« Les idées claires : un préalable pour l’action » Nabil Wakim, journaliste au Monde interroge la responsabilité des médias
47m 42s
La transcription est un extrait du podcast "Chaleur Humaine" présenté par Nabil Wakim, journaliste au Monde. Il y discute de l'urgence climatique, constatant que les actions actuelles ne permettent pas d'atteindre la neutralité carbone en 2050 ni d'assurer une planète vivable. Son podcast vise justement à explorer les moyens concrets d'y parvenir, en traitant le sujet de façon transversale. Wakim retrace également son parcours professionnel, évoquant son rôle dans la transformation numérique du Monde et son intérêt pour les questions climatiques, qui l'ont conduit à créer ce podcast et une newsletter. Il souligne l'importance des médias comme leviers, malgré des freins structurels, et la nécessité pour les journalistes de combler le fossé entre expertise et préoccupations du public. Enfin, il mentionne son livre sur la perte de sa langue maternelle, une démarche personnelle qu'il relie à sa volonté de transparence et d'enquête dans son travail sur le climat.
Non, on n'est pas sur la bonne voie, ça serait vraiment mentir que, dire qu'on est sur la bonne voie, on voit bien que les actions qui sont menées par les états, les entreprises, les individus sont pas suffisantes pour nous mettre sur une trajectoire qui nous permet d'atteindre la neutralité carbone en 2050 et de maintenir une planète vivable pour la plupart des gens qui habitent pour les 50 prochaines années. Donc non, la réponse, c'est ça. Est-ce que c'est possible de y arriver? Oui, c'est ce que nous disais, dernier rapport du siècle, c'est qu'il y a des trajectoires qui sont possibles sur un certain nombre de sujets. Et c'est pour ça, d'une certaine manière, la démarche de chaleur humaine, c'est celle-là assez de dire comment on fait. Bonjour, c'est Lina Pufard, je suis Ville, le chard pour le sens et l'action, le podcast du C3D, aujourd'hui nous recevons Nabil Joachim, qui est journaliste au monde. Bonjour Nabil. Bonjour. Super honore parce que aujourd'hui on va parler des médias, de leur rôle, de leur responsabilité, mais aussi de ton propre parcours Nabil, des croyances, de la déconstruction des croyances, de l'intégration des sujets et de l'acceptation de la complexité du monde. Et puis aussi on va parler de nouveaux récits, tout ça, tout ça, en un seul podcast. Alors, je suis honoré en effet de recevoir, c'est pas de la flagornerie, c'est juste que quand on t'a connu via tes articles. Notamment sur le sujet de l'énergie, de l'énergie qui sont par essence compliqués. Et ensuite on a écouté ton podcast chez le Rhumaine, ça fait tout drôle de ton interview. T'es un des rars journalistes à dire, j'ai pas compris, je creuse et à la fin de tes interviews, je suis pas certain, ça m'a pas convaincu. T'es aussi le seul que je connais, ce qui demande des recettes de cuisine à la fin. Samblag, il y a un petit prisme nourriture avant de rentrer sur le sujet de ton parcours. Tu veux nous dire, d'où vient ce prisme nourriture? En fait, moi, je suis néolibant à Berout et c'est un pays où la gastronomie contre beaucoup. J'ai grandi à Lyon, qui est aussi une ville où la gastronomie contre beaucoup. Donc chez moi, on peut effectivement manger de la rosette au petit déje et du Rhumus avant de se coucher. Les deux, j'ai d'un instant, ok? Alors, petit focus sur ton parcours, si tu veux bien, comment est-ce qu'on arrive au monde? Comment est-ce qu'on arrive? C'est beau, en fait philosophiquement, comment est-ce qu'on arrive au monde? Alors, en tout cas, comment on arrive au journal Le Monde? Ça, je sais. Le reste, c'est un cours de biologie. Moi, j'ai fait des études d'histoires et de sociologie, et puis j'ai fait une école de journalisme, le CELSA, qui est aussi d'ailleurs une école de communication. Et j'ai pendant mes deux années d'école de journalisme, en fait, j'ai fait un stage au site internet du monde qui a l'époque été différent du journal dans d'autres locaux. Et j'ai fait un stage de plusieurs mois et puis ensuite, je suis resté en temps de pigiste et puis je suis resté en temps que qu'on fera sur place et puis ensuite j'ai été embauché. Et puis ensuite, le site internet du monde s'est rapproché de la redaction. Et donc, voilà, donc, j'ai commencé par le numérique et assez vite, comment en fait, on était peu nombreux à avoir des compétences qui venaient du côté numérique. En fait, quand il y a eu un rapprochement que la redaction, et du coup, on a été un certain nombre à jouer un rôle important dans. Comment on fait ton transforme, ce qui était autrefois un journal, en une redaction qui travaille pour différents supports et différentes audiences. Et donc, j'ai plutôt travaillé dans cette direction là pendant longtemps. Et en même temps, je suis devenu journal à Ispolytic à partir de 2007. Et j'ai couvert plusieurs campagnes présidentielles, notamment celle de 2007, celle de 2012 où je suis devenu chef du Céar Ispolytic, puisqu'on avait décidé de faire un Céar Ispolytic dans lequel il y avait des gens qui venaient du numérique et des gens qui venaient du journal papier. Et donc, on avait appris ça la newsroom par manque d'originalité, par évidemment. Et donc, on était deux chefs qui venaient du papier et qui venaient du numérique. Et donc, on était deux co-chefs pour essayer de diriger ça. Ensuite, je suis devenu redacteur en chef du site, et où j'ai conduit. Enfin, ici, il conduit à une partie de la transformation du numérique du journal, jusqu'à devenir directeur à devant de la redaction, chargé de ce qui s'appelait pomposement l'innovation éliteriale. Donc, tous les sujets liés au platform ou que le Facebook, liés aux réseaux sociaux à la vidéo, à toutes les formes d'expression, l'interactivité, le rapport avec l'audience et tout ça. Et puis, au bout d'un moment, j'en ai aimé marre de être chef. Et j'avais envie de faire d'autres choses, parce que je venais du numérique, ça m'avait donné l'occasion de prendre des responsabilités assez vite, mais finalement, il y avait beaucoup de choses sur lesquelles j'avais pas eu le temps de me pencher et les questions de climat m'intéressaient déjà pas mal. Et en fait, mon collègue qui suivait l'énergie aux services économiques, Jean-Michel Bosa, ça faisait 