Le juge constitutionnel peut-il être remis en question ?
from Les podcasts de l'ISP
65m 23s
Ce podcast explore la légitimité et la nature du juge constitutionnel en France, en examinant trois lois récentes : celle sur l’aide à mourir, la loi de riposte et l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le Conseil constitutionnel, en appliquant un triple critère (adaptation, nécessité, proportionnalité), se positionne comme un juge de droit plutôt qu’un acteur politique, en évitant de censurer les lois mais en proposant des réserves pour les améliorer. Dans le cas de l’aide à mourir, il confirme la conformité du texte, en précisant des conditions pour les majeurs protégés, les professionnels de santé et les établissements privés. Pour la loi de riposte, il censure des dispositions jugées disproportionnées, notamment celles visant la fermeture automatique des commerces. En ce qui concerne la loi sur les réseaux sociaux, il censure l’interdiction générale en raison de la manque de garanties sur la vérification de l’âge et de l’application excessive. Ces décisions soulèvent des débats sur la politique du juge constitutionnel : est-ce un juge de droit ou un juge politique ? La réponse repose sur le fait que, bien que sa composition soit politiquement influencée, son raisonnement suit une grille juridique stricte. Le podcast conclut que le Conseil constitutionnel reste légitime en tant qu’organe de protection de la constitution, mais qu’il peut être réformé pour renforcer la transparence, la participation du peuple ou la coopération entre institutions. La proposition de censurer la censure par référendum est présentée comme une alternative, mais elle soulève des risques de fragilisation de la constitution. Enfin, le débat montre que critiquer une décision du Conseil constitutionnel est légitime, car chaque citoyen a le droit d’exprimer son opinion, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de l’institution.
Bienvenue dans les podcasts de l'ISP. Le juge constitutionnel peut-il être remis en
question? Le 14 août de 1926, en plein cœur de l'été, le Conseil constitutionnel a réussi
à un exploit rare, fâcher tout le monde le même jour. Il va dit de la loi sur la d'amourir,
et ses opposants l'accusent de tous les sépacés, même selon eux, l'inacceptable. Ils censurent
une partie de la loi riposte, et les partisans de l'ordre lui reprochent de désarmées d'État.
Ils censurent l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, et ce sont 7 fois
des parents, des médecins, et le président de la République des clume-mêmes qui s'indignent. Trois décisions
et que des dessous de tout bord. Chacun incluse le Conseil de faire de la politique, mais jamais la
même. Et quelques jours plus tard, Bruno Rothaio, candidat à l'élection présidentielle,
propose de censurer la censure en rendant le dernier mot au peuple. Cela nous oblige à poser des
questions simples mais fondamentales. Comment raisonne le juge constitutionnel? Fait-il du droit
ou de la politique? Neuf membres nommés peuvent-ils s'opposer à l'ensemble des représentants du
peuple voire au peuple lui-même. Et surtout, peut-on contester une décision sans contester l'institution
qu'il a rend. Ainsi, ce podcast est l'occasion de questionner la légitimité d'un conseil critiqué
parce que sans doute critiquable. C'est également l'occasion de ouvrir la boîte noire du contrôle de
constitutionnalité, à la croiser du droit constitutionnel, de l'actualité et du débat démocratique.
En visageant donc ce sujet d'actualité, au coeur des épreuves de droits publics, de liberté
fondamentale et de culture générale, des concours de l'UNM, de l'INSP, de la police et naturellement,
de l'examen du CRFPR. Pour en parler, j'ai plaisir de recevoir une nouvelle fois dans les podcasts
de l'UNM, mon ami Gregory Portet, professeur de droit public, même si c'est mon ami, au sein de
l'après-pas ISP. Je rappelle pour nos auditeurs qu'il est l'un des professeurs principaux de la
préparation au CRFPR, de la préparation à l'UNM, de la préparation à l'INSP, de la préparation des
concours de police, et c'est aussi le responsable de la formation, hospitalière, de la haute fonction,
hospitalière, au sein de la préparation ISP. Gregory Portet, bonjour, bonjour, Jacob Bernalien.
Gregory Portet, une nouvelle fois, c'est un plaisir de vous recevoir dans les podcasts
de l'ISP pour un sujet que nous allons traiter peut-être avec un tombe différent de celui que nous
employons, d'habitude dans les podcasts de l'ISP, et pour cause, le sujet bien évidemment nous
a été suggéré par l'actualité, mais aussi par quelques divergences de position entre nous,
lorsque nous en avons discuté, car je le dis très clairement et d'emblée, ces décisions
dont nous avons parlé, et dont nous allons encore parler, m'interroge sur le point de savoir si
elles ont une dominante juridique ou une dominante politique, avant que nous rentrons dans le
vide du sujet, et que je me trançois en quelque peu plus en polémiste, ça va être mon rôle
aujourd'hui, et encore une fois c'est une question de position personnelle, avant que nous rentrions
donc dans cette phase de discussion intense, Gregory Portet, j'aimerais vous nous rappeler le rôle
du juge constitutionnel, on dit que le juge constitutionnel c'est le garand et liberté fondamental,
qu'est-ce que cela signifie, on va évidemment évoquer le contrôle à priori et la CUPC.
Alors le Conseil constitutionnel a d'abord trois fonctions, il a une fonction de juge éliptoral,
où on peut laisser de côté assez rapidement, une fonction d'organes de conseils,
donne son avis, etc, et une fonction de juge constitutionnel. Juge constitutionnel,
si on emploie cette expression, c'est pour dire qu'il va se prononcer sur la constitutionnalité
des lois organiques, sur la constitutionnalité des règlements des assemblées, sur la constitutionnalité
des propositions de lois référendaires, sur la constitutionnalité des traités et des lois.
Ce qui nous intéresse aujourd'hui, Jacob, c'est le fait qu'il se prononce sur la constitutionnalité des lois,
et donc on va se focaliser sur cette question. Une fois qu'on a dit ça, il faut bien comprendre
que effectivement le Conseil constitutionnel est là pour se prononcer sur la conformité des lois au sens large
à la constitution. Entendons par là, au regard du fameux bloc de constitutionnalité pour reprendre
la formule de favoreux, qu'il a dégagé dans sa fameuse décision liberté d'association
2001, c'est-à-dire qu'il va aller regarder si la loi soit qu'on est en train de promulguer,
dans le cadre du contrôle à priori, soit qui est déjà entré en vigueur, c'est dans le cadre de l'EQPC,
ne porterez pas atteint à l'un de ces droits fondamentaux. Donc, c'est un contrôle qui est important
parce que ça porte sur la loi, et la loi, c'est qu'une œuvre politique, c'est quelque chose
qui doit répondre à un besoin de la société, mais aussi, c'est important pour une autre raison,
c'est que en vertu l'article 62 de la constitution, ces décisions s'imposent à toutes les autorités
administratives et juridiques, et surtout, elles ne sont susceptibles en droit d'aucun recours.
Alors justement, c'est cette autorité qui interpelle au regard des sujets abordés, des objets
des lois récentes, on va commencer par évoquer des grégories portées, la loi sur l'aide à mourir,
on a pu lire que le juge avait tous les sépacés dans la loi sur l'aide à mourir, et c'est vrai,
le conseil n'a censuré aucun article, et ces opposants ont dénoncé une véritable démission
de ce juge, une démission de ce juge garant des libertés fondamentales. Est-ce que vous pouvez nous
dire, en évoquant le contenu de la loi, ce que le conseil a vraiment jugé? Alors, c'est une loi
qui est la loi du 18 août 2016 relative à je cite au droit à l'aide à mourir. Il faut bien comprendre
que quand on en parle dans les médias grands publics, on a tendance à ne pas comprendre que le
dispositif est des forcèments techniques. Permettez-moi sommerment de rappeler d'abord quels sont les
cinq conditions qui existent pour pouvoir bénéficier de cet aide à mourir. Il faut être
majeur, la loi prévoit que ceci. Je vous invite d'habiller le mémoire, parce que, en réalité,
il va y avoir un petit débat dans les réserves que va ajouter le conseil constitution. En première
condition, il faut être majeur. Deuxième condition, il faut être français ou résider une manière stable
et régulière en France, voire aussi qu'il y a cette condition de régularité. Troisième condition,
il faut être atteint d'une infection grave et incurable, qui engage le pronostique vitale en face
avance et vous terminez. Bref, vous l'aurez compris. Ce qui m'intéresse ici, c'est affection grave et
incurable et pronostique vitale. Pas bon, je vous intéresse. Je tiens juste à préciser que la
condition, qui a pu interpeller d'être français ou de résider depuis un certain temps en France,
c'est une condition qui a été posée pour éviter le stage shopping, c'est-à-dire que des
personnes habitant l'étranger dans un pays qui ne pratique pas l'aide à mourir ne puissent venir
en France simplement pour accéder aux bénéfices de cette loi. Exactement. Comme on faisait par
exemple en Suisse ou certains français, elle est bénéficielle de ce qu'on appelle l'exitement.
