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Le Tchad, victime et protagoniste de la guerre au Soudan

28m 41s

Le Tchad, victime et protagoniste de la guerre au Soudan

Le podcast Afrique 360 analyse la crise humanitaire et politique au Tchad, provoquée par l'afflux de plus d'un million de réfugiés fuyant la guerre au Soudan. Une nouvelle vague de 80 000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, a fui en 2024-2025 le siège d'El Fasher au Darfour par les Forces de soutien rapide (RSF), subissant des exactions violentes. Cet afflux massif épuise les ressources (eau, bois, terres) dans l'est du Tchad, exacerbe les tensions historiques entre communautés arabes et non-arabes, et génère une criminalité croissante, malgré une solidarité locale initiale. Parallèlement, le Tchad est au cœur d'enjeux géopolitiques : il est accusé de laisser les Émirats arabes unis livrer des armes aux RSF depuis son territoire, alimentant les tensions avec l'armée soudanaise et créant des divisions au sein de l'élite au pouvoir à N'Djamena, notamment au sein du clan Zagawa. Enfin, l'aide humanitaire, cruciale, est fragilisée par des incertitudes de financement, risquant d'entraîner une augmentation de la mortalité et de l'insécurité. La situation combine donc une urgence humanitaire critique, des risques de conflit intercommunautaire et des tensions régionales complexes.