10 ans qu'ils faisaient ça, il en avait un peu marre. Et donc, il m'a dit "Batien, si t'as envie de faire ça", voilà, t'as qu'à le faire. Donc, j'ai candidaté sur ce poste et puis, je suis devenu journaliste, surgé de l'énergie pendant 4 ans. Et puis, ensuite, j'ai eu mon deuxième enfant, donc je suis parti en congé parentale. Et toute cette histoire pour arriver à là où j'en suis maintenant, quand je suis revenu de congé parentale, j'ai proposé donc qu'on fasse un podcast et une newsletter, et d'homadaire sur la question du changement climatique en essayant de regarder cette question de manière transversale, c'est-à-dire pas simplement au prisme de l'énergie ou de l'agriculture ou des questions politiques ou sociales, mais d'essayer d'englober une grosse partie de cette question. Donc, aujourd'hui, voilà, je fais ça. Jeanne-Im, ce podcast, j'écris l'annusateur, et puis, je organise aussi depuis peu des événements chaleur humaines autour de cette idée de conversation sur comment on fait face aux défis climatiques. - Oui, bien noter celui-là le premier que tu as initié à animer. Alors sur tous les sujets, c'est intéressant, parce que tu touches un matériau en transformation tout en contribuant à la transformation de ton propre outil de travail, quelque part, avant de rentrer direct sur le sujet politique énergie climat, je voulais juste préciser que tu es aussi l'auteur d'un livre qui n'est pas directement sur les sujets climats et consorts, mais qui je trouvais un ouvrage de déconstruction et de reconstruction aussi, mais bon, c'est complètement d'interprétation. Mais ça me paraissait important de le dire, parce que c'est un sujet qui traite de la culture qui est très ancrée, en chacun d'entre nous et en l'occurrence, toi tu parles de ta langue, de la rabbe, en tout cas, qui est ton titre. Pourquoi ma langue est tabou en France, et t'explique avoir perdu ta langue maternelle et recherché tout ce qui se trouve sous cet effacement. Donc, je trouve que c'est intéressant, parce que c'est un peu le. Est-ce qu'il y a un rapport avec ce que tu es en train de faire sur le sujet du climat, chercher aussi les leviers culturels ou les biéculterels ou les. Alors, donc la rabbe pour tous, c'est un livre dans lequel je raconte effectivement comment j'ai perdu ma langue maternelle, donc qui est la rabbe comme je lui disais je suis né au Liban, et entre mes quatre ans et mes 40 ans, j'ai perdu la rabbe en cours de route, et donc c'est effectivement un processus de recherche, une sorte d'enquête à la fois personnelle et journalistique sur comment c'est possible en fait de perdre sa langue maternelle. Alors, c'est difficile d'y voir un lien avec la question du climat. Pour moi, le lien est ce qui m'a conduit aussi à faire le podcast, c'est un peu une démarche assez similaire, c'est-à-dire c'est aussi une manière d'écrire assez différente de ce à quoi j'étais habitué. Moi, j'ai grandi journalistiquement au monde, qui est un endroit dans lequel on écrit de manière très factuelle, on est relus, on a des codes communs, des critures, des références culturels communes, pour que tout ça soit le fruit de notre intelligence collective, le livre "La rapportouse" et d'une certaine manière le podcast chaleur humaine, c'est aussi une forme de dévoilement, c'est-à-dire de dire, "Main, ça, je sais pas trop, ça, je me pose la question, j'aimerais bien aller chercher des réponses sur ce sujet-là, c'est un peu la même démarche, ça veut pas dire que journalistiquement, c'est très différent sur le fond, puisqu'en fait, l'écoute journalistique reste assez les mêmes, aller chercher des appels en polycoire, d'enquêter, de aller sur le terrain, etc. Mais dans la démarche, il y a une forme de volonté de transparence, vis-à-vis lors le corrence d'électeurs du livre, où des auditeurs, ces auditeurs du podcast, en disant, voilà, j'essaye, des fois, j'y arrive, des fois, j'y arrive. - Oui, et aussi, j'ai l'impression, alors peut-être que c'est moi qui vois des signaux partout, tu me dis, je me suis trompé de l'unate, mais en tant que journaliste en charge du site, tu m'as dit quand on a discuté à l'origine, que tu as commencé à avoir évolué la place du lecteur, et quand même, tant, toi, tu te posais des questions sur le climat, donc tu te disais, c'est compliqué pour moi, c'est compliqué pour eux, c'est compliqué pour tout le monde, mais moi, j'ai envie de comprendre, donc j'ai envie de partager ce que, enfin, mes doutes, etc. Donc c'est peut-être les interactions entre le média et le public qui sont possibles parce qu'il y a le web et une autre façon de s'adresser au public. Donc, comment ça s'est passé ce processus, t'as pris d'abord les questions des gens pour trouver tes propres angles à aborder, t'as remarqué des choses, tu t'es dit, bah tiens, les gens là-dessus, bloquent vachement, et donc j'ai commencé par ça. C'est un mélange entre mes propres interrogations et des interrogations que effectivement, j'ai vu passer, mais en fait, moi en tant que journaliste, évidemment, j'ai très souvent été interpellé sur des sujets, et ça effectivement, on parle aux journalistes qui n'existaient pas avant. Absolument, et ça, c'est en ça que la transformation numérique des médias n'est importante, ce qui s'est passé ces 20 dernières années, c'est que les gens qui nous lisent sont omniprésents. Ils sont présents dans des commentaires sur des vidéos YouTube ou sur Facebook, sur Twitter, dans des mails qui nous envoient, dans des commentaires sur le site, de plein de manières différentes. Finalement, les gens peuvent s'exprimer, témoigner, poser des questions, nous embêter. Donc ça a du bon ou du mauvais. Mais en tout cas, on voit des choses, et une des choses qu'on comprend assez vite quand on travaille sur ces questions-là, c'est qu'il y a un décalat extrêmement important, notamment sur les questions d'énergie et de climat, entre les experts et les questions que les gens se pos et donc il y a un vrai sujet pour nous, journalistes, de dire "Quel rôle on joue là-dedans, un rôle de passeur, de vulgarisateur, jusqu'à quel de grand peu faire de la pédagogie, de quelle type de question doit se saisir, quelle visibilité on donne à certaines questions." Donc voilà, c'est un peu ce type de questionnement-là qui m'a fait avancer là-dessus.
