Les centres éducatifs fermés (CEF), mis en place depuis 2007, ont été conçus comme un échelon éducatif entre l'ébergement classique et la détention des mineurs. Leur placement est jugé par le juge des enfants, sur des mesures comme le contrôle judiciaire ou la libération conditionnelle, avec pour objectif de prévenir la récidive délinquante et de favoriser l’insertion scolaire et professionnelle. Cependant, des rapports de l’inspection générale de la justice et de la Cour des comptes critiquent leur efficacité, notamment pour leur coût élevé (environ 600 euros par jour par jeune) et leur taux de fugue élevé (15 %). En novembre 2025, le ministère de la Justice annonce leur suppression, remplacée par des Unités judiciaires à priorité éducative (UJPE). Ces nouvelles structures visent à renforcer l’accompagnement éducatif, notamment en santé et dans les domaines de l’insertion, tout en supprimant la gradation entre ébergement et détention. L’interdiction des téléphones portables et l’actualisation des projets d’établissements sont également prévues. Bien que le dispositif des CEF soit progressivement remplacé, les enjeux éducatifs, les difficultés des jeunes et la nécessité d’un équilibre entre prédiction et protection restent centraux dans la politique de protection judiciaire de la jeunesse.
. Bienvenue dans les podcasts de l'ISP.
Dix questions sur les centres éducatifs fermés.
Donnais une dernière chance à ces jeunes,
une dernière chance avant le passage derrière les barreaux.
C'est par ces expressions que la présentatrice du journal télévisé
Anne-Claire Koudre, introduisé en mai 2025 la présentation
d'un reportage sur les centres éducatifs fermés.
Les centres éducatifs fermés, abrégés en CEF,
sont depuis 20 ans l'un des outils de la justice pénale des mineurs.
Ces lieux d'ébergement contraint, accueille des mineurs,
garçons ou mixtes, âgés de 13 à 18 ans,
suite aux placements imposés par ordonnance d'un magistrat.
Promesse de campagne électorale de Jacques Chirac avant sa réélection présidentielle de 2002.
Les premiers CEF sortent de terre en 2007.
L'objectif initial de ce dispositif était de créer
un échelon supplémentaire entre le foyer d'ébergement classique,
appelé unité éducative d'ébergement collectif et la détention des mineurs.
Actuellement, la France est dotée de 38 CEF,
dont trois en outre-mer, 19 ans secteurs publics,
et autant dans le secteur associatif habileté.
20 garçons et 17 mixtes plus une fille.
600 à 700 jeunes sont placés tous les ans,
pour 80 000 mineurs suivis sur le plan pénal.
Pourtant, le 26 novembre 2025,
le garde d'essau annonce la fermeture des centres éducatifs fermés,
en expliquant qu'ils n'ont pas démontré leur efficacité,
depuis leur création et en les qualifiant de niéducatifs ni fermés,
et décision prise sur la base de divers rapports,
dont ceux de l'inspection générale de la justice.
Alors comment fonctionne le dispositif des centres éducatifs fermés
et qu'elle avenir a-t-il au sein de la justice pénale des mineurs?
Pour répondre à ces questions, nous recevons l'orene sergent.
L'orene sergent bonjour.
Bonjour, Charlotte le Paisin.
Vous êtes directrice des services par don à la protection judiciaire de la jeunesse depuis 10 ans,
directrice au sein de plusieurs services de structuration juridique différents,
exerçant actuellement les fonctions de contrôleuse des établissements et services
au sein de la direction interrégionale,
il de France et outre maire.
Alors merci pour votre présence, l'orene sergent.
Et donc aujourd'hui, est-ce que vous pouvez nous dire
qu'elle est le cadre légal pour placer un mineur en centre éducatif fermé?
Alors effectivement, avant de pouvoir répondre à cette question du cadre légal actuel,
vous voulez vous remercier pour votre accueil à vous et puis au sein de l'ISP.
Alors débutons tout de suite justement avec votre question sur ce cadre légal actuel
qui permet de placer un mineur en centre éducatif fermé.
Le mineur qui a donc commis une infraction ou qui est susceptible d'en avoir commis une
et déféré devant le juge des enfants ou à moyen terme se présente devant la juridiction
suite à une convocation par officier de police judiciaire.
Un éducateur rencontre le jeune et sa famille au tribunal
et il effectue une première photographie de la situation
qu'on va appeler le RRS, qui est donc le recueil de renseignement sociéducatif.
