Dans cet épisode d'ElefQ, Samir Amidhi reçoit Frédéric Fallis, fondateur de "La Question Logique", pour explorer la pratique du questionnement. Fallis explique que son projet vise à faire de l'humanité de chacun la meilleure chance d'avenir collectif, en partant du constat que la communication peut rater ou réussir une relation. Il souligne que l'art du questionnement est souvent négligé au profit de l'art oratoire, alors qu'il est essentiel pour obtenir des réponses nouvelles. En France, le rapport aux questions est ambivalent : on admire les questions intelligentes mais on craint celles qui remettent en cause les certitudes. Fallis attribue cette dissonance à des facteurs culturels et linguistiques, notamment la place du verbe en début de question en français, qui pousse à répondre trop vite. Il plaide pour un questionnement exigeant, accompagné d'une capacité à accueillir des réponses qui peuvent déstabiliser. Dans les domaines scientifique, philosophique et journalistique, il critique les questions stéréotypées qui limitent la réflexion. Selon lui, une question est une quête : elle fixe un objectif et un chemin. En adoptant cette approche, la société pourrait gagner en profondeur et en humanité, en évitant de se précipiter vers des réponses qui ne répondent pas aux bonnes questions.
Bonjour à toutes et à tous, vraiment bonjour, je suis Samir Amidhi et bienvenue dans la fabrique du questionnement. Je suis entre autre intervenants et chefs de projet et j'apporte une expertise méthodologique en excellences opérationnelles et en gestion de projet. Je me suis donné la mission d'explorer la pratique du questionnement durant au moins les 10 prochaines années, au travers d'une approche plus rédisciplinary. Au-delà d'en faire un sujet de conversation à part entière, l'objectif est de disséquer le processus en tant que tel et d'identifier les mécanismes d'un questionnement pertinent. Redenons ensemble une place d'honneur aux questions. Bonjour à toutes et à tous, explorateur, exploratrice. Je vous retrouve pour un nouvel épisode d'ElefQ, la fabrique du questionnement et j'ai l'immense plaisir d'être avec Frédéric Fallis. Bonjour Frédéric. Salut Samir. Je dis ce voire, c'est plutôt toi qui me reçois parce que nous sommes sur Vendôme dans le lieu très chaleurue que tu as conçu pour animer tes formations et tu fais le plaisir de prêter à cet exercice déchanger autour de la pratique du questionnement avec plaisir. Et puis quelle meilleure personne pour en parler que celui qui a fondé la question logique? Alors on va commencer directement dans le sujet comment tu décrérais la raison d'être de la question logique? La définie en une question une réponse. La question c'est comment faire de notre humanité individuelle, sa meilleure chance d'avenir collectif, comment faire de l'humanité de chacun, la meilleure chance d'avenir de l'humanité. Et à cette question-là comment faire? Je crois que la réponse est de comprendre que mieux est souvent à une meilleure question près. Et seul l'être humain, l'intelligence humaine est capable de trouver la meilleure question, il permet de trouver la meilleure solution. C'est en tout cas c'est un message plein d'espoir. On parle beaucoup de tout un tas d'intelligence aujourd'hui mais peut-être pas forcément assez de l'intelligence humaine. Qu'elles ont été les constats qui ont animés pour créer la question logique? Le constat de bas c'est que j'ai très vite réalisé qu'il y a tout ce qu'il faut dans la communication pour rater un humain, pour rater une relation et pour rater un projet. Et il y a tout ce qu'il faut dans la communication pour réussir un humain, réussir une relation et réussir un projet. Et ma fixette en fait, mon obsession c'est de voir comment faire pour passer d'une question, d'une communication qui ratte, d'une communication qui réussit. Dans cette transition je me suis rendu compte que l'enfant pour ce qu'on étude, c'est l'art du questionnement. On travaille beaucoup sur l'art de dire, l'art d'affirmer, l'art oratoire, mais très très peu sur l'art du questionnement qui est essentiel pour transformer une communication qui ratte vers une communication qui réussit. C'est vrai qu'on souligne souvent l'intérêt des questions et à dire un grand merci de combler ce vide en termes de contenu et de formation. C'est très très riche. Alors comment tu expliques justement cette dissonance entre tout le monde serait un peu prêt d'accord pour dire que les questions sont importantes. Mais finalement on dit qu'il n'y a pas de question bête, mais on sait très bien qu'on va être très rapidement jugé de la pertinence de la question, même si c'est inconscient et implicit. La curiosité, j'ai regardé l'ambictionnaire et aussi un deuxième définition. En fait il y a un pégoratif, c'est-à-dire c'est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas et j'ai toujours été un peu frappé par cette ambiguïte. On a accueille les questions, on en veut le plus possible, mais