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Léa Billen : "On a encore du mal à penser écologie et question sociale"

45m 16s

Léa Billen  : "On a encore du mal à penser écologie et question sociale"

L’émission de Radio Parleur explore le lien entre écologie politique et quartiers populaires, souvent perçus comme indifférents à l’environnement. Une géographe, co-fondatrice de l’Institut Transition, présente ses recherches sur les initiatives citoyennes dans ces territoires. Elle définit d’abord l’écologie politique : née dans les années 1960, elle s’oppose à la fois au naturalisme (centré sur la nature) et au capitalisme vert (solutions technocratiques). Europe Écologie Les Verts, issu de ce courant, intègre une diversité d’approches, de la radicalité à l’action directe. Dans les quartiers populaires, les initiatives écologiques sont souvent menées par des femmes de 35 à 60 ans, mères de famille, travaillant dans les métiers du soin, et issues de milieux modestes ou de l’immigration. Leur engagement naît souvent d’une socialisation précoce et d’une réinterprétation politique de pratiques de sobriété héritées de leur enfance. Ces actions concrètes (jardins partagés, ressourceries, ateliers vélo) montrent que l’écologie n’est pas une question « post-matérielle » : elle touche à l’alimentation, la mobilité, le logement et la santé, des enjeux vitaux. La « théorie de l’indifférence » est ainsi déconstruite : les classes populaires ne sont pas les plus consommatrices ni les plus polluantes (Oxfam montre que les 10 % les plus riches émettent 25 % du CO2 en France). Leur sobriété, souvent contrainte, peut devenir un levier d’engagement écologique. L’émission conclut que cette méconnaissance a des implications concrètes sur les politiques publiques, qui négligent les dynamiques locales.

