The conversation revolves around the concept of gender-neutral language in French, exploring the historical roots of how the language became masculinized over time. It delves into the impact of language on shaping perceptions and societal norms, highlighting the importance of inclusive language for promoting equality and addressing issues faced by women and gender minorities. The discussion emphasizes the significance of rethinking language to challenge traditional hierarchies and promote a more inclusive and equitable society. The use of gender-neutral language is seen as a step towards recognizing diverse gender identities and fostering social justice.
Transcription
5619 Words, 33284 Characters
*musique* -Allo? -Allo? -Allo? -Ça va, les gars? -Ouais, très bien. -Ouais, dis-moi, je vous appelle, parce que j'ai une tique question à vous poser. Si je vous dis la langue française et sexiste, il faut y remédier, ça vous évoque quoi? -Voilà, ma vie désintéressée et peut-être dire, on s'intéresse pas au sujet. Sous vous cas, vu que le genre nous va rénormale, parce qu'il est normal pour nous en tant que. Oh, mais pour les gens. Parce que je pense que blessé, c'est pour les gens minorités qui ne sont pas concernées par la langue française, ça. -Non, mais même après, il y a ce qu'il prend l'anglais, par exemple, chaque chose va être définie par "ze machin", "ze machin". Et c'est vrai qu'en France, c'est le tabourré où la chèse, après, c'est vachement genreé, mais dans les deux sens pour moi. -Mais est-ce que pour vous, le fait que le masculin l'enporte sur le féminin, c'est. ça va? -Ouais, c'est d'avantage pas. Est-ce que tu fais pas attention au fait que ça allait? -Non, voilà, attention, c'est pareil. Pour moi, c'est la langue depuis la nuit des temps et du coup, je ne vois pas pourquoi on changeraire. J'arrive, je comprends pas que ça puisse déranger, sachant que moi, pour moi, en aucun cas, dans un but le masculin est superé en féminin, quand on utilise dans juste avec des. des pronomments. -Et pour vous, ça a toujours été comme ça, du coup? -Bah, oui, pour nous, c'était comme ça après genre. on a été du coup dans cette toute façon de dans ce langage et on a été vignée dedans. Donc, genre, comme la plupart des gens, on a. on a. on a connu un appel de réflexion sur la langue qu'on nous a appris. Et après, encore une fois, nous on a été des hommes pour comprendre que pour les minorités, il y en a qui ne sont pas concernés par la. Par la. le. le langage qu'on emploie. Mais après, ça encore une fois, genre. vu qu'on nous n'est pas concernés, il y en a plus d'intérêt, c'est. -OK, et par exemple, le fait que si t'as 99 % de femmes dans la pièce et qu'on accorde au masculin, ça, ça vous choc pas non plus. -Je ne vois pas que j'utilise le masculin quand je dis, je comprends qu'on utilise le masculin. -Oui, mais, enfin, pour moi, c'est. je pense direct à plusieurs personnes, je ne vois pas le. le. le. le mot "il" du masculin quoi. -Parce qu'on va être pour vous, le masculin, c'est le neutre. -Oui, c'est normal, c'est normal. -Oui, c'est normal, c'est normal, c'est normal, c'est normal, c'est normal, c'est normal, c'est parce qu'on a. depuis qu'on est né, on l'a appris comme ça. Donc, on l'a réappli de. dans la vie de tous les jours. -D'accord. -Oui, bah là, je crois que c'est à peu près tout. -Bon, bah merci beaucoup les gars. -D'accord. -Allez à toutes. -Et bah, c'est pas gagné, hein. Allez, c'est parti. -Je n'ai jamais accepté parce que tu es une oubliée de ce que tu as fait pour ne pas faire quelque chose. -C'est qui cette nana? Toi de toute façon, tu n'es que une femme et toi tu n'yves pas. J'ai pu aussi une fille, au moment par exemple, sur YouTube, moi, je salle. Et de suite, un autre chose n'est pas qui a commenté "lu la chier" mais ça a bien le sens. Moi, je sais vraiment, il n'est pas fanique. Il y a plus nous, et c'est ça. Depuis l'antiquité, la langue française reconnaît deux genres, le féminin et le masculin. Avant, il existait le genre neutre en latin, principalement donné, à des objets inanimés. Ce genre neutre, il est resté dans bien des langues, mais pas en français. Aussi, dans les années 80, 90, quand les femmes sont vraiment arrivées à des positions de pouvoir au sein de la société, certaines et certains ont alors revendiqué l'idée de féminiser ces noms de métiers. Certains opposants à la féminisation de ces mots vont alors prétendre que, en français, le masculin remplace le