Les codes cachés du monde de l'influence | Manuel Diaz | Déclic 370
97m 53s
L'intervention souligne d'abord l'existence d'un "puits de performance" dans le marché numérique, offrant une opportunité majeure pour ceux qui passent à l'action. Elle insiste sur la nécessité de transformer les créateurs de contenu en véritables entrepreneurs pour assurer leur indépendance et leur durabilité, critiquant les créateurs qui agissent par obligation plus que par passion.
Le cœur du texte est le témoignage entrepreneurial de Manuel Diaz, fondateur d'I-Machina. Il explique sa conviction précoce dans le potentiel disruptif d'Internet, menant à la création de sa première agence en 1997. Il décrit la croissance fulgurante de l'entreprise, alimentée par un timing parfait et une offre répondant à la "ruée vers l'or" numérique. Face à cette croissance, il a opté pour une organisation très décentralisée et responsabilisante, évitant le micro-management pour favoriser l'initiative. La stratégie d'expansion internationale s'est largement appuyée sur des acquisitions (environ 17 en 10 ans), permettant une croissance plus rapide que le marché et l'intégration d'autres entrepreneurs en leur offrant un mix de cash et d'actions pour préserver leur esprit d'entreprise. Cette aventure a culminé par la vente stratégique du groupe.
Enfin, la vision présentée anticipe que les futurs grands médias naîtront sur des plateformes comme YouTube, et non dans des structures traditionnelles.
Il y a un puits de performance qui est là, qui est disponible. C'est une extraordinaire opportunité. Ça veut aussi dire pour les gens qui nous écoutent que s'ils sont prêts à passer à l'action, s'ils sont prêts à s'aculturent un minimum, ils vont être sûrs performants par rapport à tous les autres acteurs du marché. Moi, je considère que les créateurs de comptes doivent devenir assez vite les entrepreneurs de comptes, parce que c'est la meilleure façon de les rendre autonome et indépendant dans leur projet. J'en ai vu plein des youtubers qui étaient éteins en même temps que la caméra et qui font des contenus plus parce qu'ils ont envie de les faire mais parce qu'il s'affre que ça fonctionne. En aujourd'hui en termes de chiffre, les gens, c'est quoi? Les gens, c'est 6 milliards et demi de vieux par an. Je pense que le prochain Disney ou le prochain CNN ne va pas n'être dans une tour à la défense. Il va nature YouTube. C'est quoi la vérité que personne nous se dire, celle qui font tomber parfois 80% des storytelling, d'influence, Dieu nous a des amintes. Merci d'être plus en plus nombreux à nous écouter sur le DeathClick. Si vous n'avez pas déjà fait, je vous invite à vous abonner, à activer la cloche, et à nous partager un petit commentaire. Ça nous permet à chaque fois d'avoir des invités de plus en plus inspirants. Et si vous préférez nous écouter aux formes à audio, sachez que c'est possible aussi pendant vos déplacements, vos sessions de travail ou même pendant votre sport. Vous pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes d'écoute selon vos préférences, ainsi que des épisodes exclusifs ou simplement, celui que vous êtes en train d'écouter. Merci encore, ça nous permet à chaque fois de continuer à évoluer. Et maintenant, on se retrouve avec l'épisode du jour. Bonjour et bienvenue dans sa nouvelle épisode du podcast, le DeathClick, encore une fois. Bien accompagné, je suis avec Manuel Diaz, comment tu vas? Bonjour, merci de m'éclairir. Eh bien écoute, c'est moi qui te remercie. J'ai pleins de questions à te poser, mais avant ça, je vais te présenter rapidement. Tu es l'un des véritables pionniers du web en France. Tu fondes ta première agence à seulement 18 ans, en 1997, à l'image. Tu as ensuite écrit l'histoire des maquinas, devenue l'une des agences digitales les plus puissantes d'Europe, un groupe de près de 2000 collaborateurs présents dans plus de 20 pays. Pendant 25 ans, tu as accompagné des géants comme Nike, Coca-Cola, Microsoft, tout l'oreal pour le CTEQ, une aventure entrepreneurial hors normes qui a bouté à une vente stratégique à E-PAM, constituant aujourd'hui une force de frappe de plus de 60 000 collaborateurs pour 4 milliards de dollars de revenu annuel. Un engagement également pour le numérique français, qui t'a valu d'être décoré chevalier de l'Or d'un national du Mérite en 2017. Mais là où beaucoup seraient arrêtés, toi, tu as choisi de recommencer, d'accélérer, même, de miser sur le futur de la créateur économique. Et aujourd'hui, le fondateur est CEO de Influx, l'agence leader qui accompagne les plus grands talents, Guillaume-Plaël, Orambat-Phil et Odof, pour le CTEQ également. Ta vision, elle est unique. Tu ne te contente pas de gérer des talents. Tu transformes les créateurs de contenu en entrepreneur de contenu, en entrepreneuria, digital, influence, t'as toujours un coup d'avance bienvenue manuel sur le déclic. Merci beaucoup. Commençant par le commencement, quand tu lance Reflect qui deviendra par la suite émaquina, personne ne comprend encore ce qui est réellement internet et le potentiel qu'il a. Qu'est-ce qui fait que tu crois aussitôt ou digital et que ça va tout renverser? En fait, pendant une bonne partie de mon enfance et de mon aide de l'essence, j'étais en Grande-Bretagne. J'ai vu la chance à la Grande-Bretagne très régulièrement. J'ai vu arriver internet sur les campus. J'ai eu le sentiment qu'il y a quelque chose d'aller définitivement changer. Je ne savais pas bien l'expliquer d'ailleurs. C'était une espèce de conviction. Moi, j'étais à cette époque plus amie avec les machines, avec les humains. Je me suis un peu soignée depuis, mais pas totalement. Et je me suis rendu compte que c'était fascinant que la façon de transporter l'information à l'échanger est plein de choses à l'échanger. Il comprenait de ce que je ne comprenais pas. Et j'avais cette conviction que le monde n'allait plus travailler de la même façon que les entreprises n'allait plus faire du commerce de la même façon, interagir de la même façon. Et par voie de conséquence, ça me semblait être une évidence. Mais évidemment, je ne l'avais pas intellectuelisé totalement à cette époque-là. Et quand la gens se créent, bassez aujourd'hui une époque bizarre quand on l'a raconte aux gens qu'on voit aujourd'hui des entrepreneurs du web qui sont nés avec le web. Ils n'ont jamais connu des poques où le web n'existait pas. Moi, j'ai connu une époque où le web n'existait pas où je me faisais angulé par mes parents parce que chaque minute connecté, coutait cher. Alors je peux dire que tu n'oubliais pas de te déconnecter après avoir à patriez tes e-mails. D'ailleurs, tu te connectais, t'attendais que tes e-mails tombent, t'espérais qu'il n'est pas trop de pièce lointes et tu te déconnectais vite pour pouvoir les lire au fly, et me signer en sécurité cher. Donc oui, c'est une toute autre époque que j'ai conscience du fait que je parle de l'ORTF du web, mais en fait, tu vois. Complètement, et lorsque vous l'ensez réflecte, rapidement, ça trouve son marché rapidement, c'est un succès. Qu'est-ce qui explique ça avec du recul alors que, encore une fois pour l'époque, c'est pas forcément, on est vraiment un vocardiste. Je pense que c'est une question timing. C'est pile le moment où le web apporte des opportunités qui n'existait que peu auparavant, permette à des acteurs de toucher des marchés plus large, de dépasser un marché local et d'aller vers un marché national, pour ceux qui étaient au national d'aller vers un marché un peu plus global, et en fait, on arrive pile à ce moment où le web est en train d'enbaïire, comme un rat de Marie, quand tu vois, tout le monde, toutes les straites de l'industrie et des services, et tout le monde en a envie, et nous, on arrive avec une offre de services qui est de leur dire, bon bah. On va vous expliquer comment tout ça fonctionne, on va vous construire vos outils pour aller à l'asso du web et de ses opportunités, et un peu comme la ruée vers l'or. Le premier truc dont à besoin, si tu veux essayer de capturer un peu d'or, c'est de pioche, et nous on va en décider de ses outils-là, et c'est comme ça que ça a des marilles. - Ok, donc tout de suite, vous trouvez à votre marché, tout le monde veut internet, veut aller sur internet, vous offrez la possibilité d'y aller, mais pour autant, c'est ta première entreprise, ta première aventure entrepreneuriale, qui dit, ça trouve son marché, dit grosse croissance, qui dit grosse croissance, dit de nouvelles problématiques, comment tu fais face à tous ces nouveaux problèmes, tout de ces nouvelles choses, que tu découvres sur un mesure, à ce cas, des moments où il y a des erreurs qui coûte cher, il y a des prises de décision importantes où on a beaucoup de doute, quand on prend l'entrepreneur, et qu'on démarre, c'est toujours ça. - Plain, et surtout, ce que tu veux, je n'ai pas été préparé à être entrepreneur. Il y a des écoles qui préparent des profils à être plus entrepreneurs que d'autres. Moi, pas du tout, je fais un cycle d'études très scientifiques, j'adore les maths, j'ai fait des maths et de l'histoire des maths. J'ai été inscrit en médecine pour faire plaisir à ma mère, pour te dire à quel point, c'était pas du tout la trajectoire. Mais j'avais cette espèce de passion pour l'informatique en général, et c'est de comprendre ce qui se passait dans ces ordinateurs. Est-ce que le fait que ces ordinateurs étaient plus des îles d'éconnecter les une des autres, mais qui l'allait y avoir des interconnections entre eux, et ça s'est appelé le web? Donc, j'ai passé énormément de temps à creuser ça, à prendre finalement à ses seuls de façon autodidacte et pour revenir à ta question sur l'entrepreneur ailleurs, tu fais toutes les conneries que les entrepreneurs font, et puis tu comptes le nombre de fois, et tu te relèves, et tu essayes de la faire qu'une fois, parce que la faire plusieurs fois, ça coûte cher. Mais j'en ai fait plein, en fait, évidemment, comme tous les entrepreneurs, je pense que l'échec, c'est la facture de l'apprentissage. Tu étais seul, vous étiez plusieurs associés. Comment ça s'est passé au départ, justement, parce que le fait que t'étais plus amie avec des machines, avec des humains à un moment donné, que c'est l'informatique qui t'intéressait, et pour autant, assez rare sont les profils qui arrivent à être d'un côté très tech, de l'autre côté très bon business aussi. J'ai l'impression que t'as un peu les deux casquettes, t'as rends bivalents, mais t'as aussi la capacité de bien t'entourer. Comment ça s'est passé? Alors, le tout tout début, j'ai fondé l'agence avec mon frère, qui était plus sociable que moi, et moi, j'étais plutôt sur la dimension technique technologique, l'instrument industriel, c'est vraiment ce que l'entreprise vendait, en fait, son offre de service. Puis après, il était allé vers d'autres aventures, et puis avec il maquillinage, j'ai trouvé aussi d'autres entrepreneurs qui avaient leur boite qui ressemblait un petit peu à ce qu'on faisait nous en France, et qui avait cette même passion. Et il y avait exactement ce que tu décris là, c'est-à-dire souvent des associations entre quelqu'un très créatif, un autre très tech et un gars autour du commerce. Bon, on ne savait pas trop ce qu'il faisait, mais il y a ramené les clients, on va dire. Et souvent, il y avait ça. C'est vrai que c'est très difficile de combiner tous les éléments, bon, fort heureusement, pour l'avenir de la boite. J'ai pas persister dans la voie de la technologie, et on a staffé des ingéers très talentueux, qui ont construit ce qui est devenue maquillin avec le temps. Mais moi, ce qui m'a toujours passionné, c'est comment on arrive à mixer de la créativité avec de la technologie pour mieux faire du business. Et ça a toujours été ce triptique là, en fait. C'est quelque chose qui te suit encore aujourd'hui d'ailleurs. Oui, bien sûr. Régé une agence où on a 15-20 collaborateurs aux diriger une agence où on a 1000 collaborateurs ou plus, c'est plus forcément uniquement de l'entreprise. C'est aussi de l'ingénierie organisationnelle globale, la structuration globale. Comment tu structures une machine pareil? Écoute, on a essayé plein de modèles. Et finalement, ce qui a fonctionné le mieux, c'est une organisation qui était finalement très décentralisée, très flat, très peu de comité. Et des gens à Contéball de leur décision. C'est-à-dire que au bout d'un moment, si tu veux pas transformer ta boîte en organisation mexicaine et en bureau des pleurs à intervalles réguliers, en fait, il faut prendre des gens à qui tu dis écoute, je sais pas grand-chose dans la vie, mais je pense qu'il y a trois façons de faire les choses. La bonne façon, la mauvaise façon et ma façon. Et donc, on va plutôt faire la même façon. Et dans ma façon, je considère que, si tu es proche du terrain avec tu connais bien ton métier, tu es le mieux placé pour prendre les décisions. Donc, tu vas prendre ces décisions. Tu vas pas te cacher derrière un manager pour prendre cette décision. Mais si tu prends cette décision, tu es responsable de cette décision. Donc, prends là en conscience. Donc, on avait une organisation qui était finalement très décentralisée. C'était presque déroutant pour un certain nombre d'acteurs qui nous regardaient dans la façon dont on travaillait, parce qu'on laissait les gens prendre énormément de décisions. