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332. Le naufrage d’un projet à 1,4 million d’euros (et les 7 leçons à retenir)

17m 50s

332. Le naufrage d’un projet à 1,4 million d’euros (et les 7 leçons à retenir)

Dans cet épisode de Build Yourself, Safia raconte l'histoire de Poisson Fécond, un créateur de contenu YouTube qui a investi plus d'un million quatre cent mille euros dans un projet d'escape game immersif à Lyon, mêlant narration, acteurs, décors et technologie. Malgré une communauté fidèle et des revenus confortables, le projet n'a jamais vu le jour, victime d'un enchaînement d'erreurs stratégiques, humaines et émotionnelles. Safia en tire plusieurs leçons précieuses. D'abord, l'importance de commencer petit et de valider son idée par un prototype plutôt que de se lancer sur la seule base de l'intuition. Ensuite, le danger de l'effet d'engagement, qui pousse à persévérer dans un projet uniquement à cause des sommes déjà investies. Elle souligne aussi la nécessité d'embaucher les bonnes personnes au bon moment, avec des rôles clairs, et de ne jamais se désengager de son propre projet. Un business plan réaliste, validé par des experts, ainsi qu'un recours judicieux à l'externalisation, auraient pu éviter bien des déconvenues. Le coup de grâce est venu de murs gorgés d'humidité, imposant jusqu'à 300 000 euros de travaux. Malgré cet échec retentissant, Poisson Fécond a rebondi en trouvant son ikigai dans l'écriture et en lançant sa saga littéraire Noisuli. Safia conclut avec un message d'encouragement : on a le droit de se tromper, de changer de cap et de recommencer, car rêver grand ne dispense pas de commencer petit.

