bien mal jouée. C'est-à-dire accepter que peut-être je suis pas à mon meilleur niveau, mais je ne me compare pas à mon meilleur niveau. Je fais avec ce que j'ai, j'accepte que les sensations ne viennent pas tout de suite. En attendant, je fais quoi? Je fais bien les choses simples. Tout ça, ça va faire que je vais être capable d'avoir un niveau moyen de performances correctes, mais peut-être que je peux élever un peu. En tout cas, je sors du "chutop chunule", de faire ce "yoyo" émotionnel, de me comparer tout le temps. Et la zone optimale, elle va venir quand? Si demain, il y a quelqu'un qui me dit, "Tiens, je vais t'amener dans le flow, dans l'état de grâce". Moi, j'ai envie de lui dire, "Vas-y, montre-moi", parce que c'est pas en claquant dans le doigt que ça va se passer. Et il faut faire attention aussi avec des promesses comme ça, parce que c'est des choses qu'on ne peut pas tout le temps contrôler. Souvent, ça vient quand on s'y attend pas, justement, quand on les attendent sans très bas. Moi, je me rappelle de tellement de sportifs qui ont fait leur meilleur performance le jour, ça ne devait pas arriver parce qu'ils sont arrivés en retard, ils avaient pas le droit de s'échaufer, parce qu'ils étaient blessés, parce qu'ils ont fait la fête toute la nuit. Mais il y a quand même un dénominateur en commun, c'est que l'être humain est complexe, on n'est pas fait d'un bois. Il y a deux personnages, un qui est prêt à rester dans le moment présent, l'appeler l'artiste avec François dans son livre "Champion dans la tête", spontané dans le moment présent créatif. Et l'autre, c'est un peu le surmoin, attention, contrôler, pas le droit de. Donc, c'est conflit intérieur qui nous intéresse le plus. Et c'est comme une cohabitation, parfois on dit qu'il faut cohabiter avec ces démons. Quand on est en colloque, par exemple, et on a une chambre là, ça c'est la mienne, ça c'est l'autre, et l'autre c'est un collocateur, je n'aime pas trop. On n'a pas d'affinité, mais il est presque toxique, il me tire tout le temps vers, viens ici, il faut que je te parle d'un truc. Le but c'est de passer le moindre temps chez lui et de revenir dans ma chambre où je suis seule et je peux faire mon truc. C'est un peu pareil, il y a des moments avant, et pendant une compétition, c'est normal d'être para-sité. Si je peux en rater, ça veut aussi dire que j'ai envie de bien faire, mais le but c'est de rester très peu de temps là-dessus, de tout revenir, tout de suite, revenir sur qu'est-ce que j'ai à faire, qu'elle est mon plan, comment m'exprimer, comment mettre ma signature. Et la zone optimale, on peut s'y approcher quand on reste sur son identité, quand on s'exprime, quand on fait la part des choses, et qu'à mandonner la seule chose qui compte, c'est qu'est-ce que j'ai à faire. Le mot, c'est faire. De là, être dans l'état de grâce, ça vient quand ça vient, mais le dénorminator en commun, c'est en anglais, on dirait, "Low expectations, high commitment, les attendent le plus bas possible." Et je me donne à fond, je m'engage à fond. Et c'était aussi la conclusion de François, pense aux jeux, pas à longs jeux. Pense aux jeux, c'est pas que pense à jouer, c'est aussi pense à ton identité, pense à mettre ta signature et on fera les comptes à la fin. Ça, c'est le plus dur. Si j'arrive à faire ça, de faire mon truc et de faire abstraction des conséquences de ma performance, je peux m'approcher ou atteindre cette zone-là. Super intéressant. Comment certains sportsif arrivent à Aizen, se flot, c'était d'aller de grâce, à quasiment toutes les compétitions. Ce qui arrive à réunir instinctivement tous ces caractéristiques-là ou des techniques, comment ça se passe. Je ne sais pas quel sportif peut dire à chaque compétition, je suis dans le flow. Je pense qu'il n'y en a pas beaucoup. Mais peut-être, c'est des gens aussi qui peuvent dire à chaque fois je donne le meilleur de moi-même, ce qui n'est déjà pas évident. Je pense aussi les gens qui s'affrontent abstraction de tout ce qu'il y a autour pour se mettre dans leur bulle. Et peut-être de l'extérieur, parce qu'ils s'entraînent bien, parce qu'ils sont intelligents, ils sont bien entourés, ça fait comme si, chaque fois, ils touchent un moment de grâce. Mais je pense qu'il y a beaucoup de travail et d'intelligence derrière tout ça. Je te propose qu'on passe aux questions de la fin. Pour toi, c'est quoi un bon entraîner? En anglais, il y a une expression qui s'appelle ta flove. Dans le foot, dans la bouca, on entend, quand on pense à des managers comme Ferguson, ça veut dire rien d'autre que une main de faire dans un grand de velour. Mais je pense que c'est ce mélange-là entre être dure et resté humain. Poussez toujours les curseurs sans oublier qu'il y a un être humain en face de nous qui ne va pas être dégoûté, qui, au contraire, plus tard, des années plus tard, va encore remercier l'entraîneur d'avoir été dure avec lui dans le sens de la justice et de l'idée de créer cette performance-là. Qu'est-ce qu'un bon psychologue du sport? Un bon préparateur mental? C'est quelqu'un qui connaît bien le milieu sportif, ses codes, ses exigences, quelqu'un qui sait s'adapter aussi, mais surtout quelqu'un qui est. qui a des outils pour aider différentes populations, différentes personnalités et qui va faire du sur-maisure pour chacun, parce qu'on ne peut pas mener juste une manière de faire une méthode pour des gens qui, en peut-être, besoin différentes approches. Et différentes approches, ce n'est pas différentes méthodes. C'est trouver le bon moment