Lilian, une linguiste camerounaise, mène un travail de documentation et de revitalisation du wushi, une langue en danger parlée par une petite communauté dans le nord-ouest du Cameroun. Bien que la guerre civile l'ait empêchée de se rendre sur le terrain, elle a établi, via les réseaux sociaux, une collaboration avec des locuteurs natifs pour enregistrer et analyser la langue. Son engagement naît d'une prise de conscience : la disparition d'une langue, phénomène courant et sous-estimé au Cameroun, signifie la perte d'un patrimoine culturel et d'une vision du monde entiers. Pour elle, contrer ce destin implique non seulement de décrire la langue (via sa thèse et un lexique), mais surtout d'outiller et d'encourager les locuteurs eux-mêmes à produire des contenus (chansons, vidéos) pour en assurer la transmission et la créativité. Son approche met l'accent sur l'urgence de la documentation et le potentiel des technologies modernes pour soutenir la survie des langues menacées.
Zé'eng'Anne Lilian, Morgou Wushimu, Anne-Inalco. Je m'appelle Lilian, je travaille sur le Wushie Anne-Inalco. De quoi rêve les gens qui apprennent des langues l'Ontaine, et jusqu'au peuf telle les conduire? Ma vie ma langue, ma vie, ma langue. Saviez-vous qu'en moyenne, une langue disparaît dans le monde toutes les deux semaines, sur les 6 000 et quelques langues répertoriées sur la planète, environ 2500 sont en danger, voire carrément menacé de disparition, notamment parce qu'elles ne sont plus parlé, et n'ont jamais été écrites. Lilian, une jeune camoronnaise qui étudiait la linguistique à Paris, s'est intéressée à l'une d'elles, le Wushie, avec un rêve, essayé de retarder la disparition de cette langue. Seulement 20 000 personnes dans le monde par le Wushie. Mais en raison de la guerre, il était impossible pour Lilian de se rendre Nord-Cameroon rencontrer des Wushie-Fone. Castlantienne, grâce à ses études et aux réseaux sociaux, la jeune femme s'est lancée dans une tesse de doctorat et la constitution d'un léxique en Wushie. Mon rêve avec le Wushie, il est immense. C'est de produire beaucoup de choses, beaucoup de documents, des audios, des vidéos, des livres de contribuer au rayonnement de la langue, des chansons, de la portée de la vie à la langue, de fortifier cette langue, d'encourager ces locuteurs aussi à produire, à créer, à être vraiment créatif avec la langue. Je suis originaire jusqu'à Mouroon. Mes parents sont baminéqués, j'ai grandi à Wondée, dans la partie francophone du pays. Et après mon bac, je suis allé vivre dans la partie anglophone du Cameroun, où j'ai été inscrite à me recevoir de Boia, de Placeouby. Et à Boia, j'ai obtenu ma licence en linguistique générale. J'ai beaucoup aimé ces années passer à Boia, des années qui m'ont beaucoup forgé ton niveau académique humain. Pourquoi? Parce que, d'abord, c'était les premières années où j'ai vécu seule, j'ai apprendu à vivre toute seule. J'ai quitté la maison familiale. Et du coup, il fallait apprendre à se responsabiliser, gérer un peu les choses de toute seule, gérer le temps d'études, le temps de loisirs, etc. Et apprendre vraiment à mettre tout ça en place pour pouvoir continuer à réussir, à réussir dans les études. Parce que moi, j'ai aimé beaucoup les études. D'ailleurs, mon poids mon surnom, un surnom comme avait donné à Boia, c'était l'hylécolle. Parce que j'ai aimé beaucoup, beaucoup les études. Voilà, j'ai beaucoup aimé aussi mes professeurs qui étaient très passionnés par leur travail, par la linguistique, en particulier mon professeur de phonologie. La phénomologie, ce n'est de quoi déjà? C'est l'étude des sons de la langue. Et alors, quand même, pourquoi est-ce que vous êtes passionné pour la linguistique? Parce qu'il y a beaucoup de discipline à l'université, mais la linguistique, c'est original, c'est l'étude de la langue. Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ça? C'était quoi votre rêve quand on est petite? On a souvent des rêves de métier pour plus tard? Quand c'était petit, je voulais faire plein de choses à vos cas, j'ouvre la liste. Et puis, quand j'étais un peu plus grande, on va dire quand j'étais en seconde première, je voulais être autophoniste. Et je pense que ce désir, ce rêve, est né du fait que une de mes cousins, quand elle est née, elle avait du mal à s'exprimer. Et à ça moment, l'amener vers plein de médecins, et ils n'ont pas pu en fait détecter le problème. Mais en fait, il fallait un orthophoniste, donc spécialiste dans ces problèmes de langage pour détecter vraiment le problème de l'enfant. Mais malheureusement, à cette époque, là, aucun morceau n'y avait que trois orthophonies en tout le pays. Et quand j'ai appris ça, je me dis, "Mais si, je me suis dit, mais c'est incroyable, mais c'est pas possible." Et donc, je me suis dit qu'il faudrait peut-être que. Je ne sais pas si des études orthophonistes, pour essayer de venir aussi en aide un peu à se manquer, criant de orthophonies dans le pays. Donc, une maison, que le qui est médecin, m'a rapproché d'une de ces trois orthophonies du pays, et puis j'ai essayé d'observer un peu, et ça m'a vraiment beaucoup, beaucoup intéressé. Mais seulement au quimour, il n'y a pas de formation d'orthophonies. Il n'y a pas d'école d'orthophonies. Tout ce qui veut faire d'orthophonies sont obligés d'aller à l'étranger. Et d'ailleurs, il me semble que dans toute l'Afrique, il n'y a qu'autogour qu'il existe une école d'orthophonies. Et donc, je vais aller sur orthophonies et j'en ai parlé un peu à mes parents à certains profs aussi, et notamment à mon preuve anglais en terminal. Il m'a dit "c'est très bien", "pour cela, moi, je te conseille de faire la linguistique". Parce que la linguistique, c'est aussi un peu une discipline de base en orthophonie. Et donc, je me suis dit "accord", très bien, allons-y pour la linguistique. L'intérêt de l'Iliane pour le Wushine demandait qu'à grandir, d'autant que la jeune fille baignait déjà dans les langues. Au Cameroon, il en existe environ 260, dont plus de 200 langues africaines. Peu à peu, L'Iliane s'estime mergée dans la recherche et a commencé à les explorer. À la maison, on parlait français, anglais, un petit peu de bonnes jaunes romala et de bango, mais vraiment très peu. Mais parents sont en du compte un peu tardivement qu'il était important crucial pour nous, pour les enfants de savoir parler nos langues africaines, donc leur langue a eu. Et donc, ils nous ont inscrites, mais ferait moi à des cours de romala et de bango, pendant des vacances. Donc, on allait dans une école de romala et de bango, pour apprendre à parler les langues de mes parents. Mais seulement quand on revenait à la maison, on ne pratiquait pas beaucoup, et de même quand on allait voir nos grands maires, qui parlent très bien français, on n'avait pas l'opportunité, l'occasion de pratiquer. Donc, ça a été un des appointements pour moi, en particulier. Une frustration? Oui, oui. Et je pense que c'est aussi l'une des raisons qui m'a poussé à vraiment me plonger dans l'étude et langue africaine, un peu comme une façon de me réapproprier, de récupérer cette héritage linguistique. À l'univers, c'était à leur aboieage, et à utiliser le "Mme Jumba" ou "Baganté", dans ce qu'il en parlait à "Baganté" toujours dans la région baminiquée. Arrivés en France, j'ai travaillé un peu sur le "Lingala", aussi sur le fond, j'ai travaillé sur le fond, la zone où je suis fond, elle est loin de chez vous. Oui, il faut mon 1/4 de haut de route, on va être sur 4/5 heures, je pense. Et alors, vous, Lélia, n'est-ce que vous êtes allés en zone où je suis fond? Je n'ai pas pu y aller à cause de la guerre civile qui a éclaté dans la région en fin 2016, et donc il a rendu la zone inaccessible, totalement inaccessible, en raison des massacres, des kidnappings et toutes les tueuries qui ont courré, en ce moment dans la région. Donc la zone est pour l'enmoine accessible. Du fait de la guerre qui vous a empêché de faire du terrain, ce qui est très important en linguistique, comment est-ce que vous êtes formé à cette langue? Donc j'ai miraculeusement rencontré des loupiteurs du Wushie via les réseaux sociaux qui ont accepté de ma compagnie de médié dans ce projet de description du Wushie. Mais comment vous avez fait vous avez tapé, je ne suis pas. J'ai cherché "ba bon", parce qu'à l'orientation village, qui est proche de Babesik, ça s'appelle Babongo. En fait, je tapais des noms aussi proches du village pour essayer de trouver. Parce que je sais qu'il y a beaucoup de proximités