Transcription

5062 Words, 30725 Characters

French
[Musique] Afrique 360, un podcast de l'International Crisis Group. Bonjour, je suis Eric Apicot. Bonjour, je suis Rinaldo de Pagne. Bienvenue sur Afrique 360, où chaque mois nous parlons des crises qui font la une à Afrique et essayons d'esqu'ici des solutions. Depuis qu'elle a garé avec laté au Soudan, en avril 2023, laisse du chat d'accueillir plus d'un million de réfugiés. Alors qu'elle a répondu à un interpène à faire face à cette manière humaine, les deux décriminalités et les crises par son intercommunitaire nécessissent augmenter. Des plus, l'ambiguité des positions émanent du chat dans les conflits soudanés et à faire monter les tensions au sein de l'érité pour Warren Jamena. Un sycamèque avec l'armée soudanèse, qui s'est en paré de la capitale carton, à Mars ternier. Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir notre collègue Charles Bouessel, l'analyste pour le chat et la République Centre-Africaine pour Crisis Group, qui revient tout juste d'une mission de plusieurs semaines sur le terrain à Jamena, ainsi que dans les provinces de Wadifira et du Waday, à l'Est du chat. Bonjour Charles et bienvenue à Afrique 360. Bonjour et merci. Charles, pour commencer, entre les mois d'avril et aujourd'hui, plus des 80 000 nouveaux réfugiés soudanés, un majorité originaire de la zone d'Alpha-Charles dans les nord de Dervour. On franchit la frontière chat bien, qui sont ce nouveau arrivant et qui les l'impact des leurs plaisants souds-chades. Ces nouveaux arrivants qui a flu au chat depuis avril sont en majorité des femmes et des enfants, qui vivaient comme vous l'avez dit dans la zone d'Alpha-Charles, plus précisément dans le camp de déplacé de Zamsam, qui joukste la ville d'Alpha-Charles et qui accueillait près de 500 000 personnes. Pour donner un peu de contexte, l'Alpha-Charle, c'est la capitale du Darfur du Nord, qui est en cercle depuis un an par les paramilitaires des forces de soutien rapide, du général émetique, qui est l'un des deux parties au conflit soudanais, qui affrontent l'armée soudanais du général Al-Bourghan. La ville d'Alpha-Charles est défendue par l'armée soudanais et des milices alliés, en particulier des milices communautaires de la communauté Zagawa. Et donc, comme je l'ai dit, les soumis à un siège depuis mai 2024, qui s'est forceement d'urcy en avril 2025. Les effets ont lancé ce mois-ci une vaste attaque, entre le camp de Zamsam. Les réfugiés, qui j'ai parlé, qui sont arrivés au Chât d'Arile, dans des conditions très difficiles, ont vécu des exactions très violentes pendant leurs huites, des executions sommaires, des braquages, des piages, et un nombre immense d'agression sexuelle. Et ils rejoignent près d'un million de réfugiés et de retourner, qui sont déjà arrivés au Chât depuis l'éclatement de la guerre soudanais en avril 2023, la capacité d'accueil du Chât sont quasiment sept hurés aujourd'hui. Comme nous l'avons décrit d'un autre rapport publié à novembre 2024, les tensions entre population arabe et non arabe à l'est du Chât sont intensifiées depuis le début de la guerre soudan. Cette nouvelle vague est réfugiée pour rétablir les exercices à serbés davantage. Alors en effet, les tensions entre population arabe et non arabe se sont intensifiées en particulier dans la province du Wadai, qui accueille les trois cartes des nouveaux venus. Et il y a des réfugiés qui arrivent au Chât de son porteur de nombreux récits d'exactions commis par les forces de soutien rapides, que ce soit elle-jean-in-in-a en 2023 ou elle fait chère cette année. Et donc ces récits ne vont pas améliorer la perception de la communauté arabe dans la région, notamment chez beaucoup de réfugiés dans la rap qui reproche à cette communauté, les actions qu'ils ont subi. Et il faut dire que ces sentiments s'ajoutent à ce préexistent dans la région, parce qu'il existe également un sentiment anti-arab, chez les populations locales, qui est liées à des angoisse identitaires, pour résumer très grossièrement la zone du Wadai et ses environs. On accueille à partir des années 80, un nombre croissant d'elver, de différentes communautés, mais en particulier arabe Zagawa et Goran, qui sont venus du nord du pays avec un troupeau. Et les communautés sedentaires, originaires du Wadai, ont ainsi vu leur autorité coutumière et leur accès aux ressources foncières s'est rodées depuis. Et elles accusent ces gros pasteuraux de bénéficier du soutien et des faveurs de l'élite Anjamena, ce qui est en partie vraie la communauté Zagawa, terrestre l'appareil sécuritaire chat d'Inde depuis des années 80, aux côtés des Goran et des Arabes. Les tensions entre ces communautés sont les plus égues entre les communautés arabes et non arabes, et elles ont menées en 2019 déjà des affrontements communautaires qui ont fait des centaines de morts. Et aujourd'hui la guerre au Soudan est lacroix aussi ce sentiment chez les populations locales pour plusieurs raisons d'une part, parce que la présence au d'Arfours voisin d'une puissante milie, sa majorité arabe, les IFSR, qui s'attaquent à des communautés non arabes, s'inscrit dans le narratif de leurs craintes identitaires et de l'autre, la diminution des terres et des ressources qu'ils observent actuellement