Et ce point-là ne pose priori pas de difficulté, d'où le fait que l'on envisage est de
autres conditions. Et c'est très juste de le rappeler parce que certains ont voulu le
transformer. Quatrième condition, il faut présenter une souffrance physique ou psychologique liée à
cette affection, réfractaire au traitement ou insupportable selon la personne. En fin de dernière
condition, il faut être apte à manifester une volonté libre et éclairée. Je crois que la dernière
condition est celle qui est le plus souvent méconnue. Elle signifie donc que si vous êtes dans un
état l'étargique, absolue, etc. Et bien, vous ne pouvez pas en bénéficier. La loi après
boire une procédure avec, je vais passer les détails, mais en clair, le fait que vous s'assure que
votre consentement est éclairé. Une fois qu'on a compris ce dispositif, qui est donc extrêmement
encadré, il faut comprendre la décision du Conseil constitutionnel. D'abord, premier constat,
il y a eu une saisine multiplie. C'est-à-dire que le premier ministre a saisi le Conseil constitutionnel,
le président du Sénat, et nous avons eu trois saisines parlementaires sur le dispositif.
Auquel ce sont ajoutés, ce qu'on appelle des amicus curiaux, c'est-à-dire des gens de la
société civile qui ont souhaité faire entendre leur voie. C'est un élément qu'on ne souligne
bassez.
Mais il y a bien une espèce de vox populée, de voix populaire, qui peut intervenir à l'instance.
Alors ils ne sont pas audités, on soit, mais ça permet, effectivement, d'alimenter la réflexion, l'anourée.
Bon. Et vous l'avez dit, Jacob, aucun article ici n'a été censuré.
Le Conseil constitutionnel a repris dans cette décision une phrase clé sur laquelle on
en verra tout à l'heure, qu'il emploie depuis 1975, justement sur la question
de l'Évégec, qui était déjà une question de bioretique, où il nous dit, je cite,
"il n'appartient pas au Conseil constitutionnel qui nous dispose pas d'un pouvoir général d'appréciation
et de décision de même nature que celui du Parlement, de substituer son appréciation à celle
du législate. Cette formule, qui difficile à mémoriser, est intéressante sur le mot,
et pour nos candidats qui passent le concours, sur deux mots. Il ne dispose pas d'un pouvoir
général d'appréciation, première et même nature que celui du Parlement. C'est pas pour
voir général, ce n'est pas la même nature. Si je le traduisais dans une version préparatoire,
en quelque sorte, c'est, je ne suis pas là pour juger de l'opportunité de cette
loi." Et le Conseil constitutionnel, je suis désolé, à la lumière de ceci, je comprend
bien que la mesure a été prise pour faire respecter la liberté personnelle, je fais ce que
je veux de ma vie, je constate en revanche que il y a trois défauts dans cette loi, dans
cette rédaction, pour les majeurs que vous en parlez tous les réserves. Exactement, trois
défauts qu'il va compenser, c'est ce qu'on appelle les réseaux. C'est une technique
qu'il a initiée dès 1959 dans cette décision, réglement de l'Assemblée nationale, les
gardes et réglement des assemblées, puis ensuite il l'a peu plus la résée, etc., une très
jolie thèse d'ailleurs là-dessus, et développer sous l'école de fabuleur, d'ailleurs. Et ces
trois réserves, elles vont vous consister à quoi, à considérer que la loi est en réalité
perfectible, pourvu qu'elle soit interprété de telle façon. Prenons la première réserve.
On a vu, Jacob, que c'est ouvert aux majeurs, et il y a tous les majeurs. Ah oui, très
bien. Oui, non, n'en n'a rien prévu pour les majeurs protégés. C'est-à-dire si je suis
sous tutel, comment ça se passe? Est-ce que c'est la personne sous tutel qui décide ou est-ce
qu'on est obligé d'écouter son tutel? Et là, le conseil constate, quand elle puisse
dire, c'est pas prévu, je sens sûr, ce qu'on tente de dire, plutôt que de censurer,
je laisse passer en l'ajoutant que pour les majeurs protégés, il faut écouter ici le tuteur,
la personne chargée de la mesure de protection. Deuxième chose, la loi prévoyait des
clauses de conscience, clause de conscience pour qui, pour les médecins, est les infirmiers.
Oui, mais la question, c'est est-ce que du coup le pharmacien, qui est chargé de fournir la
substance l'étale, est-ce que ce pharmacien doit pouvoir en bénéficier? Conseil constitutionnel
ou dit? Oui tout à fait. Vous devez pouvoir en bénéficier. Donc, tous les acteurs de la chaîne
médicale vont bénéficier de la clause de conscience et pouvoir invoquer la clause de conscience
pour se mettre en retrait par rapport à une demande dans les cadres de la loi sur l'aide
à mourir. Exactement. Et ça, c'est en soi, un dispositif où on comprend que, là aussi,
le Conseil constitutionnel participe à, entre guillemets, la réécriture de la loi. Mais, est-ce
que c'est nouveau, j'assiste bien? Non, y a rien de nouveau là-dessus. Troisième chose, c'est
sur les établissements privés. Je vais passer sommerment. L'idée, c'est quoi, c'est que les établissements
privés doivent être en capacité de pouvoir dire "non, nous, chez nous, se pratiquera pas" pour
vu que dans la zone, on est des établissements qui recours à ce dispositif. On comprend donc
qu'à faire le Conseil constitutionnel. Il y a dit, pour moi, cette loi, qui est assez précise,
je la considère comme conforme, pourvu de faire des correctifs mineurs qui vont être conformes
à nos principes constitutionnels. Alors, grégorie portée, on voit ici que le juge constitutionnel en
imposant l'idée qu'il ne peut se faire contre l'heure de l'opportunité de la loi, c'est extrait de
toute position politique pour se contenter d'une position juridique. Soit. Mais du coup,
l'écritique vis-à-vis des autres lois de l'été semble davantage fondée parce qu'on peut se
demander si il a eu la même position dans ces autres cas et on va parler maintenant de la loi
riposte. On a vu la position du juge constitutionnel à propos de la loi riposte, être extrêmement
critiquée, là aussi, je cite le juge constitutionnel des armes l'État. En effet, avec la loi
riposte, le Conseil a censuré une partie importante du texte voulu pour rétablir l'ordre social pour
garantir davantage de sécurité. Du coup, est-ce que l'on peut affirmer comme certains hommes
politiques l'ont fait que le juge constitutionnel participe du laxisme judiciaire?
La première chose à dire, j'acobre, c'est qu'ils censurent, mais ils censurent des dispositions,
ils censurent pas tout et il faut bien avoir dans l'idée que si on avait une vision blanc ou
noir, on pourrait avoir le positionnement qui consiste à dire, il y a un article qui est contraire,
la loi ne peut pas entrer en vie, non, ce sont des censures partières, d'abord. Deuxième chose,
pourquoi est-ce qu'ils censurent et là, alors qu'il a pu mettre dans la précédente décision des
réserves d'interprétation? On sent la critique que vous évoquiez, j'acobre qu'il y a de poids de
mesure, il y a des fois en empêche, quand c'est en matière de sécurité, et puis quand c'est en
matière de fin de vie, on a l'impression que tout ceci, c'est fait pour laisser passer la loi,
permettez-moi là encore de creuser un peu, parce que c'est dans le détail qu'on comprend.
