Le mouvement #MeToo et le respect de la vie privée
from Les podcasts de l'ISP
28m 30s
Le mouvement #mitou et #balance ton port a profondément transformé la manière dont les violences sexistes et sexuelles sont dénoncées, perçues et traitées dans la société. Il a permis aux victimes de sortir des institutions traditionnelles pour exprimer publiquement leurs expériences, déclenchant une révolution dans la prise de conscience et la sensibilisation. Ce phénomène a influencé la pratique judiciaire, la formation des professionnels et la mise en place de nouvelles mesures comme les référents d’intimité dans le cinéma. Cependant, ce mouvement soulève des tensions juridiques majeures : entre liberté d’expression et diffamation, entre présomption d’innocence et dénonciation publique, et entre justice médiatique et justice judiciaire. Les réseaux sociaux ont changé le terrain du débat, déplaçant le procès vers l’espace public et introduisant des questions de prescription et de serialité. Bien que des dispositifs de prévention soient apparus, notamment dans les milieux artistiques et professionnels, leur efficacité reste limitée, surtout dans des institutions comme les cabinets d’avocats où des cultures systémiques persistent. Enfin, le consentement est devenu un pilier de la culture des relations, avec des outils concrets comme les points de signalisation dans les bars ou les applications de transport, mais le changement durable repose avant tout sur une éducation continue et un débat culturel profond. Ce mouvement montre que, malgré ses limites, la parole des victimes est désormais entendue, et que le droit doit s’adapter à une société en mutation.
Bienvenue dans les podcasts de l'ISP. Le mouvement mitou et le respect de la vie privée.
T'inquiète, dans ce milieu, il faut savoir fermer les yeux parfois. Si tu veux réussir,
il faut accepter certaines règles du jeu. Pendant longtemps, ces phrases encirculées
à voix basse dans certains milieux professionnels, artistiques et ou médiatiques. Puis les réseaux sociaux
ont changé quelque chose. Des milliers de femmes ont commencé à raconter publiquement ce qu'elles
avaient jusque la garder sous silence. En quelques années, mitou et balance ton port,
au plus tôt hashtag mitou et hashtag balance ton port, on profondément bouleverser la manière
dont les violences sexistes et sexuelles sont dénoncées, perçues et traiter dans l'espace
public. Le sujet malheureusement d'actualité ou pire sa permanence dans le débat en médiatique
que juridique démontre la nécessité d'analyser de profondes mutations et de les rendre nécessaires,
UEGAR assez mouvement et UEGAR à l'inertie de nos institutions. Il faut réfléchir à la manière
dont nous traitons ce mouvement et dont nous traitons ces révélations, que cela soit dans nos
médias ou dans nos rapports professionnels. La libération de la parole, la justice médiatique,
la présomption d'inocence, le droit, la protection des vitimes ou encore la transformation
du cinéma et de l'audiovisuel sont autant de thèmes convoqués par ce sujet. Un sujet, le
mouvement hashtag mitou ou encore un sujet le mouvement hashtag mitou et le respect de la vie privée
qui sont des sujets qui ont été donnés à l'occasion du grandoral de l'UNM ces dernières années.
Et pour les envisagés, je reçois Anel Maman, enseignant en droit journaliste judiciaire et
intervenante au sein de la prépaille ESP. Anel Maman bonjour.
Anel Maman, merci de participer une nouvelle fois au podcast de l'ESP, c'est toujours un plaisir
de vous recevoir. Anel Maman, en quoi le mouvement hashtag balance ton port, a-t-il
marqué une rupture dans la manière de traiter les violences sexuelles et sexistes selon vous?
La rupture c'est pas seulement que les femmes ont commencé à parler. En fait la rupture
c'est sortir des commissariats, sortir des caminés d'avocats ou des RH en fait pour entrer et dire
réellement ce qui se passe. On sort du cadre juridique, du cadre institutionnel qui existe
classique dans lequel on vient faire la plante parce qu'on se rend compte à ce moment-là que la
plante est mise de côté, n'est pas considéré. Et c'est un gros problème sur les
violences sexuelles, sur les violes parce qu'en soi on remarque et on le voit même dans
les statistiques beaucoup de pleins de violes sont mises en fait de côté, sont mises à l'abandon,
ne sont pas traitées en elle-même parce que le manque de preuve, parce qu'eux aussi parfois
beaucoup de manque de considération au niveau de la police sur le traitement de ces informations
et balance ton port, mis tout en soi, c'est au-delà de l'ouverture de la parole des femmes,
c'est aussi sortir et critiquer la justice et elle se fait via les réseaux sociaux. C'est surtout
par ça que c'est intéressant. Les réseaux sociaux deviennent un outil de communication, un outil
d'information pour pouvoir dire ce qui se passe au-delà des commissariats.