entre nous t'aimontre Babesik et Babongo. Beaucoup de circulations qui se fait, c'est l'ocuteur qui est accepté de faire des enregistrements, de m'envoyer ces enregistrements-là. Et c'est à partir de ça que j'ai pu vraiment commencer à travailler sur la langue. Au milieu de toutes ces langues, qu'est-ce qui vous a donné envie d'apprendre le Wushie? Comment est-ce que vous l'avez rencontré cette langue? Le Wushie, m'a rencontré avec le Wushie est très particulière. Parce qu'au Cameroon, quand j'étais au Cameroon, je n'avais jamais entendu parler de la langue. Et j'imagine que c'est les cas pour beaucoup de la monnaie. Et c'est quand j'ai fini mon premier master, j'ai pris contact avec la société internationale de linguistique. Je l'ai réparlé un peu de mon parcours académique, d'où je viens, et ils m'ont dit, "Ah, on a une langue au Cameroon, le Wushie, mais il n'y a personne, on n'a pas de spécialiste disponible dans ce moment qui puisse travailler sur la langue. Est-ce que ça vous intéresse, rédez vos points chez ces mes absolument? Et quand j'ai appris que c'est une langue qui est parlée dans la région, le fond, qui est une région assez marginalisée, délaissée, et quand plus le Wushie n'y avait pas décrit, il y avait rien à ce moment-là sur le Wushie. Qu'est-ce qui vous a donné envie de consacrer votre travail de tels, à une langue en danger? Qu'est-ce que c'est une langue en danger d'abord? Une langue en danger, c'est une langue. qui a peu de chance de survivre fragilisé par un manque de documentation notamment, mais aussi un défaut de transmission pour l'auouchi par contre, il faut que je précise que l'auouchi est toujours transmis donc des parents aux enfants, donc les jeunes personnes, la jeune génération par l'auouchi, au cameroon, oui, mais il y a quand même des inquiétudes à avoir, étant donné le contexte de crise qui a actuellement cameroon, qui a engendré la dispersion des milliers de milliers de personnes à travers le pays et en dehors, notamment en Nigeria. Donc cette déportation, cette dispersion des populations qui doivent s'adapter au milieu dans lequel il est s'intégrer et qui implique en généralement pour cela d'apprendre les langues de ces nouveaux milliers-là et parfois de délaisser leur langue naturelle, enfin leur langue zindigienne. Alors quand on considère tout cela, on peut penser ou consécturer que l'auouchi est dans une situation assez critique. Comment est-ce que vous avez rencontré l'idée même de langue engendangée? Ce que c'est pas évident, c'est pas quelque chose de si courant? Ce qui, moi même, me surprend, c'est que étant au cameroon, je n'ai jamais entendu parler de la notion de langue engendangée. Pourtant, on est quand même dans un pays où la majorité des langues sont menacées, on va dire, et c'est qu'on se arrive en France en poursuivant mes études de linguistique, que j'ai découvert toute cette branche-là, cette domaine des langues engendangées. Et je dirais que dans le domaine linguistique, dans l'anglement milieu des langues, c'est quelque chose qui est plutôt connu. Mais malheureusement, on en parle pas assez, je pense notamment au cameroon, tout le monde devrait être sensibilisé à cette question, puisque la perte d'une langue, c'est la perte de toute un héritage, toute une culture, toute une tradition, toute une vision du monde qui se perd quand on perd une langue. Et donc c'est quelque chose, je pense, qui devrait concerner pas seulement les langues, mais tout le monde. - Où est-ce qu'on la parle cette langue exactement? - Et qui la parle? Et depuis quand? - Est-ce qu'on sait que quand le Wouchi est arrivé? - Wow! Le Wouchi est parlé dans la région de Nord-Rouest du Cameroon, c'est une des deux régions anglophones du pays, et il est parlé plus précisément dans le village Babécy. C'est une langue grâce-field, donc les langues grâce-fields, c'est un groupe d'une 60aine de langues par les à l'ouest du Cameroon. Donc parmi ces langues on a Wouchi, on a des langues baminléquées aussi qui font partie des grâce-fields, et ce sont des langues qui sont considérées comme étant situées dans la zone qui représente le centre de dispersion des langues bontout. Donc c'est en fait le berceau des langues bontout. Donc ce sont aussi des langues bontouts, des