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Les derniers otages

44m 10s

Les derniers otages

L’oratrice relate une expérience marquante de sa jeunesse : la découverte en licence du mur de séparation israélien, qui lui révèle l’étendue de son ignorance géopolitique. Ce choc l’amène à voyager en Israël et en Palestine en 1976, à 24 ans, sans bien connaître le contexte. Elle y ressent la beauté et la vitalité du pays, mais aussi la tension entre communautés, la présence militaire, et l’hostilité envers les Juifs. Lors de son retour, son avion d’Air France est détourné par un commando de quatre personnes – deux Palestiniens et deux Allemands – qui exigent la libération de prisonniers. L’avion atterrit à Entebbe, en Ouganda, où les passagers sont retenus dans un bâtiment. La narratrice décrit le calme relatif imposé par le chef allemand, l’arrivée du président Idi Amin Dada, et les interactions avec les terroristes. Malgré la peur, elle garde une certaine compréhension des revendications palestiniennes, tout en étant confrontée à la violence, comme la gifle infligée à une styliste. Elle souligne l’importance de l’humilité et de l’ouverture aux autres dans l’appréhension des conflits.

Transcription

5770 Words, 32735 Characters

French
Louis C'est en deuxième année de licence que j'ai appris l'existence d'enmûr à la frontière entre Israel et les territoires palestinaires. Je me souviens voir d'y, mais comment ça? Comme le mure de Berdan? J'ai eu honte quand on en a parlé de n'avoir aucune idée de l'existence de ce mure, de n'en avoir eu aucune image en tête. Sachant que j'étais déjà en étude supérieure et que mon cours préféré était la géopolitique. Ce moment m'a marqué parce que c'était pour moi un moment de récà. Mais pas de récà dans le sens où j'apprenais quelque chose de nouveau. Plus tôt tout d'en coup, je mesurais l'étendue de mon ignorance. C'était à la fois vertigineux et grisant et globalement une expérience d'humilité. Et cette humilité, je pense qu'elle amène une autre manière d'appréhender le monde. Il m'a assemblé quand découvrant l'étendue de ce que je ne savais pas. Je me laissez ensuite affecter différemment par les gens qui m'entouraient par les événements que je traversais. Notamment quand quelques mois plus tard, je me suis rendue pour la première fois en Israël et en Palestine. Cette semaine, dans le passage, Alex nous raconte son histoire, qui débute avec un voyage effectué en Israël il y a 50 ans. À l'époque, elle est jeune, elle a une certaine naïveté peut-être. Ne maîtrise en tout cas pas tous les enjeux du contexte dans lequel elle se trouve. Alors comment va-t-elle vivre le fait de se retrouver malgré elle, on pleine ni lieu dans l'événement de l'histoire du conflit Israël au Palestine, qui marque cette année son cinquantème anniversaire. Alors que les massacres et la prise d'autage massive du zétoctobre, on fait basculer le destin d'Israël et de la Palestine. Cette épisode raconte ce que cela change et des places ou non de se retrouver entimement affectées par un conflit qu'on peut autrement se contenter de regarder et de commenter de l'or. Au micro de l'orée d'Oyent, je suis Louise Emerlet, bienvenue dans Passage. En 1976, je vis à Toulouse, je suis étudiante à faculté de droit. Et je rencontre Fabienne au restaurant universitaire. Nous sympathisons Fabienne étudiante en lettre moderne. Fabienne est extrêmement fantasiste, elle n'hésitant rien. Je sens en elle une blessure profonde qu'un jour elle me confie, mais sans s'approfondir, par une ou deux phrases, je suis mise au courant d'une violence qu'elle a subi. C'est une personne blessée, mais fantasiste, gay, à laquelle je m'attache. Et nous sommes partisans. Elle me proposait un voyage en Israël, le projet de Fabienne Manchante. Enfin, j'ai pu les images qui étaient diffusées à partir des années, je pense, 55-60. Les images des retours de camp, des juifs revenantes d'Allemagne et de Poulogne. C'est quelque chose qui m'a énormément marqué. Et je pense que j'ai la curiosité de voir comment ce peuple réalise la création d'Aneta. Et je pense l'envie de me dépasser. Je ne connais absolument pas le contexte politique de l'époque, dans cette région. Je me rencontre un peuple. J'ai 24 ans et demi. C'est vraiment le premier voyage que je fais au France. Et donc, c'est un événement. Nous partons donc feuemars ou débuts à avril. La première impression que j'ai prouve, c'est la beauté des gens. Une grande vitalité. C'est un pays chaud, ils sont tous bronzés. Et le ressenti de la beauté de la vitalité des gens contraste justement avec les images que j'avais, images de petites filles sur ces corps faméliques qui revenaient des camps. Et je réalise à même temps, ils sont dans la vie. Moi, je suis quelque part un petit peu dans leur passé. Quand je les rencontre, ils sont dans la vie actuelle. Ils