D'ailleurs on peut émedialement se link, le mouvement mis tout, le mouvement balance ton
port a conduit à l'évolution de la pratique judiciaire, à la formation des policiers, même la
formation des magistrats et autres juristes. Cette libération de la parole a-t-elle modifié
concrètement le droit? Et quand je dis le droit je pense au droit lui-même et aussi à son
application. Alors le droit a existé déjà. On parle, on a dans le code pénal, le viol, l'agression
sexuelle, le harcement sexuel, la discrimination, les obligations de sécurité de l'employeur là-dessus,
mais mis tout balance ton port ça a changé l'effectivité du droit en effet, son application. On va signaler
davantage, on va écouter davantage, les employeurs sont de plus en plus plus dans les institutions
créées cellules interne. Voilà, on commence en fait à pratiquer le droit sur ces éléments-là.
Cette pratique du droit, c'est donc consolider, le droit est devenu plus effectif. Si vous voulez bien
entrant dans une question de définition, quelle différence peut-on faire d'un point de vue juridique
entre la dénonciation publique, la diffamation, la liberté d'expression, comment ces grandes notions
du droit s'articultel au travers, et bien encore une fois, du mouvement mis tout. C'est la grande
tension de ce mouvement, la liberté d'expression elle existe en France, c'est-à-dire qu'on a la
possibilité de pouvoir informer pour des questions d'intérêt général justement des débats sur
les violences sexuelles. Donc c'est à ce titre-là que le mouvement a été créé, c'est au nom
de la liberté d'expression que ces femmes-là ont commencé à parler, mais évidemment la liberté d'expression
en France a ses limites, et c'est notamment la question de la diffamation qu'on parle de dénonciation
publique, c'est ce point-là juridique qui vient d'appliquer, c'est la diffamation, mais on a également
la présence de son innocence qui va venir imposer notre limite sur la diffamation, en soit c'est le fait
de porter atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne. Donc encore une fois, ça c'est important de
le préciser, ça n'est pas de digir quelque chose de vrai ou de faux sur une personne. C'est de porter
atteinte à ces considérations, en aucun moment ou par exemple dans les médias. Je reprends cet exemple
parce que c'est quand même le milieu où je grandis en ce moment. Dans les médias, par exemple, si
une personne a des propos racistes, si l'autre personne en face de lui, le chroniqueur dit "Ah mais
vous êtes raciste, il y a une diffamation parce que directement la personne elle porte atteinte à la
considération à l'honneur de la personne hors, si par contre on a une journée d'action qui vient
justement constater ses propos étis, vraiment cela avérée comme quoi c'est bien des propos racistes,
le fait de ensuite le qualifier de racistes, pas change, on n'est plus sur une diffamation, on est sur
l'application pure d'une autorité compétente qui vient constater que c'était des propos racistes.