Transcription

6883 Words, 42447 Characters

French
- Le parleur, le sang de tous les luttes. - Bonjour Fatima Ossac. - Bonjour. On a un pressant que nous, on a des petits projets, tes cartiers, ses la cités, et qu'on fasse, on a des trucs magnifiques, que c'est la politique française. Souvent, c'est pour rien. - David Tufren, bonjour. - Bonjour. - J'aime bien l'expression bataille du récit, parce que ce qui se joue, c'est l'analyse de tout ça. - Bonjour, Vélanie Kagego. - Hola. - Bien coïnze, mon amaléa, il n'en fait. - Vous écoutez, un entretien de radio-parleur, le son de toutes les luttes. - Écoutez-nous sur Radio-parleur.net. - Bonjour à tous, le premier tour de la primaire de Ropécolo, Gilles Lévert aura lieu le 15 septembre. Cinq élus, on est sur la ligne de départ pour représenter le parti pendant les présidentielles. L'aurodéputé Yanik Jado, l'ancienne députée d'Alphine Bato, l'homère Eric Piole, la porte-parole Sandrine Rousseau et l'entrepreneur Jean-Marc Governatori. Ropécolo Gilles Lévert dévoile une partie de son programme qui comporte notamment des mesures très sociales et pourtant, le parti a souvent été critiqué pour son manque d'attention vis-à-vis des quartiers populaires. On a souvent dit du parti qu'il était réservé à une population citadine, déconnectée, des problèmes de précarité. Nous avons donc décidé de nous intéresser aujourd'hui aux assez famus quartiers populaires. Et pour cela, nous accueillons les habitants, les habitants bonjour. - Bonjour. - Alors, vous êtes géographes, autrices d'une tesse sur les initiatives citoyennes au sein des quartiers populaires et vous êtes également co-fondatrice de l'Institut Transition. Alors avant de commencer, on aime bien Radio-Parler débuter par une petite anecdote. Alors, est-ce que vous pourriez nous raconter un souvenir de lutte, une manifestation ou un engagement auxquels vous auriez participé? - Oui, je peux vous raconter mon engagement au centre de l'association anciella à Lyon, qui est une association écologiste dans laquelle t'es engagé quand j'étais étudiante et dans laquelle j'ai toujours un pied et que j'ai rejoint en fait pour faire mon terrain de thèse à vos enveloppes. Ce que je peux partager, c'est le souvenir d'un festival de quartiers organisé aux pieds des tours des noirettes qui est une cité, pas très loin du Maduro, à vos enveloppes. Et donc c'était un festival très, très festive, en fait, avec des standes de tous les côtés montées par des initiatives du quartier. Et d'ailleurs, les destes m'ont trait tout ce qui se faisait dans le quartier en termes d'écologie de solidarité, mais aussi d'inspirer potentiellement d'autres d'autres initiatives qui pourraient se monter, qui avaient un atelier vélo, il y avait un stand de récupération alimentaire et de repas partagé. Il y avait des standes de portouse d'initiative autour de la récupération des déchets et de la revalorisation de ces déchets? Et tout d'un coup, un trop haut de mouton est arrivé dans le quartier qui a été amené par la Bergerée Urbaine à Lyon et a déambulé, en fait, dans le quartier, faisant venir plein d'habitants qui voyaient le trop haut de mouton du haut des immeuble et plein d'enfants qui sont venus jouer avec les moutons. Donc c'était vraiment assez représentatif. Je trouve des initiatives que j'ai pu suivre pendant ces dernières années d'une écologique, qui est à la fois très politique, parce que à travers ce trop haut de mouton, par exemple, c'est toute la question du rapport manimale et des abattoirs industriels qui est posés. Et puis, en même temps, très convivial et très festive. Pour commencer cette émission, et c'est de cadrer un peu le sujet, j'aimerais qu'on essaye de définir ce qui est l'écologie politique. Donc c'est court en fait l'écologie politique. Déjà pour définir l'écologie politique, faut revenir à ce que c'est que l'écologie, que le mouvement écologique, c'est un mouvement qui dénonce et combat toutes les perturbations et la destruction des écosystèmes par les activités humaines. Donc c'est un mouvement qui est assez ancien. Et si on regarde plus précisément ce que c'est que l'écologie politique, ça permet de mettre au jour la diversité et l'éto-regénéité de ce mouvement écologique en général. L'écologie politique, on peut dater son émergence de des années 60. C'est une écologie qui considère que on ne sortira pas de la crise écologique sans sortir de l'organisation politique et sociale qui est celle de nos sociétés occidentales et capitalistes modernes. Et donc cette écologie politique, elle se forme dans les années 60 en réaction, en parallèle, de notre tradition de l'écologie du mouvement écologique et la tradition naturaliste. Auquel l'écologie politique reproche, en fait, de se centrer trop sur les questions de nature par rapport aux questions d'organisation économique et sociale. Donc en fait, l'écologie politique, elle opère un déplacement par rapport à la question de la nature pour se concentrer sur les enjeux d'organisation écologique et sociale. Au début des années 60, les écologistes vont se définir en réaction contre ce qui vont appeler les environnementalistes qui vont être davantage centrés sur les questions de protection de la nature. Donc déjà l'écologie politique, ça remet en cause cette distinction entre nature et culture. Mais après, une fois qu'on a dit ça, en fait, elle va très très vite, dès les années 70, se poser un troisième courant de l'écologie qui est celui du capitalisme verre et qui émerge assez vite. À la base, si j'ai bien compris, les environnementalistes s'entraient vraiment l'écologie sur la nature et ils déconnectaient un peu, c'est à l'humain de la nature. Il y avait deux choses et du coup, dans l'écologie politique, on reconnecte tout ça dans une forme de science globale. C'est ça? Oui, l'écologie politique va vraiment dire, en fait, on ne peut pas sortir de cette crise écologique, sans s'attaquer à l'organisation politique et sociale et économique de la société. En fait, elle va mettre au cœur de ce problème le système économique capitaliste avec ce qui génère en termes de surproduction et de destruction des ressources naturelles. - D'accord. - Et donc assez vite, en fait, l'écologie politique va se poser à un troisième courant qui est issu, en fait, d'une forme de digestion et d'instrumentalisation par le capitalisme des enjeux écologiques. Et c'est ce qu'on peut appeler le capitalisme vert qu'on connaît bien aujourd'hui. Et en fait, finalement, l'opposition initiale entre naturalisme et écologie politique, elle est un peu mise de côté par rapport à cette opposition beaucoup plus centrale entre le capitalisme vert et l'écologie politique, et d'ailleurs, en drégorce, qu'elle est l'un des panseurs de l'écologie politique en France, en fait, dès les années 70, il dit leur écologie et la notre. Et en fait, pour reposer, la notre, c'est l'écologie politique à la l'endrégorce, quoi, avec une critique très forte du système économique. Et l'alors, c'est le capitalisme vert. Alors, lui, il met davantage l'accent sur les solutions technocratiques, l'expertocratie