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Lever les tabous autour de la parentalité

72m 23s

Lever les tabous autour de la parentalité

Dans cet épisode, Mathilde Bouychou, psychologue spécialisée en périnatalité, reçoit Judith Aquien et René Choser pour explorer les tabous entourant la maternité et la parentalité. Les invitées expliquent que ces tabous proviennent de représentations sociales très enfermantes, qui réduisent les femmes à une émotion unique : le bonheur absolu. Cette image idéalisée, renforcée par des discours psychanalytiques culpabilisants et des figures comme la Vierge Marie, empêche les femmes d’aborder la complexité et l’ambivalence de leur expérience. Elles soulignent également une peur démographique sous-jacente : la société craint que si les femmes étaient pleinement informées des difficultés, elles cesseraient de faire des enfants. Cette omission volontaire d’information se manifeste dès le premier trimestre, où les maux physiques (vomissements, fatigue) sont minimisés et qualifiés de « petits maux », ce qui freine la recherche et l’accès à des traitements adaptés. Les invitées dénoncent aussi le manque de dispositifs de soutien pendant la grossesse et en cas de dépression post-partum, laissant les femmes sans ressources. Enfin, elles remettent en cause le mythe de l’instinct maternel, qui soustrait aux femmes la possibilité de construire leur propre parentalité et de poser librement leurs questions. Elles plaident pour une information complète et honnête, afin que les femmes puissent consentir librement à devenir mères, malgré les difficultés réelles.