langues grâce-fields. Bien qu'on les considère comme des langues bontoïdes, c'est-à-dire bontoumets avec des spécificités qui les démarquent un petit peu des langues bontoutes traditionnelles. Ma lente m'amage au langues bontout. A mon son, on lui va m'y avouer. Cette langue puisque très peu de monde la parle, comment est-ce que vous l'avez entendu pour la première fois vous souvenez? Ils me sont sur Youtube. Si on existe, c'est sur la langue, je suis tombé sur l'ideo d'un jeune locuteur d'Oouchi. Et je pense qu'il était en train de faire la cuisine et il parlait en même temps avec son frère et il discutait en Oouchi. Et je l'ai réécrit d'ailleurs pour dire "Wow, je suis en train de vouloir travailler sur votre langue et voilà". Comment est-ce qu'on fait alors pour apprendre une langue qui n'est pas écrite? On part de la parole des enregistrements audio, qu'on enregistre des conversations comme celle-ci. Il y a aussi de l'élicitations, c'est-à-dire on a une liste de mots, de phrases qu'on demande aux locuteurs de produire dans leur langue. Quoi par exemple? Tables hommes, femmes, enfants, pas de ça en Oouchi par exemple. Alors, tables en Oouchi, c'est un moment emprunté de l'anglais. C'est tabi. Hommes, c'est beau. Femme, c'est vie. Enfant, c'est Vembois. Est-ce que ça ressemble à une autre langue africaine ou à d'autres langues africaines? Oui, oui, oui. Le Oouchi est très proche des langues baminéquées. D'ailleurs, je disquitter une fois avec un baminéquet et je lui ai parlé du Oouchi. Il m'a dit à ce que tu peux me dire quelques mots, il fera un Oouchi. Mais il me dit "Mais il m'est, c'est un baminéquet ça". Et vraiment, c'est très proche des langues baminéquées. C'est à fait pour vous ça présentait des facilités pour l'apprendre? Je pense que oui, le fait d'avoir grandi dans un contexte africain ou mes parents parlait leur langue baminéquée avec leurs parents respectifs. Le fait d'avoir grandi dans ces tonalités, ces langues là, à forger mon oreille, même si je ne m'exprime pas parfaitement dans les langues de mes parents, mon oreille s'est forger et s'est habitué à ces sonorités. Qu'est-ce qui vous plaît justement dans cette langue baminéquée? Déjà, la tonologie est ton. Par exemple, on a un ton haut, on a un ton bar, on a moyen, on a un ton haut, moyen. Donc on a un ton haut moyen. D'ailleurs, homme, c'est beau. On parlait des langues baminéquées et de leur proximité avec le Oouchi. Parce que vous avez des exemples, par exemple de mots, qui sont proches ou d'expression. Oui, par exemple, en baminéquée, plus précisément faits faits, ou non-fils, le mot pour amour, on coignit en baminéquée, en Oouchi ou on couronne. Le mot pour nom, le nom de quelqu'un en nom, en baminéquée zen et en Oouchi zé. Le fait de se rendre compte que perdre une langue, c'est perdre toute une culture, toute un héritage. Pour moi, je dois faire quelque chose, ou que du moins ralentir cette destinée. Est-ce que, bon, considère que toutes les langues sont rappelées du manière où d'une autre a assez tiolée? Mais si on prend des langues comme le français, le français est une langue qui est bien vivante et l'un des éléments qui soutient la vie du français qui permet son rayonnement sa documentation, le fait qu'elle contient une bitérature importante des films, des chansons. Donc pour moi, toutes les langues doivent avoir ce type de matériel, de richesses, de documentation, pour pouvoir rayonner, pour pouvoir vivre. Justement, qu'est-ce que vous faites concrètement pour donner de la matérialité à cette langue? Bon, j'ai commencé par la rédaction de ma thèse qui est paru chez l'armatant début cette année 2023. Et donc, ça, déjà, c'est un pas vers la documentation du Oouchi. Ce n'est qu'un premier pain. Je décris la langue et à la fin, il se trouve un lexique Oouchi anglais qui n'est que le préambule, je dirais, d'un dictionnaire que je compte réaliser un dictionnaire Oouchi anglais, plus conséquent, plus volumeux que je compte réaliser aussi dans le futur. Et puis, je travaille aussi avec des locuteurs en distance, de façon à les encourager à produire eux-mêmes de la documentation. Parce que tout le travail ne doit pas reposer sur les languesistes, mais c'est les locuteurs eux-mêmes qui doivent eurer pour la promotion, la