ne sont pas certainement dans l'oubli, mais ils sont dans la réalité du présent. A assez rapidement, nous décidons de quitter ta la vie. Nous nous descendons sur Gérusalem. Et ce que je ressens, c'est la tension entre les Israélien et les Arabes. Et si bien qu'à un moment donné, on se promenait partout et on se retrouve dans un quartier complètement arabe et on a suiller des lancés de Cahillou. Et là, je me rends compte que c'était adressé à des juifs. Au niveau de la présence militaire dans le pays, et bien, ce sont carrément les temps qui se promènent non la rue. J'ai ressent un impression de l'horreur, de l'horreur, de cravité, de gens extrêmement concentrés. Et la rencontre avec les jeunes de mon âge, c'est fait relativement difficilement, finalement. Et là, je me rends compte que la confrontation d'idée avec des gens de notre âge est extrêmement difficile. Il y a des choses à ne pas dire. Il n'est pas question de faire des vannes. Des vannes intémilitaries, ce n'est pas l'un. Après notre visite au niveau de Gérusalem, nous décisons de descendre directement à Elat. Et donc, nous allons dans le Kibbutz qui est proche des lathe. Les Kibbutz sont des communautés de vie et de travail. Et le contrat que l'on peut avoir d'un arrivant dans un Kibbutz, c'est l'accueil, l'ongement, nourriture et travail. Ce moment-là, c'est l'époque de l'éclirci sages. Le principe de l'éclirci sages, c'est d'éclirci, pour permettre de fortifier et de laisser mourir une partie de la récolte. Chaque année, nous avons une échelle pour grimper, c'est un séquateur. Je suis émerveillé par ces terrains qui sont immenses et avec ces palmillés d'atiers adultes, dont les feuilles retombent et qui ressemblent à des voutes d'églises. Je pense à un satisfait de ce voyage, un satisfait au niveau des communications avec les gens mais qui tiennent certainement à moi et aux manques de préparation de ce voyage. D'Israël, je retire cette violence malgré tout entre des populations et le fait d'être identifié à une juive, l'hostilité d'une partie d'un population. Nous partons le 26 juin, c'est-à-dire après ces jours de trois mois. Il s'agit d'un avion d'Ere France, tel à vie parie avec un attirissage à Athènes et ensuite à préparer beaucoup de gens s'invents aux États-Unis avec un attirissage à New York. La majorité des passagers sont juifs, si ce n'est Israëlia. Donc, attirissage à Athènes comme prévu et redécolage avec la montée de quelques passagers et assez rapidement, bon, je réalise qu'il se passe quelque chose. Je vois très rapidement arriver les passagers de première classe et les mains à l'Ere. Je comprends très vite ce qui se passe et qui s'agit de de notre opiratorie. Donc, je dis tout fort et merde. Les personnes que je vois entourées les passagers de première classe sont de personnes visiblement de type Rab et bien armées. Il y a également une personne européenne, une femme, après l'arrivée des passagers de première, des gens s'entassent au niveau de seconde de classe et très vite, ils prennent nos documents d'identité. Je suis angloissée. Comment les choses vont évoluer? Est-ce que ça risque de basculer? J'ai conscience que s'il y a une résistance à quelqu'un que de la viande, ça peut être des rafales de bmitraillettes dans une oeuf garlaine et de destruction de la viande. Donc, les gens oubisent. Au moment où nous faisons la queue pour passer à ce contrôle corporeil, j'ai l'assassanceur de la mauvaise film. Ça bienne vite de ses poches et elle a de toutes des cailloux, des galets, des choses récupérées et la personne qui a fouille ainsi s'y dirait. Et ensuite, après la fouille, on peut s'asseoir. Je me retourne aussi avec Fabienne vers le fond de l'appareil Je sens. Fabienne, inquiète, très inquiète, ils ne sont pas très bas-vardes. Pour ma part, une fois qu'ils sont maîtres de la vie, c'est presque rassurant. Le premier d'angé est passé. Les passagers sont siderés. Il y a donc des enfants et de jeunes enfants. Et ce qui met en ne, c'est le silence. Et très vite, on réalise exactement le nombre de personnes qui ont fait la prise d'autage. Ils sont quatre. Alors, la nationalité est dite. Au niveau du groupe et des quatre terroristes, visiblement le chef, c'est l'allemand qui était dans le cockpit. Il vient faire sa déclaration du pourquoi du détournement et des revadications de l'équipe à savoir la libération de 60-70 personnes qui sont essentiellement retenues dans des présents françaises. Certains en Israël et d'un d'autres pays. Les deux jeunes sont palestinaires. Et visiblement, ils ont un rôle. Ils sont jeunes, je pense, 20 ans, 22 ans. Ils ne s'expriment pas. Et je pense qu'ils ne parlent pas anglais et ils sont dans un rôle d'exécution. Tous, on le met un petit peu d'armes, une mitraillette. Je réalise également qu'ils ont des grenades et une organisation relativement étudier, évidemment, la