finalement quelqu'un qui est en post-ro, va être tout de suite un petit peu chiant. Comment tu expliques cette dissonance? Je crois qu'elle est liée à ce qu'on observe d'un enfant brillant. On dit souvent qu'un enfant est brillant, disant il pose des questions tellement malines. Et donc intrinsèquement, je crois que tous les humains se rendront compte que la pertinence d'une question joue ou impact directement sur l'intelligence d'un propos et on le voit. Ça s'impose à nous ou ce truc-là. En même temps, poser une question, c'est souvent vécu comme remettre les gens en question. La remise en question, c'est quelque chose qui est moins confortable. Aïe on peut même pousser le curseur plus loin qui est soumettre à la question. C'est une autre façon de parler de la torture pendant le moyen-âge. Oui, tout à fait. Ce qui est assez étonnant, c'est de se rendre compte que poser une question n'est jamais très loin de remettre l'autre en question. Il attend une question mais pas celle qui va le remettre en question. Il souhaite trouver une réponse nouvelle mais pas si ça lui coûte d'être remis en question sur les réponses qu'il connaît déjà. Et c'est cet ambiguïté qui est posé moi des questions mais qui ne remet pas en question, il faut explorer pour réussir à justement amener de nouvelles réponses à l'autre. En traversant peut-être un peu de vulnérabilité. C'est ça oui, une certaine dose d'un confort en tout cas, on le sent bien qui m'est à défi, disons, comment tu penses que la question logique contribue à une transformation sociale? En tout cas j'aimerais qu'elle contribue à une transformation sociale. C'est ça oui, contribue. Là je crois que notre société, notre humanité souffre de se précipiter sur des tas de réponses avant d'avoir vraiment compris ce qui est quoi la question. Je vais dire "Make America Great Game" c'est quand même une réponse passeuse à des enjeux nouveaux et donc la précipitation vers des solutions qui ont l'air d'être tellement immédiates plutôt que de chercher la question à laquelle il faut s'atteler. Et mon souhait c'est que en prenant plus de temps pour distinguer la bonne question, c'est amener plus de paix dans les grandes mutations de société qui nous attendent là. Ne passe tromper de questions pour que les réponses qu'on trouve soient au service du bon avenir et pas se dire trop tard. On a trouvé des tas de réponses mais pas la bonne question. C'est quand même un peu balot. Je l'observe, c'est fou. Appartilement on la pose la question, c'est presque on l'oublie. On l'a pu beaucoup de place et on se concentre juste sur ce que peut-être les réponses en oublieant la question qui a été posée. Ça nous permet de poser un petit peu le cas d'être comprendre comment tu souhaites aussi contribuer à laisser une place d'honneur aux questions au travers de ton projet. Là, je te propose d'analyser un peu d'un point de vue macro et puis après plus d'un point du micro au niveau de l'Asie VD. Quelle rapport on entretient en France avec le questionnement de ton expérience? C'est un peu ce que je sais dire tout à l'heure. La fois un rapport de d'admiration et de défiance, l'admiration devant ce gamme qui pose la question intelligente et de défiance à l'idée des 3 000 questions. Donc c'est un peu en amour comme ça qui se présente avec le question de rencontrer des grands patrons qui disent "J'adore d'adore d'être entouré de collaborateurs qui pose les questions intelligentes" et puis qui ne tolèrent surtout pas. On lui assène la question. Il ne me sort tout pas. Donc il y a cette espèce de relation en amour qui est au haut et en même temps, non, on ne me remette pas en question. Et alors, il y a probablement aussi, sociétalement, un gros enjeu qui est. On adore les questions qui nous permettent de donner les réponses dont on dispose déjà. Sauf que ce sont les réponses dont on dispose déjà, celle-là on peut de valeur, ils existent déjà. Donc il faut forcément aller chercher des réponses nouvelles. La phrase que je dis souvent, c'est qu'elle professionnelle peut se satisfaire des réponses dont tout le monde dispose déjà. Si vous voulez faire mieux, il faut obtenir des réponses nouvelles. Ce qui impose d'aller chercher des questions qu'on s'est jamais posées. Et peut-être alors de découvrir qu'on n'a pas la réponse à cette nouvelle question. Et dans cette fragilité-là, il y a une espèce de méfiance. Et où là là, si tu me posais question, dont je n'ai pas la réponse, ça ne me va pas. En même temps, si tu ne posais que des questions dont j'ai déjà la réponse, les questions ne servent à rien. Dans cette espace-là, se trouve la fragilité des personnes qui acceptent d'être éventuellement mis en défaut. Et c'est la condition pour trouver des réponses nouvelles. C'est fou comment peut-être gêner par une question sans réponse alors que question est belle en soi. La réponse peut prendre le temps de les trouver. Et est-ce que tu as une idée des facteurs ou des dynamiques qui ont contribué à ce rapport en bigu? Il y a des aspects culturels, des histoires de la France. C'est des choses qui se retrouvent en Belgique, par exemple, parce que tu as une Belgique à ce qu'ils ont même rapport au question. Alors ce qui est vraiment intéressant de réaliser, c'est que là là,
