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Le monde du livre est-il au bord de la faillite ?

39m 19s

Le monde du livre est-il au bord de la faillite ?

Dans cet entretien sur France Culture, les éditeurs Philippe Robinet (Calmann-Lévy) et Antoine Gallimard (Gallimard et groupe Madrigal) discutent des défis actuels du secteur du livre en France. Ils reconnaissent des difficultés, notamment des dépôts de bilan et des problèmes de gestion dans certaines librairies, mais soulignent que la loi Lang sur le prix unique du livre protège le réseau de librairies, contrairement à d'autres pays. La montée du livre d'occasion, dominé par des plateformes comme Amazon, est critiquée car elle réduit les marges et ne rémunère pas la création. Les éditeurs appellent à réduire la surproduction pour mieux accompagner les auteurs et les libraires, tout en insistant sur l'importance des formations et des aides financières. L'intégration verticale des grands groupes, comme celui de Vincent Bolloré, inquiète pour la diversité et l'indépendance du marché, mais Gallimard et Robinet affirment leur engagement envers une éthique de liberté et de soutien aux auteurs. Enfin, la clause de conscience pour les auteurs est jugée moins pertinente que la liberté de choix dont ils disposent déjà. Malgré les tensions, les éditeurs restent optimistes quant à l'avenir du livre en France, grâce à la richesse de son réseau de vente et à l'attachement culturel au livre.