vie de leur langue. Et donc, mon travail, je pense que, à ces essences s'y elles aussi pour les langues, c'est de faire comprendre au locuteur que c'est à vous de travailler pour votre langue. Il ne faut pas vous reposer sur le linguiste, il faut pas attendre que les languesistes viennent faire le travail, mais vraiment créer, aujourd'hui, en a des nouvelles technologies, utiliser les nouvelles technologies pour produire, pour créer des vidéos, par exemple, des enregistrements, ça peut être des champs, des poèmes qui ils ont registre comme ça, façon aux yeux. Et vrai qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'orthographe officielle pour l'Oouchi, c'est une mabuse. Et donc, il est difficile encore pour le monde d'écrire. Alors nous, les langues sont écrits en phonétique, mais tout le monde ne sait pas écrire en phonétique. C'est-à-dire que vous écrivez comme on m'entend. Voilà, on écrit les sons avec un alphabets spécialisé, donc c'est qu'il a l'alphabets phonétiques internationales, la pays, oui, pieds. Est-ce que vous vous faites découvrir le Oouchi à des gens dans votre vie? Oui, bien sûr. J'ai appris, par exemple, des champs aussi que je compose, j'ai les enseignés à quelques personnes autour de moi. les chansons vous composés Liliana le parle de
Elle parle de l'amour de Dieu, la fidélité de Dieu, parce que la communauté Wushie est chrétienne et moi aussi. Donc c'est des chants de louange, des chants de remerciement à Dieu. L'Ilyan et Moshi les chansons des autres. Kolaiawe est un champs-féfé ou bafan qu'elle a d'or chanté, un morceau qui peut être aussi bien compris par des Wushie Fone, que par des bami-léqués. [Musique] Parler une langue en danger, apprendre une langue en danger, c'est un peu comme découvrir une langue secrète. Est-ce qu'il y a des mots qui vous plaisent particulièrement dans cette langue et que vous transmettez? Par exemple, lui Térus, on Wushie, c'est une doc-up-vue. Tu as vu dire littéralement le lieu de la vie. Il y a que je sause un peu plus marrant par contre. C'est une. [Musique] Déléphone, c'est faque-cho. La chose pour parler. C'est une langue qui a l'air très imagée, non? Oui, elle est assez imagée. Surtout, on ne choisit pas d'en preiner des termes telles qu'ils sont dans les langues étrangères. Parce que par exemple, ordinateur, c'est "computa". On va dire "computa". Là, on va pas. On a les chimie. Et donc, je pense que pour des termes, pour lesquels on peut essayer de trouver des éléments de la langue pour les mettre ensemble et former le insensoui. Et alors, à la fin de votre livre, il y a une grosse bibliographie qui explique un peu. Tous les auteurs que vous avez côtoyés pour récréer. Et puis, il y a ce l'exique vouchie anglais. Il y a combien de mots dedans et comment est-ce que vous les avez choisi? Il y a environ 1000 mots. Je suis son les premiers mots que j'ai récoleté en fait, en travaillant dans le cadre de ma thèse. Il y a des noms, des verbes, oui, un peu de tout. Le travail écolosal d'autant plus nécessaire qu'une langue en danger peut l'être encore plus et particulièrement dans un contexte de guerre. Je me demande si étant donné le contexte actuel de crise qui a forcé des milliers de personnes qui t'aient leur. le village à Saint-Sallehérieure. Je me demande si il y a toujours ce souci de parler la langue. Je ne voudrais les studier. Mais de ce qui m'a été dit par mes collaborateurs ou les jeunes par la langue, par l'eau ou chi, mais par contre, il y a quelques différences qu'on observe dans le parler des jeunes, à ta rapport ou au parler des plus agies. Est-ce que vous avez appris des expressions en wouchie qui vont plus? Pour dire merci, on dit ni jume au. ni jume au signifie littéralement que je t'aide. Et c'est une expression que vous aime bien. Et comment on dit j'autai mon wouchie? Me co-enow. Et là c'est littéralement j'étais? Oui c'est j'étais un fait "je" et "emtoi" j'étais. L'éliane aimerait aussi en savoir plus sur le passé de la communauté wouchie et peut-être même pourquoi pas la comparée avec d'autres langues. Une histoire qu'elle n'a pas fini d'écrire. Retrover d'autres langues et d'autres destin en écoutant le podcast Mavi Malang sur les sites et applications de RFI et sur toutes les plateformes de podcast.