neutre. A l'imperfit, membre de l'Académie française, publiera dans le Figaro en 1984, en français le masculin joue le même rôle que le neutre dans d'autres langues. Français, citoyens et téléspectateurs désignent indifféraments les deux sexes. Pourtant, comme le souligne si bien la professoresse alienne Vienno, si citoyens voulaient dire citoyennes, les femmes auraient le droit de vote et la citoyenneté depuis 1789, et n'aurait pas dû attendre 55 ans de plus pour l'obtenir. Il y a donc deux questions, premièrement depuis quand, dans la langue française, le masculin est considéré comme le neutre, comme la norme, et pourquoi, dans cette langue, le masculin l'emporte sur le féminin. Quand on se porche sur l'histoire de la langue française, on se rend bien compte que ces règles n'ont pas toujours existé. Je te le redis du coup, la règle du masculin, qui l'emporte sur le féminin, elle a vraiment pas du tout, du tout toujours existé. Mais que s'est-il passé? Pour comprendre tout ça, revenons au XVIIe siècle. Ah, le XVIIe siècle. Les lumières, la philosophie, la redécouverte des textes grecs. Ah, quelle belle période de lumières pour les droits humains. Vraiment les droits de tous les humains? Cette période marque également un recul très fort des droits des femmes. Et c'est à cette période que les règles grammaticales vont changer. En effet, au XVIIe, quand on est de genre féminin, on dit "je la suis", par exemple, et non pas "je le suis". Par ailleurs, on utilise ce qu'on appelle l'accord de proximité. L'accord de proximité, c'est en gros tu vas accorder la phrase avec le dernier mot. Par exemple, les hommes et les femmes sont belles parce que femmes arrivent après hommes et donc femmes belles à côté. Ça fait les hommes et les femmes sont belles. Ça, c'est l'accord de proximité qui était largement employée à cette époque-là. A cette époque-là, du monde en toutes les archives qui nous restent, on ne dit pas écrivain ou hauteur pour parler des femmes qui écrivent. Non, on dit au trice ou écrivaine, il y a un terme féminin qui existe, il est employé et ça ne pose aucun problème à personne. Il y a aucun débat autour de ça, c'est totalement dans le langage courant. Sauf que le début de 17e siècle, c'est aussi la période où on a commencé à institutionnaliser et essayer de rationaliser de manière scientifique les stéréotypes autour de la femme. Et dans cette période vraiment hostile à cette partie de la population, on va commencer à s'interroger sur la place de la langue, dans cette ordre sociale qu'on essaye de légitimer. C'est-à-dire qu'on va utiliser la science, la philosophie, etc. pour essayer de rationaliser l'ordre social qui prévoit à cette époque-là. Donc, de penser que la femme est naturellement inférieure à l'homme. Mais il y a un terrain qui n'est absolument pas investi dans le début, c'est celui de la grammaire. Et c'est donc à cette époque-là qu'on va se demander, est-ce que la grammaire est un autre terrain pour légitimer cette ordre sociale? Comment on en vient à se demander s'il ne faudrait pas changer la grammaire française? On se le demande dans un contexte très précis. Un contexte où on interdit déjà aux femmes, l'accès aux collèges, l'accès à la faque, l'accès bien sûr à l'académie française, où les écrivains se donnent leur meilleur conseil. Et dans ce contexte où il y a déjà toutes ces interdictions, il y a quand même des femmes qui arrivent à avoir des carrières phénoménales et à dépasser les hommes en termes de vente littéraire. Il y a des femmes comme madame de ville dieu ou madame la faillette par exemple, qui font des baisse-seleurs qui se retrouvent tout en haut du top des ventes, devant les livres de ces messieurs. Et il semblerait que madame la faillette ou madame de ville dieu est veille chez certains notables un sentiment qui se rapprocherait de celui d'être extrêmement mauvais joueur. Certains hommes vont alors se demander comment mettre en place cette chasse gardée comment faire en sorte que ces femmes ne viennent plus concurrencer notre travail, malgré toutes les interdictions qu'elles ont déjà. Ils vont alors décider d'investir ce nouveau terrain qu'est la langue française 40 ans plus tard, ils vont tout mettre en place pour banir le mot autrice et écrivain et le remplacer progressivement par hauteur et écrivain. Évidemment, seuls les métiers qui ont un certain prestige semblent poser problème. Boulanger, par exemple, peut rester à sa version féminine sans