même détermination. Les membres du Comande d'eau, surtout les palestinaires, font les sympas, dans les principales. Il est bien évident que nous n'avons pas le droit de bouger. Il n'est pas interdit de parler. Donc nous rentrons en contact avec un couple beaucoup plus âgés que nous, je dis derrière nous. C'est un couple de français juifs et très vite, je vais comprendre que ce sont des juifs fratequants. La dame nous propose pour tuer le temps des revus et il s'agit de revus concernant les pratiques religieuses. Et en fait, mon rapport aux religions est particulier à savoir que j'ai grandi ce qu'on les demande dans des écoles de religieuses que je n'ai vu que d'écouter une négative et j'ai une certaine allergie de toute religion. Après, le déplacement des personnes et le contrôle corporel, nous avons changé de place et on se retrouve vers le fond de la pareille et dans un petit coin, l'un des palestiniens se met à tripoter une grenade qui a mon donné, lui glisse des mains ou le partaire, intérieurement de le mot dit. Et donc après ce petit incident, c'est là où Fabienne considère qu'elle a une très grande avis d'aller aux toilettes et puisque c'est pas possible de se lever, elle va faire son irine sur son siège. Et elle quitte assez rapidement parce que le siège mouillait et l'odeur lui paraît très gênante. Donc elle se l'envoie par terre et à ce moment-là, je commence à s'asserner un petit peu la personnalité de Fabienne très dans l'immédiateté parce qu'en fait, au bout du compte, je la connais pas au niveau de Toulouse et dans leur vieil hier, les personnes du commando, essentiellement, les deux palestiniens et bien leur rendent quand ils sont posés à une se déplacée. À partir du décollage d'Aten, le vol du requels-coiseur et un autre attérissage se déroule. Et je me rend compte que nous sommes dans le désert que je suis un atente, le temps et l'ombre. Nous n'avons rien à faire et puis, la de nos ferries lourdes, le décollage intervient et nous n'en connaissons pas la destination. Plusieurs heures de vol vont suivre cette première étape. Plusieurs heures plus de temps nous attérissons, on nous donne l'ordre de décembre et je vois ça d'une façon très positive. Je considère que c'est la fin que nous descendons de cet avion et que nous allons peut-être emprendre un autre et rentrer tout bonnement chez nous. Je sais que je suis même prête à dire au revoir et voilà, pour moi, c'est la fin. Et en fait, on nous dirige vers une salle et là, je réalise très vite que nous sommes un pays africain, pour les personnes de son moire. Donc on rentre dans une grande salle avec quelques fauteaux. C'est une salle avec une ouverture vitrée surtout de la façade qui donne sur la piste d'intérissage, une petite courette devant avec un petit mur et pour moi, vraiment, grande déception, le voyage n'est pas terminé. J'apprends assez rapidement que ce pays qui est un pays africain et l'oubandat. On nous dit de nous installer ce qui est assez vraisquaire puisqu'il y a par rapport au nombre de personnes, il n'y a pas ce vis-à-monde, ni de siège, ni de canapé, ni quoi, que ce soit. Je me retrouve avec Fabienne et avec une classe d'âge des gens qui voyaient je seule, c'est libataire, parce que quand même essentiellement, ce sont des familles, donc recrupements par famille, par destination, par nationalité. On se retrouve un peu à l'écart, c'est-à-dire près de la porte, à ci, au bord de cette béviterée, et en nous des relations entre nous, de ma vardage, de connaissance. On découvre au solien, qui est quand même assez limité par nous-mêmes. Je peux circuler au travers de la pièce, sur la droite, où il y a ce petit racoing qui donne à hier, dans une autre pièce, et tout à fait, sur les gauches, il y a du lait sanitaire, il y a plusieurs vécés et plusieurs douches. Les quatre tiroristes sont maîtres de la situation. Ils ont la maîtrise du groupe. Je pense qu'il y a une position stratégique dans la salle et ils n'ont pas d'inquiétude, ils ont les armes avec eux, et ce bâtiment est un étage. Visiblement, il y a des militaires qui ont tourné parce qu'ils sont en le bâtiment, mais ils n'ont aucun contact avec nous. Ils sont là pour t'aimer une forte. Le principal personne qui est exprimé, c'est l'aliment. Il parle à l'aliment. Je ne parle pas l'aliment. Je reçois les traductions des gens qui discutent. Je le vois, il est toujours maintenu un peu comme nous. Il est debout, il prenne cette zone vitrée. Il dit qu'il est professionnellement, il est ingénieur, et cette frémée beaucoup sur la gestification de son geste. Il a quelque chose de trilogique, de très posé. Je le dirais de rassurant. C'est pas un fou hystérique, ce qui est quand même important. C'est donc visiblement la personne ne présue pas le qui a le droit à la parole. Je suis relativement optimiste. Je ne suis pas désespérée. Je pense