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne regarde pas à quel sont les performances. Mais je ne considère pas que tu engages les gens pour prendre des décisions à leur place. Je considère précisément le contraire. Si tu engages les gens, c'est parce qu'ils le ont le talent de prendre les bonnes décisions pour l'organisation qu'elle attienne. Donc, il faut les laisser prendre des décisions. Et combien il y a de grands groupes qui recrutent des gens hyper talentueux et qui les mettent dans un moule, qui les dépossèdent de tout pouvoir décisionnel, et qui les met dans une espèce de gloobie boulga, corporatiste, qui fait que les gens tu les regardent, au bout de quelques années dans ces énormes boîtes, ils viennent des zombies, ils connaissent les règles, le plaiebook de la boîte par cœur, mais ils ont perdu toute forme de bon sens. Et moi, c'était ça qui me terrorisaient, en fait, que j'avais surtout pas envie qu'on soit ça. À quel moment, peut-être, t'as des cliques justement de faire des recrutements d'autonomie, de responsabiliser les gens, je te pose cette question, parce que beaucoup d'entrepreneurs n'osent pas donner des responsabilités et donc tombe dans le micro management. Ça les empêche finalement de réellement avancer de ce qu'elle est, et dans ce que tu me partages, même des profils, qui étaient peut-être des profils juniors, ou en tout cas qui venaient d'arriver dans l'organisation, tu leur donnes des responsabilités. Est-ce qu'il y a un moment, un déclic, quelque chose, qu'il fait que tu te dis "je n'ai pas le choix", est-ce que c'est la croissance, est-ce que c'est le contexte? Oui, il y a la croissance, et puis le fait que au bout d'un moment, si tu veux, t'as beaucoup de gens donc tu ne peux pas passer ta journée à décider des trucs à leur place. Et puis, je trouvais que ça a instauré des relations, on va dire très infantilisantes, et moi, ça me allait pas trop, en fait. Et j'avais envie que les gens s'épanouissent, d'ailleurs, on revient en 97, en 4. Je ne sais plus exactement les dates, mais j'ai recruté un gars qui était en train de finir son école d'ingénieur en informatique. Je le recrute comme ingé, codeur. Il est devenu à travers les années nos sitios, et il est encore le sitio de chez Epam. Et t'as parlé après de les maquina, justement, donc on passe de réflexe à les maquina, finalement, c'est une fusion à qui se passe, pour quelle raison quelle est le but stratégique derrière cet initiative? En fait, nous, on était basés en France, mais on voyait que, à l'échelle de l'internet, la géographie avait plus beaucoup de sens. Et il fallait qu'on expène assez vite et qu'on étend de l'entreprise dans plusieurs géographies. Je connaissais des gens qui, à l'époque, en Belgique, avaient créé une agence qui ressemblait très pourtrès à la nôtre et qui avait les mêmes préoccupations, les mêmes valeurs. Et c'était le bon moment. J'avais d'ailleurs failli créer tout début l'agence avec eux, et puis ça s'était pas fait. Et encore une fois, une histoire de timing, ça s'est pas fait au tout début à la création et on s'est rejoint un petit peu plus tard pour démarrer le travail d'expansion internationale de immacina et de tout mettre sous la même marque qu'était immacina. Et là, on a fait, pardon, pour les incertitudes, mais je crois plus de 17 acquisitions environ 10 ans, quelque chose comme ça. Donc oui, on a fait une grosse croissance externe. J'aimerais, si tu le permets, creuser un petit peu sur ces croissants externes, parce que tu as la croissance organique. En d'autres termes, c'est acquérir des clients par ces propres moyens interne de la pub, de la recommandation et j'en passe. Et la croissance externe, tu rachètes des boîtes qui ont déjà cette croissance et qui ont déjà cette clientèle. Qu'est-ce qui fait que vous prenez cette décision de vous orienter essentiellement sur la croissance externe en parallèle de la croissance organique, 17 acquisitions en 10 ans, c'est pas anodin, c'est énorme. C'est ce qui fait aussi la taille et la grandeur après de immacina avant la revente. Et pourquoi ce choix stratégique spécifiquement par rapport à d'autres? De paramètres essentiellement. Le premier, c'est que oui, on a une croissance organique qui est très forte et qui est bonne, mais qui de notre point de vue, dans un marché, où il faut que tu investisse lourdement sur ton niveau de connaissance, que tu suives les plateformes technologiques, les grands mouvements technologiques pour entraîner tes équipes et qu'elles soient au top niveau pour pouvoir intégrer des produits et des projets complexes pour tes clients. C'est ce que tu demandes tes clients. Je confie des éléments qui sont tout à fait core-business quand tu as l'omni de chanel commerce entre les mains de marque, de premier plan comme ton acité quelques-unes, ou du naïc, ou du chanel, ou d'autres, tu peux pas tromper en fait. Là, même si tu as une croissance qui est très rapide, les niveaux d'investissement qu'il faut avoir pour maintenir ta compétitivité sont très élevés. Tu as besoin d'aller plus vite que le marché et donc la croissance externe est une façon d'aller plus vite que le marché puisque grosso modo, tu fais tourner tes moteurs à plein régime et au plein de leur capacité, mais à certains moments tu as besoin de rajouter des moteurs derrière le bateau parce qu'il faut aller encore plus vite. C'est le choix qu'on a fait. Et là-dessus, on a été identifiés des acteurs qui nous ressemblaient mais qui étaient que sur un marché national et qui se hortait à ce plafond de verre, qui est de se dire comment je fais mon internationalisation, comment je sors pour la première fois de mon pays, comment j'ouvre un bureau à l'étranger, etc. En gardant une dimension entreprenariale, d'ailleurs une de mes grandes fiertés au sein de l'hymachina et parmi les fondateurs et à ceci, c'est un élément qui nous plait beaucoup, c'est que toutes ces acquisitions ont été faites et encaîchent et en action puisqu'on a côté la boîte en bourse et maquina. Et donc à l'exiter pas, on a fabriqué plus de. Parce que sur les 17 acquisitions, je crois qu'il y en a un qui est parti à la retraite. Donc en tout cas pour sûr plus de 15 millionnaires. Voilà, c'est-à-dire. Ok, très clair. Et justement tu dis, on les a acheté en cache. Donc finalement, quel mécanique financière vous mettez en place entre le cache et l'action? Je te pose ces questions parce que c'est typiquement des croyances limitantes que peut-être ont certains entrepreneurs qui nous écoutent qui se disent, mais brillant, incroyable. Moi aussi, j'ai envie de pouvoir croître plus vite que mon marché ou ne pas dépendre uniquement de la croissance organique. Mais j'ai pas forcément les moyens de pouvoir acheter telle ou telle boîte que je vais identifier. Peut-être que certains ne connaissent pas des mécaniques financières type LBO, NROUT ou autres. Comment vous y êtes pris? Est-ce que c'était 17 façons différentes de faire de l'acquisition? Finalement, chaque unité est unique et assez singuléreté. Ou est-ce qu'il y a une stratégie en particulier? La stratégie générale et le modèle général c'est que nous, on ne voulait pas fonctionnaliser des entrepreneurs. Le problème du rachat, du but en blanc, où tu dis "je te paye tant", évidemment, tu connais tes clients par cœur. Donc tu ne vas pas tout de suite parce que je veux être sûr que les clients ne vont pas se barrer avec ton propre départ à toi de fondateur. Donc tu es obligé de retenir un peu les gars. Donc tu leur donnes un bon salaire des bonnes conditions de travail. Mais quand ils ont pris un gros check qui a un impact dans leur vie, en fait, il t'a envie quand même qu'il reste motivé et qu'il garde ce mindset d'entrepreneur, c'est peut-être pas la meilleure façon de procéder. Donc c'est toujours un mix. Notre principe général était de garder le feu entrepreneur en chacun d'entre eux. Et après, on n'avait pas un modèle qu'on appliquait systématiquement à tout le monde parce que c'est pas la même chose de racheter une boîte à un gars qui a 55, 60 ans et qui est en train de petit à petit décaler et qui est envie d'aller vers autre chose, ou à un gars qui a été extrêmement brillant, qui a 32 ans, 33 ans et qui veut continuer à faire la même chose mais en plus grand avec plus de challenge. Donc notre mix a toujours été le même. Oui, on va prendre la majorité de ta boîte et on va te payer du cache pour ça. Mais les pourcentages qu'on n'a pas encore et qu'on va acquérir avec le temps sont indexés sur les performances de ta boîte. Et donc c'est une mécanisme de hard-out et donc tu as tout intérêt à aller chercher tes compliments de prix sur la perfe en restant entrepreneur. Et ça correspond à notre modèle managerial qui fait que j'avais pas envie que les mecs m'appellent pour savoir si il avait le droit d'acheter trois tabourés de plan de vert pour refaire la salle de réunion. Non, je veux qu'il reste entrepreneur. Donc il prenait ses décisions et on avait du coup un network très décentralisé sur le plan des décisions mais très aligné sur le plan de la stratégie et de la vision du marché. Et quelque chose que je trouve absolument fascinant là dans ce que tu me partages et dans ton parcours également c'est que je le rappelle, c'est ta première entreprise à la base et puis de fil en éguit, de par cette fusion, de par ces acquisitions, de par cette croissance, ça grandit, ça grandit, ça grandit. Jusqu'à même une introduction au bourse avant la session, t'as dû au travers de ces 25 années à chaque fois changer complètement de rôle, de posture. Comment t'as fait pour te réinventer à chaque fois en tant qu'entrepreneur parce que certains entrepreneurs qui nous écoutent pour la plupart sont peut-être dans la même posture dans le même rôle depuis 5 ans, depuis 10 ans, depuis 15 ans, et ont un peu de peine à lâcher la personne qui était pour se réinventer de venir un autre entrepreneur et rentrer dans un nouveau cycle. Je ne sais pas si j'y ai vraiment pensé, mais enfin aussi au sens où je ne me suis pas levé un matin me disant à demain tu change de rôle, tu vois. C'est plus que l'ambition qui y avait dans le projet faisait que, par nécessité, t'étais obligé de prendre d'autres zones de responsabilité et de l'horter à d'autres difficultés. Après, je considère aussi que la première qualité d'un entrepreneur c'est de s'entourer de gens ultra brillants et plus brillants que sois. Il ne faut pas avoir peur d'engager des gens qui sont plus qualifiés que toi, dans mon cas, ce n'était pas très difficile. Et plus expérimentés que toi, quand tu démarres à 18 ans, c'est pas très difficile de trouver des gens qui sont plus expérimentés de toi, plus vieux que toi, qu'on travaillait un peu plus longtemps dans d'autres contextes. Moi, j'ai toujours estimé que il fallait que je sois au niveau des collaborateurs que je recrutais et qui étaient souvent plus vieux que moi, plus expérimentés que moi. Et en même temps, au niveau du marché qui était très exigeant et qui avait envie d'excellence et d'innovation, et il ne faut pas oublier qu'on parle d'un secteur qui était challengeé. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, personne ne challenge le web. Mais quand les premières formes commerciales du web apparaissent, tentent en toutes les rangaines qui disent "ça va pas marcher, il n'y a pas de modèle économique, le militaire, on comprend, paye à la minute". Enfin, tout ce qu'il fait qu'on n'a pas envie d'accueillir l'innovation avec des fleurs dans les cheveux et les bras qu'on s'ouvère. Donc, t'apprends à te battre pour convaincre, en fait. Et je pense que quand tu as l'habitude de pitcher, de prêcher, c'est une forme d'obsession intellectuelle à te dire "mais attend, quel contrat argument pourrait arriver, qu'est-ce qu'il pourrait me dire, qu'est-ce qu'il pourrait avancer pour essayer de contrecarrer l'envie d'avancer, de faire, de pas faire, etc. Et finalement, ça devient presque un sport intellectuel. Et donc, je crois que j'ai toujours eu ça en tête de se dire comment j'arrive à vendre le projet à mes collaborateurs pour qu'ils rentrent dans le projet, qu'ils en fassent leur projet et qu'ils suivent cette vision-là. Et comment j'arrive à vendre le projet au marché pour qu'il y ait des clients qui basculent dans cette économie numérique qui est devenu aujourd'hui banale, mais qui ne l'était pas du tout à l'époque? Très clair. On a évoqué quelques noms de clients qui sont énormes d'ordre mondial, c'est des gros budgets, des budgets massifs, des gros enjeux également. Comment on délivre à ce niveau-là, comment on gère cette pression puisque tu l'as évoqué aussi, on ne peut pas se tromper. Donc, il y avait ces acquisitions, cette nécessité d'aller plus vite que le marché. Comment on gère cette pression? Faut être humble. Nous, on a été, je pense, parmi les tout premiers acteurs à employer de l'agilité dans nos projets, des vrais méthodologies de management agiles, de faire de la co-création avec nos clients. Tu vas chez Nike, tu ne vas pas leur apprendre ce que c'est que le sport soire ou comment fonctionne leur marque. C'est une marque tellement forte avec un ADN tellement puissant. Les collaborateurs la connaissent par cœur pour ceux qui sont là depuis longtemps, encore plus, etc. Donc, tu ne vas pas arriver en leur disant, votre marque, faut qu'elle fasse ça. Non. Je pense que c'est peut-être plus jouable sur des parties publicitaires, qu'une agence de pub arrive en disant, bon, je comprends, vous avez ce problème. Mais regardez, je vais être disrupteur, je vais vous amener un message nouveau, ça peut les étonner et il peut avialer. Mais quand tu touches à l'infrastructure de business, à des systèmes qui sont proches de la ligne de revenu où il y a de l'enquessement, du CRM, de la data client, du mobile, etc. T'intéresse un peu sûr de ce que tu amènes. Nous, on a toujours considéré qu'il fallait faire one team entre le niveau d'expertise qu'on a mené et le niveau de connaissance de la marque que les clients avaient en interne. Et que c'était la rencontre des deux dans des méthodologies qui arrivait à faire naître et à motoriser des projets très innovants ou ensemble on se sent plus fort pour repousser les frontières de ce qui est communément admis en interne. Une des clés du succès imméaquina, ça a toujours été d'avoir des relations très très fortes, très étroites avec ses clients. Mais je te parle de vieille boîte comme business objects qui ont été les papas de la data et de la data intelligence. En fait, on se nourrissait de ce qu'ils étaient en train de explorer technologiquement et on co-construisait avec leurs équipes tous les instruments de business qui allait autour sur le web et de communication à une marketing. Et ça, c'était la clé. C'est ce qui n'est pas de relation client fournisseur. Et après, il faut être un, il s'avoir admetté quand tu t'es planté. Il faut essayer de l'éviter, objectivement, parce que quand un client achait du service, c'est pas pour être encombré. C'est pour qu'on lui rende le service. Et je sais qu'il est devenu presque banal maintenant dans le web et dans les sasses, etc. Il n'y a pas de dire "Ah, désolé, on n'y arrive pas". Ah, désolé, la feature qu'on vous aé promis. Elle va être tardée de 7 mois. C'est la tuy, il m'était fou. C'est précisément pour ça que je t'ai choisi. Bon, je trouve que ça monte parfois un petit peu d'exigence. Donc, il faut toujours soupromettre et surdéliverer et surprendre ton client en bien évident. Je suis très d'accord avec ce que tu viens de partager. Avant de partir sur l'aventure et une flux, qui est l'aventure actuelle. Donc, il y a cette vente, cette session. Pourquoi la fin des maquina? Pourquoi cette session? Qu'est-ce qu'il fait que tu arrives à la fin d'un cycle en tant qu'entrepreneur et que tu démarres cette nouvelle aventure? En fait, comme je te disais, on a connu les tout débuts du web. J'ai fait ça à 25 ans de ma vie. C'est un parcours qui a été passionnant. J'ai rencontré des gens brillants. On a recruté des anciens du Boston Consulting Group, des mecs étichés macinesseux, des mecs étés dans les plus belles universités de recherche sur un certain nombre de sujets autour de l'informatique et de l'adata, etc. Mais, à un moment, ce marché, il s'est consolidé comme tous les marchés. Et on voyait bien que l'enjeu s'allait être d'être capable de proposer à nos clients des stratégies qu'on appelle "Folose Sun". C'est-à-dire que grosso modo de San Francisco à Tokyo, nos clients nous disaient, "Je veux discuter avec vos équipes sans aucune interruption de service." Et quand mes équipes américaines ont besoin de quelque chose, elles ont quelqu'un en face. Quand l'Europe a besoin de quelque chose, elles ont quelqu'un en face. Quand l'Asie a besoin de quelque chose, elles ont quelqu'un en face. Et à aucun moment, on ne perd de l'information dans tout ça. Les marchés qui va dans la course à la taille et d'ailleurs, quand on regardait ensemble des acteurs de cette industrie, le top départ avait été donné. C'est ce qui a fait que l'accenture s'est consolidée dans les practices digitales, maquine c'est aussi, baissée, gée aussi. Et donc, ça nous a appris presque 25 ans de participer à la maturité de ce marché, à le faire grandir et à le faire devenir exigeant. L'aide venu exigeant, le web est devenu core business et central, et là, t'as intérêt à avoir une machine mondiale qui est capable de skéler. Moi, je suis parti post-vent de chez les femmes le plan de recrutement. C'était 2000 personnes par mois. Et donc, 2000 recrutements par mois. Et c'était dur et on n'y arrivait pas tous les mois. Donc, ça te donne une idée de la vitesse du marché. Et au bout d'un moment, la machine est énorme. Tu finis par être plus gestionnaire, que proche des dossiers, des clients, etc. Et je pense que un, ça nous correspondait moins, en fait, et qu'il était temps de laisser ça à des énormes machines de gestion. Et deux, c'était une notaille de marché, dans laquelle il faut d'autres acètes. Et notre vision stratégique qui était d'ailleurs, on va être le dernier plus gros indépendant, pour que la valeur de sortie soit importante, a fonctionné. Puisque, on a vendu un acteur américain qui n'était que aux États-Unis, là où nos géographies très fortes, c'était l'Europe, le Middle East et un peu l'Asie. Et donc, une énorme complémentarité. Et la transaction est publique, ils ont acheté trois fois le cours de bourse, etc. Donc, c'était une très belle exite. Et donc, cette stratégie qui était de dire, on ne va pas partir dans toutes les géographies, mais on va essayer d'être très fort, là où on est. Et du coup, d'être le dernier plus gros indépendant dans ces géographies-là, va forcément générer de la convoitise, ce qui a eu lieu. On parle de quel montant, quel ordre de grandeur. Écoute, tout confondu avec les primes de complément de prix, etc. C'est un peu plus de 150 millions de dollars, un peu près. Et donc, à ce moment-là, tu sortes de ce projet et en 2018, tu crées Influx. Influx, c'était sauf erreur déjà présent. - Oui, je l'avais déjà en tête depuis un petit temps. - Voilà, justement, donc t'avais ce projet en tête, etc. Qu'est-ce qui fait que tu choisis cet univers, un univers ultra fragmenté, ou parfois tu voies aussi beaucoup d'amateurisme qui, je pense, te motimes, à l'intégrer pour y amener du professionnalisme et une vraie démarche entrepreneurial au global. Et quels sont les différents diffs fonctionnements qui sont choqués pour t'y lancer? - Alors, ça fait plein de questions. Mais on va dire que quand on s'aide imméaquina, moi déjà, j'ai une vision assez claire des choses. Je ne fais pas partie des entrepreneurs qui considèrent qu'ils doivent prendre le cache et continuer à rester dans la maison pour insuffer leur vision. Donc moi, comme les deux boîtes étaient côtés, on y avait peu d'obligation de Hörnacht en fait. Et j'ai choisi un départ relativement court, c'est-à-dire que j'aurais dit évidemment on fait un endeavor. Évidemment, je reste à disposition si vous avez des questions, etc. Mais je ne vais pas vous imposer de vivre avec votre belle-mère dans le salon. Parce que le considérent que j'étais la belle-mère. Le gars, il achète, il paye, ça devient chez lui. Je n'arrive pas à comprendre les entrepreneurs qui s'accrochent à leur truc qui veulent absolument éprendre le cache et ensuite qui passe des années à te raconter. Mais c'est un peu comme ça qu'il faudrait faire, il fallait pas vendre. Je ne comprends pas système. Donc pour ma part, j'avais envie de partir relativement vite, de faire un endeavor très propre et de partir relativement vite. Et j'avais en tête puisque j'ai passé l'essentiel de ma vie au côté de Grande-Marc. Je voyais ce qui leur posait problème. Comment ils faisaient leurs investissements de comme de marketing et ils fabriquaient leur image, leur réputation, leur mise en marché, leur leur son produit. Les premiers chocs, ça a été l'arrivée des blogueurs. Je sais pas si tu t'en souviens, mais ça a été déjà un choc pour les marques. C'est-à-dire qu'il disait, on a nos journalistes, nos ERP, nos events. Mais maintenant, il y a les blogueurs et les blogueurs avec un billet de blog, peuvent changer ou te emmerder à un lancement de produit. Et c'était les prémices de la création de contenu. C'était les prémices de gens qui développent un propos qui est écouté par des gens qui ont le trust d'une audience qui du coup se fabriquent une opinion par croyance et par confiance avec l'auteur du billet de blogue. Et donc, j'ai vu ça, et puis après, sont arrivés les premiers créateurs de contenu, les plateformes, d'abord d'Elimuchen, avant YouTube, on l'oublie, et puis YouTube. Et je voyais bien que les budgets se déplacaient. C'est-à-dire que les marques commencent à dire "Attends, le ROI de mon budget là, quand je mets 100 dollars sur une vidéo YouTube, le ROI est plutôt pas mal, par rapport à mes 100 dollars dans de la publicité classique." Et je ne pense pas que l'un se substitue à l'autre. Je pense qu'il y a de la complémentarité entre ces leviers, encore que ça dépend de qui tuais, quelle marque tuais, etc. Mais c'est un autre sujet. Mais je voyais que ce glissement a appui, comme nous on était du côté marque à l'époque et qu'on conseille les marques, j'avais pas mal de youtubeurs de l'époque qui cherchait à rentrer en contact avec les marques. Et souvent, ça a revenu jusqu'à moi. C'est-à-dire que nos clients nous disaient "y a un gars, je comprends pas ce qu'il fait des vidéos sur internet, il veut qu'on lui filde des produits, il voudrait être payé pour venir un truc etc. Je comprends pas ce qu'il se passe." Du coup, j'ai rencontré des youtubeurs et je voyais qu'ils étaient au début de cette industrie-là. Et je regarde un peu cette industrie, je regarde ce marché. Je me dis mais c'est caoutique. Là, on est en quelle année là? On est en 2015, 2016, entre 10 ans. À peu près, dès 2017, je n'ai plus. Et je me dis mais c'est catastrophique, c'est caoutique qu'on fait. C'est-à-dire que t'as des youtubeurs très jeunes et parfois maladroits qui envoient des mails à des marques comme ils en verraient des mails à leur pote. Ça n'a pas les gens en confiance pour se dire, ce gars a vraiment beaucoup d'influence et une influence avérée, ce n'est pas n'importe quoi. Tu as déjà fait des mails qui se finissaient par bisous. De l'autre côté, tu as des marques qui avaient des bonnes recettes de marques comme avec des répartitions de risques, mon bilozolane, mon above, mes éventes, mon ritail etc. Et qui ne voulait pas trop changer leurs habitudes, mais qui se rendaient bien compte qu'il y avait des problèmes d'efficacité à certains endroits. Et donc, je regarde ce marché et je me dis à tiens, il y a bien un truc en fait. Puis je discute avec ces youtubeurs, je l'ai fait parler. J'ai dit comment vous êtes organisés et tout. Puis là, beaucoup me disent, bah tiens, on est dans une agence de représentation. Ok? Et qu'est-ce qu'ils font précisément pour vous? Il nous trouve des opées. Il nous trouve des opées commerciales. C'est un marque qui nous donne de l'argent pour pouvoir sponsoriser un vidéo. Ok? Très bien. Je creuse un peu. Je regarde. J'ai dit bah, il vous donne combien? Et là, je vois des montants. Je me dis, c'est pas possible, c'est un tour de magie. Parce que moi, cette marque, je la connais, je sais que ce prix n'existe pas mentalement chez elle. C'est un truc qui ne loge même pas dans une case excellente chez eux, parce que c'est un montant qui est trop petit. Donc, il y a forcément un kidnapping de marge quelque part. Et là, je découvre une industrie qui s'est consolidée. Alors, on a une chance extraordinaire en France. C'est que des dires de YouTube eux-mêmes, le marché français, est un des marchés les plus créatifs juste après les États-Unis. On a de super créateurs de contenus avec des superformats, avec des régularités de publication, folles, avec de l'exigence sur la qualité de production incroyable, etc. Il ne faut pas s'étonner qu'aujourd'hui, je regardais un des sondages récent faits avec, je crois, Ypsos et YouTube. Un français moyen actif passe 52 