Donc c'est là où on a la limite entre la diffamation et la liberté d'expression, mais on a également
cette présomption de innocence qui est apparu avec mitou et balance ton port parce que la présomption
de innocence, je le rappelle en France, on est considéré comme innocent, je sais à preuve du contraire,
jusqu'à preuve que l'autorité, c'est-à-dire le juge, et si qu'on a effet, on est un culpé, donc on est
accusé, toutes les mots qui vont être utilisés sont du conditionnel ou sont en fait des suppositions, on ne veut pas
dire tout de suite que la personne est un violeur, si en soit l'autorité n'a pas constaté encore le
viol, ça c'est la limite, mais on a ce débat de savoir si mitou ça supprime la présomption de
innocence à mes yeux, non, je pense que ça a déplacé plutôt la question de la crédibilité des victimes
dans les spaces publics. Alors on reviendra effectivement sur cette difficile tension entre le droit des victimes,
et le droit des personnes qui peuvent être mises à l'index justement par le mouvement mitou. Contextualisons
toujours quelque peu le débat avant d'avancer, en quoi les réseaux sociaux ont-ils participé
à changer la manière dont ces affaires sont révélées et médiatisées, tout simplement est-ce qu'il
y a effectivement un corollaire, une concomitance entre le développement des réseaux sociaux et effectivement cette
dénonciation de comportement inadmissible. Comprettement, en soit en fait le juge traditionnel celui qui est
là pour écouter les faits, écouter les avocats, a été déplacé. Le juge c'est nous, c'est nous qui
sommes en train de regarder sur les réseaux sociaux ce qui se passe et jugeons par des commentaires, par des
likes par des réactions. En soit c'est ce qu'on appelle le procès médiatique. Le procès a changé de
lieu, a changé d'espace, a changé de temps. On n'est même plus sur des questions de temps parce qu'on
parle de prescription. Certains violent ont été commis plus tard, enfin ont été commis bien plus tard par
rapport à ce qui sont annoncé. Alors révélation merci. Et donc on a vous le savez, la question de la
prescription dessus qui avait beaucoup d'affaires ont changé. Il y a un signe qui s'appelle grâce à dieu. Je
sais pas si ça vous parle, c'est le film sur cette. C'est l'Église en fait, c'est celui qui avait
les beaucoup beaucoup beaucoup d'enfants mais il est plus d'une centaine d'enfants à l'époque et donc
il y avait des questions de prescription pour des. Il y avait des questions de prescription donc c'était
30 ans. On ne pouvait pas aller au-delà et justement après ce film là et notamment parce qu'il y avait
des questions de savoir si on pouvait encore appliquer, si on pouvait le mettre en place parce qu'il
avait. Le prosie n'avait pas encore été fini. Il y avait des questions de présomption d'inocence
là dessus mais l'idio l'avait été avéré en soi parce que historiquement il y avait quand même beaucoup
de. de preuves là dessus. Et bien. Et bien ce qui est intéressant c'est que après ce mouvement là,
sur la paix d'offie, il y a l'Église et on a ouvert la prescription sur les autres victimes. C'est
dire qu'on peut estimer que la prescription, c'est poursuit, même si. Parce qu'il y a, pardon excuse-moi,
parce que comme il y a par exemple si il y a plusieurs victimes, si on a encore une prescription qui
valide pour les autres celles qui sont dépassées, elle peut être encore utilisée. C'est l'introduction de la
serialité dans la prescription judiciaire. Vous avez évoqué, à l'aélement, la question du tribunal
populaire, est-ce qu'il y a justement. Est-ce qu'il n'y aurait pas justement un risque à la justice
médiatique à ce tribunal populaire qui vient
en parallèle voire qui viendrait concurrencer, qui viendrait même anticiper la justice judiciaire.
- Comparatement alors le problème de la justice médiatique, c'est que certes elle permet de pouvoir
mettre en avant des gros problèmes qui sont tue parfois et on le voit avec l'affaire Epstein.
Toutes les autorités en Amérique savaient ce qui se passait, mais ça a été tue par ces
personnes de pouvoir. Donc en soi, bam ça les met en avant, mais pour autant, par exemple là,
le procès, il est compliqué puisqu'on le voit, il n'est pas encore. il n'est pas encore fini.
Mais en même temps, la justice médiatique est bien sanctionnée socialement les individus.
Donc tant qu'on ne sait pas si réellement la personne a violé, par exemple, mais tant qu'il y ait
des fausses accusations, c'est aussi un risque. Et bien on peut avoir une personne qui se retrouve
avec des pertes de contrat, des pertes d'argent, des retraitres films, des suspensions, des mises
à l'écart, des évictions, des évictions. Donc en fait, c'est un problème en soi sur cette affaire
là, sur le balance tempore, parce qu'en soi, tant que les procès n'avaient pas encore eu, il y avait
des personnes qui justement étaient mises à l'écart là-dessus. Mais indirectement, et c'est là aussi,
on a eu un autre pas sur la justice médiatique, c'est encore une fois ce qu'on appelle le baclash,
en fait. Et cette affaire ici, c'est la fête de Johnny Depp. Johnny Depp a mis le contre-cou sur des
leurs qu'une personne, en fait, sur l'achetègue, balance tempore, mis tout, balancer quelqu'un. Et bien,
la fête de Johnny Depp a permis, on va dire, a remis, on va dire, on n'équilibre parce que c'était
pas des équilibres à ce niveau-là, on constatait qu'il y avait réellement des comportements qui
étaient à normaux par les hommes. Mais on en soit perspectif, oui.