Une des dispositions qui est censurée, c'était une disposition qui renvoyait un décret,
le seuil de puissance des véhicules qui sont interdits aux jeunes conducteurs. Il avait qu'à lui-même
le préciser. Parlement, je vous interrompes parce qu'une partie du dispositif concernait les
rodeos urbains. Ah oui, tout à fait, vous avez régien de leur appeler. Donc, on se dit, je veux
interdire la conduite de véhicules qui seraient trop puissants, et le législateur dit, il appartiendra
aux décrets de fixer ces seuils. Pourquoi le Conseil concitre, ne l'a-t-il pas fait? C'est assez
simple, il ne peut pas le faire. Pourquoi? Il y a une théorie qui existe en droit constitutionnel
qui s'appelle l'incompetence négative. C'est un compétence négative, ça consiste à dire quoi?
Ça consiste à dire que le législateur doit exercer pleinement. Sa compétence est pouvoir dans la
protection des libertés. Il ne peut pas déléguer ce pouvoir, au pouvoir réglementaire. À partir du
moment où le Conseil constitutionnel constate que le législateur n'est pas allé au bout de sa compétence,
il n'a pas d'autre choix que deux censurés. Autrement, il ne faut pas en vouloir aux conseils
constitutionnels de censurer. Il faut en vouloir aux législateurs d'avoir méconnus l'étendue
de sa compétence. Prenons un deuxième exemple. La fermeture administrative de commerce et de
certaines modalités de saisines de véhicules. Que nous dit le Conseil constitutionnel? Je suis désolé,
mais la saisine de ces véhicules serait disproportionnée. Pourquoi? Il y a, et on y reviendra tout à l'heure,
ce qu'on appelle le fameux triple test. Est-ce que la mesure est adaptée nécessaire et proportionnée?
Le juge dit, je suis désolé, mais là on est quasiment dans une saisie automatique des véhicules
ou une fermeture automatique des commerces. La liberté et la règle, la restriction de police,
ne peut-être que l'exception, il faut que la mesure soit adaptée. Autrement dit le raisonnement
du juge, on pourrait continuer comme ça sur les autres dispositifs, c'est de constater que s'ils
peut y remédier, ce qui l'a fait dans la précédente décision, au travers d'une réserve d'interprétation,
ben il le fait, s'ils ne peuvent pas. Alors, comme pour l'incompetence négative, il n'a pas d'autre
choix que de censurer, même si je trouve qu'on est un peu dure avec le Conseil constitutionnel,
et je le redis pour conclure,
Il ne fait computer la loi de la disposition imperfecte à charge pour le législateur d'améliorer
sa rédaction.
Or soit de l'aiguerie portée, vous êtes un formidable avocat du Conseil constitutionnel
pour l'instant, mais on va arriver à l'un des points de discussion les plus intenses
entre nous.
Je voudrais que l'on évoque, maintenant, la loi sur l'interdiction des réseaux sociaux
au moins 15 ans qui a été censuré par le Conseil constitutionnel.
Et là, encore une fois, je cite, on a pu dire et je le pense personnellement que le
juge désarme les parents.
En censurant cette loi sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins 15 ans, le conseil
s'oppose à une mesure qui a été, pour le coup, largement soutenu.
D'un point de vue populaire, mais aussi par les scientifiques, la loi est portée par
un grand nombre de constatations dans des rapports qui invite à une telle interdiction.
D'ailleurs, au moment où on enregistre ce podcast, on ne peut aussi manquer de faire référence
au dispositif européen qui est envisagé.
Nous savons maintenant qu'un KIDS acte, pardon, doit être proposé par l'Union européenne
interdisant les réseaux sociaux au moins 13 ans pour les mêmes raisons scientifiques.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer par quel raisonnement le Conseil constitutionnel
a pu remettre en cause le contenu de cette loi?
Quelle était le contenu de cette loi et qu'a-t-il jugé?
Alors, l'idée est assez ancienne, puisque ça fait très longtemps qu'on se dit voilà
les réseaux sociaux, c'est mauvais pour le développement des mineurs.
Quelle est le principe qui est épausé? Parce que là encore, il faut creuser le texte
et comprendre ce que fait le Conseil constitutionnel.
C'est un travail d'orlogerie.
Le principe, c'est quoi? C'est que l'accès à un service de réseaux sociaux en ligne
est interdit au mineur de 15 ans.
On est habitué l'endroit, ça veut dire dès là de 15 ans au moins, et bien il ne pourront
pas accéder.
L'accord des parents ne permet pas d'y d'y déroger.
On comprend que c'est un principe assez génial.
Maintenant, regardons le champ d'application, quels sont les services qui sont visés?
On va voir que c'est un élément clé du raisonnement du juge, tous ceux qui permettent
de se connecter à d'autres utilisateurs, de partager des contenus et de les diffuser
publiquement.
En clair, Tik Tok, un stasnapchat, Facebook, etc.
Pour ceux qui utiliseraient, encore Facebook, qui l'ont moins négaisé, c'est une blague
pour fabriquer.
Il faut quand même s'abuser à son passé.
Mais on a pris l'autant d'exclure les encyclopédies en ligne et les ressources éduplatives
vous scientifiquent.
Très bien.
Comment est-ce qu'on va vérifier que l'utilisateur a moins de 15 ans?
On va voir que c'est aussi un des sujets.
Ce sont les plateformes qui doivent contrôler, et j'insiste sur ce point, c'est un des
raisonnements clés du raisonnement du Conseil constitutionnel, qui doivent contrôler
l'âge de tous les utilisateurs adultes compris.
La loi n'impose pas de méthode précise pour aller vérifier l'âge des utilisateurs.
Là aussi, on va comprendre que c'est un des éléments, une des faibles rédactionnels.
Le législateur va se débarrasser un peu rapidement de la question.
Le des calendriers de des poids membres, je le laisse de côté, c'était prévu à compter
de septembre 2026 pour les nouveaux comptes et leur laisser jusqu'à janvier 2027 pour
les comptes existants.
Ça, c'est le dispositif que préu.
Qu'est-ce qui va se passer?
On a une saisine.
Alors, regardez bien, la saisine n'allait pas la même.
Tout à l'heure, on a vu que sur la fin de vie, tout le monde y a l'elle, Broc Geminis,
les parlementaires tout le monde y a l'autre.
Ici, on a une saisine qui est une saisine de député, socialiste et insoumme.
Ce qui est censuré, dans la décision du Conseil constitutionnel, c'est l'article
1er.
C'est-à-dire l'interdiction générale elle-même, sur quel fondement?
C'est donc le principe même.
C'est tout ça qui faitement, c'est oui, alors c'est choquant, mais le principe est censuré
en raison de ses modalités et c'est ça qui pose difficulté.
Sur quel fondement, l'article 11 de l'art délâchait.
Le problème que j'ai ici, c'est que la loi n'a pas mis en place des garanties suffisantes.
Pourquoi?
Parce qu'on va contrôler l'identité de tout le monde.
C'est bien.
Pour vérifier, s'ils sont majeurs.
Ok, mais qu'est-ce qu'on va faire de cette information, quels sont les garanties qui
vont peser sur les opérateurs de plateforme, qu'ils ne vont pas conserver cette information
à des fins d'exploitation de profilage? C'est une première faiblesse! Deuxième faiblesse
de ce dispositif.
On interdit l'accès.
C'est une faiblesse qu'on aurait pu faire l'objet du réserve et pas forcément d'une
censure.
Alors, vous ne pouvez pas faire une réserve, comment vous voulez aimer ici vous aurez fait
une réserve ultra constructive.
Vous reconstruisez le dispositif parce qu'il faut vous mettre en conformité avec les
règles européennes, etc.