J'aimerais revenir sur le premier épisode du podcast, donc mai 2022, il y a un contexte tu dis dans la description de l'épisode que tu veux revenir sur la promesse faite par Emmanuel Macron pendant l'entretour de la présidentielle. Il avait dit le quinquennat serait écologique ou ne serait pas, t'as dit que tu as décidé de le prendre au mot et du coup de faire une faille de route que doit faire le président s'il veut vraiment prendre au sérieux la question climatique. Si il veut mettre en place une planification écologique réussie, est invité donc Benoît Legaik et un des, tu le décris comme l'un des meilleurs spécialistes des politiques climatiques pour dessiner une faille de route pour le président de la République. Alors étudie un guide du routard climatique. J'ai adoré l'image, c'est génial. Ou est-ce qu'on en est sur, c'est assez long, comme chemin, mais où est-ce qu'on en est sur le guide du routard? J'espère qu'il y a des étapes sympas. Donc là, on est dans un contexte particulier avec le rapport de synthèse du GIEC qui vient de sortir, qui resument avec la finiture de tous les états ce guide pratique pour désamorcer la bombe à retardement climatique. Est-ce que avec un guide du routard et la synthèse du rapport du GIEC, on est sur la bonne voix? Non, on n'est pas sur la bonne voix. Ça serait vraiment mentir que, dire qu'on est sur la bonne voix, on voit bien que les actions qui sont menées par les états, les entreprises et les individus sont pas suffisantes pour nous mettre sur une trajectoire qui nous permet d'atteindre la neutralité carbone en 2050 et de maintenir une planète vivable pour la plupart des gens qui habitent pour les 50 prochaines années. Oui, c'est ce que nous dit le dernier rapport du GIEC, c'est ce que nous disais, le dernier rapport du GIEC. C'est qu'il y a des trajectoires qui sont possibles sur un certain nombre de sujets. Et c'est pour ça, d'une certaine manière, la démarche de chaleur humaine, c'est celle-là assez de dire, comment on fait? On sait, on doit attendre ces objectifs-là. On renonlait au sérieux. On nous dit qu'on a voté en France qu'on a la atteint de la neutralité carbone en 2005. L'Europe a dit la même chose. Les États-Unis ont confirmé après l'élection de Joe Biden, qu'ils allaient faire la même chose. Qu'est-ce qu'il y a des pays du monde? On signé l'accord de Paris pour le climat. La quasi-totalité des grandes entreprises dans le monde disent qu'elles sont d'accord et alignées avec le fait d'atteindre la neutralité carbone. Quand on regarde des enquêtes d'opinions, tout le monde dit qu'en fait, on veut avoir une planète vivante. OK, faut-moi éclair, maintenant. OK, on est d'accord sur l'objectif. La question de la planification pour moi est importante parce que le fait que Emmanuel Macron le dise, c'est-à-dire que non seulement tout le monde est d'accord sur l'objectif, mais aussi sur la méthode. Aujourd'hui en France, il n'y a plus vraiment de débats pour dire qu'il faut planifier les étapes qui vont nous amener à la neutralité carbone. On est d'accord sur l'objectif, on est d'accord sur la méthode. Maintenant, qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Comment en fait qu'elles sont les étapes par lesquelles on passe, avec qui on le fait, combien ça coûte? Voilà, c'est dans ce type de détails que j'avais envie de rentrer sujets par sujets. C'est pour ça qu'on a lancé cette podcast. On constate qu'on a la méthode, mais on a aussi des freins. On ne va pas parler de tous les freins, on n'a pas le temps. Mais j'aimerais qu'on parle des médias puisque c'est quand même ton sujet. Moi, j'avais identifié quatre freins, ou à gouvernance, modèle d'affaires, structuration même d'un média, et peut-être illusion de la subjectivité de l'infos et donc du journaliste. Est-ce que tu veux commenter là-dessus? Est-ce que tu as d'autres freins? Est-ce que tu n'es pas du tout d'accord? Est-ce que. Je suis plutôt d'accord, je pense que l'erreur qu'on fait parfois, c'est de voir les médias comme un tout unique. Alors qu'en fait, évidemment, des journalistes et des organisations de presse, de télévision de deux visuels qui sont assez différentes et qui ont des rapports à cette question climatique qui sont assez différentes. Ça, c'est la première chose à laquelle je pense, il faut prendre regard. Et la deuxième chose qui est particulièrement visible en ce moment, c'est que c'est des corps constitués qui évoluent, c'est-à-dire qu'à un même média, on a vu dans les jours précédents le dieu visuel public, l'ancien météo, c'est-à-dire le météo climat qui intègre les questions climatiques à la météo. C'était impensable, il y a encore un an où il y a un autre. Et donc on voit bien aussi qu'il y a un certain nombre de choses qui évoluent. Est-ce qu'elles évoluent assez vite? La réponse est non, ce qu'elles évoluent toute dans la bonne direction. C'est pas sûr, mais en tout cas, ils se passent des choses. Et donc il faudrait pas penser que les médias n'en font pas assez, soit une phrase qui est juste, c'est-à-dire, certains médias avancent plus vite que d'autres. Mais en tout cas, c'est des corps qui sont en mouvement. Et donc il faut les encourager. C'est pour ça que ce que font des associations comme Cotaclima, par exemple, qui essayent de mesurer le temps d'entendre, des dieu, question climatique dans le dieu visuel. C'est utile parce que ça aide aussi les médias à bouger. Et ensuite, évidemment, comme tu le disais, il y a des sujets d'organisation interne de la part des médias, d'avoir des gens qui ont des compétences sur ces sujets-là, de leur laisser de la place, de comprendre comment, pour chacun des médias, on fait coller la question climatique à son identité éditoriale. Il est évident que si je suis RMC, en fait, je ne vais pas avoir le même rapport à cette question-là que si je suis France-Culture, si je suis le Parisien ou les échos, je ne vais pas le raconter de la manière, même si je fais partie du même groupe. Et donc ça, c'est important aussi que chacun chacune comprenne comment il peut intégrer la question climatique à la vision du monde qui est portée par ce média. Oui, parce que il y a quand même une ligne édito et un média est une entreprise aussi, donc il y a des gens, mais il y a aussi un objectif d'entreprise. Mais voilà, ce que je voulais souligner, c'est la responsabilité des médias portes de part la façon dont ils touchent les gens. Et ma grand-mère disait, c'est dans le journal donc c'est vrai. Et je pense qu'il y a pour énormément de gens. C'est du premier de dress qui est dans un journal. Ils sont parfois grandi avec le journal en question. Je pense à des journaux régionaux, par exemple, et c'est vrai que c'est important. Donc, en écrivant l'actualité, quelque part, le journal dessine un peu l'histoire et ce qui va suivre. Donc, pour moi, je trouve que c'est historiquement peut-être que les médias ont été moins interpellés que les politiques, les entreprises et les citoyens aussi. Il y a aussi la chère pour un journaliste à la hauteur de l'urgence écologique. Alors, j'ai regardé. Il y a plein de journalistes ou pizistes pour le monde qui est assigné. Et toi? Moi, je n'ai pas signé cette charte, même si je pense que c'est une excellente initiative. Je n'ai pas signé parce qu'avant de la signature individuelle, je voulais qu'on ait une discussion collective en interne dans le journal parce qu'on a des modes de fonctionnement, notamment ceux qui sont des rédacteurs. Et donc, on a convoqué, on a conmité de rédaction, donc ça en gros une sorte d'assemblée générale où on a une vis-vienne. Et on a discuté de ce qui nous semblait être important de faire sur la question climatique. Comme on est le monde et qu'on n'aime pas faire comme les autres, on a décidé de faire notre propre charte qui va être publié dans quelques jours. Ah, mais t'y donc! Quelle actue, merci! Je suis ravie de la prendre. Alors, on a parlé des frères, mais évidemment les