Transcription

13633 Words, 75994 Characters

French
[Musique] Quand un enfant n'est, c'est pas juste un petit bébé qui arrive. [Musique] C'est une rencontre, et c'est la rencontre évidemment avec son enfant, mais c'est aussi la rencontre avec l'enfant qu'on a été sur même. [Musique] Il y a ce tabou monstreur qui est en pêche de pouvoir aborder la maternité dans ce que ça fait de plus dans sa compétection. [Musique] Il s'ignore avec ce serait aussi dire que ça, je pense, et que doit vivre un enfant. Pourquoi tu m'as jamais aimé? Témé? Mais qui a dit que je dois t'aimer? C'est qu'il s'agit de déconstruire l'existent pour créer du nouveau. Et le nouveau, c'est la parentalité. [Musique] Bienvenue dans mon cabinet. Je suis Mathie Bouchoub, psychologue initial, spécialisé en périnatalité. Je reçois, j'accompagne des femmes, des hommes, des futures parents, des couples aussi autour de toutes les questions qu'ils peuvent se poser sur leur parentalité, leur devenir parent. Ça peut aller lorsqu'ils s'interrochent sur leur désir d'enfants, aux difficultés qui peuvent rencontrer pendant la grossesse, aux questions d'invertilité, aux parcours de PMA, et puis aussi autour de toutes les questions éducatives qui peuvent se poser avec leurs enfants. [Musique] Nous nous retrouvons aujourd'hui pour un épisode sur les tabous autour de la maternité de la parentalité. De nombreux parents que j'accompagne sont surpris pendant la grossesse quand ils deviennent parents, de ne pas avoir été informés, de ne pas savoir ce à quoi ils vont être confrontés. Certains peuvent avoir le sentiment qu'on les a floué, le sentiment de décalage entre ce qui est attendu et ce qui est vécu peut susciter de la souffrance, à m'ner de la difficulté à rencontrer son bébé et parfois même à s'effondrer. Pourquoi ne dit-on pas toute la vérité sur la parentalité? D'où viennent ces tabous, quels sont-ils, quels sont leurs impacts, autant de questions auxquelles nous allons réfléchir aujourd'hui avec Judit Aqien et René Ghosar? Bonjour Judit Aqien. Bonjour Mathilde et René. Bonjour. Tu es féministe engagée, directrice et ditoriale chez Chance qui propose un parcours de coaching personnalisé pour se réinventer professionnellement et pour aider les femmes à sortir des injonctions, des croyances limitantes qui peuvent les bloquer dans leur vie professionnelle. T'es également l'autrice du livre 3 mois sous silence paru aux éditions paillots en 2021. Absolument. Bonjour René Ghosar. Bonjour. Tu es journaliste féministe à l'Opse et Ru-89. Tu es aussi l'autrice de enceinte tout est possible et puis ton dernier livre choisir d'être maire tout ce qu'on ne vous a pas dit sur la parentalité qui vient de ne pas être aux éditions gissées la tesse dans lequel tu milites pour que les femmes, les hommes, soient pleinement informates qu'ils les attendent quand ils deviennent parents afin d'ils consentir librement. Tout à fait. Tout d'abord, Judit René, selon vous, d'où viennent ces tabous autour de la maternité, de la parentalité? Alors, tu veux commencer non j'ai besoin. Alors, ça vient de représentation qui sont très enfermantes et qui force, en fait, les femmes à n'être qu'une émotion, à ne n'avoir qu'une émotion qui est celle du bonheur absolu, à ne être qu'une enveloppe corporelle, joyeuse, belle et jeune et utilement fait qu'on ne poursouire en fait au regard social. Donc, c'est quelque chose qui est très difficile parce que quand c'est pas du tout ce qui est en train d'être venu et à plein de moments de sa vie, une femme ne vit absolument pas qu'un bonheur sans hombre et la parentalité, la maternité et la grossesse puisque c'est mon objet et quelque chose qui est ambigu et dont l'ambiguité est belle et très intéressante aussi. Donc, c'est soustraire en fait aux femmes la possibilité d'affréhender ces choses-là de manière complexe, intéressante de pouvoir se poser librement les questions qui les assaillent, de pouvoir aussi librement poser les questions qui les assaillent sur ce que traverse leur corps de faux à leur médecin puisque en fait la manière dont les choses sont représentées est toujours tellement fémisante, toujours tellement bêtifiant, même infantil disante, notamment le vocabulaire autour de la grossesse qui est systématiquement une esthèse de petits babiles choupinais mais qui ne replaitent absolument pas la réalité, la trivialité aussi de ce qui est vécu. Et donc tout ça, en fait, ça amène les femmes à ce terre à être silencié, à être discrédité aussi chez le médecin. Donc, qu'est-ce qui amène tout ça? C'est un ensemble de représentations récit autour de la féminité, la femme, la mère, etc. Un discours, moi je parle énormément du discours psychoanalytique qui a figé en fait les femmes dans une sorte de culpabilité terrible dans une image qui est soit celle de l'infort ici, de l'entuissance, soit celle de la mère castratrice, la mère qui va manger son enfant, etc. Mais jamais, en fait, dans une image qui est la véritable image, c'est-à-dire une femme qui est systématiquement discrédité, je parle beaucoup de cassembre dans mon livre parce que c'est une figure qui est passionnante qui est parfaitement représentée de ce qu'on vit. Donc, en gros, tout ça, le système de représentation récit une psychonélise qui est entrée dans l'esprit de tout le monde, y compris, évidemment, quand on n'a pas lu Freud, ma chambre, y compris des médecins et dont dans toutes les strates, en fait, un discours qui est donc culpabilise, et fait que si on se plaît de manière générale, on est considéré comme dans le rejet de l'enfant à venir ou de l'enfant qui existe. Si on se plaît de vomissement, on est taxé de. enfin voilà, de l'entraînement. On est considéré comme étant en train de vomir son projet d'enfance, si on traverse une fausse couche, on est considéré comme étant potentiellement un petit peu coupable de cet affaire. On est enfermé dans un système qui systématiquement de désignes comme responsable, voire coupable. - Pour toi, René. - Moi, je crois qu'il vienne cet abou. - Je rejoins évidemment ce que déjudite. Il y a un récit qui est magnifié de la maternité, et globalement, c'est ce que tout ce que tu dis, sur que ce qu'on attend d'une femme, les injonctions qui sont faites aux femmes, une femme s'est censée être jolie, joyeux, voilà, ça fait pas de vague d'une femme. Et alors, ça existe évidemment toujours et ça se cristallise pendant la grossesse et en particulier pendant la maternité, mais la grossesse est le début des ennuis. Et pourquoi? Parce qu'effectivement, il y a cette représentation chérie de la viège Marie de la Médonne, enfin voilà, on est complètement emprunt de tout ça. Et puis au-delà de tout ça, au-delà de se récidement manifier, de se mit en fait autour de la maternité, il y a des tabouks qui sont directement liés à la démographie. On se dit que si on commence à dire aux femmes, que c'est pas si joli et rose qu'on le dit actuellement, eh bien, elle va arrêter de faire des enfants, elle va arrêter de tomber enceinte. Donc, on a tout intérêt, enfin, je dis, c'est un on-collective qui n'en sait pas, les méchants complotistes du patriarque. Ça implique aussi des femmes qui peuvent aussi véhiculer ce discours parfait. Donc, on a tout intérêt à nous pas dire, en fait, tout ce qui est. - Il faut pas effrayer les femmes. Et d'ailleurs, c'est des phrases qu'on dit. C'est à dire que quand on commence à parler, on dit, "Ne dégoûtent pas les autres". En fait, non, c'est bien, c'est merveilleux. Les personnes ne dit que c'est pas merveilleux. On dit, c'est un bivalent et de toute manière, tout dans la vie et souvent ambivalent. Donc, la maternité aussi, enfin, elle n'est pas égaleuré. - Oui, c'est une palette de couleurs. - Donc, il y a ça, le truc démographique. Il y a la donnée démographique. Cela étant. On nous dit jamais. On nous dit ça. On nous dit que si les femmes étaient informées, elles s'arrêtent de faire des mots, etc. Mais cela dit, il y a des familles qui continuent d'être nombreuses. Il y a des femmes qui ont deux enfants. Et des femmes qui en ont trois, quatre, cinq. Et qui, pour autant, en chaîne des hyper-émèses à chaque des hyper-émèses, des bonitions, à tempestifs, très poules, très graves. A chaque grossesse, c'est qu'il pour autant continue. Donc, on sait que c'est pas un chandreau et pour autant, si on a envie d'avoir un enfant, mais on se soumet à ces difficultés pour autant. C'est pas une raison pour que la société, à ce point, peut préparer pour accueillir ça. Le fait, en fait, qu'elle émitent. En fait, le problème, c'est que non seulement on informe pas en amont mais on n'informe pas pendant. Il n'y a aucun dispositif qui vient aider pendant. Il n'y a aucun dispositif qui va aider une femme qui est en pleine dépression de postpartum. Ormie, s'il y a les très informés, s'il y a là. Voilà, s'il y a des associations qui existent pour soutenir les femmes pendant une pèse postpartum, mais il y a plein de femmes qui ne savent pas. On a aucun dispositif quand on traverse une fausse couche, qui soit clair, protocolère. Il y a un certain nombre de questions, enfin la joie, ma fille. Pour tous ces examens pédiatriques, il y a une liste de questions qui nous sont posées et c'est normal. Pendant ma grossesse, c'est notamment pendant le premier trimestre, on ne m'a pas posé et de fait les statistiques le montrent. Les questions clés ne sont pas posées, les questions sur la l'hypersognie, sur justement les vomissements, etc. Et donc, c'est question sans même pas poser les femmes, ce sont très peu légitimes aussi. En fait, au-delà même du fait qu'il n'y ait pas un récit global autour de ça, qui soit préventif, etc. et qui potentiellement. mais je ne crois pas puisqu'il n'y a rien, même qu'il n'y a aucun filet de sécurité, une fois qu'elles sont dedans. Et c'est pour moi le point systémique le plus grave, qui démontre une société, effectivement, très patriarquale et très maltrétante dans cette manière d'être patriarquale, une fois de plus, enfin je sais pas si c'est pas exactement la même chose, mais voilà, donc il y a un point quand même là-dessus aussi sur les filets qui sont proposés les dispositifs. - J'aimerais ajouter à ça quelque chose, c'est qu'il y a aussi la peur quand on parlait de la peur de que les femmes ne fassent pas d'enfant. Il y a une peur historique en fait de lutterie suivie, qui est très liée à la peur des sorcières. C'est à dire qu'une femme qui ne fait pas d'enfant fait peur. Et comme tu le dis, je lui dis, en fait, il y a des gens qui font des enfants et qui recommencent et on va contre. Enfin, moi-même, je suis enceinte actuellement, alors que j'ai écrit tout un livre, on se dit "Attention, c'est super compliqué! Mais je le fais quand même parce que j'ai aimé être mère, je l'en regrette pas, enfin c'est un bonheur." Mais les femmes en revanche qui ne veulent pas faire d'enfant, c'est une figure fictifépeur, historiquement, on a cholé en parler très bien dans son livre, c'est des sorcières. Et puis en fait, on les tâques de sorcière, parce que précisément on dit que leur utérus va rester vide et qu'elles sont en train de faire des cérémonies pour ne pas avoir d'enfant. Donc, ça, c'est quand même très ancré aussi dans nos. Mais c'est un discours qui continue d'exister beaucoup, moi j'entends, la poêfeuse, etc. C'est considéré que les femmes qui ne font pas d'enfants sont des égoïstes. C'est des égoïstes, des femmes qui ne s'accomplissent pas, qui s'affaissent que c'est d'être heureuse. Alors qu'en fait, on a toutes les trois des enfants ici et je. Voilà, on les aime, je pense, mais tout le monde peut dire ici que. Avant d'avoir des enfants une mafie, j'étais très heureuse, mais à moi aussi. Et je pense que j'aurais pu l'être sens et juste une balance à un moment donné que. Moi, je réfléchis ça comme une balance, c'est à dire que je me suis dit à la fin de ta vie, si tu arrives et tu n'as pas d'enfant probablement que tu seras malheureuse. Mais c'était mon choix personnel, à moi, jamais. Je l'imposerai à quelqu'un d'autre et jamais, j'irai juger en fait les joueurs de quelqu'un d'autre. Et donc quand on dit ne dégûte pas les autres, les femmes qui ne font pas d'enfants vraiment. C'est des égoïstes, elles s'affaissent qu'elles perdent mais qu'elles font de leur vie. Ils font autre chose, il y a plein de choses à faire, elles peignent, elles lisent et le chill. Il y a plein de manières d'être faits compte. Oui, exactement. Et en fait de créer et de. Et pour revenir sur cette image de la Madone quand on regarde les icônes, toutes les iconographies autour des Madone, les Madone, elles ont pas l'air. Ils trahent joyeuses, quoi. Non, c'est pas la fait de l'hégélifant. Non, déjà les Madone, les Madone n'ont pas sexualité, préalable. Ouais, mais il y a quand même. C'est clair. En effet, il y a ça, mais. Voilà, les premières représentations à mon sens