minutes par jour sur YouTube. C'est colossal, c'est en train de manger la télé et tout, on y reviendra si tu veux. Mais je voyais bien qu'il y avait un problème de montant de budget qui arrivait chez les YouTubers. Et donc, je zoome, je zoome et je me rends compte que, en fait, ce marché, il est formidable, créativement, mais il se cristallit, il se fédère, il se construit autour d'acteurs de type régie publicitaire qui signe des YouTubers en exclusivité et qu'ils l'aindisent bon. Attends, je te fais un minimum garantie. Un peu comme les auteurs, tu sais, les avances sur recettes, sur les vendes de livre, etc. Par contre, tu fais toutes les collabs que je t'impose, etc. Comme les YouTubers ont été souvent très jeunes, comme tous les premiers qu'on démarrait, ce qui a démarré dans sa chambre et Michou Méinok, c'est tous les autres qui sont des YouTubers très connus. Ils n'avaient pas d'idées de valeur de ce que ça pouvait représenter comme valeur. Et je pense qu'il y a des acteurs qui ont profité de cela et qui gardaient énormément de marches pour eux et qui laissaient vraiment à ces créateurs de contenu ce qui ressemble à des pourboires, vraiment. Et ça, c'était catastrophique. Je zoos, mais je me rends compte que non seulement l'accompagnement, il n'est pas du tout sur la carrière, pas du tout sur la linee et du tout sur le positionnement. Et je me dis, mais si on dit que ce sont ces créateurs, ce sont des marques de demain, des marques médias de demain, mais il y a plein d'autres choses à faire. Il faut les aider à se positionner, il faut les aider à ce qu'ils deviennent des marques, il faut que les aider à ce qu'ils deviennent des médias, etc. Il n'y a pas que leur trouver l'écoleable. Et en plus il faut qu'il y ait une meilleure répartition de la valeur et de l'arifeste entre ce que paie la marque et ce qui revient au créateur, ça ne va pas. Et c'est ce qu'il fait qu'on a créé une flux. Dans la philosophie une flux, tel que tu la partages et tel que tu l'incarnes, ce que j'adore, c'est que tu permets un créateur de se transformer progressivement vers un entrepreneur. Et donc tu lui permets de se professionnaliser, mais aussi de prendre conscience de la valeur qu'il a et puis pas juste de le monétiser, mais de lui permettre de grandir à tes côtés. C'est quoi les premières étapes finalement que tu mets en place auprès d'un créateur lorsqu'il rejoint une flux. Alors déjà nous on ne représente que des créateurs qu'on a choisi. C'est-à-dire que les créateurs peuvent pas postuler chez une flux. On a une équipe de scouting, on a des algos, de détection, propriétaire, qui écoute les signaux faibles, très tôt, très jeunes, surtout une catégorie de créateurs et de segments qui nous intéressent. Et ensuite on rentre en contact avec eux. Et là on va regarder à quel point ils sont passionnés, autonomes, réguliers et on va prendre notre temps. D'ailleurs le processus de qualifications avant de pouvoir rentrer chez une flux, lorsque tu n'es pas co-opté, parce qu'on a aussi maintenant un créateur qui s'enchaînait, donc qui peuvent nous en co-opter d'autres, il jure moyenne neuf mois, donc c'est un vrai processus en fait. Dans lequel on va dire auxquelles c'est un super créateur, mais est-ce que tu as conscience de qui tu es sur le marché? Quelle est la fonction vis-à-vis des marques qu'ils vont collaborer avec toi? Et qu'est-ce qu'ils attendent de toi? C'est une espèce de MBA marketing un peu en accélérée qui leur permet de bien comprendre quelle est leur position, quelle est leur fonction, quelle sont les attendus et quelle est leur valeur. Et quelle modèle, ils veulent choisir comme modèle économique autour de la rétribution de cette valeur-là. Et je pense que ça c'est un élément essentiel à un en les choisir, parce que je pense qu'on ne peut pas représenter des gens dont on n'est pas passionné par le travail. Deux, moi la seule chose qui m'intéresse, c'est d'avoir comme associé, parce que je considère qu'on a des relations d'associer avec les créateurs, des gens qui ont une voix unique, authentique, qu'on ne peut pas confondre avec d'autres. Quand tu écoutes une vidéo de tech par les odeufs, bah c'est pas une review de tech comme les autres. Quand tu écoutes une interview par Laurent Bafi, bah c'est pas la même interview que les autres. Ou un documentaire par lui doc, ou une vidéo de mode par Alexis Vendaine, et je peux continuer comme ça, ou les entrevues de Guillaume Pledge et les gendes qui ont un ton tout à fait authentique, un style authentique qui a réinstallé le temps long. Il n'est pas coup qu'on ne mangeait que des interviews en une minute rentre dans des formats verticaux au moment où les gendes a commencé. Et lui il est arrivé avec des interviews d'une heure trente et il a démontré à quel point visiblement s'appeler à des gens. Et donc tous ces éléments-là, ils sont essentiels pour choisir avec qui tu bosses. Et après, je me suis un plus du coup de question du début, mais après on va définir qu'elle coaching éditoriale, il va falloir mobiliser pour ta compagnie. Quelles marques sont compatibles avec toi, qu'on te tenue de où tu vas, à quelle rythme tu vas, à quelle rythme tu publie, etc. Mais on est dans un monde de profusion. Il y a une quantité d'espace astronomique, une quantité de marque énorme, qu'on besoin de trouver des endroits pour prendre la parole. La question c'est comment tu vas choisir le correct match entre ta position de créateur de contenu et ton rôle d'entrepreneur, qui fait que si tu n'as pas une économie solide, tu vas être un créateur de contenu dépendant du marché qui va se mettre à accepter tout et n'importe quoi. Il comprit des choses qui contrarrit à valeur. Et si tu suis cette peinte là, tu vas te retrouver à faire des choses qui vont contrôler l'intérêt de sa communauté. Donc tu vas perdre le trosse de ta communauté. Donc finalement, c'est un peu la fin assez vite. Moi, je considère que les créateurs de contenu doivent devenir assez vite des entrepreneurs de contenu parce que c'est la meilleure façon de les rendre autonome et indépendant dans leur projet. Et beaucoup aujourd'hui sont encore extrêmement dépendants ou du revenu des plateformes uniquement. Et on a la chance d'avoir des plateformes qui rémunèrent, je pensais à Youtube, on particulier correctement les créateurs de contenu, d'autres plateformes moins, mais Youtube a un vrai écosystème et a créé une véritable économie avec du partage de valeur entre eux et le créateur de contenu. Mais on a beaucoup de créateurs de contenu qu'on part réfléchit à leur positionnement, leur rythme-dito, leur façon de collaborer avec des marques ce qu'ils acceptent, ce qu'ils acceptent pas, pourquoi, qu'est-ce qui est au l'érable pour eux? Qu'est-ce que leur audience attend, etc. Et en plus, je pense qu'il faudrait, petit à petit, arrêter de parler de créateur de contenu. Moi, je pense qu'on est dans une économie globale de médias de niche. En fait, chaque créateur de contenu est en fait un média de niche. Et il a besoin de consolider tous les éléments nécessaires à son média, c'est-à-dire l'écriture, la production, la distribution dans un budget qui tient la route et qui est suffisamment profitable pour que son média déniche perdure ou s'étendre. Et ça, ça dépend du caractère de chaque créateur. Il y a des créateurs qui veulent juste perdurer et continuer à faire de l'excellence à rythme régulier et puis, il y a des créateurs qui veulent étendre leur positionnement, aller concrèrent d'autres audiences, d'autres tranches d'âge, d'autres thématiques, d'autres verticaux. Et là, c'est une vraie des marques entrepronarielles. Mais le modèle où on avait des boîtes de prod qui vendent des programmes finis à la minute à des chaînes qu'ils les diffusent, j'y crois pas, je pense que c'est pas l'avenir. Je pense que le prochain disner ou le prochain CNN ne va pas n'être dans une tour à la défense. Il va n'être sur YouTube. On va parler de créateur-économie dans quelques instruments parce qu'il y a plein de choses à dire aussi là-dessus et c'est un sujet qui te passionne avec une maîtrise pour le coup extrêmement bien. J'adore la façon dont tu décris justement comment vous allez sélectionner ses créateurs. J'apparente ça comme une sorte de fonds d'investissement ou t'as d'un côté un screening. Donc c'est le scouting justement, la recherche délibérée. De l'autre côté, t'as effectivement des gens qui peuvent poser des dossiers de manière indirecte avec la coopitation. Mais surtout des indicateurs clés qui vont faire que vous allez identifier si lui ou non, vous allez travailler avec. Et puis c'est 9 mois, c'est un peu une du diligence. Finalement, mutuel pour pouvoir s'associer. Tu as utilisé ces termes et je trouve qu'il est très justement employé parce que c'est une vraie collaboration mutuelle pour les faire grandir. Cette vision de long terme, tu l'as eu dès le départ justement avec ce que t'entrain de créer. Il y a le côté talent avec Influx Pro, mais aussi Influx Uncadémie. Il y a aussi Capital où vous rentrez au capital justement de certains créateurs. Je trouve ça assez facile. C'est une vraie approche entreprenariat. Mais en plus de ça, une vraie expression de la conscience du potentiel de la créateur économie avant tout. En fait, tu veux quand on a regardé ce secteur et quand je commençais à me pencher sur tout ça, je me suis dit, "OK, la vision c'est ça. Il faut capables d'être détectés des petits et de voir si ils vont être assez sérieux pour devenir professionnel. C'est Influx Uncadémie. C'est un programme d'accompagnement sur 12 mois. On choisit les gars qu'on accompagne. Ça ne leur coûte rien. C'est non qu'investissant sur eux. Ils ont accès à notre infrastructure, nos studios. Ils sont co-optés par d'autres créateurs qui sont déjà pro, qui vont les coacher, qui vont leur donner des conseils. T'as un Laurent Bafi qui va recevoir les gars qu'on a dans l'humour. T'as un Leo qui va parler de créativité, des critures, etc., etc., etc. Et ça, c'est un programme pour les tout jeunes. Ensuite, Influx Uncadémie. Une flux crew qui est la gestion de talent et de carrière, qui sont devenus professionnels, ils peuvent venir de l'académie ou d'ailleurs. En tout cas, ils sont signés et ont le gère, leur carrière, au sens global, et à 360. Et ensuite, à un autre véhicule qui s'appelle Influx Capital Partners ou là, on investit dans les projets de nos talents parce que certains projets sont capitales consumis. Tu prends un projet comme les gens, de Guillaume, à la base, c'est une bonne idée. Et quand tu commences à modéliser le projet, tu te rends compte qu'il a besoin de moyens pour s'exprimer ce projet. On va avoir besoin de studios, on va avoir besoin d'auteurs, de journalistes, de cm, de monteurs, etc., etc., etc. Il va falloir bâtir tout ça. Et c'est ce qu'on a fait. On investissant au côté de Guillaume. On est associés avec Guillaume dans les jambes. Et nous, notre position, c'est toujours d'être minoritaire. Parce qu'on veut que ça reste le projet de nos talents. Tu retrouves, d'ailleurs, la trame du modèle imaginaire. Tu me parlais de c'est marrant, tu me disais comment vous aviez fait vos acquisitions, etc. Je veux qu'il reste entrepreneur. Mais il y a cette même valeur là, dans l'inflexible par exemple. Je veux que ça reste leur boîte qui soit motivée à l'idée de faire ce qu'il est passionne tous les jours. Mais ils ont besoin qu'on les aide, qu'on fasse de l'intérêt management, qu'on met des moyens économiques humains autour de, pour les aider à grandir. Et comme ça, il y a plus de 40 qui va longtemps plein qu'on était recruté autour de Guillaume avec le temps et avec le succès, qu'on a trouvé des locaux adaptés au fonctionnement de l'égeante, qu'on a investi massivement pour créer des conditions de tournage et une production d'image qui est top, etc. C'est hyper intéressant ce que tu partages, parce que souvent quand on regarde une vidéo sur YouTube, par exemple, on voit la vidéo, on voit le créateur, partage à un contenu comme ici notre épisode par exemple. Pour autant, tu le dis très justement, c'est 40 collaborateurs, c'est des studios, c'est de l'infrastructure, c'est de la logistique, c'est de la réflexion, c'est des gens qui écrivent, c'est des cames, des gens qui publient, des ajustements, c'est de la migration, c'est aussi tout un modèle économique qui est développé derrière pour rendre ça rentable et c'est le poumon, finalement, de ce qui rend tout ça possible. C'est quoi la complémentarité concrète entre influx que vous faites au quotidien et le créateur pour laisser aussi au créateur lui permettre de s'exprimer dans son talent, parce que finalement, je prends mon exemple. Je suis entrepreneur avant tout. Je fais le déclic juste par passion, par amour, par envie, de rencontrer des gens comme toi, à poser des