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Le libéralisme rend-il libre ?

from Les idées larges

22m 52s

Le libéralisme rend-il libre ?

L'AUP, dans ce podcast, développe une critique profonde du capitalisme en combinant les pensées de Kant et de Marx. Elle affirme que nous vivons dans l'âge de la déraison, où la liberté est déformée par l'égoïsme et la compétition économique. Son expérience d'enfance en Albanie, un pays passé du socialisme réel au libéralisme, révèle les dérives de cette transition : perte de travail, dégradations sociales, et une migration massive vers l’Italie, souvent avec des morts. Cette réalité remet en question les promesses de liberté des systèmes libéraux, qui, en réalité, ne garantissent pas une vraie autonomie. La liberté n’est pas seulement le choix entre options, mais la capacité à agir sans peur, contrainte, manipulation ou exploitation. Dans un système capitaliste, les décisions semblent libres, mais sont profondément conditionnées par la structure du marché. L'AUP montre que les dirigeants, même en pensant moral, sont contraints par la concurrence, le besoin de rentabilité, et les conditions économiques. Elle s'appuie sur les maximes de Kant pour défendre la dignité humaine et le traitement des autres comme des fins en soi, critiquant la commodification du travail. Enfin, elle propose un socialisme moral, fondé sur les valeurs libérales mais adapté à une économie équitable, qui permettrait de sortir du capitalisme sans retomber dans une autorité inhumaine. Cette approche démontre que la liberté véritable est inextricablement liée à la morale, et que les institutions libérales ne sont pas des garanties incontournables de liberté.