Transcription

7152 Words, 41113 Characters

French
-Franç culture. -Les matins de France culture, Guillaume-Erner. -Que se disent deux éditeurs lorsqu'ils se rencontrent? -Bah ils disent que ça va mal. Alors ça fait longtemps qu'ils disent que ça va mal, parce que ça fait partie des métiers comme les confectionneurs. Mais là, j'ai peur que les choses deviennent sérieuses. Fini-Probinais, bonjour. -Bonjour, Guillaume-Erner. -Vous êtes président directeur général des éditions et du groupe Madrigal, je pense que ça n'est pas une mauvaise chose. En tout cas, Guillaume-Erner, vous nous disiez ce qui est le groupe Madrigal. Pourtant, la dimension du groupe. -Tout de suite, j'ai trop métié qui existent. J'ai avancé l'édition avec la maison Guillaume-Erner. Il y a des maisons un peu connues, comme Flamari, le monde, le stère Man, le pélé Ouelles, le mercredi de France. J'ai resté à acheter les éditions de Christian Bourgua. Et la deuxième métier qui est la distribution. Un gros service de distribution et un troisième métier. C'est aussi la Librérie. J'ai une dizaine de Librérie. Avec le temps, on prend l'âge. J'ai le temps de décider de grandir sans m'épaissir. On a, avec vous, eu une vision d'un grand nombre de métiers dans les métiers du livre Philippe Robinet. J'ai eu envie de faire cette émission la première fois lorsque la Librérie Giberr a été placée en redressement. J'ai eu le fur et du nord. Il y a deux citres qui a des problèmes. Et puis, il m'arrive très souvent, discuter avec des camarades libres, qui au sim de ce que c'est dur. C'est très, très, très, très, très dur. Votre point de vue d'éditeur. C'est dur, mais c'est beaucoup moins dur que dans plein de pays. C'est-à-dire qu'on a une chance absolument formidable en France. C'est d'avoir eu de loi qui est la loi langue. Vous savez, cette loi, qui fait que un livre est vendu au même prix dans tous les lieux de vente. Que vous l'achetiez en Librérie, que vous l'achetiez au supermarché, que vous l'achetiez à côté de chez vous, le livre sera vendu le même prix. Ce qui fait qu'en France, on a des libres et ries. On a plus de disquaires. Et donc, quand on sort de France, quand on sort à l'étranger, il n'y a plus de libérer. Donc, effectivement, on est dans une situation qui est difficile, mais le livre est encore vivant en France. Bon, alors ça, c'est une bonne chose, mais on ne peut pas se consoler en se disant que c'est pire ailleurs. Il y a quand même des redressements judiciaires. Ce ne sont pas des faillites, mais il y a quand même des libérés qui vont mal. Absolument, c'est pour ça que je disais, faut déjà prendre un peu de recul, ça va mal. Et qu'est-ce qu'on peut faire pour que ça aille moins mal. Alors, effectivement, par rapport à cette énorme groupe formidable qui on a un aimement, ce respect qui est madrigal et le groupe lié-mard, auquel manévis, c'est une vieille maison. Moi, je suis né en 1836. J'ai pas de libérerie, mais depuis 1836, on essaie de porter une certaine idée de ce qu'elle édition et ce qu'elle défense des auteurs. Antoine Gellimard est cette situation, donc c'est redressement judiciaire successif. Qu'est-ce qui vous inspire? C'est un espire que il y a deux choses différentes. D'or, c'est vrai que c'est très important, cette loi sur le préunique. Certains aimeraient qu'elle disparaissent. Et nous, nous nous battrons toujours pour la préserver. Par rapport, une référence, c'est l'année 2019, ou à juste avant le Covid, on avait une situation qui était un petit peu fragile et depuis le Covid, ça s'est assez. Et après, c'est devenu assez important de l'ordre de plus 20%. Et là aujourd'hui, on est en train de retrouver un peu le chiffre d'affaires qu'on avait dans les années 2019. L'égerment supérieure. Donc, ça va pas si mal que ça. Bon, non, je suis désolé. C'est pas parce que j'ai une maison qui est connue, qui est moins vieille que la vôtre, que je peux dire des choses comme ça. Non, je pense que c'est dû aussi, hein, ça existe. Au personalité qui gère ces entreprises, elle n'avait pas les moyens de faire ce qu'elles ont fait et elles ont mal fait, pardon, elles ont mal fait. J'ai des rebousses, je sais pas à moi, de faire leur procès. Mais certaines se sont éloignées du livre. Certains ont voulu faire des produits dérivés. Alors, ça, on me le dit souvent, on me dit, "On rentrait dans tel librairie, je vais en citer aucune." J'avais plus du tout l'impression d'être dans une hibertie. Il n'y avait plus de bouquins, il n'y avait plus que de la papétrie, des gadgets, etc. Oui, oui, mais c'est vrai, il est comme si. Il fallait faire autre chose, comme si les gens ne croyaient pas au livre. Je disais, "Mais monsieur Robbinait, comme moi-même, on croit au livre." Et on croit au librairie. La librairie doit faire son métier, doit apprendre. C'est vrai qu'il y a eu un renouvellement de génération un peu difficile. On doit faire des fardons, des pharmations de libraire. Et je crois, à l'avenir de la librairie et de notre métier. Qu'est-ce que vous pensez, Philippe Robinait? Totalement d'accord. Si à l'avenir de la librairie, c'est à l'avenir de toute cette chaîne. Parce que quand on parle de la librairie, on parlait évidemment de cette fameuse chaîne de l'édition qui part des auteurs, aux éditeurs, aux distributeurs, aux libraires. Et à vous, je vous en ai l'île qui parlait de nos métiers. Il suffit d'aller un petit peu dans des villes. On parlait tout à l'heure, on va rentrer dans ce studio. La ville d'Ossère, petite ville de 30 000 habitants, il y a un libre absolument formidable au centre-ville. Il y a un autre libraire Olivier à Montsartou, qui est aussi extraordinaire, qui sont des libraires. Et donc toute la question c'est, pardon, de le dire aussi, vulgarment, mais une librairie, c'est fait pour vendre des livres. Bon, il y a quand même des éditeurs qui se pleignent et qui se pleignent très fort du livre d'occasion. Et alors ça, il faut que vous m'expliquer Antoine Guelimard, parce que le livre d'occasion, ce n'est pas tout nœuf. Qu'est-ce qui se passerait maintenant, qui justifierait des inquiétudes particulières vis-à-vis de ce livre d'occasion? Alors juste pour accrocher à ce que nous venons de dire tout récemment, pour la librairie qui aujourd'hui va pas bien, elle se penche à la projet d'aller vers l'occasion, notamment par exemple Gibergen. Ils ont même dit que leur chiffre d'affaires serait de 70% sur le marché d'occasion. Je pense que le marché d'occasion, c'est très bien quand c'est familial, quand ça peut aider sur les caisses, quand ça devient une industrie, et c'est le cas aujourd'hui où ça représente entre 8 et 12% fait par des grandes plateformes comme Amazon ou comme des Allemands, etc. C'est dangereux. C'est dangereux, pourquoi? Parce que c'est vraiment enlevé beaucoup de marge à la filière de l'édition et de la librairie. Bon mais c'est vraiment