questions. Et je me nourrit de cette interaction, de cet échange, de part ton parcours et je transmets de la valeur. Pour autant, dans deux jours, quand j'ai terminé mes épisodes, je retourne à mon quotidien d'entrepreneur. Et j'ai tout à gérer à côté. Là, les créateurs, c'est leur métier, c'est leur talent. Et c'est sur quoi vous capitalisez pour leur permettre de grandir. Il y a une vraie complémentarité comme deux associés où il y en a un, il va s'occuper de sa zone de génie, ce qui maîtrise parfaitement et vous, de la vôtre. Du côté influx, c'est quoi les métiers que vous gerez au quotidien pour les créateurs? Nous, on va gérer la mise à l'échelle, donc la vision de Skyring. On va gérer tout le bac office, tout le legal, parce que quand tu publie énormément de contenu, que tu commences à couvrir de l'actualité, etc., il ne faut pas faire tout à fait n'importe quoi. On va gérer les rythmes éditoriaux. On va t'amener du soutien, dans la compréhension, de l'algorithme et des plateformes, de rythmes de tes contenus, de la façon dont tu les distribues, t'aider à définir une stratégie de distribution de tes contenus. Pourquoi tu dois être YouTube centriquée et en premier lieu, et te servir de un style et TikTok pour tel et tel fonction, et cette règle-là n'est pas la même pour tout le monde, ça dépend de quel est ton projet, où tu vas, quel les audiennes, tu vis, etc., etc., et donc on va t'aider à définir une stratégie de distribution dont ton contenu qui est totalement pensée pour toi et ses objectifs. On va situer, fait partie d'influx capital partners, c'est qu'on est co, qu'on est associés. On va financer une partie de ce développement à tes côtés, et puis on va t'amener de l'intérêt management. C'est à un certain moment des morceaux de Seigneur que tu pourrais être pas payé sous tout seul, et dont tu as besoin pour franchir un cap. Combien j'ai de participation qui m'aurait dit, qui me disent régulièrement, je l'ai besoin d'un dégé, mais pas full time, je ne peux pas payer un dégé 300K à l'année. C'est trop tout pour moi. On va trouver une solution pour avoir un dégé top niveau, un jour par semaine, de jour par semaine, et qui va t'aider à passer cette transition. On va t'amener tout le back office nécessaire, en termes de séneurité, pour t'aider à franchir des seuils et des capes. L'expérience, finalement, éviter des erreurs qui peuvent parfois coûter cher et se professionaliser. Et c'est ce qui nous anime chez Influx, nous on est maintenant des vieux entrepreneurs dans cette industrie-là. Donc ce qui nous anime, c'est transmettre. Moi, ce qui me fait plaisir tous les jours, c'est de voir nettre dans le réseau Influx, toute une génération d'entrepreneurs, qui vont eux-mêmes devenir des entrepreneurs et transmettre à d'autres, et qui apprennent des façons de faire. Tu vois, c'est un peu comme des générations de chef cuisiné qui se transmettent un petit peu leurs estus autour de recettes que les gens connaissent vaguement. On sait tout ce qu'elle est la recette de la blanquette de vos ou du buff bourguignon. Mais si tu l'as fait une fois avec un Inducase, il va peut-être te transmettre de trois trucs et ça ne va pas être pareil la fin. J'ai beaucoup cette notion de transmission. On est changé en off et tu me disais, un contenu Influx, c'est quand un parent va regarder ce qu'un enfant est en train de regarder sur son téléphone. Il dit "Ah ti, je suis étonnée que tu regardes ça, c'est un contenu que je regarderai bien." Et c'est ça la signature Influx aujourd'hui finalement. C'est ce qui nous anime. J'ai pas trouvé le meilleur pitch encore. Mais c'est autour de ça. Si les parents ne disent pas. Éteint ce téléphone tout de suite, ils t'entraînent pertentant et t'abrutir. A priori, c'est plutôt pas un contenu Influx. Si c'est un contenu Influx, ils vont plutôt s'intéresser et se dire "Ah oui, c'est bien. Tu m'étonnes. Parfait, continue à regarder, à voir même. Envoie-moi le lien, ça m'intéresse. Je ne connais rien à ce sujet. J'aimerais bien apprendre." Ce que je veux dire par là, c'est que quand je dis qu'on cherche les voies uniques et non confondables avec d'autres, c'est exactement ce travail de curation qu'on fait. Et c'est pas parce qu'on ne prend pas certain talent chez Influx qu'il ne peuvent pas réussir. D'ailleurs, juste qu'on considère qu'on gère des artistes et pour bien les gérer et bien les accompagner, il faut que ça nous parle. Donc, il y a un effet de choix, mais ça ne veut pas dire parce qu'on ne retient pas ton profil chez Influx ce ne peut pas réussir ailleurs ou dans un autre contexte. Abon, qu'on parle de créatoreconomie en détail, aujourd'hui, Influx s'appaisse l'ours, croissance, marque, d'île, talent. Si tu devais identifier une raison pour laquelle justement il y a eu cette croissance également aussi vite, d'autant plus que tout de suite, vous avez eu la vision, il y a eu des investissements, vous avez structuré la boîte. Tu peux peut-être même nous partager comment est structuré aujourd'hui la boîte pour se rendre compte à quel point c'est professionnel. Quelle serait le ou les éléments qui font que là aussi à l'image de réflexe puis les machina, il y a cette croissance aussi rapide qui suit la tendance du marché voire même qu'il a des passes. En fait, oui, on est dans le marché de la créatoreconomie qui va très vite, qui a lui-même une croissance extrêmement rapide puisque pendant des années, je n'ai pas les toutes ou derniers chiffres on les attend, mais ce marché a quasiment doublé chaque année en valeur et en taille depuis quelques années. Mais oui, on a une vitesse qui suit à minimal marché et qui certaines années a même été un petit peu plus vite que le marché. Mais je ne sais pas si ce créer. En tout cas, ce que j'ai choisi pour Influx c'est de ne pas recréer une boîte avec énormément de personnes. Pour Influx, j'ai choisi un modèle où il n'y a que des seniors, donc que des gens qui ont 15, 20 ans d'expérience parce que dans cette industrie, j'ai rencontré énormément de créateurs de contenus de premier plan qui me présente leur manager, leur âge, leur associer le mot que tu veux. Et en fait, je me rends compte que c'est leur pote. Il y a le même âge que ils sont pote. Il y a de la complicité, ils se comprennent. Il y a sûrement de la confiance. Ils sont dit, mais où est la complémentarité? Si c'est juste avoir un mec qui vient autour d'âge et qui rigole au même van que toi, je ne suis pas sûr que ça soit le but d'une association. Moi, je considère que c'est les talants qui doivent être les plus connus. Tant en pas parler d'Influx. On est très l'oprofile. Tu ne vous vois pas parler sans arrêt, de ce qu'a fait un tel, un tel, un tel, un tel. Moi, je veux qu'on connaisse Romain L'Annerie, Art Disque, Ludoque, Max Belonard, leur travail, leur stade progrès, que leur radiance soit contente, que leur communauté, les ençances pour la qualité du travail qui soit fait ça, ça m'intéresse. On connaisse influx, je m'en fous. C'est la conséquence d'une vie entrepreneurial qui a déjà été un peu vécue. Je pense que c'est vachement difficile quand tu démarres ta vie entrepreneurial, qu'il y a un peu nourrit ton égo, ta satisfaction, ta réussite. C'est parce que mon parcours est celui-là que j'ai déjà fait d'autres trucs avant. Aujourd'hui, je n'ai pas tellement besoin qu'on reconnaisse notre travail. J'ai plutôt envie qu'on reconnaisse le travail des gens qu'on accompagne. Ça, c'est le premier élément. Et le deuxième élément, c'est de construire une boîte avec beaucoup de seniorités. Aujourd'hui, chez Influx, il n'y a pas de lieu de travail. Tu travailles où tu veux. Il y a le fait qu'il faut que tu soisseigneur dans ta fonction et dans ton expérience. Donc, j'ai que des gens qui travaillent depuis plus de 15 ans tous et qui ont un vrai gap, édage et d'expérience et de spécialité avec les talons. Et puis, on a un modèle qui est tout à fait différent dans le réseau de l'industrie parce que les talons sont gérés par des agents et pas par des commerciaux qui essayent de leur forger des opères avec des marques. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous notre critère, c'est qu'elle est à vision de ta carrière dans les 5 années carrimes. Tu veux être où pour faire quelle format? Si je te donne une baguette magique, t'as envie de publier à quelle vitesse, à quelle rythme. Est-ce que t'as envie de vendre des contenus à d'autres distributeurs de contenus? Est-ce que ton rêve, c'est d'avoir un docus au cinéma, comme la fée ludoc, est-ce que ton rêve, c'est que ton contenu soit repris à la télé ou de co-animer une émission de télé ou de participer une émission de télé comme Romain-Lanieri le fait avec MC, c'est Julien Courbet. En ce moment, on apportant son expertise sur l'attaque, etc. Et on construit autour de ça. Donc le premier élément de gestion d'étalants, c'est pas que je vais te considérer comme une façon d'écouler des opérations publicités. Je veux comprendre qu'est-ce qui te motive tous les matins pour amener. Et après, je déploie une organisation qui évidemment a besoin de mettre en oeuvre les moyens pour arriver à exécuter la roadmap. Mais ça, ça conscientise beaucoup plus les gens. Ça ne les infantilise pas. Moi, je trouve que prendre des créateurs du contenu des youtubeurs, les enfermés dans des cajapoules, leur dire, regarde, t'as tout ce que tu veux, le internet de débit, toutes les camques que tu veux, etc. Vient, tu fais des lives qui durent 48 heures, non stop et tu te dors sous ton bureau et tout ça. C'est aussi une façon de les infantiliser, parce que pendant qu'ils font tout ça, ils s'intéressent pas au business. Ils n'ont pas le temps. Tu ne leur transmets rien, etc. J'ai pas envie de ça. J'ai envie que les mecs, ils se concentrent sur l'essentiel de ce qu'il est patient, mais qu'à aucun moment, ils se passent des choses. Donc, ils n'ont pas conscience, qu'ils n'ont pas choisi et qu'ils ne comprennent pas. Donc, tu les intègres aussi, dans certains processus de décision, tu leur fais comprendre ce que c'est le vrai business. Moi, je vois chaque talent, chaque semaine. Donc, grosso modo, le rythme, c'est 7 à 10 jours. Je vois 100% des talents tous les 7 à 10 jours. Et on fait du continuous improvement sur l'ensemble de leur décision. C'est la seule façon de les mettre dans le rythme, de les intéresser aussi à des sujets qui les passionnent pas forcément, mais je veux qu'ils aient la dose minimale de compréhension pour qu'ils ne puissent pas se faire avoir dans leurs fois. Je vais sur un élément que tu as évoqué, c'est au niveau du recrutement. Tu dis que il y a beaucoup de seniorités, justement, dans tous les recrutements stratégiques que vous avez fait. Tu as évoqué 15 ans pour autant, c'est un marché qui va très, très vite. Comment on fait pour recruter des profils seniors dans un marché qui évolue aussi rapidement parce que trouver des jeunes autour des réseaux sociaux de YouTube, de la créateur-économie, il y en a plein, trouver des moins jeunes qui ont aussi cette expérience. Il y en a moins. Est-ce que c'est par le réseau? Est-ce que c'est par tes expériences antécédantes? Bien sûr. Parce que tu as mis en place quelque chose en particulier certains se posent peut-être la question. Le recrutement pour les entrepreneurs, c'est une vraie difficulté. Mais moi, je m'en fous que mes brain managers, les gens, mes déliveries managers, connaissent la dernière vidéo de Linux, Anime, ou en Brazilians chez nous. Je m'en fous de ça. Ce que je veux, c'est que j'ai des brain managers qui savent ce qui est une plateforme de marque. Comment ça se manège? Comment on parle à une marque? Comment on comprend dans le brief d'une marque, en creux, quel est son problème, quel est son business model, quel sont ses objectifs sur quoi on va être mesuré, quel sont les képiens? Parce que si je fourni cette qualité-là, donc à dans non, le travail pour le créateur est beaucoup plus simple. Parce qu'on lui prémache, on lui traduit, il comprend beaucoup mieux, beaucoup plus vite. Et on l'aide, petit à petit, à mieux comprendre ce marché-là. Donc je ne cherche pas évidemment de trouver des gars qui ont 15 ans d'expérience sur les réseaux sociaux aujourd'hui. Tu ne vas pas en trouver énormément. Mais trouver des gens qui ont beaucoup d'expérience dans l'industrie du marketing, de la communication, du branding ou de la publicité, il y en a. Là où je suis allé chercher. Et après, j'ai une chance inouïe. C'est que j'ai des collaborateurs qu'on travaille avec moi pendant des années et qui m'ont dit aussi à ses vite, attends, ce que tu vas faire, ça me passionne, ça me intéresse, si t'y vas manuel, je veux venir. Donc j'ai eu cette chance. J'adore ta réponse parce qu'elle met en lumière le fait qu'il y a des principes intemporels qui fonctionnent quelque soit les plateformes. On