À ce titre, et selon les réquisitions du procureur,
un placement en CVF peut par exemple être demandé.
Le placement pure en CVF est impossible.
Il doit avoir comme support une mesure judiciaire prononcé par le juge des enfants.
Quatre types de mesures peuvent être prononcées pour cette orientation en CVF.
Ça peut être un contrôle judiciaire, un surci probatoire,
un placement extérieur ou encore une libération conditionnelle.
De tous ces aménagements de peine, certains sont dit sous écrou et d'autres noms.
Pour le mineur qui est placé sous écrou et dispose donc d'un numéro d'écrou
auprès d'un établissement pénétentiaire et cela pour conséquence
que si le fugue du centre éducatif fermait donc de son lieu de placement,
il sera considéré comme en situation d'évasion et risque de fait
l'incarceration ou la réincarceration si la déjà été incarcérée.
C'est différente mesure bien que relevant d'un régime coercitif,
démontre une fois de plus l'importance du volet éducatif.
Le juge des enfants sous sa casquette de juge d'application des peine pour le mineur
va donc disposer de plusieurs leviers.
Que sont les obligations auxquelles il va soumettre le jeune?
Par exemple un couvre-feu, une interdiction de paraître,
une interdiction montrer en contact avec des cootteurs ou encore des victimes.
Afin de lui faire comprendre la gravité de l'acte commie
ou susceptible d'avoir été connu.
Cela posé en moins certaines contraintes comme l'interdiction de paraître
dans une zone si le jeune est scolarisé,
d'où l'importance au site du travail partenariat
afin de ne pas priver le jeune de moyens de réinsertion
et tout en produisant les victimes et la société bien sûr.
Le cadre classique d'un placement en CEF est celui de 6 mois renouvelables une fois,
mais ce délai peut être raccourci par le magistrat par exemple 3, 4 ou 5 mois
en fonction des différentes évolutions du jeune aussi de l'évolution de sa situation pénale.
Le CEF a une capacité d'accueil en général de 12 places
pour une tranche d'âge qui peut être souvent de 13, 16 ans
ou de 15, 18 ans puisque on sait que c'est parfois compliqué
de mélanger des publics adolescents entre 13 et 18 ans.
Merci Lorraine Sergent donc pour ces précisions sur le cadre légal.
Et donc finalement, est-ce que vous pouvez nous dire
quels sont les objectifs de ce placement en CEF?
Alors si on reprend d'un point de vue très légaliste,
c'est à dire l'article L113 du code de justice pénale des mineurs
prévoit que le jeune fasse l'objet des mesures de surveillance et de contrôle
permettant d'assurer un suivi éducatif et pédagogique renforcé
et adapté à sa personnalité.
Donc l'objectif premier, c'est la prévention de la réhiterration d'un comportement délinquant.
Donc on cherche à protéger à la fois le jeune le mineur évidemment les victimes
mais aussi la société.
L'objectif est donc d'accueillir d'évaluer la situation du mineur
aussi bien dans le collectif du jeune mais aussi en individuel.
De lui fixer des objectifs atteignables réévaluer régulièrement.
On se doute bien que six mois dans la vie d'un adolescence
ça peut paraître long et à la fois très court dans son projet
et de préparer sa fin de prise en charge en évitant au maximum les insécurités
que pourraient générer de nouvelles ruptures de parcours.
Alors une fois la décision de placement prise que l'on comprenne bien
comment se déroule l'arrivée du jeune dans le CVF?
Alors c'est une grande rupture pour un adolescent
d'être placé, déplacé, replacé parfois.
On peut avoir des adolescents qui vont être assez dans la rébellion
dans l'opposition de ce placement-là ou au contraire qui vont être très appurés
et qui vont au contraire avoir assez peur justement de cette mesure
de l'éloignement de sortir de son coco familial ou de sa sphère habituelle.
Très concrètement le jeune il est donc accompagné par un éducateur
soit celui qui leur rencontre au tribunal, soit son éducateur de milieux ouvert
si il en existe déjà.
La place de représentant l'égo, alors les parents n'est pas que,
est très importante et ils sont rapidement conviés aussi
et informés si possible du placement selon les conditions qu'ils le permettent.
Les responsables hiérarchiques de la structure reçoivent le jeune
pour lui présenter le cadre du placement.