nouveau parce qu'avant, il y avait énormément de libres qui ne faisaient que de l'occasion. Aujourd'hui, il n'y en a plus, vous dites entre 8 et 12% mais c'est l'hibraire qu'on trouvait. Moi, je me souviens à tous les rues du tort, à Paris évidemment, dans le quartier latin. On a fait que des bouquins d'occasion, je ne parle pas de libérerie pour Bibiophile ou assez encore à notre marché. Est-ce qu'on était en de ça du 8 à 12%? Oui, il y avait ces libérairies effectivement. On a tous fréquenté ces libérairies, on est tous allés, le jeune étudiant, ou acheté un petit peu de libéraire. J'ai perjeté, mais pas celui. Il s'est passé une énorme révolution depuis notre vie esthue d'Antigne, qui date de quelques semaines, tous les trois, il s'est passé que les réseaux sociaux sont arrivés et les illibreries sont arrivées. Regardez sur les grands vendeurs, je donnerai évidemment pas de nom, les grands vendeurs des libreseries sur Internet, vous trouvez aujourd'hui deux boutons d'entrée, livre 9 et livre d'occasion. Et ce livre d'occasion là, il a quoi? Il a une faculté, il ne rémunère pas la création, il ne remet n'est pas l'auteur. Et le sujet, on est pour le livre d'occasion, c'est formidable que le livre circule, mais il faut pour cela que ça ne détruise pas un marché. Je voulais juste revenir deux petits secondes sur ce qu'on disait tout à l'heure sur les libéraires, parce que effectivement, on est revenu au niveau 2019, mais également parce que le marché est en train de se restructurer. On voit qu'il se restructure autour des baisse-saleurs, autour d'un certain nombre de segments de la littérature. Il faut que nos distributeurs fassent aussi un travail, qui sont en train de faire avec les libres, pour aider les libres, tout bêtement dans leur logique financière, c'est-à-dire avoir des conditions de rémunération, des conditions de paiement, tout ça se fait entre un calimares à son groupe intégré. Moi, je le sous-traite à HDS avec un type formidable, qui est Philippe Lamotte, qui dirige ce groupe-là. Voilà, il faut qu'on s'adapte et on est en train de s'adapter, je crois. Je crois que ce qui est important, effectivement, c'est que les livres correspondent à une attente, et qu'on cultive cet attente, soit à travers la libre-hierg, avec des formations de libre-hier, soit à l'extérieur, on ne s'en publie les meilleurs, les possibles. C'est tout de même ça, le plus important. Je pense qu'aujourd'hui, il y a un peu près, c'est un peu. à France, c'est très très précieux, comme vous le dites, on a pas loin de 10 000 prennent vente. C'est beaucoup extraordinaire, et avec vraiment des aides de tous les côtés, simplement, c'est vrai qu'aujourd'hui, le Libraried raconte quelques difficultés, les problèmes de salaire, des problèmes de loyer, et que les éditeurs en sont conscients. Et moi, j'ai créé une structure qui s'appelle la Delk. Il y a très longtemps, avec Gérôme Lundon. Et si justement, pour aider quand les branques ne voulaient pas aider les libraires, nous nous sommes là pour aider les libraires. Il y a aussi une autre affaire qui a bien entendu déchaîner l'acronique, défrayer l'acronique, pardon, mais déchaîner aussi un form de commentateur, c'est la faire grasser autrement dit, et le l'imogage de Livia, n'aura pas l'actionnaire de référence, Vincent Bolloré, et à cette occasion, Philippe Robinev, qui dirigeait qu'Almien de l'Évie, on s'est rendu compte que les chiffres des maisons d'édition étaient modèuses, que c'était une industrie fragile. Il ne faut vraiment pas faire de pougadeur, mais lorsqu'on voit, par exemple, que grasser avait 500 000 euros de bénéfice sur 12 millions de chiffres d'affaires, on se dit que ce sont des industri fragiles, surtout dans un contexte ou des miardaires comme Vincent Bollori, peu vachement. qui irait des maisons d'édition pour des raisons autres que la mort du livre, je ne vais pas rentrer sur quelle est la réalité du résultat de grassée par rapport sur si je ne suis pas en train de ne serien. Moi, je me contente de regarder ce qu'est Kalman de Ville, parce que j'ai vu que des chiffres un peu différents circulés. Nous ce qu'on doit faire aussi, on parlait tout à l'heure des libres. Il faut qu'on parle aussi de nous et diteurs et on a du travail à faire. Il y a un mot qu'on entend toujours que les libres disent toujours et à juste petites, c'est ce mot de surproduction. L'idée que cette loi unique du prix du livre fait qu'on peut produire beaucoup. Oui, il faut que nous fassions, on le fait tous. Je prends l'exemple de Kalman Nevi, mais je suis sûr que Monsieur Galima est exactement dans les mêmes chiffres. Il y a 10 ans, quand j'ai pris la tête de Kalman Nevi, Kalman Nevi publie 150 livres par an. C'est très modeste par rapport à ce que fait Monsieur Galima. Aujourd'hui, on en fait 83, il faut qu'on continue à non pas réduire la production. Il ne s'agit pas de dire qu'on va se concentrer sur quelques livres, mais de mettre nos forces le plus possible auprès des auteurs pour que l'élibrère puisse travailler au mieux pendant le plus de temps nos livres. C'est bien, mais vous n'avez pas répondu. Antoine Galimard, même question, lorsqu'on voit la modesty de ces chiffres, on voit qu'on a à faire de petits volumes pour des induces. Il y a quelques instants des microprocesseurs avec des milliards de dollars. L'industrie du livre, c'est des millions des chiffres beaucoup plus modèstes. C'est vrai que l'activité du livre a peu près autour de 1.000 à 1.2008. C'est quoi ce deux très grandes surfaces alimentaires, vous avez raison de le dire. En même temps, c'est essentiel pour justement ce rapport qu'on a pour nourrir non seulement la libérie traditionnelle qui représente à peu près 40-45 % du marché. Et puis après, vous avez les grandes surfaces, les petits points de ventre, donc il y a quand même beaucoup de monde. Et on puisse aller la libibliotec, c'est très important. Donc en fait, on a vraiment des publics très très différents. Je pense que c'est vrai que c'est un petit métier qui est fragile, mais en même temps, le livre c'est essentiel en France. On voit même tous les hommes politiques pour des bouquins, les sportifs, les chanteurs, même si ils sont l'idée, ils pourront quand même leur livre. Même les éditeurs font des livres. Je pense que ce qui est frappant, c'est vraiment en L.P. du livre. Et ça va pas si mal que ça. Il va pas si mal. Les chiffres sont quand même bon, il y a eu une diminution sur un an du 8 % en volume, 8 % en valeur. Et puis on ne peut pas dire que ça va bien quand des boîtes déposent le bilan. Il y a toujours eu des boîtes qui déposent le bilan. Et tous les acteurs comme ça, comme les libres. Je veux dire, c'est des erreurs de gestion. C'est toujours des erreurs de gestion. Pas toujours, parfois quand vous avez dans la l'angerie, des ventes de prix très très bas avec la Chine. Qu'est-ce