médias peuvent aussi être un levier. En tout cas, c'est ce que, comme tu le suis lié, c'est ce que pense Kotak Lima. C'est pour ça que les deux initiatrices se démène fortement sur ce sujet-là. Comment est-ce que les médias peuvent devenir un levier dans toute cette complexité? Ne serait-ce que sur le sujet de limite planétaire, un sujet éminemment complexe? Donc ça, c'est une question un peu de naïve, comment vous pouvez devenir un levier, mais toi, t'y réponds partiellement avec ce podcast, finalement, ce que tu as de les gens à décrypter et voire au-delà du clash que ces sujets provoquent? J'espère. Comment on fait pour devenir un levier? Effectivement, il pense qu'il y a une part qui relève aussi de la manière dont les médias traitent un certain nombre de questions. Il y a des étapes, c'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de rédactions qui ne ont même pas un service ou une équipe dédiée à traiter des questions climatiques ou environnementales. Au scientifique, donc tu veux dire qu'il n'y a pas de conscience scientifique, personne va vérifier. Oui. Dans beaucoup de rédactions, c'est encore le cas. Il y a un certain nombre de rédactions qui se dotent de ce type de service. C'est bien. C'est une première étape. Nous, c'est notre cas au monde depuis longtemps, mais on se rend compte que ce n'est pas suffisant. Parce qu'en suite, l'étape suivante, c'est qu'il faut que l'ensemble des journalistes de la rédaction puisse intégrer ces questions-là. On dit, parfois, on récolange au Cédé lunettes climatiques dans les différents domaines qui sont couvées. Pourquoi? Parce que la question que tu poses de celles des limites planétaires, par exemple, elle peut être bien racontée par un journaliste qui couvait les questions environnementales. Mais si elle n'a pas suivante du journal ou la lère suivante envoyée en notification sur les smartphones, c'est une interview d'un économiste qui explique qu'on peut faire toujours plus. En fait, il y a une forme de dissonance qui est difficile à comprendre pour les gens qui nous lisent ou qui nous écoutent. Et donc, il y a un vrai sujet sur comment on intégre ces questions-là. Et ça, c'est pas facile. Ce n'est pas que les journalistes ont forcément de mauvaises volontés, mais quand on est journaliste politique, journaliste économique, contraintes des questions de société ou des questions internationales, beaucoup de nos interlocuteurs ne nous parlent pas de ça. -Générique? -Bon, je suis journaliste politique. Bon, allez, la plupart des responsabilités, en fait, parlent assez peu aux quotidiens de la question climatique, bien sûr, si ils sont élus locaux et il y a des sujets immédiats qui vont se poser de types, je sais pas, la ressource en haut, la gestion des déchets, etc. Mais les parlementaires, les ministres, etc. Bon, bon, leurs quotidiens, c'est pas ça. Et donc, les journalistes politiques, ils sont alimentés par ça, et donc c'est assez difficile pour de changer de prise, mais d'imposer ce thème-là. Et donc pour ça, il y a des outils qui existent, nous, on a commencé à déployer à partir du mois de janvier 2023, la fresque du climat au monde. Donc, on l'a rendu obligatoire pour l'ensemble des personnels journalistes et non journalistes. On s'est formé, on a un certain nombre à cette forme, à l'intérieur de la rédaction, pour former nos camarades à la fresque du climat. Et dans cette fresque, on a intégré à la fin du jeu de la fresque du climat, un moment de discussion sur qu'est-ce qu'on peut faire en tant que le monde. Quelles sont les orientations que nous on peut prendre, qu'elles types de sujets ont pour être éthrétés, et qu'est-ce que chacun chacune peut faire dans sa rubrique pour couvrir ces questions-là. Et ça, je trouve que évidemment, ça fait pas tout, mais on voit bien que ça produit un certain nombre de choses, un certain nombre de questions pour des journalistes sur un certain nombre de sujets qui leur permettent de connecter le sujet qui couvre, l'éducation, la politique, la santé, etc., et les questions climatiques. C'est vrai que c'est un petit formidable parce que, par définition, la fresque montre bien les liens entre. tous les sujets et est à raison de souligner que la thématique de la ressource en nos va s'imposer. Parce que pendant que tu parlais, je me disais c'est vrai que l'on interrogeait peu les politiques sur les sujets climats. Il y a même eu pendant les dernières campagnes des pressions pour que les journalistes intègrent des questions climats. En comptant les questions climats pendant les débats à la télé ou sur le web, est-ce qu'ils vont poser une question climat? Et comment est-ce qu'on va y répondre surtout? Donc c'est super important et je note que tu as dit que la fraisqu'aille de venir obligatoire pour tous y compris les non journalistes. Tu parles des régis pubs aussi? Bien sûr, bien sûr. Bien sûr, bien sûr, il y a quelqu'un de la régis pub qui s'est formé pour devenir fraisqueuse et qui forme ces camarades. Ok, c'est important parce que on parle bien d'une note du modèle d'affaires aussi. Tu parles des dédi-sonnances entre une pluralité d'opinion, etc. Mais il y a aussi la dissonance de la pub. Tu ouvres le journal sur une page de bagnole. Ça crée aussi des grosses dissonnances. Il y a aussi le fact-checking. Je pense qu'au monde vous avez été quelque part des initiateurs de ces méthodes. Peut-être des précurseurs. Moi, j'ai jamais beaucoup l'ir les décodeurs. C'est quelque chose que vous appliquiez à tout, finalement, maintenant où ça reste sur des sujets polémiques. Un fact-checking a évolué ces dernières années quand on a lancé les décodeurs en 2009. On était beaucoup sur du fact-checking politique. Donc la vérification de phrases politiques, notamment sur les matins de radio. Le premier ministre a dit ça, est-ce que c'est vrai ce que c'est pour ça? Oui, parce qu'il balance à un truc. On dirait une vérité. Et puis en fait, c'était ça l'objectif. En fait, progressivement, ça a amuté dans ce qu'on a appelé la lutte contre la désinformation ou les fake news. Et donc beaucoup sur de la vérification d'info qui circulent sur Facebook ou sur Twitter, de photos retouchés, de vérification de vidéos modifiées ou utilisées hors contexte. Et donc ça a été plutôt utilisé dans ce contexte-là, évidemment, dans le cadre de la pandémie de Covid, maintenant dans la guerre en Ukraine. Là, il y a peut-être une nouvelle étape qu'il faut qu'on arrive à franchir sur la question de la grille noixie. C'est difficile parce que c'est des pratiques journalistiques qui ne sont pas exactement les mêmes, c'est-à-dire vérifier la légation selon laquelle une entreprise va attendre la neutralité carbone en 2050. C'est pas exactement la même chose que de dire. Un ministre dit, "Nous, on a réduit les impôts de fois plus vite que l'Allemagne." Bon, ben ça, on est beaucoup plus capable de le vérifier. Et donc du coup, là aussi, on n'en est pas encore là. On aimerait bien savoir le faire facilement, mais c'est pas facile. C'est le cas sur un certain nombre de secteurs, notamment le secteur bancaire, l'automobile, la érien, évidemment le secteur énergétique. Ou il y a un certain nombre de questions qui se pose, parce que c'est des secteurs qui communiquent beaucoup sur leurs engagements, qui s'agit de neutralité carbone ou de pèses de leurs émissions. Pour beaucoup de ces entreprises, on voit bien qu'en fait, ces engagements sont flous ou ne peuvent pas être tenus. Maintenant, il faut qu'on arrive à construire des outils et une méthodologie d'expertise qui nous permettent de dire avec certitude, qui va dans la bonne direction et qui n'y va pas. C'est très intéressant, parce que il y a plein de grosses boîtes qui ont signé les science-based targets inichatives et qui signent à l'égronnant et derrière, on va voir où ils en sont sur leurs trajectoires. C'est beaucoup plus difficile de voir où ils en sont sur le trajectoire. Mais je pense que