que la titue de l'aliment m'a rassuré sur la suite. Je pense qu'il va y avoir, je l'espère, négociation, et assez jourbreff dans l'insulie. La journée passe. La nuit t'en va rapidement. A cette époque de l'année, les gens s'estallent pour la nuit. Il n'y a pas assez visomante de matelas. Et bien, on s'est salent par terre. Je vais me staler. Et donc, sur le sol, je vais m'étendre. Au niveau du sommet, c'est difficile. Mais le fait de s'allonger, c'est déjà quelque chose de filier comment on fait du bien. Le fait de vous retrouver dans cette situation, je n'en occuse à personne. Je suis partie dans ce voyage avec l'idée que les revendications de Netapalestinien sont juste. Et que, bien, certains moyens peuvent se justifier. Ce n'est pas du masochisme, je suis pas ravie d'être dans une dissitivation. Mais je n'ai pas une condamnation 100% de cet acte. Je considère que ces gens demandent la libération de personnes que peut-être, je ne sais pas, cette libération peut-être justifiable par rapport à des gens qui lutent pour une cause. Et considérer comme des terroristes. Les premières journées, on se passe calmement. Je discute avec des personnes qui me sont devenues un peu proches. Nous discutons de choses et d'autres. Et ce petit groupe dans lequel je suis, il y a une jeune française, qui est styliste. Je ne Français explique qu'il rentre d'Israël. où il vie parce que son père a une fonction de représentation de gouvernement français. Et donc, je lui ai rentré en France parce qu'il vient des choués au bac à l'Orea et il rentre pour préparer la session du mois de septembre. Il y a également donc cette personne qui. la limite qui n'y a pas de chance, c'est parce que c'est une personne qui est montée à Athènes. Donc, il n'y a rien à voir, encore que ce soit avec Israël. Donc, c'est un français, un bordelé. Il explique qu'il soigne une mauvaise relation avec son épouse et qu'il fait un voyage seul dans ce cadre-là. Au niveau communication entre nous, il n'en vit de garder une certaine légèreté. La peur est contenue. Chaque-que garde à l'intérieur de soi, c'est pour vous inquiéter. Ça serait trop lourd de rajouter des mots. Je suis en même salle avec 250 passagers, la notion Rélourdin. Et on se rend compte, en plus au niveau des familles, le renomment inquiétude. Et ce que je ressens, c'est un repli sur eux-mêmes. Nous-mêmes on bouge dans la pièce, on va explorer les sanitaires, etc. Ces personnes semblent immobiles. Ce sont posés quelque part sur des sièges, sur des canapés, restes rivés à celui-là. Je ne sens pas de circulation. Et en plus, surtout pas de relation avec le reste que ce soit nous ou que ce soit éventuellement, quelque du grand dos. J'ai eu comme bagage, donc je ne peux pas dire que je puisse lire quelque chose. Des vies viennent beaucoup d'un nuit finalement. Une de mes activités au cours des jours, n'avaient pas de change de vêtements, ça serait de rester très propre, de prendre des douches à la limite de vous trois de la journée parce que c'est une occupation comme une autre, un petit lieu de liberté. Je demande la permission d'entendre, de sortir. Il y a une courette avec un petit murée qui sépare la salle de la piste d'atterrissage. J'ai la possibilité avec d'autres personnes de sortir mairie et je me rends compte que loin, je perçoit un grand lac. Mon regard porte souvent là-dessus, il m'a tiré. Je vois arriver de nouvelles personnes qui rendent extrêmement discrétement. Il réglent avec l'alemand des questions précises. L'alemand garde une position importante, mais perd quand même, je crois, la direction des opérations. Les nouveaux terroristes palestiniens qui arrivent, mettent en ce sens qu'ils sont beaucoup plus âgés. Ils sont extrêmement concentrés. Je ne sais pas que ce sont les véritables chefs de cette opération. Il n'est pas mis sur le contact avec nous. Nous nous intéressons en camp d'angueux. Mon édéchange. Visiblement, il s'est perdus. Il m'inspire une crainte qui va grandir au cours du séjour. Une ou deux jours, ce passe donc une ou deux nuit. Nous dormons, ça nous posait plus de problèmes que ça. Et à un moment donné, je me rends compte que l'alemand qui fait des vies vient de temps en temps dans la pièce, se rend compte que nous sommes quand même nombreux, nombreuses, en soirées, à être étendus sur le plancher directement. Et je pense qu'il intervient, plus tard, à rire un camion avec des matelas. Je comprends qu'il sortait directement de la magasin parce qu'ils sont enveloppés de papier. Et on me précise bien, surtout, de ne pas déchirer le papier. Ces matelas sont prévus à la vente. Un peu plus tard, après l'installation des matelas, une magnifique voiture officielle arrive et descendre. Donc, je suppose être le président de Luganda et Mindada. Donc, bien sûr, j'ai entendu parler en tant que torsionnaire et de personnes assez sanguinaires. Ils