Podcast Summary
Key Points:
Lilian, une linguiste camerounaise, se consacre à la documentation et à la revitalisation du wushi (ou wouchi), une langue en danger parlée par environ 20 000 personnes dans le nord-ouest du Cameroun.
Empêchée par la guerre civile de se rendre sur le terrain, elle utilise les réseaux sociaux pour collaborer avec des locuteurs natifs et construire des ressources linguistiques (thèse, lexique, enregistrements).
Son travail est motivé par la prise de conscience que la disparition d'une langue entraîne la perte d'un héritage culturel unique, et par son désir de redonner aux locuteurs les moyens de créer et de faire vivre leur langue.
Elle souligne l'importance cruciale de la documentation (écrite, audio, vidéo) et de l'utilisation des nouvelles technologies pour assurer la transmission et la vitalité des langues menacées.
Summary:
Lilian, une linguiste camerounaise, mène un travail de documentation et de revitalisation du wushi, une langue en danger parlée par une petite communauté dans le nord-ouest du Cameroun. Bien que la guerre civile l'ait empêchée de se rendre sur le terrain, elle a établi, via les réseaux sociaux, une collaboration avec des locuteurs natifs pour enregistrer et analyser la langue. Son engagement naît d'une prise de conscience : la disparition d'une langue, phénomène courant et sous-estimé au Cameroun, signifie la perte d'un patrimoine culturel et d'une vision du monde entiers.
Pour elle, contrer ce destin implique non seulement de décrire la langue (via sa thèse et un lexique), mais surtout d'outiller et d'encourager les locuteurs eux-mêmes à produire des contenus (chansons, vidéos) pour en assurer la transmission et la créativité. Son approche met l'accent sur l'urgence de la documentation et le potentiel des technologies modernes pour soutenir la survie des langues menacées.
FAQs
Le wushi est une langue en danger parlée par environ 20 000 personnes, principalement dans le village de Babessi, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. C'est une langue grassfield, appartenant au groupe des langues bantoïdes.
Lilian a été sensibilisée aux problèmes de langage par l'absence d'orthophonistes dans son pays, ce qui l'a orientée vers la linguistique. Elle a découvert le concept de langues en danger en France et veut préserver cet héritage culturel.
En raison de la guerre civile, elle utilise les réseaux sociaux pour contacter des locuteurs natifs qui acceptent de faire des enregistrements audio. Elle travaille à distance en collaboration avec ces locuteurs pour documenter la langue.
Elle a rédigé une thèse avec un lexique wushi-anglais de 1000 mots et prépare un dictionnaire plus complet. Elle encourage aussi les locuteurs à produire eux-mêmes des documents (vidéos, chants) pour vitaliser la langue.
Une langue en danger a peu de chances de survivre en raison du manque de documentation et de transmission. La perdre signifie perdre un héritage culturel, une vision du monde et des traditions uniques.
On part d'enregistrements audio de conversations et d'élicitations (listes de mots ou phrases demandées aux locuteurs). L'écriture utilise souvent l'alphabet phonétique international pour transcrire les sons.
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