à cause de l'augmentation de la population liée à la crise des réfugiés, s'inscrit aussi dans ce narratif. Et donc dans le Wadai, selon plusieurs sources, à qui j'ai parlé lors de mon déplacement en mai, on a de nombreux groupes d'auto-défenses locaux qui se sont secretement constitués dans des villages, beaucoup de villages de cette province. Et donc cette expression d'une inquiétude face à une possible hausse des conflits avec les alveurs arabes à venir, voire une inquiétude face à une éventuelle arrivée massive de réfugiés arabes qui firaient à leur tour le Soudan, en cas d'augmentation des bombardements de l'armée Soudanais au d'Arfours ou du d'offensive de l'armée Soudanais au d'Arfours. Mais pour l'instant, comment se manifeste à la fois ces inquiétudes et ces rivalités, ce qu'elles se manifestent par des événements violents, ou est-ce que c'est juste un repli communautaire qui ne donne pas lieu justement encore à des violences? Alors pour l'instant, heureusement, ces tensions n'ont pas donné lieu à des vagues de violences importantes, mais comme je l'ai rappelé en 2019, il avait suffit d'une petite éteins celles pour voir une centaine de morts dans ces affrontements intercommunoîtaires. Et aujourd'hui, les ingrédients sont réunis pour qu'une telle éteins celle remette le feu au poudre. Vous nous parliez précédemment d'arriver massive de nouveaux réfugiés qui s'ajoute un nombre qui dépasse déjà le million, qui prend en charge ces réfugiés actuellement? Est-ce que ce sont les autorités de Chadienne ou est-ce que ce sont les grandes agents humanitaires, les agents de l'ONU? Comment sont-ils pris en charge? Et dans quelle condition de vie sont-ils aujourd'hui? Les réfugiés sont pris en charge en majorité par les agents au Nusienne et leurs partenaires humanitaires avec aussi le soutien de l'administration Chadienne qui enregistre les nouveaux réfugiés. La réponse humanitaire, elle a été essentielle jusqu'ici pour permettre aux réfugiés qui arrivent dans la situation de grand dénumant au Chad de pouvoir se nourrir, de pouvoir avoir accès à l'eau, aux sanitaires et à des abris. Mais cette arrivée elle se fait quand même dans des conditions difficiles. Il y a d'abord un des problèmes principaux, une des tensions principales qui y est autour de l'accès aux ressources dans l'est du Chad. Les ressources en bois et en eau, notamment et en terrarables, sont insuffisantes pour satisfaire les besoins de la population et donc l'arrivée de près d'un million de réfugiés avec parfois dans certaines villes un doublement de la population provoque des gros problèmes autour de l'accès à ces ressources. L'accès à ces ressources, elle provoque déjà des violences. Il y a des disputes fréquentes autour des puits dont le niveau Baisse. On a des caïnombrables de femmes qui sont agressées en dehors des camps lorsqu'elles vont collecter du bois avec d'ailleurs un gros problème de protection sur les violences basées sur le genre. Néanmoins, il faut aussi insister et saluer l'hospitalité et la générosité des populations locales si on fait un immense effort d'accueil de ces réfugiés. Là, je prends l'exemple à tiner, où j'étais en mai, à nous caterner dans le Wadifira, qui est la ville frontalière avec le Darfur et qui accueille depuis avril chaque jour plus d'un millier de nouveaux réfugiés. Lorsque ces réfugiés arrivent à tiner, ils n'ont aucune aide humanitaire et ce sont les habitants de la ville qui se cotisent pour leur livrer de la nourriture et de l'eau. On a également dans le Wadai des grands élan de solidarité avec des habitants locaux qui ont mis à disposition des terres, des forages pour les réfugiés. Mais cette solidarité, il faut dire qu'elle s'essouffle après deux ans maintenant de crise humanitaire et on entend des propriétaires de terre mis à disposition des réfugiés qui réclament des ormèdes, des dédémotements au voire des restitutions de leur terre. On a aussi une partie des habitants locaux qui sont à des niveaux de pauvreté quasiment identiques au réfugié et qui éprouve de la frustration à voir finalement des étrangers recevoir davantage d'être que dans leur pays. Et d'ailleurs, cela complique de travailler des humanitaires. On a des cas de braquage et d'agression d'une partie de la population locale qui s'estime flouée. On a même eu très récemment dans les dernières semaines, plusieurs cas où des jeunes habitants locaux sont venus menacés des ONG avec des armes en réclamant des emplois ou davantage de partages de l'aide. On a d'ailleurs un autre phénomène qui est inquiétant et qui s'installe après deux ans de crise humanitaire qui est une augmentation de la criminéalité importante avec des braquages armées en augmentation que ce soit dans les villes ou dans les campagnes. À Adre où j'ai passé une dizaine de jours, on entend maintenant toutes les soirs et toutes les nuits des coups d'armes à feu de Calachnikov, par exemple, qui preuve que beaucoup d'armes circulent dans la ville. On a également un gang criminel qui s'est formé dans la ville, qui se fait appeler les Colombiens, qui est constitué de jeunes hommes réfugiés qui se livrent au trafic de drogues ou braquages, avec des niveaux de violence qui deviennent inquiétants, lorsque j'étais à Adre, le jour de mon arrivée, un