pourrait se dire oui, mais quelqu'un d'une agence, de branding, de publicité traditionnelle, ne peut pas comprendre YouTube, c'est complètement différent. Or, pas du tout, c'est une marque personifiée certes, peut-être, mais qui s'adresse à un public et qui va mener de ses d'autres marques. Et donc, c'est les mêmes principes de fonds. On est dans le milieu de la tension et on vend de la tension. Il y avait là, il y a quelques jours, un séminaire YouTube qui fait ses 20 ans, YouTube a eu 20 ans cette année. Et en fait, tu écoutes les représentatives de YouTube. En fait, il tient d'un discours, qui est un discours qui est proche du discours, des madmenes, des publicitaires des années 60, qui te disait "mais voilà comment on va calculer la tension, voilà comment on va créer de la considération, voilà comment on va fabriquer de la préférence, et voilà comment on va les faire passer au business. Et c'est toujours la même chose. Aujourd'hui, YouTube, capture de la tension, mange du temps d'attention aux autres médias et à fabriquer des leviers qui permettent de récupérer de la data, être passé à l'action et de générer du business. C'est toujours la même chose. Capture-moi de la tension, aide-moi à fabriquer de la considération, et là, le créateur de contenu est un levier extrêmement fort, parce que quand tu suis quelqu'un, parce que tu l'aimes bien et qu'il te préconise quelque chose, évidemment que ça aide la marque et être beaucoup plus considérée dans le champ des possibles envisageables à court terme. Et puis ensuite, aide-moi à passer d'abord à faire de la préférence et ensuite à passer à l'action. Mais cette musique, c'est l'histoire de la communication. C'est juste les ingrédients qui changent. Et donc, tout ça mène à la créatoréconomie. Bien sûr. Pour ceux qui entendent parler de créatoréconomie absolument partout, tout le temps, mais qui ne savent pas vraiment ce que c'est réellement, avec témo, c'est quoi la créatoréconomie? J'aime bien notre tagline Jean-Fleux. Nous on dit qu'on encourage, enfin, on accompagne des créateurs de contenu influents malgré eux. En fait, la créatoréconomie, c'est avant tout des gens passionnés, par un sujet, un contenu, toi, c'est l'entrepreneuriat, c'est aider les entrepreneurs, c'est à mission, t'as trouvé ton voye, comme dirait Simon Sinek, et c'est à passion. Et tu vas trouver plein de façon de la communiquer et par définition puisque c'est à passion, tu y développe une expertise. Et si tu y développe une expertise, tu y développe de la conviction. Ça, c'est la DNA des créateurs de contenu. Il faut qu'ils soient passionnés, il faut qu'ils soient experts. Donc il y ait une expertise et il faut parvoi de conséquences, qu'ils aient de la conviction, qu'ils fabriquent une influence qui est la conséquence de tout ça. Si tu profites d'une boire et fait mère, que ce qui t'intéresse, c'était la activité partage, avant toute chose, la priorité est un influencer. Donc tu seras à la mode un petit peu et très vite plus à la mode. Vraiment de différence, vraie nuances à cité, la différence entre le créateur de contenu et finalement l'influenceur, c'est deux choses complètement différentes. Et puis après, il y a aussi l'entrepreneur qui crée du contenu et qui comprend les mécaniques. Quand tu regardes la créateur-économie de l'intérieur aujourd'hui, c'est quoi la vérité que personne nous se dit, celle qui font tomber parfois 80% des storyté-lingues, d'influence ou autre qu'on peut voir à gauche et à droite? Tu veux que je me fasse des amis toi? Écoute que finalement, ça ressemble beaucoup au milieu des médias de façon générale et derrière des apparences où tout le monde collabore, fait des fit, tu vois tes créateurs dans les vidéos et sur la chaîne de l'autre, etc. Il n'y a pas ton amitié que ça, on se métier. Il y a de l'opportunisme. Parfois, de l'alignement d'intérêt un peu fémère, mais quand dans les coulisses et que tu vois les conditions de réalisation, de tournage, les exigences des indés autres, les égobours soufflés parfois, etc. Il n'y a pas ton amitié qu'on pourrait le croire quand on regarde les vidéos. Et dans la même veine, l'objectif, c'est pas que tu te fasses des ennemis, c'est plus que ça ne m'a jamais inquiété dans la vie. Quand on donne surtout la visibilité sur la réalité de la créator économique, moi, tu vois ce que j'ai vu alors plus du côté spectateur de cette industrie depuis toutes ces années, c'est la montée en gamme des productions, certains documentaires ou certaines vidéos YouTube qui vont coûter jusqu'à 50.000, 100.000 euros voire même plusieurs centaines de milliers d'euros. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a encore de la place pour des créateurs de contenu qui veulent se lancer et qui n'ont pas ces budgets? J'ai écouté un des créateurs de contenu qui a explosé le plus vite récemment. Il s'appelle Anime. Il fait des live sur Twitch avec une cam et un micro chez lui. Et il fait du vrai entertainment. C'est-à-dire qu'il intertène les gens avec des blagues, des imitations, ils jouent à des jeux vidéo avec eux, etc. C'est super le cost. C'est la démonstration que le talent créatif n'a pas besoin de super production. En revanche, quand tu es là depuis un moment. Et qu'il faut que tu gardes ta communauté que tu réinventes tes formats, que tu te fais morts de l'émolée par d'autres qui arrivent, etc. C'est obligé de te challenger, de proposer de nouvelles choses. Et évidemment, il faut qu'elles soient un peu meilleurs que la précédente, et que tu les étonnes un peu plus, etc. Et quand c'est des créateurs qui sont sur la plateforme depuis plus de 10 ans, la même petite à petit, a des super, super, super productions, avec des productions qui coûtent des fois plus un million d'euros pour quelques épisodes sur YouTube. Mais vous croyez pas que ça soit un élément indispensable que de surinvestir dans la production si t'as un fond unique, incomparable et applaudiance à d'or. C'est pas obligé de faire la prod du train de Squeezie ou Terminal chez Michelin Chou, etc. Ils sont très bien, c'est un des super pros. On a la chance d'avoir des qualités de prod dans le YouTube francophone, qui sont folles. Mais je vois aussi à côté des mecs qui sont face cames chez eux et qui font des contenus passionnants et qui ont des stades de fou. Tu parles du fait de devoir se réinventer avec cette image de certains qui te mordent les filles justement. Ceci éteint, tu vois, en bois certains YouTubers, qui ont des grosses communautés, ont bâti des communautés de plusieurs centaines de milliers ou millions d'abonnés avec les années, et qui ratte un petit peu ce coche de serait inventé et qui vont diminuer progressivement leur nombre de vues. Est-ce que ça, c'est quelque chose qu'on pourrait éviter d'une certaine façon et ce que c'est uniquement le fait de ne pas se réinventer, ou est-ce qu'on perd un lien avec la communauté? Je te pose toutes ces questions. C'est pour essayer de comprendre les codes d'un contenu qui fonctionne, un contenu qui marche. Tu évoques le fait aussi de ne pas créer de super production et quand même performer. Anim, c'est un très bon exemple. Les gens sont un autre. Finalement, c'est de fauteu une discussion et c'est le talent créatif et la capacité de guillaume à raconter cette histoire qui fait que l'air s'a fait des millions de vues et c'est le podcast le plus écouté aujourd'hui. C'est le premier podcast de France, comme il lui dit régulièrement, à juste titre et qui ne cesse de croître. Il n'y a pas de secret. Il n'y a pas la secret de chose qui fait que tu. Dès que je fais ça, la vidéo est le carton. Si non, ça saurait et si je l'avais, je licencerai la méthode. Mais il n'y a pas ce secret là, en fait. Je ne crois pas. Je ne sais pas si certains ont trouvé une méthode qui fonctionne à chaque fois ou pas. Non, je ne suis pas sûr, en fait. Je ne sais pas si c'était exactement ta question, mais en tout cas, je ne pense pas qu'il y ait un truc où tu te dis que ça, je sais qu'à chaque fois, ça va marcher. Après, pour ce qui concerne les créateurs de contenus qui doivent se réinventer à chaque fois, je trouve qu'un élément qui est très dur et que certains des créateurs du YouTube bien français ont très très bien réussi, c'est de grandir avec sa communauté. Donc, beaucoup d'entre eux, ils ont démarré, ils avaient 15, 16, 17 ans. Aujourd'hui, c'est des trentenaires, quasiment, certains ont des enfants et grandir avec sa communauté, c'est hyper dur. Parce que tu as pas les mêmes préoccupations à 17 ans ou à 30 ans. Et il ne sait jamais écouler un peu plus de 10 ans entre les deux. Et donc, tes centres de préoccupation changent, ta vie changent. Tu te vineras du petit à petit, ta ce qu'on construit leur vie quasiment au public sur les réseaux sociaux. Il dit, "Ah merde, je n'ai pas tellement envie de dire ça" ou de raconter ça. Il découvre les limites de la vie privée. Et puis, il y a des séries qui cartonnent sur ta chaîne, mais tu as plus vraiment envie de l'effer, parce que c'est plus trop toi, c'est un peu infantilisant. Et si tu continues à l'effer pour l'audience, ça se ressent. C'est un peu malheureux, tu vois, j'en ai vu plein des youtubeurs qui étaient éteins en même temps que la caméra. Et qu'il s'allumait que quand il y avait le visor rouge sur la cam. J'en connais plein et qu'ils font des contenus plus parce qu'ils ont envie de l'effer, mais parce qu'ils savent que ça fonctionne. Ça, c'est très triste. Et je pense qu'une des plus grandes difficultés pour les gens qui sont là depuis longtemps sur la plateforme c'est d'arriver à amener leur audience avec eux dans leur fleuminement de vie et de maturité. Ça, c'est très très dur. Pour rester dans la créatéreconomie, pour les entrepreneurs qui nous écoutent, qui nous regardent de plus en plus d'entreprises, qui veulent se positionner sur des plateformes, et qui veulent également développer leur personal branding parce qu'elle voit que une marque personifiée peut fédérer une audience, se peut convertir davantage également. Quelles conseils tu repartes, tu partageras à une entreprise qui aimerait se positionner sur les réseaux que ce soit en créant son propre contenu potentiellement, mais aussi en se positionnant sur certains contenus, d'autres créateurs de contenus, ce que vous faites aussi avec une flux capitale, une flux prod et même une flux académie, vous voulez préparer justement à bien savoir intégrer ces différentes marques. Pour une marque qui veut aller vers la créatéreconomie, il y a déjà un certain nombre de questions de base à se poser. Je ne peux pas tout dire à la maintenant, on peut temps, mais on va dire quelques éléments qui peuvent éviter des grandes erreurs. Déjà, te poser la question, est-ce que je suis une marque conversationnelle ou pas? Il y a des marques statutaires, elle ne parle pas, elle te donne des choses assez contemplatives. Dans le luxe, il y en a beaucoup des belles images, des belles histoires, mais elles ne sont pas conversationnelles, elles n'écoutent pas à la réponse, il n'y a pas à la voie de retour. T'as des marques dans les biens de consommation classique, comme les Burger King, par exemple, ou d'autres, qui sont conversationnelles. Elles jouent sur Twitter, elles discutent avec leur communauté, elles vanent leurs concurrents, etc. Donc, déjà, est-ce que tu es une marque conversationnelle ou pas? Si tu n'es pas du tout conversationnelle, ne vas pas trop vers la créatéreconomie, parce qu'ils, toi-même, j'en vais dire, en publiant des contenus, parce qu'on va voir que c'est très bizarre et que ça sonne faux. Ça ne veut pas dire que tu ne peux pas utiliser le levier de la créatéreconomie en trouvant des créateurs de contenus qui partagent les mêmes valeurs que toi et qui vont pouvoir porter tes valeurs auprès de leurs communautés. Et c'est là que la collaboration avec un créateur de contenus et une marque peut s'emboîter et t'aider à profiter de la croissance de la créateur économie. Ça, c'est un premier élément. Et puis, un deuxième élément, est-ce que tu as l'habitude d'avoir une parole incarnée ou pas? Est-ce que tes dirigeants parlent beaucoup, sont de bons représentatifs et publics pickers? Est-ce que t'as d'entérants des mecs qui ne sont pas forcément des managers, pas forcément des cadres, mais de super incarnants, de super power user, qui peut être même sur leur temps libre, font des trucs formidable dans LinkedIn ou autre et sur lesquels tu pourrais t'appuyer pour commencer une stratégie de distribution de ton propre contenu? Parce que même si tu n'as pas d'incarnant habituel et même si tes dirigeants ne sont pas particulièrement carismatiques ou amoureux de faire beaucoup de médias, t'as peut-être d'entérants des gens qui pourraient le faire pour toi. Moi, je pense que c'est ces éléments-là qu'il faut regarder en premier. Et après, ça