Transcription

3234 Words, 18262 Characters

French
Speaker 1Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Build Yourself. Aujourd'hui, je vous retrouve avec un format un peu différent de d'habitude puisque je vais vous raconter une histoire, mais qui n'est pas la mienne. C'est celle d'un créateur de contenu que vous connaissez peut-être qui s'appelle Poisson Fécond, qui a investi plus d'un million quatre dans un projet entrepreneurial qui n'a finalement jamais vu le jour. Et en regardant sa vidéo, en découvrant son témoignage assez bouleversant, j'y ai retrouvé des erreurs qu'on a toutes déjà faites ou qu'on aurait pu faire. Et surtout, j'y ai trouvé des leçons précieuses à garder en tête si on crée un projet, un business, une offre, ou même si on est en train de construire sa définition de la vie de rêve. Alors installez-vous confortablement, préparez votre boisson chaude ou fraîche vu les températures et laissez-moi vous raconter ce récit qui est à la fois fou et frustrant, mais profondément humain. Bienvenue sur Build Yourself, le podcast qui va vous aider à construire une entreprise solo qui soit durable et surtout rentable sans la pression de la construction d'un empire. Je m'appelle Safia, je suis votre hôte, ancienne juriste devenue solopreneur il y a sept ans maintenant. Et à travers mes épisodes, je compte bien vous aider à adopter une version beaucoup plus cosy de l'entrepreneuriat qui met en avant votre style de vie idéal et non plus le toujours plus. Alors si ça vous parle, n'hésitez pas à vous abonner. Bonne écoute! Musique de générique Musique de générique Musique de générique Tout commence comme une success story classique. Un créateur YouTube qui cartonne, qui génère de belles rentrées d'argent, qui a une communauté fidèle et qui commence à se demander quoi faire de ses revenus. Il a 600 000 euros environ qui dorment sur le compte de son entreprise et il veut les investir dans un projet qui a du sens pour lui. Pas de la crypto, pas de l'immobilier. Lui, ce qu'il veut, c'est une expérience immersive, unique dans la vraie vie avec de la narration, du gameplay, des décors et des émotions. C'est comme un escape game, mais version ultra poussée avec des acteurs, de la technologie, des décors, du son, des trappes secrètes, de la fumée, des scènes à la Resident Evil. Bref, c'est une vraie expérience sensorielle à vivre à Lyon dans un local réhabilité pour ça. Donc il lance le projet, il embauche une chef de projet, puis une équipe complète, des décoracteurs, des scénaristes, des game designers et le rêve devient peu à peu une machine en mouvement. Sauf que malheureusement, il n'y a pas de décor. Et malheureusement, rien ne va se passer comme prévu. Si ce projet est aujourd'hui à l'arrêt, ce n'est pas la faute à pas de chance. C'est un enchaînement d'erreurs stratégiques, humaines et émotionnelles. Et honnêtement, c'était passionnant et flippant également à décortiquer. Mais voici les leçons que j'en ai tirées. La leçon numéro une, c'est de commencer petit. La première chose qu'il a fait, je pense, c'est qu'il a visé trop grand. Il était parti initialement sur un lieu de 150 mètres carrés. Et en fait, très vite, il est passé sur 300 mètres carrés, donc on est quand même loin des 150 qui étaient prévus à la base. Il a également fait un casting et recruté 18 acteurs. Il a mis en place un système électronique digne d'un film hollywoodien. Et surtout, il y avait initialement des mois qui se sont transformés en années de travaux, puisque le local qu'il a pris nécessitait quelques adaptations pour son projet. Et en fait, il a fait tout ça sans avoir testé son projet, sans savoir si les gens voulaient vraiment vivre, sans avoir ce type d'expérience, sans aucun prototype, sans proof of concept, juste de l'intuition et du feu sacré. Et même si l'intuition, ça reste quelque chose d'important, en business, ça ne remplace jamais la validation. Il aurait pu commencer, par exemple, par faire une version mini de son idée, tester un étage, une seule salle, ou encore avoir un petit groupe pilote. Donc la moralité sur cette première étape, c'est certes de rêver grand, parce que c'est bien, c'est beau, etc. Mais dans notre process de construction, il faut y aller petit à petit. Ça, c'est vital. Donc à notre échelle, à nous qui sommes dans le digital, l'idée, c'est par exemple, avant de lancer un programme à 1000 euros ou plus, et bien pourquoi pas vendre un atelier à 50, 100 euros? Avant de vouloir écrire une trilogie, et bien commencer par une nouvelle. Avant de vouloir recruter trois freelances, tester les