Transcription

3915 Words, 23218 Characters

French
Bonjour, c'est Laura Rème, vous écoutez le podcast des idées larges sur Arthur Radio. Bonne écoute. Les philosophes des lumières placez beaucoup d'espoir dans la capacité des êtres humains à s'émanciper et à faire progresser la société grâce à l'usage de la raison. On ne peut pas dire que ce soit gagné. Les AUP et philosophes et professeurs de théorie politique à la London School à Béconomics. Pour elles, nous vivons aujourd'hui dans l'âge de la déraison, une époque qui confond la liberté avec l'égoïsme et la loi du plus fort. Invitez cette année au collège de France, elle s'appuie sur les pensées aussi bien de Marx que de Kant pour alimenter une critique morale du capitalisme. Comment sortir de la déraison? Quelle plat doit jouer la morale dans la politique? Le libéralisme rentit libre. Cette entretien a été tournée en public à la Guéterie Lille. Dans son livre "Enfin libre grandir quand tous s'écroule", les AUP et relâtes son enfance en Albany. Elle est issue d'une famille bourgeoisie et rudeite Polyglot, mais elle a grandi dans l'idéologie communiste du gouvernement très répracif d'Annever Otscha. Alors ce gouvernement, elle le désigne comme relvant du socialisme d'Etat ou du socialisme réel, puisque dans la théorie politique marciste, on emploie ce terme de "socialisme" pour désigner la période de transition entre l'abolition du capitalisme et l'avènement du communisme. L'AUP a donc connu toutes les privations de liberté d'un pays qui était quand même surnommé la Corée du Nord de l'Europe jusqu'à la chute de la dictature en 1981. Les AUP a 11 ans lorsque le pays entame sa transition vers le libéralisme économique et politique, c'est-à-dire, vers un système basé sur la démocratie représentative, les droits individuels et le capitalisme. Elle va alors se rendre compte que les sociétés libérales ne tiennent pas leur promesse d'égalité des chances et d'autonomie pour tous. Après la chute du régime, d'Albanie fait sa transition vers la démocratie libérale, le passe du socialisme réel ou capitalisme, c'est la fameuse pérapide choc avec des réformes drastiques de libéralisation, de privatisation. Est-ce que vous pouvez nous parler des conséquences de ces réformes sur la vie des Albanais? Oui, pour moi, dans ma vie, c'était un moment de transition de l'enfance à l'adolescence. Donc, c'était une enfance vécue dans l'élaissance de ce socialisme Albanie qui était très isolée, mais que de points de vue dans un enfant qui pouvait sortir, jouer sur la rue, qui se demandait, je me souviens, pour la seule préoccupation que j'avais dans le communisme, c'était si en chien mort ou pas quand on jouait dans la rue. Et du coup, un nouveau monde arrive à une société avec ou avec la théorie rapide du choc, il y a eu une nécessité d'ouvrir au marché libre. Et donc, toutes les entreprises de le table, la grand-père des entreprises de cet acte seul qui fonctionnait encore, ont été privatisés, où il y avait beaucoup de gens qui perdaient le travail. Et c'est une société surtout marquée par l'évidration et la salation du tissu social du reste. Ma ville est devenue une ville d'où emprôner les bateaux pour aller en Italie avec des centaines de milliers de personnes. -En fait, c'est là, c'est dans ce moment-là, que je me suis posé, peut-être, pour la première fois, cette question de la liberté. C'est une société qui devient une société démigrant et qui menace le modèle libéral de société et de civilisation libéral, parce que c'est le moment où les pays occidentaux commencent à avoir de le contrôle des frontières. Pour envoyer ce phénomène, Italie a décidé d'utiliser les grands moyens, 500 soldats de l'arme et des hélicoptères écoutés de radar pré-sophistiqués et de caméras infrarouges ont été déployés aux côtés des carabignés et des douaniers. C'est que l'enjeu est d'importance pour l'Italie, c'est du contrôle de ces côtes, que dépend l'entrée de ce pays dans le système Shengen. -Et en fait, il y a aussi beaucoup de personnes, beaucoup d'Albanium, aussi aussi beaucoup d'autres, et mes grands qui meurent dans la mer en essayant de traverser pour l'Italie. -Bon, donc en tout cas, la liberté de circulation est pas plus assurée sous le capitalisme, que sous le communisme. -Oui, mais là aussi, c'est une question d'un consistance dans la liberté de circulation, parce que la liberté de circulation et la deuxième élément, c'est la liberté de sortir et la liberté d'entrée. Et dans le moment où dans les pays de l'est et à la liberté de sortir, dans les pays de l'Ouest, il n'y a plus la liberté d'entrée. Moi, je peux vous dire maintenant que vous