et le bon endroit et la bonne parole, la bonne posture. Et parfois, ça ne se fait pas tout de suite. Il faut aussi que déjà l'intervenant accepte qu'il ne peut pas plaire à tout le monde. Il faut aussi qu'en facile à quelqu'un qui est prêt pour ça, à titre d'exemple, je me rappelle d'une atlette qui avait mon numéro pendant 5 ans et elle m'a appelé au bout de 5 ans. Parce que c'était son moment là où elle était prête et après, ça allait très très bien. Elle était prête pour aller très loin. Et si elle m'avait appelé 5 ans plus tôt, je ne sais pas ce qu'il aurait pu se passer, mais je pense qu'il y a un timing aussi, il y a une rencontre et comme je dis, à nous aussi, de comprendre qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Il faut pas français les choses. Voilà. Est-ce que tu as des livres conseillés, si on en apparaît de certains? Malheureusement, j'ai plein de livres chez moi que j'ai pas encore lu. Donc je ne suis pas vraiment à la page. Dans chaque livre, il y a des choses à prendre. Je pense que les grands classiques, l'Hier de Stoyeffski, c'est intéressant, même titre que Charles Pépan, François Ducaise, championnant la tête, parce qu'il avait l'amour du verbe et la chercher vraiment loin pour comprendre et trouver le mot juste. Oui. Oui, je pense que l'idée, c'est aussi que chacun puisse écrire soi-même, ce qui est important pour lui, ou pour elle. Qu'est-ce qui m'empêche moi à son forcément écrire un livre de "Mette-noi sur blanc", voilà ce qui me renperformant, voilà ce qu'elles sont mes convictions, mes règles de vie et on n'est pas obligé de tout partager. Mais parfois, je pensais bien aussi de noter pour soi. Il compris pour la simple raison que souvent on oublie et l'opposé d'oublier ses notés. Je fais une parenthèse dans ces questions de la fin, il y en a toujours. C'est une méthode bien congnaux, en psychologie justement, de décrire pour évacuer des choses. Est-ce que un entraîneur qui a un peu isolé et ne cause pas à aller voir un psychologue, c'est qu'en France, c'est assez mal à le connoter? Est-ce que c'est déjà pas un premier pas que vous êtes en train de tenir un carnet de route, un carnet de bord, de nos journées, de ce qu'on a ressenti pour aller mieux? Il y a beaucoup de gens qui bénéficient de l'écriture parce qu'effectivement ça permet d'évacuer de mettre noir sur blanc et le soulagement, le sentiment d'avoir sorti quelque chose qui devait sortir pour certains, ça passe par l'écriture, pour d'autres, ça passe par des échanges ou un entretien. Mais c'est toute la différence entre la biologie et la psychologie. Si j'ai mangé le yaourt qui est perimé, mon système immunitaire, il a prévu quelque chose pour l'expulser. Or, les pensées surcharge mentale, mon cerveau n'a rien prévu pour les évacuer. Donc c'est à moi de faire cet effort et si je ne le fais pas, voilà, il y a des risques pour ma santé mentale. Et pour le faire, est-ce que j'écris, où est-ce que je parle? Où est-ce que je chante ou est-ce que je fais de la musique? Qu'est-ce qui permet de me ressourcer? Je pense que le mot clé, pardon, c'est évacuer. Et parfois c'est évacuer de manière un peu radicale, criée. Parfois c'est un peu sublimé parce que je note où je crie même quelque chose de très personnel, un poème. Mais dans tous les cas il faut que ça sort. Je te laisse le mot de la fin. Le mot de la fin pour moi, c'est le mot du début, c'est la transmission, c'est de partager. Moi je me rappelle quand j'étais encore étudiant et je. À l'époque j'ai crivé des lettres à des personnes pour les rencontrer, pour faire mes recherches. Certains me répondaient, d'autres me répondaient pas. Et aujourd'hui, je reçois beaucoup de messages de jeunes qui veulent faire des stages, qui veulent continuer à se former et on peut pareil, on ne peut pas donner tout à tout le monde. Mais je pense qu'on a à la fois des droits et des devoirs. Ne jamais oublier d'où on vient. Et c'est aussi pour ça que moi je ne peux pas, par exemple, prendre des stagères pour des raisons assez évidentes. Je ne peux pas amener quelqu'un dans un rendez-vous avec un sportif. Mais je sais, au mieux, d'être un peu guille, d'orienter les jeunes parce qu'on a besoin de deux pour les années à venir. Et si on peut les aider à s'épanouir et à développer des compétences c'est déjà une bonne chose. - M'a qui ce, merci. - Merci à toi. - Merci d'avoir regardé l'émission jusqu'au bout. J'espère que ça t'a appris. Beaucoup de choses. Et je te le répète à nouveau. Les rencontres de la performance, le 13, 14 et 15 mars prochain. M'a qui ce ne sera malheureusement pas disponible sur ces rencontres-là. Mais le prochain invité qu'on reçoit dans 15 jours, Christophe Macina, bien sûr, nous proposer une conférence, le vendredi 13 mars. Si tu veux en savoir plus, tu sais où ça se trouve dans le lien en description. À bientôt. Salut.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Discussion sur la performance mentale dans le sport, définie comme la capacité à exprimer son talent et à tenir dans la durée.
  2. Importance de l'équilibre entre santé mentale et exigences du sport de haut niveau, qui implique souvent un certain déséquilibre.
  3. Rôle crucial de l'entraîneur et de l'équipe d'encadrement dans le soutien psychologique, nécessitant une communication adaptée.
  4. Exploration des moteurs de réussite (traumatismes, mission personnelle) et de la nécessité d'un "pourquoi" fort pour les athlètes.
  5. Annonce de l'événement "Les Rencontres de la Performance" en mars, dédié aux échanges entre entraîneurs.