homme qui faisait probablement partie des Colombiens à racheter le téléphone d'une femme. C'est fait poursuif par des militaires de Chadiens, à qui il ajoutait une grenade pour se défendre. Donc on est sur des niveaux de violence presque absurde, avec des jeunes notamment ces jeunes Colombiens, qui sont des jeunes pour beaucoup traumatiser par les exactions et qui sont en situation d'addiction. Donc de manière globale, en fait, tous les habitants de la zone ont vu leur condition de vie se dégrader, avec le chômage, l'inflation des prix liée à l'exposition de la population, l'augmentation de la population urbaine, qui créait plein d'externalités négatives, des chaîtes de l'eau, des latrines, comme je le disais, c'est d'augmentation de l'acquillement et de l'internationalité. Et donc tout cela, alimentent quand même un discours anti-soudanais, des discours xenophobes parmi la population locale, qui commence à protester contre la dégradation des conditions de vie liée à l'arrivée des réfugiés. Le GEL de l'aide américaine de l'USD a eu des conséquences assez sévères au Soudan, qui est particulier sur la distribution d'aliments de première nécessité pour les réfugiés. Est-ce que le GEL de cette aide a aussi les conséquences au Chade sur les réfugiés soudanais qui habitent? Tout à fait, il en a eu un peu de l'iposte cette année, mais c'est à partir de fin août qu'on verra vraiment les conséquences de manière générale, en fait, le GEL des financements humanitaires a concerné 7 % de la somme totale promis par les États-Unis cette année. C'est assez faible, 7 % donc ce financement y représentait 260 millions de dollars donc donné par les États-Unis cette année et seulement un peu moins de 10 millions sont affectés, donc par cette baisse. Mais le principal défi, maintenant, sera attaçuré une continuité dans les opérations humanitaires, notamment de distribution alimentaire, après le mois d'août, parce que personne n'a de visibilité sur les budgets humanitaires après le mois d'août et que les discussions qui sont censées se tenir en ce moment normalement pour voter les nouveaux budgets humanitaires ne se déroulent pas. Et donc sans aide humanitaire, on risque d'avoir une forte augmentation de la mortalité, parmi les réfugiés, mais aussi, comme je le disais, plus d'agressions sur les employés humanitaires et donc plus de difficultés pour ces ONG à déployer leur solution et de manière générale, une criminalité accrue. On risque également, si notamment le programme alimentaire mondial ne reçoit pas assez de budget et n'est pas capable de délivrer de l'aide alimentaire au Darfur, de voir davantage de réfugiés soudanais qui sont pour l'instant toujours déplacés au Darfur, trouver refuge au Chade. Merci, Charles. Pour passer maintenant aux implications de la crise humanitaire à l'Est du Chade, depuis l'été de 2023, plusieurs rapports ont documenté un appui des Emirates Arabes Unies et effectués depuis les territoires chadiens, notamment au force des soutiens rapides, l'une des parties aux conflits aux soutenues contre l'armée soudanais. Avez-vous pu confirmer ces allégations sur les terrains et dans ces cas, existant un risque d'escalade entre une germina et l'armée soudanais du général Fatal Buran? En effet, de nombreux témoignages que j'ai collectés sur le terrain confirment ces allégations qui ont d'ailleurs aussi été exposés dans des rapports crédibles de l'ONU ou de la presse internationale. J'ai pu parler effectivement à plusieurs personnes qui ont vu de leurs yeux des camions militaires chadiens chargés de caisse traversés la frontière, généralement le soir, voire la nuit autour d'adrées. Selon cet émoign, le matériel est ensuite acheminé, notamment à El Jainina pour être redispatché ensuite aux restes des forces de soutien rapides. Les rapports qui évoquent ceux-là font aussi état de livraison par avion qui se pose à un jamais-na ou à un jarras non loin de la frontière et avant que le matériel soit convoyé par la route. Et d'ailleurs l'armée soudanesse du général Al-Buran en est bien consciente et a déjà accusé publiquement le chat d'à plusieurs reprises de ce livré à ce soutien avec les amies-ra-rabes-unis. Et on a même atteint un nouveau pique de tension entre les deux pays en mars dernier lorsque le chef détamageur adjoint de l'armée soudanesse a menacé carrément de bombarder les aéroports de Jainina et d'Amejaras qui servent justement à faire transiter ces armes. Alors il est à mon sens peu probable que l'armée soudanesse voyant réentrer en conflit ouvert avec le chat parce que le chat dispose d'une armée forte, mais l'armée soudanesse pourrait dans le futur soutenir les rebelles chat d'Ian sur son territoire afin de menacé de Jainina comme on l'a déjà vu dans le passé. Pour rappel le chat des le soudans se sont livrés à des guerres par procuration dans les années 2000 en s'appuyant notamment sur les liens transfontraviers entre les membres de l'Étnis-Agawa et l'ancien président soudanes au Marlbechir a notamment soutenu deux offensive rebelles sur le Jainina en 2006 et 2008 qui sont partis du Darfur. Pour faire un par la réarquelle est à des relations entre les chats de les Emirates Arabes Unis au delà des l'appui dont on a parlé au force des soutiens rapides depuis les