rentrent et ils préciseient bien qu'il est très vigilant pour que le selfours se passe bien. Première fois, il fait les présentations. Il arrive avec une jeune femme magnifique, qui présente de commençons des pouces. Et puis, la seconde fois, également, il arrive avec une autre dame et qui le représente comme son épouse également. Si un homme s'en carrer, retenue, malade, re-en, pour lui, cette situation est très importante. Ça aussi, je pense que je le sens. Nous avons un petit séjour à faire et il considère qu'il est là pour qu'il ne s'appelle pas celui mieux possible. Nous rituons possibilités de repos, nous ayons absolument tout ce qu'il faut. Il ne reste pas très longtemps, il reste près de la porte d'entrée. Et je suis avec les autres personnes dont j'ai fait la connaissance. Et dans la mesure où j'ai entendu parler de lui, et, visibilement, je ne suis pas la seule, nous faisons des plaisanteries, nous n'hésitons pas à s'ouvrir ou même à rire. Ce qui nous veut rire, c'est l'importance qui se donne et il est empétré dans son rôle. Il ressemble à un nouvel acteur. Pendant cette période, il n'y a pas de pression et exercice sur nous. Un goût à ce sourde, mais voilà, les journées sont des journées dans le nuit plutôt, dans le nuit et du vigilance. Ce que son comportement pour tuer l'ennui, une jeune femme qui m'a expliqué être styliste, passe beaucoup de temps à griffonner et la terroriste à le monde s'approche d'elle et lui fécit sans parole, lui fécigne qu'elle donne la feuille qu'elle est en train de décryre et en fait, il s'agit de dessins qu'elle fait et elle fécigne de la tête que non, lui donnera pas. Et donc, la demande prise de colère, lui emboît une gifle extrêmement violente et elle avait une bague du lacer, de la joue, mais la personne n'a pas cédé, n'a pas donné sa feuille. L'attitude de la demande est facile à comprendre et à comprendre qu'elle était en train de dessiner le portrait des terroristes, ce qui n'était pas du tout le cas et j'apprécie beaucoup la résistance de cette jeune femme et très vite je me rend compte que la demande est contrariée. Une discussion entre cet abe-dix et elle est écartée par rapport à nous. Pas une occasion de la revoir par la suite. Visiblement pour les rerouristes, la gestion est tout de même difficile. Donc, le commandeau décide d'une des parts d'une cinquantaine de personnes et l'organisation se fait assez rapidement. A assez discrètement, ils sont amus et ils s'agitent d'une première négociation. Un peu plus tard, on demande la plupart des personnes pour se déplacer dans la pièce qui est à côté, ce déménagement. Je le visite très mal pour eux, parce que je me rend compte que une sélection vient de se faire et voilà, ça rappelle d'autres sélections. Et, autre des familles, je donne le français avec qui je vais un contact régulier et également déplacer. Donc, il s'agit bien d'une sélection, de tous les juifs pour s'installer dans la pièce à côté. Je répule le traduire comme quelque chose de sécurisant pour moi. Je n'avais pas le même sort, mais enfin, c'est extrêmement engossant. Ce ne passe plusieurs jours sans que je les vois, mais lors de mes séances sur le pas du porte, je me rend compte que je le jeunas français et es sorti lui aussi sur le pas de porte d'autre côté. Donc, vraiment, je me précipite spontanément pour aller lui demander de ses nouvelles. Et, à ce moment-là, l'alement, mes cartes et mes signifiés de re-rentrer miliattement, et il lui indique le même ordre mais beaucoup plus violemment. Je sens beaucoup de discussions entre terre et au risque. Je pense que ils sont au cœur du négociation et l'alement nous fait part de Nukimattom. La situation devient concrète et imminente. Si nos tiemes ne pas satisfaccions, ils touront les autres tâches. Cette Nukimattom est très proche. On a gossomontes. Un jour en matinée, les Israïens déplacés dans la pièce à côté sont ramenés dans la pièce nous sommes. La tension au niveau du groupe des terroristes est pas le pable. La tension que je porte est très forte également. L'un des palestiniennes, c'est ça. Nous devons passer l'accueule et le. Et pose des questions sans avoir de documents sous les yeux. Je peux sur c'est rapidement la question est simple nationalité de quel pays je venais et où je vais. Et la religion pour moi les réponses sont simples et je précise donc que je suis qu'assolle. Fabien me suit la question. La question sur la religion répond non religion. Je bougonne un peu fort. Je lui dis à bien c'est le moment. Et je vois que le palestinien lève la tête, me regarde. Je parle français et donc il ne comprend pas ce que je dis. Je pense qu'il doute de ma réponse. Et visiblement des personnes qui ont déjà répondu sont en filindienne. En direction de la sortie de la porte vitrée. Je lève la tête et je vois un moment donné la dame du couple que nous