c'est un sujet qui est très important la question du Greenwashing. Ça allait à Nex. Mais en fait, moi, j'invite 16 essuels qui ont tendre le faire, à lire le rapport qui a été fait par Catherine McKena, qui est l'ancienne ministre de l'environnement du Canada, qui a été fait à l'occasion de la dernière COP à Charmel Chek, à la demande du secrétaire général de l'ONU, donc c'est un panel international de diplomates, surtout qui a travaillé sur la question du Greenwashing et qui donne des recommandations assez clair sur ce qu'il faut faire pour les acteurs non-nétatiques en termes de communication sur la question climatique. Ça rejoint en grande partie certaines des recommandations de la DEM en France. Je crois qu'il faut que les entreprises arrêtent d'utiliser l'expression de traité carbone. Je crois qu'il faut que les entreprises communiquent de manière transparente leur bilan carbone, expliquent la trajectoire de baisse de leurs émissions d'amaniens la plus transparente possible, parce qu'en fait, aujourd'hui, on est dans un moment dans lequel on ne peut pas faire la différence entre les gens qui font bien et qui font pas bien. Du coup, moi en tant que journaliste, ça m'amène à penser que tout le monde fait pas bien. En fait, c'est pas vrai. Il y a des gens qui font des efforts, des gens qui se mobilisent, qui ont un terme essayé de faire des choses, qui, dans certaines branches de leur entreprise, arrivent à faire baisser leurs émissions pour de vrai, d'autres qui ne font rien et par contre, un super service comme qui sait très bien faire la promotion de ça et ce n'est pas juste. Et donc, là, il y a un vrai sujet à prendre au sérieux, y compris pour les directions de la communication, y compris pour les directions du développement durable ou RSE dans les entreprises, parce qu'en fait, à un moment donné, ça va vraiment poser des questions de crédibilité pour tout le monde. Et donc, voilà, je crois que ça, c'est vraiment un sujet qu'il faut prendre au sérieux. D'ailleurs, on va y consacrer un épisode de chaleur humaine dans la saison 3, probablement au mois d'avril. J'en suis ravie. T'as entièrement raison, l'Europe est en train de se constituer un arsenal juridique avec un groupe AV qui va traiter des green claims avec l'exigence de produire de la data pour éteiller ce que tu es en train de raconter. Donc, ça, j'attends de voir qu'elles vont être les lobbies qui vont essayer de confrer ça et comment ça va se traduire très concrètement. Mais oui, sur le sujet de la com, je suis heureuse de ta transition parce que c'est vrai qu'on y attendant, ça, maintenant, le doute est tellement facile à instiller avec une fabrique du mensonge professionnalisé qui a bien eu lieu pour tous les sujets de tabas et compagnie. Et maintenant, pour tous les sujets climats, c'est les mêmes zoutis à Stroterfinger et compagnie et quant à une grosse machine qui balance beaucoup, beaucoup, beaucoup d'infos. C'est incapable de vérifier ce qu'on est en train de raconter. Donc, le fact checking à travers les RP, comment tu fais, parce que petite question d'information professionnelle, mais tu parlais tout à l'heure du nombre de messages et du nombre de façons dont les lecteurs peuvent vous interpeller, mais les RP tu ressort combien de mèles par jour? Un de mèles par jour, je sais pas mes. Non, mais de RP. De RP plusieurs dizaines, je crois. Oui, oui. Mais ça, c'est un truc. C'est un truc que je suis souvent dit à des gens qui sont en agence ou qui sont chez dans certains services de presse de grosses boîtes. C'est-à-dire qu'il y a vraiment des trucs qui servent à rien. Il y a des gens que moi, je suis fini par bloquer, parce qu'en fait, ils m'envoient qu'un scommoniqué par semaine. Alors, qui sont sur des secteurs que aujourd'hui, je ne couvre pas. Le problème, c'est que peut-être que dans 5 ans, je les couvrirais et du coup, je resseverai jamais. Non, le problème, c'est qu'ils n'ont pas lutté d'artistes et donc ils ne savent pas sur que tu vois. Et voilà, et c'est que aujourd'hui, en tout cas, pour moi, mais c'est ma pratique journaliste à moi, à ce dont j'ai besoin, c'est des gens qui font du sur mesure, c'est des gens qui me téléfonent, qui savent les sujets sur lesquels je travaille, qui ont fait leur devoir, et qui me disent, "Bah voilà, j'ai un truc à proposer, est-ce que ça t'intéresse?" Ensuite, je dis oui, je dis non, on discute. Mais le communiqué envoyé à l'appel à tous les journalistes de la Terre, à moins que vous soyez un acteur vraiment essentiel et incontournable, mais c'est pas le cas de la plupart des gens. Pour les acteurs de taille, on va dire, petit à moyen gros. Je pense qu'il faut mieux faire du sur mesure, ça donne des meilleurs résultats. Et par ailleurs, c'est aussi de marques de respect de ces interlocuteurs, de comprendre qu'elles sont les différentes identités éditoriales, qui sont les différents journalistes au sein des rédactions. Et ça, je crois qu'il y a un vrai travail qui est fait d'ailleurs par certains, et là aussi, encore une fois, je peux pas mettre tout le monde dans le même sac. C'est la même chose, disais tout à l'heure, pas qu'on fonde tous les médias dans en termes de RP ou de comme, c'est la même chose. Il y a des gens qui font très bien leur travail et qui sont capables d'avoir une cartographie de la presse et des médias, des gens qui travaillent sur leur secteur, qui connaissent bien leur sujet et qui, donc, du coup, s'avent bien, qui s'y belait à quel moment pour qu'elle type de sujet. Et puis, il y a des gens qui, soit non palterns, soit pas les moyens de le faire, mais qui, du coup, font que de la pêche au gros. - Oui, c'est un peu allantiennes. - Voilà, c'est un peu allantiennes. - Oui, mais c'est important parce que c'est vrai que tu parlais de transparence pour d'autres sujets, de fact-checking, etc. Et on voit bien que c'est un peu un jeu du peu le mécanisme de recherche ou de file d'information du journaliste et pas toujours transparente du côté du lecteur. Il n'y a pas dans le journal des codes couleurs différents, fonction que l'information t'aéarivée par une RP ou que tu aies été, toi-même, cherché dans une démarche d'enquête, etc. Mais ça aussi peut-être que, quand on parle de confiance envers les entreprises, il y a aussi la confiance envers les médias qui a resturé, parce que c'est un vrai boulot de faire ce tri. Quand bien même, tu disais que c'est trop dur de faire du fact-checking aujourd'hui sur les grines Washington, mais tu en fais sans que ce soit une méthodologie de fact-checking, mais tu le fais de part des formations professionnelles. Et ça, c'est vraiment important, il faut quand même le. Oui, c'est vrai, mais je pense qu'il y a un enjeu quand même de. Fais, je pense qu'il y a aujourd'hui assez peu de gens qui pensent comme ta grand-mère, que ce qui est dans le journal de l'air. Faut ma grand-mère, hein. Et voilà, pardon, faire son âme. Mais justement, on ne est plus dans la même époque, et qu'il y a une différence très importante, la vie d'AvidéMedia, c'est de défiance à les en partie justifiée. C'est à nous aussi de savoir expliquer notre travail être plus transparent pour le faire. On a lancé au monde depuis maintenant plusieurs mois en rendez-vous quotidien sur le site où il y a un directeur de l'illégal d'arrivation, j'ai eu le fancode qui répond aux questions. Et dedans, on laisse passer des tas de questions de gens qui nous accusent de plein de trucs. On essaye de répondre le mieux possible. Et nous, je pense qu'effectivement, il faudrait qu'on arrive dans nos articles à mieux expliquer la démarche, mieux expliquer d'où provient l'information. On peut reprocher, je sais que beaucoup de gens reprochent des choses à MediaPART, mais c'est un truc à MediaPART, par exemple, fait très bien. Cette boîte noire dans laquelle ils se bat voilà, on a envoyé des questions, voilà les réponses qu'on a obtenues. Bon, en fait, c'est une forme de transparente.