pouvez sortir de ce studio, mais après, c'est toutes les portes en dehors s'enfermer, il n'y a pas vraiment de liberté. On dit que les systèmes communistes étaient cruelles, qu'ils étaient, qu'ils tuaient leurs propres citoyens et qu'ils n'avaient pas d'humanité. Et quand il s'agit des pays de l'Ouest, qui aussi, les citoyens qui veulent rentrer, je ne sais pas, il y a eu, je lui a pas très longtemps de l'une statistique sur le mur entre Mexico et les États-Unis, et où il y a des morts tous les jours dans ce mur-là. C'est beaucoup plus en nombre des morts dans le mur de Berlin. Autrement dit, la liberté reste largement formelle. Les gens ont certes des choix, mais ils ne sont pas pour autant vraiment libre. Libres n'ont pas dans le sens de pouvoir faire tout ce qu'ils leur passent par la tête, mais dans le sens de prendre des décisions d'une manière qui soit libre de la peur, des besoins, de la manipulation, etc. La liberté de choix, c'est la liberté de choisir entre beaucoup d'options, donc ABCD, et la liberté d'agir, c'est la liberté qui se pose la question des conditions structurelles ou se forment le choix. Et je vais expliquer ça avec l'exemple de la migration, parce que c'est très intéressant. Si, quand Donald Trump est en masse, il nous dise que l'immigrant irrégulier viole les lois, et donc qu'il y a un forme d'injustice dans la violation de la loi, c'est parce qu'il pense à la liberté comme un liberté de choix. C'est-à-dire l'immigrant qui décide de payer quelqu'un pour aller de manière irrégulière, pour un traverser, pour arriver dans un autre pays, il a un choix. Mais quand on se pose la question si ce migrant-là a liberté d'agir, donc on se pose la question des conditions dans lesquelles le choix de voyager d'être l'immigrant se forme. Et quand on pense au contexte, par exemple, de guerre ou de crise financière ou de crise environnementale, où se forme ces décisions-là, alors là on se rencontre que la liberté n'est pas pour tous pareil et que ces conditions-là, de la formation de choix, et sont beaucoup plus faciles dans des contextes du monde, mais beaucoup plus difficiles dans des autres. Le système actuel, pouce à faire des choix contraintes. Le migrant choisi de payer un passeur ou le travailleur choisi d'accepter un emploi mal-payé. On ne peut pas dire que ce soit des décisions vraiment libres. Ce que vous découvrez en Albanie, c'est que, en pratique, même s'il y a un état droit des élections libres, des libertés politiques, le libéralisme économique et politique qui n'arrête pas de parler de liberté, finalement, ne remplit pas vraiment ces promesses et vous dites qu'on passe d'un type d'oppression un autre. Oui, ce que je dis, c'est que dans le socialisme, il y a une espèce de oppression vertical. C'est-à-dire, c'est l'oppression par l'État, par le parti qui dit aux citoyens ce qu'ils doivent penser et qu'il y a une restriction de la liberté de ce qu'on peut appeler, la liberté de première génération, c'est-à-dire la liberté de penser, la liberté d'association, la liberté de parole, et on voit cette restriction dont l'ascenseur, surtout dans la dimension politique de l'ascenseur. Par contre, dans le capitalisme, il y a aussi, quand on se pose, la question de la liberté, qu'est-ce que c'est la liberté, est-ce que c'est la liberté pour tous? Il y a aussi une forme d'oppression, mais c'est une oppression de structure, c'est une oppression pas vertical, mais horizontal. Cette oppression horizontal, c'est celle qui exerce les forces du marché, de la concurrence, de la finance. Cette clé de lecture structurale des choses, les hupis la doit en grande partie à une analyse marxiste qui lui permet d'analyser l'histoire et le fonctionnement concret du capitalisme. Et ce qu'elle explique, c'est que personne n'échappe à cette oppression horizontal, pas même les dominants. Dans un système où l'injustice prend une forme structurelle, l'injustice se réplique dans la formation des roles sociaux des personnes. Donc le capitaliste, l'ouvrier, ce sont des roles sociaux, des roles de la société. L'ouvrier, c'est quelqu'un qui vend sa propre force au travail. Le capitaliste, c'est quelqu'un qui achète la force au travail. Et le dileme moral, c'est qu'on fait, en capitaliste, peut vouloir le bien de l'ouvrier. Donc peut aussi vouloir ne pas exploiter les ouvriers, mais il agit dans un contexte de compétition avec des firmes, avec des entreprises, dans un contexte de compétition mondiale. Ou ça, c'est très difficile de faire ce choix, moral. Moi, je me souviens, j'avais eu un rencontre en Albany avec des hommes politiques, et tout le coup, un peu des entrepreneurs albannés. Et