de la difficulté maternelle. C'est-à-dire qu'il y a bien souvent d'ailleurs, on voit des vierges à l'enfant qui ne regardent pas l'enfant. Ou déjà, c'est comme si y avait quelque chose d'une difficulté à rencontrer aussi ce bébé, en tout cas, une représentation de ce que peut-être une difficulté dans la maternité, alors qu'on y voit que quelque chose d'un bonheur. Mais même les expos et visiter des musées et des églises, t'as des Madone, des vierges qui sont en train de tenir le Christ mort et c'est la pire douleur qui soit. Et ça, on en connaît, un des mères qu'on vait que cette douleur, je ne même pas imaginée, en fait. Et je trouve quand même quand on met au monde un enfant, chacun le sait et chacun le sait, on le met au monde pour qu'il meurt un jour. Et ça, c'est quand même un poids aussi, qu'il faut accepter de prendre, enfin, je veux dire, il faut accepter de se dire que je vais donner la vie à quelqu'un qui peut-être va la pape de mon vivant, ça c'est un cauchemar. Et puis de toute manière qu'il la perdra un jour. Enfin franchement, on le compte en haut. Mais je suis tout complètement d'accord avec toi. C'est l'expérience par excellence de l'ambivalence de quelque chose qui est absolument. On ne peut pas faire plus existentiel que ça. Mais c'est vrai que c'est quelque chose qui est très complexe et qu'il faut pouvoir aborder aussi dans sa complexité avec un discours à desquêtes. Et c'est vrai que le discours là tel qu'il est ne permet pas en fait de se poser librement et de manière extérieurisée ces questions. Et je pense que d'ailleurs ça donne lieu aux phobies d'impulsion tu es voir que largement dans le livre, etc. Enfin à toutes les phobies qui peuvent nous assahir. Alors je ne sais pas à quel point ça y a aussi les pares. Vous voulez souvent par an en général, mais c'est vrai que il y a une telle peur, un tel tabou sur la mort. Enfin une telle peur que ça advienne que effectivement, il y a quelque chose qui peut être relève une pulsion, évidemment, qui est complètement sublimé, etc. Mais qui peut exister et qui peut exister aussi parce qu'il y a ce tabou monstreur qui est en pêche de pouvoir aborder la maternité dans ce que. Une fois de plus dans sa complexité et quoi. Et c'est intéressant pour revenir quand même aussi sur la figure "Monde de la Vierge" c'est "Rokia Diallo" qui est en par exemple en émission "Kifta Razz", elle disait qu'elle avait aucune espèce en vie d'être un être maire et que bon, ça a posé des questions aussi par rapport à ses origines. Enfin mon bref c'était très intéressant. Et elle disait que, bon elle, si il y avait une question liée à la maternité, si celle de la transmission et qu'elle va transmettre, en fait, énormément, elle transmet par sa pensée, bon, ses émissions, etc., plus ils ne lui parolent. Et ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement la Vierge de Marie, la seule chose qu'elle transmette, c'est. Cette figure, en fait, maternelle qui est incarnée dans la Vierge Marie mais qui en réalité est incarnée dans toutes les autres représentations et qui ont pris païennes, enfin. C'est simplement de mettre au monde un enfant. Et ensuite la transmission, c'est le père en réalité qui s'en charge, ou c'est la levillage, enfin. Mais elle son rôle n'est pas dans la transmission. Et c'est quand même quelque chose qui est étrange, qui est également soustrait au fame, en fait, ce rôle qui est clé de transmission et donc toutes les questions qui se posent avec ça, enfin, par le tout le temps dans ce podcast, qu'est-ce qu'on transmet, comment on le transmet et ces des questions qui sont fondamentales et qui sont également exclus des factos si on considère qu'il y a un instinct maternel. Si on considère qu'il y a un instinct maternel et que tout ça se fait de manière évidente naturelle, on haute, en fait, aux femmes la possibilité de délaborer leur maternité et d'y entrer chacune à leur manière, dont leur unitité. - Ça, on l'a dit dans plein d'épisode de parenthèsies. - N'instandes maternelles n'existe pas. Je le rappelle, c'est une question. - C'est une question. - C'est vraiment sociale pour ceux qui pourraient encore en douter. - Du coup, tu nous parlais déjà justement de la grossesse, alors tu nous parlais des tabous autour des mots de la grossesse, par les dévommissements, de tous ces mots physiques, de la fatigue. Qu'est-ce qui explique pour toi le fait? Il n'y a pas de place pour ces mots de la grossesse, toutes ces manifestations, tu disais, qui sont réduites, minimisés. On dit toujours, les petits mots de la grossesse, dans beaucoup de livres, en tout cas autour de la maternité, c'est souvent présenté de cette manière-là, alors que quand on vous met 25 voix par jour, oui, non seulement ce n'est pas des petits mots, mais juste pour aller plus loin sur cette question de cette terminologie, les petits mots de la grossesse, c'est comme ça, que c'est intitulé dans les tests, etc. C'est vraiment comme ça que c'est désigné par la recherche. Ça dit déjà quelque chose sur la manière dont c'est considéré, traité ensuite et donc, c'est pensé, dont les remèdes ne sont pas conséquent pas du tout imaginer, dont les consultations ne sont pas conséquent pas du tout à la hauteur, etc. La raison pour laquelle c'est si minimisé, je pense que c'est aussi que ce premier trimestre de la grossesse, qui est un tiers de la grossesse, c'est pas rien. S'ouffre de plein de choses, déjà c'est un moment qui est ambigu, on vient toujours là, parce qu'on ne sait pas si cette viabilité va être actuelle. C'est poursuivre. C'est une sorte de zone, le nom viable est très proche, lui viable. Et donc, l'efficacité du travail de l'utérus n'est pas encore stampillé par les autorités compétentes, à savoir l'hôpital, les cographies, etc. Et donc le fait, et ça se dit quelque chose qui est quand même dingue, puisque on reçoit un certificat de grossesse une fois que la grossesse est stampillée, utile et viable. On ne parvait pas considérer par la gestion de la surveillance maladie, etc. Les autorités qui sont quand même censées nous protéger. Et donc ça dit effectivement à quel point les femmes ne sont pas considérées tant que la viabilité et l'utilité de leur utérus n'a pas été actée. Et c'est le relais de tous les biétres considérations que subissent les femmes par la médecine en grande partie, et également par la société dans son ensemble. Et donc, qui font que une femme qui se plaint n'est pas crédible. Une femme qui dit qu'elle a mal, sera beaucoup moins crédité qu'un homme qui dit qu'il a mal, sur exactement les mêmes mots. Et il y a des études qui le montrent, qui le démontrent et des études. Oui, il t'en parle dans ton livre. D'ailleurs, il n'y a aucun traitement qui a été. Il n'y a pas de recherche sur ces mots de la grossesse, en tout cas pour trouver des traitements médicaments. Et alors que ça concerne la moitié de l'humanité. - Il y a un traitement qui vient d'arriver en France qui existe depuis des années au Canada et qui faisait tout ça fait bien son travail. Notamment pour les nos évonissements de la grossesse, il a mis des dizaines d'années à arriver en France, qui est quand même déjà dingue, il coûte extrêmement cher et il n'est pas remboursé en France. On a demandé, enfin, on a participé à un travail parlementaire avec Pawe La Fortesa, et notamment cet élément-là a été demandé entre autres choses, et ça a été rushé que ce médicament soit remboursé alors que ça s'ouvre en fait plein de gens, et que ça précarise, évidemment, ça crée une santé à deux vitesses, c'est-à-dire que les femmes qui ont les moyens peuvent se payer la boîte de médicament à 30 balles toutes les semaines, parce qu'il y a quand même un budget gigantesque, et les autres qui sont potentiellement malés plus précaires, avec les métiers les plus éprouvant aussi se retrouvent, de voir, - Je suis bien. - A préandé et subir tout ce que leur fait subir, leur corps, sans aucun remède, à part des remèdes de Grand-Maire, qui sont évidemment recommandés par les médecins, de manière, je trouve très condétendante, ces remèdes ne marchent pas, machonner une petite biscoote le matin, calme pas la nosier, mais en fait je ne sais pas combien. - Oui, le fait que ça se voit pas, ça justifie finalement le silence, l'invisibilité, et c'est un jonction aussi qui est faite aux femmes de ne pas annoncer leur grossesse, en tout cas, moi, c'est quelque chose qu'on le cache, en tout cas, j'invite beaucoup les patients à questionner, ça a finalement elle de quoi elles ont envie besoin, à ce qu'elles ont envie le dire ou pas, alors que le médecin peut le dire, non maintenant, "OK, vous êtes en simple, mais chute, il n'y a avant l'écographie du premier trimestre." - Oui, la question c'est toujours celle du choix écléré, moi, dans mon livre, je suis formule, aucune jonction, parce qu'il y en a déjà suffisamment à dire, en fait, ce qui est à questionner, et je pense que ce qui est exigeé, c'est que la société s'organise mieux, le fait par exemple que les RH, si les femmes n'annoncent pas quand même au travail, c'est aussi parce qu'elles savent que si elles annoncent, et qu'il y a une fausse couche, elles peuvent être discriminées entre guillemets pour rien. Même chose pour la fausse couche, évidemment, ce sont des impensés complets, c'est-à-dire que les RH mêmes sympathiques qui accueillent avec joie, l'annonce d'une grossesse, donc après le premier trimestre ne se formule même pas dans leur tête, que ça veut dire que pendant trois mois, l'employé qui faisait bonne figure, faisait des presse, des presse, des prêts, ma chambre des trucs, etc., à trimer à mort, c'est même pas réfléchi, quoi. Il n'y a même pas ce petit recul qui est fait, et donc il y a quand même des évolutions structurelles, quoi, systémiques qui sont à la tête. Oui, là, tout le travail autour des représentations aussi, de la place des femmes enceintes dans le monde du travail, qu'est-ce que souvent la représentation qui est encore très ancrée, c'est une femme qui va avoir un enfant, c'est un coup pour l'entreprise, c'est des complications, c'est potentiellement l'idée que une fois qu'elle aura un enfant, elle sera moins investie, moins performante, il y a encore beaucoup. En tout cas, moi, je pense que c'est aussi le femme que j'accompagne, elle soit en preuve de toutes ces représentations-là, et de toutes les peurs que ça gênaire. Oui, complètement, complètement. Et je pense que c'est un problème aussi dans les représentations, il y a la paternité, c'est-à-dire qu'il faudrait davantage montrer une paternité qui soit investie, arriver à équilibrer aussi les représentations, enfin, ça, je sais que tant on ne sent pas beaucoup, mais je pense que le renait, je pense que le congé paternité, quelque chose essentiel, enfin. Oui, carrément, mais en fait, c'est évidemment le congé des écoparons, et puis c'est aussi des représentations globales, j'étais en train de chercher, en même temps que vous parlez, j'avoue un message que j'avais vu sur un forum sur lequel je suis un skate, puisque je suis en 32, une petite mamouille n'en sente qui a besoin de regarder les forums, et j'étais tombé sur le message cette femme, donc j'ai pas pu le trouver entre toi, elle a mis qui disait en fait que son employeur, lui disait de n'en met en fait, qu'elle mose, l'até enceinte, donc vas-y, enfin tranquille, et que c'est la médecine du travail qui lui avait dit "non mais c'est bon, on se parle malade" donc on ne va pas vous faire des arrêt tout le temps, quoi. Et là tu te dis, en fait, la personne qui est censée prendre soin, puisque c'est quand même ça, en fait, qu'on est censé faire quand on est médecins. D'ici à cette femme, qui est en train de chercher du soutien, c'est inadmissible. Voilà, donc ça, c'est le premier chose, et évidemment, qu'il faut un congé, digne de ce nom, mais en fait, il faut un congé, et y'a pas une personne qui le met au monde, sauf quand on a dans une famille monoparentale, ce qui existe aussi, mais c'est encore un autre sujet. Quand on est deux, je suis désolé, mais on a fait un enfant à deux, et si on réfléchit deux minutes, quand même à cette histoire de congé, ce qui est dingue, c'est qu'on va laisser à la personne qui est douce, qui a eu une épisiotomie, peut-être des émoureilles, des cicatrices, ces arrêtées, enfin, voilà, ça dépend le combo, joyeux qu'on a eu droit, et ben c'est elle, on lui dit "ah t'en dans dans, lui doit comme un mis de reprendre le travail, toi tu vas t'occuper du bébé". Enfin, n'importe qui qui a eu des enfants, c'est que le travail, quand on est en Pospartum, on rêve du travail, le travail, c'est les vacances, par rapport au congé maternité. Donc, juste, enfin, cette façon de penser, montre encore, en fait, tout un système de penser, mais donc, j'en parle dans le livre, qui date, en fait, de l'industrie-alidation, et aussi d'une répartition des tâches jambes