Le Conseil une réserve, c'est quand le Conseil constitutionnel peut aisément ajouter
quelque chose.
Il y a trois catégories de réserve.
Dans la classification de favoreux, ce qu'on appelle les réserves neutralisantes, comment
la loi ne doit pas être interprétée, les réserves directives, parmi toutes les interprétations
possibles, qu'elle est la seule interprétation qui doit être donnée, et enfin, troisième
catégorie, ce qu'on appelle les réserves constructives.
C'est le juge ajoute des éléments ou regardent des principes constitutionnels dont il dispose
et il n'a que ces principes constitutionnels pour compléter.
Là, le problème que vous avez, c'est que si vous voulez ajouter une réserve, c'est
dispositif d'encadrement, vous ne les trouvez pas, exclusivement dans la Constitution,
faut vous aller les chercher dans le droit de l'Union européenne.
Donc, le Conseil constitutionnel est bloqué.
Il est bloqué, techniquement, il ne peut pas faire autre chose que de s'ensuyer.
- Soit, je vous ai interrompé.
- Et je vous ai empli?
Et deuxième chose, il nous dit, ça concerne tous les réseaux, parce que très bien, réponse
du Conseil constitutionnel, expliquez-moi pourquoi tous ces réseaux sociaux serait tous
dangereux sur le développement des enfants, peut-être qu'ils font en réalité différencieux.
Pourquoi dit-ils ceci? Parce que dans les travaux préparatoires, le Sénat, lui, s'était
fondé sur des éléments objectifs qui consistent à dire, on pourrait établir une liste
noire des réseaux sociaux qui ont comme caractéristiques de scientifiquement avoir des effets
néfastes sur le développement des enfants.
Autrement dit, le Conseil constitutionnel a deux raisonnements qui est de dire, eux,
vous avez pas mis à cette garantie pour l'ensemble des utilisateurs, vous risquez de
mettre en péril la vie privée de tous les utilisateurs.
Deux, je suis désolé, vous mettez un champ d'application qui est beaucoup trop large.
C'est une atteinte disproportionnée.
Bon, j'entends vos arguments, Gregory Portet, mais là encore, je trouve qu'il y a à
discuter.
Parce que c'est l'interdiction et je le répète général, c'est l'article premier
qui a été censuré.
L'interdiction des réseaux sociaux est prévucité encore une fois par la majorité
de l'opinion publique.
Par une grande majorité des scientifiques et sociologues de l'enfance, cela apparaît
presque comme une nécessité et quand je dis presque, je retire le presque, cela apparaît
comme une nécessité de la politique de santé publique et là, on a un juge constitutionnel
qui vient paralyser ce qui est nécessaire pour protéger les enfants.
- C'est à dire une résolution du juge? - Alors, moi je dirais, d'abord, mon premier constat
c'est dire la chaussion, un juge politique, qui déçoit tous les camps, le même jour,
c'est étrange.
En fait, l'explication à mon sens est plus simple, le juge constitutionnel n'a pas de
ligne.
Il a une grille et c'est cette grille qui faut comprendre des composés qui a été fixé
non. La fameuse décision rétension de sûreté rendue par le Conseil constaté en 2008 que
tous nos candidats doivent connaitent, qu'on connaît souvent, je simplifie un peu
ici, mais qui repose sur trois points est-ce que la mesure est adaptée, est-ce que la
mesure est nécessaire et est-ce que elle est proportionnée? Permettez-moi pour bien
expliquer ceci à ceux qui n'ont jamais pratiqué cette grille d'analyse de prendre un
exemple préviable.
Imaginons une loi qui, pour lutter contre le tapage nocturne, interdisent d'écouter de
la musique, sécher soi, jour et nuit, partout en France, le silence intégral.
Pourquoi vous faites ça? Parce que vous dites « j'en ai en le bol », et bien ça va
être la seule moyen pour éviter le tapage nocturne.
Quelle va être le raisonnement du Conseil constitutionnel?
Le premier étape, que pas dans le tripetic adapté nécessaire proportionné, c'est
de vérifier qu'il est l'objectif pour celui.
Si vous voyez bien que, en gros, je cherche à préserver la tranquillité publique.
Il est OK, c'est un objectif qui est légitime dans une société démocratique.
Ça ne posera pas de défilter.
Ensuite, il va développer son fameux triple test, adapté nécessaire proportionnel.
Je pourrais vous en parler pendant un trottoeur, mais… on va éviter…
On va éviter.
C'est quand même notre premier podcast filmé, on va éviter de tenir l'antenne pendant
un trottoeur.
D'abord, est-ce que la mesure est adaptée?
En gros, il se pose une question, celle, le moyen, permet-il d'atteindre le but.
Ici, quelle serait la réponse du Conseil constitutionnel?
Si plus personne n'écoute de musique, il y aura moins de bruit.
D'abord, il va vous dire oui, la mesure est adaptée.
Maintenant, est-ce que la mesure est nécessaire?
Ici, ça consiste à se dire, existe-t-il un moyen moins attentatoire à la liberté
pour atteindre le même but?
Vous voyez que si j'ai interdit aux gens d'écouter de la musique de la nuit, je vais effectivement
ne plus avoir de problèmes de tapage de lecture, mais la mesure est gravement disproportionnée.
Pourquoi? Parce qu'il vous suffit ici d'interdire la musique au-delà d'un certain volume,
ou peut-être simplement au-delà de certaines heures?
Et puis, il va ajouter un troisième niveau d'intérêt qui est, est-ce que la mesure est proportionnée?
Ce contrôle de proportionnité, il signifie que le juge se pose la question, le gain,
vaut-il, le sacrifice.
En clair, ici, il va dire, on prive tout le monde, tout le temps, d'une liberté ordinaire,
pour régler le problème de ceux qui ont des problèmes de tapage nocturne.
Donc, le raisonnement du juge, c'est toujours, est-ce que la mesure est adaptée, nécessaire
et proportionnée?
Regardez, portez, j'entends le triple test nécessaire, adapté, proportionné, on le connaît.
Et il a, toutes les apparences, un raisonnement juridique, oui, mais est-ce que c'est vraiment
raisonnement juridique ou est-ce que c'est un positionnement politique?
À notez que vous avez vous-même désignez le juge consicuel, il y a quelques minutes,
en disant le juge politique, est-ce que ça n'est pas derrière ce triple test juridique,
un positionnement politique parce que nécessaire pour l'ordre public, c'est par définition
se positionner quand elle l'opportunité d'un texte.
Et c'est de là qu'il y a quelque chose d'étonnant.
Tout le monde saisit le juge constitutionnel sur la loi, sur l'aide à mourir, ce qu'il
fait qu'il y a forcément à redire et vous avez bien dit, tout le monde.
Et là le juge constitutionnel, à long, je ne positionne pas en tant que juge de l'opportunité
de la loi.
Beaucoup moins de personnes se saisissent le juge constitutionnel pour la loi sur l'interdiction
des réseaux sociaux, et là le juge constitutionnel dit, vous allez trop loin, mais encore une
fois, censure l'article premier, pas dans les modalités du dispositif seulement, mais
dans ce qui est le principe, c'est-à-dire l'opportunité même de la loi.
Alors je le répète, est-ce que c'est un raisonnement juridique, un positionnement politique,
certains hommes politiques, apostériori et constatants, ces différentes décisions, ont désigné
le juge constitutionnel comme un contre législateur.
C'est ce que vous en pensez?
Alors, ce débat sur est-ce que ces politiques ou pas doit être compris dans son contexte?
Le conseil constitutionnel qui publie une excellente entrevue, une petite recette, s'appelle
une petite recette, celle-là je la connais pas, une très jolie revue qui est en ligne,
j'invite vraiment à lire, je ne suis si dérête pas à la collètre, je suis vassion
d'aller chercher en sortant, mais là, c'est vraiment une très belle revue, c'est
des contributions de très mots de qualité, à consacrer tout un numéro sur ces méthodes
d'interprétation, c'est-à-dire comment est-ce qu'il fait pour interpréter la constitution?