j'avais demandé à quelqu'un qui était dans la politique. Je lui disais, mais pourquoi vous le payez, pas pourquoi il n'y a pas un système de taxe, comment on devrait en Albany, pourquoi on paye, on a juste 10-15% de taxes, quand on souhaite dans l'animarque, même au Royaume-Uni, on paye 40-100% de taxe. Avec cet acte, l'étape construit un système d'approvisionnement, d'état social. Et l'homme politique, il me disait non, mais moi, je voudrais bien faire ça. Je voudrais, mon parti, vous voudrez faire ça. Il ne faut pas demander à moi, il faut demander à l'oligarche. Alors, je me tourne vers l'oligarche, mais pourquoi vous ne payez pas votre travailleur, de la première fois. et lui il me dit bah mais moi je voudrais bien faire ça mais en fait le Covid était très difficile il y a un crise de productivité, moi je suis une entreprise albaneuse qui est en compétition avec les entreprises de la Serbide et donc il faut demander aux Européens à l'Allemagne et après quand j'ai posé la même question aux Allemands il m'en dit non mais c'est la chile la compétition la qu'on a la crise donc ce qui est important de comprendre c'est qu'en fait toutes ces personnes comme agent individuel ils voudraient faire la chose ce qui est juste et ils reconnaissent cet élément d'obligation moral à un autre donc ils reconnaissent que le travailleur était exploité ils reconnaissent que ce n'est pas un système qui est juste pour tous mais ils disent c'est le rôle sociaux qui m'oblige à prendre ces décisions là. Michelin a fermé le site de la Rochurion il y a 2 ans le groupe veut être plus compétitif face à la concurrence des pneus après casser venu d'Asie nous opérons nous un marché encore en particulier le marché européen qui est un marché ouvert et nous vont nous adapter et nous devons prévenir en permanence et nous adapter de manière à faire face à cette concurrence. tant que les dirigeants sont pris dans les contraintes un système qui organise la concurrence entre les fiscalités et entre les travailleurs ils ne sont pas libres de faire des choix moraux. cet exemple illustre bien le double lien entre liberté et moral tel que la théorisée est manuelicante. d'une part on ne peut pas parler de responsabilité moral si on ne considère pas que les individus disposent d'un minimum de liberté la liberté et la condition de la moral et un inverse la morale et la condition de la liberté c'est parce que j'ai conscience de mon obligation moral que je découvre ma propre liberté d'y obéir ou non. pour quand la vraie liberté s'est agir en tant qu'agent moral rationnel et autonome et être moral ça veut dire obéir à ce qu'il appelle l'imperatif catégorique et qui est exprimé dans plusieurs principes pour maximum. la première c'est agir uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devient une loi universelle. autrement dit avant d'agir demande-toi si tout le monde pourrait agir selon la même règle et puis il y en a une deuxième. une des maximes la plus importante c'est par exemple la maxime de traiter les autres êtres humains pas seulement comme un moyen un fin mais toujours aussi comme un fin en soi. et là aussi on comprend que dans les contextes de la société contemporaine, quand on se pose la question de la fin de l'autre comme un fin en soi et pas seulement comme un moyen un fin on se rend compte que dans les pratiques du marché capitaliste ce qu'on voit en fait c'est la commodification c'est la rééfication des personnes qui deviennent choses et qui sont traitées que comme des choses sans son paye attention à cette dimension morale de la des relations entre les personnes. par exemple l'employeur qui fait mal c'est d'employer ou la compagnie pharmaceutique qui fixe des prix très chers pour ses médicaments traitent les êtres humains comme de simple moyen pour atteindre une fin celle de maximiser les profits. c'est assez étonnant d'en créer sa critique du capitalisme dans la philosophie de Kant qui a écrit avant la révolution industrielle moderne et avant l'apparition du socialisme. Kant défend la propriété privée, l'état de droit et certaines libertés individuelles généralement associés au libéralisme. Mais l'ÉUPIE n'est pas la première théorissienne à puiser dans sa philosophie pour aller monter une critique morale du capitalisme. Elle s'inscrit dans les rétages des penseurs néo-conscients comme le philosophie allemand Hermann Cohen qui écrivait par exemple que quand était le véritable et authentique fondateur du socialisme. en France je pense que peut-être le représentatif le plus important c'est Jean Giorès qui avait écrit sa thèse de doctora sur la pensée socialiste allemande avant Marx et