ré, qui s'est faite dans les entreprises, où quand on a commencé par cette éproduction industrielle, il a fallu que les hommes travaillent beaucoup plus. Et donc, en fait, on a reforgué les femmes à la maison à ce moment-là, alors même qu'elles avaient bossé, enfin, enfin, ça, ça a un cliché, on imagine que les femmes ont été la maison, mais elles bossaient, elles étaient au champ, elles faisaient des trucs et tout. Et vous avez vu comme je suis une historienne de qualité, elles faisaient des trucs et tout. (rires) Et tout ça pour dire qu'elles se sont retrouvées, reléguées au foyer, et en fait, la mère au foyer, c'est une invention très récente. Et donc, les hommes qui travaillent et les femmes qui sont à la maison, c'est non seulement une invention récente, mais en plus, pardon, mais débile. C'est-à-dire qu'en fait, on fait un enfant à deux, et surtout, on a besoin du collectif pour faire un enfant. Ça, moi, c'est la grande idée que. Je m'artelle dans tous les sens, c'est dans mon livre. Il faut tout un village pour éduquer un enfant, et en fait, c'est pas normal la façon dont on te procède actuellement. C'est pas juste le coparent, qui manque, c'est qu'en fait, un enfant, il a besoin d'un collectif, d'un groupe autour de lui. Il ne s'est pas juste le coparent, c'est les voisins, les potes, les parents, tout le monde. Là, on n'est pas là dedans pour l'instant. On est dans une vision, en fait, capitaliste de la famille. Voilà, j'ai l'air d'une grosse gachiste quand j'ai ça, alors que c'est factuel, vraiment. - Oh, complètement. Et puis, bon, je trouve que une fois de plus, c'est un dénigrement, comme tu viens de le dire, de l'épreuve traversée corporelle. C'est vrai que c'est mon anglais. Je trouve que c'est. En fait, c'est obsédant, quoi, une fois qu'on est dessus. Ça, un peu comme. Voilà, c'est comme un peu tous les combats, une fois qu'on a ouvert les yeux sur un, on ne dégroche plus. Moi, j'ai eu un regret, qui est trâche, mais avec la réforme du congé paternité, du congé second parent, grotesque qui a eu lieu, ça t'était. Avec ces 11 jours, je crois, de obligatoire des armettes, une sorte de vaste blague. - Un plus jour au total. 11 jours obligatoire, vraiment une insulte intégrale, et notamment aux femmes, mon regret, ça a été de ne pas prendre en photo, ma cicatrice de ces arriènes, à partir du moment où c'était 11 jours. Juste pour pouvoir montrer, en fait, ce à quoi le gouvernement m'exposait, comme d'angé, et m'a exposé, regarde, de manière claire. Enfin, c'est quand même une honte. C'est vraiment très très grave de faire ça à des femmes, qui effectument, mais encore, qui est extraordinairement, comme tu viens de le dire, d'où nous re. Enfin, c'est les plongés dans un abîme de difficulté, de solitude. En plus, dans un dispositif où elle n'a aucune légitimité, parce que le récit, les étoves complètement, sous les injonctions, ou grand bonheur. - En fait, c'est comme si on disait à quelqu'un qui vient de ce qu'elle, c'est la jambe, maintenant, tu vas t'occuper d'un bébé, et en fait, ça n'a pas de sens. Et par ailleurs, évidemment, que toutes les femmes n'ont pas le même ressenti après un accouchement, il y a des femmes qui s'en remettent très bien. On est très une négo, une d'inégo, et en l'occurrence négale, mais une négo aussi, parce qu'il y a aussi des hommes trans qui ont des bébés, mais. Enfin, voilà, tout le monde n'a pas la même pose par tome. Mais, n'empêche que quand même, moi, à la maternité, je me suis retrouvé à mon donner, on m'a dit que fait l'exag. Je donne un bain à mon fils, je me suis levée, j'ai ressenti des vertiges de ouf malade, et en fait, je sentais qu'il n'y avait pas d'ouverture possible pour dire, mais là, en fait, je ne peux pas, je ne s'en ai pas possible. Et donc, je me suis levée, j'ai margé un peu en tituban, et c'est un moment horrible en plus, parce que moi, j'imagine, n'ai un bain avec mon fils, tout bien dans son petit bain, et il a hurlelé à la mort, c'était très agréable pour lui visiblement, et j'étais là, mais en fait, vous m'avez fait me lever, pour que j'admire mon fils, un train de chialer à la mort et que c'est encore plus difficile, qu'est-ce que vous voulez à la fin? Ouais, c'est fou, quoi, c'est vraiment. Oui, et puis, le fait que, de manière systématique, les secondes parents ne soient pas conviés à rester à la maternité, non, non, non, on s'en me dit, c'est genre, c'est. C'est a-yurissant aussi. Enfin, c'est tout de suite les évacués, comme étant finalement, pas du tout les protagonistes, c'est toi, mais. Moi, la maternité ou jetée, et il nous a expliqué que. Il fallait que les papas se reposent. Oui, oui, oui, effectivement, avec ce discours. (rires) C'est très fatigué. C'est très fatigué, et puis, il faut être très fatigué, parce que le bébé ne dort pas, vraiment, il faut bien qu'ils se reposent, mais. Comme un accouchement, les édits processent, de n'affroitent même l'heure de 10 mois, parce qu'on ne nous dit pas tout, en réalité, c'est bien 10 mois. (rires) Donc, c'est si l'héremme, effectivement, que, une fois de plus, la protection soit sur les hommes qui ont besoin de se recaler. d'aller fumer un gros cigar avec leur pote, on a aux en ça. On peut, t'en dis que la mère se remet et ne peut pas accueillir en fait l'enfant dans les conditions qui ont été pensées, en plus les conditions qui sont pensées, c'est en fait on va faire famille. Donc franchement, tout début est fondamental, quoi, extrêmement important. Et tout début où on s'épaule aussi parce que ma chambre de difficulté physique, voilà, et absolument essentiel à tous les niveaux, c'est-à-dire que ça crée l'attachement, ça crée enfin, voilà, toutes ces conditions qui sont indispensables. Oui, derrière tout ça, il y a aussi le tabou du choix et des modalités d'accouchement possible, où il y a peu d'informations, les femmes sont peu informées de ce qui est possible. Et qu'il y a un chemin, on va dire, médical, tout tracé, alors qu'il y a d'autres options possibles qui sont les maisons de naissance, l'accouchement à domicile, où là aussi il y a eu des choix politiques de ne pas développer, ou de ne pas permettre aux femmes d'accoucher finalement de la manière dont elles le souhaitent, alors en fonction des conditions médicales possibles. Mais complètement, et même, moi, c'est quelque chose qui m'a obsédé, quand effectivement, décoché le test de process, on m'a dit, "Bah oui, c'est tout de la maternité", alors que dans le même temps, évidemment, on me disait de nous pas me projeter. Donc voilà. Et en fait, il n'y avait aucune espèce, mon seulement douti, pour savoir, enfin, je sais pas, avec trois filtres. Ma seule condition, c'était la seule chose. On avait besoin, c'était qu'on panne, puis c'était avec moi. Impossible de trouver cette information, ni sur les sites internet, en allant, les uns après les autres, sur les sites des hôpitaux, ni sur un site de référent, je sais pas, qui avec un petit outil, un explique si tout était hypermélicalisé, si il s'y grec, et si effectivement, les secondes par an, enfin, le père en aucun sens, était les bienvenus. Voilà, juste un outil basique comme ça, n'existe pas, et il a fallu que j'ai cherché l'information auprès de ma voisine qui avait accouché, et donc il m'a dit, oui, en fait, tu vas pouvoir, tu ne faut pas trop le dire, mais en fait, tu peux. quand même, on marche sur la tête, c'est-à-dire que, de fait, le père était bienvenu, mais ce n'était pas écrit sur le site internet de mon hôpital, et je trouve que c'est quelque chose de fou, une fois de plus, soustraint une information qui est absolument clé pour la manière dont on se projette dans la queue, qu'on souhaite pour son enfant, et puis effectivement, les conditions avec eux, dans vos vidéos, il y a des matéanités qui ont modifié l'agencement des chambres et qui ont mis des lits doubles pour pouvoir justement accueillir le maire de la parantal, mais voilà, c'est très marginal. Extrardient-moi marginal, mais oui, c'est très bien, et c'est aussi. Parce que finalement, il y a des choses, peut-être pas pour tout, on va peut-être revenir sur la question, la fausse couche où là, en effet, il y a peu de choses en termes de prise en charge, mais je pense, aux difficultés matéanais, à des pressions du postpartum, il existe des choses, des associations, il existe des soins qui sont quand même identifiés, mais encore faut-il les connaître. Exactement, c'est ce que j'allais dire, c'est que la difficulté, c'est de ressenser, en tout cas, d'avoir des outils ou des. l'accès, en tout cas, la difficulté, c'est l'accès à cette information, et que les femmes, aujourd'hui, n'ont pas accès à ces informations-là, et c'est souvent la nuit en étant sur Google, idées noires, en vide, jetées, mon bébé par la fenêtre, qu'elles vont tomber par hasard, souvent, alors, là, je pense à l'association, même en blouse, par exemple, mais il y en a d'autres, voilà, sur des sites de soutien ou d'associations, etc., où elles vont pouvoir mettre des mots, sur ce qu'elles vivent et sur ce qu'elles ressentent. Ouais, mais. Faites donc pas ces informations-là en amont. Mais oui, en amont, il y en a d'avale, et c'est vrai que c'est des choses, mais en plein de fiction américaine, notamment, ou à des paroles de femmes avec leur bébé, je n'ai jamais vu ça, alors, je ne sais pas si ça existent en vrai, mais c'est vraiment une. Mais j'ai jamais vu ça en France, par exemple, ou en tout cas, ça existe sans doute, mais une fois de plus, la formation n'est pas claire, il n'y a pas un fascinule, un tout un dispositif qui nous explique, en fait, quelle est la manière dont on entre en maternité et en parentalité, en groupe, ce que tu dis, ce fameux village, pour réfléchir aussi, son rapport à la maternité, à la parentalité, et effectivement, mais c'est la même chose, en début de grossage, je trouve que ce serait quand même pas inintéressant d'avoir quelques séances pour savoir, en fait, qu'elle va être. si il va se passer sur le corps, une information un peu plus circonsensielle, sur les interdits, que tu abords énormément dans ton premier livre, la géniale, et en les nuances, justement, en faisant mention, quand même aussi du principe de précaution, et ça. Et effectivement, ne serait-ce qu'un petit fascicule, disons, quand une femme traverse un fausse couche, disons, ben là, il y a des groupes de parole, là, il y a une liste de psy qui peuvent être bien, etc., c'est déjà une première reconnaissance, en fait, de ce qu'elle est sans entraînement traversée, alors là, pour l'instant, ce qu'elle traverse, et vraiment, enfin, j'ai encore fait un post récemment autour de la fausse couche, mais les témoignages qui étaient en dessous, c'était une déferlante, et c'est mais un torboillot, c'est épouvantable, c'est-à-dire que des gens, on veuille que ça, il y a 20 ans, dans des conditions aussi barbar, qu'il y a un mois, enfin, c'est un accueil des conditions pour accueillir tout ça, qui sont catastrophiques dans le monde médical, mais aussi dans le monde professionnel, une fois de plus, ce n'est pas du tourconnu, dans le monde social en général. - C'est un clatre terminologie, c'est rien de faux dans ce couche. - Foscouche, faire une fausse couche, enfin, je le débrief, non, non, non, non, on ne fait pas sa fausse couche, et d'ailleurs, je t'inverse, y rené, là-bas, fait une magnifique chronique sur ça, on la vit, la fausse couche, on la traverse, et vraiment, on la subit, en fait, on n'en. on ne sait pas du tout, une expérience désirable, mais c'est une expérience qui est absolument subi, il y a beaucoup de. de moments, le vocabulaire français, mais en activité, les gens qui sont en réalité, en posture de subir, quoi, donc se faire violer, se faire voler, faire une fausse couche, non, non, et non. À chaque fois, on subit, un assau, on subit, une épreuve, quoi, et donc c'est une fois de plus, je pense, des choses qui. qu'il faut pouvoir travailler, et c'est pas grand chose de dire traverser une fausse couche, et ça désigne le vrai, là, pour le coup. - Oui, de parler de grossesse, arrêter, c'est souvent beaucoup plus juste. La fausse couche, ça ne veut rien dire, qu'il ne cache, de qu'il cache par le ton, pourquoi c'est vrai, c'est faux. - Dans ton livre, René, alors, j'aime beaucoup cette expression, que tu emploies le colantal, la parentalité, on en parlait autour du congé maternité, qui ne sont pas du tout des vacances, mais aussi de la question du sommeil, parce que un enfant, au grosses peuglueur, ça ne fait pas ses nuits, avant très longtemps. - Alors là aussi, le verbe ferait intéressant, à faire ses nuits. Ça n'existe pas, en fait, le faire ses nuits, un enfant d'orpable, comme nous, en fait. Voilà, les premiers mois de sa vie, et ça dure un moment. - Mais c'est intéressant, justement, ce que tu dis dans ton livre, que la manière dont on appréhende le sommeil