Un inventaire est fait de ses affaires, il est accompagné en chambre
par l'éducateur de service, puis il fait connaissance des professionnels,
des locaux et des autres jeunes placés.
Tout ça dépend bien évidemment du moment auquel il arrive.
Si il arrive en pleine nuit, on va écouter les présentations bien évidemment
et si c'est en semaine dans un moment un peu plus opportun,
on va pouvoir prendre un peu plus son temps pour ses présentations.
L'objectif étant principalement bien évidemment
que le jeune puisse être à l'aise dès les premiers instants de ce placement.
Ensuite, une période d'observation de quelques jours à un mois environ
et mise en place avec une vigilance sur l'adaptation du jeune
à ce nouvel environnement.
Les professionnels s'assurent comme on le disait qu'ils se sentent à l'aise,
qu'ils s'intègrent correctement au groupe et qu'ils trouvent sa place.
Toujours en maintenant le lien avec ses ressources à l'extérieur,
notamment les représentants l'égo,
mais aussi un établissement de formation, l'établissement scolaire
et puis le contact bien évidemment avec ses amis.
Son éducateur de milieu ouvert lui rendra visite plusieurs fois
au cours de ce placement et il est évidemment constamment informé
de l'évolution du mineur, mais tout ceci est encadré par des documents obligatoires.
Et bien justement, l'orene sergent,
est-ce que vous pouvez nous parler de ces documents obligatoires?
Alors lorsqu'un jeune est admis en CIF,
les responsables de son accueil,
que ce soit les cadres de la structure
où l'éducateur responsable de son arrivée,
c'est sûr avant toute chose de disposer de l'ordonnance de placement provisoire
du magistrat prescripteur.
C'est la pièce judiciaire qui comporte l'identité du jeune,
le lieu auquel il est confié,
et les dates d'accueil bien évidemment
qu'on ne peut pas accueillir un jeune sans cette pièce.
Outre cet ordonnance,
le professionnel récupère classiquement une pièce d'identité.
Et puis les jours suivants,
ils sont importants de constituer un dossier
qui ressemble l'édonné, notamment sur la santé du jeune,
les autorisations parentales, par exemple sur les soins deurgence,
les traitements médicaux si besoin,
et puis l'aspect d'insertion, scolaire et professionnel
qui est questionné avec par exemple les derniers diplômes
et où les bulletins scolaires.
La loi 2002, rénovant l'action sociale et médicaux sociale,
elle prévoit par ailleurs l'obligation de réaliser ce qu'on appelle un déépessé,
qui est donc le document individuel de prise en charge du jeune,
du jeune qui regroupe les axes de travail autour de ce.
son accueil, ainsi qu'un PCPC, un protocole conjoint de prise en charge, entre les partenaires
intervenants pour savoir cette fois-ci qui fait quoi.
Donc le DIPC, on se concentre sur le jeûne pour connaître les grands axes de sa prise
en charge, et le PCPC, c'est la répartition des missions entre les différents professionnels.
Donc on se répartit ces différents axes éducatifs, concrètement, le CIF, par exemple, peut
s'occuper de son accompagnement à l'autonomie, à la santé lienne, tandis que
le milieu ouvert se concentrera un peu plus sur le lien avec les établissements scolaires.
Ça évite de faire des doublons, ça permet une répartition des tâches et ça permet
de travailler en meilleures cohérences.
Lors des temps de synthèse entre les partenaires, ces documents sont autant doutis pour
veiller à l'organisation de la prise en charge et la progression du jeûne.
Pour s'assurer que tout le monde soit bien dans les clous de ce qu'il y a à faire autour
de cette prise en charge, et évidemment il s'adapte autant que de besoin à la situation.
Et puis un document qui est aussi souvent oublié dans la prise en charge et qui sert
pourtant d'outil clé dans la participation des usagers, c'est le questionnaire de
fin de prise en charge qui sert douti d'analyse de la qualité de sa vie fournie dans un cadre
au contraint.
Effectivement, comme on l'a dit tout à l'heure, le mineur est placé dans un cadre
au contraint, c'est un magistrat qui l'a décidé et c'est pas du tout sur une base volontaire.