choses en solo. En fait, un projet, c'est vraiment comme une plante, ça a besoin de pousser, progressivement, s'il y a trop d'eau d'un coup, et bien ça meurt. La leçon numéro deux, c'est de ne pas s'attacher à un projet juste parce qu'on a déjà investi dedans. Et ça, pour le coup, c'est l'une des erreurs les plus fréquentes chez les créateurs et créatrices de contenus qui sont ambitieux, ambitieuses. C'est de rester dans un projet et de le faire perdurer parce qu'on a déjà mis trop d'énergie, trop de temps, ou même d'argent. Et on a cette petite voix dans notre tête qui nous dit « Mais t'as déjà passé six mois dessus, mais t'as payé un site internet, t'as un nouveau logo, t'as investi dans une coach, tu t'es tellement exposé sur ce projet, etc. que tu peux pas l'abandonner. » Résultat, tu continues, tu pousses et tu finis par t'épuiser. Et c'est exactement ce qui s'est passé pour Poisson Fécond. Il y a eu ce qu'on appelle l'effet d'engagement, où en fait, il avait investi déjà tellement d'argent dedans qu'il estimait qu'il ne pouvait pas abandonner ou arrêter. Donc il a poursuivi. Il a mis encore plus d'argent dedans, il a fait des prêts, etc. en se disant que, de toute façon, ça allait finir par payer. Bon, spoiler alert, ça n'a malheureusement jamais ouvert. Et donc l'idée, c'est ça, c'est d'apprendre à dire stop, même quand ça fait mal. Et au lieu d'être un peu obnubilé par tout ce qu'on a investi dans un projet, eh bien, il faut aussi penser à ce qu'on ne voit pas et tout ce qu'on pourrait construire si on avait le courage d'arrêter ce qui nous draine et ce qui n'avance pas, qui ne porte pas ses fruits. Donc quand vous hésitez à continuer sur quelque chose, demandez-vous, bah, pas du tout, ne vous demandez pas qu'est-ce que j'ai investi dedans mais plutôt, si je découvrais ce projet aujourd'hui, est-ce que je me lancerais? Si la réponse est non, bon bah, voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Leçon numéro 3, embaucher les bonnes personnes au bon moment. L'une des erreurs que Poisson Fécond a commises, c'est qu'il a embauché vite et surtout sans fiche de poste ultra précise. Il a délégué la gestion à une seule personne en pensant que c'est elle qui allait tout gérer. Il ne savait même pas ce qu'il attendait exactement de certains membres de l'équipe. Il l'a dit lui-même, j'ai embauché des gens pour faire à ma place. Et il a cru que son rôle, tout simplement, c'était de lancer le projet, puis de le déléguer. Sauf qu'un projet naissant comme celui-là, surtout s'il est innovant, il a besoin d'un leadership qui soit présent, qui soit actif et surtout qui soit stratégique et pas d'un pilote automatique. Et ça, c'est un piège dans lequel beaucoup, beaucoup de gens tombent, tout simplement. Quand on veut aller vite et qu'on voit un peu tout ce que les gens nous vendent comme rêve sur Internet, eh bien, on décide de déléguer, d'embaucher. Parfois, on embauche, parfois, c'est juste des freelances. Et on a tendance à croire que ces personnes avec lesquelles on va travailler vont nous sauver. En fait, ce n'est pas ça. Personne ne va construire notre rêve à notre place. Et surtout, il y a une différence entre embaucher des personnes motivées et surtout embaucher des personnes qui sont expertes du sujet. Même si vous décidez d'engager ou de travailler avec une assistante, un graphiste, une coach, etc., le cap, la vision et la cohérence, ça reste votre responsabilité. Donc, s'il y a une. Une chose à retenir sur ce point-là, c'est que déléguer, ça ne veut pas dire disparaître. Il faut quand même être là, il faut être vigilante et il faut surtout être au cœur du processus. Leçon numéro 4, ne jamais se désengager de son propre projet. En fait, à un moment, il s'est dit, j'ai recruté une bonne équipe, maintenant, ils vont pouvoir gérer les choses. Et il s'est désengagé de son projet d'escape game façon Resident Evil. Puisqu'il avait recruté plein de gens, il s'était dit que c'était OK. Il y avait des personnes qui étaient sans évaluation précise de leur rôle, de leurs compétences et de leur capacité à gérer un projet de cette ampleur. Et pire encore, il a gardé des personnes parce que le projet devait ouvrir dans deux mois, entre guillemets, alors que ces deux mois se sont transformés en deux ans et qui, finalement, n'ont jamais ouvert. Donc, l'idée, c'est aussi ça. C'est de garder en tête qu'un projet, surtout quand il est complexe et qu'il est nouveau, ça a besoin d'un créateur, ça a besoin de vision, de présence et d'énergie. Et donc, quand on n'a plus l'œil. sur les dépenses, qu'on ne valide plus