des adultes, toujours du lieu, et quelque chose d'assez nouveau, finalement, et ça ne peut toujours été, de cette manière-là. - C'est à dire qu'en fait, un enfant qui arrive au monde, ça c'est une pédiatre spécialisée des enfants qui m'ont parlé. Il a probablement un rythme de sommeil, qui serait celui qu'on aurait, si on vivait dans une grotte. Donc, c'est des cycles de 25 heures, enfin, c'est un truc qui nous paraît complètement chelou à nous, mais qui sont probablement la chose la plus naturelle pour un être humain. Et nous, en fait, notre rythme de sommeil, on ne s'en rend pas compte, mais il est construit socialement. C'est-à-dire qu'on n'est pas arrivé quand on était. - Là encore, vous allez voir l'historienne de folie que je suis. Quand on était des âmes communions, peut-être qu'on n'en ait pas de la même manière, c'est même sûr, parce qu'il y a eu tout un tas d'historiens qui ont travaillé sur ce qu'on appelle le sommeil biphasé, c'est-à-dire que pendant très longtemps, on avait un sommeil qui était en deux temps. Et donc, en fait, c'est un sommeil qui commençait dans la journée. On se réveillait, et ensuite, on faisait tout un tas de trucs, notamment les questions de sexualité, et de choses, en fait, on faisait des choses en régler des machins. Et puis ensuite, on se recouche, et là, on faisait la deuxième partie de sommeil de sa journée. Donc, ça, c'est pour dire que notre vécu actuel du sommeil, il est construit socialement, et c'est construit quoi. Les bébés qui arrivent, on attend deux qui se pliaient ça immédiatement. - Oui, qui s'adapte à notre rythme à nous. - Un autre rythme à nous. Donc, qui ne fait pas c'est lui? Est-ce le bébé? Ou est-ce que les parents ont, c'est pas? Et ce que ça crée, de toute manière, ce choc de sommeil qui ne correspond pas à les uns aux autres, c'est de la difficulté, parce que, en fait, ça, pour le coup, c'est très bien documenté par les psychies. Le monde de sommeil, c'est une torture, c'est pas pour rien, que c'est utilisé comme une torture dans des prisons. - Ça crée de la dépression. - Très victoire, très très zen. - Agravant et exactement. - Pour la dépression du passepartum. - Exactement. Parce que quand on dort pas, effectivement, on est tristes, enfin, tout le monde l'avait pu. Si on dort pas bien pour X raison, parce qu'on n'a rien pu, parce qu'on a un petit souci au travail ou même un gros souci, et que, du coup, on n'arrive plus bien à dormir, on s'en fait que ça a assez un cercle vicieux. Quand on a dedans, il faut imaginer que quelqu'un, qui est un enfant, a nous venez, qui ne dort pas, ça peut durer des mois. Moi, mon fils a dormi d'une traite pendant une nuit à un an. Donc j'ai eu effectivement, de la première année, très très compliquée où j'étais mal. Et puis je devenais folle, en fait, ça rend fou, en fait, le manque de sommeil. On devient irassible, on devient aussi vulnérables, psychologiquement, on commence à pleurer pour des trucs, que j'en ai vidéos. Je suis une grosse chaleuse, je ne vois pas ce mentir, mais je pleurais pour beaucoup plus de trucs normalement. Notamment je me rappelle une vidéo sur internet, parce qu'un autre truc, on vêtement débit, mais c'était il y avait quelqu'un qui avait déposé un goble et par terre. Et en fait ils attendaient que les gens sur la place ramassent le goble et personne ne le faisait le goble et le goble et le goble et c'était là. Et puis au bout d'un moment, il y a un mec qui ramassent le goble et là tout le monde se met à applaudir le type et j'étais hyper aimé. C'est l'émotion de ma vie, donc je me suis allé, et je me suis allé, et je me suis allé, et je me suis allé. C'est toujours un peu la même chose. Avec ta vie histoire de goble et. Oui, et puis ton fils a mis un an pour dormir d'une traite, mais après, les enfants continuent de se lever. Bien sûr, mais mon fils il a 7 ans, il se réveille pas la nuit, mais le coucher est toujours un moment compliqué. Et puis alors les parents connaissent ça très bien, mon fils, c'est un roubleur, en fait, quand même je dis maman, j'ai soif, maman, j'ai peur. Alors ça c'est un gros problème qu'on a, on voit eu me si, en ce moment avec lui, parce qu'il y a un jeu qui s'est mis en place entre lui et moi, moi je suis hyper empathique et sensible à ça. Le fait qu'il est peur dans son lit tout seul, ça me. j'ai du mal en fait. Voilà, et donc bah ça, c'est aussi une question. Il y a une psychie que j'ai interview dans le livre et qui dit, peut-être qu'il y a des choses à questionner aussi sur pourquoi les enfants ne dorment pas. Oui, tout ce qui va se jouer aussi dans le lien et la relation avec le bar. Exactement. Moi je suis très sensible à ça, peut-être parce que petit-t-fils, c'est quelque chose qui a été compliqué pour moi, le lendemainissement, et que je me projette, on se projette beaucoup dans son enfant. Donc évidemment, je suis t'accomprit, donc maintenant je lui mets des petits bambous pour qu'ils sont d'un blouse soir tout va bien. Bah pourquoi pas? Oui, pourquoi pas? Pour quelles sont des exercices de relaxation, sont des outils aussi qui peuvent aider toute la vie, pas de renfort? C'est juste relou quand on lui en a mis un qui revient en disant, je ne dort toujours pas. Je voudrais le son du chage, je voudrais le son de l'eau, je voudrais, je n'en ai rien là. Voilà. Renez aussi dans ton livre, tu parles de tous les bouleversements autour du couple. Là aussi, autre tabou dont on ne parle pas beaucoup. On commence à parler de la question du babyclage, en tout cas de tous ces bouleversements, camènent l'arrivée d'un enfant. Oui, mais parce que justement, si on dit que quand on ne dort pas en devient irracible et dépressif, comment peut-on vivre un couple magnifiquement heureux dans ces conditions? En général, ça se passe pas très bien quand on n'a pas dormi et qu'on est irracible. Donc ce qui se passe, c'est que comment on est dans une disponibilité permanente. Ce que commence à se mettre en place, un petit jeu qui est vraiment hyper classique et fréquent et dont certaines personnes vont se sortir et d'autres, non, ce qui est mon cas, finalement, on a fini par se séparer. Mais pourfait un truc plus complexe que ça, mais en tout cas, le petit jeu et le suivant, c'est qu'il y a une sorte de compétition entre les deux coparants qui va se mettre en place. On va commencer à se dire "Attend, non, mais moi, là, j'ai fait ça. C'est bon, la dernière couche chez moi, déjà lousie en fait." Et donc, non, mais c'est bon, on fait un toteau travail toute la journée. Alors, comme je suis allé avec le baby toute la journée, non, mais c'est bon, moi, pendant que je suis au travail, en train de bosser, toi, toute la cool douce avec un nouveau nez. Alors, juste à chaque fois, je le dis, c'est la personne qui a la maison avec le babyclagagne. La personne qui est au travail, c'est moins dur pour elle. Donc, il y a cette phase de jalousie, cette compétition qui se met en place, c'est la première chose. Ensuite, alors, ça, tu pourrais en parler beaucoup mieux que moi, je pense. Mais il y a la question psychologique de ce que ça fait. En fait, l'arrivée d'un enfant. Quant à un enfant, c'est pas juste un petit bébé qui arrive. C'est une rencontre. Et c'est la rencontre évidemment avec son enfant. Mais c'est aussi la rencontre avec l'enfant qu'on a été soi-même. Et ça, c'est très particulier. Quand on rencontre son enfant, il commence à l'éduquer et qu'on voit en fait les chemins comprennent, d'éducation. Et qu'on voit aussi les chemins comprennent aux parents. Et qu'on commence à dire "mais, attends, mais c'est hyper déconnant, cette histoire-là, d'où, en fait, ils sont permis, ça avec moi, on rejou son enfance. Et pour un peu, qu'elle est esthromatique, pour un peu, qu'elle est mal traitante, ce qui est le cas, finalement, de plein de gens, on a tous. On est tous névrosés au minimum. Je suis parti pour être confirmé ou infirmé. Et on a tous des parents qui le sont pas mal. Donc, on rejou ça, c'est compliqué. Et non seulement le rejou de son côté, mais le conjoint ou la conjoint, le rejou de son côté aussi. Tout ça, ça fait vraiment un cocktail déblu sympathique. Oui, ça fait beaucoup d'histoire qu'il se rencontre. Et qu'il se sent pas choc. Voilà. Avec des besoins des attentes qui vont être très différentes. Voilà. Et quand on découvre le petit garçon par exemple qui a été son compagnon, et qu'on le voit, d'un seul coup, avec sa mère, très. Dans quelque chose de très fusionnel, par exemple, alors qu'on était ton même heureux un mec qui perd. Un petit peu. Un petit peu. Voilà, on se dit "tiens donc qui est cette personne?" Donc ça, c'est un sujet aussi. Voilà. Et donc, tout ça, avec en plus, au milieu, la question de la récupération de soi-même. Parce que comme on est dans d'une disponibilité permanente, on se perd soi-même. Et ça, c'est quelque chose que raconte particulièrement les mers, parce qu'elle est en sujet à ça, avec le congé maternité et la suite qui est une sorte de domino vraiment cruel. C'est une laquelle commence à s'occuper plus de leurs enfants pendant le congé maternité. Ça continue ensuite. Et elle se retrouve prise comme ça dans cette espèce d'oubli d'elle-même. Il y a cette tentative, en fait, de se récupérer et le grand classique typiquement. Et ça, on ne dit pas assez. Mais c'est la d'Aaronne qui finit en mode adultaire, en fait. Parce que moi, je l'ai expérimenté. Voilà. Je l'ai raconte dans le livre. Quand on trompe, on est aussi dans une forme de truc qui n'est qu'à soi. Ça, ça m'a parti, en fait. Ce moment-là, que je passe avec quelqu'un qui n'est pas mon mari, qui n'est pas mon compagnon, il est à moi. Il est pas mon fils, il est pas mon mari, il est à moi. Donc je dis pas du tout. Donc c'est la meilleure solution. Clairement moi, je la regrette. Je réunis mieux fait d'aller où à ma mou de voilà. Mais c'est ce qui s'est produit et c'est hyper classique. Enfin, et ça, il faut le dire aussi. C'est content. Enfin moi, j'ai été fidèle pendant 32 ans. Et il a fallu que j'ai un enfant, en fait, pour que je le soit plus. Et ça, c'est une douleur. Évidemment, après, ça cause des problèmes dans le couple. Et c'est aussi quelque chose qui existe du côté des cooparants. Parce que quand on commence à aussi avoir l'autre dans une disponibilité permanente avec son enfant et qu'on a l'impression de le perdre, il y a aussi la question narcissique, en fait. Comment on est valorisé d'un point de vue d'artisique, quand je dis ça, c'est pas negatif. C'est que je pense qu'on a tous besoin de châne un petit peu. Et quand on est que, en fait, avec un bébé qui nous regarde dans un arre, franchement, satisfaction narcissique boffe, quoi. Mais doux. Moi, j'entends beaucoup de femmes me disent à quel point ils sont contents de reprendre le travail. C'est aussi un lieu narcissiquement enrichissant, nourriissant, et dans lequel les femmes ont une identité qui est essentielle pour leur bon fonctionnement, leur bien-être psychique. Et c'est pour ça qu'en fait, l'adultère est une suite complètement logique. C'est que dans l'adultère, ce qu'on va retrouver, c'est quelqu'un qui nous regarde avec du désir, avec de la passion parfois. Ça peut être hyper mal-sins, ça peut être ça. Je ne vous porte pas dugement là-dessus. Moi, je pense que les gens font comme ils peuvent avec ce qu'ils ont. Bon, il se trouve que pour ça t'intensé de ces solutions. Mais il y a aussi des gens qui d'insolent coups vont devenir complètement unsins, de scrables, de déguitations. Enfin, les gens trouvent leur solution comme ils peuvent, en fait, à cette espèce de quête de soins. Moi, ma sensation pour l'avoir vécu et mettre beaucoup égaré, parce que je me suis cherché en dehors de moi-même, c'est que ce serait plus intéressant de me ressentrer sur moi et de me rencontrer moi-même et de faire face, peut-être à ce qu'ils me faisaient pas en moi, mais de méditer, de faire du yoga, faire me rêver dans des trucs moins destructeurs. On est pas prêt, en fait. On est pas prêt et moi, je savais même pas quand je faisais ça, que ce que je faisais c'était d'une banalité sans nom. Et quand j'ai lu feu, par exemple, de Maria Porchet où elle, c'est génial, quand elle parle de ça, elle dit qu'elle dit avec les mots, donc son amant, qu'avant lui, ces journées, c'était des usines à compote ou un truc comme ça. Quoi? Qu'avant lui, ces journées étaient des usines. Je comprends complètement ce qu'elle veut dire, c'est-à-dire que quand on est avec un amant, on est… On existe? Bien sûr. On peut exister avec son enfant, mais c'est pas le même ressenti. En tout cas, elle a tué bien renait comment le fait de devenir parent, vient bouleverser ses fondements identitaires. Tu dis à quel point tu t'es perdu et le chemin qu'il a fallu pour te retrouver, toi, ça a été ton chemin qui a d'autres manières. Il y a plein de chemins possibles pour pouvoir le