aucun problème ce qu'ils comptent c'est les fonctions et ce qu'ils comptent derrière ça c'est la chasse gardée. Faire comprendre à l'inconscient collectif que ces fonctions sont des fonctions d'hommes. Vous vous dites peut-être que j'exagère alors je vous propose d'écouter notre cher ami Louis Nicolas Béchrel. Quoi qu'il y a un grand nombre de femmes qui profess, qui gravent, qui composent, qui traduisent, on ne dit pas professeuse, graveuse, compositrice, traductrice, mais bien professeur, graveur, compositeur, traducteur, par la raison que ces mots n'ont été inventés que pour les hommes qui exercent ces professions. Encourager notamment par l'Académie française, la fameuse règle du masculin qui l'emporte sur le féminin va progressivement remplacer les accords de proximité dont nous avons des traces jusqu'à la fin du 19e siècle. Vous l'aurez compris depuis sa création, l'Académie française n'est pas vraiment réputée pour son progressisme envers les femmes, riches lieux qu'il a fondé, était d'ailleurs partisant qu'elle n'est absolument aucun pouvoir ni dans le clergé ni dans l'État. Cette misogénie de cette institution, elle est historique mais elle a continué et elle continue encore aujourd'hui, petit extrait. 9, 9 femmes seulement sur 734 immortels entrés à l'Académie depuis sa création par riche lieux en 1635. A peine plus d'1% des effectifs et ne vous y tromper pas, les femmes ne sont arrivées que très récemment. La première immortelle, deux éleux, s'est margueriture sonar en 1980. Cette eruption féminine entraîne les résistances d'éminants académiciens, telles que Claude Lévistros, Georges Dumésil ou encore Jean-Giton, écoutez-le. Et puis encore, l'Académie si un pierre gaxote déclare en 1980, si on élisait une femme, on finirait par élire un agre. Misogène et raciste, certains membres de l'Académie, on trouve en tout cas dans l'histoire de l'institution plus de femmes recalées que reçues, au moins 20 candidats malheureuses et parmi elles, l'écrivaine chantal du PI, en 1975. Vous pensez avoir quelque chose? Non, aucune, je suis lucide, je suis femme et tout le monde sait que ces académiciens sont des multiféministes noires. Ce qu'il faut comprendre, c'est que masculiniser la langue française ce n'est pas un choix arbitraire. C'est un choix qui intervient suite à des motivations idéologiques et d'une idéologie masculiniste. La langue française a été victime d'intervention masculiniste dans le but d'effacer les femmes de l'histoire. Cette rétorique que le pouvoir se serait un truc de bonhomme, elle est toujours employée même par les contemporains. En témoignes, Mark Fumaroli, dans l'accurel du neutre, paru dans le monde le 3 juillet 1998. Ce qu'elles ont conquis, ce ne sont évidemment pas des métiers, des spécialités sur le marché du travail, qui ont toujours été plus ou moins leur portée, mais de l'autorité, des responsabilités du pouvoir. Cela se dit grammaticalement au masculin. Bref, vous l'avez compris, on ne veut pas de femmes aux positions de pouvoir et certainement pas pour décider de la langue non plus. Bon, est-ce que vous êtes surpris si je vous dis que l'académie française on entend plus trop parler. Il semble bien en dormir la plupart du temps, mais que tout un coup, quand on parle d'écriture inclusive, on dirait qu'ils ont tous bu un immense café et là, il se réveille. Il semblerait pourtant au regard de l'histoire que ce ne sont pas les féministes ni l'écriture inclusive qui ont un premier lieu déformé la langue française, mais bien des masculinistes qui l'ont volontairement masculinisé pour masquer les femmes de l'histoire et ce avec la complicité et même la pluie de l'académie française. Comme beaucoup de personnes qui ont été socialisées comme des petites filles, je me souviens parfaitement de ce jour au CP, où la maîtresse s'est mis devant le table au bouland, après son feutre, nous a regardé et nous a dit "Le masculin l'emporte sur le féminin". Ça m'a marqué, ça a marqué mon enfance et je pense que ça a marqué l'enfance de beaucoup de petites filles et de personnes socialisées comme femmes dans ce pays. Mais on pourrait se demander est-ce que c'est moi et mon expérience personnelle de petites filles où on a des preuves scientifiques que cela a un impact? La manière dont on parle, la manière dont les mots sont employés, la manière dont ces accords ont été amenés en français est-ce que finalement ça a un impact sociétal ou ça reste anecdotique? Si tel est le