où Kant a une position très important dont le contexte autrichien il y a les penseurs comme Ottawa qui disait aussi si on demande à quelqu'un qui n'est ni capitaliste ni ouvrir pourquoi il doit être socialiste et où se fondent leur critique du capitalisme c'est en fait sur la question de la morale parce que c'est là que quelqu'un qui est comme quand un déset un observer qui est en partie elle peut décider quel système est moralement supérieur ou permet de réaliser cette conception de la liberté comme liberté d'agir. Et c'est ce qui peut expliquer que un bourgeois ou un membre de l'élite comme Trotsky c'est un des exemples possibles puis à du côté du prolétariat même si ses enterres matériels à l'huisse ré du côté de l'élite. Oui mais c'est par la morale en fait. Tout en fait c'est par la morale en fait on voit aussi pourquoi et comment on explique que quelqu'un comme Engels qui en fait était biographiquement du côté des capitalistes le capital de Marx a été écrit avec des etes financières de Engels qui venaient de la fabrique que son père avait à Manchester où c'était en fait un capitaliste donc Engels c'est un exemple donc capitaliste qui peut faire en choix moral comme individu comme personne comme agent moral mais qui quand même ne peut pas sortir la structure parce qu'il peut aider Marx à écrire dans ce capital que c'est sa fabrique à Manchester continue à exploiter les travailleurs donc c'est là qu'on peut distinguer entre la fonction sociale de quelqu'un c'est la fonction de Engels comme un propriété de fabrique et la fonction morale et la décision morale qu'il prenne d'être de la partie de la classe ouvrière. Mon cher Karl ce qui est particulier à moi afreux c'est d'être non seulement un bourgeois mais un fabricant un bourgeois qui vient actifement contre le proletariat quelques jours passés sur mon paternel mon remis devant les yeux cette horreur. L'Ai Upi s'inscrit donc dans la démarche des néo-canciens elle va plus loin en montrant aussi que les trois maximes du sens commun que l'iste corne dans sa critique de la faculté de juger c'est-à-dire les trois règles qui permettent d'exercer correctement son jugement précisément pour pouvoir faire des choix moraux ne sont pas compatibles avec le capitalisme. Les trois maximes sont pensées par soi-même pensées en se mettant dans la place de tous les autres et toujours pensées de façon cohérente. Quand on se pose la question de pensée par soi-même on se pose la question de l'intermédiation algorithmique donc on se trouve dans les réseaux sociaux on est dans un système de production de l'information où on met des clics des likes et où il y a des entreprises privées qui ont un intérêt à générer du profit en poussant les individus à faire des choix qui ne sont pas nécessairement des choix faites dans un contexte de liberté d'agir dans nos libertés rationnelles mais qui poussent en fait à dépasser le pensée par soi-même parce que c'est en fait la conformité que les décisions des intermédiaires algorithmiques nous poussent à faire. Pensez à la place de tous les autres on peut voir ça dans le marché mondial ou en consomme des biens on achète à bon marché des vêtements de téléphones etc mais on sait très bien que les vêtements les téléphones ils sont produits dans les contextes où les ouvriers sont exploités où ils agissent dans les conditions d'insécurité dans le travail etc et ce sont des conditions qu'on accepterait pas pour nos propres sociétés. C'est Apple qui est sous le feu des projecteurs ces iPhone sont fabriqués par Foxconn en Chine dans des conditions de travail déplorables 60 heures par semaine un salaire de misère des employés contraints à dormir sur place à 8 par chambre en 2010 15 salariés se suicides en moins d'un an en se jetant des tours d'ortois en guise de réponse le fournisseur installe des filles et antisucides alors pensé en se mettant à la place des autres c'est de ne pas accepter pour les autres ceux qu'on accepterait pas pour soi-même et pour nos propres sociétés et pensé de manière cohérente on peut donner l'exemple de la propriété privée où on a dans le capitalisme on nous dise on respecte la liberté de la propriété mais en fait c'est la liberté de propriété que pour quelqu'un et pas pour les autres on part de la justification de la propriété privée individuelle et on construit toutes les institutions politiques les états les relations internationales suds sur cette justification tandis que pensé de manière cohérente exigerait le contraire exigerait de penser au public en général et on s'en rencontre que cette justification de la propriété qui fonctionne pour des sociétés ne fonctionnent pas