faire. En effet, quelque chose d'une perte de soie et d'une quête de soie dans la parentalité. Moi, cette quête, elle a été drôle parce que bon, il y a eu la question, voilà, l'amant, mais il y a eu aussi le dance floor qui est venu chez moi m'offrir un sasse de vitalité, c'était un feu de joie en fait, de danser sur la techno pendant toutes des nuits entières. Il y a un caim d'une année où je suis allé à Berlin, douce-oie. Je connais très très bien les clubs à Berlin, si vous avez besoin de conseiller, je peux vous aider. J'ai trouvé là dedans, et aujourd'hui, j'aime toujours danser, mais je le fais avec moins de faire, on va dire, notamment parce que je suis enceinte, mais ça, c'est venu remplir chez moi ce besoin que j'avais de me retrouver, de me défouler, de sentir aussi que j'étais en vie. Quand tu danses tu sens que tu es en vie, pour le coup, il n'y a pas de doute. Oui, pour lutter, qu'on s'est enfermement que peut amener la maternité et la parentalité. Tout à fait. Mais ce que je trouve intéressant, c'est que moi, ça se besoin de me sentir en vie, je les ressentis à la naissance du list bien sûr, mais aussi, par exemple, après les attentats du bataître, je pense que des gens qui sont en deuil, peut-être expérimentent ça aussi. Mais j'avais un tattoo de Vester Pérelle qui raconte, en fait, qu'on vient dans un deuil, parfois, effectivement, on peut aller dans la tromprie, typiquement, parce qu'on a besoin de se sentir en vie, en fait. Oui, d'ailleurs, tout à l'heure, on parlait de la mort et de la vie qui sont extrêmement sébale. En salle d'accouchements, pour y avoir travaillé, la mort et la vie sont présentes. Ensemble, dans ce moment-là, la femme donne la vie, elle donne aussi la mort. Et qui a finalement quelque chose de cette mort qui se poursuit et du besoin de ce sentière vivant. Tout à fait. tout ce que je vais faire. que tu disais, mais si je dis, la notion qui revient beaucoup, c'est peut-être à laquelle on ne prépère pas assez les parents, c'est l'adaptabilité. Comment on peut soit s'adapter, développer des ressources, alors il y a le village, il y a plein de choses qui existent. Il y a la difficulté d'être informé de toutes ces choses-là pour pouvoir s'adapter, mais de savoir déjà qu'on va devoir s'adapter. Oui, ça faudrait quand même plus de dispositifs pour les personnes qui sont. On a t'offré de se retrouver seul, une faite plus. Seule est effectivement dans un moment où on a l'impression d'avoir. N'ont pas d'avoir ajouté un être à sa vie, mais être complètement remplacé, un être. N'est-ce que nous prédite aux exités, un être en ce voulis? Si on se n'a nouveau mento, c'est la maternité qu'on ne connaît pas dans lequel il faut apprendre à se placer. Ça prend du temps de se placer en maternité, va te le dire. C'est un an, c'est long, c'est très douboureux. Oui, on n'oublie pas plus. On n'oublie de t'arrêter. Et on n'a pas la possibilité, aucun récit auquel il sera accroché pour pouvoir le légitimer, se dire qu'on n'est pas tout seul, etc. Il serait que le fait qu'il y a aussi peu de visite, une faite plus de PM, une édition de visite de sa femme, c'est grotesque. C'est quand même hallucinant, et puis c'est complètement focalisé sur l'enfant. Enfin, ce n'est pas du tout sur nous. Enfin, c'est dur quoi, d'être pas trop loin. Oui, ce sont pas les mêmes professionnels dans le postpartum et durant la grossesse. Donc il y a aussi quelque chose de très discontinue dans la prise en charge. Le fait de pas toujours avoir à faire au même professionnel, de pouvoir nouer aussi un lien de confiance avec quelqu'un qui va nous suivre, qui va nous accompagner tout du long, c'est aussi peut-être quelque chose qui pourrait aider. Oui, oui. Moi, je pense de toute manière qu'il faudrait un suivi psychologique avant, pendant et après. C'est-à-dire que. Parce qu'on, c'est ce qu'on en fait recommencer, ce qu'on en train de dire, la touche de chambulman psychologique. En fait, moi, je pense que ça peut se préparer. Enfin, mon compagnon, par exemple, qui va avoir un enfant, il a sa silence de psy toutes les semaines. Moi aussi, un parian, ça fait six ans. C'est beaucoup, ma psy, j'aime beaucoup. Et je pense que c'est bien, c'est-à-dire que lui, il commence déjà à travailler, la relation assez parent, et en fait, quelle relation probablement il aura à cet enfant, de part de la relation qui l'a assez parent. Je trouve ça génial. Et après, pour revenir sur ce qu'on disait, effectivement, les dispositifs d'aide, c'est hyper important, d'information. Mais moi, je crois qu'il y a aussi quelque chose, vraiment, ça gît tiens. Et j'aimerais le dire, c'est que quand tu disais tout à l'heure, enfin, je me suis dit que je sais plus que tu disais, mais je me suis dit que ce qu'il fallait, je pense que ce qu'il faut, c'est aussi du lâcher prise, en fait. Et ça, c'est très différent. Oui, voilà. Quand tu parlais tout à l'heure, d'adapté, t'as-tu dit qu'il y a un arrivée, quand tu parlais tout à l'heure, d'adapté, de l'hérité, j'y arriverai jamais, mais c'est terrible. Et moi, ce que je me suis dit, c'est aussi un grand apprentissage que moi, j'ai eu une matinité, et qui me semble hyper important globalement, c'est le lâcher prise. On aura pas la maison des Instagrammes qui nous prétendent avoir un sofa parfaitement s'ont tâche alors qu'elles ont un toddler à la maison, un petit. Enfin, c'est pas possible, en fait. N'importe qui qui a un petit dans sa maison, c'est que c'est un carnage. Je veux dire, c'est genre balance de la bouffe partout, vous vous rêvez le dire, quoi. C'est pas possible d'avoir une maison parfaite. Il faut lâcher, il y a un monde-en-et-faut accepté que sa maison, ça va être la maison d'une souillon ou d'un souillon. Et voilà. Et au-delà de ça, je pense, il y a quelque chose de plus large, il faut lâcher sur l'idée de la mère parfaite. On arrive tout et tous dans notre parentalité avec une image qui est la note, qui est hérité de ce qu'on a vécu, nous-mêmes, de ce. C'est quoi une mère parfaite? Et on a beau prétendement que ce n'est pas le cas, on imagine quelque chose quand même. Ça n'existe pas. Vraiment, enfin, bonne fois pour toutes. C'est n'existe pas. Il y a des parents, enfin, un unicote qui parle de "Merce, ufisame, on botte". Bonne, pardon. Je trouve ça hyper bien. C'est-à-dire qu'il ne faut pas une mère parfaite, il faut une mère, suffisamment, on bonne. Et la question du lâcher prise, là, dans, en fait, ça joue le même truc et moi, une deux vis que j'adore avec mon fils et ses apci quand on l'avait vu au moment de la séparation avec mon ex qui nous l'avait dit. J'ai pu comme un le formulae, mais c'était. Il faut choisir ses combats. Ça, c'est super important, c'est-à-dire qu'un enfant qui, dans une même heure, ne va pas mettre mon son manteau, pas manger ses pattes et pas faire ce qu'on lui a demandé, on ne peut pas être partout tout le temps, en fait. Sinon, on devient fou, en fait. Donc, il faut. Moi, je pense qu'il y a un truc de relaxation de se dire, là, il me soulmet, je vais laisser passer, c'est pas vrai. Enfin, il y a d'autres choses qui sont très importantes pour moi, genre, les pattes, non, ça, j'ai dit vraiment, ça, je vais être très ferme là-dessus. Et voilà, et je pense que c'est des âges après, peut-être plus à partir de deux ou trois ans, mais se détendre quoi, se dire, il y a pas de perfection et je fais du mieux que je peux avec ce que j'ai, et si je suis suffisamment, bonne ou si, suffisamment, bon, pour s'adresser aussi au père, c'est très bien. Oui, ça me evoque plein de choses, ce que tu dis, rené, mais voilà, en effet, dans choisir ces combats, il y a des règles qui sont non négociables, mais il ne peut pas y en avoir tellement plus de deux ou trois. Et puis, tout le reste peut être flexible ce négocier. Et puis, je dis souvent, tu parles des pattes, mais on parlait du sommeil, tout à l'heure, de ne pas faire dangereux, et on a aussi beaucoup tendance à protocolyser les enfants, il va vous manger temps, à tellage, à telleur, de telle manière, d'ormir, etc. Bon, il y a des enfants qui dorment plus que d'autres. Nous, on n'a pas forcément faim de la même manière à tous les repas ou tous les jours, et les enfants aussi, c'est pareil. Et là aussi, on va devoir s'adapter. Bon, peut-être que le pédiat a dit, il doit boire de 250, peut-être que un jour, il boit à que 150, et c'est peut-être pas très grave. Voilà, aussi, voilà, pouvoir avoir. Après, il y a pas d'accompétition aussi, qui va vraiment mettre le boulot. C'est-à-dire que entre parents, des manières de dire, "Oh, bon, on fait des nuits formidables, bon, on en fait est très fort, je ne sais quoi, mon enfant machin, etc., moi j'ai réussi mon allettement, moi j'ai eu l'appouchement de rêve, etc., et donc on peut à peu sacrer des jalons aussi de réussites et des sentiments d'avoir échoué." Ah, mais c'est sûr, mais c'est pour ça, moi par exemple, que je dis, mon allettement, c'est mal passé, mon enfant fait ses nuits. Enfin moi, il y a des gens qui nous écoutent et qui ont besoin de l'entendre, moi tout ça, n'est pas arrivé. Il n'a pas fait ses nuits, il n'a pas mangé. J'ai fini par me séparer avec. Et ça n'empêche en plus que c'est quand même merveilleux. Donc. Ouais, oui, complètement, mais c'est vrai que ça met des bâtons dans les rouges de manière très inutile. Ouais, je te fais ma pareille, enfin, mon accouchement, mon accouchement, et mon allettement, on était une gata, et donc là, l'allaitement, enfin je ne me t'ai dit en plus qu'il n'avait pas vraiment de pression, etc., et pour autant, le fait que ça n'est pas marché. Après avoir tenté de le faire, ma mise en sentiment d'échec qui a été assez tenase, qui a été un obstacle pour construire ensuite ma place en d'enquemère. Et c'est vrai que si y avait un discours un peu plus détendu là-dessus, un discours un peu plus souple, il ne serait ce que sur les boîtes de lait, quoi, les boîtes de lait première âge, il y a écrit, c'est mieux quand même quand c'est le. C'est quand le livre vient de votre sang, ça aurait semblable, c'est lui une culpabilité, ça crée une culpabilité monstrueuse, où on se dit, ben c'est vrai, enfin j'ai pas performé, en plus je ne ressemble pas à l'image une fois de plus très mal gay, serait patriarcal de la bonne mère avec son enfant qui tête joyeusement ou sang, etc., enfin, il y a très peu de récits d'allettement raté, de ratage, enfin sans que ce soit des récits noirs, enfin voilà, ce n'est pas nécessairement un tatal de noirs joyeux, des ratage joyeux quoi ou finalement, ça veut dire que en plus l'envers de la Média il était formidable, c'est que c'est mon mec qui serait vigné la nuit pendant le premier mois, enfin pendant qu'il était en congé pâte, etc., enfin qui a sacré un super attachement entre eux. A plein dégard, c'était super, mais c'est l'échec qui a été le plus tenase, quoi, j'ai jamais pleuré en donnant le sein, mais je sais qu'il y a des femmes à qui ça arrive, qu'est-ce qui vaut mieux? Une femme qui tous les jours pleure en donnant le sein et qui n'est pas bien et qui du coup regarde son enfant avec ce regard-là ou une femme qui donne le bibron joyeusement, enfin c'est un peu caricatural ce que je suis en train de faire, mais on voit l'idée, quand même, moi je pense que le plus important c'est que la mère soit bien et que donc l'enfant soit bien et en fait à chaque fois je le dis mais on ne sait pas la hauteur de ce plat, au qui a été allé-tu ou pas? C'est pas comme si dans la rue on se dit "ah lui là il est bien grand, dis donc qu'il a été allé tes grands gars hier" Un décard, et c'est vrai que, en fait, c'est la face de "deux" ensemble tout épossif, c'est-à-dire aller jusqu'au bout du récit médical sur ce qui est idéal et en réalité, ce qui est idéal effectivement c'est un enfant qui n'est pas là. Dans des conditions où sa mère est contente de le mourir ou son père, ou sa seconde mère, et un enfant qui est allé qu'il y a, enfin, de manière très concrète, je pense que, en tout cas dans la société occidentale, mon vie, la différence nutritionnelle et la conséquence sur la santé de l'enfant entre un enfant qui a été allé-t-il au sein et un enfant qui a été allé-t-il avec lui les materniser et mimime, mais il y a toujours ce story-t-il-in quand même de "oui, mais là, je lui donne vraiment toutes ces bonnes défens immunitaires, etc. et tout ce qu'il faut". Mais ce qui est vraiment par ailleurs, c'est vrai, mais ce n'est pas non plus à ce point, il faut dire qu'il y a aussi plein de défens immunitaires dans les materniser et c'est pas, et je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu parles. de questionner la notion d'échec. L'échec, c'est de se faire violence. Et en fait, c'est de se dire qu'on est en échec. Même quand on a arrêté, parce qu'en fait, on n'avait pas de lait. Ça n'est pas de nous, une moindre mère. C'est quelque chose qui, mais