définit tes forces, tes faiblesse et un bête swot. Et tu vas pouvoir aller chercher ce dont tu as besoin. Tiens-là, on ne me connaît pas, c'est un problème de notoriété. J'ai besoin de bassins d'audience élevé, qui impactent beaucoup de gens d'un coup pour que je rentre dans le champ de considération et de connaissance des gens. Tiens-là, on ne passe pas à l'action, les gens ne rendent pas en discussion avec moi, ne remplissent pas le formulaire, ne me demande pas d'offre, etc. Tiens, il y a peut-être un expert qui peut aller analyser ton offert, un créateur de contenu B2B qui va comparer différentes offres de ses avis, c'est mettre en valeur la tienne, parce qu'elle a des unique selling propositions intéressantes que tu ne sais pas très bien raconter et que lui va raconter peut-être mieux que toi. Et donc, tu vois, en fonction de là où sont tes forces et tes faiblesse, tu peux trouver ta stratégie de collaboration avec la créateur économie. T'évoquais le fait tout à l'heure que finalement, c'est pas de la créateur économie ou la publicité traditionnelle, mais c'est plutôt "é", c'est complètement complémentaire. Aujourd'hui, avec du recul et tout ce que tu vois passer sur ton bureau et même sur le marché, c'est quoi la bonne répartition pour une entreprise qui ferait la publicité traditionnelle, serait conversationnelle, peut avoir une marque incarnée, une marque personifiée ou peut même le faire en tant que dirigeant et voire un potentiel dans le fait de se positionner soit avec des créateurs existants, soit en créant son propre contenu. Je te pose cette question parce que les retours sur investissements, surtout, il y a de ça, 5, 6, 7 ans, déjà, étaient extrêmement intéressants. Si c'est bien fait, il le reste encore énormément aujourd'hui. Je pense pendant encore de nombreuses années, alors que sur d'autres médias traditionnels, la pub ou tâchette du trafic, par exemple, ce qu'on constate, c'est que c'est plutôt l'inverse. Les coups d'acquisition commencent à être de plus en plus élevé. C'est de plus en plus compliqué de se différencier. Il y a un marché concurrentiel qui est vraiment très présent. Ça dépend beaucoup de ton produit, ton service de l'âge de tabouettes, est-ce que les gens connaissent ton nom ou pas? Est-ce que t'as des casseroles? Est-ce que t'as eu des problèmes? De "savez client ou pas" etc. Il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en compte. Mais on va dire qu'aujourd'hui, dans la créateur économique, si tu compare le coup d'une vue chez un créateur de contenu, au simple coup de "Ladwards" chez Google, dans ta catégorie. "Ladwards" moyen, le mot générique moyen dans ta catégorie, déjà, t'as des écarts de coups qui sont énormes. La créateur économique est extrêmement compétitive sur la vue, versus "Ladwards" dans la majorité des cas. On parle de quel ordre de grandeur? C'est des rapports de 1 à 10, des fois plus. Et quand tu te dis ça, tu te dis que "Ladwards", ça reste un lien vert qui devient bleu quand je clique dessus. J'ai pas passé de temps avec un contenu. J'ai pas été en intimité avec un discours. Et il n'y a pas eu l'un d'orcement d'une personnalité. C'est ce qu'apporte la créateur économique en plus. Quand tu es placé dans un contenu, que ce contenu fait du sens pour quituer, qu'il est bien choisi, que la personne qui l'incarne parla avec conviction et certitude, évidemment que les résultats ne sont pas les mêmes. Et dans les deux cas, il n'y a pas de garantie de résultats. Quand tu achètes des outboards, tu n'as pas de garantie de résultats. Ok, on va t'afficher dans une page de résultats. Tu vas cliquer dessus, et qu'est-ce qui va se passer derrière ce clic? Tensez rien, mais dès que t'as expliqué, tu as payé. Parce qu'on dit souvent, oui, mais il n'y a pas de obligation de résultats dans la créateur économique. Ça fait beaucoup de vues, mais je n'ai pas ouvert assez de comptes clients, etc. Mais un moment, on peut être responsable de beaucoup de choses. Mais le dernier mal, c'est ton boulot à toi, d'entrepreneurs. Est-ce que ton offre est bonne? Est-ce qu'elle est bien ciblée? Est-ce que le discours que t'as porté avec le créateur que t'as choisi pour l'incarner est le bon? Est-ce que j'arrive sur une landing page qui est contextualisée et qui tiens compte du contexte? Est-ce que tu as dégainé le bon produit ou le bon service en face du discours que tu as tenu dans le contenu? Et tous ces éléments, ça reste ton job d'entrepreneur. Je ne voudrais pas que les gens se disent "Ah oui, en collaborant avec un créateur du contenu de bonne qualité, je me lève les mains du reste, je tiens pas compte du reste, je suis sûr que ça va résoudre tous mes problèmes." C'est, il faut continuer à faire le boulot besoinieux et difficile de designer le parcours client, de dire "Ok, j'arrive sur la chaîne d'un youtubeur, je discute avec lui, je vais distiler ce discours, je vais mettre ce lien court et ce lien, va m'amener sur une page qui ne raconte pas la même histoire que le dernier podcast que j'ai fait où je n'ai pas insister sur les mêmes placées. Je contextualise cette lending page à ce que j'ai dit dans ce contenu-là et je pousse en avant une oeuvre spécifique qui fait du sens pour ce contenu-là. Et là, tu vas voir que tes ratios de passage à l'action vont être bien meilleures, ça peut paraître frappé au coin du bon sens. Mais il y a encore énormément de gens qui jetent de l'argent en l'air, en espérant qu'il va retomber dans leur poche. C'est vraiment créé de la cohérence étape par étape, basé sur la vataire qui va regarder le contenu, le créateur qui va pousser le contenu et adapter au centre l'offre et le message global pour maximiser la conversion. Les bases de la communication? Oui, pourquoi selon toi? Ça m'intéresse vraiment par réponse, parce que tu coutes aussi beaucoup d'entrepreneurs au quotidien, tu vois plein de choses. Pourquoi selon toi, c'est même si c'est du bon sens, les gens ne l'appliquent pas. Les entrepreneurs ne l'appliquent pas, ne le comprennent pas et on a beau leur dire. Ils vont quand même avoir un message qui est similaire peu importe, que ce soit du AdWords, du Facebook, du YouTube avec un créateur ou avec un autre vector. 50% de phénéentise? Ils l'entendent et ils ne le font pas. On a tous ces uns trucs comme ça, on te dit, tu sais que pour te faire du bien, il faut que tu fasses ça. Il y en a plein qui ne le font pas mal à tuy. Le comprenne intellectuellement. Mais il passe pas à l'action. T'as une bonne moitié de gens. C'est comme leur rapport au sport, à la façon dont ils s'nouris, ou à la façon dont ils s'habitent. Ils savent très bien qu'ils ne devraient pas acheter de la phase fashion ou de l'ultra phase fashion. Certains lachaient quand même, même si ils savent que c'est mauvais, etc. C'est le même raisonnement. Ce que j'appelle la ligne de plus grande pente, c'est la facilité. T'as un bon 20%, 30% basé sur mes stats instinctifs de gens que je rencontre. Je ne dis pas que c'est une vérité absolue qui essaye. Mais où se décourage, où n'ont pas les compétences pour le faire, il le faut à l'instant. Mais sans avoir vraiment travaillé, où c'est nourrit de l'expérience d'un autre, etc. Et ça te fait déjà quasiment 64% des gens qui passent complètement à côté du sujet. Ça te laisse que 20% des gens qui ont compris, passent à l'action, ont injecté la quantité de travail nécessaire et laquisition de connaissance nécessaire pour le faire correctement. Ça laisse beaucoup chance aux autres. Ça veut aussi dire pour les gens qui nous écoutent que s'ils sont prêts à passer à l'action, s'ils sont prêts à s'aculturent un minimum et à travailler un minimum dessus. Et ça ne demande pas des années de travail. C'est quelques heures de travail pour se déniser. Ils vont être surperformants par rapport à tous les autres acteurs du marché. Il y a un puits de performance qui est là, qui est disponible, suffit d'y mettre un peu de détermination et de travail. Pour revenir à la mission de Influx, développer et permettre de développer les créateurs de contenu, les faire devenir entrepreneur et leur permettre de se concentrer sur ce qui s'affaire de mieux, à quel moment Influx et les gens commencent à travailler ensemble pour permettre à les gens de devenir ce qui est les gens aujourd'hui. Et de l'autre côté, Influx y a un porté, ça va leur ajouter. En fait, on se rencontre avec Guillaume, il est encore en train de faire le QG, il s'ennuie. C'est un format qu'il en a déjà fait le tour, il a fait plusieurs saisons. Puis il a une idée en tête, différente. Il n'a pas encore tout à fait formalisé et modélisé, mais il m'en parle avec passion. Il y a il faudrait faire différemment. Je pense qu'il n'y a pas assez de bienveillance. On laisse passer les gens parler, on les écoute pas, y compris dans leur contradiction. On entend souvent les mêmes avec beaucoup d'éléments de langage et peu d'éléments qui sont finalement au fond constitutif de leur caractère de ce qu'il est fait avancé. Il n'y a pas assez d'anonimes, il n'y a beaucoup de gens connus mais il n'y a pas assez d'anonimes. Pourtant, des gens qui ne sont pas du tout connus mais qui ont vécu des histoires complètement recambolesques ou extraordinaires, il y en a plein. Quand il me dit tout ça, il se nourrit de toute son expérience de médias. Il travaille depuis très longtemps, d'abord à la radio, à un peu à la télé. Puis ensuite les années YouTube, il a été un des premiers des médias classiques à croire à YouTube et à faire le coucher. Il me parle de tout ça, je lui dis, c'est intéressant. Puis on échange, etc. En fin, on en vient finalement à modéliser ce qui va être le positionnement de l'égin. Et l'essentiel du succès de l'égin, c'est la vision éditoriale de Guillaume. Guillaume, je pense, un des meilleurs intervieweurs de France. Et quand même Michel Drucker le dit, je considère que c'est un compliment. À l'arrière que moi je le dis, je ne suis pas nôtre, mais quand Michel le dit, je le dis. Et surtout, il comprend extrêmement bien ce qu'il y a parfois de fêler ou de fracturer dans l'époque. Et à travers ces contenus, il va essayer d'apporter des réponses à ça. Par le choix de ses invités, on a lancé les jeunes avec beaucoup d'anonimes. Il n'y avait pas, c'était pas des célébrités au début qui sont dit. Il y avait beaucoup d'anonimes, mais qu'il y avait des histoires touchantes étonnantes, jamais racontées. Et c'est ça qui a fait le sel de les jeunes. Et notre rencontre, c'est construire le contexte autour de ça, qui a permis à cette vision précieuse et comme tout le début des idées fragiles, d'avoir le terror qu'il a nourri et qu'il lui a permis de venir grande, puissante, forte et de recevoir des invités prestigieux, de voir qu'aujourd'hui, il y a des décideurs dans le monde de l'entreprise, dans le monde politique, dans le monde des services publics qui considèrent que c'est une place importante pour venir expliquer ce qu'on a à dire, d'efforts de son projet, d'efforts de sa vision. Il a reçus sévié le corneux quand il était ministre des Armées, qui est venu parler pendant une heure et demi de sa conception et de sa vision des enjeux de l'armée française à l'époque. Tu dis, ça ne va pas faire d'audience ce truc, qui a envie d'écouter un ministre des Armées pendant une année. Mais il faut savoir le faire, il faut le mettre en scène, il faut le préparer, il faut éviter les lieux communs, les éléments de langage, mettre le gars en confiance, faire comprendre qu'il n'y ait pas là pour être piégé. T'as vu que le fait, justement, qu'il faut le préparer, quel que soit le type d'épisode de contenu autre. J'imagine que c'est long, mensoigneusement préparé à chaque fois. Pour autant, Guillaume est, tu sauras mieux le dire que moi, je ne le connais pas personnellement, j'imagine qu'il est très occupé, il doit aussi se concentrer sur chaque invité, chaque épisode, pour lui permettre et permettre de donner le meilleur. Comment on fait pour déléguer de la création? Comment on fait pour déléguer quelque chose de très personnel finalement lié à lui et sa capacité d'interpréter les informations, de poser les bonnes questions? Est-ce qu'il y a des gens qui écrivent ces épisodes? Est-ce que c'est là aussi où vous apportez votre contribution et votre professionnalisme? Alors Guillaume, il a un processus à travers les années, il faut quand même s'en rendre compte de qui on parle. Le gars a fait des heures et des heures et des milliers d'heures d'emptènes avec un des supports les plus exigeants qui existaient dans les médias qu'est la radio. Tu es en live, tu peux pas débourer. T'es là pour interter une élégion, il ne faut pas qu'il change. T'as des pages de pub très souvent et il ne faut pas qu'il part ailleurs. Tu vois, c'est colentaire. Donc quand t'as fait ça pendant autant d'années que t'as été leader sur