J'accoppe, vous êtes civiliste, on utilise en réalité les mêmes techniques et le conseil constitutionnel
fait aussi bien de l'interprétation littéral, de l'interprétation historique, de l'interprétation
systémique, de l'interprétation finaliste, de l'interprétation d'évolutive ou constructif.
Oui, mais nous civilistes, on ne conteste pas le fait que la cours de casation pratique
une politique traditionnelle, oui, mais ce que vous êtes au train de dire pour reprendre
la formule qu'on emploie aux États-Unis, relève du truisme, pourquoi? Ce prononcer
sur la constitutionnalité d'une loi, c'est quoi? C'est, ce prononcer, c'est forcément
une décision politique, pourquoi? Elle est politique au regard de son objet, ça porte
une loi, elle est politique au regard de ses effets, elle mobilise la réaction du corps
politique, elle est politique au regard de son Norgane, le juge, le conseil constitutionnel,
on aura l'occasion d'y revenir par rapport à sa composition, elle est politique enfin au
regard de sa norme de référence, qui est la constitution qu'est l'oeuvre politique
structurante d'un état, donc on est donc d'accord, enfin, du game, j'ai raison.
Non, pas du tout, pourquoi? Parce qu'on a des facteurs de réduction de cette liberté
politique, de cette liberté dans l'interprétation, il y a des méthodes, on fait pas ce qu'on
veut, c'est ce que je vous ai rappelé ici, comme le fait la cours de casation, de
ce que je vous ai rappelé, c'est ce que je vous ai rappelé ici, c'est ce que je vous ai
rappelé ici, c'est ce que je vous ai rappelé ici, c'est ce que je vous ai rappelé ici,
comment lui-même ces décisions au regard de sa jurisprudence, 4 au regard de sa saisine,
il est donc amnès à se prononcer sur des textes et ça se peut d'ailleurs que personne
ne le saisisse, c'est pour ça que je suis un titre personnel, hostile à l'idée d'un
contrôle automatique à priori, une fois qu'on a compris ça, là où je peux vous rejoindre,
Jacob Beraby, et peut-être livrer une phrase qui plaît beaucoup pour les jurides concours,
c'est sur la question de savoir quel est la méthode qui est utilisée, quel est méthode
d'interprétation littérale, finaliste, etc, et surtout quel est l'intensité de ce contrôle,
parce que derrière l'agri adapté nécessaire et proportionné, je vous rejoins, il y a
la question de savoir comment on le fait, d'élever, on voyait une zolie formule, pour
parler d'usus géneministratif, il disait, il n'y a pas de contrôle de l'opportunité,
mais il y a de l'opportunité dans le contrôle.
On s'accorde sur ce point, et la phrase d'élever, je la trouve absolument remarquable,
d'ailleurs, puisqu'on convoque d'élever, on sait pour l'instant, focaliser dans notre discussion
sur ces trois lois récentes, ces trois lois estivales, c'est critique que l'on vient d'entendre
et d'adresser aux conseils concitiels, elles ne sont pas nouvelles qu'il aurait porté.
Ah non, pas du tout, dès qu'il existe une justice constitutionnelle, il y a une critique
à l'égard de ce contrôle de constitutionnalité.
Il suffit de repenser à l'ouvrage de référence, et je pense à ceux encore qui passent les
eaux, édouard l'envers en 1921, écrit son ouvrage, le gouvernement des juges et la lutte
contre la législation sociale aux États-Unis, et il nous explique quoi, je suis désolé,
mais celui qui aurait la réalité du pouvoir politique aux États-Unis, ça serait les juges.
On connaît ça, Jacob. Moi, j'aime bien rappeler quand même que les États-Unis contrôlent
de constitutionnalité, il est anciens, la fameuse jurisprudence marabéry contre
ma disonne dès 1803, mais les juges aux États-Unis de la course-prême, ils parlent énormément.
Alors, connaissez-moi la pétit pour les États-Unis? Il plusieurs juges disaient, je pense
aux juges hommes, c'est une fameuse formée où il dit "nous faisons de la politique".
Il l'auti, dans la naïe, l'autiver, etc.
Bon, au moins ils sont hyper clair, mais ils. et ils expliquent pourquoi ceci, la politique,
c'est le fait de se prononcer sur le loin.
Et donc il admit que, dès leur qu'on se prononce sur le loin,
on fait de la politique, c'est le fameux idée du truisme.
Sans pleins, c'est en réalité enfonser une portouère.
Si on arrive à notre conséquence institutionnelle,
vous voyez bien que c'est une critique qui est hyper stabilisée.
Je crois que c'est à Jean-Foyer qu'on doit. Jean-Foyer était notre premier garde des sauts,
ou la cinquième république.
Et c'est un des. La seule personne que je connais,
c'est qu'on est par cours politique,
et qu'on a proposé d'être nommé au conseil constitutionnel,
et qu'il y a refusé.
On ne peut pas dire que c'est quelqu'un qui est dans une espèce de récrimination.
Jean-Foyer dit, c'est justice constitutionnel,
et l'étape solument inacceptable,
parce qu'elle n'est rien d'autre que une construction sortie du cerveau des juristes
pour prendre la revanche face aux légissants trismes qui les avaient désarmés.
Et c'est effectivement une critique hyper récurrente sous la cinquième république.
J'aime bien reprendre cette formule qui consiste à dire,
on est toujours dans la critique lorsqu'on n'a pas ce que l'on a obtenu,
et on est toujours dans la satisfaction et la cohérence de la exponentielle,
lorsque l'on a obtenu la décision qu'on voulait.
Je crois qu'il est aussi quand même important.
Pardonnez-moi, j'entends,
mais c'est une forme d'hypocrisie.
Si on a admettre un juge politique,
il est normal que l'on puisse faire l'objet d'une critique politique.
Donc, forcément, on est critiqués lorsque l'on ne donne pas satisfaction à un camp,
et on est loués par ce même camp quand on lui donne satisfaction.
Donc, c'est encore une fois la preuve que l'on est dans un champ d'avantage politique que j'aurais dit.
Ça consiste à mon avis.
Là encore, je pourrais prendre l'exemple des États-Unis,
c'est l'idée du truisme, à partir du moment où on admène que la Constitution
est l'oeuvre qui va à l'essentiel,
par définition, on a une liberté d'interprétation.
C'est le monde très différent entre eux.
La route du bord du truil, c'est pas une carte de sortie de prison,
de l'écolie d'égorie portée.
Pardonne-moi, on avance un truc petit pour si vous voulez bien.
Le juge constitutionnel, enfin, c'est l'essage.
Le conseil constitutionnel, c'est le conseil des sages en France,
quand j'étais étudiant il y a fort longtemps,
aussi longtemps que vous, parce que je rappelle qu'on m'imagine,
ou presque, on élevé le conseil constitutionnel véritablement
au rend de grands maîtres du droit.
Effectivement, c'est sages.
Bon, très bien.
J'ai quand même le sentiment, malgré les critiques que nous vous avez rappelés
d'un point de vue historique,
que jamais le conseil constitutionnel n'a été aussi vertement,
aussi sévèrement critiqué,
et on rappelle que ces sans doute euégares,
vous l'avez dit tout à l'heure, à sa composition.
Une composition, tu as une dimension politique forte.
Oui.
Si on veut le dire en quelques mots sur la composition,
il y a neuf membres nommés pour neuf ans et ils sont nommés,
respectivement, trois par le président de la République,
trois par le président de la situation nationale,
trois par le président du célèbre.
Donc là, ce sont des autorités politiques qui procèdent assez de nominations.
Il y a, depuis la révision 2008, un veto parlementaire,
parlement à la possibilité de bloquer.
On a ajouté à cela, pour le principe,
parce que c'est prévu dans les textes,
la présence de plein droit des anciens présidents,
même si c'est une fausse question, puisque personne ne siège.
Donc, qu'un des autorités présidents ne le siège.
Une fois qu'on a dit ça,
si on veut focaliser les critiques,
on veut dire, ben, effectivement,
les nominations sont politiques.