en fait ne donnent pas des droits de propriété aux autres pour les aéupis le système capitaliste et la doctrine libérale qui le légitime ne permettent ni de traiter les gens de manière moral ni d'exercer correctement son jugement et donc il empêche d'être libre elle aspire donc à l'avènement de ce qu'elle nomme un socialisme moral qui permettrait de sortir du capitalisme sans tomber dans les traverses autoritaires immoraux et liberticides du socialisme d'État qu'elle a connu dans son enfance si on veut dépasser le capitalisme on peut retenir les valeurs de la liberté de l'égalité de la réciprocité du libéralisme mais dans un contexte économique et de production de relations juridiques qui est différente et qui ne permet pas la concentration de la richesse qui est aussi une concentration du pouvoir politique et qui après dans la liberté que à quelqu'un n'est pas à des autres et donc les idéaux de liberté et des qualités qu'on trouve dans la tradition libérale elles en besoin pour être vraiment réalisés du point de vue empirique du dépassement du capitalisme et c'est pour ça que moi je dis ça à toujours dans un slogan le socialisme pour moi c'est le libéralisme moins le capitalisme passe au multiples crises actuelles les hupives réactivés des idéaux de liberté et d'égalité des penseurs socialistes qui refusaient le projet bolchilique sans pour autant s'accommoder du capitalisme elle met donc en garde contre l'attentation de s'accrocher à l'espoir de pouvoir raffistoler le capitalisme en améliorant ou en sauvant nos institutions libérales. Est-ce qu'elle a expliqué dans une réponse à une question du public? -Je pense que c'est aussi important, en fait, d'abandonner l'espoir que nous avons dans les institutions libérales, parce qu'un des problèmes de libéralisme, aujourd'hui, dans le 21e siècle, c'est qu'on pense que ces institutions, elles fonctionnent, elles sont là, elles a liberté, elles a déjà là, et pour avoir de l'espoir, il faut, en fait, vraiment perdre l'espoir. Moi, je pense que c'est ça la différence peut-être entre les pays de l'Est et les pays de l'Ouest. On les pays de l'Est, vraiment, elle n'a pas d'espoir. -C'est-à-dire qu'il y a une critique de la société où c'est très clair que les élites politiques, les élites économiques font leur intérêt propre. Et personne n'a aucune l'usion sur ça. Et ce que je trouve dans le passage de l'Est à l'Ouest, dans le contexte, dans les discussions aussi avec les lecteurs, etc., dans les audiences, c'est que même si dans les pays de l'Occident, il y a une espèce de bien crise, il y a quand même une compréhension de la crise, mais on n'a pas vraiment perdu l'espoir parce qu'on pense que les institutions, elles sont là, elles sont éclairées, elles devraient fonctionner, et le fait qu'elles ne fonctionnent pas, c'est comme une contingence. Alors que la critique radicale des sociétés libérales, est une critique qui fait comprendre que même quand il a des résultats sur la justice, sur les libertés, ce sont des résultats contingents, mais pas structuellement possibles et soutenables dans la langue du ré. C'est là que l'analysie avec la lumière est très importante parce que le projet de lumière est le projet d'un monde de déraisons, c'est un monde où il y a l'église et la monarchie. Et moi, je pense que l'analysie aujourd'hui, c'est on sait, à la société contemporaine, au domaine, au pouvoir des Big Tech, c'est comme le pouvoir de l'exlise. Et c'est pour ça que l'âge d'aujourd'hui, c'est pour moi plus l'analysie, c'est l'âge de la déraisons. Et si on comprend que c'est vraiment l'âge de la déraisons, alors le projet de lumière qui est d'abord un projet d'éducation, de compréhension, des catégories, de changements, des analyses, de critiques de la société, et après, devient un projet politique, il aura une chance. L'AEUP est travaillé ensemble la réflexion philosophique et morale de Kant avec l'approche concrète et historique de Marx pour échaforder une critique originale du capitalisme. Pour elle, la liberté est inseparable de la morale. Mais les conditions de possibilité d'une décision véritablement libre ne sont pas notre pouvoir individuel. Elle dépend du système économique. Elle décide les contours d'un socialisme moral à même de favoriser l'eau de détermination rationnelle pour tous et rappelle ainsi que le libéralisme n'a pas le monopole de la liberté. Merci d'avoir écouté le podcast d'Isidel Arge pour découvrir d'autres épisodes, rendez-vous sur toutes les plateformes de podcasts ou sur arterradio.com et pour regarder l'émission originale, retrouvez-nous sur arter.tv ou abonnez-vous à la chaîne YouTube. À bientôt!