Notre langue, on sait, déterminent la manière dont on vit les questions. Nous, concrètement, on a un mot introductif, puis très vite on a le verre, puis très vite on a. Et donc on peut presque deviner la nature de la question avant l'écouter jusqu'au bout. Parce que le verre devient tôt dans la question. Si on prend l'aliment, par exemple, ou le nerf l'endet, dans une question, le verre vient à la fin. Ce qui fait qu'on est obligé d'écouter la question jusqu'au bout pour aller y chercher une réponse. Ce qui fait que dans nos débats publics, la question n'est jamais écoutée à fond avant que vienne déjà une réponse. Et dans cet espèce d'entraînement, il y a un petit apil, l'idée, que celui qui ne répond pas vite à une question n'a pas les neurones qui se touchent. Alors qu'en Allemagne, par exemple, ou en flandre, il est tout à fait possible de rester silencieux. Le temps d'entendre toute la question avant de produire la réponse puisqu'on doit avoir le verre avant d'y aller. Ici en France, il n'est pas capable de presque rétorquer avant la fin de la question. Mais c'est qu'on est pas très rapide du cerveau et qu'on a un peu mou de genoux. On est un peu faible du cortex. Et on est très vite jugé sur ça. Alors que ça vaut parfois la peine de mesurer la question, l'accueillir, se la refassonner pour produire la meilleure des réponses. Il est tout le monde du temps évidemment. Oui. Effectivement, est-ce qu'il commence cette pratique, qu'elle a évolué avec le temps? Ça toujours était comme ça. En France, par exemple, cette peur du silence, le fait qu'on interprète une lenteur par cortex, enfin qu'on soit pas tout ça y est. D'éfeuillant, est-ce que tu as observé des grandes évolutions dans le temps par rapport à ce rapport questionnement? Non, pas vraiment. J'ai impression que c'est un état de fait qui était accepté depuis déjà pas mal de temps. Et qui commence très jeune avec l'ensemble des gamins et des gamines qui dansent une classe de primaire. On levait la main plus haut que l'autre pour pouvoir donner sa réponse très très vite. Et on sait que quelque part il est gratifié en fonction de sa rapidité à lever le premier loi. Et donc cette idée que une réponse vite faite est précieuse. Et puis il ne faut pas oublier qu'un point qui est important, c'est que dans notre ADN, au fond de notre IP, homme de caverne que nous sommes finalement, nous savons que notre survie dépend de notre capacité à trouver très vite des réponses à des questions consposes. Dans les cavernes, si on se demandait, est-ce que c'est un animal dangereux ou pas un animal dangereux? Peut-être le temps de se poser la question, c'était sa retard, on était bouffés. Donc la rapidité de la réponse est, été déterminant de notre survie. Ce qui était vrai à l'époque des cavernes n'est plus vrai maintenant. Au contraire, c'est l'intelligence d'une réponse nouvelle qui donne du précieux et des marges de manœuvre dans nos sociétés modernes. Ce n'est pas l'immédiaté de la réponse qui va nous rendre survivant dans nos sociétés modernes. Est-ce qu'on peut peut-être aborder maintenant, à l'enjavé une question pardon? Si tout le monde a prenie à questionner avec exigence, qu'est-ce qui changeraient, selon toi, dans la société? Il faut ajouter une condition, questionner avec exigence et développer en plus la capacité d'accueillir la réponse qui, probablement, peut remettre en question le même le questionner. Oui. Donc si on dit questionner avec exigence et d'être prêt à recevoir la réponse nouvelle, qu'est-ce que ça change? Ça permet à chacun d'être singulièrement accueillie, d'être accueillie dans sa singularité. Et je pense que ça, un, apaisse des relations, et deux, ça permet de déployer l'humanité de chacun. Il permet à chacun d'être l'humain qu'il est dans sa singularité et d'offrir ce meilleur-là au monde. C'est ce que je crois que ça devrait permettre. LFQ, cette balade intellectuelle vous est présentée par Samir Amiddi. Si ce contenu vous plaît, n'hésitez pas à réagir et à le partager pour augmenter sa visibilité. Merci. En tout cas, on rêve d'une société demain rapidement et des formations et des contenus contribuent grandement. Est-ce qu'on peut aborder maintenant le usage du questionnement en tant que outil professionnel et parmi les domaines suivants, je suis invité à réagir, pour que j'ai de réagir sur tous les domaines, mais le domaine de la science et des chercheurs ou un instrument de travail, c'est la question, la problématique. Comment formuler une grande question pour mener ensuite ça puisse sur des hypothèses et ensuite déterminer tout un tas de choses? Il y a la philosophie, et je pense à un philosophe belge. Alors, si j'ai un truc de