Bon, en fait, des fausses accusations. Et notamment, en fait, là, le cas avec sa femme, en Beur-Hyd, où on constate que finalement Johnny Depp a eu raison,
et elle a eu tort, donc des fausses accusations, elle a eu dix millions de dollars quand même en compensation, et elle a eu la peine
maximale pour l'état de Johnny, c'est 350 000 dollars de match punicif pour Johnny Depp. Donc ça, en réalité,
et depuis ce point-là, ça a pris en considération les accusations, c'est-à-dire qu'en tout cas, aux États-Unis,
sur la femme ni sur les mitous, elles sont plus totalement à 100% ni dans l'avant.
Il y a quand même beaucoup de gens qui, maintenant, ont l'appareil sur le contrepoir, là-dessus.
Oui, ça pose la question de la distinction entre la vérité judiciaire qui est celle qui doit rester une finée,
et la vérité médiatique, la vérité populaire, qui est toujours contingente à des avis et à des contextes
qui ne sont pas complètement connus.
Comment le droit arrive-t-il à donc le régler, concilier le respect des droits de chacun?
D'un côté, naturellement, le respect du droit des victimes et de l'autre, le respect de la présence d'inocence des personnes
qui, encore une fois, sont désignées.
Alors, sur la dénonciation de cette hashtag, on a, en soi, il y a quand même des métiers qui sont créés,
et surtout, on a un secteur qui a complètement changé là-dessus.
C'est-à-dire qu'on a ouvert des secteurs, on a ouvert des métiers pour sensibiliser d'une part,
donc c'est très important, par exemple, surtout le milieu du cineur, parce que c'est bien de là,
mais tout, c'est surtout dans le milieu du cinéma, on le voit depuis le premier janvier 2025, par exemple,
les aides de production du CNC, c'est-à-dire l'autorité qui donne de l'argent, finalement, pour faire des films,
elle a des conditions, elle doit obligatoirement former les équipes de tournage sur les violences,
et harcèlement sexistes et sexuelles, donc on a quand même de plus en plus des ouvertures juridiques
qui se sont mises en place pour pouvoir sensibiliser, mais surtout constater des larques et des violences.
On a le ministre de la Culture qui a lancé un plan 2025-2027 contre ces violences-là,
où on doit former, repérer les problèmes, agir appinant et accompagner des victimes,
mais les mieux-changes évaristes, c'est-à-dire que là, c'est-à-dire le milieu du cinéma où ça a été présent et très produit,
on le voit, c'est la fermeture en tant que tel, dans le monde du maintenance, c'est beaucoup plus lent,
c'est-à-dire qu'en fait, on essaye de coller ces protocoles, mais ils n'existent pas par réellement que ça,
on voit que, que fois, des personnes qui vont accompagner par exemple dans des campagnes de l'angerie,
mais pour autant, les recrutements sont toujours un peu larges, un peu flexibles.
Je connais des personnes qui ont parlé, qui ont vécu ça,
où la candidature, c'est d'être venu pour être mise en photo, être sûr que ça passe.
C'est pas trop la condition quand on est mannequin, c'est-à-dire que même pour la l'angerie,
ça se limite quand même à des souvetements-là, il y a des personnes qui, en France, ont fait, ont été plus.
Donc, c'est de la mise en place, de plus en plus, pour éviter justement les dénoncations,
on va dire qu'elle au mieux c'est des risques, mais en même temps,
c'est de prévenir beaucoup parce qu'il y a énormément de victimes qui ont été abusés.
- Si on constate que dans le milieu artistique,
il y a des différences de manière plus générale,
ces différences se creusent au sein de la société.