cas, quels sont les solutions que l'on peut mettre en place doit-on réintroduire du neutre en français comme dans d'autres langues? Si l'on part du principe que la solution à ce problème hypothétique et l'écriture inclusive, peut-on vraiment considérer que cette écriture est réellement inclusive ou elle met en porte à faus une partie de la population par exemple les dyslexiques ou les personnes mal voyantes? Pour répondre à tout ça, on va interroger Alfred Ratz. Allez, bonne écoute! Alors je m'appelle Alfred Ratz. On vous prenait Al, je suis de genre de neutre et masculin si vous connaissez pas une neutre. Et j'ai quatre métiers. Je travaille dans la traduction audiovisuelle. Je enseigne la linguistique la semi-tique et la communication de la zone bonne, j'écrit et je fais des recherches. Mon sujet de test, je suis en dernière année test et le genre grammatical neutre en français, c'est-à-dire que la contribution que j'essaye d'apporter à la science est la test qu'un genre neutre existe désormais en français. On va commencer par la première question et non pas des mondes, comment le langage construit notre pensée? Les mots construit notre pensée par ce qu'il se fonde sur une façon de penser le monde, qui est la façon humaine de penser le monde. Et cette façon humaine de penser le monde a travers un exemple concret, par exemple, les droits de l'homme. Les droits de l'homme aujourd'hui est une expression qui fait au limite dans la société. Une certaine franche de la société, les féministes, les personnes attachées à l'égalité des genres sans de la société, demandent que les droits de l'homme soient transformés en droits humains. Pourquoi se prendre la tête avec les mots? Et bien parce que, en disant les droits de l'homme, on explique une certaine vision du monde. Parce que l'esprit, en disant les droits de l'homme, ne s'imagine pas une femme, l'esprit a une représentation mentale qui est celle d'un homme. Pourquoi? Parce que ça fait des millénaires, quand disant l'homme pour représenter l'humanité, et bien on a dans l'esprit un actant, c'est-à-dire une figure, qui est celle de l'homme et non celle de la femme dans la sphère publique, de la pensée publique, c'est l'homme qui est intervenu beaucoup et bien sûr les femmes sont également beaucoup intervenues, mais elles n'ont pas été représentées par le langage, puisqu'elles ont disparu dans cette expression, les droits de l'homme, les exploits accomplis par l'homme, les réalisations de l'homme au cours de l'histoire, etc. Ces expressions ont visualisé la femme, tout simplement parce que l'esprit, procèvre par catégorisation naturelle, c'est un concept qui a été élaboré par Eleodor Roche en 1973, et selon laquelle une catégorie est représentée par son prototype, c'est-à-dire son meilleur exemplaire. Et puis en plus, à la base, les droits de l'homme, c'était vraiment les droits de l'homme et pas de la femme. Exactement, et en géant, vous ferez bien de souvenir, qu'à la base, comme vous dites, est bien les droits de l'homme de conservité, absolument pas. La femme puisqu'elle n'avait pas le droit de votre, à cette époque. Alors, justement, pourquoi la l'amistique est intéressante pour réaliser ces questions, c'est parce qu'elle a mené des expériences et en particulier la sociolémistique, qui montre que le masculin n'est pas de doute. C'est-à-dire que quand demandez à une classe d'enfants ce qu'elles imaginent, quand on leur donne des mots ou masculins, à non pas une représentation neutre dans leur esprit, mais une représentation bien masculine, des expériences ont été faites, notamment, avec des noms métiers sur des enfants, qui ont imaginé des hommes faisant ces métiers parce que ces noms métiers étaient au masculin. En l'amistique, les travaux qui étudient les rapports entre pensées et langages, trouvent leurs origines au quatrième siècle avant notre ère, chez Platon, et notamment dans une œuvre qui s'appelle Le Crathien. Et ensuite, la personne qui a analysé travailler sur les opérations mentales de l'esprit et notamment à travers le langage, c'est Gustave Guio qui, dès les années 1920, a proposé des théories qui sont passandées sous le nom de psychomechanique du langage. Ensuite, la branche de la linguistique qui s'initeraient plus particulièrement au rapport du langage et de la pensée, et aux effets du signe sur la réalité, c'est la prédmatique, la prédmatique qui est fondée sur deux notions fondamentales, les actes de langages chez