
Dans la nuit du 22 au 23 octobre 1812, le général Malet, échappé d'une maison de santé où il était détenu pour conspiration, tente un coup d'État à Paris. Il annonce la mort de Napoléon en Russie et présente de faux sénatus-consultes nommant un gouvernement provisoire et le désignant lui-même comme commandant de la place de Paris. Avec quelques complices, dont un poète et un caporal, il convainc le commandant Soulier de la garde nationale de lui obéir. Ses hommes s'emparent de points stratégiques et libèrent des généraux républicains. Le complot semble réussir pendant quelques heures, jusqu'à sa confrontation avec le gouverneur de Paris, le général Hullin, qui se méfie. Malet le blesse puis est arrêté par l'adjudant Laborde. Lui et ses partisans sont condamnés à mort. Cet épisode, bien que rapidement écrasé, démontra la vulnérabilité du Premier Empire, entièrement centré sur la figure de Napoléon, et le fait que sa prétendue disparition suffisait à créer le chaos, personne n'évoquant la succession constitutionnelle par son fils.