les décisions et qu'on fait juste confiance aux autres, on perd la main et ça peut nous coûter très cher. Donc, le recrutement dans la précipitation, c'est malheureusement pas une solution. C'est quelque chose qui va apporter un peu plus de chaos. Et surtout, garder une personne uniquement parce qu'on en aura bientôt besoin, c'est un pari qui est très coûteux. Donc, mon conseil, c'est de recruter en fonction d'une stratégie qui est claire et d'un besoin qui est identifié. Pour un rôle défini et précis, pas pour combler une angoisse. Poisson Fécond a dit une chose très importante dans sa vidéo. Il a dit Parfois, on sent qu'on s'accroche un petit peu à une idée qui ne nous anime plus vraiment. On le sait, mais on continue pour une raison qu'on ignore. Lui, ce qu'il a fait, c'est qu'il a fait son ikigai et il a fait son ikigai. Et il a pu identifier que son truc, c'était d'écrire. Donc, pendant que tout explosait doucement du côté de son projet très coûteux d'Escape Game, il écrivait un roman. Un projet qui, au contraire, lui, le faisait énormément vibrer. Et il a mis du temps à comprendre que ce fameux roman, qu'il a appelé Noisuli, sa saga littéraire, en fait, c'était son alignement profond. Et en parallèle, honnêtement, je comprends qu'il ait poursuivi avec son idée d'Escape Game parce que quand on s'est battu, pendant des mois voire des années pour un projet qu'on ne veut plus vraiment, c'est dur de s'en séparer et c'est dur de se dire stop avec tout ce qu'on a investi. C'est une décision qui est hyper importante à prendre, mais qui est aussi très libératrice. Donc la question ici par rapport à cette leçon, pour vous et pour moi aussi, c'est, et toi en gros, toi qui écoutes là, est-ce que tu prolonges ou tu restes dans des projets qui ne t'alignent plus du tout avec la façon dont tu as envie de vivre et la façon dont tu as envie de travailler? Est-ce qu'il y a des choses que tu continues à produire, à vendre ou à faire tourner, mais qui ne te procurent plus rien? En fait, l'alignement, c'est pas un mot qui est flou, c'est une sorte de baromètre. Quand on est aligné, on avance même quand c'est difficile. Quand on n'est plus aligné, chaque pas est un effort et surtout un signal. Donc c'est important de se poser la question, est-ce que ce que je construis là, ça me ressemble encore et ça ressemble à la version de moi que je suis aujourd'hui? Il faut vraiment apprendre à faire confiance à son corps quand il nous dit non, même si notre cerveau nous dit, allez, encore un petit peu, juste une décision, juste encore quelques semaines, quelques mois, etc. Leçon numéro 6, un bon projet commence par un bon business plan. Poisson Fécond nous a dit dans la vidéo « Si j'avais vu les vrais chiffres dès le départ, je ne me serais jamais lancé dans ce projet. » Et c'est lourd de sens. En fait, il a eu et il a fait un business plan qui était beaucoup trop optimiste, un peu trop à la louche également, et surtout validé par une équipe qui était certes motivée et enthousiaste, mais absolument pas experte. Et en fait, quand un vrai professionnel a repris les chiffres, c'était déjà trop tard. Donc moi, ce que je retiens de tout ça, c'est qu'avoir une vision, c'est bien et c'est important, mais avoir une vision qui est validée par des chiffres qui sont réalistes, c'est encore mieux. Vous avez envie de créer une offre, vous avez envie de lancer une marque ou d'ouvrir un lieu physique, c'est super et je vous encourage là-dedans mais faites un business plan par, surtout, quelqu'un qui connaît votre domaine. C'est pas glamour, c'est pas sexy, c'est chiant, etc. Mais honnêtement, c'est vital et ça vous fera faire de nombreuses économies et éviter un tas d'échecs. Leçon numéro 7, externaliser égale gain de temps et d'argent. Mais si on choisit bien les gens. Pour reprendre ces mots, il a dit, on voulait tout faire en interne pour économiser et ça nous a coûté beaucoup plus. En fait, il pensait qu'il allait gagner de l'argent en ne faisant pas appel à des professionnels du bâtiment pour tous les travaux qu'il y avait à faire dans ce fameux local, pour la déco, pour l'électronique et tout le tralala. Et résultat, il y a eu beaucoup de retard, beaucoup d'erreurs, des correctifs et surtout malheureusement des frais imprévus. Et je sais que c'est contre-intuitif mais parfois externaliser, ça veut dire économiser. Ça veut dire moins de stress, moins de retard, moins de mauvaises surprises et surtout un vrai regard d'expert. Donc, il n'y a pas de problème pour externaliser ce qui est en dehors de votre zone de génie, mais faites-le avec