qui est liée à la digestion de l'écologie par le capitalisme. Aujourd'hui, on pourrait mettre davantage en avant une critique qui porte plus sur l'écositoienté, sur cette idée qu'on va sortir de la crise écologique. Par des écogestes individuelles. Un groupe politique, par exemple, comme européen collégie-lévert, lui s'est formé à travers ce courant de l'écologie politique ou plus naturaliste. Non, bien sûr. Et européen collégie-lévert, il est. c'est un courant qui est plutôt issue de l'écologie politique des années 70. C'est un courant qui est né à la convergence de nombreux mouvements écologistes des années 70. C'est notamment du mouvement anti-nucléaire qui a un mouvement assez central dans les années 70, c'est qui est violemment répriménaire. Dans la continuité, il y a différents finalement courants d'écologie à l'intérieur même, par exemple, d'Europe écologie-lévert, ou d'autres secteurs. C'est quoi un peu cette diversité de courants? Qu'est-ce qu'il y a comme divers courants écologiques? Au sein de l'écologie politique même, c'est vrai qu'il y a encore une été re-généité. Donc, en fait, déjà, il y a une été re-généité au niveau du mouvement écologist en général. Et au sein de ce courant qui est l'écologie politique, qui a aussi une diversité. Je suis pas spécialiste de sujets, donc je ne pourrais pas faire une typologie très poussée. Mais simplement pour. - On a une idée. - Ouais, tout à fait, pour voir un petit peu les facteurs de divergence. On peut distinguer des organisations qui ont des horizons politiques différentes. Donc, ça, c'est le degré de radicalité qui va être mis dans la critique du capitalisme vert, justement. On peut aussi les distinguer en fonction des répertoires d'action, c'est-à-dire des modes d'action des manières que ces organisations ont d'agir. Donc, il y a des organisations qui vont privilégez le plaît doyer, l'expertise, les actions injustices. Il y a des organisations qui vont privilégez l'action directe. Là, des obéis sens civils, les actions dans violentes. Et des organisations qui sont un peu plus récentes, bien que elles prennent leur assine dans un mouvement qui est plus ancien. Mais qui vont privilégez des alternatives concrètes sur les territoires et dans les quartiers. - Cette écologie politique, à l'intérieur des quartiers populaires, elle diffère un peu justement du courant porté par Europécologie Lévert. Qui sont les figures qui portent ce mouvement dans les quartiers populaires et qui sont les organisations qui peuvent y avoir dans les quartiers populaires? - Alors, déjà, enfin, moi, ce que j'ai étudié dans les quartiers populaires, c'est quelque chose d'assez précis. J'ai étudié des initiatives écologiques citoyennes qui visent à transformer les modes de vie et transformer le cadre de vie dans les quartiers. Donc, c'est assez différent d'autres types d'actions qu'on a pu étudier par ailleurs, qui sont des luttes contre des injustices environnementales, par exemple, ou des modes de vie populaires, des pratiques individuelles du quotidien, que moi, du coup, j'ai pas étudié, ou encore, des initiatives portées par les politiques publiques autour par exemple de la mobilité ou de la rennovation énergétique. Donc, voilà, il y a une diversité de mode d'action dans les cartes peu plus laire aussi. Et moi, je me suis concentré sur un de ces modes d'action qui sont donc des initiatives très concrètes. Donc, si je vous donne quelques exemples, à vous en blingé, je suis dit par exemple des habitants qui ont mis en place un imposteur de quartier qui entretiennent et animent une rose rayure baine, un groupe mondial pour des produits écologiques, que ce soit biologal ou issu de l'agriculture ces dernières. À San Denis, j'ai étudié un vide grenier, en fait, une ressourceurie qui n'emporte pas le nom mais qui est un lieu dédié au réemploi au pied du quartier populaire. A Angé, encore, j'ai étudié un événement autour de l'agriculture et l'alimentation païsane qui a visé à promouvoir, à visibiliser des alternatives en faveur de l'accès à une alimentation païsane dans les quartiers. Donc, c'est ce type d'initiative en fait que j'ai regardé qui visent vraiment à promouvoir une transformation des modes de vie quotidien. C'est mouvement ou c'est pratique à l'intérieur des quartiers populaires. Est-ce qu'elles sont menées par des figures ou par des organisations ou est-ce que c'est vraiment des mouvements interne de la part de la population dans les quartiers populaires qui le font un peu de même. Alors, c'est des initiatives qui sont un peu au carrefour de plusieurs modes d'organisation. Les principaux acteurs se sont des habitants du quartier populaire en général, c'est des personnes qui sont arrivées dans le quartier depuis un certain temps, qui sont parfois déjà engagés dans d'autres domaines d'action, notamment beaucoup de personnes qui sont engagées dans des actions de solidarité et qui enviennent à l'écologie, par en fait leur envie de faire bouger le quartier, de transformer les modes de vie dans le quartier. Donc, le profil type de ces habitants, si on peut dire, bien qu'il y a une diversité de trajectoires sociales dans les quartiers populaires, mais si on devait adresser un pain panorama général, c'est des femmes. C'est des femmes qui ont, disons, entre 35 et 60 ans qui sont souvent mère de famille, qui ont souvent eu des métiers ancrés dans les métiers du soin. Donc, le soin à la fois, le soin de la santé, mais aussi le soin aux autres. Donc, c'est des femmes qui vont être infirmières, être soignantes, aide à domicile ou des femmes qui vont être dans l'animation sociale, dans le travail social. On voit beaucoup ce profil là. C'est enfin des femmes qui habitent depuis parfois 10 ou 20 ans dans le quartier, le plus souvent. Et enfin, c'est des femmes qui sont originaires dans un 2 000 lieu modeste, soit pour les personnes qui sont nées en France de parents, soit agriculteurs, soit ouvriers, et qui eux-mêmes vivent dans des quartiers populaires. C'est des personnes qui ont parfois grandi dans les cités de grands ensembles du début des années 70. Et puis, pour les personnes, ils suitent la première ou la seconde génération de l'immigration. C'est des personnes qui ont des origines magribines, d'Afrique subsarienne, d'Europe du Sud ou d'Europe de l'Est, et qui portent avec elles, en fait, ces territages de leur parcours migratoire. Donc, ça, c'est pour les habitants. C'est des habitants qui sont souvent engagés dans des associations de quartier. Ça peut être des associations communautaires qui sont centrés autour de l'animation, la solidarité au sein d'une communauté, il suit dans même pays départ. Ça peut être ça, ça peut être aussi des associations qui valorisent le lien social de quartier, qui organisent des faits, des actions de solidarité, sans la beaucoup vu pendant la crise sanitaire aussi. Ça peut être des personnes qui étaient plus engagées dans des associations liées à la démocratie participative locale, dont les conseils de quartier, dans les comités de quartier. Et enfin, ça peut être des personnes