elle peut être agassante parfois je pense pour certains interlocuteurs mais en fait voilà je pense ce type de réflexion il est intéressant évidemment ça ne s'est justifié pas sur tous les articles ou tous les types d'articles dans tout cas la démarche dans laquelle on essaye d'être le plus clair possible sur d'ouvier de nos infos et comment on est arrivé là je pense que ça intéresse les gens oui ça complètement et je précise que cette réflexion de ma grand-mère a 40 ans alors tu parle de projet de transverseau que tu portes que tu soutiens que tu fais évoluer au journal donc des projets sur l'adaptation globalement et quand on a préparé tu m'as parlé de la foundation niman phélochip why I do what I do? tu veux me remplacer ça dans son contexte en fait il y a quelques années il y a huit ans je suis parti aux états unis pendant un an avec ma compagne dans une foundation de journalisme qui s'appelle donc le niman tern des chunes qui rattachait à l'université de Harvard à côté de Boston qui accueille chaque année 25 journalistes du monde entier et c'est un programme génial mais qui aussi m'a fait beaucoup réfléchir sur ma pratique journaliste et effectivement dans le cadre de ce programme une sorte de rendez-vous hebdomadaire où chacun ou chacune des participants au programme des phéloces comme disent des américains j'aime bien parce qu'il y a un côté très le signeur des anneaux quoi c'est un peu paché raconte en fait son parcours journaliste mais la manière mentille de poser c'était effectivement ça c'était de dire why do I do what I do? pourquoi en fait je fais ce que je fais et souvent quand on est français on a un regard assez européen sur les choses comme moi par exemple bon bah on dit bah voilà je le fais puisque j'ai fait l'école du journalisme ensuite j'ai fait ça puis ensuite j'étais nommé à tel poste etc mes américains je fais pas de tout comme ça ils disent mais en fait pourquoi tu le fais vraiment et moi ça m'a amené à me poser avec question de bah pourquoi en fait je me suis mis sur certains sujets pourquoi j'ai sur le regard là sur le journalisme qu'elle rapporte avec le fait que je choisis dans un pays en guerre en quel rapport ça avec ma famille qu'elle rapporte ça avec mes opinions politiques en fait ça m'a obligé à sortir d'une forme de déterminisme quelque part finalement c'est des choix tu te rends compte presque ce que c'était il y a des choses qui sont effectivement des choix mais aussi que en fait c'est intéressant de regarder cette construction qu'on a de manière peut-être plus personnelle et qu'en fait les parcours journalistiques et bah c'est pas juste des parcours scolaires c'est aussi des parcours dans lequel on met ses trip et donc à un moment donné bah ça ça m'a aussi aidé à me construire de ce point de vue là et à dire bon bah par exemple sur la question climatique un moment donné j'ai pas envie simplement de faire des articles qui disent bah voilà les ordres de grandeur ces tant de tonnes de CO2 etc je suis aussi envie de pouvoir avoir des conversations dans laquelle je dis en fait moi aussi ça ça me fait flipper moi aussi je me pose ces questions là ça veut pas dire dire aux gens ce qui doivent penser ça veut pas dire donner des leçons à tout le monde mais par contre ça veut dire aussi dire un peu qui je suis dans cette discussion là et c'est assumé quelque part de faire ton travail avec de l'émotion alors que finalement c'est pas forcément ce qui attendu des journalistes et néanmoins j'ai un journalist c'est une personne donc forcément il y a des choses qui transparente et je voudrais faire le parallèle avec des scientifiques quand un scientifique met l'émotion dans son explication ou dans son interpellation on va tout de suite on va je dis on il peut tout de suite où elle peut tout de suite attaquer et donc ça crédibilité scientifique remise en question parce qu'il y a de l'émotion c'est assez hallucinant donc c'est ce travail que t'as fait dans cette travers ce programme et en étant un fellow t'as permis de toucher du doigt au droit que tu as à mettre de l'émotion finalement et dans ton travail. Ouais absolument. Que tu en l'ongues avec mon score merci donc il y a aucune façon de simplifier le sujet on peut juste essayer de le comprendre et tu disais toi même que le processus de déconstruction est très dur mais je peux attesté comment toi tu le fais si je peux me permettre. Ton bagage histoire et société doit forcément aider est-ce que tu penses qu'il faut plusieurs disciplines pour aborder ce sujet qui est finalement assez monstrue, suive social. Je pense à l'histoire parce que finalement on apprend beaucoup en voyant ce qui s'est passé par le passé avec une culture peut-être politique et historique que tu aurais et qui t'adrères à aborder ce qui est en train de se passer. Je pense que c'est quelque chose qui est nécessaire finalement à toujours n'est-ce même scientifique. Oui bien sûr moi je ne suis pas du tout j'en ai scientifique je n'ai aucune compétence de sciences d'huile j'ai été nul en mat et en physique. Allez à vous à certains égardes toujours. Je crois que la première chose c'est d'anemettre qu'on est face à des questions de transversale et donc qu'il faut pouvoir chausser différentes lunettes. Voilà c'est qu'il continue la fille de cette métaphore des lunettes pas terrible. En tout cas il faut avoir une variété de regard et qu'en fait sur une même question il faut multiplier les interlocuteurs pour essayer de la comprendre de me possible c'est à dire l'éclimatologue seul ne peuvent pas comprendre ou expliquer la crise climatique de même que les sociologues seuls ne peuvent pas faire les géographes, seuls ne peuvent pas le faire. Donc du coup nous il faut qu'on a écherché du côté scientifique des interlocuteurs qui sont les plus varié possibles, du côté politique des interlocuteurs qui sont les plus variés possibles et puis dans les interrogations citoyennes des interrogations qui sont les plus variés possibles parce qu'en fait sinon on n'arrive pas à avoir une vision globale de ces sujets-là et d'une certaine manière je repense à notre conversation il y a quelques minutes sur ce qui se passe à l'intérieur des médias. La difficulté de ce sujet là c'est d'arriver à parler du climat, sans parler du climat c'est à dire finalement quand on parle d'agriculture, quand on parle d'industrie, quand on parle de politique publique, quand on parle de collectivité locale, quand on parle de santé, en fait aujourd'hui il faut que dedans on intègre la question climatique et quand je dis question climatique je veux dire au sens large un certain nombre de problématiques environnementales, la question climatique, les fondements de la biodiversité etc je fais un raccourci volontaire pour que ça est plus vite et donc c'est cette difficulté là c'est que chacun chacune dans les champs respectifs qu'on couvre on arrive à intégrer ces questions là. Alors il y a quand même le couple, énergie, le troupe, énergie politique et économie qui fondamentalement pose problème et bloque parce qu'on a l'impression qu'on est complètement pieds point liés, tu as Biden qui finalement plie littéralement devant le projet Widow en Alaska tout comme je pense à un été dernier podcast d'actualité en janvier dernier là qui s'appelle le super profil réussi bon climatique, polémique, le modèle total énergie est il dépassé. Tu disais que t'avais eu un déclic en fait à l'occasion d'une interview avec Patrick Pouyane pendant le Covid finalement tu penses que ça ça va changer ou pas parce qu'on parlait de planification ces projets là 2023 on reçoit une pour 30 ans quoi. Oui alors il y a différentes choses là dedans évidemment aujourd'hui le fait de se lancer dans des projets pétroliers gaziers ou charbonnier ça nous facilite pas la