mémoire sur son nom, mais qui a mis le questionnement au fond Michel Meyer, que tu peux dire. Que tu peux dire, en philosophes extrêmement intéressants. Le domaine du journalisme et des médias, sans c'est, alors je sais que c'est un sujet qui interpelle particulièrement et puis le domaine terapétique psychologique, d'amédecine ou effectivement quand on est habillé un diagnostic, on est amené à poser à avoir un processus de questionnement qui a du sens pour apporter la meilleure réponse possible aux patients. Prenons d'abord le domaine scientifique ou simplement le domaine de l'innovation. Moi, j'ai été stupéfait en me rendant compte que les questions qui ont amenées des grandes évolutions dans la science, sont des questions qui ont remis en question les certitudes. Une des très belles questions qu'on évoque de temps en temps, c'est celle d'Einstein, avant de découvrir la relativité qui dit, mais que ce pastille, si le temps n'est plus un avariant. Alors ça s'est une remise en question d'une certitude absolue, qu'une seconde, vaut toujours une seconde, voilà un farfolu qui est en arrivant à la guerre de Munich et voire une horlogie, tiens mais qu'est ce que ce pastille, si le temps n'est plus un avariant? Qu'est-ce que ça donne au niveau de la physique? Et on prétend que cette question a été à l'aune de toute sa réflexion concernant le réalité. Donc voilà, pour la partition scientifique, c'est trouver des questions qui remettent en question les certitudes. Là, le domaine quantique est juste magique à ce niveau. Ça bouscule tout ce qu'on. Et donc on l'aborde à condition d'accepter des questions qui remettent en question les certitudes. C'est le premier point. La philosophie est un domaine dans lequel je suis beaucoup moins expert et où je m'aventure moins. Très bien. Même si je crois que des pistes de réflexion sur la philosophie, c'est d'interroger des termes synonymes ou des termes contradictoires. Par exemple, l'art doit-il obligatoirement être beau, de mettre art et beau, des synonymes, qui pourraient être synonymes dans la même question, provoquer cette réflexion qui invite à clarifier le monde. Et souvent, dans les cas qu'il y a dans des synonymes, se trouve la manière dont on a défini le monde. Comme d'ailleurs dans les contradictions. Par exemple, quel confiance faut-il avoir pour oser être méfiants? Quel confiance en soit vous, il y a d'accord? Pour oser être méfiants. Voilà, je utiliseux contradictoires, de termes contradictoires qui force, en fait, à clarifier la manière dont on défine le monde. C'est un peu la filo. Mais je suis vraiment pas expert dans le domaine. J'ai impression que les structures des questions philosophiques sont toujours là autour, plus celles qui demandent de définir ce que c'est. - La lumière de la filet, etc. - Qui avait un troisième qui était. - Oui, alors celui-là. C'est autour du journalisme et des médias, on est une grande crise en France, l'auduil a dessus sur l'indépendance, sur le fait que, soit totalement neutre et tout un tas d'autres problématiques, quel usage les journalistes aujourd'hui en France font du questionnement? - C'est un piètre usage qui font du questionnement. Je crois qu'il y a vraiment une crise profonde qui est aussi sur ce que c'est qu'un journalisme, par exemple, et du planel, dit qu'il est le porteur des sents-vois dans ses interviews. Moi, je ne vois pas le lien avec le journalisme. Peut-être avec le syndicalisme, mais pas avec le journalisme. Pour moi, le journalisme s'est d'enquêter, d'enrichir la connaissance, la compréhension de tous. C'est le quatrième pouvoir, celui qui est censé équilibrer les trois autres et ramener à chacun la possibilité de juger par lui-même. Et pour le moment, les questions qui sont posées par les journalistes sont plus des questions qui cherchent à souvrir une vocation, être le porteur de s'envoie, soit à provoquer ce fameux buzz. Et au total, le questionnement amené par les journalistes est extrêmement étriqué. Ils ont une certitude, c'est qu'ils ont le bon sujet, ils ont la bonne question. Et malheureusement, c'est faux. C'est content de demander à la président, est-ce qu'il n'y a pas une injustice dans votre réforme? On crée vraiment pas beaucoup d'espace. Si on lui demande à quel injustice se cache d'entre-réformes déjà en le squeeze un peu, on peut être plus perdition en disant quel injustice votre réforme ne vitra pas, ou encore quel injustice essayez-vous d'éviter avec votre réforme? Ce qui la menent, en fait, à reconnaître, qu'il y a des injustices. Donc il y a plein d'autres questions, mais nous, on a toujours toujours la même question, est-ce qu'il n'y a pas une injustice dans votre réforme? Question à laquelle le président, lui, il est supermédia-traîné. Et donc, il sait comment la gérer, il sait que c'est de la qui est posée, parce que c'est la même qui est posée depuis toujours par tous les journalistes. Et donc, en fait, on a des débats qui ne servent à rien avec un journalisme qui n'amène pas cette information auprès des individus, et ne nous rend pas libre de choisir si on doit y aller ou pas avec ce président ou pas. - Ça a été que les échanges sont parfois assez creux, ils sont en trainés pour ne pas répondre à la question directement. On se demande comment on peut avoir des échanges constructifs sur cette base-là. Et ce qui est très gag, c'est que si. ce qui répondent sont médiatrésnés. 