qui sont engagées dans des collectifs plus militants, notamment des collectifs qui se battent contre les violences policières, qui se battent contre la ségrigation et les discriminations raciales, religieuses et sociales vécues par les habitants des quartiers peuplas. Donc, on a vraiment une diversité de personnes qui s'engage dans ces initiatives. Et est-ce que c'est à travers, du coup, ces organisations, dans ces associations de quartier, où ils font déjà toutes ces actions, que ces mouvements ou ces prises de conscience écologique partent? Ouais, tout à fait. En fait, ces prises de conscience écologique, j'ai essayé de l'air tracer en entretien. Ce qui est assez une anime, c'est que souvent ça se construit dans l'enfant, en fait. Donc, enfin, je l'ai dit, c'est des personnes qui sont majoritairement et submédiaires modèstes et qui, du coup, par une socialisation dans le mouvement écologiste ou dans d'autres mouvements sociaux, on vient à porter un regard politique sur des pratiques quels avaient pendant leur enfance ou que leurs parents leur entransmit, qui sont des pratiques économiques, en fait, des modes de vie qui visent à réduire le coup de la conscience. Et en fait, ces pratiques de sobriété, on pourrait dire, elles sont réinterprétées au prisme de leur engagement pour leur donner un sens d'avantage politique. Et donc, au fur et à mesure de leur trajectoire social, c'est des personnes qui souvent vivent une trajectoire d'ascension sociale et puis ont un accident de vie et donc retombe dans la précarité. Donc, il y a un peu des parcours achés comme ça entre relative à son social, métier stable, accès à un logement social et puis un accident professionnel, une retraite qui est en fait une petite retraite, parfois une grossesse et donc un arrête de travail prolongé. Il y a différents parcours et ces des personnes qui, à ce moment-là de leur vie, vont parfois maintenir une sobriété qui n'était pas forcément choisi puisque elles étaient dans une situation de précarité, mais en fait, va le devenir parce qu'elles y voient un mode d'engagement pour la transition écologique. Il est vrai que souvent dans une croyance un peu générale et lorsqu'on écoute, par exemple, des militants, de partie écologique, un peu plus traditionnelle, on a souvent l'impression que les quartiers populaires sont des lieux où le thème de l'écologie ne porte pas. Est-ce que déjà c'est vrai? Alors, il y a une représentation qui est vraiment structurante à la fois chez les professionnels mais aussi chez les responsables associatifs et parfois chez les habitants. Ce qu'on peut appeler, une théorie de l'indifférence des classes populaires à l'écologie, c'est une théorie qui est très ancrée en fait dans le monde social aujourd'hui. L'idée c'est que l'écologie serait pas la priorité des classes populaires et qu'elle concernerait essentiellement une classe moyenne des aides qui a dépassé la question de la survie, qui a assuré ces besoins physiologiques, mangés, se logés, sabiers, ce soigné, etc. Ce que j'essaie de montrer dans ma tasse, c'est que cette théorie s'appuie sur une vision réductrice à la fois de l'écologie et des classes populaires. Une vision réductrice de l'écologie parce qu'en fait ce que montre les initiatives que j'ai suivi, c'est que l'écologie c'est pas du tout une question post-materiale, c'est-à-dire une question qui serait au-delà des besoins vitaux. En fait quand on parle d'écologie, on parle de vie de mort, on parle de vie de mort à l'échelle globale évidemment mais ça c'est pas forcément ce qui nous touche dans le quotidien. Mais par contre l'écologie, en fait ça parle d'alimentation, ça parle de mobilité, ça parle de logement et d'isolement du logement, ça parle de modétique, ça parle de santé aussi. En fait l'écologie touche à un ensemble de domaines de notre quotidien qui sont des domaines tout à fait terrataire basique qui nous touche dans notre quotidien. Et donc ces initiatives, elles vont se saisir des questions d'alimentation, elles vont se saisir des questions de mobilité, de cadre de vie. Donc ça c'est des enjeux tout à fait matérialistes et donc l'écologie n'est pas ce mouvement un peu éterré qui parle d'enjeux très globaux qui ne nous touche pas ou seulement de nature. Donc ça c'est une première chose, une vision réductrice de l'écologie qui ne prend pas en compte ce qui a bien mis en évidence tout le courant de la justice environnementale, c'est que l'écologie c'est aussi une question de survie. Après pour moi ça s'appuie aussi sur une vision éronée des classes populaires. L'idée derrière cette théorie ce serait que les classes populaires sont les plus concernées par une culture de la consommation, en fait par le consommé-risme. Parce qu'il y aurait une volonté des classes populaires de se distinguer par la consommation, finalement parce que la consommation est un marqueur de distinction sociale. Alors d'un côté c'est une théorie qui a eu beaucoup d'émules dans la sociologie classique et en même temps si on regarde les chiffres aujourd'hui, ce n'est pas du tout les classes populaires qui ni consomment le plus ni polluent le plus en fait. Si je reprend quelques chiffres, c'est Oxfam qui a fait cette éduque-là entre 1990 et 2015 en France 10% des plus riches représentés 25% des émissions cumulées de CO2 et en fait ces 25% des émissions cumulées de CO2, c'est les émissions de 50% des populations les plus pauvres. Donc en fait les plus riches polluent beaucoup plus, sont en impact carbon, beaucoup plus, beaucoup plus important que les classes populaires. Donc cette vision que les classes populaires seraient d'avantage imprégnées de la culture consumériste, en fait, quand on regarde les chiffres, elle n'est pas c'est vrai. Et alors, cette théorie de l'indifférence des classes populaires à l'écologie, en fait, elle est des implications très concrètes sur la façon dont on va parler et dont les mouvements sociaux vont ingir pour l'écologie dans les quartiers populaires. La première implication, c'est qu'on va essayer de rattraper un retard à la sensibilisation des classes populaires à l'écologie. Et donc ça va passer par des campagnes de sensibilisation, l'exemple type qui a bien étudié un doctor qui s'appelle Adrien Malier, c'est les programmes de sensibilisation aux écogestes, qui en fait cible les classes populaires. Une deuxième implication, ça va être qu'on va systématiquement entrer par l'économique. En fait, l'argument majeur ça va être les économies d'énergie, les économies d'eau, ça vous permet de faire des économies sur votre facture d'électricité ou votre facture d'eau. Et du coup, en fait, on mette côté le référentiel écologist comme si ça ne pouvait pas intéresser ces populations. Cette théorie en fait, elle est un peu performative. C'est-à-dire que plus on dit, il va y avoir d'initiatives de se tider dans les quartiers populaires, moins elles sont soutenies. En fait, il y a très peu d'appels à projets, par exemple, de subventions publiques accordées aux initiatives écologiques dans les quartiers populaires. C'est finalement assez rare, c'est