discernement, comparez les devis, vérifiez les références de chacun et surtout, ne foncez pas tête baissée. Leçon bonus, l'humilité sauve des millions. Ce que j'ai ressenti en écoutant son histoire, c'est un mélange de respect et de tristesse, mais aussi une profonde leçon d'humilité parce qu'il avait tout, entre guillemets. Il avait une grande audience engagée fidèle, de l'argent, une équipe et de superbes idées et pourtant ça ne lui a pas empêché de faire face à un tel échec. Pas parce qu'il était incompétent, mais peut-être parce qu'il a oublié que la réussite c'est pas juste une question de feu intérieur, c'est une question de structure, de rythme, de méthode et aussi de lucidité. Et pour vous donner tout le contexte autour de cette histoire, il y a eu un moment où tout s'est écroulé. En fait, il y a eu un espèce de coup de grâce quand tout est presque fini dans son projet d'escape game, quand l'expérience est finie à 90%, quand les premiers tests sont planifiés, mais en fait il y a un panneau LED qui va griller. Donc ils vont faire la petite recherche et ils vont découvrir qu'il est plein d'eau. Donc il y a un diagnostic qui est fait et les murs sont tout simplement gorgés d'humidité. Et là c'est un problème sanitaire puisqu'il y a des champignons et il a fait estimer le coût des travaux qui s'élèvent jusqu'à 300 000 euros. Donc il a eu quelques désaccords avec le propriétaire qui dit que ce n'est pas de sa faute, etc. Donc la balle fait un peu des allers-retours. Mais il y a quand même eu trois ans de travail, plus d'un million d'euros dépensés et c'est un truc aussi bête que l'humidité des murs qui va venir ruiner tout le projet. Et à ce moment-là, évidemment il est impossible d'ouvrir au public, c'est beaucoup trop dangereux, donc il faut tout geler. Il faut licencier et surtout faire le deuil du projet. Ce que j'ai ressenti, en écoutant son témoignage qui a été plein de transparence et d'enrichissement, c'est que certes, c'est une histoire qui est quand même hyper triste, mais pour le coup, ça a quand même un côté rassurant dans le sens où, parfois, dans l'entrepreneuriat ou la création quelle qu'elle soit, on croit qu'on est un peu seul à galérer, à faire des erreurs et à douter. La vérité, c'est que non. Même les personnes qui ont un succès qui paraît visible ou qui est visible de toute manière, font des erreurs et parfois de grosses erreurs. Même elles se plantent, même elles doutent, mais n'abandonnent pas et rebondissent, puisque Poisson fait con, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, même si ce projet n'a pas vu le jour et lui a fait perdre beaucoup d'argent, en fait, comme il a trouvé son ikigai, il s'est lancé dans autre chose et il a lancé cet autre projet, sa saga littéraire Noisuli. Donc, il a fait une campagne de financement participatif et il est en train de créer un univers qui lui ressemble. Donc, je trouve que c'est un beau message, parce que ça veut aussi dire, en fait, tu peux rater un projet, ça ne veut pas dire que tu es un échec de A à Z, de la tête au pied, pas du tout. Donc, si là, vous m'écoutez et vous êtes en train de construire quelque chose, que ce soit votre business, votre podcast, une offre digitale, un projet créatif ou juste une nouvelle version de vous-même, en fait, n'oubliez jamais que vous avez le droit de recommencer, vous avez le droit de faire des erreurs, vous avez le droit également de changer d'avis et de changer de cap. Surtout, vous n'avez pas besoin que tout soit parfait pour avancer, commencez petit, faites preuve d'audace, mais gardez les pieds sur terre et comme il le dit si bien dans la dernière phrase de sa vidéo, tu peux rêver grand, mais commence toujours petit et grimpe pas à pas jusqu'aux étoiles. Donc voilà, c'était un épisode un peu différent aujourd'hui, mais j'espère qu'il vous a inspiré, qu'il vous a parlé et peut-être même rassuré. Si c'est le cas, vous pouvez le partager à quelqu'un qui aurait besoin d'entendre ce message aujourd'hui et si vous avez envie de me dire ce que vous avez pensé de ce format sur Instagram, n'hésitez pas à me faire un petit DM. Moi, je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau contenu. Salut! Musique Musique Musique Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'à la fin. Si vous l'avez apprécié et que vous avez envie de soutenir le podcast de manière totalement gratuite, n'hésitez pas à le partager autour de vous, à vous abonner et à laisser un avis sur Apple Podcast ou Spotify. Et moi, je vous dis à très vite pour un nouvel épisode sur Build Yourself. Musique Musique Musique