que vous voulez? La France peut pas résister. C'est pas le cas avec nous. On le répète. Je vous dis pas que je vous dis pas que je vous réponds. Je vous assure que c'est un peu tendu. Notre problème essentiel, c'est plus sur le rapport actuel du français avec les critures et avec la lecture. Il y a aussi une autre question qui se pose. Philippe Robinet, même si vous ne voulez pas vous exprimer sur les détails de la faire grasser. Ce que l'on voit, c'est la création de groupe intégrée. Je crois que vous avez en face de vous le seul groupe intégré, indépendant les autres, son en autre domaine, à commencer évidemment par Vincent Boloré. En tout cas, en face de moi, j'ai le plus grand. - Non, non. - Mais c'est vrai. Vous savez, il y a une immense respect pour vous, pour que vous gagnez marmignon à d'autres. Il y a aussi acte sud, il y a aussi des groupes qui fonctionnent très bien. Si je veux bien répondre, je dis juste que la réponse, elle est, moi, je ne suis pas une périphrise. Je m'occupe de quelmanes n'ai vu. Vous savez, ça m'occupe déjà énormément cette affaire-là. J'essaie de faire en sorte que cette maison encore une fois créée en 1836 perdure. - J'essaie de ne pas trop m'occuper. - Il y a d'ailleurs des collections qui nous sont très cherches. - Je vous emmerdis que vous faites vivre de manière tout à faire marcar. Mais justement, est-ce que vous n'avez pas peur qu'avec ces groupes qui arrivent avec un réseau de distribution, avec un groupe de presse, avec que vous soyez réduit des éléments marginos du système? - Non, parce que nous, nous sommes là autour des auteurs pour ce bas, justement, sur une certaine idée de ce qu'est la culture en France. Le sujet sur lequel on doit travailler est deux sujets aujourd'hui. Il y a le sujet sur l'écteur des jeunes. Effectivement, on a tous nos smartphones, etc. Nous, si nous sommes pollués par ça, les jeunes le sont encore plus. Donc oui, sur l'électeur des jeunes. Et deux, il faut absolument éviter que la capillarité formidable est d'y mille point de vente dont on parlait tout à l'heure. Comment ça s'est rodé un petit peu et qu'on est du mal à trouver les livres. Donc ça, c'est tout le travail. Et c'est le travail qu'on essaie de faire aussi au niveau Antoine Gellimard, d'interprofession. Je me raccroche à ce que vous venez dire. Et c'est vrai que ce qui est important, c'est qu'on est un marché ouvert. Et le danger que ça soit Monsieur Bolloré ou d'autres, c'est qu'éviter les congles mérards. C'est très important d'éviter qu'un grand groupe à la fois. Vous serez d'accroire avec moi, je pense, que ça soit dans la radio, la télévision, les journaux, que brosse comment il y a une même île sur le marché. C'est vrai que moi je m'inquiète, par exemple, pour les libraires et volets. Je ne suis pas sûr d'avoir la distribution que je mérite, qui est petite. J'allais proposer la question. Relais, c'est une propriété de Monsieur Bolloré. Et les livres de Gellimard, non, non, je ne sais pas pourquoi. Dans le GDD, ce qu'on parle de vos livres? Non, mais peu de mois et mois. C'est un ordinaire. Les pages plutôt diminuées, on parle peu de nos livres, mais on en parle un peu. Oui, effectivement. Je pense que je n'ai même pas droit à ce petit. C'est une petite place dont la presse Bolloré, ça effectivement. C'est une vraie question, l'intégration verticale, elle menace effectivement. C'est beaucoup de choses. Ce pays qui est affrantir, on a des libertés, c'est très précieux. Il faut éviter qu'on en quand même d'une certaine emprise, d'une marché, on soit trop. Et vous, c'est pas votre cas. On soit trop sous la pression, disant d'idéologie. Mais c'est la même chose qu'on évoquait sur les libres, ça dépend des patrons, des patrons de maison, ça dépend de l'éthique que chacun va porter et la façon dont on travaille pour porter certaines idées de la liberté, quelque soit notre action derrière. Philippe Robinet, président/director général de Kalman-Névi, Antoine Gellimard de Gellimard. On se retrouve dans une vingtaine de minutes. On va appeler des libres. On va appeler des libres de petites villes mais aussi la présidente du syndicat de la Libérie française qui va nous donner. Nous donner son avis sur l'état actuel de la vente des livres huit heures sur France Culture. 6h30, 9h, les matins de France Culture, Guillaume-Erner. Les éditeurs et les libres, puisque je l'ai dit, il vient un certain nombre d'inquiétudes dans le secteur du livre tout entier. Nous sommes en compagnie de Philippe Robinet, PDG de Kalman-Névi, Antoine Gellimard, président des éditions Gellimard et du groupe Madrigal, Antoine Gellimard. Elle n'est une des conséquences du renvoi de L'Iviée Nora à été cette coalition, un grand nombre d'auteurs qui demandait qu'il y ait une sorte de clause de conscience pour les auteurs. Bref, que ceci et la possibilité de se séparer de manière unie latérale de leur maison d'édition si l'action aria venait à changer. On seme nous, qu'est-ce que vous en pensez? Je vais être un petit peu iconoclaste. Je pense que j'attends de vous. Je pense que tout le monde se trompe. Je pense qu'effectivement, ce départ que je regrette d'Olivier Nora, qui est un excellent éditeur, qui ne mérite pas straightement. Il y a l'écolaborateur, il y a les auteurs. Les auteurs, je dérebonne, moi, je sais, la maison Gellimard, c'est un peu construite au départ, au dépend de la maison grassée à l'époque de mon grand-père. Je pense que les auteurs, quand ils veulent quitter une maison, ils quittent la maison. Si ils ne veulent plus de moins, ils peuvent aller ailleurs. Ils peuvent aller chez Kalman, ils peuvent aller chez M. Robinet. M. Robinet peut prendre des auteurs de Kalman. L'auteur est beaucoup plus libre qu'on pense. Par contre, tout ce qu'on a vu, ces réunions, ces rencontres, la clouse de conscience, tout ça, mon avis, ça concerne les salariés des maisons d'éditions. Les journalistes, vous avez une clouse de conscience parce que vous êtes aussi salariés des radios. C'est normal, donc vous êtes cette clause. C'est la même chose, c'est pour la différence, c'est que une maison d'édition, ce n'est pas journal. Oui, est-ce que je veux dire? Philippe Robinet, vous dans votre cas, parce que, par exemple, Kalman les vit, le capital appartient à qui? Est-ce que l'accion n'a rien pour échanger si oui? Quelles commencent, imaginaient ça, par exemple, pour vos auteurs? Alors, en fait, c'est assez simple, et puis je racontais ce qui s'est passé hier, parce qu'il y a eu l'Assemblée générale à la Noël de Kalman les vit. Alors, c'est un peu important pour moi, parce que j'ai mes actionnaires en face, et puis je fais un point avec eux sur ce qu'on a fait et ce qu'on va faire. Et qui sont mes actionnaires? Mes actionnaires, c'est d'un côté achet, qui est le numéro un, d'éditions, ce que je disais tout à l'heure avec la force de la