Donc un questionnaire de fin de prise en charge qui reprend l'accueil, le fait de pouvoir
avoir eu des locaux, un accueil correct, une prise en charge correct autour de l'alimentation,
pour des activités proposées, ça rend primo au le mineur acteur de son parcours, ça favorise
ensuite son adhésion à la mesure prononcée et puis ça permet aux différents services,
là en l'occurrence l'ECF, de pouvoir s'assurer que l'offre de service corresponde dans
le cadre légal que l'on a à l'offre qui puisse être la plus à même et la plus adaptée
au besoin des jeunes.
Alors merci pour ces précisions sur effectivement ces documents obligatoires.
Alors une fois l'accueil réalisé, un que se passe-t-il du côté du suivi, comment
se déroule le contenu de la prise en charge finalement?
Alors quel que soit la durée de prise en charge du jeune, le CGPM, donc le Code de justice
pénale des mineurs, prévoit que les activités culturelles et socioculturelles soient
organisées afin de développer les moyens d'expression, les connaissances et les aptitudes
des mineurs.
Concretement, la priorité elle est donnée bien évidemment à l'insertion scolaire et à
la formation professionnelle, bien que celle-ci se harte à la question de la distance
biographie qu'on l'a vu tout à l'heure, entre le lieu de placement parfois éloigné
et le lieu de vie du mineur vers lequel il pourrait être amené à retourner à terme.
Le jeune se voit remettre un emploi jute en individuel hebdomadaire rythmet par du sport
de la formation, des sortes culturelles, de la citoyenneté, des obligations légales aussi,
comme des tendots d'audience, des rendez-vous médicaux par exemple, et puis pour ceux qui
sont autorisés par le magistrat, des retours en famille, ça peut être par exemple sur
des temps de week-end, des temps d'anniversaire ou des temps de vacances.
Ensuite, on a des partenariats et des conventions alors que son national au local, qui peuvent
être développés.
Ça permettra aux jeunes comme on l'a dit, de pouvoir s'ouvrir à de nouvelles activités,
par exemple des activités sportives locales, des activités d'autres montagnes, de sport
aquatique, etc.
Mais aussi des partenariats citoyens avec des musées nationaux, comme Celka avec le musée
de l'homme, le musée du cabran, l'île, le paletto, etc., où chacune de ces sorties,
qu'elle soit donc individuelle ou collective, vise à observer le jeune, ses connaissances,
ses réactions et ses appétances dans un projet pédagogique construit pour lui.
A cela, ça joue des séjours de rupture qu'il soit là encore individuel ou collectif,
à l'autre bout de la France dans un jitte ou à quelques communes de distance.
Déplacer le jeune de son environnement habituel, ça permet de le sortir d'un climat
qui peut parfois représenter des tensions, ou favoriser le dialogue avec un éducateur
référent, on sort des sentiments sort de l'habituel et donc de cette sortie de zone
de confort, on va voir comment le jeune va pouvoir réagir.
Il est important de ne pas se limiter à des visions étriquées du public accueillis, souvent
on dit que ce n'est pas parce que ce sont des jeunes adolescents, souvent des garçons,
le cliché du milieu des favorisées, qu'il faut les limiter, alors proposer des activités
sur des activités de rap, de culture de milieu populaire, c'est au contraire justement
les ouvrons à des mondes inconnues et en les sortant de leur zone d'habitude que les
plus belles rencontrent ce fond et eux-mêmes en centré de mendeurs effrayants, de pouvoir
rencontrer d'autres profils, d'autres publics, que eux ont pas forcément l'habitude
de rencontrer.
Moi j'ai souvent mes moeurs des ateliers que j'ai pu voir où des jeunes ont pu faire,
je sais pas, de la calligraphie, du déboisement, de certaines zones arborent bien loin de
chez eux en lien avec l'office national des forêts ou encore des ateliers de danses classiques
où les jeunes se sont montrés justement attentifs curieux et même marqués où ils
ont parlé encore des semaines plus tard parce que ce n'est pas forcément leur milieu
habituel et ce vers quoi ils ont été tournés depuis leur plus tendre en France.
Évidemment, comme on l'a dit, les responsables de l'égonne doivent pas être oubliés.
A ce titre, ils sont informés des bons ou des mauvais comportements des enfants de façon
régulière par téléphone, c'est le premier point, et puis peuvent aussi se mettre en place
des restitutions par le biais de dispositifs, de diapositifs, de journaux photos ou encore
par exemple un tendre cohésion autour d'un goûté entre les jeunes et leur représentant
l'égot par exemple auxquels participent les professionnels.