Austin en 1962, et la prédmatique, c'est un mot qu'on trouve dès 1938 chez Charles William Morris dans son vage des fondations de la Péolusine. Et bien, par exemple, Austin a montré qu'un mot pouvait être un acte. On ne servait pas seulement voir pas du tout à décrire la réalité. Par exemple, quand on va se marier, c'est le mot "oui" qui nous marie. Oui, ne décri pas une réalité. Oui, est un acte de langage. On vient dans la question en quoi repenser un langage qui soit long anglais est important. On pourrait réformuler encore une langue neutre, va influer sur notre perception. Qu'est-ce que ça va changer, ou ce n'est-ce que c'est si important? Est-ce que ça va vraiment changer notre façon de vous présenter le monde ou de le concevoir? Et bien, en fonction de tout ce qu'on vient de dire, c'est-à-dire l'influence du langage sur la réalité, comment l'être humain en phase du monde n'est pas l'autre, mais catégorise le monde, l'identifie, le classe, le décout, en fonction du lexique propre à chaque culture. Nous pouvons dire que quand nous changeons la mode ou chose dans le langage, cela a un impact sur la réalité, sur le plan des principes, après sur le plan des démonstrations. Et bien toute la science à venir devra démotrer sous que je suis en train de dire. Mais sur le plan des principes, si nous rendons considération tous les travaux scientifiques qu'on a dit jusqu'à présent, et bien forcément dès qu'on déplace quelque chose dans le langage, cela a un impact sur la réalité. En particulier le neutre est important puisque sous ces questions de genre gravatico, se trouvent des enjeux sociaux d'égalité qui sont cruciaux contenus de la violence qui s'exercent à l'égard des femmes et de ce qu'on appelle des minorités de genre et sexuées. Je pense plus particulièrement aux personnes trans et aux personnes intersexes. Qui ne sont pas des catégories sociales reconnus, qui ne sont pas des catégories sociales reconnus, non plus en droit puisque vous savez que l'onut a condamné à plusieurs reprises la France ou sont traitement des personnes intersexes. Donc c'est question de genre gravatico qui préfère être très esoterique, évidemment, les non spécialistes, et bien sont cruciaux, je crois, parce qu'ils recouvrent des enjeux de société. C'est ça qui est ignoré par la plupart des linguistes qui s'expriment sur ces questions de français inclusifs. Le français inclusif regroupe un ensemble de variations par rapport à la norme qui se verait le français standard pour éviter de reproduire des hiérarchies symboliques et sociales dans le langage. Plus que des mesures concrètes du type créé, des refuges pour les femmes vatues, même si c'est très utile et que cela doit être fait, le travail sur les symboles, je crois, va permettre de construire une société où les hiérarchies entre les gens seront, vu comme des archaïnes, né un héritage, des sociétés hiérarchales qui se donnent encore la norme de toute façon. Parce que on peut créer tous les refuges qu'on veut, on peut créer tous les numéros d'urgence qu'on veut, on peut créer toutes les un arsenal juridique qu'on veut. Si on continue d'enseigner aux enfants qui seront de futurs citoyens, qui seront de futurs votants, que le masculin n'en porte sur le féminin, et bien la violence symbolique et la violence dans les faits continuera assez exercée parce qu'elle est légitimisée par ce genre de propos. Est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe où on entend beaucoup dans les bastions qui sont contre l'écriture inclusive, que c'est un sujet annex ou que ce n'est pas important, en fait, on entend beaucoup, oui, mais non, mais l'important, justement, c'est des femmes vatues, etc. Mais il met une telle énergie à vos scifferies que ce n'est pas important, que ce n'est un sujet annex, etc, que ce n'est bien la preuve, que si ça les importe à ce point-là, si ça les enrage à ce point-là, c'est la preuve que c'est un sujet qui est crucial, en fait, sinon il ne mettrai pas cette énergie à le combattre, et c'est dans cet affront, au final, qui révèle à quel point ce sujet est important, justement. Voie des résistances presque pathologiques, pathologiques au sens d'évotions non contenues, dans les arguments, dans des discours qu'on entend adverse aux conseils inclusive. C'est dû à deux choses. Le côté résistance non pathologique, eh bien, il se fond sur l'avérence de tout ce que la science aura pu être qu'aujourd'hui, et dont on vient parler, et il se fondre, alors