100% des journalistes ne sont pas médiatrésnés. Donc ils ne vont pas à Armégal. C'est fou, c'est à faire. Puis ils vivent une liste. J'ai un bon site liste de questions. Ça ne leur donne pas forcément la liberté de ce nourrir de ce qui est dit pour revendre sur d'autres choses. Enfin, on le voit assez stéré. Oui. Merci, merci Frédéric pour ces éclairages. Je te propose qu'on passe à l'échelle de l'individu. Oui. À notre dernière deuxième gros partie. Alors, qu'est-ce qui se joue dans une question? Ce qu'on sait trop peu, c'est qu'une question, c'est une quête. Quand vous posez une question, vous proposez une quête à quelqu'un. Et si on fait attention à ça, si on fait attention, on fait qu'une question est une quête. On peut réaliser que, comme dans une quête, une quête, c'est d'avoir un objectif et un chemin pour y parvenir. Comme dans une quête, il faut faire attention au niveau de la question à l'objectif de la question et la formulation de cette question. La formulation de la question va proposer un chemin qui donnera envie ou pas d'avancer. Je donne souvent cet exemple-là en formation. C'est la différence entre un fumeur qui se dit, est-ce que je dois arrêter de fumer? Qui est une façon dont l'objectif a bien arrêté de fumer? Comment arrêter de fumer? C'est intéressant. Mais il peut aussi se poser la question, comment me libérer de l'envie de fumer? Dans les deux cas l'objectif a d'arrêter de fumer, mais la formulation propose un chemin qui est très différent. Une quête qui est plus ou moins inténiable parce que le chemin est potentiellement intéressant ou pas. Et au niveau individuel, ce qu'on oublie trop souvent, c'est qu'une question est une quête. Et donc, soignez la formulation et déterminant pour donner l'envie de s'engager dans le chemin qu'il propose. Quelle est le lien entre la capacité à générer des questions et ce questionnée et l'esprit critique? En fait, je crois que l'esprit critique, je réfléchis à l'instant et je me dis "l'esprit critique permet d'identifier le bon sujet". Et plus on a l'esprit critique, plus on est capable de cibler l'objectif à atteindre de la question. Mais c'est pas parce qu'on a l'esprit critique, on est capable de trouver la bonne formulation, bien souvent d'ailleurs, c'est l'inverse. Et puis, il y a un point sur lequel je trouve qu'il faut faire attention, c'est que souvent quand on a l'esprit critique, ce décide derrière la priori qu'on sait ce qui serait valid à la place de ce qui a été dit. Et donc, les questions qu'on va poser sont très nettement guidées vers la solution qu'on pense la bonne. Plus tôt que d'être curieux, de toutes les autres solutions qui pourraient être également bonnes. Et donc l'esprit critique est un dispensable pour trouver le bon sujet, ça ne nous aide pas dans la formulation et ça risque même de nous enfermer sur le seul sujet qu'on pense être pertinent pour une situation donnée et nous empêche d'être l'explorateur qui amène des réponses nouvelles inédites surprenantes des qualées en réchissantes dans une même situation. - C'est quelque part sceptique surtout, refusée. - Voilà. Alors pour moi, l'esprit critique et le scepticisme, c'est pas tout à fait la même chose, mais cette faculté à analyser ce qui est dit, peut nous enfermer, pas tout le monde, mais on peut s'enfermer l'endorme. - Oui. La mesure de nos connaissances dépendait d'une nombre de questions que l'on se pose à quel point se poser des questions nous permet de nourrir cette soif de connaissance. Est-ce qu'il y a une corrélation, finalement, entre quelqu'un qui se pose beaucoup de questions et qui va en apprendre beaucoup et quelqu'un qui ne se pose peut-être pas forcément mais qui arrive quand même à absorber tout un temps de connaissance par ailleurs. - Alors, je crois assez surprenamment que le nombre de questions n'est terminé pas le nombre de connaissances qu'on a. Par contre, ce dont je suis assez convaincu, c'est qu'il n'y a pas de nouvelles connaissances acquises, qui ne soient la réponse à une question qu'on s'est posée. - Autrement dit, on peut croiser des tas d'éléments de connaissances et si on ne sait pas poser une question qui nous rend curieux de la connaissance qui est disponible, on ne peut pas l'acquérir. Et donc, ils vont mieux finalement avoir peu de questions qui permettent d'acquérir cette connaissance, des questions intelligentes, que d'un voir plein légère, - Oui, superficiel, qui nous permet de brasser plein de notions, mais ne nous permet pas d'acquérir cette connaissance dans la perspective d'une question