Podcast Summary

Key Points:

  1. Le créateur Poisson Fécond a investi plus de 1,4 million d'euros dans un escape game immersif à Lyon qui n'a jamais ouvert.
  2. Le projet a échoué à cause d'erreurs stratégiques, humaines et émotionnelles, et non par malchance.
  3. Il a visé trop grand dès le départ sans prototype ni validation du marché, alors qu'il aurait dû commencer petit.
  4. L'effet d'engagement l'a poussé à continuer d'investir malgré les signaux d'alerte, par peur d'abandonner après tant d'investissements.
  5. Il a recruté trop vite, sans fiches de poste précises, puis s'est désengagé de son propre projet en déléguant sans garder le contrôle.
  6. Son business plan était trop optimiste et validé par une équipe inexpérimentée plutôt que par de vrais professionnels.
  7. Vouloir tout faire en interne pour économiser a généré retards, erreurs et frais imprévus bien plus coûteux.
  8. Des murs gorgés d'humidité ont nécessité jusqu'à 300 000 euros de travaux, portant le coup de grâce au projet.

Summary:

Dans cet épisode de Build Yourself, Safia raconte l'histoire de Poisson Fécond, un créateur de contenu YouTube qui a investi plus d'un million quatre cent mille euros dans un projet d'escape game immersif à Lyon, mêlant narration, acteurs, décors et technologie. Malgré une communauté fidèle et des revenus confortables, le projet n'a jamais vu le jour, victime d'un enchaînement d'erreurs stratégiques, humaines et émotionnelles. Safia en tire plusieurs leçons précieuses.

D'abord, l'importance de commencer petit et de valider son idée par un prototype plutôt que de se lancer sur la seule base de l'intuition. Ensuite, le danger de l'effet d'engagement, qui pousse à persévérer dans un projet uniquement à cause des sommes déjà investies. Elle souligne aussi la nécessité d'embaucher les bonnes personnes au bon moment, avec des rôles clairs, et de ne jamais se désengager de son propre projet.

Un business plan réaliste, validé par des experts, ainsi qu'un recours judicieux à l'externalisation, auraient pu éviter bien des déconvenues. Le coup de grâce est venu de murs gorgés d'humidité, imposant jusqu'à 300 000 euros de travaux. Malgré cet échec retentissant, Poisson Fécond a rebondi en trouvant son ikigai dans l'écriture et en lançant sa saga littéraire Noisuli.

Safia conclut avec un message d'encouragement : on a le droit de se tromper, de changer de cap et de recommencer, car rêver grand ne dispense pas de commencer petit.

FAQs

Il faut commencer petit et valider son idée avant d'investir massivement. Un prototype ou un petit groupe pilote permet de tester le projet sans tout risquer.

C'est l'effet d'engagement : on continue par peur de perdre ce qui a été investi, au lieu de se demander si on se lancerait aujourd'hui. Il faut apprendre à dire stop même quand ça fait mal.

Il faut embaucher les bonnes personnes au bon moment, avec des rôles clairs et précis. Déléguer ne signifie pas disparaître : la vision et le cap restent la responsabilité du créateur.

Un business plan trop optimiste peut mener à un échec coûteux. Il faut le faire valider par des chiffres réalistes et par un professionnel qui connaît le domaine.

Non, externaliser peut faire gagner du temps et de l'argent si on choisit bien les prestataires. Il faut comparer les devis et vérifier les références avant de foncer.

Un problème d'humidité dans les murs, avec des champignons, a rendu le lieu dangereux. Les travaux estimés à 300 000 euros ont gelé le projet après trois ans de travail et plus d'un million d'euros dépensés.

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