Ces sujets sont extrêmement clivants, on l'a dit,
on le voit avec aujourd'hui les pleins de qui ont été formulés à l'égard de Patrick Bruel,
j'ai entendu, je lisais plus éatement lios hier,
il y a quelques jours, dire "Mais tout le monde le savait, il a qu'à se faire soigner".
Ce qui révèle évidemment l'importance de la dénonciation et du droit des victimes
à dénoncer les comportements, en tout cas qu'elle considère avoir subi en infraction de la loi,
mais c'est surtout la prévention qui doit aujourd'hui gagner tous les milieux.
Comment les entreprises, les administrations, les institutions,
cherchent-elles aujourd'hui à davantage prévenir les risques juridiques,
les risques datantes à la personne à transformer leur culture interne,
on a parlé du milieu du cinéma, comment procédit manière générale?
C'est la prévention de manière générale, c'est à dire qu'en fait,
toute personne, encore une fois, l'employeur ne veut pas dire ce n'est pas moi,
c'est mon salaire, l'employeur doit évidemment avoir un point de vue général
et créer une ambiance collective où ça n'est pas la. ou en fait, dès lors qu'on constate un abus, on est capable de pouvoir le dénoncer.
Ce soit notre collègue ou sur nous-mêmes dès lors qu'on voit que une personne évective,
il faut le dénoncer.
Pour moi, c'est la base et ça, c'est un travail sur le temps,
parce que ce n'est pas iné, c'est un comportement collectif, c'est sociétal,
mais ça, c'est quelque chose qui doit être institutionnalisé.
Et pour parler de nouveaux métiers qui sont apparus,
j'ai eu l'occasion de rencontrer une caradinatrice intimidée,
si hyper intéressant, et c'est extrêmement bien pour le coup, dans le milieu du cinéma,
pour des scènes, par exemple, un team de mu, etc.
On a une personne qui est là, qui est présente,
et qui, je vous parle en pratique, parce que je l'ai vécu,
qui prend la personne appare et qui lui pose des questions.
Est-ce que tu es d'accord qu'on te touche sur les poules?
Où est-ce que vous montre-moi visuellement les endroits où tu veux pas qu'on te touche,
donc elle présente, etc.
Est-ce que aujourd'hui, ça te va si on fait un réseau sur l'ajout, sur la bouche, etc.
Et en fait, c'est des questions qui apparaissent à normal, par exemple,
parce que c'est pas spontané.
Mais en fait, complètement, on est complètement posés pour complètement sain,
complètement serrant, en fait, face à cette situation,
parce que, une fois que le protocole est mis en place,
eh bien, ça doit suivre.
Certes, on a cassé la spontanéité,
mais on a mis en place un protocole qui se suit.
Ça, c'est dans le cinéma.
On le voit un tout petit peu dans le monde de la photo,
mais c'est encore un petit peu de chick, quand même.
J'ai quand même du mal à voir comment on pourrait exploiter ça de manière générale
dans les entreprises, dans les administrations, les institutions.
Mais est-ce qu'on peut dire que des points de vigilance pour être davantage mis
dans les administrations, les institutions?
Si je dis ça, c'est parce que je pense notamment à nouveau domaine que je connais bien
celui des cabinets d'avocats où il y a eu, il a eu des abus considérable
à une certaine époque.
Alors évidemment, il ne faut pas généraliser, pas partout.
J'ai connu moins des cabinets où l'ambiance était absolument formidable.
Et cetera, on a vu malheureusement, au travers d'un certain nombre d'affaires,
les non-sais notamment devant les différents barreaux où il y avait les abus.
Est-ce que cette culture d'entreprise ou cette culture que l'on connaissait
dans les cabinets d'avocats peut changer d'elle-même?
Je peux me permettre, je répond à ma question, si vous voulez bien.
Je ne crois pas. Je ne crois pas, et je salue l'action, alors certains ne la trouvent encore insuffisantes,
mais je peux saluer l'action d'un certain nombre de bateniers, d'un certain nombre de barreaux,
dans lequel, eh bien, il y a eu beaucoup d'intervention, de prévention.
Je sais aujourd'hui que des mignons associés de cabinets d'avocats dont certains appartient à ma génération
ou même à la génération qui m'a précédée.