beaucoup plus rare que dans les quartiers centraux. Le mouvement écologique qui est peu structuré, on le sait. Et puis, il y a beaucoup moins d'offres de consommation écologique dans les quartiers. Certains auteurs ont pu parler de déserts alimentaires, notamment en matière de alimentation de qualité dans les quartiers dans les quartiers populaires. Donc, tout ça fait qu'il y a une certaine performative de cette théorie de l'indifférence. Lorsqu'on lient un peu la littérature, on a l'impression qu'il y a une différence de pratique entre les habitants des quartiers populaires et les habitants dits des centres villes, il y a des quartiers également dans les centres villes, mais dits des centres villes. Mais si il y a une forme de performative, du coup, si je suis votre pensesse, c'est également parce qu'il y a peu d'appels à projets aussi dans les quartiers populaires. Alors, ça ne se résume pas à ça. C'est un exemple pour dire qu'en fait, il y a globalement moins de ressources et moins d'accompagnement possible pour les habitants des quartiers populaires qui ont envie de s'engager sur cette question-là. Parce que effectivement, on considère que c'est pas la priorité. La priorité, ça va être davantage mis sur les questions d'action sociale. Et du coup, on retrouve, en fait, dans les politiques publics, cette division, en fait, entre d'un côté l'action sociale et d'un côté l'écologie, comme si les deux ne pouvaient pas être liés. Alors que l'une des caractéristiques des initiatives écologiques citoyennes que j'ai étudiées, c'est que systématiquement, en fait, les deux sont liés. C'est souvent les mêmes gens. C'est souvent des gens qui sont aussi actifs dans le secteur de la solide arrêtée. Et c'est souvent, enfin, des gens qui vont tenter de favoriser l'accès, en fait, aux initiatives écologiques qui vont monter. Typiquement, c'est très visible sur les initiatives centrées autour des questions d'alimentation, parce qu'il y a effectivement une réalité qui est que l'alimentation bio aujourd'hui est plus chère et difficilement accessible. Et donc, ça va être des initiatives qui vont justement concentrer leurs efforts sur cette accessibilité. Et donc, elles vont essayer de penser des modèles économiques qui permettent à la fois de rémunérer les paysans et les agriculteurs locaux qui fournissent ces produits. Et en même temps, de proposer des prix accessibles à la population du guerrter, qui t'as parfois proposé des prix différenciés en fonction des revenus ou du quotien familial. Je dirais que cette théorie de l'indifférence des classes populaires aux questions écologiques, elle va avec un silo-tâche finalement des politiques publiques entre écologie et solidarité. Ça, c'est en train de changer, en fait. On le voit dans différentes instances publiques, dans certaines collectivités territoriales, dans certaines intercommunalités. Les services commencent à essayer de penser de façon transversale ces questions-là. L'exemple peut-être le plus connu et le plus révélateur de ça, c'est plein de communes. Une intercommunalité qui regroupe en certains nombre de villes dans la banlieue nord-paraisaine, qui a mis en place un service d'écologie urbaine, qui vise justement à parler à tous les services. Mais ça, c'est encore assez récent. On a encore du mal à penser ensemble question sociale et écologie. Nadi, justement qu'en effet, il y avait une moindre consommation dans les quartiers populaires, qu'il y avait un impact écologique qui était également moindre. La question, c'est, est-ce qu'il y a du coup deux types d'écologie, une écologie qui serait plus survivaliste, c'est-à-dire des habitants qui ont un impact écologique uniquement par leur précarité et une écologique qui serait plus idéologique, qui serait dans une volonté de transformation de la société. Et où est-ce qu'on trouve ces deux types d'écologie? Est-ce qu'il y en a un qui se trouve plus dans les quartiers populaires et un autre qui se trouve plus dans les centres vies le? Ou un versement? où est-ce qu'en fait ils sont globaux? Ils se trouvent un peu partout? En fait, je pense qu'il n'y a pas de type d'écologie. Je pense que l'enjeu, il est dans l'idée d'articuler les deux. Ce qu'on a souvent reproché à l'écologie des modes de vie pour faire court une écologie qui est centrée sur les alternatives individuelles ou collectives, mais disons à une échelle très locale de consommation et de cadre de vie, c'est leur manque de présents comptes d'une nécessité d'un changement global du système. C'est cette idée que ces initiatives, elles seraient micro-locales, patrépérennes, isolées, les unes des autres, et que ça constituerait pas un mouvement social suffisamment fort et puissant pour changer de système. Ça, c'est un reproche qui est souvent fait à ce mouvement social écologiste des initiatives locales. Par ailleurs, on pourrait faire un reproche assez en miroir à une écologie plus centrée sur des enjeux globaux qui serait justement déconnecté de la vie quotidienne, de la vie de tous les jours. Et typiquement, c'est des campagnes, dont le WWWVF et à coup de tumais de dénoncer la crise de la biodiversité à l'échelle mondiale avec des animaux por Drapo, qui sont en situation d'extinction, etc. C'est mettre l'accent sur le dérèglement climatique à l'échelle mondiale et on a bien vu cet été que c'était dramatique sur la forêt amazonienne, sur les mégaffeurs en Australie, etc. Là-dessus, on peut évidemment voir deux écologies et il va s'en dire que celle que j'observe sur METER1, c'est plutôt la première. C'est une écologie qui est centrée sur les modes de vie quotidienne. Mais ça veut pas dire que les personnes qui portent cette écologie à l'échelle locale, n'ont pas en tête les mégaffeurs en Australie ou les espèces pour Drapo qui sont menacés d'extinction. En fait, très souvent les deux sont articulés, simplement le mode d'action qui est choisi se porte sur le quotidien et sur le cadre de vie locale. Parce que c'est un mode d'action qui permet de voir l'impact qu'on a, d'avoir prise, en fait, sur des enjeux qui, sinon, sont finalement remis à d'autres. Et c'est pour ça aussi que les initiatives que j'observe, elles délaissent plutôt les modes d'action de visibilisation symbolique, d'action non violente, d'occupation, même des marches climats. En fait, j'ai assez peu de personnes auprès de qui j'ai enquêté, qui me parle de ce type d'action. Parce que ce sont des actions qui visent à s'adresser à la classe politique, qui visent à s'adresser aux grandes entreprises, etc. Et c'est absolument nécessaire pour faire bouger la classe politique et les grandes entreprises. Mais c'est des actions qui remettent entre les mains d'autres le soin de changer le système de façon structurelle. Les initiatives que j'ai étudient, en fait, les gens ont envie de voir directement l'impact de leur action dans leur quotidien. Et donc ça passe par des gestes individuels, oui, mais ça passe aussi par des initiatives un petit peu plus collectives qui s'organisent dans les quartiers pour permettre l'accès à d'autres à ces modes de vie