distribution que ça nous amène, et la famille Kalman les vit avec des hérités Kalman les vit qui sont là depuis 1836. Et donc, c'est ça que moi je dois faire, c'est-à-dire d'avoir des actionnaires qui sont au service d'un projet que j'ai cette portée depuis maintenant 10 ans, et ce projet c'est quoi? C'est de dire que cette maison, c'est la maison qui doit s'engager avec les auteurs pour dire de trois choses sur la société. Alors, le dire avec de la fiction, le dire avec de la non-fiction, c'est pour ça qu'on a créé une collection Kalman les vit, l'engager, c'est pour ça qu'on essaie de dire des choses sur la société. Donc moi, cette action n'a rien, ça fait que. C'est que ça me donne les moyens aujourd'hui. Calme un des vie et le numéro 3 ou le numéro 4, ça dépend des années dans le marché de l'édition littéraire et on est assez content de continuer comme ça. Nous sommes au téléphone avec Alexandre Uncharoin, Spankingberg. Bonjour, vous êtes présidente du syndicat de la Libérie française, mais aussi écos dirigeant du Libérie, la Libérie de Paris à Saint-Étienne. On parle de l'état de la Libérie et j'aimerais justement le point de vue de la présidente du syndicat que vous êtes. Bonjour, effectivement, comme on le constate là avec les redressements judiciaires annoncés dernièrement que la Libérie française est aujourd'hui dans une grande détresse économique que le modèle ne fonctionne plus et que aujourd'hui ce qui est terrible pour nous, c'est qu'on entend beaucoup de condescendants s'est de mépris de la part de gens qui devraient être nos alliés. Donc on attend de la solidarité de l'entraite parce que aujourd'hui, c'est assez mathématique en fait ce qui arrive, c'est simple, c'est que les prix des livres n'ont quasiment pas augmenté avec l'inflation et ceux depuis les dernières 20 dernières années, que les remercielles qui nous sont accordées par les éditeurs n'ont pas évolué et on a un plafond vert à 40%. Or, nos charges explosent avec l'inflation. Les salaires ont beaucoup augmenté, les loyers ont beaucoup augmenté, le transport qui est à notre charge augmenté énormément. Donc aujourd'hui, qu'on soit bon, mauvais dans notre gestion ni changer rien, on n'a plus le droit à l'erreur, on est dans une grande difficulté. Ça c'est très intéressant parce que effectivement, je me suis fait cette réflexion gardolion, on trouve des sandwich à 8 euros ou 9 euros, un bouquin, je parle un bouquin grand format, ça vaut 20 euros et j'ai des souvenirs passibles, on a ni ça, 200 ou 8, 3 euros, 4 euros. En revanche, on voit bien, effectivement, comme vous le dites, Alexandra Charrouin, Spanquen Gébert, que le livre qui est perçu comme étant cher, pas très cher, et bien, on vous libraire, qu'est-ce que vous gagnez sur un livre à 20 euros? En fait, c'est simple, c'est que à la fin de l'année, quand on a payé toutes nos charges, on reste moins de 1% de rentabilité de notre chiffre d'affaires. Ça veut dire que si vous faites 100 000 euros de faire? Ça l'air du gérant déduit, parce que souvent, le gérant… En sachant que en ce moment, les gérants se paient quasiment plus, mais… Oui, c'est ça que vous faites un livre sur les affaires. Il vous reste moins de 5 000 euros de bénéfice à la fin de l'année. Ça veut dire que vous ne pouvez pas donner de prime à vos salariés, ça veut dire que vous ne pouvez pas faire face à un accident quelconque, à une panne informatique, etc. Donc, la réalité du terrain, c'est qu'en fait, on est un des commerces, les mois en table de France. Et vous faites la comparaison avec les sandwich, c'est quand même assez ironique, parce que les livres sont la nourriture de l'âme et ils sont bien moins valorisés aujourd'hui que des choses beaucoup moins importantes. Non, bien sûr, mais ça veut dire que concrètement, parmi vos adhéros, pis que vous êtes présidente du syndicat de la libérie, il y a beaucoup de gens qui se paient pas. Ah oui, oui, oui, là, en ce moment, on est dans des situations dramatiques où oui, beaucoup de confrères autour de moi qui ne se paient plus, oui. Qui ne se paient pas? Est-ce que c'est plutôt des grosses libres et des petites libres, petites villes, grosses villes, comment on pourrait comprendre ce phénomène? Mais comme vous le voyez, à travers les exemples de Gilles Bère ou Furet d'une orde-sitre, en fait, ça touche tout le monde. Ça touche des très grosses libres-héros, ça touche des libres-héros historiques, expérimentées, ça touche des petits libres-héros, ça touche des libres-héros, ça touche des libres-héros citadins, c'est tout le monde aujourd'hui. Il n'y a plus d'exception, alors à part, dans la moyenne, les libres-héros parisien et encore, mais sinon, en fait, on est tous aujourd'hui touchés par ce phénomène. Antoine Ganymar. Je ne sais pas d'accord avec vous, madame. D'une part, bon, il y a un état difficile, c'est vrai que les charges montrent, c'est vrai que les loyers sont un des problèmes, les salaires, mais comme les éditeurs ont augmenté leur prix, on ne peut pas non plus être hors-barché, mais surtout, c'est le fait qu'on a moins de clients, vous parlez pas beaucoup de clients, par les déséditeurs, par les pas des clients, par les pas des lecteurs. Il y a beaucoup moins de lecteurs qu'aujourd'hui qui y avait quelques années, et ça c'est un problème comme un. En plus, je veux dire, bon, les éditeurs sont conscients des certaines difficultés. Je vous cite la d'elle que vous devez connaître, la d'elle qui est une association à la libérie à la fois pour les succession, pour les transformations qui jouent son rôle, qui jouent un rôle important, et puis surtout, il y a aussi d'autres types d'aide. J'avais créé à l'époque une valorisation pour les libres rides créatiles, en fait, on est bien tous conscients, vous n'êtes pas toute seule, madame. Les éditeurs se russent aussi conscients des difficultés, comme des réussites, parce que même même j'ai des libres rides et elles ont plus de 1% de résultats. Je pense que vous. Je pense que. La structure de coût ne sont pas les mêmes, puisque vous. C'est des petites libres rides aussi, hein. Je veux bien que ce soit divers, mais Antoine Gadi-Marc, il n'y a pas de gérant propriétaires dans le libres rigalibrés. Les libres sont totalement autonaux, mais elles ont leur profession. Non, ce que je veux dire simplement, c'est que vous cité le fur et du nord où j'y est. Il y a eu des rides rides. Ça, on en a parlé. Là, je parlais des petites libres rides, par exemple, Gael meiendront vous être en ligne avec nous. Vous dirigez, livre, une rume, ça, c'est à simple, le lion dans le finister. Vous êtes président de la Fédération des cafés libres de Bretagne. Comment ça se passe chez vous? J'ai nous savant encore, mais on est inquiets. Alors, si je me fais la voix de la librerie depuis le début de l'année, vraiment, on s'en compte, on s'enlise et que ça dure, c'est ça qui