tâche, il ne fait pas la tâche voir ça peut nous la rendre impossible donc c'est une très mauvaise nouvelle que le projet hicop en temps à nia en Uganda opéré par total énergie est lieu le projet Widow en Alaska de Kodoko Philips soutenu par l'administration Biden tout ça c'est des très mauvaises nouvelles. Maintenant il y a quand même un chemin et c'est vrai qu'au sein des entreprises il peut se passer un certain nombre de choses et je le vois y compris dans les mille que je reçoit de plein de gens qui m'écritent qui travaillent dans des groupes du cas 40 qui voient que leur groupe ne va pas dans la bonne direction qui essaie de faire changer les choses du l'intérieur c'est difficile on le voit aussi avec le mouvement des jeunes ingénieurs et des jeunes diplômés qui arrivent dans certains d'entreprises qui essaient de faire bousser les choses ils se passent la même chose dans la fonction publique dans le temps chez les ouf fonctionnaires. C'est des ciders qui changent quelque part c'est ce noyau de. Ils changent pas assez vite d'une certaine manière parce que quand on arrive sorti d'école je ne sais pas encore le prix d'angibes en fait on n'est pas exactement des ciders mais voilà on semble qu'en fait il est aussi possible de faire bousser les choses à l'intérieur des entreprises ce qui est difficile c'est que c'est là qu'il y a besoin de la puissance publique les entreprises seules ne peuvent pas faire c'est à dire changer de modèle économique renoncer à un modèle économique qui est aujourd'hui profitable en échange de on sait pas quoi tout ça pour que la planète soit habitable dans 50 ans c'est pas un modèle économique soutenable pour personne et donc là il y a vraiment besoin que la puissance publique elle puisse accompagner accompagner ça veut dire donner un certain nombre de règles favoriser certaines pratiques défavoriser d'autres pratiques pour pouvoir construire un chemin dans lequel un certain nombre d'entreprises puisse se frayer pour dire bah voilà j'ai un chemin possible pour faire une tradition avec une visibilité c'est la question de la planification en compte c'est que la planification elle sert à déterminer les politiques publiques mais elle doit servir aussi à donner de la visibilité aux entreprises et aux citoyens on disait bah voilà à partir de telle date ça c'est interdit à partir de telle date ça c'est très fortement recommandé et puis à partir de telle date ça c'est plus possible du tout voilà bon bah en fait en des signants ces chemins en citronant parce qu'on voit bien qu'on a une difficulté de ce pours-tu là il y a un exemple qui ne relève pas du climat mais qui relève de la question des pesticides qui est ce qui s'est passé sur les pesticides néonicotinoïdes donc ce qu'on appelle les pesticides tuer d'abeilles pour les producteurs de bétraves où on s'est engagé à les interdire finalement on s'est rendu compte qu'on n'avait pas travaillé à l'alternative donc en fait voir qu'on n'avait pas financé l'alternative et donc finalement on les a laissé être réintroduit c'est typiquement le genre de choses qui nous guètes si on n'est pas capable de qu'on soit des trajectoires qui sont sérieuses et crédibles et ça c'est très important parce que sinon la contrepartie de ça c'est qu'on a un certain nombre de. d'aléconomie qui vont s'effondrer, on peut se dire, bon bah en fait, c'est pas grave si total c'est fond de main, mais c'est pas vrai de très nombreux emplois en dépend, de très nombreux territoires en dépend, on n'a pas envie que plein de gens se retrouve sur le carreau. Et donc la question, c'est, qu'est-ce qu'on va faire avec des entreprises comme total, comme ENGY ou d'autres, qu'est-ce qu'on va faire avec les compagnies aériennes, quels types de compétences peuvent être utilisées chez Airbus, chez Safran, chez des sous-trétendus secteurs pétroliers pour investir dans les énergies renouvelables, dans la rénovation des bâtiments, dans des politiques d'économie d'énergie et de sobriété. - Une mobilité. - Il y a des vrais réflexions à voir là-dessus, parce qu'il y a des compétences qui existent, qui peuvent être réutilisées. Simplement cette formation là, ces cheminement là, il faut l'accompagner, il faut le dessiner et il faut le construire. - Financer, formation, ouais. Et c'est pareil en macro ou en micro pour une entreprise également. Alors, on arrive au bout de ce podcast. À la fin, je te préviens, je te demanderai une recette de cuisine. Toutes dernières questions, est-ce que dans Chaleur humaine, on va apprendre à traiter les co-anxités? - Alors, moi, j'espère que le podcast Chaleur humaine, avec d'autres choses qui existent de la part du monde, aussi d'autres médias, en fait, en augmentant de ta niveau de connaissance et notre capacité à répondre à certaines de questions, en fait, ça nous aide aussi à lutter contre notre angoisse climatique, se dire que dans les outils dont on dispose, en fait, il est possible de faire des choses. On a un registre un épisode sur les co-anxiettes avec une paix d'obsicates qui s'appelle les liables noix. Et elle est le divinçal, elle définitivement le meilleur remède à les co-anxiettes. C'est l'action. Et c'est pas forcément l'action individuelle, même si elle est évidemment importante, mais c'est aussi l'action collective, c'est-à-dire, c'est ne pas être seul, et se dire, "Qu'est-ce que je peux faire? À l'échelle de mon quartier, à l'échelle de mon entreprise, est-ce que je peux aller prendre la tête de ma copropriété pour qu'on fasse de la rénovation, même si c'est un endroit horrible, les assemblées générales de copropriété, est-ce qu'il y a une discussion à voir avec l'école de ma ville pour qu'on consomme moins de viande? Est-ce qu'il y a des formations qu'on peut mettre en place dans mon entreprise, des règles dont on peut se doter pour utiliser d'autres modes de transport? Et en fait, c'est le vieil là. Ils sont à la fois satisfaisant au niveau individuel, ils créent des dynamiques collectives qui, à la fin, ont un véritable impact. Et donc, ça, je crois que c'est vraiment important parce que ça a la fois du bon au niveau individuel. Donc, ça sent mieux quand on agit, quand on est sur son canapé en train de se dire que le monde va s'effondrer. Mais par ailleurs, on peut aussi obtenir des vrais victoires, et on peut obtenir des bays de mission et en d'une certaine manière. C'est un peu contraintes utiles de dire ça, mais un des gros avantages de cette question climatique par rapport à d'autres, c'est qu'il y a des choses qui sont mesurables. C'est-à-dire, il est possible, en fait, à l'échelle d'une entreprise de se dire, je fais baisser mes émissions de gaz à effet de serre de temps cette année et de temps l'année suivant. Et de voir qu'en fait, on peut atteindre des objectifs. C'est possible. Et donc, ça, c'est quelque chose aussi, qui peut être assez motivant et réjouissant quand on fait ça de manière collective de se dire, ben en fait, ce chemin-là, par état, puis il est atteignable. - C'est vrai qu'il faut chacun trouver des clés de son action et de son. sa possibilité d'embarquer autour de soi. Et c'est quand tu disais ce qu'il y a de bien avec ta question climatique, je trouve que. Ce qui a de bien c'est que c'est partagable aussi. On peut. tu vas forcément trouver un sujet qui va brancher quelqu'un dans ton entreprise et tu peux faire ensemble et trouver des complices quelque part d'action. Donc ça, c'est chouette. Et donc, tu n'y restes pas tout seul dans ton coin. Alors, je pense que tu as quand même un peu répondu à la dernière question métaphorique ou pas de ce podcast qui est comment changer le monde depuis sa chasse de bureau. Ça veut dire, depuis son voulot, mais en faisant collective aussi. - Oui, bien sûr. Et je pense que ça, là, vraiment, il