il n'y a rien qui est prête dans le récit pour légitimer et rassurer des femmes qui n'ont pas de lait. C'est quand même étonnant que du coup, elle soit mis au banc. On les femmes qui ont des sains extrêmement sensibles, très douloureux. Et qui donc, toi, va arrêter, effectivement, parce que sinon, c'est comme le sommet. C'est-à-dire que l'aéchec est un douleur extrême et recurrente. Va attendre aussi sa manière de présenter des actes et des rituel. Et donc aussi la relation qui se nous a soin. C'est un arroi qui dit dans son livre, je trouve ça super qu'elle le forme comme ça, un arroi qui est sa chame qui dit, une recommandation, c'est pas un ordre. C'est une recommandation. Dans un monde idéal, ce serait le meilleur pour l'enfant. Ensuite, il y a un principe de réalité. Moi, je trouve que c'est la parenthétique, c'est le principe de réalité en permanence. Et je pense qu'elle prie. Il y a un vide quand même, au parent, à se remettre au centre. Et est-ce que c'est bon pour moi? Est-ce que c'est ok? Est-ce que ça me va? Est-ce que ça me va pas? Que ça soit délagre ceci avec ce que l'on est censé manger, pas manger. Mais bon, là aussi, il y a plein de choses qui sont discutables. Et c'est comme ça, finalement, pour tous les moments, c'est de s'inviter à se repositionner, se remettre au centre de. Qu'est-ce qui est bon pour moi et qui le sera pour mon enfant? Oui, ensuite, je pense que la médecine a vraiment des questions à se poser sur la manière, sur la responsabilité qu'elle a tout pratice et en de santé quand il recommande, c'est-à-dire qu'il faut vraiment faire une recommandation. On est en très clair sur le fait que c'est potentiellement ce qui est très bien, mais ce n'est pas grave de faire un pas de côté par rapport à la recommandation et c'est quand même très peu le cas. C'est la lumière, on se sent en dette quand on n'arrive pas à faire le ou en défaut, quand on n'arrive pas à produire. Mais parce que pour le coup, on en découquait questionnement, dans des problématiques de santé publique, c'est-à-dire que les études montrent en effet que la lettement sur le papier, c'est mieux et pour l'enfant et pour la mère, que ça prévient du cancer, etc. Et du coup, il y a aussi un truc de tue, tout d'un d'arrière, c'est-à-dire que l'État, les gouvernements, quand on nous dit, il faut absolument que vous allez tier, c'est le mieux. C'est aussi une façon de. comment dire? De prévoir ou de se prémunir, de petites maladies ou de grosses maladies qui peuvent arriver chez le nourrisson et puis tard chez la mère. Mais à quel prix, en fait, ou d'un moment, enfin genre, j'aime bien notre gouvernement, mais nos états, mais. Et dans ce cas, il faut aller au bout de l'information, enfin, c'est. Oui, exactement, c'est une information. Et ça pose la question de la santé psychique qui n'est pas mise à égalité, avec la santé corporelle, mais quelqu'un qui est pas bien, qui est en dépression, c'est aussi quelque chose qui va falloir aujourd'hui. Aujourd'hui, on accompagne la grossesse physiologique, mais on ne accompagne pas la grossesse psychique. En tout cas, dans ce qui est proposé, dans la compagnie manclacique, on va dire, si il y a des gens qui le font par. Et la maternité par rien, c'est vrai. Si j'ai que aussi, enfin, je ne sais pas du tout. Oui, quand j'ai la grossesse, c'est ça va aussi devenir parent d'un point de tous les processus, d'un point de vie psychique. Voilà, les parents sont peu accompagnés aujourd'hui. Oui. J'ai dit, Trénez, si y avait une chose que vous aurez aimé savoir avant de devenir mère. Qu'est-ce que ça aurait été? Moi, je crois que c'est la question de la disponibilité permanente. C'est-à-dire que j'avais compris qu'un enfant quand même s'apprenait du temps et vraiment, j'y ai pas été en me disant que je t'ai entrain de adopter un chat, ni même un hamster, mais j'avais pas du tout compris le truc de la disponibilité permanente. Quand on n'est pas avec son enfant, on pense à lui. Quand on est avec lui, il est beaucoup sur nous. C'est des pote-colles, un ami, il faut le dire. Et puis à ses tarts, ils sont là, enfin, non, enfin, littéralement ça croche à votre jambe. Moi, j'en parle dans le livre, il y a un chapitre. Je suis vraiment hyper fier de ce chapitre que j'ai appelé des toilettes à soi. Parce que ça, c'est une expérience qui est très reconnue et que beaucoup de mère vivent, de père aussi, mais comme par a zard un peu plus de mère, c'est qu'auquel temps on fait remet dans les toilettes, on va avoir un peu d'espace. On se dit là, vraiment, j'ai besoin d'espace vital et comment faire dans nos appartements par résident en l'occurrence pour nous mais même quand on a un appartement et qu'on n'a pas une grande maison avec une pièce où on peut s'enfermer, on se dit "ah, les toilettes, y'a un verre ou un." Je vais y aller. Et même quand on est dans les toilettes enfermées, moi, j'ai des souvenirs du list avec sa petite main sur la poignée. J'ai des la pression d'être dans Shining, quoi. Le mec ne me lâche pas, il t'a la ta, et il y a. C'était encore quand j'étais en train de finir des crères le livre, et une scène que j'ai intégrée, mais il chantait d'ailleurs la porte, maman, maman, maman, quand est-ce que tu vas sortir des toilettes? Et je ne sais pas possible, comme il me fout de la pète 2 minutes, c'est le boulot. Donc, voilà, cette disponibilité permanente, pour moi, c'est un truc que je n'avais pas compris. C'est pas 100% du temps, c'est 200% du temps. Et pour toi, je dis, moi, je pense que c'est. Mais bon, je ne sais pas trop, à quel point c'est audible, si je l'aurai entendu. Mais c'est que, en fait, on peut mettre un peu de temps avant de se placer, justement, en tant que individu et en tant que mer, notamment, que à le fait des més son enfant, évidemment, on peut aimer un finiment, être très engoissé à tous les gare, à avoir un amour infinie, pour autant se placer dans cette relation qui est quand même très particulière, se placer aussi dans une nouvelle relation à soi, se retrouver soi. Ce que tu disais tout à l'heure, c'est-à-dire qu'on m'aéduit en fait avant de se retrouver soi et on s'attendait pas à être à ce point remplacé. Et donc, tout ce dispositif effectivement, toute la réorganisation, et si avec pas son compagnon, la violence aussi, autour de travail où personne ne regarde vraiment en face le bouleversement fou, qui a eu lieu. Et donc, ce jonge-là, je pense que j'aurais aimé être plus au courant que ça peut mettre du temps et que un moment on y arrive, et que, en fait, le jour où on y arrive, c'est. En fait, c'est tombe sous le sens, mais d'un coup, c'est tomber, mais c'est tomber sous le sens, parce qu'il y a eu un gros travail, il y a eu. Re-encontre avec la sache-fame en chef de mon hôpital qui m'a écouté pendant une heure et qui m'a légitimé pendant une heure. J'ai eu droit à un truc que plein de femmes auraient besoin d'avoir, je pense, et qui a été vraiment un effet, comme on dit, de clo-jun, et qui m'a permis de retourner voir ma fille et de l'aborder dans une relation qui est notre relation, en tout cas, et qui n'est pas nuit, n'est pas nuit, fait qu'elle demande à aller dans mes bras alors que c'était pas le cas avant, qui a créé les conditions d'une relation qui est agréable, mais ça a pris vraiment du temps et c'est dur. En fait, de sentir ce temps coulé et de ne pas savoir à quel point on va réussir. Est-ce que tu dis, là, ça m'évoque beaucoup ce que je dis aux femmes que j'accompagne, c'est que, c'est-à-dire, elles ont sa idée qu'elles auront un coup de foudre tout de suite pour leur bébé. Mais on l'a, mais ça empêche pas. Mais parfois, aussi, ne rencontre ça prend du temps. Et le fait de se rencontrer, de prendre le temps, de se découvrir petit à petit, ça n'enlève en rien la beauté à cette rencontre, même si ça n'est pas un coup de foudre immédiat. La maternité, la parentalité, suscite, comme on a bien dit, un bouleversement psychique et motionnel, encore peu pris en compte et peu accompagné. Pourtant, être informé de ces changements intimes et des difficultés auxquels on peut être confronté et essentiel pour pouvoir y faire face. Quand on est informé, on ne vit pas les choses de la même manière, on mobilise plus rapidement des ressources et les impacts sur soi, sur la relation avec son enfant, sur son couple, seront moindres. Comme tu le dis, René, le savoir, c'est le pouvoir, j'aime beaucoup cette phrase, redonons le pouvoir aux femmes et aux parents. Je recommande souvent des lectures à mes patients, je dis que ce que vous auriez en vie, nous recommandais. Alors, moi, j'ai lu un livre, c'est mon obsession du moment. De Garn Brantonberg, qui s'appelle Léphie des Galies, qui est absolument fabuleux, qui dépend d'une société qui a toujours été matriarchale, qui est matriarchale dans son fondement et compris dans le. Donc, avec toutes les répercussions que ça peut avoir sur le langage, le neutre et féminin. Donc, si y a trois femmes et un homme, c'est elle et tes. Enfin, ou trois hommes et une femme, c'est elle qui prévaut, etc. Elle plue. Au départ, on a l'impression un peu que c'est un exercice de style un peu spéciale, mais en réalité, ce qui est très intéressant dans ce livre, c'est qu'il déconstruit absolument tout le système, en fait, de l'absurdité d'une domination d'un sexe sur l'autre et de la violence, en fait, que ça représente et qui est très saisissante quand on le voit, en négatif ou en creux. Et avec également toutes les laborations d'une explication biologiste autour du pourquoi de la domination, malheure aux l'occurrence, des femmes sur les femmes. des hommes, c'est normal, le corps est fait pour ça, le corps des hommes est fait pour avec tous les dictac, les hommes doivent être pour correspondre au regard général, les hommes doivent être tous petits, grassouillés avec une petite barbe et mettre une pérille, c'est donc au biaire à quelque chose qui est évidemment complètement contre la possibilité, et donc c'est très très intéressant, c'est difficile d'entrer dedans parce qu'on a l'impression d'entrer dans un exercice de style et en fait peu à peu on entre dans un univers qui est extrêmement intéressant et je pense que ce livre, je y penserai un peu toute ma vie. Merci, je dis, René, feu de mari à porcher qui parle de son adulte et voilà, trop bien, de la façon de t'apparlir de son adulte et de sa maternité. La trajectoire de l'aigle qui est le remonte d'une de mes meilleures amis, donc ça fait un peu corporate comme ça, mais génial qui parle de la petite enfance et des amants, encore, moi j'adore comprendre des amos et de la petite enfance, je pense que c'est génial. Et puis évidemment, je trouve que c'est difficile de ne pas parler de la femme jelelle et d'Ani Arnault qui raconte complètement sa disponibilité permanent, sa tout blite soi-même, cette détresse, et c'est écrit divinement bien parce que c'est Ani Arnault et qu'on l'aime d'amour. Et moi je recommandrai évidemment à nouveau trois mois sous silence de Toiche, je dis, et je choisir d'être mère, tout ce qu'on ne vous a pas dit sur la parentalité de Toiche René, et puis je rajouterai un autre livre sur la question des fausses couches qui s'appelle "Mais presque rien de maîtrise le miel". Un immense merci à toutes les deux d'avoir partagé avec moi, vous vécu un team, toute vos réflexions sur tous ces tabous autour de la maternité, de la parentalité, pour que justement il ne soit plus. Merci à vous. Merci beaucoup. Pour ceux qui nous écoutent, je vous rappelle que vous pouvez nous suivre sur Facebook, Instagram, et nous écrire à l'adresse suivante podcast parentalité au pluriel, à robasjamel.com. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à liker et à noter, et on se retrouve dans un prochain épisode. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. Les tabous autour de la maternité et de la parentalité proviennent de représentations sociales enfermantes qui imposent aux femmes une image idéalisée de bonheur absolu.
  2. Ces tabous sont renforcés par des discours psychanalytiques culpabilisants et une peur démographique que les femmes cessent de faire des enfants si elles sont informées des difficultés.
  3. Les maux physiques de la grossesse (vomissements, fatigue) sont minimisés et qualifiés de « petits maux », ce qui conduit à un manque de recherche et de traitements adaptés.
  4. Le premier trimestre est une zone ambiguë où les femmes ne sont pas considérées tant que la viabilité de la grossesse n’est pas actée par les autorités médicales.
  5. Le mythe de l’instinct maternel et les figures comme la Vierge Marie soustraient aux femmes la possibilité d’élaborer leur propre maternité et de poser librement leurs questions.
  6. Il n’existe pas de dispositifs de soutien clairs pendant la grossesse ou en cas de dépression post-partum, ce qui laisse les femmes sans filet de sécurité.