Podcast Summary

Key Points:

  1. L'AUP critique l'âge de la déraison, où la liberté est confondue avec l'égoïsme et la domination du plus fort, en opposant ce modèle aux idéaux de liberté fondés sur la morale.
  2. Elle souligne que la liberté n'est pas seulement un droit individuel, mais une condition morale et structurelle, qui dépend des conditions économiques et sociales.
  3. L'expérience d'Albanie montre que les transitions vers le libéralisme ont entraîné des pertes de travail, une dégradation sociale et une migration massive, remettant en cause la promesse de liberté des systèmes libéraux.
  4. La critique du capitalisme s'appuie sur une analyse marxiste de la structure sociale, révélant une oppression horizontale du marché, qui affecte même les élites.
  5. Pour Kant, la liberté morale repose sur l’imperatif catégorique et le traitement des autres comme des fins en soi, ce qui contredit la commodification du travail et des personnes dans le capitalisme.
  6. Les systèmes libéraux, en particulier les Big Tech, imposent des choix conformistes, limitant la pensée par soi-même et l’autonomie morale des individus.
  7. Le socialisme moral, comme le propose l'AUP, combine les valeurs libérales de liberté et d’égalité avec une économie de production juste, écartant la concentration de la richesse.
  8. Elle affirme que le libéralisme n’a pas le monopole de la liberté et que la véritable liberté se réalise dans un système où la morale et la justice structurelles sont garanties.

Summary:

L'AUP, dans ce podcast, développe une critique profonde du capitalisme en combinant les pensées de Kant et de Marx. Elle affirme que nous vivons dans l'âge de la déraison, où la liberté est déformée par l'égoïsme et la compétition économique. Son expérience d'enfance en Albanie, un pays passé du socialisme réel au libéralisme, révèle les dérives de cette transition : perte de travail, dégradations sociales, et une migration massive vers l’Italie, souvent avec des morts.

Cette réalité remet en question les promesses de liberté des systèmes libéraux, qui, en réalité, ne garantissent pas une vraie autonomie. La liberté n’est pas seulement le choix entre options, mais la capacité à agir sans peur, contrainte, manipulation ou exploitation. Dans un système capitaliste, les décisions semblent libres, mais sont profondément conditionnées par la structure du marché.

L'AUP montre que les dirigeants, même en pensant moral, sont contraints par la concurrence, le besoin de rentabilité, et les conditions économiques. Elle s'appuie sur les maximes de Kant pour défendre la dignité humaine et le traitement des autres comme des fins en soi, critiquant la commodification du travail. Enfin, elle propose un socialisme moral, fondé sur les valeurs libérales mais adapté à une économie équitable, qui permettrait de sortir du capitalisme sans retomber dans une autorité inhumaine.

Cette approche démontre que la liberté véritable est inextricablement liée à la morale, et que les institutions libérales ne sont pas des garanties incontournables de liberté.

FAQs

L'AUP considère que nous vivons aujourd'hui dans l'âge de la déraison, une époque où la liberté est confondue avec l'égoïsme et où la loi du plus fort domine au lieu de la raison.

La liberté n'est pas seulement la liberté de choisir entre plusieurs options, mais la liberté d'agir sans peur, sans manipulation et dans des conditions structurelles équitables.

Oui, elle critique le libéralisme car, en pratique, il ne garantit pas la liberté de circulation ni la véritable autonomie, et crée des conditions d'oppression structurelle.

L'AUP affirme que le capitalisme traite les personnes comme des moyens, ce qui contredit la morale selon laquelle les êtres humains doivent être considérés comme des fins en soi.

Dans le communisme, l'oppression est verticale (par l'État), tandis que dans le capitalisme, elle est horizontale (par le marché), et affecte tous les membres de la société, y compris les dominants.

La liberté et la morale sont intrinsèquement liées : une personne ne peut être libre que si elle est consciente de son devoir moral, et elle peut agir librement en obéissant ou non à cet impératif.

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