territoires chat d'Ian. Je demande ça parce que à navri le président chat d'Ian des Bi a coïdé aussi une délégation soudienne Amjaraz qui est les fiefs de la famille des Bi à l'Est du chat. Donc, quelle est l'erreur de ces deux pays du golf dans la politique chat d'Ian et dans les décisions du président des Bi par rapport à la guerre soudan? Alors je vais commencer par les Emirates qui sont devenus des principaux partenaires du chat et principaux financiers du chat. Les deux pays ont signé en juin 2023 plusieurs accords de coopération et les Emirates ont promis au chat d'un prêtre d'un virgule 5 milliards de dollars ce qui est faramineux pour le chat. Ça représente 80% de son budget annuel. En échange de ce soutien à Emirati, les autorités de chat d'Ian semblent donc avoir donné leur soutien tacite pour que les Emirates livrent des armes aux forces de soutien rapides depuis le territoire chat d'Ian. C'est sur ce dossier probablement sur ce sujet que la rabis Saoudite a tenté d'infécher la position de chat d'Ian. La rabis Saoudite tende de jouer les médiateurs dans la Christoudanais et a donc tenté d'organiser comme vous le dites en avril dernier une série de médiations entre le président Dédit et l'armée Saoudanesse du général Al-Bourhan avec des réunions justement à Angeraz dans le CF des agaois au chat mais aussi à Port-Soudan. Et le chat au départ a peut-être manifesté une légère volonté de renouer le dialogue avec l'armée Saoudanesse mais on a très vite vu que le chat ne semble pas non plus prêts à faire des concessions par rapport à sa politique avec les Emirates à Rade-Uni et donc le chat ne semble pas prêts à demander aux Emirates de cesser leurs soutiens aux forces de soutir rapides depuis le chat comme la test en récent voyage à l'est où les livraisons semblaient toujours d'actualité et donc pour l'instant cette médiation de la rabis Saoudite elle semble patiner. Et d'ailleurs peu après cette tentative Saoudienne de médiation, le président chat d'Ian Dédit a effectué un nouveau voyage à Abu Dhabi aux Emirates prouve que la relation de chat doit émiratir encore de beau joueurs devant elle. Justement le soutien émiratir aux forces de soutien rapides a des conséquences sur les équilibres internes de l'Élite au pouvoir à Njamena on sait que le président Dédit se trouve dans une position de plus en plus compliquée face aux clans agaois, le groupe ethnique dont il est issu et qui gouverne, vous l'avez dit précédemment, le chat avec des appuis Goran et avec les appuis Arabes depuis l'arrivée au pouvoir de son père, le Maréchal Idris Debille en 1990. Comment l'évolution de la guerre au sud rend risque telle d'exacerber ses tensions au sein du cœur du pouvoir de Chadihan? Effectivement cette tension sont importantes et elles sont surtout liées aux livraisons d'armes effectuées donc au fort de soutien rapides depuis le chat. On a depuis le début de cette politique des chefs traditionnels agaois et des officiers supérieurs agaois, notamment des généraux qui ont désapprouvé en privé ou en public fortement ce soutien, au point d'ailleurs déveillé des crânes de coups d'état au sein de l'exécutif, on a également des cas de défection d'office et de Chadihan qui partent avec leurs hommes combattre les forces de soutien rapides ou d'art four. Ces défecteurs peuvent rejoindre les milices agaois alliés de l'armée soudanaises, ces milices qui accueillent également d'ailleurs dans leur rend et rebele Chadihan, un petit nombre de rebelles Chadihan trop petit nombre pour représenter une quelconque menace pour l'instant pour ne jamais n'a. Les autorités de Chadihan ont déjà pris des mesures contre ces défections de soldat, avec un renforcement des contrôles dans l'armée, des sanctions à l'égard de certains généraux, aussi des bombardements pardronnes, des éléments rebelles Chadihan au dart four, et même le débauchage de certains rebelles. Mais voilà, il y a toujours le risque d'une guerre par proxy que pourrait alimenter l'armée soudanaises. Les tensions au sein du clan au pouvoir de Chadihan se sont en plus fortement renforcées depuis que les forces de soutien rapides ont lancé une grande offensive sur la ville d'Alfa Chaire. Pourquoi les tensions se sont renforcées? Parce que cette ville, comme je l'ai dit, est le chef de la communauté soudanaises qui entretient des liens avec la communauté soudanaises. Cette ville est soumise à un siège depuis mai 2024, avec en avril 2025 récemment une vaste attaque des forces de soutien rapides contre le camp déplacé des Amzam, qui jouent de la ville avec de nombreux cas d'exécution sommaire, de viol, de piages. Et donc cette fois-ci les forces de soutien rapides s'emprènent directement à des membres de la grande communauté s'agawa et ajoutent encore à la colère du clan s'agawa au châde qui se pose à la politique du président au soudan. Pour l'instant, le président de Chadihan arrive néanmoins à contenir les colères, peut-être grâce, ou surtout grâce à l'argent émerati, permet de continuer de perpétuer une politique clientéliste qui parvient justement à calmer ses colères. Merci, Charles. Et selon vous, si cette stratégie de Jamena vient cesser, à quel risque s'est exposé les gouvernements de Chadihan? Le gouvernement de Chadihan serait particulièrement