Summary:

Dans cet épisode, Mathilde Bouychou, psychologue spécialisée en périnatalité, reçoit Judith Aquien et René Choser pour explorer les tabous entourant la maternité et la parentalité. Les invitées expliquent que ces tabous proviennent de représentations sociales très enfermantes, qui réduisent les femmes à une émotion unique : le bonheur absolu. Cette image idéalisée, renforcée par des discours psychanalytiques culpabilisants et des figures comme la Vierge Marie, empêche les femmes d’aborder la complexité et l’ambivalence de leur expérience.

Elles soulignent également une peur démographique sous-jacente : la société craint que si les femmes étaient pleinement informées des difficultés, elles cesseraient de faire des enfants. Cette omission volontaire d’information se manifeste dès le premier trimestre, où les maux physiques (vomissements, fatigue) sont minimisés et qualifiés de « petits maux », ce qui freine la recherche et l’accès à des traitements adaptés. Les invitées dénoncent aussi le manque de dispositifs de soutien pendant la grossesse et en cas de dépression post-partum, laissant les femmes sans ressources.

Enfin, elles remettent en cause le mythe de l’instinct maternel, qui soustrait aux femmes la possibilité de construire leur propre parentalité et de poser librement leurs questions. Elles plaident pour une information complète et honnête, afin que les femmes puissent consentir librement à devenir mères, malgré les difficultés réelles.

FAQs

Ils viennent de représentations sociales enfermantes qui idéalisent la maternité, réduisant les femmes à une émotion unique, le bonheur absolu. Ce discours, influencé par la psychanalyse et des récits culturels, culpabilise et discrédite les femmes qui vivent des expériences complexes.

Ils sont souvent qualifiés de 'petits maux', ce qui reflète une minimisation sociale et médicale. Les femmes qui se plaignent sont moins crédibles, et la recherche sur ces symptômes est négligée, car ils touchent principalement les femmes.

Ils empêchent les femmes d'aborder librement leurs questions et difficultés, créant un sentiment de décalage entre l'attendu et le vécu. Cela peut mener à de la souffrance, des difficultés à rencontrer son bébé, voire à un effondrement.

Il y a une peur démographique que des femmes informées des difficultés arrêtent de faire des enfants. On craint d'effrayer, donc on maintient un récit magnifié, mais cela prive les femmes d'un consentement libre et éclairé.

Cette figure idéalisée impose une vision de la mère joyeuse et sans sexualité préalable, occultant la complexité et l'ambivalence de la maternité. Elle soustrait aux femmes la possibilité d'élaborer leur propre expérience maternelle.

Il n'y a pas de filet de sécurité clair pour la dépression post-partum ou les fausses couches. Les questions clés sur les symptômes comme l'hyperémèse ne sont pas posées lors des consultations, laissant les femmes sans légitimité ni aide.

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