est surtout inquiétant. Jusque maintenant, on avait plutôt pas mal tiré notre épingle du jeu. On ne va pas encore mal, mais bien, sur parmi mes confrères dans la Fédération des cafés libres de Bretagne, certains commencent vraiment à appénier. Il y a quelque chose de très intéressant, Gael. Mme Indrond, dans beaucoup de commerce, il y a des compteurs de clients. Vous avez ça? Vous pouvez savoir comment évoluer la fréquentation des libres rides? En fait, on n'a pas de compteurs de clients, mais on a des statistiques de passage en ques, en fait. Et alors, ça donne quoi? En fait, finalement, la fréquentation est finalement relativement assez stable. C'est le panier moyen qui diminue énormément, en fait. Mais parce que. Il est à combien? Le panier moyen? Le panier moyen, il faut le dire aux auditrices, aux auditeurs, c'est finalement la somme que dépense un client moyenne. Alors, ça dépend, c'est difficile de dire ça, mais sur l'année, habituellement, sur l'année, on a un panier moyen relativement correct autour de 20 euros. Et là, depuis le début de l'année, il est plutôt descendu autour de 15. Mais comment il peut descendre? Parce que 15, ça fait un livre de poche et demi? Voilà, c'est ça. Un livre de poche, et puis. Et puis, quelques. Alors, nous, on a vraiment la diversification, on a la librérie, en fait, en ne pas que du livre. Si vous avez envie, je peux vous parler de ça aussi. J'ai préféré réagir Philippe Robina, à ce que vous venez de dire, "Gelmandron", donc diminution, diminution du panier moyen, et puis. Bon, mais quelque chose de logique aussi Philippe Robina, on parlait des écrans, des séries, etc. Les gens ont pas un emploi du temps extensible, c'est normal que ça se voit quelque part. En fait, on a eu depuis ce début d'année de deux périodes. On a la période janvier, mi-marse, on a la période depuis mi-marse. La période la première période janvier, mi-marse, comme disait Madame, ça s'est plutôt bien passé dans la librérie. La période après mi-marse, ça s'est mal passé dans la librérie. Alors, un effet qui est pas simplement un effet comme on dit "programme", c'est-à-dire de quelle livre on propose, mais c'est aussi un problème de géopolitique international. Je vous ai juste redire là-dessus que on parle tout à l'heure des lecteurs, on parle ou pas non plus de la concentration des ventes sur un certain nombre de livres. Je trouve qu'on est dans une période assez analogique au cinéma où il y a peu de films qui font toutes les enthousiages. Nous, on est un peu de livres qui font toutes les ventes. Et cette concentration-là, elle pose un certain nombre de questions. Gail Manderon, est-ce que vous vous observez dans votre libérée sachant que vous évoquez les poches, mais peut-être que pour les poches aussi, il y a des concentrations de ventes? Oui, oui, il y a des concentrations. Et pour autant, cette année, vraiment, on atteint pas les niveaux de ventes qu'on attend sur ces grands rendez-vous de début d'année habituelle. Voilà, chaque maison d'édition, à vraiment son titre far de début d'année, pour relancer un petit peu les choses après noël, après tous ces prix d'automne qui ont été très fort en vente. Mais parce que le bon cours, les niveaux de ventes, sur le grand format, le bon cours a été un formidable concours, beaucoup de ventes. Tout le monde était très content du mot vigné. Mais bien sûr. Bien sûr, et puis c'est un roman formidable. Et puis ce qui est formidable aussi dans les prix d'automne, c'est que ça mène les gens à découvrir des maisons, pour ce sont lesquelles parfois ils ont des freins, mais de simple peur de ne pas être à la hauteur, alors que en fait, la littérature, elle s'adresse à tous. Et donc, il y a ça de formidable. En plus, de la médiation du libreur, en fait, des coups de cœur en libriirie, c'est grand prix là, bien encore, à me donner une validation, en fait. Antoine Gellimard, on parlait des poches, un éditeur, est-ce que ça structure de coup, est-ce que ces gains sur un poche sont équivalents aux grands formats, parce que là, la hauteur a quasiment disparu en termes de rémunération. Je crois qu'on traite poches, c'est 2%. Bon, il y a toujours la distribution et nos restes, mais c'est intéressant pour vous un poche, est-ce que vous gaguez plus d'argent avec les poches, les grands formats? La maison qui est l'himaire, folio. est une colonne vertibrale. Elle est essentielle. Pour deux raisons, la première, c'est qu'effectivement, le prix de revenu n'est pas le même, le prix de vent est pas le même, mais tout le poche, c'est un certain prix aussi, mais le poche est devenu derrière un peu de qualité de la grande édition. Mais je dirais surtout, c'est le fond. Est-ce que le fond, vous voyez, c'est très important pour tout le monde que ça soit les libéraires ou les éditeurs, on doit faire une publication de catalogues. C'est pour ça qu'on a besoin d'avoir une durée d'exploitation longue pour faire cette vie de catalogues. Sans catalogues, la catalogue, c'est un peu comme le répertoire, comme les adresses, comme. C'est très important. On vit avec le catalogue. Et la maison qui est liable, comme d'autres maisons, vous en cité, c'est qu'Almane, l'évite, le catalogue est essentiel. Et on attend des libéraires qui va vivre le catalogue. Comment ça se passe le catalogue? J'ai voulu le fond fini probinelle à fournmidape collection "Liberité de l'Esprit" que vous avez d'ailleurs relancé. Écoutez, cette année, c'est le 150e anniversaire de la disparition de George Sande. Tout l'oeuvre de George Sande a été édité chez quel magnification tout l'oeuvre. Et donc, effectivement, ce que vient de dire, Antoine Gallima, ont fait toute une série de republications de remises en avant de se fond. C'est ça, notre métier. C'est aussi d'être sur la longue durée. Alexandra Charrouin, vous qui êtes présinante du syndicate de la Libérie française, on vous écoute. Et publication, effectivement, on rejoint complètement les éditeurs. Il faut défendre des fonds de catalogues. C'est très important parce qu'on a des maisons de qualité, qu'il faut un travail remarquable et qui mérite de durée. Pour ça, on a besoin, nous aussi, de temps. On a besoin d'avoir le temps, défendre ces livres-là sur la durée. Et ce qui nous inquiète, c'est de voir des publications toujours plus nombreuses dans un contexte comme vous le soulignez tout à l'heure, où il y a une vraie baisse de la lecture. Et on voit bien, vous parliez de baisse-talerisation, que les clients un peu perdues dans cette offre assez inombrable se dirigent massivement vers les baisse-talerre, parce que c'est rassurant, parce que ça évite d'avoir un réfléchir pour faire un choix, parce que c'est des valeurs sur tout le monde en parle. Et nous, notre travail, c'est de les amener aussi vers des publications plus difficiles, plus pointues. C'est un travail qu'on a de plus en plus de