Ça, c'est fait par les pays.
Ensuite, deuxième constat,
il y a beaucoup d'anciens responsables politiques.
On pourrait prendre un peu près tous les membres du Conseil constitutionnel
à l'INJUP et Laurent Fabus, etc.
qui ont occupé des fonctions éminentes.
Troisième critique,
il y a peu de juristes de formation.
On a connu, bien sûr, des genres modèles,
des reverbes à l'intérieur,
qui étaient présents du Conseil constitutionnel, etc.
Mais aujourd'hui, effectivement,
il y a un reflet et puis,
autre critique qu'on trouve régulièrement,
c'est le fait qu'il n'y ait pas d'opinions d'incidentes.
Les opinions d'incidentes,
vous savez, c'est le fait que la décision
a les prises à la majorité,
mais il y a toujours une minorité
que pas d'accord et qui va pouvoir exprimer son opinion.
Oui, je comprends votre argument,
mais pour moi, une nomination politique
ne fait pas une décision politique.
Permettez-moi de revenir
sur le fameux devoir d'un gratitude,
qu'on voyait l'expression qu'on voyait,
mais une fois qu'on est nommé,
au contraire, on a cette obligation d'être indépendant
et le fait que le mandat ne soit pas renouvelable
et une garantie.
Vous allez me dire d'accord?
Oui, mais enfin, c'est pas grand chose.
Vous pouvez le concevoir.
Je pourrais vous dire,
regardez le modèle américain.
Ils sont nommés à vie.
Et c'est un avantage,
une garantie d'indépendance.
Vous me guériez sans doute la verse.
Vous me guériez, au contraire,
vous avez nommé un rebubliquin,
il va être là toute sa vie.
Vous vous rappellerez qu'aux États-Unis.
Là où ils sont présents à vie,
les familles juges burger,
et bien, à commencer dans un camp,
un rebubliquin,
il a fini dans l'autre camp des manquates.
Donc, on voit bien que cette argument-là
de la composition est en partie recevable,
mais pas pleinement.
Et je crois qu'il n'y a pas de composition parfaite.
Alors, je vous ai porté à plusieurs reprises,
on a pris l'exemple américain
et c'est normal.
Je vous rappelle à tout ce que vous êtes notamment
spécialiste du droit constitutionnel américain,
Gregory portait le conseil constitutionnel
tel qu'il existe chez nous,
ou sous d'autres formes.
Existe-t-il dans d'autres démocraties
et d'autres États de droits,
ou est-ce qu'au contraire,
on connaît des démocraties et des États de droits
qui n'ont pas l'équivalent.
Sans faire trop de listing,
on va dire, il y a des pays qui sont structurés
avec un juge constitutionnel fort.
On pense bien sur l'Allemagne
et le tribunal constitutionnel fédéral,
soit un peu l'oucault de Karlsru.
En Europe, on pense aux États-Unis.
Il y a aussi, je crois que c'est important de le rappeler,
des faux amis.
Le faux ami numéro un,
c'est la fameuse cour-suprême britannique
qui n'est pas une vraie cour-suprême.
Il y a les pays bas.
On n'oublie souvent qu'au Pays-Bas,
c'est inscrit à l'inversion
la constitution que un juge n'a pas le droit
de se prononcer sur la constitutionnalité de la loi.
C'est un raisonnement inverse.
Pour l'attiviser quand même,
c'est qu'il y a un contrôle de constitutionnalité.
On voit que c'est. il n'y a pas de contrôle de constitutionnalité,
mais il y a un contrôle de constitutionnalité.
Moi, je suis toujours sur un positionnement intermédiaire
sur ce type d'État.
Soit vous dites bravo et vive le fait que il y a un juge
de la conventionnalité.
Soit vous dites,
je suis pas sûr que le juge ordinaire
qui va parce qu'il a passé un concours
écarté une loi sur un traité international
dont il n'est pas maître de l'interprétation,
ça soit une garantie structurante
de vos droits et liberté fondamentaux.
Vous êtes en train de cléditer Jacques Vabre, là?
Oui.
Parce que. Le rigoré portant va se fâcher poursuivre.
Poursuivre le rigoré porté.
On ne critique pas la réjagva.
Moi, c'est un vrai sujet.
Je ne comprends pas comment on peut spontanément
s'auto-déclarer compétent.
Et ensuite, allez sur des interprétations
qui ne sont pas celles d'un juge.
Mais bon, ça, c'est une autre question.
Ensuite, c'est l'article 190.
Bien sûr, de la constitution fédérale
qui oblige les tribunaux fédéraux
à appliquer les lois fédéraux.
Je ne pensais pas qu'on aura deuxiède sujets
de dispute après sport.
Poursuivre, poursuivre.
Non, vous voyez que, effectivement,
il y a des modèles qui auront un juge constitutionnel.
Il y a des modèles qui n'en ont pas.
Mais lorsqu'on n'en a pas, on a toujours
un autre juge qui va être chargé
de se prononcer sur la loi
qui ne s'agisse de l'appel au peuple
ou de la conventionnalité.
En France, on a les deux mécanismes.
Oui, nous vous en déplaise.
Je reviens, finalement,
et on est presque à la fin de ce podcast,
sur la légitimité du Conseil constitutionnel français.
La légitimité, moi, je suis toujours partant
de reprendre la classification de Georges Vodel.
Vodel disait, qui a été membre du Conseil constitutionnel,
mais qui était un grand publiciste,
disait, il y a deux légitimités,
deux questions de légitimité.
Il y a une légite, et on pourrait,
il disait, voir une troisième.
Il y a d'abord une légitimité de l'organe.
C'est ça où on a débattu Jacob.
C'est cette organe.
Est-ce qu'il est légitime?
Est-ce que sa composition est légitime?
Bon, on a compris.
On peut en débattre.
Mée!
il y a quand même un point structurant, c'est cette organe existe en vertu de la Constitution.
On peut toujours dire oui mais j'ai pas voté pour cette Constitution, je l'ai pas
choisi, je le subis, etc. Chaque élector a la possibilité à son niveau par son engagement
politique de faire évoluer cette Constitution et de se dire ça ne te convient pas. Il faut faire
évoluer nos institutions, la société t'es le fait, regardez l'inscription dans la Constitution
de l'IVG. Donc cette ébullition est quand même très très indirect. Très indirect, très
lente et c'est une garantie, pourquoi? C'est une garantie parce que la rigidité de la
Constitution est l'effet pour protéger contre les réactions populaires. Et ça c'est un vrai
sujet aux clients. C'est une protection de l'état de droit en lui-même et c'est une protection
contre le populisme politique, c'est une évidence et sur ce point on s'accordera.
Oui tout à fait. Et puis il y a la deuxième question qui est la légitimité de l'action.
Cette légitimité de l'action, c'est quoi? C'est elle ce que le contrôle de constitutionnalité,
des lois on peut le considérer comme légitime. Qu'est-ce qu'on constate? Qui s'est élargie?
Il y a plus de lois qui peuvent être soumises, qui s'agissent des lois en cas du contre la
priorité des lois dans le cas du contre la posteriorité. Mais on a aussi les ordonnances
etc. Donc il s'est élargie et il s'est approfondi au travers du bloc de constitutionnalité,
des techniques qui utilisent le juge constitutionnel. Autrement dit, cet état de droit à progresser,
bon, c'est peut-être parce que l'état de droit à progresser, il est plus contraignant que
on a plus de critiques sur ce contrôle de constitutionnalité. Le débat sur la légitimité,
pour moi, il n'apparaît aujourd'hui et je dirais, il ne se redévolope aujourd'hui à la
faveur de cet été, que parce que cet état de droit, sur contrôle de constitutionnalité,
auxquels qui contribuent à l'état de droit n'a jamais été aussi avancé. Alors,
à corps mon nom, sûre, effectivement, la légitimité du Conseil constitutionnel. Vous m'avez
convaincus, j'adère. Néanmoins, est-ce que l'on a le droit, Grégorie Porte, de poser la
question de sa réforme? Est-ce qu'il ne faut pas voir le Conseil constitutionnel évolué,
évolué dans son positionnement, évolué dans sa méthode, évolué dans son raisonnement? Et puis
question accessoire? Est-ce qu'on ne devrait pas aussi mesurer son autorité? Et pourquoi pas?