qu'on s'est posée, d'une quête qu'on a. - La quantité ne vaut pas qualité. - La quantité vaut pas qualité et la question a quand même cette idée que si tu ouvres le net par exemple, plein d'informations, - Oui. - Mais si tu ouvres le net sans avoir une question à satisfaire, ça ne deviendra pas de la connaissance. - Oui. - Donc, il faut drive-et à recherche de connaissances par cette question. Et donc, la question n'est pas. Il ne faut pas beaucoup de questions par beaucoup de connaissances. La question, c'est un préalable, à ce que une information devienne une connaissance. - Il y a quelque part l'intention qui se joue avec quelqu'un d'intention, l'IVA. - Oui. - Et d'ailleurs, c'est une de mes questions à quel point une question en dit long sur l'intention d'une personne. - Alors. - Moi j'aime bien une citation qui dit, on reconnaît, alors je ne m'appelle plus qu'il a dit, on reconnaît l'homme intelligent à ses réponses. Et l'homme s'agit à la pertinence de ces questions. J'aime beaucoup cette idée-là, c'est que très joli. - En fait, comme une question est une quête, lorsqu'on pose une question, on dévoile nos quêtes. Donc, on s'expose énormément. On dit beaucoup de choses de nous quand on pose une question. Comment j'arrête de fumer et comment on me libérer de l'envie de fumer. On a déjà dit beaucoup de choses de qui on est, en cette question-là. Et donc, les questions en disent très long sur qui est la personne en face de nous. Bien que plus que la réponse. - Très intéressant. Est-ce que tu pourrais partager. Est-ce qu'il y a une structure commune aux questions qui font qu'elles vont être utiles, pertinentes. Au-delà de dire qu'il y a des questions ouvertes fermées et qu'il y a un processus de questions donc qui vous permet de jongler avec tout un tas de questions pour un qu'il y aurait un sujet. Est-ce que tu observes une structure qui revient et qui permet de dire qu'il n'y a pas terne qui se dessine. Alors, pour répondre rapidement à cette question, c'est pas simple parce qu'il n'y a pas une structure, il y a des structures. Il y a des structures de questions qui permettent d'avoir dans l'impact. Et dans les formations, je décline l'idée qu'une formation, pardon, est une question à de l'impact si on y travaille sur trois niveaux. La technicité de la question, qu'est-ce que je mets dedans. Moi, je da fabrique, qu'elles sont les briques de construction de la question. Le deuxième espèce, la stratégie, à quel moment je pose quelques questions pour qu'elle impact. Et finalement, le troisième, c'est le savoir-être qui va vous permettre de poser des questions plus audacieuses, audacieuses, aux ans un peu de vulnérabilité, aux interlocuteurs. Ces trois curseurs font ensemble les différentes structures et on peut travailler sur ces différentes structures. Donc, il n'y a pas une structure, mais il y a des structures qui doivent respecter ces trois curseurs en sachant quand même que si on veut poser des questions qui amènent des réponses inédites, il va falloir poser des fabrications inédites, poser à des moments inattendus en nous ans un savoir-être différent. Et ça, c'est les trois conditions qui vont assurer, garantir que la question génère des réponses inédites. Très bien. On parle d'intelligence au départ, à quel point tu penses que les irratifs en le curence peuvent nous aider à être de meilleures questionneurs. En partie et en faible partie. J'ai rencontré un en des entreprises d'information, une hiat interne, une grande entreprise et le premier réflexe, et je prends peut-être deux trois briques de construction, le premier curseur pour fabriquer plus de questions. Les voilà avec une liste de questions générées sur les outils de fabrication que j'ai proposés. Mais en fait, c'est un répond qu'on comprenait le deuxième curseur, c'est à quel moment je choute quelques questions. Et ça, ça reste intimement humain. En plus, la stratégie de questionnement détermine la fabrication que j'en ferai. Donc on peut avoir des êtres questions qui ont été fabriquées avec des outils différenciaux, à voir des questions différentes, si on les pose sans l'objectif stratégique, elle ne vont pas avoir l'impact. Et donc il faut avoir cet objectif stratégique pour décider. Et cet objectif stratégique se dessine sur des éléments qui sont imperceptibles pour l'intelligence artificielle, comme par exemple réussir à entendre ce qui n'est pas dit. Oui, tu m'en as t'as l'ocuteur. Découvrir le processus dans lequel la communication se fait, est-ce que la personne se justifie, est-ce qu'elle explique, est-ce qu'elle motive, est-ce qu'elle donne du sens, c'est quoi la nature de sa réponse. Et on fonctionne de sa nature de réponse, de décider la stratégie de mon questionnement. Et par conséquent, la fabrication de la question qui sert cette stratégie. Et puis le dernier curseur que le intégion artificiel ne pourra pas faire, c'est savoir être. Ce savoir être que nous avons besoin de voir incarner par quelqu'un.