le côté pathologique, il se fondre sur quelque chose qui est bien humain et qui nous est propre également. Si je vous dis demain, on va nous faire payer plus d'impôt que les autres. Vous allez résister. Ce que je veux dire par cette comparaison, c'est que personne n'aime perdre des privilèges. Si, moi, demain, on me dit, on va vous enlever votre salaire, on partie votre salaire, je vais pas le prendre facilement. Je vais essayer de conserver un privilège. Donc, c'est bien naturel, en fait. C'est tout à fait naturel, c'est réaction entrantiaire, ou français inclusif, tout simplement parce que la catégorie sociale des hommes, sa personne, qui ne vend plus, être au centre de l'univers, qui ne vend plus, être la mesure de toute chose comme d'y protégoras. Donc, on arrive à mes solutions qui ont été pensées, du tout cette révolution suffique, et les différents modèles qui sont proposés parce que l'écriture inclusive du tout le monde ne le sait pas, mais il n'y a pas une seule rigue, il n'y a pas qu'une seule façon de l'appliquer, et dites-moi si je me trompe. Et comme ce n'est pas encore un stétitionnalisé, il n'y a pas de modèles sur l'autre. Donc, est-ce que vous pouvez me dire rapidement qu'elles sont les différents principaux modèles qui sont aujourd'hui proposés, et dans un ce comptant, un petit peu les avantages et les hommes, convenants qu'on pourrait éventuellement y trouver. Alors, le français élusif, comme je l'ai dit, rassemble un ensemble de procédés, qui, effectivement, ne se réduisent pas au point médium qui est le plus connu. Nous avons des doubles flexions, par exemple, dire les traducteurs et les traductrices, ça c'est la double flexion totale, et puis nous avons des doubles flexions partiels, quand on voit, par exemple, traducteur point risque, que bien évidemment, on peut lire les traducteurs et les traductrices. Mais les traducteurs point risque, c'est la double flexion partielle, puisque seule la marque du féminin est nous le nom entier et restitue. Et puis, nous avons des hyperondimis, les hyperondimis, c'est recourir un mot en global, dire le corps médical, plutôt que les médecins, et dire le corps professoral, plutôt que les professeurs, dire la clientèle, plutôt que les clients, dire l'électorat, plutôt que les électeurs, ce sont des hyperondimis de gens. Et puis, nous avons le genre d'autres, le genre d'autres, ou plutôt les genres d'autres. Puisque l'un corps, il n'y a pas une seule façon de créer du neutre. Par exemple, des unités se font concurrence. Nous avons aujourd'hui beaucoup de pronoms qui prétendent à être le pronom de genre neutre pour représenter, soit des groupes mixtes, soit des personnes non vinaires, soit des personnes agents, etc. Nous avons aussi des terminaisons qui se font concurrence. Par exemple, si je vous dis les traducteurs, ça peut être un mot de genre neutre, pour désigner les traducteurs, les traductrices, ou les personnes de genre non vinaires qui font professionne dans la traduction. Et puis, vous avez aussi des traducteurs, qui sont là la présence des deux genres classiques au sein du mot. Nous avons des genres neutres, donc un genre neutre, binaire, ou pour retrouver la flexion binaire parce que la féminin d'enf, les traducteurs, et puis le genre neutre non vinaire, les traducteurs, ou là, tout le marque de genre, d'histoire. C'est un peu la même chose avec les prunons. Y, c'est la contraction de l'île, et de l'île, tout à fait. Alors que par l'île, par exemple, ou un, c'est vraiment agent, du coup, pour beaucoup. Oui, on pourrait dire ça. Bon, binaire. Donc, on va faire bien du français, inclusive. J'ai le repas de l'ensemble des procédés, que les peuples francophones créaient pour éviter l'emploi du masculin, d'y générer conneutralisant. Mais, dans la thèse, je me concentre sur le genre de qui n'est qu'un des procédés, du français inclusive, et il y a beaucoup de choses à dire. Le genre neutre, il est émergent. Il est émergent, on assiste à un trouble dans la norme. Est-ce qu'on peut parler de changement linguistique? C'est peut-être un peu trop tôt, mais on voit une reprise. Je ne suppose pas donner quantitatif, donc je ne peux pas donner deux chiffres, mais on voit une reprise, c'est quelque chose à fait le même relativement courant, la plusivité de genre en langue. C'est l'indice que, si c'est courant, c'est que c'est repris. Après, je ne sais pas par combien de personnes, si c'est en base ou si ce n'est pas en base. On