écologique. Adrien Malier, un sociologue, lorsqu'il parle des quartiers populaires, il dit souvent qu'ils sont les premières victimes de la pollution. Est-ce que vous pourriez expliquer notre auditeur en quoi, justement, ces quartiers sont les premières victimes de la pollution? C'est à fait ça, ça a été un résultat d'un chandre cherche sur les inégalités environnementales qui s'est développées d'ailleurs de façon très tardive en France. C'est beaucoup plus assis aux Etats-Unis comme chandre cherche et c'est un chandre cherche qui a mis en évidence le fait que les quartiers populaires de grands ensembles en France, tels qu'ils ont été construits dans les années 70, sont les premiers touchés par les rapports de la pollution. la pollution générée par des infrastructures polluantes, parce qu'ils ont été construits, bien souvent, à côté d'infrastructures qui font tourner les métropoles aujourd'hui, mais que les métropoles ont historiquement rejeté en dehors de leur centre-ville. Donc, je veux parler d'un scénération des déchets, d'infrastructures de mobilité, comme les autorotes par exemple, une série d'infrastructures qui sont nécessaires à la façon dont fonctionnent les métropoles assises dans l'économie capitaliste aujourd'hui, mais qui sont implantés dans leur banlieue. Donc, ces quartés populaires de grands ensembles, c'est les premiers touchés par exemple par les îlots de chaleurs, par les canicules qu'on a observés depuis celle de 2003. C'est aussi des espaces qui ont beaucoup d'espace verts, mais des espaces verts qui sont assez peu entretenues, assez peu valorisés et qui ont une biodiversité assez pauvre. Donc, ce n'est pas des quartiers très urbanisés, très denses, comme on a pu les décrire souvent, il y a des espaces verts dans ces quartiers, mais ces espaces verts qui sont peu pris en charge en fait. Et donc, moi, ce que j'observe pas mal, c'est des initiatives habitantes qui visent à se réapproprier ces espaces verts et en faire d'espace écologique avec de la biodiversité, avec des jardins, des espaces aussi de convivialité et d'animation de la vie de quartiers. Donc, les quartiers populaires, c'est là tout le paradoxe, c'est que à la fois leurs habitants sont les moins responsables de la crise écologique, on l'a dit tout à l'heure parce que c'est eux qui consomment le moins. Et c'est pourtant les premiers qui en subiraient les compétences, mais ça c'est vrai en France, c'est vrai à l'échelle locale, à l'échelle de Nomey Tropole, mais c'est vrai dans le monde aussi, enfin, c'est un résultat qui a bien été mis en évidence. C'est vrai dans le monde entier. Pour la prochaine question, j'ai un petit extrait à vous faire écouter, c'est Fatima Wasac, co-fondatrice du front des maires, donc un syndicat de parents qui s'est beaucoup battu notamment dans les écoles pour permettre aux enfants d'avoir une nourriture écologique. "Ouze enfants mange moins bien qu'ailleurs, nos enfants respirement moins bien qu'ailleurs, nos enfants vont avoir une espérance de vie moindre par rapport à d'autres territoires. Voilà, et ça c'est des relais, les téquils sont chiffrés, ils sont documentés. Nous, on travaille aussi pour améliorer nos conditions matérielles d'existence. C'est une chose. Maintenant, il faudrait pas nous réduire à ça parce que dans le propos de certains écologistes, les habitants et les habitants des quartiers populaires, c'est des bons élèves. Pourquoi? Parce qu'on est pauvre, on n'a rien. Du coup, on casse qu'il ne pas. Non, non, on ne veut pas être réduit à ça, en fait. Non, on ne veut pas être réduit à cette écologie qui se penche sur la casse populaire, qui se penche sur les quartiers populaires avec un discours paternaliste. Ouais, on ne veut pas de ça, non, en fait. On ne veut pas être réduit simplement à des questions pratiques ou pratiques de l'écologie avec une écologie individuelle, écologie culpabilisatrice. On ne veut pas être réduit à cette écologie-là. Nous, on veut aller vers l'écologie politique. Nous, les démerces jugés politiques. C'est-à-dire que nous, pour protéger nos enfants, on va te dehors. On n'occupe les spaces publics. On n'occupe vers le dragon. Pour nous l'écologie populaire, c'est aussi un moyen de se réapproprier le pouvoir politique qu'on nous confisque dans les quartiers populaires. Voilà, on nous confisque notre pouvoir politique. On nous souvient humaniser. Ici, on va travailler à ce que nos enfants voient leur dignité respecter. Donc, un lieu de résistance en 5 contextes, qui est pas joli, joli, effectivement, ce moment, mais on a bon espoir. La preuve, vous êtes nombreux et nombreuses aujourd'hui. Je sais que vous êtes avec nous qu'on est ensemble. Voilà, la lutte continue. Radio-parleur, le sang de toutes les luttes. Écoutez-nous sur Radio-parleur.net. Elle parle évidemment au moment de l'ouverture de Verdragon. On peut expliquer peut-être ce que c'est un petit peu. Ce que vous pourriez nous dire, ce qui est Verdragon? Oui, j'ai suivi d'assez loin Verdragon, mais de ce que j'en ai compris, via la communication qui en a été faite, c'est la première maison d'écologie populaire en France, qui est située à Bagnolais, qui est un lieu ouvert à toutes les luttes et à toutes les initiatives écologiques dans les quartiers populaires en France. C'est un lieu qui vise à promouvoir une écologie populaire, c'est-à-dire qu'il articule les inégalités sociales et les rapports de pouvoirs aux questions écologiques. Ce qui m'intéresse là sur cette extrait, c'est que Fatima Wassak parle souvent d'une dé légitimation de la parole politique des quartiers. Malgré qu'il porte un discours écologique, souvent, ils sont moins entendu que d'autres. Est-ce que vous partagez cette analyse de dé légitimation de cette parole politique? Oui, tout à fait. Ça va dans le sens de cette théorie de l'indifférence des classes populaires à l'écologie puisqu'on part du principe qui sont indifférents à cette question. Quand il y a des habitants qui prennent la parole sur cette question, ils sont assez dé légitimés parce qu'on ne. Ça fait pas partie du champ des possibles, en fait, que les habitants des quartiers populaires sont saisis. Et c'est également quand je disais que cette théorie de l'indifférence des classes populaires est fondée sur une vision à la fois réductrée, ça la fois de l'écologie et des classes populaires. C'est là, on vient de l'entendre, c'est à la fois réducteur de l'écologie parce que c'est présenté comme une écologie éterrée des enjeux globaux, etc. Mais c'est aussi réducteur des classes populaires qui ont l'air bien vu, sont tout aussi politisées que d'autres classes sociales. Ça a été des travaux sur la politisation l'on vient montrer et on essaie de retourner, en fait, se préjuger d'après lequel pour être politisé, pour s'intéresser aux politiques à la question politique, il faudrait là encore avoir résolu la question des besoins matériels. Et ça, en fait, la politisation des classes populaires a bien montré que ce n'était pas le cas, que peut-être s'apprenez d'autres formes, notamment que les arennes de la politique