mal à faire, alors d'une part, par nos difficultés économiques, et puis par cette difficulté à faire un choix dans toute cette publication nombreuse. Olivier, la B, nous sommes en ligne avec vous. Vous êtes directeur de la Libérie La B à Blois. Vous êtes à la tête de cette Libérie depuis 33 ans. Après vos parents, vos parents m'ont tenu pendant 20 ans, et vous allez trouver un repreneur, ce qui veut dire que votre Libérie se porte plutôt bien. - Ah non, pas du tout. Je l'ai trouvé. Bonjour. Alors, vous êtes un bon vendeur, puisque vous avez réussi à trouver un repreneur. - Oui, pour un euro. Je l'ai acheté 400 000 et je l'ai rendu un euro, tout simplement parce que, comme disait Alexandra, la rentabilité n'y est pas dans nos magasins. Si on vend de la papétrie de la presse du CDDBD, c'est pour augmenter notre rentabilité, parce qu'on ne vit pas suffisamment de l'avant de l'ivrine. Et si on n'en vit pas, c'est qu'il y a un problème de marge. - Mais d'un côté, on nous dit oui, mais dans certaines libéries, donc certaines d'ailleurs sont en redressement judiciaires. Il y avait trop de papétries, c'était plus une hymerie. - Au contraire, on gagne mieux d'un devis sur la papétrie que sur le livre. - Oui, mais alors, j'entends que les marges peuvent être superieur, pardon. Oui, mais certaines personnes attendent dans une hymerie à trouver des livres. - Oui, alors, si on a aussi d'autres produits historiquement, on était libre avec papétrie, c'est aussi pour faire rentrer un public qui va venir dans la librie pour acheter un stylo et qui va être confronté ou tout le monde en relation avec le livre. Donc c'est très intéressant d'avoir un public varié. - Antoine Gagnima. - Oui, monsieur, à raison, c'est essentiel d'avoir un public varié et on n'a pas parlé suffisamment de la diversité qui doit être toujours notre règle dans ce métier. Mais quand vous avez des structures, c'est pas moi de le dire, mais des structures qui font que beaucoup plus de papétries que de livres, il y a un problème. Je pense que la libérie est essentielle. Si tout ce travail de relation avec le client n'est pas important, on est dépassé par tous les réseaux sociaux, par les associations le Grand Suxtède de cette littérature qui est animée par des jeunes femmes sur le sentiment ou sur la fantaisie, qui est un vrai, on voit le succès. - On parle des datarcomments. - Oui, ou la fantasia, mais, vous voyez, cette émeue à nouveau publique, qu'on aimerait que ce public, aussi, viennent plus en libérer et leur donner d'autres types d'ouvrage. Qu'est-ce que vous en pensez, Galman Dron? - Par exemple, par sénalement, nous, à la libérie, quand même même si on propose d'autres produits, on n'a jamais oublié que le livre était au cœur de notre offre, en fait, c'est 80 % de notre chiffre d'affaires. Mais bien sûr, comme ça a été dit, là, un choix, un vrai choix résonné de papétriffines, de jeux, de jeux de sociétés. Et puis, on est une partie de s'alentée, c'est encore différent, mais ça permet vraiment de créer. Alors, déjà, nous, on a une l'y aururale, il faut qu'on donne différentes raisons à nos clients de venir nous voir plusieurs fois par mois, à notre zone de chalandise et limitée. Et puis aussi, quand même vraiment ça désecralise le lieu. Nous, on a vraiment travaillé à ce que tout le monde, que certaines librériques peuvent impressionner. Je suis fier de vous dire que je pense que l'alimental d'autres n'impressionne pas. Et pourtant, voilà, nous avons 19 000 références dans une ville de 7000 habitants. - Olivier, la Bévoque qui est à Bloit, est quelques mots à cet égard? - La libérie dans une ville est tout en une référence, c'est les racines culturelles de la ville. Donc ça, c'est important. On voit que les collectives publiques ont à cœur de maintenir les libérites en hôvile. Maintenant, on est quand même une entité économique. - Justement Antoine, Gali-Marre-Amo de conclusion sur ce qui pourrait se dérouler. - On a vu qu'il y avait beaucoup de démoire autour de ce qui se déroule chez Grasset. Vous, les éditeurs, vous préparer la rentrée? - Oui, oui, comme chaque année. Et on s'efforge justement de pas trop publiés. En tout cas, ma maison, je crois que vous aussi, c'est assez insouci. On n'a pas parlé, mais entre l'auto-édition. Ce que va faire à Amazon, dans l'auto-édition, dans Libdo-Casion, ça perturbe. On le marché est perturbé par ce genre de choses. Par ailleurs, on a vraiment un problème, tout le monde va dire, sur la culture, sur la lecture. Et je pense que là-dessus, il y a un vrai souci au niveau de l'éducation nationale pour redonner au livre "La Pétit" qui avait dans le passé. - Philippe Robinet, un mot de conclusion. - Merci. Parce que merci à l'ensemble de la chaîne, parce qu'effectivement, on voit qu'il y a ces difficultés, mais on est tous intimement liés, donc parlons-nous, parlons-nous encore plus, parlons-nous des prix de ventes, parlons-nous de la surproduction effectivement, comme Antoine Guilimard, nous on a pris une décision très radicale, c'est-à-dire de proposer un premier roman à la rentrée. Le dernier mot à la présidente, Alexandra Charoin, vous êtes présidente du syndicat de la Libérie française. - Et bien pour rebondir sur ce que vient de dire Philippe Robinet, je vous invite, au Rassemblement National des Libraires à Rennes, les 7 et 8 juins prochaines, donc là, c'est à la fin de la semaine, parce que nous allons aborder tous ces sujets-là et justement, en tendant la main à toute l'interprofession. En compte sur vous. - Vous êtes pas très loin, Galemindron, vous qui avait une hybrérie à Sympole de Leon. - Non, non, je serai présente, j'intervient même sur certaines problématiques. - Mais justement, comment voyez-vous l'avenir? Vous vous préparez, j'imagine vous aussi, la rentrée, vous avez déjà. Les commandes, les notées, comme on dit. - Ah, ben oui, bien, en restes optimistes, il faut autrement, il ne se passera rien de beau. Voilà, en effet, moi, je dis ça souvent, en ce moment, mais c'est vraiment cette image-là que j'ai, j'ai l'impression d'avoir un peu perdu ma boussole en termes d'achat. Il faut toujours se réinventer. Voilà, c'est avant tout, si les éditeurs sont des défri-chords, nous on fait un travail de Paris, sur des livres qu'on n'a pas encore lu, en espérant pouvoir ces appropriiers, les proposer à notre clientèle. Voilà, comment garantir la diversité de l'offre et être mesurée dans nos achats, ben, ça, c'est des problématiques qui commencent à se poser sérieusement. - Merci, Galemindron. - L'ivrine Rume, c'est à Saint-Paul de Léon. Merci, Alexandra, charoin, la Libérie de Paris, à Saint-Ethienne. Merci Olivier, la B. La B. La B. Abloin, merci, fini Probinez. De Kalman-Lévi et Antoine Gatimard, tout simplement de Gatimard, donc quelques instants, François Salthiel, du Sils-Como et le journal huit heures 45, d'Anne-Lorche-Oing.