revence selon l'ensemble des textes que j'ai émis, je peux dire que c'est présent presque partout. Même dans les îlots de résistance au français inclusif, je pense à l'armée par exemple. Même dans l'armée, on voit deux procédés du français inclusif, non officiel encore, mais dans le contexte de l'armée, on voit des usages qui sont à tester, du type féminisation des grades, j'ai une attestation pour la colonel. C'est une femme qui souhaite la colonel, comme elle est ovrade, forcément sa voix, des hiérarchies qui sont les autres, des hiérarchies sociales et symboliques qui sont les nôtres. Et puis, j'ai le point d'édien qui est aussi utilisé dans des usages encore non officiels aux symbolariés et qui s'entendent à tester. Donc ça commence vraiment à se démocratiser d'autres partout, dans tous les milliers, c'est intéressant, je n'avais pas du tout pour l'armée, qui est quand même un avantage très conservateur. Oui, vous pouvez dire ça, et puis dans des institutions, je ne dirais pas conservatrices puisque ce serait presque dynamique avec leur objectif. Je pense aux CNRS, le centre national de la recherche scientifique. Le CNRS publie d'une autre, puisqu'il publie mes articles. Et moi j'ai créé une autre, j'enseigne une autre, que je publie une autre. Donc si des institutions comme le CNRS publie d'une autre, c'est que ces mots "nôtres" sont vous cellables, en tout cas pour des scientifiques. Et les scientifiques sont une corporation dont l'avoir compte aussi dans notre société, sur les hiérarchies qui sont les nôtres. Et donc là on arrive donc au dernier point, qui sont les enjeux d'accessibilité. Est-ce qu'on n'a jamais parlé de la difficulté pour les personnes dyslexiques et pour ils m'elles voyant la difficulté du français, mais par contre dès qu'il s'agit de l'ambiance inclusive. Dans ce coup, tout le monde se soucie des personnes en situation de handicap, tout à coup, alors que personne n'en parle d'habitude. Et donc je voulais avoir un peu votre avis. J'ai contacté, et j'ai vu déjà les papis rédigés par les collectifs en dysfeministes, mais je voulais un peu votre avis sur les questions. Est-ce que pour vous aujourd'hui le langage nôtre, mais en difficulté, les personnes qui sont dyslexiques ou malvoyantes? Et bien si ces personnes le disent et qu'elles ont travaillé sur la question, et bien coutourner et coutourner et essayant de ne pas produire des formes qui sont problématiques pour les personnes en situation de handicap et notamment les personnes qui rencontrent des troupes dans l'apprentissage de la lecture et de leur tournée. Tout ça pour dire que ce sont des personnes qui doivent être trisant comptes dans les recherches et dans les propositions. Le genre d'eutre est une solution à certains problèmes, mais comme toute invention humaine, il apporte des problèmes aussi. Et donc, nous ne devons pas avoir peur de les identifier et de travailler sur ces problèmes. Et effectivement, ce que vous avez dit est très juste, cette dissimétrie de traitement, à partir du moment où on parle de français inclusif qui serait le nouveau fléau de la civilisation pour certains. Quand les personnes atteintes de ces cités ont créé le bras, elles n'ont pas revendiqué que tout le monde passe au bras. Elles n'ont pas revendiqué la suppression de la frappe. Elles ont créé un outil et nous, avec elles, pour être incluses dans le société. Et effectivement, tout l'enjeu, l'un des enjeux auxquels doit faire face le genre d'eutre et les personnes qui travaillent sur le genre d'eutre c'est comme on crée un outil qui ne renforce pas les inégalités déjà présentes. Vous avez parlé des personnes en situation handicap, par exemple, également des femmes. Quand je dis les traductaires, ou sont les femmes, n'est-ce pas aussi une autre façon d'invisibiliser la participation des femmes d'une histoire? Puisque c'est par le silence, on ne les nommant pas qu'on n'a plus croire que les femmes n'avaient pas participé à l'histoire. Donc, ça fait partie des enjeux que la science doit prendre en compte, la science est le reste de la société, le droit, les citoyens, l'individu, les parties politiques, toutes ces entités qui travaillent à construire un autre monde qui n'est pas fondé sur des hiérarchies, ou la personne humaine, mal, évalide et tout en haut de la pire ligne. Du coup, ça me fait penser qu'on ne pourrait pas imaginer au moment dans un temps moyen et bon terme une double affection qui soit le neutre et le