On deux mêmes participer à des formations, des interventions sur la manière de traiter collaborateur,
stagiaire et d'éviter de conserver des comportements qui existaient en d'autres temps et de protéger les stagiaires et les collaborateurs et autres associés vis-à-vis de mécaniques sexistes ou encore une fois de mécaniques de harcèlement.
Et même au sein de certains cabinets, on a mis des mécanismes de référence, introduisant des personnes qui sont là non pas pour exercer un pouvoir de police, mais pour d'abord être présents pour informer et être présents pour écouter.
Et ça, vous parlez de nouveaux métiers, ces référents intimités dans cinéma ou ces référents dans certaines entreprises ou dans certaines administrations, n'est-ce pas la solution justement pour éviter ces comportements et aussi être l'autorité qui va dénoncer un comportement?
Pour vos réponses, je ne sais pas si réellement c'est utile, c'est-à-dire pour le milieu du cinéma, je trouve que c'est très bien qu'il y a des coordinateurs d'intimité, parce que ça m'est là où là, je me souviens par exemple avec cette coordination d'intimité où à mon moment donné la scène a été un petit peu trop.
Et donc, tac, elle coupe, tac, elle demande si elle peut réussir les images et qu'elle ne puisse pas être utilisée par exemple. Donc, il y a quand même des choses qui sont très bien, c'est-à-dire la même l'utilisation de l'image en elle-même, si la personne n'a pas été choquée du toucher, etc.
L'utilisation de l'image en elle-même elle est protégée par ces personnes-là, donc ça c'est extrêmement important. Mais de manière générale, par exemple pas les décabinés d'avocats, etc.
Moi, je vais vous dire un truc, je pense que même s'il y a des référents, même s'il y a des RH qui sont présents pour pouvoir aider, etc.
Je ne pense pas, je pense qu'il y a beaucoup de protection des superheurs qui sont prétendues depuis très longtemps, qui font en pratique du très bon travail, mais qui ont des comportements qui sont à risque avec des femmes, avec des hommes ou également.
Et je pense qu'il y a une forme de protection parfois là-dessus, parce que c'est une culture, parce que c'est. - C'est une culture assez du cheval systemique. - Oui, parce qu'il y a aussi une culture, une culture de ça, c'est une ancienne génération. Je pense que, sincèrement, ce genre de choses, en tout cas, va diminuer. Je ne peux pas penser que ça puisse disparaître, mais je l'ambrer. Mais je pense que ça va énormément diminuer quand les anciennes générations ne seront plus au travail, quand elles seront retraitées. Je pense sincèrement ça.
Annelle, maman, pour suivant, si vous voulez bien, est-ce que, à la suite de mouvements mitous, où balance ton peur encore une fois, est-ce que l'on observait une plus grande vigilance, selon vous, autour de la notion de consentement, et alors du coup, chez les jeunes générations notamment?
Oui, combattent. Alors, la question du consentement, pour le coup, j'ai fait des micro-tretoires, et j'ai posé la question de comment ça se passait justement sur les relations sexuelles, parce qu'il y avait eu, il y a deux ans, un baromètre qui démontrait que sur les 18, 25 ans, il y avait une personne.
Deux personnes, je crois, sur 10 qui avaient eu des rapports sexuels dans l'année. Enfin, en bref, c'était très, très diminué, et c'était assez impactant après le Covid.
Et donc, je posais la question de comment ça se fait, etc. Beaucoup de personnes ont parlé de la question du consentement, n'ont pas que ça les choquait, absolument pas. C'était des nouvelles générations qui étaient hyper vigilantes là-dessus, mais que ça avait changé en tout cas les comportements là-dessus, qui avaient beaucoup de peur aussi par certaines générations masculines vis-à-vis des femmes, et que certaines femmes, au contraire, estimées que c'était très bien.
Donc, en fait, si y avait un débat là-dessus, j'ai aimé pas vraiment d'avis, ça avait une considération importante, mais de manière générale, le consentement est très important et rentrée, de plus en plus, en les institutions, par exemple.
On voit qu'il y a beaucoup de dispositifs qui sont mis en place dans les bars, dans les restaurants, dans les écoles.
Je crois que c'est un qui s'appelle "Demander en gelat", par exemple, vous avez aussi la marque du point noir sur la main pour dire qu'on a un problème.