ta case, sur ta tranche, pendant autant d'années, déjà t'arrives, t'es préparé. Et oui, Guillaume, il en a défini une méthodologie, une façon de travailler, une façon de lire l'actualité, de prendre ce qu'il l'intéresse, qui retient son attention, ce qu'il lui semble correspondre à ce qu'est les jeunes aujourd'hui. Puis il a assemblé autour de lui des équipes qui l'aident à faire le travail de documentation, de recherche, de préparation des missions. Mais c'est le mec qui bosse le plus que je connaisse. C'est pas compliqué. Guillaume, je l'ai eau téléphone vers 7 heures et 8 heures. Et je peux la voir au téléphone à 2 heures du matin, parce qu'il est en train de relier à une émission qui va tourner le lendemain. Il a une capacité trahénorme que j'essaie de canaliser pour qu'il garde une qualité de vie suffisante pour que ça perdure, etc. Et c'est là tout l'enjeu. C'est là où les vieux sages, c'est bien, mais il faut durer. Guillaume, donc regarde, il y a des équipes autour de toi. Tu vois, ah oui, tu as délégué ça, tu vois ça marche, c'est pas mal. Tu avais peur au début, mais c'est bien. Mais c'est un garçon brillant, donc il s'en rend compte. Et il a des équipes top, qu'on a pris le soin de choisir, que ça soit des gens proches de l'édito, par les gens qui peuvent l'aider à préparer les émissions, comme des gens qui sont proches de la, plutôt de l'aspect industriel, de comment on prépare le 7, comment on fait la post-proide, à quel rythme on prépare les émissions, les Comities Managers, le directeur des programmes, le patron du Ormedia, qui définit de quel événement on va être partenaire et pourquoi on va être partenaire d'un événement Ormedia, donc hors des écrans, qui est compatible avec notre ADN, etc. Et tous ces éléments constituent un écosystème, les jeunes, et c'est ça qu'on a co-construis avec Guillaume et qu'on a mis en place, qui permet d'avoir ce poisonement, ce bouillonnement créatif, complètement. C'est vraiment toute une équipe qui a autour, qui permet aussi de pouvoir créer énormément de contenus. En aujourd'hui, en termes de chiffre, les gens, c'est quoi? Deux ans et demi d'existence, 450 émissions. C'est en termes d'écoute. En podcast, on fait 8 millions d'écoute par mois, ce qui le place de très loin, effectivement, en première position des podcasts en France, et au global, je ne connais pas tous les chiffres de parque. Il y a beaucoup de data, mais au global, tout réseau, les jeunes, c'est 6 milliards et demi de vue par ont. 6 milliards et demi de vue par an. Et tout le monde pense que c'est là depuis très longtemps, alors que les jeunes a 2 ans et demi. Et justement, c'est assez incroyable parce que, à la base, comme tu le disais, c'est un format long. On se dit que les gens ont pas forcément écouté 2 heures, une heure 30 des formats. Et le côté anonyme aussi. Est-ce que c'est pas ça qui fait que les gens peuvent s'identifier? Parce que des gens qui finalement sont connus, déjà vu sur les écrans, etc. Alors oui, il y a toujours de la curiosité, on a envie de savoir, on adore cette acteur, cette personne, cette personnalité peu importe. Mais le fait de se dire, attends, ça pourrait être moi sur cette chaise, ça me parle son parcours, ou avoir de l'empathie aussi vers cette personne. Est-ce que c'est pas ça, entre autres, qui a fait le succès de certains épisodes et de la chaîne au global? Oui, bien sûr. C'est le fait de donner du temps et de la considération par définition du temps en taine. A des gens qui ne sont pas là, parce qu'ils sont connus, mais parce que c'est un sapeur pompier qui a vécu un truc extraordinaire. Parce que c'est un mec qui s'est planqué au bata-clan, qui était derrière une porte verrouillée à clé, et qui avait peur de l'ouvrir, parce qu'il ne savait pas si c'était un terroriste qui lui parlait, ou un véritable tâche qui essayait de se planquer lui aussi et qui a vécu avec ce doute pendant des années, des années, qui n'a reparlé que là récemment, et qui n'avait qu'une envie, c'est de leur raconter chez les jeunes, parce qu'ils se sentaient en confiance pour pouvoir leur raconter, avoir le temps pour pouvoir leur raconter dans la durée. Et nous, quand on est arrivé avec nos formelons, il y a plein de gens qui nous rionnent. C'était la mode des interviews courts, des interviews sandwiches pour ne pas citer la concurrence. C'est des trucs en une minute et demi où il faut faire rien à les gens avec une série de cinq questions qui sont à peu près toujours les mêmes. Et je comprends, ça marchait très très bien. C'était un peu le médicament générique de l'interview à l'époque, forma verticale, bâme une minute et demi, qui passait à la suivante, et tout le monde faisait à peu près ça. Nous, on est un vien avec une autre vision, en essayant de qu'il n'est pas requête-sente, des interviews du long, on n'a pas attendu les lunes pour en faire. En fait, tu prends l'inat, il y a des archives de la télé où des émissions durées, une éternité et le temps long existaient. Il fallait le remettre en scène à notre époque, avec d'autres formats et avec une qualité d'exécution, qui fait souvent la différence, parce que la différence entre une bonne et une mauvaise idée, c'est souvent la qualité d'exécution. C'est hyper intéressant d'une vraie leçon d'entrepreneurière, c'est que finalement, vous étiez avant-gardiste, anti-conformiste, et avec une vraie créativité autour et un concept innovant, malgré le fait que tout le monde pouvait en rire ou pas peu importe tous certains acteurs, vous aviez une conviction, vous y êtes allé et ça a fonctionné. Et tout à l'heure, je te posais cette question sur les anonymes qui viennent raconter leur histoire personnelle qui intéresse réellement, tout simplement pour motiver les entrepreneurs qui, peut-être nous écoutent, nous regardons pas encore créer du contenu. Le nombre d'entrepreneurs qui ne se pas créer du contenu, pensant qu'ils ne sont pas intéressants, pensant que c'est pas fait pour eux, pensant qu'il faut absolument être hyper charismatique pour pouvoir créer du contenu alors que c'est un levier énorme pour développer son business. Il y en a beaucoup trop, qu'est-ce que tu leur dirais pour. Qu'est-ce que tu risques? En vrai, qu'est-ce que tu risques? Si ta choisie d'être entrepreneur, c'est déjà que tu as accepté de vivre avec une dose d'incertitude et de risque dans ta vie. Si ça n'a pas compris ça, c'est qu'il y a une erreur de casting. Entreprendre, c'est accepter de vivre dans un environnement, mouvant un certain avec une part de risque relative et s'éclaté à traverser tout ça. Donc, si t'os pas à faire du contenu, qu'est-ce qui se passe? T'es pas sûr de ton expertise? Est-ce que ce que tu dis est suffisamment intéressant, pas assez intéressante, t'as peut-être un peu peur de. Est-ce que t'as assez bossé? Est-ce que t'as des choses intéressantes à dire, etc. Même si ce que tu dis n'est pas absolument fabuleux, captivant, etc. Tu peux au moins le vulgariser, l'organiser, le rendre accessible, le rendre compréhensible, etc. Donc, il y a une voix aussi pour les gens qui ne sont pas ultra experts. Mais si t'as un doute là-dessus, boss et fait le morceau par morceau. T'as besoin d'être expert, d'un sujet entier et de l'avoir pensé pendant 15 ans, avant de pouvoir prendre la parole. Partage, petit à petit, ce que tu apprends avec les autres. Ils te reconnaîtront au moins la valeur d'essayer, la valeur de le faire avec conviction. Et les critiques seront moins intéribles que ce que tu imagines en vrai de vrai. Merci, Manuel, pour tout ce que t'as partagé. Jusqu'ici, j'ai une dernière question à te poser que je pose à chacun de mes invités. Mais avant ça, si vous avez eu autant de plaisir à nous écouter que je l'en ai eu à animer cet épisode, faites le nous savoir comme à chaque fois. Commenter cette vidéo, partagez-la et si vous nous écoutez au format audio, alors mettez 5 étoiles sur votre plateforme de streaming préférée. Manuel, j'ai une dernière question à te poser. Est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence pour toi, que ce soit professionnellement, comme personnellement, que tu n'as pas partagé encore dans cette vidéo, que peut-être tu n'as jamais partagé dans aucune interview. Je sais que t'en fais peu des interviews, donc ça fait super plaisir de t'avoir réussi avec nous. Ça peut être une anecdote, une simple phrase, une situation, une frustration, quelque chose de positif, moins positif, peu importe. Tu as carte blanche pour le mot de la fin. Si on n'a pas tous un peu honte des contenus qu'on a fait, il y a 2, 3, 4, 5 ans, c'est qu'on les a passé assez vite, ou on n'a pas essayé assez fort. Évidemment qu'il faut avoir honte de ces contenus, les créateurs aux contenus te le disent eux-mêmes. Ils disent que quand tu remontes dans mes vidéos du début, évidemment que ça n'a plus rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui, mais d'ailleurs, pour la plupart d'entre eux, les cache pas, ils les laissent en ligne. Parce que c'est un bon marqueur de progression. Tu veux aller voir les premières vidéos de Squeezie, de Romain L'Anerie quand il avait 14 ans, etc. Évidemment que tu vas rigoler, mais alors le gars a en essayant et en s'améliorant tous les jours un peu plus, il est devenu ce qu'il est aujourd'hui. Donc vas-y, commence dès maintenant. Plus tu commences tard, moins tu vas progresser vite. Merci Manuel, avec plaisir. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Opportunité de performance pour les acteurs prêts à agir et à se former dans le paysage numérique actuel.
Transformation nécessaire des créateurs de contenu en entrepreneurs autonomes pour une pérennité et un impact accrus.
Récit entrepreneurial de la création d'I-Machina, illustrant l'importance du timing, d'une organisation décentralisée et de la croissance externe par acquisitions.
Vision de l'avenir des médias et de l'influence, où les prochains géants émergeront de plateformes comme YouTube.
Summary:
L'intervention souligne d'abord l'existence d'un "puits de performance" dans le marché numérique, offrant une opportunité majeure pour ceux qui passent à l'action. Elle insiste sur la nécessité de transformer les créateurs de contenu en véritables entrepreneurs pour assurer leur indépendance et leur durabilité, critiquant les créateurs qui agissent par obligation plus que par passion.
Le cœur du texte est le témoignage entrepreneurial de Manuel Diaz, fondateur d'I-Machina. Il explique sa conviction précoce dans le potentiel disruptif d'Internet, menant à la création de sa première agence en 1997. Il décrit la croissance fulgurante de l'entreprise, alimentée par un timing parfait et une offre répondant à la "ruée vers l'or" numérique. Face à cette croissance, il a opté pour une organisation très décentralisée et responsabilisante, évitant le micro-management pour favoriser l'initiative. La stratégie d'expansion internationale s'est largement appuyée sur des acquisitions (environ 17 en 10 ans), permettant une croissance plus rapide que le marché et l'intégration d'autres entrepreneurs en leur offrant un mix de cash et d'actions pour préserver leur esprit d'entreprise. Cette aventure a culminé par la vente stratégique du groupe.
Enfin, la vision présentée anticipe que les futurs grands médias naîtront sur des plateformes comme YouTube, et non dans des structures traditionnelles.
FAQs
Il a observé l'arrivée d'Internet sur les campus en Grande-Bretagne et a eu la conviction que cela changerait fondamentalement la façon dont le monde travaille, fait du commerce et interagit. C'était une intuition forte, même s'il ne l'avait pas encore totalement intellectualisée à l'époque.
Il a appris en faisant des erreurs, typiques des entrepreneurs, et en essayant de ne pas les répéter. Il considère que l'échec est la facture de l'apprentissage et qu'il faut se relever après chaque difficulté.
L'organisation était très décentralisée et plate, avec peu de comités. Les collaborateurs, proches du terrain, étaient responsabilisés et encouragés à prendre des décisions, dont ils étaient ensuite pleinement responsables.
Pour aller plus vite que le marché et maintenir sa compétitivité face aux investissements technologiques nécessaires. Les acquisitions permettaient d'ajouter des 'moteurs' à l'entreprise et d'accélérer son expansion internationale.
Elles combinaient généralement du cash et des actions pour garder la motivation entrepreneuriale des fondateurs rachetés. L'objectif était de ne pas les 'fonctionnariser' et de préserver leur mindset d'entrepreneur au sein du groupe.
Il les encourage à passer de créateurs de contenu à entrepreneurs de contenu pour gagner en autonomie et indépendance. Il voit un puits de performance disponible pour ceux qui sont prêts à passer à l'action et à se former.
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