avions derrière nous. A qui j'avais prêté un polo et qui me regarde qu'il allait être un catastrophé et qui me fessigne que le laisse par terre pour que je le rigue perd. Donc de façon effective je comprends qu'elle s'en va et que je reste. Je suis à base ou dis d'autant que le groupe libéré est vraiment important et elle est paraît très rapide. Le silence est lourd niveau de la pièce et là je réalise concrètement que je le sort des Israélien qui sont récits dans la pièce. Donc on se retrouve 70 à peu près avec tous les membres de la viande, pilote et coupilote inclus. Et concrètement le nombre de personnes dont ils demandent de la libération correspond au nombre de personnes qui sont à la salle. À partir de ce moment-là je deviens extrêmement vigilant et entre autres la nuit, l'ambiance est de l'ouborde et l'angoisse est total et la mienne est extrêmement forte. Le samedi soir toujours pareil je suis en vigilance et très tard je me rends compte que l'allemand est en train de baffarder mais alors vraiment tricalement avec un médecin ou gandé. Et à un moment donné je vois des lumières éclairantes qui parcours le sol et là je me dis c'est fini et nous l'équène et je pense au palestinien. Je hurle le prénom de Fabienne pour que le lieu bien s'est réveillé alors ce qui met en même temps parce que je regarde tous les groupes ils sont tous endormis. Je permets à chaque homme de s'est réveillé et je ne m'occupe pas de la suite je me précipite dans un requoin de la pièce avec une porte de communication avec la pièce à côté où avait été replié les Israélien au moment donné. Je me glisse sous une fauteuille, c'est l'obscurité totale et tout de suite tout de suite des rafales de mitraillettes commence. Pour moi c'est évident que les négociations ont échoué qu'ils se rendraient de me liquider. sous ces fauteus je me dis je vais mourir. Au bout de 1/4 d'heure c'est quelque chose physiquement, elle tout l'érable impossible à supporter car il y a comment parle-là. J'imagine une autre version je me dis non je vais être blessée énormément, il ne peut pas m'être autrement vu la situation mais je partirai dès que le silence se fera je sortirai et je partirai vers la victoria. Les tirs sont extrêmement importants dans la pièce et dans la pièce à côté je ne suis pas caché mais j'ai l'impression d'être tout petit peu protégé J'ai très peur de l'arriver de palestinien de la pièce à côté. Un certain moment une grenade est claatte dans la pièce et je suis fauc que je sort de sous le fauteuil et je me dress. Je me rends compte que Fabien est à côté, elle me voit de vous et elle me dit tu te calmes et tu te couches. Elle me donne une ordre auquel je puis il me récouge et à même temps j'ai eu le temps de me rendre compte que ce qui se passe dans la pièce est extrêmement étrange, il y a d'autres personnes que les palestiniennes dans cette pièce. Je me reglisse sous ce fauteuil que j'entends d'ésordre en ébreux, ces ordres sont très clairs en nous donnent l'ordre de sortir et là je prenais conscience de la situation. Les personnes qui sont dans la pièce avec des armes sont des Israélia, c'est libérateur mais j'ai impression d'être une mécanique. Je viens d'avoir la peur de ma vie et il faut sortir très vite, puis est nu pour courir plus vite. Et donc une Jeep est devant la porte sur la pièce. Tous les gens qui dormaient sont déjà installés et donc j'arrive avec Fabien. Je peux à du mal à contener toutes les personnes et donc Fabienne arrive la dernière. Il y a plus de place, elle ne peut pas monter. Elle est à l'extérieur de la Jeep, nous sommes complètement dans le fond et je la maintiens par les bras. L'utilisant t'inquiète pas, je te lâcherai pas. Cette Jeep monte dans un avion cargo en marche arrière. Nous descendons les premières au fond de la Carlène. Il y a déjà installé des personnes d'essai qui étaient attendues et une personne qui dit le moment mort à côté de qui je m'assiet. Je suis assise à côté d'un soldat Israélia mort. Il est recouvert d'une couverture de survie et à côté de lui, une grosse tâche de sang. De l'autre côté, enfin s'il y a des soldats du commande d'eau qui s'affaire autour de personnes qui sont blessées. Je pense de leur collègue à eux. Je ressens une fatigue très grande et j'ai prôle besoin de me mélanger. Je réalise que si je me mélange, je vais me mélanger à côté d'un cadavre. Je me reprend, je me redresse à nouveau. Je me redite très vite, mais finalement un peu de salaire humaine ne lui fera pas de mal. Je m'allais en je prêts de lui. Je vais prendre le p'tit tard qui s'agit du frère de Netanyahu. Nous rentrons à tel avis. Le vol de retour du 4 heures sans m'endormir bien entendu. Il y a beaucoup de tensions de la part des soldats Israélia. Je pose la question à l'un de. Qu'est-ce qui se passe? Nous survoulons la rabie saoudite. Il s'est-elle pas plus? Mais je