Vous avez aussi des numéros téléphones qui sont mis dans les toilettes dans certains bars pour dire que justement, il y a à signaler cette personne-là dans le bar n'est pas bien.
Et par exemple, c'est intéressant, Uber a lui-même fait une signalisation, c'est-à-dire qu'en fait, vous pouvez vous-même signaler quand vous êtes dans la voiture si la personne elle est problématique.
Donc, il y a quand même des éléments qui sont mis en place, qui sont plus rassurants, j'en vais te vous dire, mais est-ce que ça va éviter?
C'est moi, une question encore une fois de comportement.
C'est-à-dire que même si vous mettez des signalisations, des éléments des dispositifs et des outils pour signaler, en fait, ça n'est pas préventif.
C'est l'éducation qui va venir aider.
Anène, maman. Pour terminer, pour terminer ce podcast, j'aimerais qu'on revienne à la parole des victimes. Lorsque, lorsque j'ai dit au sein de la prépaille aspect que nous allions faire un podcast sur le mouvement "Mitou",
bon, ça n'a étonné personne parce qu'on croit une fois, c'est un sujet qui a été donné à l'occasion du grand-toural et on avait déjà eu l'occasion d'avoir un véritable débat au sein de la prépaire sur le mouvement "Mitou".
La question est assez simple à poser et extrêmement difficile à résoudre. Est-ce que le mouvement "Mitou" a été une bonne chose?
C'est difficile de répondre, si vous voulez peut-être répondre?
Je pense que juridiquement, ça va poser un problème en pratique, évidemment, pour toutes ces questions stratégiques. Je pense que c'est des questions juridiques qui sont un peu. Je ne vais pas dire "Opselet" pour pas dire "arrivée" mais "Opselet", c'est-à-dire qu'en fait, la pratique juridique, quand même, ça ne adapte pas à la nouvelle génération.
Je ne parle pas de nouvelles générations de bébé, je parle de nouvelles générations, réseaux sociaux, numérique, c'est ça, "Mitou" c'est discuter avec des nouveaux outils, c'est balancer avec des nouveaux outils.
Moi, je pense que juridiquement, c'est un problème. Par contre, je trouve que, en pratique, pour l'évolution de la société, ça a permis de montrer qu'il n'y a des comportements qui ne vont pas.
Je pense que, même dans les comportements entre hommes, femmes, alors je le vois beaucoup moins avec mes nouvelles générations, avec mes étudiants, je n'ai pas ce problème-là. C'est très intéressant, c'est un petit garçon ou un petit garçon ou là, ça va.
Mais je nomme en plein à 18-20 ans avec qui je donne cours, on n'a pas sur rapport là. Je pense pas c'est parce que je suis la super hiérarchique pour beaucoup, on confond encore avec les étudiants.
Mais quand je vois avec des personnes qui sont plus âgées que moi, je vois les gens qui se limitent, qui se restent, parfois même dans le privé estime qu'ils se sont limités, mais c'est très bien, c'est une éducation que la personne s'impose.
Moi, je trouve que ça a beaucoup aidé à la libération d'appareil, mais surtout en dehors des viols sur le permis de balancer d'autres portes, dans d'autres institutions.
Avec le GHB qui a été diffusé dans pas mal, dans quelques bars parisien et autres, on a beaucoup d'énoncations, oui, il y en a certaines qui ont été qualomniuses, oui il y a eu des faux dénoncations, mais pour la majorité ça a permis justement de pouvoir mettre le contrepoir.
Les femmes sont également présentes et ont été énormément victimes, je dis pas que les femmes, parce qu'il y a également des hommes, mais c'est en fait la victime de manière générale, n'avait pas été aussi entendu depuis aujourd'hui.
Alors justement, c'est ce que vous êtes en train de dire, la parole des victimes est davantage entendu et à l'aide davantage médiatisé.
Anel, maman, je vous remercie. Je souhaite vous revoir dans les podcasts de l'ISP prochainement.
Merci à tous de votre écoute, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez, ce que vous avez pensé de ce podcast.
A assez difficile à traiter, encore une fois, montrant que la difficulté de dénoncer des comportements et en même temps de respecter la vie privée
est une tension qui interroge le droit dans son ensemble, les droits et libertés fondamentaux évidemment, mais aussi interroge la société dans son évolution culturelle.