Summary:

Cet épisode de podcast présente une interview avec Makis Yamalidis, psychologue du sport ayant travaillé lors des Jeux de Paris. La discussion porte sur la performance mentale, définie comme l'expression du talent et la régularité dans la durée, au-delà de la simple préparation à une compétition. Il est souligné que le sport de haut niveau nécessite souvent d'accepter un certain déséquilibre, mais qu'il faut trouver un compromis pour éviter l'épuisement.

Le rôle de l'entraîneur et du staff est crucial : leur posture et leur vocabulaire ont un impact mental, et ils doivent savoir adapter leur communication. Les moteurs de la réussite (comme un passé difficile ou une mission personnelle) sont explorés, tout comme l'importance d'un "pourquoi" fort pour maintenir la motivation à long terme. Enfin, l'épisode promeut un événement à venir, "Les Rencontres de la Performance", visant à rompre l'isolement des entraîneurs.

FAQs

La performance mentale consiste à exprimer son talent de manière régulière et à tenir dans la durée. Cela implique de devenir un compétiteur plus constant, en s'entraînant avec une intention spécifique, comme progresser ou gagner, plutôt que de simplement s'entraîner.

L'équilibre reste fragile dans le sport de haut niveau, car il s'agit souvent d'une forme de déséquilibre contrôlé. Il faut trouver un compromis entre tout donner, être obsédé par ses objectifs, et pouvoir compartimenter pour récupérer émotionnellement en dehors du sport.

C'est un mélange des deux. Certains sportifs ont naturellement une identité forte et une mission, tandis que d'autres, considérés comme des 'deuxième couteaux', peuvent éclore grâce à la maturité, un meilleur entourage ou un projet plus clair. Le contexte et la capacité d'apprendre jouent aussi un rôle crucial.

Non, un passé difficile n'est pas une condition obligatoire. Si une carence peut servir de moteur puissant, des sportifs issus de milieux favorisés réussissent aussi. L'important est d'avoir une 'bonne raison' ou une mission personnelle, qui peut être multifactorielle et unique à chaque individu.

L'entraîneur ne peut pas tout faire seul et doit parfois passer par d'autres professionnels (kiné, préparateur mental, etc.). Il doit trouver le mot juste au bon moment, se remettre en question, et adapter son vocabulaire pour éviter que son message ne devienne usé ou inefficace.

Certains sportifs perdent leur motivation lorsqu'ils satisfont leur 'pourquoi' initial, comme mettre leur famille à l'abri. Il faut alors trouver un nouveau sens ou une nouvelle mission pour continuer, sinon ils peuvent décider d'arrêter, ce qui est acceptable si leurs objectifs de vie ont évolué.

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