exposé à deux risques. D'abord un risque de coup de palais, de coup d'État interne par des personnes peut-être des représentants influents de la communauté s'agawa au sein de l'appareil sécuritaire. Et il serait exposé à un risque qui pourrait se combiner à celui-ci, qui serait le risque d'un soutien de l'armée soudanèse à une opposition armée de Chadihan qui pourrait également s'articuler avec des ventuels complicités à l'intérieur du clan au pouvoir. Donc si l'impact de la guerre soudan est très inquiétante, comme vous l'avez décrit, la situation politique interne au châde reste également très tendue. Lors de votre mission sur l'éterrain, au moins des mecs, les principales chefs des filles de l'opposition de Chadihan, sous que ces masseras a été arrêté à Jamena, ou il est toujours de ténis. Quels sont les raisons de cette arrestation et quels sont les conséquences pour les relations entre les normes et les sues du pays ou masseras concentres à base électorale? La réstation de masseras a surpris pour plusieurs raisons. La raison officielle de son arrestation semble un peu abusive, les autorités, l'accus d'avoir organisé un massacre contre un campement peul dans le sud du pays. Mais ces accusations sont basées sur un enregistrement de l'opposant massera qui date d'y à plus d'un an. Et donc on peut se poser des questions sur la réalité de ces accusations. La arrestation en site cette opposant est aussi surprenante parce qu'il n'y a pas d'échéance électorale à court terme. Et parce que ensuite l'opposant avait perdu une grande partie de sa crédibilité et de son soutien populaire depuis un moment. Il était revenu d'exil au chat en novembre 2023. Et à ce moment-là, il avait revu à la baisse ces revendications en échange d'une nomination en tant que premier ministre. Et ensuite pendant la présidentielle, il avait maintenu une position ambigu, ressusant de reconnaître la victoire de débit puis la reconnaissant à domimo. Et donc il avait perdu une grande partie de son aura et de sa crédibilité. Et pourtant cette arrestation elle sert plusieurs objectifs. D'abord, en succès, Massra venait de réaliser une levée de fond, qui allait lui permettre de faire une nouvelle tournée dans le sud du pays, ou résid de la plupart de ses soutiens. Et donc il aurait peut-être pu retrouver une forme de popularité au Près de ces populations après cette tournée. Et l'arrêtait maintenant alors qu'il est encore peu soutenu et bien en amont de toutes échéances électorales, permet peut-être aux autorités de mieux faire passer la pilule de cette arrestation peu démocratique. Et certains observateurs note aussi que Massra aurait pu irriter les autorités. En avril dernier, on évoquant lors d'un discours, l'existence d'un accord secret entre lui et la présidence pour partager le pouvoir. Vous avez notamment parlé d'un massacre au sud du pays, un massacre lié au conflit à Gropastoro, qui sont très fréquents dans cette région. Quelle est donc l'impact de cette arrestation dans les relations très délicates entre les nors de le sud du pays, en sachant que les lites au pouvoir depuis les années 90, comme on l'a rappelé, c'est une élite composée par des groupes ethniques provenant d'une or du pays, les agaois, les choranes et les arabes, et que la mort du Maréchal et du Snedibi avait fait espérer aux élites du sud, une alternance au pouvoir et une possibilité de pouvoir avoir une espace large dans la gestion du pays. Est-ce que la arrestation de Massra ou en général les dynamiques récents en Jamena, vont exacerbés cette tension entre les nors de le sud du pays? En tout cas, elles ne vont pas les améliorer, ça c'est une certitude. Les populations du sud, ont, je pense, déjà renoncé à leurs espoirs de changements, qui ont pu naître après la mort du Maréchal des Bies. Et notamment lors de la dernière présidentielle, où elles ont vu que le système se refermait, que la dynastie des Bies était verrouillée. Ceci étant cette arrestation, elle envoie un nouveau message répressif, qui est en train de faire un débat sur le sud, qui est en train de faire un débat sur le sud du Maréchal des Bies. Et ce qui est un débat sur le sud, est en train de faire un débat sur le sud du Maréchal des Bies. Et ce qui est un débat sur le sud du Maréchal des Bies, qui cherche aux déterres pour paturer et les populations sedentaires qui convoient de ces mêmes terres pour cultiver. Et donc cela provoque de nombreux conflits qui sont très souvent réprimés par les autorités, qui prennent la faveur des éleveurs nomades, des éleveurs nomades, qui appartiennent aux mêmes communautés, qui ont beaucoup d'employés de l'appareil sécuritaire. Et donc on a systématiquement les autorités qui penchent en faveur des éleveurs et au détriment des agriculteurs, ce qui fait que la colère couvre depuis des années, mais est réprimée. Dans un contexte de plus en plus tendu, il n'est pas de décider de mettre fin à sa coopération militaire avec son allié historique la France. Après le départ des seuls d'Afrançois en janvier, sur quelle partenaire le chat pourrait-il compter pour renforcer son dispositif de sécurité? Oui, effectivement, la fin de la coopération militaire avec la France a laissé des vites capacitaires dans l'appareil de défense chattien, en