Merci, Lorraine Sergent, pour toutes ces précisions, effectivement il s'agit d'une prise
en charge que l'on peut remarquer comme étant très encadré avec de multiples activités.
C'est effectivement très riche.
Vous l'avez déjà un petit peu dit, mais est-ce que vous pouvez nous préciser exactement
qui gravite autour de ces jeunes, les professionnels qui concours à la prise en charge
du mineur en CEOF?
Il y a de nombreux professionnels qui concours à la prise en charge du jeune, et on retrouve
différents corps de métier.
On l'a dit sur la composition des activités qui existent, un placement en centre-éducatif
fermé, c'est quand même pas un centre aéré, on n'oublie pas qu'il y a des obligations
légales à respecter et qu'il y a un passage à l'acte, un rapport à la loi qui est
travaillé en lien entre les éducateurs du centre-éducatif fermé et puis l'équipe
plus redisciplinaire, plus largement et puis évidemment les professionnels de milieu
ouvert.
Donc si on revient justement sur les différents corps de métier qui sont représentés
au sein d'un centre-éducatif fermé, on y retrouve, j'ai envie de vous dire classiquement,
les cadres, donc l'équipe de direction qui est souvent composée du ou de la directeur
directrice et du responsable d'unité, assisté évidemment par un secret arrière.
A ces cadres, et ces fonctions très administratives, on retrouve une équipe mixte
d'éducateurs qui travaillent souvent selon un roulement hebdomadaire, où c'est souvent
deux éducateurs qui sont globalement présents à tout moment du jour et de la nuit,
puisqu'il y a un principe de continuité du service public pour ces jeunes qui sont accueillis
à 24, 7 jours sur 7.
On retrouve aussi des cuisiniers, un ou une psychologue, un ou une maîtresse de maison et
puis un professeur des écoles qui peut par exemple être détaché de l'éducation nationale
et tout ce concours de la même manière à la prise en charge de ces jeunes, ça permet
de pouvoir diversifier le regard sur leur prise en charge et d'avoir d'autres professionnels
pour pouvoir avoir un regard sur leur situation et puis aussi des niveaux d'échange avec
ces adolescents.
Et puis à ces professionnels, ça ajoute les intervenants extérieurs dans les domaines
variés, on la dit, le sport, la culture, la santé, l'insertion, mais aussi les éducateurs
de milieu ouvert et puis les partenaires.
Vous nous parlez d'une arrivée en cadret et on l'a vu, une prise en charge très, très
organisée, très riche de nombreux professionnels qui gravit autour de ces jeunes.
Finalement, de quelle manière le centre éducatif fermé s'inscrit dans le cadre de la politique
publique, de la protection de l'enfance?
Le centre éducatif fermé, c'est l'un des dispositifs de la protection judiciaire
de la jeunesse.
On l'a dit tout à l'heure.
La protection judiciaire de la jeunesse, elle appartient à la politique publique de protection
de l'enfance.
Donc, à ce titre, le principal point à retenir, c'est que évidemment, avant d'être
un enfant, dès l'inquant hauteur d'un acte ou susceptible d'avoir combien un acte,
le mineur ça reste un enfant qui est donc victime parfois d'une situation dans son environnement
de départ.
La PGG, elle a donc pour mission de mettre en oeuvre une réponse répressif, tout en y
apportant de l'éducatif, en vue de sa réinsertion vers le droit commun, l'objectif étant de
lui faire perdre le plus efficacement possible mais aussi le plus rapide possible, cette casquette
de ministère de la justice.
À ce titre, les enfants placés à la PGG ont des devoirs mais aussi des droits qui figurent
entre autres dans la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989 et dans un cadre
européen et national, protégeant ses besoins vitaux, son intégrité et son droit au
respect, par exemple, notamment de la vie familiale.
Par ailleurs, l'enfant comme usagé du service public, il dispose d'espace de parole
pour exprimer toutes demandes, difficultés ou faire part de manquement de la part du service
public des professionnels qui l'entournt ou d'un mécontentement qui l'aurait pu lui connaître.
Alors, que se passe-t-il en cas de non-respect des obligations du placement qu'elles sont finalement
les alternatives?
Alors effectivement, c'est pas une fois qu'on a placé le mineur dans un lieu de placement
notamment à centrait du gatif fermé, qu'il va arrêter tout passage à l'acte
de l'enquant, on s'habite.
que la désistance n'est jamais un long chemin se met d'ambuche, on le sait.