institutionnelle étaient bien souvent délaissées, mais que d'autres arennes étaient investis, et que ces arennes étaient tout aussi politiques, en fait. Là où je rejoins aussi, son discours sur la volonté des habitants des quartiers populaires, de se saisir d'une écologie politique authentique. Alors, moi, dans les initiatives que j'ai suivi, les personnes ne se revendiquaient pas du mouvement social écologiste. C'est-à-dire qu'elles se revendiquaient pas d'une appartenance, à une organisation écologiste connue. Elles avaient pas cette formalisation, en fait, de leur engagement écolo, en revanche, dans les discours qui sont portés et les valeurs qui sont portés par les habitants dont je suis vivie les initiatives. C'est des visions de l'écologie qui sont très en face, très en cohérence, avec ce qu'on a pu dire au début de l'émission sur les valeurs de l'écologie politique. Donc si je les résume, on a de façon systématique, une vision de la nature qui n'est pas une nature sauvage et loignée de l'homme, la nature des partenations n'est jamais cette nature là qui est évoquée lorsque je les interroge sur leur rapport à la nature. C'est toujours ce que, en dégorses, la encore, pouvait appeler le monde vQ, c'est-à-dire le monde du quotidien, à la fois la nature quotidienne, mais aussi notre environnement urbain qui est celui où nous habitants. Donc il y a déjà ce premier pilier de l'écologie politique, en fait, on fait partie de la nature. Un deuxième pilier, c'est l'anticonsumérisme. Et ça, on en a parlé aussi en disant que les pratiques de sobriété, qui sont des pratiques initialement économiques, peuvent être revalorisés et repolitisés dans le sens d'un anticonsumérisme, en fait. Et donc finalement, les personnes que je suis vivant se revendiquées de ces pratiques économiques et revendiquées une norme du suffisant, qui s'inscrit dans un rejet de la société de surconsommation. Enfin, c'est une valeur d'autonomie. Et ça, c'est quelque chose qui a été très porté par l'écologie politique aussi par opposition à ce qu'on peut appeler l'éthéronomie, c'est-à-dire le fait de ne pas pouvoir agir par soi-même, d'être pris dans des normes et des règles qui ne sont pas les nôtre. Et ça, cette valeur d'autonomie, elle est aussi très très présente. Elle se caractérise par une méfiance des institutions assez souvent parce que c'est des quartiers qui ont été à la fois discriminés et stigmatisés par les institutions historiquement. Mais ça se traduit aussi par la volonté justement de faire n'être des alternatives parfois sans financement public, parfois de façon tout à fait autonome par les habitants. Et enfin, dernier valeur qui est fortement affirmée par les personnes c'est les valeurs de solidarité et de convivialité. Et de façon peut-être plus articulée à l'écologie que dans d'autres initiatives écologique plus classique où on a effectivement une invrification de l'action sociale et du lien social avec les questions d'écologie. On va parler un petit peu plus de repécologie les verbes parce que c'est l'actualité. Pour porter les revendications de l'écologie politique, du coup, il y a des collectifs, comme on l'a dit, des organisations de la société civile. Il y a aussi des parties écologistes, en particulier, qui a reneilli un grand nombre de suffrages à l'occasion des élections régionales de 2021. Est-ce que c'est un parti qui est particulièrement mobilisé sur les questions de l'écologie dans les quartiers populaires? Si vous avez suivi un peu, notamment les parties politiques. Alors, je les suisvis dans les trois villes que j'ai étudié pendant la campagne municipal de 2020. C'est le regard que j'ai porté là-dessus. Ce qu'on peut dire, c'est que pendant la campagne de 2020, l'écologie était vraiment à l'honneur, et ça, ça fait déjà plusieurs campagnes qu'on voit que les questions écologiques montent politiquement. La spécificité, je dirais, de la campagne de 2020, c'est que la question de l'articulation entre la question sociale et la question écologique était beaucoup plus centrale, qu'on part avant. Et donc, une stratégie des listes de gauche pour se saisir de cette question, ça a été de faire campagne sur une écologique qui s'intéresse et qui est très attentive à l'ajouter sociale. Donc, on a vu apparaître dans la presse des termes comme écologie populaire, social, écologie sociale, ce type de vocabulaire, écologie solidaire aussi, qui permettait de signifier que si l'écologie était promue, c'était une écologie qui tenait compte de la question sociale. Donc, ça, à mon sens, on doit en partie au mouvement des Gilets jaunes, qui venu nourrir les débats des élections municipales de 2020. Dans les programmes qui étaient proposés, il y avait une attention portée à l'idée de ne pas mettre en place des mesures écologiques qui seraient discriminatoires. Par exemple, il y a eu un débat à Saint-Denis autour de la question de la ZDF. Donc, une zone à faible mission pour éviter la pollution automobile. Et donc, autour de la ZDF, il y avait un vrai débat sur comment faire en sorte que cette mesure écologique qui vise à réduire les émissions dépôdéchappement autour de Saint-Denis, bah, elle ne discrime pas les classes populaires qui ne peuvent pas speyer une voiture à faible mission, une voiture électrique, par exemple. Donc, c'est vraiment autour de ces enjeux-là que les débats se sont faits. Et puis, un autre volet de cette écologie populaire ou écologie sociale, c'était de se distinguer vis à vis du capitalisme verre. Et donc, les listes d'alliance de gauche se sont plus ou moins à des degrés de radicalités différents et de se positionner contre une récupération de l'écologie par le capitalisme. Est-ce que vous avez vu émerger à l'intérieur des discours dans les primaires, des discours politiques qui traite des sujets dont viennent parler aujourd'hui? Notamment de cette écologie populaire, de ces pratiques? Oui, ben, il me semble que dans les villes qui sont passées à européologie les verres pendant les élections municipales de 2020, ben, les européques de l'éverre et aux pouvoirs, et c'est le cas de façon plus ancienne dans certaines villes comme Grenoble, par exemple, ou Grande-Sente. Dans ces villes-là, en fait, confrontées à la réalité du pouvoir dans un territoire s'égrégé et une égalitaire comme le son, les villes françaises, bah, il y a des efforts qui sont fournies pour aménager et gérer ce territoire dans sa réalité une égalitaire. Merci beaucoup les habitants d'être venus nous parler de l'écologie dans les quartiers populaires. Merci à vous. Ratture par l'oeuvre, le sang de tous les luttes. Bonjour, Isabelle Atard, c'est à été une vraie réflexion. Que mettre un titre d'un livre, on raconte un parcours qui a boutit à l'évidence que j'en ai à l'archeste. Bonjour Mathieu Riegos. On prend un boss qui s'est passé, comment des masses exploitées au primé, on réussit à unir et à prendre les rues et à bloquer puis en s'impérialiser et à travers tout ça à mettre en place plein de nouvelles choses. Vous écoutez un entretien de radio-parleur, le son de toutes les luttes. [Musique]