particulier pour ce pied de l'armée de l'air, la couverture aérienne, la logistique et le renseignement. Mais le chat a noué des nouveaux partenariats, même si c'est dernier, pour l'instant, ne compte quand très légère partie les lacunes laissées par le retrait français. On a parlé du partenariat émiratif, qui est surtout financié, mais qui s'articule aussi avec des livraisons de matériel militaire pour le chat, et un autre partenaire important, qui est la Turquie. Le partenariat Turqu est intensifié depuis le retrait français, notamment, et on a vu de plus des poignons d'avantage de drones turques, mais aussi d'instructeurs turques. Et donc grâce à ce partenariat, le chat retrouve quelques capacités en termes de surveillance aériennes et de frappes, même si ces capacités sont loin d'atteindre celle que pouvait atteindre le niveau français avec des avions de chasse, les rafales et des mirages. On a aussi d'autres partenariats qui sont en gestation, comme celui avec la Hungry, qui peine à se concrétiser. Donc la Hungry avait promis au chat de l'envoi de 200 militaires, là bas, sans préciser quelle serait les fonctions exactes de ces militaires, également un volet économique de coopération économique entre la Hungry et le chat, qui avance un peu plus rapidement que le volet militaire. Ce qu'il faut souligner aussi, c'est que au-delà de ces partenariats militaires, le chat tente aussi de sécuriser ces frontières, en soignant ces relations avec ces pays voisins, et que c'est peut-être bien sûr le soudain dont on a parlé. Mais on a donc avec les autres pays voisins, notamment un accord avec la Libye, notamment avec la Libye du général Aftar, qui permet de l'échange de renseignement et des frappes en Libye sur des rebelles chat diens. On a le chat qui cultive aussi des bonnes relations avec le Niger, et plus globalement avec les pays de la liante des États du Sahel, qui permet aussi de partager des renseignements et de mieux surveiller leurs frontières communes. Et on a aussi actuellement une reconstruction des relations avec la République centrale africaine, qui permet aussi au chat de mieux protéger sa frontière sud. Et donc ces partenariats avec ces pays voisins sont aussi une manière pour le chat de mieux tenir ces frontières, en l'absence de la vision de chasse française, peut-être. Mais ces dernières années, ces pays voisins, le Niger que vous n'est dévoqué, mais aussi le Malil, Burkina Faso, se sont rapprochés de Moscou sur les plans politiques et sécuritaires, le chat à votre avis pourrait-il suivre la même voix? Le chat, c'est aussi rapproché de Moscou, mais avec une intensité moindre que le Malil, le Burkina Faso et le Niger, n'en a eu quand même plusieurs visites officielles entre les deux pays, dont une visite du président Chadien à Moscou en janvier 2024, avec la signature d'accord de coopération. Le chat cultivé aussi d'ailleurs des très bonnes relations, comme je l'ai dit, avec les pays de l'AES, notamment le Malil Burkina Faso et le Niger. On a eu des visites officielles entre ces pays, la participation du chat à des exercices militaires conjoints, et le chat laisse toujours planer un doute d'ailleurs sur son éventuel integration dans l'AES, même si le chat d'a bien compris l'intérêt de laisser planer ce doute, sans pour autant sauter le pas. Il a compris qu'un ci, il pouvait ne pas se couper de ses partenaires traditionnels occidentaux, comme l'on fait le Malil, le Burkina Faso et le Niger, tout en ouvrant, explorer la possibilité de nouvelles alliances. Il y a un autre élément qui rend peut probable une arrivée importante de Wagner, ou d'Afrique à Corpse, ou d'une société militaire privérusse au chat, comme cela a été le cas au Malil, au Burkina Faso, c'est qu'on a un contexte très différent au chat. Le chat n'est pas menacé par des insurrections de géadiste. L'armée de chatienne n'est pas une armée à bout de souffle, c'est une armée qui est fiable et qui est robuste, qui n'est pas débordée par ses adversaires, et donc l'intérêt de faire venir des mercenaires russes s'en trouve réduits. Merci Charles, c'était extrêmement intéressant. Merci beaucoup. Nous arrivons à la fin de cet épisode pour en savoir plus sur les travail des Crases Groupes en Afrique et dans les mondes, consultez notre site internet, Crases Group.org. Les podcasts vous a plu, les sénus en commentaire sur votre plateforme et podcast préférée. Au revoir et au mois prochain. Au revoir.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le Tchad accueille plus d'un million de réfugiés soudanais depuis avril 2023, avec une nouvelle vague de 80 000 personnes en 2024-2025 fuyant le siège d'El Fasher au Darfour.
  2. Cette crise exacerbe les tensions intercommunautaires historiques (arabes vs. non-arabes) à l'est du Tchad et épuise les ressources, entraînant une montée de la criminalité et des discours xénophobes.
  3. Le Tchad est accusé de permettre aux Émirats arabes unis d'acheminer des armes aux Forces de soutien rapide (RSF) depuis son territoire, ce qui tend ses relations avec l'armée soudanaise et crée des divisions au sein de l'élite au pouvoir à N'Djamena.
  4. L'aide humanitaire, vitale, est menacée par des incertitudes de financement, risquant d'aggraver la mortalité et l'insécurité.