Et donc le code de justice pénale des mineurs est prévoit que la violation des obligations
peut entraîner la révocation du placement, et donc notamment le placement en détention
provisoire, ou alors l'emprisonnement du mineur.
Concretement, chaque centre éducatif fermé est plus largement chaclue de placement,
dispose d'un règlement intérieur, qui prévoit le fonctionnement de la structure, comme
c'est le cas dans n'importe quel établissement recevant du public.
En cas de manquement par un ou des jeunes, une gradation de sanctions est prévue, donc
elle va souvent de l'entretien avec l'éducateur de service, il va être repris le jeune
sur un comportement déviant, je sais pas, il a jeté des couverts par terre, il a mal
parler à quelqu'un, le recadrage ensuite par la direction, et donc dans les cas les
plus importants, dans un peu aller jusqu'à la demande d'une audience auprès du magistrat
prescripteur, qui peut aller jusqu'à la demande de ne m'inlever du placement, si vraiment
aucun cadre n'est respecté, que le jeune se met en danger, qu'il met en danger les
autres jeunes du collectif, les locaux et bien évidemment les professionnels.
Si on rentre un peu plus concrètement dans ces exemples-là de non respect les obligations
du placement, les consommations de produits licites, les attitudes irrespectueuses ou les
propos déplacés sont globalement repris en interne, les fugues ou les violences par exemple
font l'objet de la rédaction d'une fiche incite en signalé, qui sera remonté hierarchiquement,
en plus d'un rapport transmis au magistrat et l'information aux forces de l'ordre, par
exemple si un mineur fugue.
L'information aux parents représentant l'égo et au milieu ouvert complète cette réponse,
l'objectif premier demeurent l'aspect graduel et surtout éducatif de la réponse prévue
puisqu'il faut toujours pouvoir penser à l'appréh placement et cet acte n'est pas forcément
un acte isolé, il s'inscrit dans un continuum d'acte du mineur de réaction, donc le principal
étant de pouvoir comprendre et d'analyser la situation, qu'est-ce qu'il a poussé à ne
pas respecter ses obligations, principalement l'objectif éducatif et pédagogique étant de
pouvoir comprendre ce qu'il a poussé à ne pas respecter ses obligations et ensuite
pouvoir avoir une réponse de plus en plus importante si la situation nécessitait.
Très bien, merci Lorraine Sergent, alors vous nous parlez de ce qui existe finalement
depuis 20 ans, mais le ministre de la Justice a annoncé la suppression des centres éducatifs
fermés.
On a dit en introduction de ce podcast, faisant le constat de son échec finalement,
ce sont les raisons et quelles sont les nouvelles orientations.
Alors justement, c'est vrai qu'avec tout le descriptif que j'ai pu vous en faire, on
pourrait se dire que le centre éducatif fermé est l'une des réponses les plus adaptées
à cette jeunesse délinquante, mais le ministre de la Justice, comme vous l'avez dit,
a annoncé la suppression de ces centres éducatifs fermés.
Alors on ne va pas les raser des demain, bien au contraire, c'est le fait de pouvoir
adapter cette politique à l'évolution de la délinquance des mineurs depuis 20 ans qui
a bien évolué.
Vous l'avez dit, plusieurs rapports ont épinglé le fonctionnement des centres éducatifs
fermés ces dernières années, et puis vous trouverez en ligne facilement des rapports
de la cour des comptes, notamment sur le poif financier de ce fonctionnement.
Je pourrais vous laisser quelques secondes pour deviner le prix par jour par jeune du
fonctionnement en CIF, je ne vous fais pas attendre plus longtemps, on est environ à 600
euros de coups de fonctionnement totale par jour et par jeune, alors évidemment ces 600
euros là ne vont pas que dans leur argent de poche et dans la nourriture, c'est un frein
de fonctionnement global, mais effectivement beaucoup d'attentes face à ce poif financier
et la cour des comptes a donc démontré un delta quand même avec la plus value apportée
de ces centres éducatifs fermés.