En envisager, comme encore une fois, certains hommes politiques le proposent de contre-carrer le
positionnement, la décision du Conseil constitutionnel, Uégaire à la volonté populaire, et pourquoi pas
par référendum? Oui, alors, il y a deux questions dans ce que vous posez. Comment est-ce qu'on peut
le faire changer? Et puis, est-ce que, dans le conflit état de droit démocratie, il faudrait pas
en redonner un peu plus de pouvoir à la démocratie au peuple souvent? D'abord, comment on peut le faire
évoluer? C'est vrai que le Conseil constitutionnel constitue, il n'a pas été conçu pour être ce qu'il
est devenu. Et le fait, par exemple, qu'il est ses trois fonctions, juger l'éctoral, c'est lui
qui va juger l'élection présidentielle, organe de conseil, et en même temps jugent constitutionnel,
on peut se dire pourquoi garder cet assemblage. Je le rappelle, là, c'est assez surprendre, mais le
Conseil constitutionnel constitue, quand il est jugé l'éctoral, peut saisir lui-même d'une
QPC. Donc, c'est quand même une forme de réaction un peu ce qu'ils offrènent. Bon, ça,
il y a d'abord une question de cohérence, de l'isibilité de l'institution pour les citoyens.
Ensuite, sur le pilier juge constitutionnel, si on accepte qu'on l'isolne, il y a la question de savoir
comment le réforme. On peut le réformer dans sa composition, enlever les membres nommés.
Ça ne sera pas une grosse réforme. On peut le réformer en renforçant le contrôle parlementaire.
C'est-à-dire aujourd'hui, le Parlement a uniquement un droit de veto. Il peut bloquer une
nomination, la majorité des trois cinquièmes. On pourrait peut-être imaginer le se dire, maintenant,
ça va être de la connommination. Je reviens toujours sur mon exemple américain, aux États-Unis,
c'est le prédient avec l'accord du Sénat. Alors qu'en France, c'est le président, si je prends
les nominations, les trois nominations par le Prédient, pourvu que les commissions de chacune des champs
ne si on pense pas à la majorité des trois cinquièmes. Vous voyez bien que c'est pas vraiment la
co-décision. On peut l'améliorer, on se disant, peut-être que il faudrait une compétence juridique
de certains membres. Bon, ok. On peut peut-être l'améliorer en publiant des opinions d'ici d'entre.
Comme l'a fait le Conseil constitutionnel aussi, en rendant les procédures plus claires. Moi, je suis,
si j'avais une critique formulée, c'est que je ne comprends pas pourquoi la QPC ressemble à un vrai
procès public. Alors que le contrôle à priori n'offre pas ces mêmes garanties et de compréhension
par le citoyen. Donc, il faut bien voir que il y a aussi des éléments mineurs mais qui me
semblent importants et qui peuvent être utiles pour ceux qui passent les concours. Qui défend la
constitutionnalité de la loi devant le Conseil constitutionnel, le secretariat général du gouvernement,
ce qu'on appelle le SGG, qui est un service du premier ministre. Essayez d'imaginer que vous
vous retrouvez avec le premier ministre, qui saisit le Conseil constitutionnel de la constitutionnalité de la loi
sur la fin de vie. Et pendant ce temps-là, ces sont services, le SGG, qui doit défendre la constitutionnalité de la loi.
Il y a quand même quelque chose qui ne va pas hyper cohérent. Donc oui, et là,
je suis 100% d'accord avec vous, Jacob, on peut vraiment améliorer le dispositif si on veut faire
ce que j'appellerait une série de correctifs mineurs. On peut éventuellement repenser l'institution,
c'est le débat qui a eu en 2008, sur est-ce qu'il faut en faire une course après? Et là, je
sens que vous allez bien. Ah non, je la mets de la vie, vive la course de cassation et vive une entraînée bonheur.
Grégerez-moi porter ma deuxième question. Oui, est-ce qu'on doit pas inventer un système pour recourir,
même popularement, encore une fois par référendum, contre les décisions du Conseil constitutionnel?
Vous avez raison de dire, c'est la proposition qu'avait formulée Bruno Rotayot, qui était dire,
il doit falloir, ça serait possible, de censurer la censure. Alors, là encore, c'est pas une idée
nouvelle. Disons le honnêtement, cette idée de faire un référendum, elle a été portée d'abord,
par Jean-Foyer, elle sera reprise par François Luchel, c'est dire, après tout, le peuple est
souverain, et donc on doit pouvoir donner le dernier mot au peu. Il faut bien voir que ce qui
est proposé ici est une révolution 5 ans d'être une. Qu'est-ce qu'il existe aujourd'hui?
C'est ce qui a été pratique en 1993. On a une censure par Conseil constitutionnel,
et je veux qu'il faut qu'il s'occupe, parce qu'il y a eu le décès d'Édouard Balladur,
et je crois que c'est quelque chose. Je pense que tu as le même chose de mon mot de vous en parler.
Et bien, paf, il y a une censure, Édouard Balladur, dis-tu désolé? Moi, je veux mener à bien ce
dispositif, je réviens la Constitution sur les îles, et je surmente l'opposition du Conseil constitutionnel.
C'est ce qu'on appelle, c'est ce que je veux d'elle appeler, le "li justice constitutionnel".
On surmente le blocage. Donc, tout ce qui me dise, je suis désolé, mais
celle gouvernement des juges, je réponds invariablement non, non, et non. Pourquoi?
C'est pas content d'une décision du Conseil constitutionnel, lancer une révision de la Constitution.
Vous me répondrez, j'acomme, oui, mais c'est pas facile, je vous répondrai, et heureusement que
ça ne l'est pas, parce qu'il faut bien qu'on ait une Constitution régée. Maintenant, ce qui est
proposé, c'est une solution qui est différente. Elle consiste à dire, et c'était la solution,
j'en voyais, j'ai une censure, et face à ça. Donc, on révisera la Constitution, aujourd'hui,
c'est ce qu'il appelle le "pacteur républicain ou un orotario", on révisera la Constitution,
dès qu'on a une censure du Conseil constitutionnel, d'une loi, le président de l'arrivée et lui seul
pourrait décider d'organiser un référendum ou de solliciter le Congrès pour surmonter la décision
du Conseil constitutionnel. Qu'est-ce qu'il y a le différent? Faut bien comprendre, et je pense à
ceux qui vont passer l'ora. Actuellement, quand tu veux surmonter une décision, tu te prends
toute la procédure de révision. Ça veut dire que tu dépasses le veto de l'Assemblée nationale
et du Sénat, il doit être d'accord. Et ensuite, selon que c'est un projet ou une proposition,
ça sera ou un référendum ou la voie du Congrès, avec le signe intéressant. Il faut comprendre
Donc aujourd'hui, quand
vous êtes pas content d'une censure, vous avez donc levé tôt de l'Assemblée nationale,
levé tôt du Sénat et ensuite au choix, un référendum ou congrès.
Ce que propose Bruno Retayon, c'est dire, je suis pas content d'une censure, directement
le président choisit, ou un référendum ou congrès, donc vous supprimez déjà de verrou.
Qu'est-ce que ça présente comme intérêt?
Redonner, bien sûr, le pouvoir au peuple, très intéressant, une conciliation.
Le risque, c'est quoi? C'est la fragilisation d'autres constitutions.
C'est ça la vraie question qui se posent, et la question de savoir, c'est pour ça
que j'ai pris le temps de vous d'expliquer chaque dispositif.
Est-ce que les Français prendront le temps, comme je l'ai fait ici de vous dire, on a prévu
une loi qui limite l'accès de tous les réseaux sociaux au moins de 15 ans, etc., où est-ce
qu'ils vont voter sur un sentiment? C'est la vraie question que l'on a à trancher.