pour oser livrer une réponse qu'on n'a jamais fait dans lesquels on est vulnérables et fragiles. Je ne pense pas, ou je vous j'en disais, en tout cas j'espère qu'il n'est pas possible pour quelqu'un de livrer un gros morceau de fragilité à une machine qui répond, c'est un bon commentaire, réguleux. Soit tu maintenant que je fasse ceci comme fait, j'ai tué péter, etc. Mistral et autres gens. En prix, c'est vrai qu'il y a des. pas mal de déribe là-dessus, des personnes s'attachent beaucoup trop à ces machines. Mais au mieux ils peuvent nous aider, elles peuvent nous aider à générer des questions, mais pas tellement de manière dans les chelanges. Ce sera toujours là, la part de l'humain qui fera. En fait, je pense qu'on peut résumer en disant, elles peuvent nous aider à générer des questions pas à questionner. Oui, d'accord. Alors il me reste deux dernières questions. Est-ce que déjà tu peux réagir avec un mot, peut-être, concernant les qualiques fictatifs suivants, concernant des questions? Une mauvaise question. Ça va être plus qu'un mot, mauvaise question, fait à mon. mon bénéfice exclusive de questionneur. Une question idiote. Une question qui a été posée sans. sans se demander aux services de qui je pose quoi comme question. Une question plaisante. On a un mot? Une question qui ne s'est pas demandée aux services de quoi je pose quelque question. Une question puissante. Une question qui impose à celui qui va répondre de sortir de son autoroute de pensée. Une bonne question. Une bonne question, c'est une question qu'on a. Prépubleusement fabriquée. Consciement, stratégiquement posée. Dans un cadre de savoir-être maîtrisé. Une question pertinente. Une question qui provoque la dynamique attendue. Et enfin, une question intelligente. Une question qui vous documente sur le contexte. Et j'aime bien tes deux derniations. Vous savez que c'est un gros sujet de ma formation. C'est une question qui peut être intelligente. D'ocumente sur le contexte, ne provoque pas toujours la dynamique attendue. Question de comprendre et de mettre en mouvement. Enfin, quelle sont là où les questions que tu aurais aimé que je te pose et que je n'ai pas fait? On l'a demandé de trouver en celle-là. Peut-être que la question que j'aimerais qu'on pose plus régulièrement, c'est. Comment je peux t'aider? Pour défuser beaucoup plus largement la nécessité de pour l'humain, de déployer sa compétence à poser des questions humaines. Ça, j'aimerais qu'on l'a pose souvent. Je te la pose. Par exemple, comment se podcaster le diffusion plus large? Ça a eu contribué un petit peu. Et puis c'est ça. Je trouve qu'il y a un sujet qui est très difficile à porter. C'est. de. d'expliciter l'espoir qui peut y avoir dans un meilleur questionnant. Là, les perspectives d'avenir, les pistes d'évolution, les changements de paradigme possible, développement personnel. En fait, c'est cet espoir qu'on évoque peu, ou pas assez, ou pas suffisamment ou pas assez puissamment, avec en parallèle de ça, le fait que c'est un art qui s'apprend, qui s'acquière, qui peut être maîtrisé, à condition de le pratiquer et d'entrer dans cette technique. Et je meurete trop souvent à l'idée que on est bon questionneur en essant, ou pas, en fait, voilà. C'est une question de talents, c'est une question. suffit d'avoir le bon sujet, puis il faut savoir faire. Et non, non, ça s'entraîne, c'est une compétence particulière qui s'entraîne. Et ce former là-dessus est un cadeau pour soi, et un cadeau pour ceux qui nous ont tournés. Mais exactement, formule de qui, celui, justement, de la formation, je trouve qu'il y a énormément de choses qui vont me servir dans l'éducation de les enfants, par exemple. - Ah ouais. - Ça c'est un grand cadeau que tu m'as fait. - Ma question de merci. - Et j'espère que on verra, peut-être bientôt, tes formations dans les cursus classiques de. enation, que ce soit une brick, finalement. - Oui. - Ça fait partie des. au même titre que cuisinés ou apprendre à respirer. Enfin, y a des contents qui sont essentiels qu'on, aujourd'hui, on ne retrouve pas. - Oui. - À une colle. - Et donc j'espère qu'un jour on les trouvera. - Oui. - Moi aussi. - Un grand merci, Frédéric. Je te laisse le dernier mot, si tu veux ajouter quelque