Le manque de contenances notamment sur le nombre de fugues, alors pareil on peut se
dire que le taux de fugue doit être très faible, les chiffres montrent qu'il y a un taux
à peu près autour de 15% de fugues dans les centres éducatifs fermés, ce qui correspond
en fait à des foyers classiques, vous en parlez tout à l'heure, les unités éducatifs
des bargements collectifs, et puis les manquements de ces jeunes placés dans ces structures
pourtant dites fermés, donc les centres éducatifs fermés, tout comme les foyers classiques
vont donc être transformés, en ce qu'on a appelé des unités judiciaires à priorité
éducatifs des jugies PE, qu'est ce que ces jugies PE vont apporter de nouveaux, notamment
des thématisations pourront être proposées par structures, par exemple l'axe santé,
l'axe culture dont on parlez tout à l'heure, ou la médiation animale, c'est qu'un exemple
est parmi d'autres, ces nouvelles unités, elles auront vocation à renforcer, l'accompagnement
éducatif, en augmentant notamment le volume horaire des diales insertions et un suivi renforcé
sur les problématiques sanitaires et addictives notamment, ces jugies PE favoriseraient
les diversités d'accueil possible et évolutifs pour mieux correspondre aux besoins
du mineur, cette transformation pose tout de même de nombreuses enjeux, notamment autour
du risque d'incarceration par les magistrats pour les jeunes faisant l'objet d'un contrôle
judiciaire.
Sur des aspects procès d'euros, à viser éducatifs, la gradation des régimes d'ébergement
n'existera plus, on pourra plus dire à un jeune placé en UHC, si tu continues attention
à toi, il y aura une placement CEF qui peut être prononcée et puis après tu risques
de l'incarceration.
Cette gradation là dans la tête des mineurs et évidemment des professionnels n'existera
plus.
On va donc revoir l'approcher d'eucatifs sur l'intérêt du placement et les risques
encourus pour le jeune.
Sur des aspects un peu plus concrets, il a été annoncé la fin de l'utilisation des
téléphones portables, ne semble que ceci ne mesure qui a été prononcée pour les établissements
scolaires par le gouvernement, cette mesure elle existera pour les jeunes mais aussi
pour les professionnels en service et donc si l'on correlle cette nouvelle mesure
à celle de l'interdiction des fouilles dans les établissements de placement, il sera nécessaire
de pouvoir se positionner sur les règles à mettre en oeuvre, comment on pouvoir mettre
un régime en place sur des règles que l'on fixe si elles ne sont pas respectées
bien évidemment.
Ça conduira nécessairement à l'actualisation de l'ensemble des projets d'établissements
en cours pour ces nouveaux UGPE.
Des travaux d'emploi aussi dans les bâtiments devront aussi se mettre en place avec une
nécessaire priorisation sur les dotations budgétaires ministériels.
Et puis en outre des moyens supplémentaires ont d'ores et déjà été annoncées sur des
postes d'éducateurs d'infirmiers, de professeurs, des écoles pour cette réforme qui rentra
en application.
Alors ça nous permet de faire le lien avec l'introduction, en septembre 2026 pour les centres
éducatifs fermés, mais aussi, comme on l'a dit, les yeux, les yeux achetés en secteur publics,
et durant l'année 2027, pour le secteur associatif, abilité, on garde quand même en tête
malgré ces nouvelles réformes d'un évidemment gouvernemental et ministériel, que les jeunes
la typologie de délinquance qui pourraient exister le profil des jeunes restera avec, on
se doute, les mêmes priorités éducatives, les mêmes difficultés aussi en compte.
Et les mêmes nécessités de protection de ces jeunes, en trouvant un équilibre toujours
entre la nécessité de faire beaucoup les éducatifs, mais toujours dans un cadre coercitif
fait répressif.
Et bien merci Lorraine Sergent pour ses éléments d'actualité autour de la suppression des
centres éducatifs fermés, c'est une fin, vous l'avez dit progressive qui est annoncée,
il sera donc intéressant, mais surtout important de percevoir comment l'administration
de la protection judiciaire de la jeunesse organisse cette transition et comment les jeunes
mineurs seront pris en charge en l'absence de ce dispositif de placement.
Lorraine Sergent, un grand merci et à bientôt, je vous espère, avec grand plaisir.
Chers auditeurs, vous l'avez effectivement sûrement remarqué, j'ai pris la place de
Jacob Béréby pour l'enregistrement de ce podcast, mais ceci n'est que ponctuel.
Vous pouvez nous retrouver sur les réseaux pour plus de podcasts, si vous le souhaitez,
et nous vous remercions pour votre écoute.
À très bientôt et merci pour votre écoute.