comprends. Nous survoulons un pays auquel il n'a demandé aucune autorisation de survoul. À ce moment-là, je suis déjà étendu sur le soldat. Je me dis bon qu'il arrive ce qu'il va arriver pour elle. Nous intéressons à tel avis et nous intéressons donc à l'aéroport militaire. Il est reçu dans une pièce où nous donnent quelque chose à boire. Et à nous précises de ne rien dire. De nous donner aucune information. Et à partir de là, nous repartons de cette base pour partir à l'aéroport civil. Et là, nos balances, il n'y a pas d'autre mot. Dans la grande salle de la Aéroport de Lod, il faut absolument incroyable et réunir les familles et les journalistes qui commandent les informations et ce qui mettonne à côté de moi, des personnes qui n'ont que cet envie de parler, de tout raconter et de. Et je me retrouve complètement à pas leur dit. Je n'ai envie de rien me dire. Je sais que je réponds à un journaliste de centre presse, journal préjonale de l'avirant. Je lui réponds, je cherche d'y choses si heureux. Je sais mon gine. Complettement à chez 200, ce n'est pas le meilleur. Je me trouve mal dans cette situation. Et de plus, je trouve un descend de gens qui commandent des réponses. Je ne sais pas en vie. Fabienne parle assez rapidement. Nous montons dans un avion la ligne ordinaire de la viande qui fait de la vie paris. Je me retrouve dans un avion avec des passagers qui n'ont pas connu du tout cette situation. Et bien, je suis dans un état de vigilance, ce total. Est-ce que cet avion a réellement allé jusqu'au bout? Pas une seconde de non vigilance, je regarde devant, je regarde derrière. Fabienne Sainstal est précise que le jeune qui était avec nous, le jeune français est mort. Elle m'informe également de la mort de l'allemand. Je suis gâte à se troncer de ce carnage. Je regrette que les négociations soient pas faits et que toutes ces personnes qui avaient. une cause à des formes soit morte comme ça. Par rapport au commande d'Ousse Rélieu, je suis complètement habiguée. C'est-à-dire, ils ont mené une action militaire concrète qu'ils ont réussi donc très fier. Et je vois la différence avec la ditude des autres personnes qui sont admiratives de cet attaque. Il s'agit de militaires, ils ont préparé une expédition très minutieusement, elle est réussie, visiblement, ils sont très fier. Et la vie humaine, là-dedans, n'a que peu d'intérêt. Personnellement, je n'ai aucune admiration pour cette action, mal à l'aise de l'admiration que j'en ressens autour de moi. Donc je n'exprimerai rien. Je suis touché de la mort de toutes ces personnes et ça reste un carnage. Sachant que je suis complètement habiguée, je n'ai aucune reconnaissance vis-à-vis des Israéliais, Raymond Sauvé d'Avivie. Cette contradiction est difficile à vivre ou peut-être mon malade général pour répondre aux gens au niveau des informations. Je peux difficilement exprimer ce que je ressens. De retour à Toulouse, Fabien Abid, pas très loin de Mando Bicine, nous nous voyons et dans cette situation où on se rémémore les événements, j'en profite pour demander à Fabienne, mais pourquoi tu as fait ça dire que tu n'avais pas de religion? Et elle me répond, je voulais voir jusqu'au bout ce qui allait se passer. Intendre ça, ça a été vraiment très dur, très dur pour moi. Au cours du temps, chacune part dans ces activités et tu besoin d'un élu anumen progressive et qui se passe tout doucement. Je me rends compte que je ne tiens pas en place. Je suis des amis dans les pirenets et je décide de les saluer. De trois jours après, on se rend à Saint-Gaudin, c'est le 14 juillet. Et donc tout d'un coup, les feu d'artifice commencent et je part en courant et je vais me cacher. Je vous revivais les rafales de Mithraiette, je crois que je suis très mal. Ce sentiment de vigilance est toujours là et restera là le don de temps. Dans cette état d'esprit, je ne peux pas avoir un projet réel, de stable, il faut que je bouge. Je ne peux pas rester dans un lieu plus de trois jours. Je décide de repartir. Et bien, donc, au quai de pour moi après, en 17, je reprends la viande. Actuellement, nous sommes en 2025, et j'ai 174 ans. Je me rends compte que tout peut arriver. Je suis atterré de la situation palestinienne et un espoir qui semble mort. C'est douloureux de savoir que cette époque-là, la création de nouveaux pays semblait huminante. L'OLP était reconnu en trois-trois dans les pays occidentaux, mais il semble que maintenant, tout ce soit écroulé. J'ai refusé pendant très longtemps de lire quoi que ce soit. Mon fils, un jour à mener le CD qu'il avait acheté pour s'informer, du film que l'Israelien en fait sur le tournement d'un T-B, il est posé sur une étagère et je ne l'ai jamais regardée. Cette épisode de passage a été tournée et montée par l'Oriidoyen. La réalisation et le mix sont de Thomas Loupias, Louis Emerlé, et à la production. À très vite.