Merci à tous pour votre écoute, au revoir.
[Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Le mouvement #mitou et #balance ton port a marqué une rupture en sortant des institutions pour que les victimes dénoncent publiquement les violences sexistes et sexuelles.
Ces dénonciations ont transformé la pratique judiciaire, la formation des policiers et des juristes, et ont renforcé l'efficacité du droit en encourageant des dénonciations et des observations plus fréquentes.
La liberté d'expression est au cœur du mouvement, mais elle se heurte à la limite de la diffamation, où l’atteinte à l’honneur d’une personne peut être jugée illégale.
La présomption d’innocence reste fondamentale, même si le mouvement a déplacé la discussion vers la crédibilité des témoignages dans les espaces publics.
Les réseaux sociaux ont déplacé le procès médiatique, influençant la perception des faits, modifiant la prescription judiciaire et introduisant la notion de serialité.
Des nouveaux métiers comme les référents d’intimité ont émergé, notamment dans le cinéma, pour prévenir les abus et protéger les personnes, mais leur efficacité reste limitée dans d'autres secteurs.
La culture d’entreprise, notamment dans les cabinets d’avocats, montre des progrès dans la prévention des harcèments, mais des comportements systémiques persistent.
Le consentement est devenu un sujet central, avec des dispositifs concrets mis en place, mais la prévention repose avant tout sur l’éducation et le changement de comportements.
Summary:
Le mouvement #mitou et #balance ton port a profondément transformé la manière dont les violences sexistes et sexuelles sont dénoncées, perçues et traitées dans la société. Il a permis aux victimes de sortir des institutions traditionnelles pour exprimer publiquement leurs expériences, déclenchant une révolution dans la prise de conscience et la sensibilisation. Ce phénomène a influencé la pratique judiciaire, la formation des professionnels et la mise en place de nouvelles mesures comme les référents d’intimité dans le cinéma.
Cependant, ce mouvement soulève des tensions juridiques majeures : entre liberté d’expression et diffamation, entre présomption d’innocence et dénonciation publique, et entre justice médiatique et justice judiciaire. Les réseaux sociaux ont changé le terrain du débat, déplaçant le procès vers l’espace public et introduisant des questions de prescription et de serialité. Bien que des dispositifs de prévention soient apparus, notamment dans les milieux artistiques et professionnels, leur efficacité reste limitée, surtout dans des institutions comme les cabinets d’avocats où des cultures systémiques persistent.
Enfin, le consentement est devenu un pilier de la culture des relations, avec des outils concrets comme les points de signalisation dans les bars ou les applications de transport, mais le changement durable repose avant tout sur une éducation continue et un débat culturel profond. Ce mouvement montre que, malgré ses limites, la parole des victimes est désormais entendue, et que le droit doit s’adapter à une société en mutation.
FAQs
Ce mouvement a permis aux femmes de parler publiquement de leurs expériences, sortant ainsi des espaces institutionnels comme les commissariats ou les RH. Cela a profondément changé la manière dont ces violences sont perçues et traitées dans l’espace public.
Les réseaux sociaux ont permis aux victimes de dénoncer publiquement des comportements inadmissibles, déplaçant le juge traditionnel vers le public et créant un procès médiatique où les réactions, les likes et les commentaires deviennent des éléments de jugement.
La dénonciation publique est permise en France pour des questions d’intérêt général, mais elle peut tomber sous diffamation si elle porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne, sans preuve de vérité ou de fausseté.
Non, la présomption d’innocence n’est pas supprimée. Le mouvement a plutôt déplacé la question de la crédibilité des victimes dans les espaces publics, sans nuire à la garantie que la personne est considérée comme innocente jusqu’à preuve du contraire.
Les institutions comme la police, les magistrats ou les entreprises ont dû s’adapter : des formations obligatoires sur les violences sexistes sont introduites, notamment dans le cinéma, et des protocoles de prévention sont mis en place pour protéger les personnes vulnérables.
La justice médiatique peut entraîner des sanctions sociales comme des pertes d’emploi ou de contrat, même sans preuve judiciaire, et peut favoriser des fausses accusations, notamment dans des affaires comme celle de Johnny Depp.
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