Merci à tous.
Podcast Summary
Key Points:
Les centres éducatifs fermés (CEF) ont été créés depuis 2007 comme un échelon entre l'ébergement classique et la détention des mineurs, en réponse à une promesse électorale de Jacques Chirac.
Le placement en CEF est légalement conditionné à une décision judiciaire du juge des enfants, sous forme de contrôle judiciaire, de surcroît probatoire ou de libération conditionnelle.
L’objectif principal est la prévention de la récidive délinquante, en accompagnant le jeune dans un cadre éducatif, en mettant en place des objectifs individuels et en favorisant l’insertion scolaire et professionnelle.
Le jeune est accompagné par un éducateur, ses parents et des professionnels, et un dossier complet (ordonnance, DIPC, PCPC, questionnaire de fin de prise en charge) est mis en place pour assurer une prise en charge structurée.
Les CEF sont critiqués pour leur coût élevé (environ 600 euros par jour par jeune) et leur inefficacité, notamment en matière de taux de fugue (15 %), selon des rapports de l’inspection générale de la justice.
La suppression des CEF est annoncée en 2025, remplacée par des Unités judiciaires à priorité éducative (UJPE) avec un accent accru sur l’éducation, la santé et l’insertion.
Ces nouvelles structures suppriment la gradation entre ébergement et détention, et interdisent l’utilisation des téléphones portables dans les établissements.
Des investissements supplémentaires sont prévus dans les effectifs professionnels (éducateurs, infirmiers, professeurs) pour garantir une transition éducative et humaine en milieu de protection judiciaire.
Summary:
Les centres éducatifs fermés (CEF), mis en place depuis 2007, ont été conçus comme un échelon éducatif entre l'ébergement classique et la détention des mineurs. Leur placement est jugé par le juge des enfants, sur des mesures comme le contrôle judiciaire ou la libération conditionnelle, avec pour objectif de prévenir la récidive délinquante et de favoriser l’insertion scolaire et professionnelle. Cependant, des rapports de l’inspection générale de la justice et de la Cour des comptes critiquent leur efficacité, notamment pour leur coût élevé (environ 600 euros par jour par jeune) et leur taux de fugue élevé (15 %).
En novembre 2025, le ministère de la Justice annonce leur suppression, remplacée par des Unités judiciaires à priorité éducative (UJPE). Ces nouvelles structures visent à renforcer l’accompagnement éducatif, notamment en santé et dans les domaines de l’insertion, tout en supprimant la gradation entre ébergement et détention. L’interdiction des téléphones portables et l’actualisation des projets d’établissements sont également prévues.
Bien que le dispositif des CEF soit progressivement remplacé, les enjeux éducatifs, les difficultés des jeunes et la nécessité d’un équilibre entre prédiction et protection restent centraux dans la politique de protection judiciaire de la jeunesse.
FAQs
Un mineur peut être placé en centre éducatif fermé après une convocation devant le juge des enfants, suivie d’un recueil de renseignements sociéducatifs (RRS). Le placement nécessite une mesure judiciaire prononcée par le juge, comme un contrôle judiciaire, un surcroît probatoire, un placement extérieur ou une libération conditionnelle.
L’objectif est de prévenir la récidive du comportement délinquant, de suivre et d’évaluer la situation du jeune, de lui fixer des objectifs atteignables et de préparer sa réinsertion dans la société tout en respectant ses droits et son équilibre éducatif.
Le jeune est accompagné par un éducateur, informé et reçu par les responsables de la structure. Il effectue un inventaire de ses affaires, fait connaissance des professionnels et des autres jeunes, et passe une période d’observation pour s’adapter à l’environnement.
Les documents obligatoires incluent l’ordonnance de placement provisoire, une pièce d’identité, un dossier de santé, des autorisations parentales, des bulletins scolaires, un dépêché (DIPC) et un protocole conjoint de prise en charge (PCPC).
Les activités incluent l’insertion scolaire, la formation professionnelle, des activités culturelles, du sport, de la citoyenneté, des rendez-vous médicaux et des retours en famille. Elles visent à développer les compétences et à favoriser l’insertion sociale.
Les professionnels impliqués incluent des cadres, des éducateurs, des psychologues, des cuisiniers, des enseignants, ainsi que des éducateurs de milieu ouvert et des partenaires extérieurs dans les domaines de la santé, du sport ou de la culture.
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