Summary:

Le podcast Afrique 360 analyse la crise humanitaire et politique au Tchad, provoquée par l'afflux de plus d'un million de réfugiés fuyant la guerre au Soudan. Une nouvelle vague de 80 000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, a fui en 2024-2025 le siège d'El Fasher au Darfour par les Forces de soutien rapide (RSF), subissant des exactions violentes. Cet afflux massif épuise les ressources (eau, bois, terres) dans l'est du Tchad, exacerbe les tensions historiques entre communautés arabes et non-arabes, et génère une criminalité croissante, malgré une solidarité locale initiale.

Parallèlement, le Tchad est au cœur d'enjeux géopolitiques : il est accusé de laisser les Émirats arabes unis livrer des armes aux RSF depuis son territoire, alimentant les tensions avec l'armée soudanaise et créant des divisions au sein de l'élite au pouvoir à N'Djamena, notamment au sein du clan Zagawa. Enfin, l'aide humanitaire, cruciale, est fragilisée par des incertitudes de financement, risquant d'entraîner une augmentation de la mortalité et de l'insécurité. La situation combine donc une urgence humanitaire critique, des risques de conflit intercommunautaire et des tensions régionales complexes.

FAQs

Ce sont majoritairement des femmes et des enfants fuyant le conflit au Darfour, notamment du camp de déplacés de Zamzam. Leur arrivée massive, s'ajoutant à près d'un million de réfugiés déjà présents, exerce une pression extrême sur les capacités d'accueil et les ressources locales au Tchad.

Les tensions entre populations arabes et non arabes, particulièrement dans la province du Wadaï, s'intensifient. L'afflux de réfugiés rapportant des exactions commises par des milices majoritairement arabes au Soudan renforce les craintes identitaires et les rivalités historiques liées à l'accès aux terres et aux ressources.

Ils sont principalement pris en charge par les agences de l'ONU et les partenaires humanitaires, avec le soutien de l'administration tchadienne. Cependant, les conditions sont difficiles en raison de la pression sur les ressources (eau, bois, terres), entraînant des pénuries, des violences et une dégradation générale des conditions de vie pour tous.

Le gel menace la continuité des opérations humanitaires, notamment la distribution alimentaire après août 2024. Sans financement, on risque une augmentation de la mortalité, plus d'agressions contre le personnel humanitaire et une criminalité accrue, tout en poussant potentiellement plus de déplacés du Darfour à se réfugier au Tchad.

De nombreux témoignages et rapports crédibles confirment que des livraisons d'armes des Émirats arabes unis aux FSR transitent par le territoire tchadien. Cela a provoqué des tensions avec l'armée soudanaise, qui a menacé de bombarder les aéroports tchadiens utilisés pour ce transit.

Les Émirats sont un partenaire et financeur majeur du Tchad, semblant obtenir en échange un soutien tacite pour leurs livraisons d'armes aux FSR. L'Arabie saoudite tente de jouer les médiateurs mais sa diplomatie patine, le Tchad paraissant peu disposé à remettre en cause son partenariat avec les Émirats sur ce dossier.

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