Vous allez vous réporter? Merci beaucoup, on arrive aux termes de ce podcast, juste
un mot en conclusion. Notre question, à l'origine, c'était le conseil constitutionnel, le
juge constitutionnel, peut-il être remis en question? C'est-à-dire, est-ce qu'il est
critiquable? Est-ce que vous êtes d'accord que j'ai le droit de critiquer? Le conseil constitutionnel?
Ah, j'accoupe, je crois que vous avez le droit d'avoir une opinion et un avis. Je peux
penser que, merci, la Lune est faite de Chamalot. C'est une opinion ou un avis, c'est
pas un fait. C'est à cette hauteur que vous mesurez, c'est par cette comparaison de vous
mesurez mon avis. Et on m'a dit ça, j'ai apprécié. J'ai dit ceci à cause de ma fille
un jour qui me dit, moi, d'après moi, la Lune est faite de Chamalot. Je lui dis, c'est
une opinion. C'est la différence entre l'opinion et un fait. Eh bien, en tant que citoyen,
en tant qu'individu, on a tous le droit d'avoir une opinion ou un avis, un sentiment. Voilà,
un sentiment. Et ce faisant, on est citoyens individus et on n'est pas juge constitutionnel.
Ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord avec une décision du conseil qu'on doit
remettre en cause la légitimité d'une institution de l'un constitution. Le 14 autres, effectivement,
les trois camps se sont sentis trahi par le juge. Je vous l'ai essayé de démontrer ici. C'est
peut-être la meilleure preuve que ce juge, si vous me permettez l'expression, ne roule
pour aucun camp. C'est un norgal qui pratique une grille d'analyse. Pour moi, le juge constitutionnel
ne peut pas échapper à une part d'analyse politique. Mon orviendra toujours à dire, c'est
tellement que du conseil constitutionnel, on a d'ailleurs eu des demandes de départ, etc.
puisqu'il juge des lois qui, par essence, sont des objets politiques. Mais sont d'amentellement,
il reste un juge. Et je sais que nous ne sommes pas forcément d'accord sur ceci, mais davantage
qu'on va dire. Il part d'un texte, il l'interprète, il applique une grille, il motive sa décision
et cette décision peut-être surmonter par le constitution. Grégoré portait, je vous
interrons, ça fait plus d'une heure, on s'était premier une heure, c'est parfait, ainsi, merci
Grégoré portait, je rebondirais même pas sur le fait que vous avez désigné trois camps de
manière pérentoire, on a 40 candidats à l'élection présidentielle, vous résumé le paysage
politique à trois camps, j'aimerais tellement qu'on puisse en discuter, mais ce n'est pas l'objet
des podcasts de l'ESP, on se dis plus très bon qu'après. Je concluse podcast en disant que
ce qui soit allé au bout et qui, pour la première fois, nous ont regardé en vidéo. Alors bien sûr,
les podcasts de l'ESP restent totalement disponibles sur toutes les plateformes d'écoute traditionnelle,
on s'est un peu lancé pour la première fois dans un podcast de l'ESP. Donc en vidéo, vous
avez pu admirer ainsi en vrai pour ceux qui ne le connaissaient pas, si il y en a encore qui ne
ne regardent pas les chaînes d'infos, on continue puisqu'il y squatte, il squatte et plateau de
toutes les chaînes depuis fort longtemps. Maintenant, vous avez pu admirer mon amie, Gregoré Portec,
que je remercie d'avoir participé à l'ESP. De manière plus générale, si vous pouvez nous
dire, si vous avez apprécié ce podcast en vidéo, si on doit continuer, n'hésitez pas aussi
encore une fois à nous proposer différents sujets. On doit bien avouer que celui-ci, il est venu
du fruit de nos conversations avec certains de nos élèves à la fin de l'été. Bref, n'hésitez
pas à sur les réseaux sociaux à commenter, nous dire ce que vous avez. Pensez de ce podcast et
à nous proposer différentes choses. Gregoré Portec, merci. Merci de votre participation au podcast
de l'ESP et à mes prochaines 10 plus. Avec grand plaisir. Merci à tous. Au revoir.
[Musique]
Podcast Summary
Key Points:
Le juge constitutionnel ne peut pas se substituer au législateur, mais peut seulement évaluer la conformité d'une loi aux principes fondamentaux.
Le Conseil constitutionnel adopte un raisonnement juridique fondé sur le triple test (adapté, nécessaire, proportionné), sans se prononcer sur l'opportunité politique de la loi.
Dans la loi sur l’aide à mourir, le Conseil a refusé de censurer, mais a ajouté des réserves pour améliorer la conformité aux droits fondamentaux.
En ce qui concerne la loi de riposte, des dispositions sont censurées car elles dépassent la nécessité ou la proportionnalité, notamment en matière de sécurité.
La loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans est censurée car elle manque de garanties et d’un champ d'application trop large.
Le contrôle de constitutionnalité est critiqué comme politique car il est influencé par la composition des membres et par la nature des lois examinées.
Le juge constitutionnel ne peut pas invoquer des normes internationales, ce qui limite sa capacité à proposer des interprétations constructives.
La légitimité du Conseil constitutionnel repose sur sa constitutionnalité formelle et sur la protection contre le populisme, mais son positionnement peut être réformé.
Summary:
Ce podcast explore la légitimité et la nature du juge constitutionnel en France, en examinant trois lois récentes : celle sur l’aide à mourir, la loi de riposte et l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le Conseil constitutionnel, en appliquant un triple critère (adaptation, nécessité, proportionnalité), se positionne comme un juge de droit plutôt qu’un acteur politique, en évitant de censurer les lois mais en proposant des réserves pour les améliorer. Dans le cas de l’aide à mourir, il confirme la conformité du texte, en précisant des conditions pour les majeurs protégés, les professionnels de santé et les établissements privés.
Pour la loi de riposte, il censure des dispositions jugées disproportionnées, notamment celles visant la fermeture automatique des commerces. En ce qui concerne la loi sur les réseaux sociaux, il censure l’interdiction générale en raison de la manque de garanties sur la vérification de l’âge et de l’application excessive. Ces décisions soulèvent des débats sur la politique du juge constitutionnel : est-ce un juge de droit ou un juge politique ?
La réponse repose sur le fait que, bien que sa composition soit politiquement influencée, son raisonnement suit une grille juridique stricte. Le podcast conclut que le Conseil constitutionnel reste légitime en tant qu’organe de protection de la constitution, mais qu’il peut être réformé pour renforcer la transparence, la participation du peuple ou la coopération entre institutions. La proposition de censurer la censure par référendum est présentée comme une alternative, mais elle soulève des risques de fragilisation de la constitution.
Enfin, le débat montre que critiquer une décision du Conseil constitutionnel est légitime, car chaque citoyen a le droit d’exprimer son opinion, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de l’institution.
FAQs
Oui, le juge constitutionnel peut être critiqué car ses décisions touchent des questions politiques et sociales sensibles. Cependant, cette critique ne remet pas en cause sa légitimité institutionnelle, qui repose sur la Constitution.
Le juge constitutionnel évalue si les lois sont conformes à la Constitution, en s'appuyant sur des principes comme la liberté fondamentale, l'adaptation, la nécessité et la proportionnalité.
Oui, il peut censurer des dispositions d'une loi en raison de leur inconstitutionnalité, mais il peut aussi proposer des réserves pour améliorer la loi sans la censurer entièrement.
Le Conseil constitutionnel a jugé que la loi est conforme à la Constitution, mais a ajouté des réserves pour clarifier des points comme la protection des majeurs protégés et la clause de conscience.
La loi a été partiellement censurée car certaines dispositions, comme la fermeture automatique des commerces, étaient disproportionnées et non adaptées, ce qui va contre les principes de proportionnalité.
La loi a été censurée car elle manquait de garanties sur la vérification de l'âge des utilisateurs et son champ d'application était trop large, ce qui pouvait violer la vie privée.
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