Podcast Summary

Key Points:

  1. L’écologie politique remet en cause la séparation entre nature et société, en critiquant le capitalisme et le « capitalisme vert ».
  2. Les initiatives écologiques dans les quartiers populaires sont souvent portées par des femmes de 35-60 ans, issues de milieux modestes ou de l’immigration.
  3. Ces actions concrètes (jardins partagés, ressourceries, ateliers vélo) relient écologie et besoins quotidiens : alimentation, mobilité, logement.
  4. La « théorie de l’indifférence des classes populaires à l’écologie » est remise en cause : ces classes subissent des injustices environnementales et adoptent des pratiques de sobriété souvent réinterprétées politiquement.
  5. Les plus riches polluent bien plus que les classes populaires, selon des données d’Oxfam.

Summary:

L’émission de Radio Parleur explore le lien entre écologie politique et quartiers populaires, souvent perçus comme indifférents à l’environnement. Une géographe, co-fondatrice de l’Institut Transition, présente ses recherches sur les initiatives citoyennes dans ces territoires. Elle définit d’abord l’écologie politique : née dans les années 1960, elle s’oppose à la fois au naturalisme (centré sur la nature) et au capitalisme vert (solutions technocratiques). Europe Écologie Les Verts, issu de ce courant, intègre une diversité d’approches, de la radicalité à l’action directe.

Dans les quartiers populaires, les initiatives écologiques sont souvent menées par des femmes de 35 à 60 ans, mères de famille, travaillant dans les métiers du soin, et issues de milieux modestes ou de l’immigration. Leur engagement naît souvent d’une socialisation précoce et d’une réinterprétation politique de pratiques de sobriété héritées de leur enfance. Ces actions concrètes (jardins partagés, ressourceries, ateliers vélo) montrent que l’écologie n’est pas une question « post-matérielle » : elle touche à l’alimentation, la mobilité, le logement et la santé, des enjeux vitaux.

La « théorie de l’indifférence » est ainsi déconstruite : les classes populaires ne sont pas les plus consommatrices ni les plus polluantes (Oxfam montre que les 10 % les plus riches émettent 25 % du CO2 en France). Leur sobriété, souvent contrainte, peut devenir un levier d’engagement écologique. L’émission conclut que cette méconnaissance a des implications concrètes sur les politiques publiques, qui négligent les dynamiques locales.

FAQs

L'écologie politique est un courant qui émerge dans les années 1960, considérant qu'on ne peut résoudre la crise écologique sans changer l'organisation politique, sociale et économique capitaliste, en opposition aux environnementalistes focalisés sur la protection de la nature.

L'écologie politique critique le capitalisme vert, qui privilégie des solutions technocratiques et des écogestes individuels, tandis que l'écologie politique met l'accent sur une transformation systémique contre la surproduction et la destruction des ressources.

On y trouve des initiatives citoyennes concrètes comme des jardins partagés, des ressourceries, des groupes d'achats écologiques ou des événements pour l'agriculture paysanne, visant à transformer les modes de vie et le cadre de vie.

Ce sont souvent des femmes de 35 à 60 ans, mères de famille, ayant des métiers du soin ou du travail social, habitant le quartier depuis longtemps, et souvent engagées dans des associations de quartier ou des collectifs militants.

Elle se construit souvent dans l'enfance, via des pratiques de sobriété transmises par les parents pour réduire les coûts, puis réinterprétées politiquement lors d'engagements dans des mouvements sociaux ou écologistes.

Non, c'est une idée fausse basée sur une vision réductrice de l'écologie et des classes populaires. L'écologie touche à des enjeux matériels comme l'alimentation et le logement, et les plus riches polluent bien plus que les classes populaires.

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