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’oratrice découvre en deuxième année de licence l’existence du mur entre Israël et les territoires palestiniens, ce qui provoque une prise de conscience humiliante de son ignorance.
  2. Elle raconte son premier voyage en Israël-Palestine en 1976, alors qu’elle est naïve et peu informée du contexte politique.
  3. Elle décrit la tension entre Israéliens et Arabes, la présence militaire, et les difficultés d’échange avec les jeunes locaux.
  4. Le détournement de l’avion d’Air France par un commando palestinien et allemand la conduit en Ouganda, où elle vit une prise d’otages prolongée.
  5. Elle évoque les interactions avec les terroristes, notamment le chef allemand, ainsi que l’arrivée du président ougandais Idi Amin Dada.
  6. La narratrice montre une ambivalence

Summary:

L’oratrice relate une expérience marquante de sa jeunesse : la découverte en licence du mur de séparation israélien, qui lui révèle l’étendue de son ignorance géopolitique. Ce choc l’amène à voyager en Israël et en Palestine en 1976, à 24 ans, sans bien connaître le contexte. Elle y ressent la beauté et la vitalité du pays, mais aussi la tension entre communautés, la présence militaire, et l’hostilité envers les Juifs.

Lors de son retour, son avion d’Air France est détourné par un commando de quatre personnes – deux Palestiniens et deux Allemands – qui exigent la libération de prisonniers. L’avion atterrit à Entebbe, en Ouganda, où les passagers sont retenus dans un bâtiment. La narratrice décrit le calme relatif imposé par le chef allemand, l’arrivée du président Idi Amin Dada, et les interactions avec les terroristes.

Malgré la peur, elle garde une certaine compréhension des revendications palestiniennes, tout en étant confrontée à la violence, comme la gifle infligée à une styliste. Elle souligne l’importance de l’humilité et de l’ouverture aux autres dans l’appréhension des conflits.

FAQs

L'épisode raconte l'histoire d'Alex, qui a vécu un voyage en Israël il y a 50 ans, et comment elle s'est retrouvée malgré elle au cœur d'un événement majeur du conflit israélo-palestinien.

Louis a découvert l'existence du mur entre Israël et les territoires palestiniens, ce qui lui a fait prendre conscience de l'étendue de son ignorance en géopolitique.

Elle était marquée par les images des survivants des camps et voulait voir comment le peuple juif avait créé l'État d'Israël, sans connaître le contexte politique de l'époque.

Elle a été frappée par la beauté et la vitalité des gens, contrastant avec les images des camps, et a réalisé qu'ils vivaient dans le présent, pas dans le passé.

Elle a ressenti une angoisse initiale, mais s'est rassurée en voyant que le chef allemand était calme et rationnel, espérant une négociation rapide.

Elle était optimiste et ne condamnait pas totalement l'acte, car elle pensait que les revendications palestiniennes étaient justes, mais elle restait vigilante.

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