y a des leviers qui aujourd'hui existent. On parlait tout à l'heure des formations types presque du climat, la fresse de la biodiversité, les ateliers de tonne. En fait, susciter des formations entreprise et des moments de discussion. Bah, ça, en fait, je pense que c'est vraiment important. Et il y a aujourd'hui un certain d'entreprise qui le faut. Évidemment, ce n'est pas suffisant. La question, c'est qu'elle type d'autre levier peut être suscité ensuite. Pousses sont d'entreprises à faire un révéritable bilan carbone, ce doté d'objectif atteignable. Voilà, ça, c'est des choses qui sont poussées. - Et les rendre transparents, parce que ça c'est vrai. - Ça peut être fait aussi à l'échelle d'un service dans une entreprise, à l'échelle d'une branch, à l'échelle d'une business unique. Il y a beaucoup de choses qui peuvent être faites et qui sont accessibles pour des gens qui sont du middle management, des cadres qui peuvent aussi susciter ça. Et donc, en fait, voilà, il y a des leviers qui existent à l'intérêt d'une entreprise et d'une certaine manière aujourd'hui. C'est des leviers qui peuvent être plus puissants que d'autres, parce que c'est des choses qui sont faits comme je disais, mesurables, palpables sur des échéances qui peuvent être assez brevres et qui donc peuvent arriver à quelque chose. - Et je trouve que c'est canon, parce que toi, tu l'as fait au sein de ton l'entreprise. Viens l'ouverture des sujets et les formations que tu as initiées. Alors, enfin, on arrive au bout de ce podcast. J'ai envie de dire si vous êtes arrivé jusqu'à la vomérité de récompense. Un connaître quel est le œuvre, que n'abile, décrit comme étant finalement importante dans son cheminement. Donc, j'espère que t'as bossé la question avant. Et d'où es-ce que tu as une recette de cuisine à nous partager? - Alors, il y a beaucoup d'œuvre qui ont été très importantes dans mon chemin. - T'as le droit de me réconcer. - Si la première qui me vient à l'esprit là, c'est un roman de science-fiction de Frank Herbert, d'une qui a été adaptée récemment aussi des ma parts de Nivineux dans une bien meilleure adaptation que la précédente. Et en fait, d'une, c'est, à la fois, un truc de science-fiction, moi, j'ai toujours bien aimé ces univers-là, mais il y avait une vraie réflexion sur la question de la ressource, c'est-à-dire l'épice d'endune qui permet à la fois de faire des voyages interplanétaires et qui en même temps, une sorte de drogue, en fait, c'est assez comparable au pétrole, si on réfléchit bien, c'est-à-dire que ça permet, ça nous donne des super pouvoirs, et en même temps, ça nous met dans une forme d'addiction qui est assez importante. Et puis d'une, c'est aussi l'histoire d'une planète qui est sèche dans laquelle il n'y a pas d'eau. Et donc, la question de la ressource en eau est très importante, et la question de faire revenir de la biodiversité, des plantes de pouvoir utiliser l'eau d'une manière qui est plus résonée et central, en tout cas, dans le premier temps de cette série de francs carboire. Et donc, j'ai lu cette série quand j'étais gamin, j'ai beaucoup joué au jeu vidéo d'une quand j'étais petit, et récemment, j'y ai beaucoup réfléchi en me disant qu'il y avait, en fait, quelque chose, assez visionnaire dans cette œuvre-là. Et si je dois donner une recette de cuisine, je peux révéler pour les gens qui sont arrivés jusque-là, une recette de cuisine familiale dans des serres qui s'appelle "moires à" qu'on fait dans le nord du Liban, donc un biblot, cela vit de ma mère. C'est très simple, vous prenez une pâte feutée, si vous êtes comme moi, à Phénéon, vous mixez des amandes sans gramme d'amandes que vous mélangez avec sans gramme de sucre et deux creusquillaires d'autres fleurs de rangée. Vous mélangez tout ça, vous l'étalez sur la pâte, sauf au milieu où vous faites un petit trou, et ensuite, vous faites un gros bout d'un avec la pâte, et vous faites un escargot, avec la pâte, je le montre avec les doigts, mais c'est ça, rien, c'est un podcast. Et vous faites cuire ça à 185°C pendant une petite de mine, et ensuite, c'est très bon, et vous aurez l'impression d'amener chez des gens une pâtisserie orientale alors que ça vous a rappris pas longtemps. Mais ouais, merci, je me sens tellement frimilogien, on va partager ça. Merci, Nabil. Merci, Seline. Merci pour votre écoute. Ce podcast était à retrouver tous les mois sur les meilleurs plateformes de podcast et sur le site Web du 7-3D. Si ce podcast vous a plu, je vous invite à le noter, 5 et 12, pourquoi pas, et surtout à le partager largement. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Les actions actuelles des États, entreprises et individus sont insuffisantes pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 et préserver une planète vivable.
Le podcast "Chaleur Humaine" et la démarche de Nabil Wakim visent à explorer concrètement comment atteindre ces objectifs, en abordant le climat de manière transversale.
Les médias ont un rôle crucial mais évolutif dans la couverture climatique ; leur transformation numérique a modifié la relation avec le public, permettant plus d'interactions et de pédagogie.
Il existe un décalage entre les questions du public et l'expertise sur le climat, nécessitant un travail journalistique de "passeur".
Les freins médiatiques incluent la gouvernance, les modèles économiques et l'identité éditoriale, mais des initiatives émergent pour mieux intégrer ces enjeux.
Summary:
La transcription est un extrait du podcast "Chaleur Humaine" présenté par Nabil Wakim, journaliste au Monde. Il y discute de l'urgence climatique, constatant que les actions actuelles ne permettent pas d'atteindre la neutralité carbone en 2050 ni d'assurer une planète vivable. Son podcast vise justement à explorer les moyens concrets d'y parvenir, en traitant le sujet de façon transversale.
Wakim retrace également son parcours professionnel, évoquant son rôle dans la transformation numérique du Monde et son intérêt pour les questions climatiques, qui l'ont conduit à créer ce podcast et une newsletter. Il souligne l'importance des médias comme leviers, malgré des freins structurels, et la nécessité pour les journalistes de combler le fossé entre expertise et préoccupations du public. Enfin, il mentionne son livre sur la perte de sa langue maternelle, une démarche personnelle qu'il relie à sa volonté de transparence et d'enquête dans son travail sur le climat.
FAQs
Non, les actions actuelles des États, des entreprises et des individus sont insuffisantes pour nous mettre sur une trajectoire permettant d'atteindre la neutralité carbone en 2050 et de maintenir une planète vivable.
Les médias ont un rôle de passeur et de vulgarisateur pour combler le décalage entre les experts et les questions du public, en adaptant leur traitement éditorial à leur identité et à leur audience.
Il a lancé ce podcast pour aborder la question climatique de manière transversale, en partageant ses interrogations et en explorant des réponses concrètes sur comment atteindre les objectifs de neutralité carbone.
Les médias évoluent à des rythmes différents, avec des initiatives comme l'intégration des questions climatiques dans les bulletins météo, mais ces changements ne sont pas encore assez rapides ni uniformes.
La planification est cruciale car elle définit les étapes concrètes, les acteurs impliqués et les coûts pour atteindre la neutralité carbone, une méthode sur laquelle il existe un consensus croissant.
Il a préféré attendre une discussion collective au sein du journal Le Monde, qui a abouti à la création d'une charte interne spécifique, bientôt publiée.
Chat with AI
Loading...
Pro features
Go deeper with this episode
Unlock creator-grade tools that turn any transcript into show notes and subtitle files.