chose. Mais en tout cas, merci beaucoup de te prêter à cet exercice. C'était très enrichissant. Et en tout cas, compte sur moi pour œuvrer. En tout cas, à pardonner une place de honneur aux questions. Et donc, je te laisse le mot de la forme. C'est un mot de te remercier, puisque tu es participant à la formation et tous les participants qui viennent à cette formation font le cadeau à l'humanité d'accepter des premiers en question sur leur question. C'est extrêmement exigeant et plein de perspectives. Tout le monde n'a pas cette force, tout le monde n'a pas cette générosité de remettre en question ces questions. Et je te remercie de faire partie de cette session et de faire partie de ceux qui hausent y aller. En se disant que finalement, le précieux c'est détruit-il à générer pour l'autre des réponses qui font sens pour lui. Donc merci. Merci encore à toi. Et c'était Samir, dans l'EFQ, avec Frédéric Fallis. À bientôt.
Podcast Summary
Key Points:
Frédéric Fallis a fondé "La Question Logique" pour transformer la communication ratée en communication réussie, en mettant l'accent sur l'art du questionnement plutôt que sur l'art de dire.
La société française entretient un rapport ambivalent aux questions
La structure linguistique du français (verbe en début de question) favorise des réponses précipitées, contrairement à d'autres langues comme l'allemand.
Le questionnement exigeant et l'accueil des réponses nouvelles pourraient apaiser les relations et permettre à chacun de déployer sa singularité.
Dans le journalisme, les questions sont souvent stéréotypées et visent le buzz, limitant les échanges constructifs.
Summary:
Dans cet épisode d'ElefQ, Samir Amidhi reçoit Frédéric Fallis, fondateur de "La Question Logique", pour explorer la pratique du questionnement. Fallis explique que son projet vise à faire de l'humanité de chacun la meilleure chance d'avenir collectif, en partant du constat que la communication peut rater ou réussir une relation. Il souligne que l'art du questionnement est souvent négligé au profit de l'art oratoire, alors qu'il est essentiel pour obtenir des réponses nouvelles.
En France, le rapport aux questions est ambivalent : on admire les questions intelligentes mais on craint celles qui remettent en cause les certitudes. Fallis attribue cette dissonance à des facteurs culturels et linguistiques, notamment la place du verbe en début de question en français, qui pousse à répondre trop vite. Il plaide pour un questionnement exigeant, accompagné d'une capacité à accueillir des réponses qui peuvent déstabiliser.
Dans les domaines scientifique, philosophique et journalistique, il critique les questions stéréotypées qui limitent la réflexion. Selon lui, une question est une quête : elle fixe un objectif et un chemin. En adoptant cette approche, la société pourrait gagner en profondeur et en humanité, en évitant de se précipiter vers des réponses qui ne répondent pas aux bonnes questions.
FAQs
La raison d'être est de faire de notre humanité individuelle sa meilleure chance d'avenir collectif, en comprenant que mieux est souvent à une meilleure question près.
Frédéric a réalisé qu'il y a tout ce qu'il faut dans la communication pour rater ou réussir un humain, une relation ou un projet, et que l'art du questionnement est essentiel pour transformer une communication qui rate en une communication qui réussit.
Poser une question est souvent vécu comme remettre l'autre en question, ce qui est inconfortable. Les gens veulent des questions qui ne les remettent pas en question, mais qui apportent de nouvelles réponses sans vulnérabilité.
Elle vise à éviter de se précipiter sur des réponses avant d'avoir compris la bonne question, pour amener plus de paix dans les mutations de société et trouver des réponses au service du bon avenir.
C'est un rapport d'admiration et de défiance : on admire les questions intelligentes mais on craint d'être remis en question, et la structure de la langue française pousse à répondre vite sans écouter la question jusqu'au bout.
Cela permettrait à chacun d'être accueilli dans sa singularité, d'apaiser les relations et de déployer l'humanité de chacun pour offrir le meilleur au monde.
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