féminin, par exemple, dire les traductaires et les traductrices. C'est plutôt que d'avoir une double affection en un masculin féminin et une affection neutre que ça fait que oui. Pourquoi pas? Tout est possible, en fait. Je crois que je suis suivant mon expérience et ma personnalité, je pense qu'effectivement, tout est possible pour qu'il travaille. Mais c'est important de définir les choses. Qu'est-ce que, aujourd'hui, dans le genre de vous avez tellement de formes possibles qu'il mette beaucoup de choses mais qu'on peut peut-être pas tout y mettre? Et ça, c'est un travail pointigneux, chiant, qui est celui des gravériens, qui est celui des l'annouistes, en accord avec la société. Parce qu'une ne s'agit pas pour les gravériens, comme une l'on fait par le passé, d'imposer à la société des vues qui seraient construites dans un laboratoire, hors sol, sans conscience, des conséquences tragiques que les mots peuvent avoir sur les individus. C'est peut-être pour une question de mots qu'on refuse à des personnes transnombinaires d'exister vos saints de votre société. D'ailleurs, si une personne transnombinaire va avoir psychiatre qui est formée suivant l'école freudienne et la camion, et bien on va leur dire, vous n'exister pas, vous ne plouvez pas qu'exister. Pour ces personnes existent et si on leur dit ça, c'est parce qu'on s'appuie, notamment sur l'argument de la binarité du français. Or, c'est mettre l'outil avant l'être humain. L'outil doit toujours être au service de l'être humain. Les mots sont des outils. L'être humain est la finalité, non pas le contraire. Ce n'est pas parce que dans le langage quelque chose n'exister pas et on en revient au point de départ de notre conversation, que cette chose ou cette personne n'exister pas de la R&T. Ce sont des questions qui ont un grand ami à l'imentel. Si on pleine scientifique, si elle s'impit que comment c'est, le genre est l'indégandier à des intérêts. Merci, Alfred, d'être venu aujourd'hui dans "Mécréante". Merci à Bélère pour l'introduction musicale. Merci également à toutes les personnes sur ULUL, qui ont aussi contribué à que cette saison voient le jour. Merci également à mon équipe et merci aux personnes que j'ai interrogées au tout début de l'épisode sur leur préjugé concernant le sexisme dans la langue française. Et bien évidemment, merci à vous toutes et toutes pour l'écoute de cet épisode. Si il vous a plu, n'oubliez pas de laisser 5 étoiles sur Apple Podcast. Ça aide vraiment à faire connaître l'émission. On se rejoint également sur le Instagram de "Mécréante" pour toujours plus d'articles et de contenus. Merci à tout le monde et à très vite! Parce que tu es une femme et je suis obligé de faire ce n'est-ce que ce n'est-ce que ce n'est-ce qu'une femme. [Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Discussion on gender-neutral language in French.
Historical context of the masculinization of the French language.
Influence of language on perception and societal equality.
Importance of gender-neutral language for inclusivity and social justice.
Summary:
The conversation revolves around the concept of gender-neutral language in French, exploring the historical roots of how the language became masculinized over time. It delves into the impact of language on shaping perceptions and societal norms, highlighting the importance of inclusive language for promoting equality and addressing issues faced by women and gender minorities. The discussion emphasizes the significance of rethinking language to challenge traditional hierarchies and promote a more inclusive and equitable society.
The use of gender-neutral language is seen as a step towards recognizing diverse gender identities and fostering social justice.
FAQs
Depuis le XVIIe siècle, les règles grammaticales ont changé et le masculin a commencé à l'emporter sur le féminin.
La masculinisation de la langue française a été motivée par une idéologie masculiniste pour effacer les femmes de l'histoire.
Oui, les mots utilisés dans la grammaire construisent notre pensée en reflétant une vision du monde où l'homme est souvent le prototype.
Des études linguistiques montrent que le masculin n'est pas neutre et que les mots masculins induisent souvent une représentation masculine dans l'esprit.
Une telle réforme aurait un impact sur la réalité en remettant en question les hiérarchies symboliques et sociales présentes dans le langage.
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