Podcast Summary

Key Points:

  1. Les deux éditeurs constatent que le secteur du livre en France traverse des difficultés, mais reste plus solide que dans d'autres pays grâce à la loi Lang sur le prix unique du livre.
  2. La loi Lang est défendue comme essentielle pour maintenir un réseau dense de librairies en France, contrairement à d'autres pays où elles ont disparu.
  3. La montée du livre d'occasion, notamment via les grandes plateformes en ligne, est perçue comme une menace pour la filière car elle ne rémunère pas les auteurs.
  4. La surproduction éditoriale est identifiée comme un problème, et des efforts sont faits pour réduire le nombre de titres publiés afin de mieux soutenir les auteurs et les libraires.
  5. L'intégration verticale des groupes (comme celui de Vincent Bolloré) suscite des inquiétudes quant à la diversité et à l'indépendance du secteur, bien que les éditeurs présents affirment leur attachement à une certaine éthique.
  6. La clause de conscience pour les auteurs est débattue, certains estimant qu'elle concerne davantage les salariés que les auteurs, qui ont déjà la liberté de changer de maison d'édition.

Summary:

Dans cet entretien sur France Culture, les éditeurs Philippe Robinet (Calmann-Lévy) et Antoine Gallimard (Gallimard et groupe Madrigal) discutent des défis actuels du secteur du livre en France. Ils reconnaissent des difficultés, notamment des dépôts de bilan et des problèmes de gestion dans certaines librairies, mais soulignent que la loi Lang sur le prix unique du livre protège le réseau de librairies, contrairement à d'autres pays. La montée du livre d'occasion, dominé par des plateformes comme Amazon, est critiquée car elle réduit les marges et ne rémunère pas la création.

Les éditeurs appellent à réduire la surproduction pour mieux accompagner les auteurs et les libraires, tout en insistant sur l'importance des formations et des aides financières. L'intégration verticale des grands groupes, comme celui de Vincent Bolloré, inquiète pour la diversité et l'indépendance du marché, mais Gallimard et Robinet affirment leur engagement envers une éthique de liberté et de soutien aux auteurs. Enfin, la clause de conscience pour les auteurs est jugée moins pertinente que la liberté de choix dont ils disposent déjà.

Malgré les tensions, les éditeurs restent optimistes quant à l'avenir du livre en France, grâce à la richesse de son réseau de vente et à l'attachement culturel au livre.

FAQs

C'est la loi Lang, qui impose que le livre soit vendu au même prix partout, que ce soit en librairie, en supermarché ou ailleurs.

Grâce à la loi sur le prix unique du livre, la France compte encore de nombreuses librairies, contrairement à d'autres pays où elles ont presque disparu.

Le livre d'occasion, surtout via les grandes plateformes, peut nuire à la filière car il ne rémunère pas les auteurs et réduit les marges des éditeurs et libraires.

Ils peuvent améliorer les conditions de rémunération et de paiement, et offrir des formations aux libraires pour les aider à mieux gérer leur activité.

Il faut lutter contre la surproduction en réduisant le nombre de titres publiés, pour se concentrer sur la qualité et mieux soutenir les auteurs.

L'intégration verticale, par exemple avec des groupes possédant presse, distribution et librairies, peut menacer la diversité et l'indépendance éditoriale.

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